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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

EDWARDS Robert EPSTEIN Anthony  
EHRLICH Paul ESCHERICH Theodor  

Robert EDWARDS

   Médecin physiologiste anglais, le professeur Robert (Bob) EDWARDS est né à Manchester le 27 septembre 1925. Il fait son service militaire pendant la seconde guerre mondiale puis, de 1948 à 1957, il travaille à l'Université du Pays de Galles, puis à l'Université d'Edimbourg où il obtient son doctorat en 1955.

   Après plusieurs séjours dans d'autres universités, il retourne à Cambridge en 1969 et y met au point le "bouillon magique", liquide dans lequel la fécondation peut se faire in vitro, c'est-à-dire hors des trompes utérines. En 1971, avec son collègue gynécologue Patrick C. STEPTOE, il commence les essais d'implantation d'œufs (ovules fécondés) dans l'utérus. Après plusieurs années d'échecs et de recherches, le 25 juillet 1978, Louise Joy BROWN sera le premier "bébé éprouvette" né par FIV (fécondation in vitro). Cette première victoire sur l'infertilité a eu un retentissement et un succès tels qu'en 2010, ce sont plusieurs millions d'enfants qui sont nés par FIVETE* (fécondation in vitro et transfert d'embryons).
   En France, Amandine a été la première à naître par cette technique de PMA (procréation médicalement assistée), le 24 février 1982, grâce aux efforts conjugués du gynécologue-obstétricien René Frydman (hôpital Antoine Béclère à Clamart - Hauts-de-Seine) et au biologiste Jacques Testart.
  À Cambridge, avec son collègue STEPTOE, il crée le premier centre mondial de fécondation in vitro : le Born Hall Clinic.

   En 1984, il obtient le titre de professeur en reproduction humaine puis il prend sa retraite en 1989
   Le 4 octobre 2010, il se voit décerner le prix Nobel de médecine. Son collègue STEPTOE, n'a pas été associé à ce prix car, décédé en 1988, il était inéligible.

(*) FIV ou FIVETE : Cette méthode est destinée aux femmes qui souffrent de stérilité tubaire (c'est-à-dire qui ont leurs trompes de Fallope bouchées, ce qui empêche le passage et la rencontre des gamètes), mais aussi aux hommes dont le sperme n'est pas capable de féconder "naturellement" l'ovocyte, ainsi que pour certains couples stériles avec cause inexpliquée. Elle suppose une entente préalable de la CPAM.
    La méthode se déroule en plusieurs temps :
* Traitement hormonal de la femme pour provoquer la maturation simultanée de plusieurs ovocytes.
* Ponction des ovocytes : une aiguille reliée à un cathéter est passée à travers la paroi du vagin jusque dans le follicule. Le liquide folliculaire et l'ovocyte sont aspirés. Le tout sous contrôle échographique.
* Les ovocytes recueillis (il peut y en avoir une dizaine), sont mis en culture en présence des spermatozoïdes du conjoint, préalablement activés.
* Après 48 heures environ, les embryons sont au stade de 4 à 8 cellules.
* Ils sont directement déposés dans l'utérus à l'aide d'une seringue munie d'un cathéter. Dans certains cas, le nombre d'embryons ayant réussi la nidation est tel qu'il faut prévoir une "réduction embryonnaire", c'est-à-dire la suppression par aspiration d'un certain nombre d'entre eux. Les médecins évitent de plus en plus ces désagréments en n'implantant que 3 embryons. Les embryons surnuméraires sont congelés et conservés dans un CECOS (Centre d'Etude et de Conservation des Ovocytes et du Sperme).
* Une mesure de l'HCG (hormone chorionique gonadotrope) permet de confirmer le début de la grossesse. Le taux de grossesse menées à terme est actuellement de 20 à 25%.
 

Paul EHRLICH

    Médecin et biologiste allemand, né le 14 mars 1854 à Strehlen (Haute Silésie), mort le 20 août 1915 à Homburg. Il a fait ses études de médecine à Breslau, Strasbourg et Leipzig, où il a travaillé sur les colorations cellulaires. On lui doit notamment les adjectifs acidophile, basophile et neutrophile.
    Il obtient son doctorat de médecine en 1978 et devient l'assistant du Pr. Frerichs à la Berlin Medical Clinic et y devient médecin chef. Continuant ses travaux sur la coloration des tissus, il découvre en 1882 la coloration du bacille de Koch par la fuchsine, permettant ainsi un diagnostic rapide de la tuberculose. En 1885, il publie Das Sauerstoff-Bedürfnis des Organismus, important traité sur les besoins de l’organisme en oxygène, et établit les bases de l'immunologie.

    Nommé professeur à l’université de Berlin (1887), il doit interrompre son activité ; s’étant accidentellement inoculé le bacille de Koch, il va se soigner en Égypte. De retour à Berlin, en 1890, il établit une classification des globules blancs en fonction de leurs caractères tinctoriaux et arrive ainsi à distinguer les anémies des diverses leucémies (Farbenanalytische Untersuchungen zur Histologie und Klinik des Blutes, 1891; Anaemia , 1898).
    Il ouvre une voie nouvelle dans les recherches anticancéreuses et hématologiques. 
En 1899, il prend la direction du Royal Institute of Experimental Therapy, qui vient de s'installer à Frankfurt. Il poursuit sur les bords du Main ses recherches sur les toxines bactériennes et les antitoxines qu’il prépare avec la ricine, la robine et l’abrine : il en déduit une méthode de titrage des antitoxines, et en tire les lois de l’immunité humorale, base de l’immunologie actuelle.

    Sachant que la plupart des colorants se fixent sur les microorganismes et les tuent, il utilise les matières colorantes à des fins thérapeutiques. Cette idée se révéla partiellement féconde dans le traitement des trypanosomiases par le rouge trypan (Ehrlich, Hata et Bertheim).
    En 1909, il découvre le traitement de la syphilis par les composés arsenicaux (Salvarsan ou 606). Cette découverte lui vaut un triomphe mondial. Le Georg Speyer Institut se consacre alors à la fabrication du Salvarsan et à l’étude de ses effets. Quelques échecs thérapeutiques engagent Ehrlich à perfectionner le 606 et à synthétiser, en 1912, une substance moins toxique et plus active, le Néosalvarsan ou 912 ; ce médicament, base du traitement spécifique de la syphilis jusqu’en 1945, a été supplanté par la pénicilline. On peut considérer Ehrlich comme le père de la chimiothérapie.     Haut de page.

Anthony EPSTEIN

    Médecin et virologue anglais né en 1921, ayant découvert en 1964, avec sa collaboratrice Yvonne Barr, le premier virus reconnu à l'origine d'un cancer humain et qui a pris leurs noms : le virus d'EPSTEIN - BARR. 

   C'est en 1961, en assistant à une conférence de Denis Burkitt sur le lymphome africain, réparti selon des facteurs géographiques et climatiques faisant suspecter une influence virale, qu'il décide de rechercher ce possible virus. Il analyse pendant deux ans des échantillons de tumeur de Burkitt venant d'Ouganda, jusqu'au jour où il observe des particules suspectes qu'il ne restera plus qu'à isoler. Anobli, Epstein poursuivra ses études sur ce virus en vue d'élaborer un vaccin pour en protéger les personnes exposées.     Haut de page.

Theodor ESCHERICH

Pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien né à Ansbach (Allemagne) le 29 novembre 1857, mort à Vienne (Autriche) le 15 février 1911 et qui a découvert la bactérie qui lui doit son nom chez un nourrisson en 1885. Theodor Escherich était le fils cadet du Kreismedizinalrat (Conseiller médical de zone) Ferdinand Escherich (1810−1888), un statisticien médical, et de sa deuxième épouse Maria Sophie Frederike Von Stromer, fille d'un colonel de l'armée bavaroise. Il perd sa mère à l'âge de cinq ans et, à douze ans, il est envoyé dans un internat dirigé par les Jésuites à Feldkirch (Autriche) pendant trois années.
    Il termine son enseignement secondaire à Würzburg où il s'est occupé d'un lycée classique puis passe son Abitur (l'équivalent de notre Baccalauréat) en 1876. Il passe la première partie de son service militaire à Strasbourg puis entreprend ses études de médecine à l'université de Würzburg en 1876.
    Par la suite, il a étudié dans les universités de Kiel et de Berlin et est revenu à Würzburg où il a obtenu son diplôme médical en décembre 1881 avec une mention d'excellence.

    Théodore Escherich travaille ensuite 18 mois dans un hôpital militaire de München (Munich), puis revient à Würzburg en 1882 pour devenir le premier assistant du spécialiste des maladies organiques Karl Jakob Adolf Gerhardt. Le 27 octobre 1882 Escherich a obtenu son doctorat de médecine. Pendant les deux années suivantes il a effectué des recherches bactériologiques à la St Anna Children's Clinic. En août 1884 Escherich a continué son travail de recherches à München dans le département de pédiatrie.
    En octobre 1884, Escherich est envoyé à Naples par les autorités bavaroises pour y effectuer un travail de recherches dans l'épidémie de choléra. Il a également voyagé à Paris où il a assisté à des conférences de Jean-Martin Charcot, le neurologue renommé.
    En 1886, après des recherches intensives de laboratoire, Escherich a édité une monographie sur la relation des bactéries intestinales à la physiologie de la digestion chez l'enfant en bas âge.

    Ce travail, présenté au corps enseignant médical de München et édité à Stuttgart, "Die Darmbakterien des Säuglings und ihre Beziehungen zur Physiologie der Verdauung" (1886) ("Enterobacteria of infants and their relation to digestion physiology"), est devenu son traité d'habilitation et a fait de lui le principal bactériologiste dans le domaine de la pédiatrie. C'est également dans cette publication que Escherich a décrit une bactérie qu'il a appelée « Bacterium coli commune » et qui sera appelée ensuite « Escherichia coli ». Pendant les quatre années suivantes, Escherich a été l'assistant de Heinrich Von Ranke dans la "Von Haunersche Kinderklinik" de Munich.
    En 1890, Escherich  succède à Rudolf Von Jaksch (appelé à Prague), comme professeur extraordinaire de pédiatrie et directeur de la St Anna Children's Clinic de Graz, où il est devenu professeur ordinaire pendant les quatre années suivantes. Tout en travaillant à Graz, il a épousé Margarethe Pfaundler (1890−1946), fille du physicien Leopold Von Pfaundler. Ils ont eu un fils Leopold (1893), qui est mort à l'âge dix ans et une fille Charlotte appelée "Sonny" (1895), qui a survécu aux années 80. Escherich a fait de l'hôpital pédiatrique de Graz l'un des établissements les plus connus en Europe.
    En 1902, Escherich succède à Hermann Widerhofer en tant que professeur titulaire de la pédiatrie à Vienne, où il a dirigé le St.-Anna-Kinderspital (St. Anna Children's Hospital). En 1903, il a fondé la Säuglingsschutz (Société pour la défense des enfants) et a commencé une importante campagne de sensibilisation en faveur de l'allaitement. Il est mort à Vienne le 15 février 1911.     Haut de page.

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