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Date de la dernière modification : 3-04-2017

MACLEOD James John MAREY Etienne Jules MERZBACHER Ludwig
MAGENDIE François MARFAN Antoine MONOD Jacques
MAFFUCCI Angelo MARIE Pierre MONTAGNIER Luc
MANDEL Jean-Louis MÉNIÈRE Prosper MÜNCHHAUSEN (Baron de)
MARESCAUX Jacques MENKES John  

James John Richard MACLEOD

    Canadien né en 1876 Mac Leod est professeur et chef de laboratoire célèbre de 45 ans au moment où Banting vient lui proposer son " idée ". J.J.R. Mac Leod est un homme timide, courtois et excellent orateur. Instruit, plein de bon sens, il va s'employer à renseigner, former, guider Banting et Best.
    Même si pendant la période la plus productive de leurs recherches Mac Leod est en vacances, chassant la grouse en Écosse, il n'en est pas moins un des rouages essentiels sans lequel la découverte de l'insuline n'aurait probablement pas eu lieu. À plusieurs reprises, il corrigera les errances expérimentales de Banting et Best et les aidera à passer à l'acte chez l'homme.    Haut de page.

 

François MAGENDIE

    François Magendie est né à Bordeaux le 6 octobre 1783 (mort à Sannois - Val d'Oise - le 7 octobre 1855), fils d'un médecin républicain. François et son frère Jean-Jacques sont élevés selon des préceptes d'indépendance plus que d'instruction à tel point qu'à l'âge de dix ans le petit Magendie ne sait ni lire ni écrire. En 1791, la famille Magendie monte à Paris où le père fait plus de politique que de médecine. François entre à l'école élémentaire où il fait de rapides progrès. À 14 ans il gagne un prix pour un essai sur les droits de l'homme.
    À 16 ans, trop jeune pour être admis à l'École de santé, il entre à l'Hôtel-Dieu où le chirurgien Alexis de Boyer, ami de son père, le prend comme élève et l'initie à l'anatomie et à la dissection. En 1801, Napoléon, premier Consul réforme les études médicales et impose à tout praticien d'être diplômé. En 1803 Magendie est admis comme étudiant en médecine, interne à l'hôpital Saint-Louis à Paris. En 1807 il devient assistant en anatomie à l'École de médecine où il donne des cours d'anatomie et de physiologie.

    Docteur en médecine en 1808, il va œuvrer pour faire entrer la biologie dans le champ des sciences exactes. Magendie pense que la physiologie a pour but d'expliquer les deux phénomènes essentiels à la vie que sont la nutrition et le mouvement. Il manifeste une grande aversion pour les théories et s'attache aux faits. En 1818 il est nommé au Bureau Central des Hôpitaux de Paris et devient, en 1826, médecin adjoint à la Salpêtrièrie. Il obtient finalement la direction du service des femmes à l'Hôtel-Dieu.
    En 1821, il créa le premier journal consacré exclusivement à la physiologie (Journal de physiologie expérimentale). Magendie fut très critiqué (surtout en Angleterre) pour la manière dont il pratiquait la vivisection et pour la cruauté de ses expériences.

   On doit notamment à François Magendie l'isolement de la strychnine, de la morphine, du bromure et différentes études sur la nutrition. Ses recherches sur les carences nutritionnelles en font un précurseur de la découverte du rôle des vitamines. Il s'est intéressé également à l'anatomie comparée, aux maladies infectieuses, à l'action des substances chimiques sur le système nerveux. Il a contribué à l'étude du cervelet, de l'olfaction et de la circulation.
    On lui doit l'une des premières descriptions du liquide céphalorachidien. En 1813 il publie son " Traité élémentaire de physiologie ", mais il est surtout connu pour avoir découvert, en même temps que C. Bell, le rôle des racines antérieure (motrice) et postérieure (sensitive) des nerfs rachidiens. Ses travaux sur le rôle des racines des nerfs rachidiens ont été un préalable à la physiologie du réflexe qui conduira à la fois à la notion d'inconscient cérébral et au comportementalisme.    Haut de page.


Angelo MAFFUCCI

    Pathologiste Italien, né le 27 octobre 1847, à Calitri ; mort le 24 novembre 1903 à Pise. Éponymes associés : le syndrome de Mafucci, le syndrome d'enchondromes (tumeurs bénignes de cartilage), associé avec des hémangiomes caverneux multiple, la maladie d'Ollier, désordre de croissance des extrémités osseuses.
Angelo Maffucci est né dans une famille rurale à Calitri. Diplômé en médecine à Naples en 1872,  il y a commencé son travail scientifique dans l'institut d'anatomie pathologique sous Otto Von Schrön (1837-1917).
    Pendant cette période, il a gagné sa vie comme médecin de la vaccination à la ville de Naples aussi bien que chirurgien. En 1882 il est devenu chef de pathologie générale à Université de Messine. Dans l'année suivante il a été appelé à la chaire de pathologie anatomique à Catane et en 1884, à la chaire d'anatomie pathologique de Pise où il est mort en 1903.
    Chercheur appliqué, il a constitué une collection massive de notes méticuleuses qui ont été trouvées dans sa maison après sa mort et sont maintenant à l'Institut d'Histoire de Médecine à Rome.
En dépit de l'importance de ses contributions, son travail n'a attiré que peu d'attention à l'extérieur d'Italie.     Haut de page.
 

Jean-Louis MANDEL

    Médecin généticien et chercheur français, Jean-Louis MANDEL est né à Strasbourg (Alsace) en 1946. C'est en 1982 qu'il constitue une équipe de chercheurs à la faculté de médecine de Strasbourg, avec pour but l'analyse moléculaire des maladies génétiques.
    Docteur en médecine et Docteur ès Sciences. Professeur de génétique à la Faculté de Médecine de Strasbourg, il est nommé professeur au Collège de France, le 1.11.2003. Depuis septembre 2002, il a succédé au Professeur Pierre CHAMBON à la direction de l'IGBMC (Institut de Génétique et Biologie Moléculaire et Cellulaire) de Strasbourg, Université Louis Pasteur.

    1991 marque une année majeure pour Jean-Louis Mandel et ses collaborateurs qui découvrent le mécanisme génétique responsable du syndrome de retard mental de l'X fragile. On lui doit aussi d'autres découvertes qui ont permis la compréhension d'autres pathologies, notamment les ataxies spinocérébelleuses de type 2 et 7, l'ataxie de Friedrich, la maladie de Huntington.
    En 1993, il isole le gène à responsable d'une maladie neurodégénérative : l'ADL ou adrénoleucodystrophie. En 1996 : mise en évidence du gène de la myopathie myotubulaire. Parallèlement à ces découvertes, il développe, pour le syndrome de l'X fragile et pour d'autres maladies, des tests pour le diagnostic et le conseil génétique.
    De 1989 à 1998, Jean-Louis MANDEL est membre du Directoire de l'AFM et en préside la Commission Génétique. De 1991 à 1996, il est président du Conseil Scientifique du Généthon. En 1999, il devient membre de l'Académie des Sciences. Plus récemment, il est distingué par le Grand Prix 2006 de la FRM, Fondation pour la Recherche Médicale pour plus de 20 ans consacrés à ses travaux et recherches sur les maladies génétiques.
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Jacques MARESCAUX

    Chef de la chirurgie digestive et endocrinienne au Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, le Professeur Jacques MARESCAUX est né le 8 août 1948 à Clermont-Ferrand. Major pendant ses études de médecine et au concours d'internat en 1971, il s'intègre très tôt à une équipe de chercheurs de l'INSERM (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale).
    En 1980, il obtient une chaire de professeur des Universités en chirurgie digestive et devient le chef du département de chirurgie digestive de Strasbourg en 1989. En 1994, inauguration de l'IRCAD (Institut de Recherche sur les Cancers de l'Appareil Digestif) et de l'EITS (European Institute of Telesurgery). Ses titres et appartenances à des sociétés savantes en France et dans le monde sont très nombreux.
    Depuis 2003 : le professeur Jacques MARESCAUX est membre de "l'International Colorectal Cancer Club" (ICRCC). En mars 2005, il participe, avec de prestigieux collègues : Pierre CHAMBON, Jean-Marie LEHN, Pascal NEUVILLE et Charles WOLER, au projet de pôle de compétitivité "Innovation Thérapeutique", dans le cadre d'Alsace BioValley.        Haut de page.


Etienne Jules MAREY

    Médecin et physiologiste français, né à Beaune en 1830, mort à Paris en 1904. Etienne Jules MAREY fait ses études de médecine à Paris et son internat à l'hôpital Cochin. Intéressé très tôt par le cœur et la circulation sanguine, il soutient, en 1859,  une thèse de doctorat sur "La circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies".
    Dans les années qui suivent, il met au point un appareil permettant de visualiser les variations de pression dans les artères (pouls) : le sphygmographe, puis établit ce qui deviendra les lois de Marey. Très inventif, il met au point le chronophotographe, appareil à pellicule mobile qui lui permettra ensuite de décortiquer la locomotion humaine et animale. En 1878, il est nommé membre de l'Académie des Sciences, qu'il présidera à partir de 1895.    Haut de page.



Antoine Bernard Jean MARFAN

    Médecin français qui a donné son nom à une maladie génétique, le Professeur Antoine Marfan est né le 23 juin 1858 à Castelnaudary (Aude), mort en 1942 à Paris. Agrégé, médecin des hôpitaux, chef de service à l'Hôpital des Enfants Malades, il en fit une première publication à partir d'une dolicosténomélie chez une enfant de 5 ans (1896).
MARFAN fait ses études de médecine à Toulouse, puis rejoint Paris après 2 ans, en 1879, où il devient Interne en 1880 et obtient son Doctorat en 1887.
    Chef de clinique de 1889 à 1891, il est nommé agrégé de pédiatrie à la Faculté de Médecine de l'Université de Paris en 1892. Il prend ensuite la tête du service de diphtérie à l'Hôpital des Enfants Malades. En 1914, il est le premier professeur d'hygiène infantile dans le nouvel établissement pédiatrique de l'Université de Paris et devient membre de l'Académie de Médecine.
    Depuis sa thèse de doctorat "Troubles et lésions gastriques dans la tuberculose pulmonaire", Marfan a publié de très nombreux textes sur les affections pédiatriques et a été l'un des plus brillants pédiatres de son époque.    Haut de page.

Pierre MARIE

    Médecin neurologiste français, né le 9 novembre 1853 à Paris, mort le 14 avril 1940 à Cannes. A la clinique neurologique de la Salpêtrière, il succède à Charcot puis décrit  l'acromégalie, maladie qui portera son nom (maladie de Pierre Marie). Il a également décrit plusieurs autres affections ostéoarticulaires. 
    Après ses études de médecine, il est nommé Interne en 1878 et commence à étudier la neurologie sous la tutelle de Jean Martin Charcot à la Salpêtrière et à Bicêtre. Pierre MARIE est bientôt l'un des étudiants les plus remarquables de Charcot dont il devient l'assistant spécial et le chef de son laboratoire. Il obtient son doctorat en médecine en 1883 avec une thèse sur la maladie de Basedow, puis son agrégation à la Faculté de Médecine de Paris en 1889 où il a présenté une série de conférences célèbres sur les maladies de la moelle épinière.

    En 1897 il a créé un service neurologique à Bicêtre qui a rapidement eu une réputation mondiale. Ses travaux sur l'aphasie l'ont opposé à Pierre Paul Broca (1824-1880) et Karl Wernicke (1848-1905) quant à la localisation du centre de la parole. 
    En 1907 il a sollicité avec succès la chaire vacante d'anatomie pathologique à la Faculté de Médecine et, avec l'aide de Gustave Roussy, son successeur, Marie a complètement modernisé l'enseignement d'anatomie pathologique.
    En 1917, âgé de 64 ans, Marie a été nommé à la chaire de neurologie qui avait été créée pour Charcot et occupée depuis par Fulgence Raymond (1844-1919), Édouard Brissaud (1852-1909) et Joseph Jules Dejerine (1849-1917).

    Entre 1885 et 1910, période la plus productive de sa carrière, il a écrit des nombreux articles et livres et a développé une école internationale de neurologie. Marie a identifié avec succès et a décrit une série de désordres auxquels son nom est lié.
L'analyse de Marie sur les désordres de l'hypophyse a contribué de façon déterminante au domaine naissant de l'endocrinologie. 
Avec E. Brissaud il a fondé la Revue de Neurologie en 1893, et la Société Française de Neurologie dont il fut le premier secrétaire général. Il a été nommé membre du d'Académie Médecine de 1911.    Haut de page.


Prosper MÉNIÈRE

    Otorhinolaryngologiste français, né le 18 juin 1799 à Angers, mort le 7 février 1862 à Paris. Il a donné son nom à la maladie dite vertige de Ménière. Les maladies de l'oreille interne étaient inconnues jusqu'à Prosper Ménière en 1861. Ses publications n'ont pas toujours été appréciées par les autorités parisiennes, car la surdité n'était pas alors une pathologie "à la mode".
    Prosper Ménière est né à Angers sur la Loire, troisième de quatre enfants d'un négociant prospère. En 1816 il entre à l'Université de médecine d'Angers. Excellent étudiant, il gagne le prix annuel des études médicales en 1817, 1818 et 1819 à l'Hôtel Dieu à Paris. Il fait son externat en 1822, et l'internat en 1823. En 1826, Ménière est décoré de la médaille d'or.

    Il obtient son doctorat en 1828 et occupe le prestigieux mais peu enviable poste d'assistant clinique du célèbre Baron Dupuytren à l'Hôtel Dieu. Il a occupé ce poste exigeant avec prestance et acquis une très grande pratique, surtout pendant le bouleversement politique de 1830, quand des centaines d'émeutiers blessés ont été admis dans cet hôpital. En 1832 il a été nommé Chef de clinique à la faculté et en 1835, il a été envoyé par le gouvernement dans les départements de l'Aude et de la Haute Garonne pour y organiser la lutte contre le choléra. Pour ce travail il a été fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

    C'est en 1838 que Ménière, sur la recommandation de Mathéo José-Bonaventure Orfila (1787-1853), est devenu Médecin chef à l'Institut Impérial des Sourds-muets à Paris et a commencé les études pour lesquelles il est devenu célèbre. Il a basé ses observations sur les vertiges labyrinthiques périodiques et les a publiées en 1861. En 1838 il a épousé Mademoiselle Becquerel parente  d'Anton Becquerel le découvreur de la radioactivité.
    Ménière était aussi un écrivain très prolifique et a écrit dans le Journal Officiel médical, mais aussi sur la botanique (notamment les orchidées), l'archéologie, les poètes romains, entre autres.
    Ménière est mort à Paris d'une pneumonie grippale le 7 février 1862 février à l'âge de 63 ans. Son fils, Émile Ménière, fut aussi otologiste, médecin chef à l'Institut pour les Sourds.    Haut de page.

John H MENKES

    Neurologue et pédiatre américain, John H MENKES est né en 1928 et a donné son nom à une maladie génétique aussi appelée "Kinky Hair Syndrome". 
    C'est une maladie héréditaire liée au chromosome X, qui ne touche que les garçons. Il est aujourd'hui médecin chef au CEDARS - SINAI MEDICAL CENTER de Los Angeles. Il a utilisé toute son influence pour obliger les laboratoires à améliorer le vaccin DTP qu'il rendait responsable de nombreuses pathologies neurologiques. 
    En 1999, il publie un livre de fiction sur les hôpitaux et les médecins intitulé : "The Angry Puppet Syndrome".     Haut de page.

Ludwig MERZBACHER

Psychiatre allemand né le 09.02.1875 à Florence, mort en 1942. Il a fait ses études à Munich, Strasbourg et Berlin. En 1900, il obtient son doctorat à Strasbourg où il passe 2 années à l'institut de physiologie, puis exerce à la clinique psychiatrique de Freiburg (Fribourg) de 1902 à 1904, de Heidelberg (1904 - 1906) et de Tübingen pendant 4 ans. 
En 1910, il est affecté à la direction du laboratoire de la clinique psychiatrique de Buenos Aires et, en 1924 il est nommé médecin chef du German Hospital de Buenos Aires. Avec son collègue Friedrich PELIZAEUS, il est à l'origine de la description de la maladie qui porte leur nom (maladie de Pelizaeus - Merzbacher), une forme de leucodystrophie liée à l'X et qui n'apparaît généralement que chez les hommes.     Haut de page.


 Jacques MONOD

    Biochimiste français né à Paris en 1910, mort à Cannes en 1976. Il devient en 1934 assistant au laboratoire de zoologie de la faculté des sciences. En 1941, il soutint sa thèse de Doctorat ès Science sur la croissance bactérienne. Résistant pendant la seconde guerre, il vient souvent se réfugier à l'Institut Pasteur, où de 1945 à 1953, il dirige le laboratoire de physiologie microbienne, puis en 1954 crée le service de biochimie cellulaire.
    En 1959, il est nommé professeur à la faculté des sciences de Paris.

    En 1965, il partage le Prix Nobel de médecine avec F. Jacob et A. Lwoff pour ses travaux sur le contrôle de l'expression de l'information génétique.
    Avec François Jacob également, il conçoit puis démontre la réalité de l'ARNm (messager).
Titulaire de la chaire de biologie moléculaire au Collège de France en 1967, il devient directeur de l'Institut Pasteur en 1971.    Haut de page.


Luc MONTAGNIER

    Luc Montagnier est un médecin français, docteur en médecine, licencié ès sciences et diplômé d'Études supérieures de sciences. Il est né le 01.08.1932. C'est à Poitiers puis à Paris qu'il a mené de front des études de médecine et de sciences et se retrouve à 23 ans, assistant à la faculté des sciences de Paris. Il entre ensuite au CNRS et fait des séjours dans des laboratoires réputés de virologie en Angleterre.
    A Carshonton, il découvre le mode de réplication des virus à ARN (acide ribonucléique). Par la suite, à l'institut Curie, il travaille sur la réplication des virus à ADN (acide désoxyribonucléique) et, en 1972, il créé une unité d'oncologie virale à l'Institut Pasteur, qu'il dirigera jusqu'en 2000. Il travaille ensuite sur l'interféron, continue ses recherches en oncologie virale.

    C'est en 1983 qu'il découvre, avec son équipe, le virus du SIDA (Syndrome de l'immunodéficience acquise), découverte que les américains ont par la suite essayé de s'approprier, sans succès. Ses travaux actuels, comme ceux de nombreuses équipes dans le monde, portent sur la mise au point d'un vaccin, enjeu majeur des années à venir.
    Ses titres sont nombreux et impressionnants : directeur de recherches au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), chef de l'unité d'oncologie virale à l'Institut Pasteur, président du CA de la FERS (Fédération Européenne de Recherche sur le Sida), vice-président du Conseil Scientifique de l'Agence de Recherche sur le Sida, entre autres. Il est professeur émérite à l'Institut Pasteur et Directeur de recherche émérite au CNRS. En octobre 2008, il obtient avec une de ses collègues, le Prix Nobel de médecine pour sa découverte du virus du SIDA.    Haut de page.
 


Karl Friedrich Hieronymus Baron de Münchhausen

   Officier et auteur allemand, né le 11 mai 1720 à Hanovre, mort le 22 février 1797. Connu également sous le nom de "baron de mensonge", il a d'abord servi comme page auprès du Prince Anton Ulrich Von Braunschweig et plus tard comme lieutenant de cavalerie dirigeant un régiment russe pendant les deux guerres Turques.
    Il est devenu célèbre à Hanovre où il a narré les contes extraordinaires de sa vie comme soldat, chasseur et sportif. Après la mort de sa première femme, Münchhausen a épousé une noble âgée de 17 ans. Ce mariage malheureux le conduisit constamment aux scandales et à des dettes.
    Une série de contes extraordinaires a paru (anonyme) dans le magazine Vademecum für lustige Leute (1781-1783), tous attribués au Baron, quoique plusieurs soient certainement bien plus récents.
    L'homme qui a créé le mythe Münchhausen était un ami de la famille, un savant sans le sou et professeur bibliothécaire de Kassel, Rudolf Erich RASPE (1737-1794), qui avait dû fuir l'Angleterre à cause de vol dont il était accusé. Raspe a copié les contes extraordinaires, les a prolongés, puis traduits en anglais et publiés anonymement dans un petit volume à Londres en 1785 : Baron Munchhausens Récit de Ses Merveilleux Voyages et Campagnes en Russie. Le livre eut un grand succès et la deuxième édition a été traduite en allemand en 1786. En 1798 ces récits furent complétés par huit histoires, par le poète Gottfried August Bürger (1747-1894). En 1788 Bürger a ajouté cinq autres contes d'étonnement à cette collection et a produit une deuxième édition complétée. L'édition anglaise de "Les Aventures de Baron Münchhausen" de 1793 est maintenant le texte de référence qui a été traduit et plagié en la plupart des langues européennes et servi à tourner plusieurs films.     Haut de page.

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