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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

BANTING Frederick Grant BEST Charles Herbert BOUVERET Léon Fr.
BARRÉ Jean Alexandre BICHAT Marie-François-Xavier BUERGER Leo
BERNARD Claude BIERMER Anton  
BERNARD Jean BILHARZ Theodor  


Frederick Grant BANTING    (Extrait du site http://www.diabetenet.com

    Quatre noms, couronnés par le prix Nobel de médecine en 1923, marquent la découverte de l'insuline : les canadiens Frederick Grant Banting, Charles Herbert Best, James Richard Mac Leod et James Bertram Collip.
    Né en 1891 dans l'Ontario, fils d'un modeste fermier, Banting abandonne des études de théologie pour la médecine. En 1915 il s'engage dans l'armée, désirant être chirurgien. Il poursuit ses études et est envoyé sur le front français en 1917 comme chirurgien-capitaine. Il est décoré pour sa bravoure.
    Pour gagner sa vie, Banting postule pour un emploi d'assistant en anatomie puis en physiologie, sous la férule du professeur Miller, à la Western University de London près de Toronto. C'est là, qu'un soir, il lit dans une revue de chirurgie un article intitulé " Les relations des îlots de Langerhans au diabète avec références particulières à des cas de lithiase pancréatique ".

    L'idée fulgurante qu'il est possible d'isoler la sécrétion interne des îlots de Langerhans, l'assaille, en pleine nuit, " l'Idée ", comme il l'appellera plus tard. Banting aura du mal à persuader ses supérieurs qu'il n'est ni un doux rêveur ni un mégalomane lunatique.
Son patron direct, le Professeur Miller, présente Banting au Professeur Macleod, physiologiste célèbre de Toronto, qui dispose de moyens plus importants pour réaliser la recherche.
    Mac Leod ne considère pas Banting comme un chercheur brillant : il ne connaît pas grand-chose aux travaux déjà faits sur le pancréas ni les recherches sur sa sécrétion interne, mais le jeune chercheur a " l'idée " et… son caractère. De guerre lasse, en 1921, Mac Leod accepte de lui fournir un laboratoire, un assistant et dix chiens, pensant qu'après tout, même des résultats négatifs auront de l'importance en physiologie.
Les travaux de Banting et Best commencent le 16 mai 1921. Les premiers efforts ne sont pas récompensés parce que les expérimentateurs sont bien novices. Finalement une chienne collie nommée Marjorie, rendue diabétique, survit suffisamment longtemps à l'aide d'extraits pancréatiques pour que Banting et Best soient sûrs d'être sur la bonne voie.

    De chien en chien, d'extrait en purification, Banting finit par disposer d'un produit qui lui paraît actif et digne d'être employé chez un être humain. Le 2 décembre 1921, un jeune diabétique de 14 ans très gravement atteint, Léonard Thomson, reçoit des échantillons d'extraits pancréatiques avec un succès moyen mais qui lui permet de survivre. Ce n'est que le 23 janvier que Collip réussit à préparer des extraits efficaces qui sauveront réellement la vie du jeune homme.
    L'article le plus important paraît dans le Journal of Laboratory and Clinical Medicine du 7 février 1922 et presque en même temps l'ensemble de l'étude est présenté sous le titre : La sécrétion interne du pancréas à l'Académie de Médecine de Toronto. L'insuline est décrite et publiée dans le Journal of Laboratory and clinical Medicine de mai 1922 sous le titre Pancreatic extracts. Il est curieux de noter qu'on ignore la raison qui fit adopter le mot " insuline " car Banting et Best avaient proposé le mot identique mais anglais d'" isletin ". Le responsable du choix historique est probablement Mac Leod.     Haut de page.

Jean Alexandre BARRÉ

    Neurologiste français, né le 25 mai 1880 à Nantes, mort le 26 avril 1967 à Strasbourg. Jean Alexander Barré a fait ses études de médecine dans sa ville natale puis a fait son internat à Paris, avec Babinski. Après la  première guerre mondiale pendant laquelle il a servi au front avec les ambulances, il a intégré l'unité neurologique de la 6e armée, conduite par Guillain. Ils sont bientôt devenus des amis et ont développé une collaboration durable.
    À 39 ans, Barré est nommé professeur de neurologie à Strasbourg en 1919. Comme Guillain, c'était un écrivain prolifique qui a publié plus de 800 articles scientifiques. Il a fondé la "Revue d'oto-neuro-ophtalmologie". C' était un clinicien fin et méticuleux, qui a formé beaucoup de neurologues de France et d'autres pays.
    En 1953, alors qu'il se rendait à un congrès à Lisbonne, Barré a été frappé d'un accident cérébral vasculaire avec hémiparésie. En dépit de sa maladie, il a participé à de nombreuses réunions scientifiques. Il est mort à Strasbourg en 1967. 
    On lui doit entre autres : 
* Le signe de Barré (signe clinique d'un trouble pyramidal), 
* Le syndrome Barré-Liéou : un syndrome caractérisé par des manifestations arthritiques qui impliquent les troisième et quatrième vertèbres cervicales, avec lésions du disque cervical et irritation du nucleus crânien.
* Le syndrome Barré-Masson : une tumeur bénigne du corps du glomus.
* Le syndrome Guillain-Barré-Strohl : névropathie qui affecte fréquemment de jeunes adultes. Elle débute par une faiblesse progressive des muscles des membres.     Haut de page.

Claude BERNARD

    Médecin français, né en 1813 à Saint-Julien (Rhône), mort en février 1878. 
Après un début de carrière comme préparateur dans une officine et un essai infructueux en tant qu'écrivain,  Claude Bernard entre donc à l'École de Médecine en 1843, puis il s'oriente vers les disciplines de laboratoire.
    Entre 1840 et 1850, il travaille auprès du physiologiste François Magendie. Il subit un échec à l'agrégation en 1844, échoue également dans sa tentative de créer un laboratoire avec Charles Lasègne en 1845. C'est MAGENDIE qui lui propose un poste dans son laboratoire de l'Hôtel-Dieu.
    Commence alors une longue période de publications qui rendent bientôt Claude Bernard célèbre. Père de la physiologie moderne, il pose les principes de la médecine expérimentale. Il développe le schéma "observation, hypothèse, confirmation/infirmation". Cette méthodologie scientifique lui permet de faire progresser la physiologie et la médecine dans les domaines de la neurologie, de la digestion et de la régulation endocrinienne.
    Il découvre, entre autres, les rôles du pancréas et du système sympathique dans la régulation thermique et la vasomotricité. Il s'implique également beaucoup dans l'étude de la fonction glycogénique du foie et fait d'importantes découvertes sur le diabète.

    En 1854, Claude Bernard est élu à l'Académie des Sciences et accepte la chaire de physiologie expérimentale de la Sorbonne. François Magendie meurt en 1855 en lui "léguant" son poste au Collège de France. Il y reste jusqu'en 1868, date à laquelle il est nommé professeur au Muséum d'Histoire Naturelle, en même temps qu'il rentre à l'Académie Française. Dès 1865, Claude Bernard souffre d'étranges maux qui finiront par l'emporter en février 1878. À sa mort, Gambetta demandera des funérailles nationales ; c'est la première fois qu'un scientifique français reçoit un tel honneur.     Haut de page.

Jean BERNARD

    Médecin hématologue et cancérologue français, né à Paris le 26 mai 1907, mort le 17 avril 2006 à Paris. C'est au lycée Louis le Grand puis à la faculté de médecine et à l'institut Pasteur que Jean Bernard fait ses études. Il obtient son doctorat en médecine en 1936.
    Il participe à la Résistance en 1942 et se fait incarcérer à la prison allemande de Fresnes. Après la guerre, il devient médecin des hôpitaux, professeur agrégé à la faculté de médecine en 1949, professeur de cancérologie en 1956, membre du Comité consultatif de la recherche scientifique en 1958.

    Spécialisé en hématologie, il étudie les causes et les traitements des maladies sanguines. En 1961, il prend la direction de l'Institut de recherches sur les leucémies et les maladies du sang, où ont été guéries les premières leucémies aigües. Il publie de nombreux livres de médecine et est docteur honoris causa d'une dizaine d'universités dans le monde. Jean Bernard a obtenu, entre autres, le grand prix de l'Académie des sciences en 1971. Il siège depuis à cette Académie ainsi qu'à celle de médecine depuis 1973 et à l'Académie française depuis 1975.     Haut de page.

Charles Herbert BEST   (Extrait du site http://www.diabetenet.com)

    Canadien, fils d'un médecin généraliste, Charles Herbert Best est né en 1899. À la fin de la première guerre mondiale il est étudiant en quatrième année de physiologie au moment où il est désigné par Mac Leod pour assister Banting dans ses expériences. 

   Banting dirige l'étude, se charge de la partie chirurgicale et de la surveillance des expérimentations et Best de la partie technique et des dosages. Voir aussi BANTING.
    Pendant l'été 1921, il a préparé des extraits pancréatiques qui ont prolongé la vie de chiens diabétiques.     Haut de page.

 

Anton Michael BIERMER

    Médecin allemand né le 18 octobre1827 à Bamberg en Bavière, mort le 24 juin 1892 à Berlin. Il fait ses études de médecine à Munich, Berlin et Wurtzbourg, élève de Rudolf Virchow. Privat-docent à Wurtzbourg (1855-1861), professeur ordinaire de pathologie spéciale et de thérapie à Berne et directeur de la clinique médicale rattachée à l'université (1861-1865), professeur à Zurich (1865-1874) et à Breslau (1874-1892, aujourd'hui Wroklaw, Pologne). 

   À Zurich, le chirurgien Theodor Kocher et le dramaturge Arnold Ott comptèrent parmi ses élèves. Les recherches de Biermer portèrent sur les affections des voies respiratoires. Il décrivit en 1872 une forme d'anémie qui porte son nom.     Haut de page.

 

Theodor Maximilian BILHARZ

    Médecin allemand et parasitologue, né le 23 mars 1825 à Sigmaringen, mort le 9 mai 1862 au Caire, à l’âge de 37 ans.
    Passionné depuis son plus jeune âge par tout ce qui concernait la nature et en particulier l’entomologie, Theodor Bilharz a ensuite fait des études philosophie pendant deux ans à l’université Albert Ludwig de Freiburg im Breisgau, en même temps qu’il étudiait les mathématiques, la physique, la chimie, la minéralogie, la botanique, la géologie, l’archéologie, l’art antique, l’histoire, l’éthique et la psychologie.
    C’est grâce à l’un de ses professeurs, Friedrich Arnold (1803-1890) qu’il s’est ensuite passionné pour la recherche médicale, et l'anatomie comparée. Il passe avec succès son doctorat de médecine en 1849 à Tübingen.

    En 1850, âgé de 26 ans, Bilharz a accompagné Wilhelm GRIESINGER (1817-1868) en Égypte dans une expédition pour y améliorer la santé publique. Ils ont exercé à l'école médicale du Caire, fondée par le français Bey (1793-1868. Bilharz y étudie notamment les vers intestinaux : nématodes, oxyures, ascaris, dans une population particulièrement infectée.
    Bilharz est nommé médecin du département de  médecine interne et, en 1855 il devient titulaire de la chaire de médecine clinique au El Aïn de Kasr au Caire. Un an plus tard, il prend la chaire d'anatomie descriptive jusqu'à sa mort en 1862.
    En 1862, Bilharz accompagne le duc allemand Ernst de Saxe Coburg dans une mission d'exploration à Massava en Éthiopie, comme médecin attaché à la duchesse. Pendant ce voyage Bilharz a traité avec succès la duchesse pour une fièvre typhoïde, mais il en mourut peu après, dans la soirée du 9 mai 1862 au Caire.
    C’est en 1851 que Bilharz a découvert et a décrit l'organisme responsable de la bilharziose : Schistosoma hæmatobium. Il a également décrit les nombreuses conséquences de cette bilharziose au niveau des différents organes. Il a ensuite décrit d’autres formes de bilharzioses
    Le Caire a donné le nom de Bilharz à son institut de recherche et a commémoré le centième anniversaire de sa mort par l’émission d’un timbre à son effigie.
Theodor Maximilian Bilharz fut l’un des précurseurs de l’infectiologie scientifique. Sa dépouille repose maintenant dans le cimetière allemand du Caire.     Haut de page.

Marie-François-Xavier BICHAT

    Médecin français né à Thoirette (dans le Jura) le 14 novembre 1771, mort à Paris le 22 juillet 1802. Également anatomiste il a travaillé sur la différenciation des tissus et fut l'auteur de l'Anatomie Générale et de l'Histologie, révolutionnant les connaissances dans ces domaines. Il a contribué de façon déterminante au développement de l'embryogénie et de la physiologie.
    Il est connu entre autres pour une citation restée célèbre : "La vie est l'ensemble des propriétés vitales qui résistent à la mort". À l'Université Diderot - Paris VII, la faculté de médecine porte son nom (Faculté de Médecine Xavier Bichat).
    Venu à Paris en 1794, il a été chirurgien à l'Hôtel-Dieu et n'a jamais obtenu de chaire d'enseignant. En 1796, avec quelques confrères, il fonde une "Société d'Émulation" et, en 1797, il est admis à la Société de Médecine, qui deviendra plus tard l'Académie de médecine. Il décède en 1802 d'une méningite tuberculeuse, à 31 ans.    
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Léon Fr. BOUVERET

    Médecin français, Léon Fr. BOUVERET est né en 1850 à Saint-Julien sur Reyssouze (au nord de Lyon) et mort en 1929. 
    De père médecin, c'est un enfant doué qui commence ses études médicales à Lyon, puis les poursuit à Paris où il obtient son doctorat es médecine en 1878. En 1880, il est professeur agrégé des hôpitaux de Lyon. Il a ensuite publié de nombreux écrits sur de nouvelles méthodes chirurgicales pour traiter les pathologies de l'estomac, qui resteront pendant longtemps une référence pour de nombreux gastroentérologues.
    C'est en 1889 qu'il décrit la maladie qui porte son nom : maladie de Bouveret ou tachycardie paroxystique essentielle. Il a également donné son nom au syndrome de Bouveret : obstruction de l'estomac et du duodénum par un calcul biliaire qui a migré à travers une fistule biliogastrique ou bilioduodénale.      Haut de page.
 

Leo BUERGER

    Médecin américain, Leo BUERGER est né à Vienne en Autriche le 13 septembre 1879, mort en 1943. Après que sa famille ait émigré aux USA, il a fait des études de médecine et de chirurgie à l'Université de Columbia. À partir de 1905, il est professeur de chirurgie urologique au Mt Sinaï Hospital à New York.
    C'est en 1908 qu'il décrit la thromboangéite oblitérante. On lui doit aussi une thérapie au radium pour lutter contre les tumeurs de la vessie, et la mise au point d'un cytoscope en collaboration avec F. Tilder BROWN. Leo BUERGER était un passionné de musique et sa première épouse était une pianiste concertiste.
    En 1929, il se remarie et devient titulaire de la chaire d'urologie au College of Medical Evangelists de Los Angeles. Peu apprécié en raison de son caractère "impétueux", il retourne à New York en 1934, sans pouvoir réintégrer le Mt Sinaï Hospital.

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