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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

KAPOSI Moriz Kohn KAWASAKI Tomisaku KRABBE Knud Haraldsen
KAUFMAN Robert KOCH Robert  

Moriz Kohn KAPOSI 

    Né le 23 octobre 1837 à Kaposvar (Hongrie), mort le 6 mars 1902, il commence ses études de médecine à Vienne en 1856 et, en 1861 il est nommé assistant de Ferdinand Von HEBRA, le célèbre dermatologue autrichien avec lequel il a travaillé de 1862 à 1867 et dont il épousera la fille. En 1875, après la mort d'Hebra, Kaposi  assume la chaire de son beau-père à l'Université de Vienne et, en 1879 il est nommé directeur de la clinique dermatologique et "Hofrat" en 1899.
    Il a publié de nombreux ouvrages de dermatologie, dont "Pathologie und Therapie der Hautkrankheiten" qui a longtemps été un ouvrage de référence. L'un des principaux axes de ses travaux a été l'étude de la syphilis, ses lésions cutanées et sur les muqueuses, ainsi que l'étiologie et les traitements de cette maladie vénérienne.

    Il a également travaillé et apporté de nombreuses connaissances sur la dermatite herpétiforme (d'abord décrite par Von Hebra), le lymphoderma perniciosa et le lichen ruber moniliformis. Avec plusieurs collègues, il aurait fait une première description du lupus érythémateux (forme cutanée).             Haut de page.

Kaufman Robert

   Né le 1er novembre 1937 à Saint-Louis dans le Missouri (États-Unis), Robert K. KAUFMAN est un généticien qui a obtenu son diplôme de médecine en 1963 à l'université de Washington (Missouri).
    Il décrit le syndrome oculofacial ou oculo-cérébro-facial qui porte maintenant son nom (syndrome de Kaufman) en 1971. C'est une maladie génétique rare qui affecte en même temps le cerveau (fort retard mental, microcéphalie) la face et la bouche : cavité buccale petite et palais en ogive, nombreuses malformations oculaires.           Haut de page.

Tomisaku KAWASAKI

    Pédiatre japonais, le docteur Tomisaku KAWASAKI a identifié dès 1961 un premier cas du syndrome adénocutanéomuqueux. Il a publié cette description en 1967. 

   Ce syndrome adénocutanéomuqueux est aussi appelé KD pour KAWASAKI disease, ou KS pour KAWASAKI syndrome. Cette maladie se traduit, chez les enfants de 1 à 2 ans (essentiellement des japonais) par des anévrismes et thromboses coronariennes, entre autres symptômes. Pour plus de renseignements, voir "Maladie de Kawasaki"  Il existe une Fondation : Kawasaki Disease Foundation qui a un site.            Haut de page.

Robert KOCH

    Médecin allemand, né à Clausthal le 11 décembre 1843, mort à Baden-Baden en 1910. Vers 1880, il découvre le bacille de la tuberculose qui porte son nom (Bacille de KOCH), après l'avoir cultivé et reproduit la maladie chez l'animal. C'est lui qui a mis au point la tuberculine. Il a également découvert le "bacille-virgule" responsable du choléra.
    En 1905, il obtient le prix Nobel de médecine. Inscrit à l’Université de Göttingen où il suit ses études de médecine à partir de 1862, le jeune Robert Koch est nommé trois ans plus tard comme assistant au Musée pathologique de cette même ville, avant d’obtenir un poste de médecin adjoint à l’ Hôpital de Hambourg en 1866. Il mène de front consultations et recherche scientifique, activités qui le passionnent de plus en plus.
    Le laboratoire de fortune qu’il s’organise lui permet d’étudier les germes infectieux : ses travaux l'amènent à travailler sur le charbon des moutons, affection sur laquelle il publie un mémoire en 1877 qui sera très bien accueilli par ses confrères. Le caractère innovant de ses recherches lui permet d'être recruté par l'Institut d'Hygiène de Berlin, au sein duquel il pourra désormais bénéficier d'un laboratoire digne de ce nom.

    Infatigable, Robert Koch perfectionne la technique bactériologique naissante, met au point des milieux de cultures solides, les frottis sur lames de verre et innove par l’utilisation des premières colorations spécifiques. Par ses recherches sur l’infection des plaies et les désinfectants, il pose les bases de la chirurgie moderne qui seront développées par Lister.
    Le 24 mars 1882, lors d’une séance de la Société de Physiologie de Berlin, Koch annonce qu’il a identifié et cultivé l’agent de la tuberculose et mis en évidence ses modes de transmission. Bien que capitale, sa découverte est rejetée dans un premier temps puis fait rapidement le tour du monde. Désormais, on parlera de "BK" ou "Bacille de Koch" pour désigner l’agent transmetteur de la tuberculose. Il faudra attendre 1921 pour qu’Albert Calmette et Camille Guérin mettent au point un vaccin contre la tuberculose, le fameux B.C.G.

    Auréolé de gloire à 39 ans, Koch ne s’endort pas sur ses lauriers. L’année suivante, envoyé à Alexandrie où règne le choléra, il en découvre l’agent microbien, le bacille virgule. Il est nommé professeur puis directeur du nouvel Institut des maladies infectieuses en 1885, mais ces charges ne ralentissent pas pour autant son amour des voyages. Tout à la fois expéditions ethnologiques et missions scientifiques, ses équipées lui permettent aussi d’étudier d’autres pathologies : les pestes bovine et équine, les piroplasmoses, le paludisme et principalement la maladie du sommeil pour lesquelles il fait avancer la recherche quand il ne trouve pas un vaccin.
    En 1905, en récompense d’une carrière vouée à la recherche médicale et de nombreuses découvertes, Robert Koch obtient le Prix Nobel de Médecine et Physiologie. Luttant sans cesse contre le conservatisme médical pour faire admettre ses découvertes, il participera activement au progrès médical tout au long de sa vie. Épuisé par des années de recherches, le médecin allemand décède d'une crise cardiaque en 1910. L’Institut des maladies infectieuses de Berlin prendra alors le nom d’Institut Robert Koch.      Haut de page.

Knud Haraldsen KRABBE

    Médecin neurologue danois, né le 03.03.1885 à Frederiksberg, mort en 1965. Il a décrit en 1916 (A new familial infantile form of diffuse brain sclerosis) une forme de leucodystrophie qui porte son nom : la maladie de KRABBE ou leucodystrophie à cellules globoïdes, qui est une dégénérescence de la myéline du système nerveux central.
    Enfant surdoué, Knud Haraldsen KRABBE parle le grec dès l'âge de 3 ans, édite son premier texte scientifique à 10 ans puis fait des études médicales à l'université de Copenhague. De 1933 à 1955 il dirige le service de neurologie du Kommunehospitalet de Copenhague et axe ses recherches sur l'étude de la morphogenèse du cerveau.
    Fondateur et rédacteur du Journal de Psychiatrie et de Neurologie Scandinave, il a été l'un des premiers à démontrer que de nombreuses hémorragies cérébrales étaient consécutives à des malformations vasculaires. Atteint de la maladie de Parkinson, il est resté actif et a continué à écrire des articles jusqu'à sa mort.      Haut de page.