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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

DALTON John De GRAAF Reignier DUMAS Charles-Louis
DARWIN Charles DÖDERLEIN Albert Sigmund Gustav DUPUYTREN Guillaume
DAUSSET Jean DOUGLAS James  
DEBRÉ Robert DOWN John Langdon Haydon  

John DALTON

    Chimiste et physicien britannique (Eaglesfield, 1766 - Manchester, 1844). Dès sa naissance, son éducation est d'abord prise en charge par son père tisserand puis par l'école de sa ville. À douze ans, il commence à enseigner et dirige même un établissement scolaire trois ans plus tard, à Kendal. En 1793 il est professeur de sciences au New College de Manchester, ville dans laquelle il passera le reste de sa vie.
    Météorologiste par passion, il effectue des milliers d'observations de phénomènes météorologiques, construit différents instruments de mesure et prouve que la pluie est précipitée par une baisse de température et non par un changement de la pression atmosphérique. En 1794, Dalton découvre qu'il ne perçoit pas certaines couleurs ; il présente alors un article sur cette particularité, aujourd'hui appelé daltonisme.

    Les années suivantes, Dalton entame des travaux en chimie qui le conduiront à sa plus importante contribution à la science : la théorie atomique. Il établit la loi des pressions partielles (ou loi de Dalton) selon laquelle, dans un volume donné, la pression totale exercée par un mélange de gaz est égale à la somme des pressions des différents gaz du mélange s'ils occupaient seuls le même volume. Il redonne également la loi de dilatation des gaz à pression constante, appelée loi de Charles, du nom de son découvreur.

    Principe fondamental de la chimie, la théorie atomique de Dalton est exposée pour la première fois dans Un nouveau système de philosophie chimique, publié en 1808. Cette théorie, qui ne sera complètement acceptée qu'un demi-siècle plus tard, veut que tous les éléments soient composés de particules appelées atomes, identiques pour un même élément mais de masses différentes pour des éléments différents.
    Selon Dalton, un corps composé est alors un groupement de plusieurs atomes dans les proportions théoriques de un pour chaque élément ; ainsi, l'eau serait constituée d'un atome d'hydrogène et d'un atome d'oxygène. À partir de là, Dalton entreprend de déterminer les masses atomiques de divers éléments par rapport à la masse de l'hydrogène (dans le cas de l'eau, il trouve une masse pour l'atome d'oxygène sept fois supérieure à celle de l'hydrogène). Les résultats qu'il obtient comportent bien des erreurs mais préfigurent la table périodique que nous connaissons aujourd'hui.
    Reconnu par ses pairs, John Dalton intègre en 1822 la Royal Society et, en 1830, devient l'un des huit associés étrangers de l'Académie française des sciences.   Haut de page.
 

Charles Robert DARWIN

    Naturaliste anglais né le 12 février 1809 à Shrewsbury dans le Shropshire, mort  le 19 avril 1882. Charles Robert Darwin entame des études de médecine à l’université d’Edimbourg en 1825, puis à Cambridge où il devient pasteur anglican. En 1831, Charles Darwin embarque à bord du Beagle, navire de recherche qui allait faire des relevés des côtes de Patagonie. 
    Pendant 5 ans, Darwin amasse une somme considérable d’observations en géologie et en biologie. À son retour, Darwin compare ses données avec les théories de l'époque. Il confirme les hypothèses de Charles LYELL (Sir), qui réfutait déjà la théorie du catastrophisme admise par la Bible et selon laquelle  la création des espèces avait lieu par vagues. Chaque vague était détruite par une catastrophe naturelle. Les fossiles ne représentaient alors que des traces des espèces disparues. Lyell affirmait dans ces ouvrages que la surface de la Terre était soumise à des changements continuels induits par des forces naturelles.

   Darwin va donc plus loin que Lyell en affirmant que "loin d’être fixes, les espèces se modifient". Ses idées sont scrupuleusement notées dans ses "Carnets sur la transmutation des espèces" dès 1838.
La théorie de Darwin sur l’évolution par la sélection naturelle se fonde sur la compétition entre les jeunes de chaque espèce pour leur survie. Les survivants, qui donneront naissance à la génération suivante, possèdent les caractéristiques naturelles qui leur ont permis de survivre. Ces caractéristiques sont transmises à leur descendance, faisant de la nouvelle génération une génération mieux adaptée. Darwin établit donc les trois bases fondamentales de la théorie de l’évolution : depuis toujours la faune et la flore ont évolué, les lignées présentent d’innombrables variations de détails et, enfin, la sélection naturelle est si rigoureuse que la moindre variation utile fait triompher la lignée qui la possède.

   Les réactions aux théories de Darwin ne tardent pas. Darwin ne peut répondre à ces objections et il faudra attendre la naissance de la génétique moderne et les lois de Mendel pour pouvoir confirmer ses hypothèses. En fait, de nombreux scientifiques continuent à exprimer des doutes quelque cinquante années plus tard. Mais l’opposition la plus virulente vient des hommes d’Église.
    Les thèses de Darwin sur l’évolution des espèces vont à l’encontre des Écritures sur la création de l’homme. Il place en effet l’homme au niveau de l’animal et, pis, le fait descendre du singe
dans son ouvrage La lignée humaine qu’il publie en 1871.
    Néanmoins, la quasi-totalité de l’Église admet à la fin du XIXe siècle qu’il n’existe pas réellement de contradiction entre le concept d’évolution et les théories bibliques. Darwin travaillera à développer ses thèses jusqu’à sa mort, le 19 avril 1882. Il aura alors jeté les bases des principales théories modernes sur l‘évolution et aura marqué de son empreinte toute la pensée moderne.     Haut de page


Jean DAUSSET

    Né le 19 octobre 1916 à Toulouse. Après des études secondaires au Lycée Michelet (Paris) il obtient son baccalauréat (option math). C'est son père Henri Dausset, rhumatologue renommé, qui l'a poussé à faire des études de médecine, interrompues par la 2e guerre mondiale.
    Nommé interne puis Assistant des Hôpitaux de Paris, il s'engage dans l'armée au Maroc en 1941. Il est transfuseur pendant la campagne de Tunisie (1943) et la campagne de Normandie en 1944. À la Libération, il se consacre à la recherche au Centre Régional puis au Centre National de Transfusion Sanguine de l'hôpital Saint Antoine.
    C'est à ce moment qu'il a posé les jalons de l'immunohématologie. Il participe très activement, avec le Professeur Robert Debré, à la création des Centres Hospitaliers Universitaires (1955-1958). C'est en 1952 qu'il fait l'observation princeps d'une leucoagglutination massive. Il décrit en 1958 le premier antigène leucocytaire (Mac) du futur système HLA. Nommé successivement Professeur Agrégé (1958) puis Professeur d'Immunohématologie à la Faculté de Médecine de Paris (1968), il accède en 1977 à la chaire de Médecine Expérimentale du Collège de France.

    Sur le plan scientifique, il consacre toute sa vie à l'étude du complexe majeur d'histocompatibilité de l'homme (HLA - Human Leucocyte Antigen) dont il démontre, à l'aide de greffes de peau faites sur des volontaires, l'importance en transplantation. Il publie les premières études sur les associations possibles entre les groupes tissulaires HLA et les maladies. Il organise en 1972 le travail anthropologique qui définit les groupes HLA dans les différentes populations du globe.
    En 1969, il fonde France-Transplant. L'Unité de Recherche de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale qu'il a dirigé à l'Hôpital Saint-Louis de 1968 à 1984 a décrit de nombreux antigènes du système HLA et a apporté de nombreuses contributions sur la réponse immunitaire de l'homme. Jean Dausset a créé en 1983 le Centre d'Étude du Polymorphisme Humain dont le siège a été au Collège de France et qui contribue à l'établissement de la carte génétique et physique du génome humain et à la localisation des gènes des maladies génétiques.

    Enfin, il contribue à l'étude des molécules HLA dites " de tolérance ", en particulier HLA-G qu'inhibe la réaction de la mère contre son fœtus incompatible. HLA-G joue aussi un rôle en protégeant les tumeurs contre la réaction de rejet du patient.
    Durant sa carrière, il a obtenu de nombreuses distinctions : Professeur Honoris Causa de l'Université Libre de Bruxelles, de l'Université de Genève, de Liège, de Lisbonne, de Rome, de Madrid, de Lima, de Zagreb, de Zaragosse, de Buenos Aires et de Las Palmas (Canaries) ; il est membre de l'Académie des Sciences de l'Institut de France (1977), de l'Académie de Médecine (1977) ; Membre étranger de l'American Academy of Arts and Sciences (1979) et de la National Academy of Sciences (Washington, 1980), Grand Prix des Sciences Chimiques et Naturelles (1967), Médaille d'Argent du CNRS (1967), Grand Prix Scientifique de la Ville de Paris (1968), Prix Cognacq-Jay de l'Académie des Sciences (1969), Prix de la Fondation Gairdner (1977), de la Fondation Koch (1978), de la Fondation Wolf (1978), Prix Nobel de Médecine et de Physiologie (1980), Prix Honda (1988), Grand Officier de la Légion d'Honneur, Grand - Croix du Mérite National.     Haut de page


Robert DEBRÉ

    Médecin français né à Sedan (Ardennes) en 1882, mort à Paris le 29 avril 1978. Professeur de bactériologie puis de clinique médicale des enfants à la faculté de médecine de Paris, il publia d'importants travaux sur les maladies infantiles, l'immunologie et l'hygiène.
    Il fit de son service de clinique à l'Hôpital des Enfants Malades à Paris, un centre de  renommée mondiale. Il est considéré comme le créateur de la pédiatrie moderne et des centres hospitaliers universitaires. Il a mené le combat, dès 1910, contre la tuberculose enfantine, et préconisé plus tard la vaccination par le B.C.G. mise au point par le docteur Calmette.
    Ce fut aussi lui qui mit en évidence "la maladie des griffes de chat", entre autres études qu'il mena notamment en sa propriété de Madères, à Vernou, où il reçut nombre de personnalités et rédigea une "Histoire de la médecine au vingtième siècle".

    Devenu après-guerre l'un des plus éminents médecins français, sa renommée lui valut nombre de hautes responsabilités et d'être associé à la réforme hospitalo-universitaire mené sous la quatrième République. À son décès, le professeur Jean Bernard lui rendit hommage dans "Le Monde", soulignant qu'il "fut pendant quarante ans, dans le monde, l'un des plus grands, probablement le plus grand pédiatre de son temps. Des centaines, des milliers d'enfants lui doivent la vie, soit qu'il les ait soignés lui-même, soit que ses élèves les aient soignés, soit que ses travaux aient inspiré le traitement salvateur ".     Haut de page


Reinier De GRAAF

    Médecin et anatomiste hollandais, né le 30.07.1641 à Schoonhoven, près d'Utrecht, mort le 17.08.1673 à Delft. C'est en travaillant sur les lapins que De Graaf a cru voir des "œufs" de mammifères. Il venait en fait de mettre en évidence, avec le Danois STENON (1638 - 1686), les follicules ovariens, en 1673, l'année de son décès.

    Il a beaucoup contribué à faire progresser les connaissances de l'époque sur le trajet de l'ovule. On lui doit aussi d'importants travaux sur le pancréas. Actuellement, le Laboratoire d'Infertilité et de FIV (fécondation in vitro) de WOORBURG (Hollande) est un centre très réputé et toutes les méthodes existantes pour traiter l'infertilité y sont proposées.      Haut de page.

 

Albert Sigmund Gustav DÖDERLEIN

     Professeur chirurgien et gynécologue allemand, Albert Sigmund Gustav DÖDERLEIN est né le 05.07.1860 à Augsburg en Bavière, mort le 10 décembre 1941. Fervent disciple de Pasteur, il entreprend très tôt des travaux en bactériologie gynécologique et découvre de nombreux germes.
    C'est en 1892 qu'il observe, dans la flore vaginale de femmes en bonne santé, les bacilles lactiques qui portent aujourd'hui son nom. En fait il n'y a pas un bacille de Döderlein, mais plus d'une dizaine de bactéries différentes qui sont concernées par cette appellation. Elles ont en commun le fait de métaboliser le glycogène en acide lactique et peroxyde d'hydrogène et de créer ainsi un milieu acide protecteur du milieu vaginal. Cette acidité empêche en fait le développement de nombreux autres germes pathogènes.
    En 1884, Döderlein obtient son doctorat de médecine. En 1894 il est amené à exercer et à enseigner à Groningue, en 1897 à Tübingen et en 1907 à Munich où il s'installera définitivement.      Haut de page.

James DOUGLAS

   Médecin et anatomiste écossais, né en 1675, mort à Londres le 1er avril 1742. Il a donné son nom au cul-de-sac de Douglas, au pli (ou repli) de Douglas, à l'abcès du Douglas, à la ligne de Douglas. Il a établi sa réputation par sa grande instruction et par le fait qu'il a été médecin de la reine Caroline d'Angleterre.
    C'est à Reims, en France, qu'il a passé et obtenu son doctorat en médecine, avant de retourner à Londres en 1700. Anatomiste réputé, il a été nommé en 1706 à la Société Royale de Médecine. Ce médecin a aussi pratiqué l'obstétrique et organisé, à son domicile, à des séances publiques de dissection.
    En 1740, il rencontre William HUNTER (1718 - 1783) et ils devinrent amis. HUNTER l'a souvent assisté lorsque DOUGLAS pratiquait des opérations d'ostéologie délicates.      Haut de page.


John Langdon Haydon DOWN

    Médecin anglais, né en 1928 à Torpoint (Cornwall), mort le 7 octobre 1896 à Normansfield. 
À 18 ans, il se rend à Londres pour être assistant d'un chirurgien dans une clinique privée. En 1847, il travaille au laboratoire de la Pharmaceutical Society où il concentre ses études et sa formation sur la chimie organique. En 1849, il assiste le Pr.  REDWOOD, puis Michael FARADAY, le très renommé chimiste physicien.
    À 25 ans, à la mort de son père, il entre à l'École de Médecine du London Hospital où il excelle : médaille d'or de physiologie en 1858, puis élection au Collège Royal des Chirurgiens et docteur en médecine en 1859. En même temps, il devient superintendant médical Earlswood Asylum for Idiots dans le Surrey. De 1858 à 1868, il a passé son temps entre l'Asile et son cabinet de Londres.
    C'est en 1887 que Down décrit le mongolisme, puis il reçut plusieurs distinctions pour ses publications en psychiatrie.
    Ce n'est qu'en 1959 que le français Jérôme LEJEUNE et ses collaborateurs découvrent le chromosome n° 21 surnuméraire.     Haut de page

Charles-Louis DUMAS

    Médecin anatomiste et physiologiste français, Charles-Louis DUMAS est né à Lyon le 8 février 1765, mort à Montpellier le 28 mars 1813. Il entreprend ses études de médecine à Montpellier où il devient professeur d'anatomie et de physiologie en 1975. Il fut doyen de la faculté de médecine, recteur de l'Académie de Montpellier et correspondant de l'Institut de France.     Haut de page


Guillaume DUPUYTREN

    Né à Pierre-Buffière en Haute-Vienne le 5 octobre 1777, Dupuytren sera incontestablement le plus grand chirurgien du XIXe siècle. Sa vocation : être soldat. Mais son père l'inscrit comme stagiaire à l'hôpital Saint-Alexis de Limoges, il revient ensuite à Paris où il a pour maîtres Boyer et Thouret.
    Chef des Travaux d'Anatomie, il succède à Fragonard, Professeur de Médecine Opératoire, Chirurgien de l'Hôtel-Dieu, membre de la Société Anatomique fondée avec lui en 1803 par Bayle et Laennec, Membre de l'Académie Royale de Médecine, Chirurgien de Louis XVIII et de Charles X, Baron par gratitude de Louis XVIII, Membre de l'Institut.
   À trente-huit  ans, il est Chirurgien chef à l'Hôtel-Dieu à la suite de Pelletan dont il a été l'assistant. C'est un maître véritable qui a le pouvoir. Lui seul examine, prescrit, traite. Il procède à l'interrogatoire des malades : doux, patient, il a une probité d'enquête, une sûreté d'analyse, une force de logique qui fascinent et étonnent son entourage même le plus averti.
    En novembre 1833, une attaque l'atteint, il sent une de ses paupières et le coin de sa bouche se paralyser peu à peu ; il trouve la force de se rendre en Italie où il peut mesurer l'étendue de son renom. Rentré à Paris anéanti il ne trouve plus la force de se rendre à l'hôpital.
    Le baron Guillaume Dupuytren meurt le 7 février 1835, après avoir refusé une intervention : "Que faire de la vie ? la coupe a été si amère." C'est alors Bouillaud qui le soigne.     Haut de page

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