Retour à la page d'accueil   Retoue au menu Biographies     A    

Date de la dernière modification : 6-02-2017

ADDISON Thomas ALPER Tikvah APGAR Virginia
ALBERS-SCHÖNBERG ALZHEIMER Aloïs ASTRUP Poul Bjǿrndahl

Thomas ADDISON

    Anglais né en octobre 1775, mort le 29 juin 1860. Il a décrit l'insuffisance chronique des glandes surrénales dans la maladie d’Addison.
   La maladie d'Addison est une maladie rare due à une atteinte des glandes corticosurrénales conduisant à un déficit total en aldostérone et en cortisol. C'est le médecin anglais, Thomas Addison, qui décrivit ses premiers cas d'insuffisance surrénale lente par destruction bilatérale des surrénales. Autrefois, la maladie était due surtout à la tuberculose.
    À l'heure actuelle, on souligne la fréquence des atteintes auto-immunes (les anticorps produits par le système immunitaire attaquent les glandes surrénales), d'autant plus intéressantes qu'elles peuvent s'intégrer dans un cadre plus large de maladie polyglandulaire (thyroïde - ovaire - pancréas) avec des déficits enzymatiques du métabolisme des acides gras à longue chaîne.

    Son père voulait qu'il devienne homme de loi, mais en 1812, il entre à la faculté de médecine d'Edinburgh. En août 1815, il obtient son doctorat. En 1915, il est chirurgien au Lock Hôpital de Londres, puis s'est spécialisé dans les pathologies cérébrales. Il a été le premier à décrire des changements de pigmentation dans la maladie qui portera son nom.    Haut de page.

Heinrich Ernst ALBERS-SCHÖNBERG

    Radiologue allemand et chirurgien, né le 21 janvier 1865 à Hambourg, mort le 6 juin 1921à Hambourg. Il a donné son nom à la maladie d'Albers-Schönberg ou maladie de l'homme de pierre ou ostéopétrose. C'est une calcification excessive du tissu osseux qui se caractérise par une densité accrue de l'os.
    Heinrich Ernest Albers-Schönberg a étudié la médecine à Tübingen et Leipzig dès 1885 et a obtenu son doctorat en mars 1891  sous Heinrich Curschmann (1846-1910). Il s'est installé à Hambourg comme praticien en 1895 et, en septembre 1896 il s'est marié avec la plus jeune fille du sénateur Dr. Schröder à Hambourg. Il a eu un fils en 1897.

   Albers-Schönberg comprit immédiatement l'importance de la découverte de Rœntgen et en 1897, en collaboration avec Georg Deycke (1865-1940), il a établi une institution privée pour l'application des techniques de la radiographie. Il a concentré tous ses efforts sur cette spécialité en devenant le premier spécialiste en radiologie. En 1897, avec Georg Deycke, il a fondé le journal "Fortschritte auf dem der Gebiete Röntgenstrahlen".

    Quand Deycke a déménagé à Constantinople il a continué à diriger l'institut aussi bien que le journal seul. En 1903 Albers-Schönberg a été nommé radiologue à l'Hôpital de Hambourg et, après deux ans, il a pris la tête de ce service de radiologie. 
En 1904 Albers-Schönberg a reçu le Grand Prix de l'exposition universelle de St Louis et, pendant les années 1907, 1909 et 1913 il a été membre de la branche allemande du Congrès de la Physiothérapie Internationale à Rome, Paris, et Berlin.
    Pendant Première guerre mondiale Albers-Schönberg fut le conseiller du neuvième Corps d'armée et il a reçu la médaille de la Croix Rouge.
    Albers-Schönberg était un homme distingué et amical, sincère. Mais son insouciance à manipuler le matériel radiologique l'a exposé à de très forets radiations. EN 1908, il a développé une néoplasie radio-induite et a été amputé du bras gauche. Il a également développé des tumeurs thoraciques et dans l'épaule. Il est mort dans une grande souffrance.    Haut de page.

Tikvah ALPER

    Radiobiologiste (1909 - 1995). À partir du 1er octobre 1962, elle est directrice de l' "Experimental Radiopathology Unit" au Hammersmith Hospital de Londres.   
    En 1967, Tikvah ALPER et ses collègues prélèvent du tissu cérébral de mouton atteints de scrapie (tremblante) puis l'injectent à des moutons sains. Après quelques temps, ces moutons sont contaminés.  
    Tikvah ALPER applique alors la méthode de l'irradiation pour mesurer la taille de l'agent responsable de la maladie (on déduit la taille de l'agent de la façon dont il est inactivé par les rayonnements ionisants). Les résultats sont surprenants : ce qui était considéré jusqu'à présent comme un virus est beaucoup plus petit qu'aucun des virus connus.  

   Cette petite taille semble exclure la présence d'acides nucléiques (ADN ou ARN). Pour vérifier que l'agent de la tremblante en est effectivement dépourvu, T. ALPER l'irradie avec des rayons ultraviolets dont la longueur d'onde (254 nanomètres) est très proche du pic spécifique de l'absorption des acides nucléiques (ces rayonnements détruisent les virus). Elle constate que l'agent de la tremblante n'est pas détruit par les ultraviolets, même à des doses qui tueraient n'importe quel virus. Par ailleurs, l'agent infectieux a certaines propriétés chimiques étonnantes  : il est insensible aux températures élevées et au formol.  

   Cherchant à inactiver l'agent de la tremblante par les ultraviolets, T. ALPER collabore avec le radiobiologiste français Raymond LATARJET, qui travaille à l'Institut du radium : l'agent de la scrapie n'est détruit ni à 250 nanomètres (le pic d'absorption des acides nucléiques) ni à 280 nanomètres (le pic d'absorption des protéines). En revanche, il l'est à 237 nanomètres (le pic d'absorption des polysaccharides). La nature virale de l'agent pathogène est remise en question.  
    Cette conclusion peu orthodoxe pour les biologistes moléculaires ne plaît pas à la rédaction de la revue Nature, qui refuse l'article soumis. Toutefois, une lettre indignée des auteurs convainc l'éditeur, qui publie l'article. L'afflux de courrier suscité par cet article ne suffit pas à convaincre les autorités de l'importance de ces travaux. Comme la maladie de la tremblante a peu d'impact économique, le Centre britannique de recherche pour l'agriculture refuse de financer ce type d'études.  
    Cette très importante découverte leur a permis de déduire que l'agent infectieux de la tremblante du mouton n'est ni une bactérie, ni un virus, car il ne possède pas d'acides nucléiques.    Haut de page.                        Retour à la page "Les Prions"

Aloïs ALZHEIMER

    Neuropsychiatre allemand (Markbreit, 1864 - Breslau, 1915). Le nom d'Aloïs Alzheimer est lié à la maladie dont il décrivit pour la première fois les symptômes en 1906, lors de la 37e Conférence des psychiatres allemands. C'est le professeur Emil Kraepelin qui proposa par la suite de désigner ce type de démence par le nom de son collègue.
    Né le 14 juin 1864, dans la petite ville bavaroise de Markbreit, au sud de l'Allemagne, Alzheimer suit de brillantes études de médecine à Berlin, Würzburg et Tubïngen, dont il sort licencié en 1888. La même année, il commence à travailler à l'hôpital psychiatrique de Francfort. C'est là qu'est internée, le 25 novembre 1901, une femme de 48 ans, dénommée Auguste D. ; Alzheimer l'interroge, l'observe et note par écrit les détails de son histoire clinique.
    Cinq ans plus tard, à la mort d'Auguste D., Alzheimer – qui a entre-temps rejoint Kraepelin à Munich – pratique l'autopsie du cerveau de son ancienne patiente. Utilisant la technique histologique d'imprégnation argentique, il met en évidence les deux types de lésions cérébrales caractéristiques de la maladie qui fera sa renommée : dégénérescence fibrillaire et plaques séniles. 

    Au cours de ses années à Francfort et à Munich, Alzheimer publie près de 70 travaux de recherches sur divers sujets : démence vasculaire, déficience mentale, delirium, histopathologie de la psychose, etc. En 1912, il est nommé directeur de la clinique psychiatrique de l'université Freidreich-Wilhelm de Breslau (aujourd'hui Wroclaw, en Pologne). Il est alors à l'apogée de sa carrière. Mais le neuropsychiatre est bientôt touché par une infection qui dégénère. Il meurt le 15 décembre 1915.    Haut de page.

Virginia APGAR

    Virginia Apgar est médecin anesthésiste rattachée à l'Université de Columbia, née le 7 juin 1909 à Westfield (NEW-JERSEY) aux États-Unis, morte en 1974 aux États-Unis.
    Elle a commencé des études de chirurgienne, puis s'est dirigé vers l'anesthésiologie. Elle a ensuite été nommée directrice du département d'anesthésiologie de l'université, devenant ainsi la première femme responsable d'un département dans l'histoire de l'université.

    C'est en 1952, qu'elle a développé cette méthode d'observation du nouveau-né qui est ensuite devenu le score d'Apgar. Ce test évalue l'aspect (couleur de peau), l'impulsion, la grimace (réflexes), l'activité (activité des muscles) et la respiration (rythme ventilatoire et régularité). Le score d'Apgar a sauvé des millions de nouveau-nés et continue aujourd'hui à être utilisé dans de très nombreux pays. 
    En 1973, Virginia Apgar est devenue la première femme décorée de la médaille d'or de médecine de Columbia. En l'honneur de son travail, son portrait a été gravé sur un timbre commémoratif émis en 1994.     Haut de page.
 

Poul Bjǿrndahl ASTRUP

    Chimiste physiologiste danois, né en 1915 à Copenhague, mort le 30 novembre 2000. Il est connu entre autres, pour ses découvertes et publications concernant la gazométrie sanguine :
* pH (abréviation de potentiel hydrogène - c'est le degré d'alcalinité ou d'acidité du sang),
* PCO2 (pression partielle du dioxyde de carbone),
* PO2 (pression partielle du dioxygène),
* HCO3- (bicarbonates).
    Dans les années 1952 - 54, il était à la tête du Central Laboratory for Communicable Diseases au Blegdamshospitalet à Copenhague, puis à celle du Central Laboratory du Rigshospitalet au State University Hospital jusqu'en 1979. Il a aussi été professeur de chimie clinique à partir de 1964.
    Dans ces mêmes années, les appareils utilisés pour mesurer le pH sanguin, les pressions partielles de CO2 et O2 étaient de manipulation longue et complexe (électrodes en verre, membranes difficiles à changer et à calibrer ...) ASTRUP a mis au point une microméthode pour la détermination du pH, et de la PCO2, l'excès basique et la valeur standard du bicarbonate dans le sang capillaire.

    Ses travaux ont été publiés par The Scandinavian Journal of Clinical and Laboratory Investigation, Oxford, 1960. Actuellement, les appareils de gazométrie et CO-oxymétrie mais aussi de dosage des électrolytes, sont des analyseurs combinés qui ont bénéficié de progrès technologiques considérables, intégrant microprocesseurs et connexion à un système informatisé.
    Pour les analyses délocalisées, les constructeurs (Radiometer, Mallinckrodt, AVL ...) ont mis au point des appareils portables avec cartouches unitaires jetables et électrodes miniaturisées ou de nouvelle génération (optodes ou optrodes, pour optical electrodes).
L'estimation de l'état acido-basique d'un patient était déduite de la connaissance de 2 des 3 valeurs de l'équation de Henderson-Hasselbach (pH, PCO2 et concentration en bicarbonate [HCO3-]).
En 1960, Astrup et ses collègues introduisirent la notion d'excès de base qui était plus fiable que la valeur de [HCO3-], puis établirent une formule qui permettait de doser précisément les médicaments à donner à un patient atteint d'acidose - voir ce terme.     Haut de page.

Retour à la page d'accueil   Retour au menu Biographies