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  Date de la dernière modification : 3-04-2017

WAALER WATSON James Dewey WILSON Samuel Alexandre
WALDENSTRÖM Jan WEGENER Friedrich  
WARBURG Otto Heinrich WEIL Adolf  


Otto Heinrich WARBURG  

    Biochimiste allemand (1883 - 1970) qui a consacré la plupart de ses travaux à la respiration et au métabolisme des cellules. S'intéressant plus spécialement à leur consommation d'oxygène, il constate que les cellules cancéreuses ont un métabolisme anaérobie (sans oxygène) préférentiel et développe ses idées dans un ouvrage Sur le métabolisme des tumeurs, publié à Berlin en 1926.
    Lauréat du prix Nobel de chimie en 1931, il poursuivra ses études en isolant une enzyme importante, la cytochrome oxydase, et en définissant le rôle de coenzyme de l'acide nicotinique.        Haut de page.



WAALER

    Les facteurs rhumatoïdes (FR) ont été mis en évidence en 1940 par le norvégien WAALER dans le sang de sujets atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) : maladie inflammatoire du tissu conjonctif, à prédominance synoviale, dont l'évolution entraîne des déformations et des destructions articulaires irréversibles.
    Il avait été observé à l'époque que ces FR étaient capables d'agglutiner des globules rouges de mouton revêtus d'immunoglobulines (Ig) de lapin anti-érythrocytes de mouton. Cette découverte fut confirmée par ROSE en 1948.        Haut de page.


Jan Gösta WALDENSTRÖM

     Médecin suédois, Jan Gösta WALDENSTRÖM est né en 1906, mort en 1996. Il a décrit la maladie (macroglobulinémie ou hémopathie lymphoïde B) qui porte son nom en 1944.
    Il a travaillé au Malmö General Hospital. Il décrivit l'état de deux patients qui avaient des saignements de la bouche et du nez, ainsi que des hémorragies dans la rétine. Le nombre de leurs globules rouges et de leurs plaquettes étaient bas, leurs vitesses de sédimentation élevées, leurs ganglions lymphatiques gonflés. Une biopsie de la moelle osseuse montra un excès de cellules lymphoplasmocytaires, sans qu'il n'y ait pourtant de douleurs dans les os, comme dans le cas d'un myélome multiple. Ces patients présentaient un grand nombre de cellules inconnues d'un poids moléculaire extrêmement élevé (il s'agissait de ce qu'on appelle aujourd'hui des IgM). Ils avaient, comme il l'a décrit en 1961, une "gammapathie monoclonale".
    La suite de sa carrière sera consacrée à de nombreux travaux sur les gammapathies. Il citait volontiers à ses étudiants une inscription tombale : "J'étais bien, mais je voulais être mieux ; c'est pourquoi je suis ici".        Haut de page.


James Dewey WATSON

    Biologiste américain, né en 1928 à Chicago. En 1950, Watson rejoint les "Cavendish laboratories" au moment où Francis Crick, Maurice Wilkins, Rosalind Franklin et Linus Pauling travaillaient sur la détermination de la structure de l'ADN. En 1956, il devient professeur à l'Université de Harvard. En 1968, Watson prend la direction du "Cold Spring Harbor Laboratory", où il développe en particulier la recherche sur les bases moléculaires du cancer. Il dirige alors parallèlement deux laboratoires (l'un à Harvard, l'autre à CSH), jusqu'en 1977 où il renoncera à celui d'Harvard.
    En 1988, dans le cadre du "Projet Génome Humain", il se voit confiée la direction du programme Génome Humain du National Institutes of Health (qui allait devenir l'année suivante le NCHGR : National Center for Human Genome Research of the National Institutes of Health). Il en démissionne en 1992, lorsque le NIH manifeste la volonté de prendre des brevets sur des séquences partielles d'ADN humain. Il est actuellement président du CSHL. CRICK et WATSON ont commencé leur collaboration en 1951. 

   Un beau matin de février 1953, Crick, entrant dans le Eagle Pub de Cambridge, en Angleterre, annonce : « nous avons découvert le secret de la vie ». 
    Ce matin-là, son confrère et lui ont en effet trouvé la structure de l’acide désoxyribonucléique, l ADN, une molécule contenue dans le noyau des cellules du corps humain. L’ADN porte le code génétique de chaque individu, c’est à dire l’ensemble des caractéristiques liées à l ’hérédité.
    Leur découverte sera aussi lourde de conséquences que celle de l’atome et de l’énergie nucléaire. Elle ouvre la voie à la manipulation des gènes pour guérir des maladies graves mais aussi pour programmer des êtres humains sans défauts.
    La structure en double hélice de l'ADN est élucidée par Watson et Crick en 1953. Watson a décrit dans son livre passionnant La double hélice (1968) le récit de la formidable découverte réalisée avec Crick. Les deux chercheurs disposent alors des éléments suivants : la composition chimique de l'ADN (désoxyribose, bases azotées, et groupements phosphate) ; les clichés de diffraction aux rayons X d'ADN cristallisé, clichés dus principalement à Rosalind Franklin et Maurice Wilkins du King's College. Ces clichés montrent une figure en croix, caractéristique des structures en hélice ; les travaux de Erwin Chargaff, qui avaient montré que pour toute molécule d'ADN, le nombre de molécules d'adénine est égal au nombre de molécules de thymine, et que celui de cytosine est égal à celui de guanine ; les analyses en microscopie électronique, qui avaient montré que le diamètre de la molécule d'ADN est de 20 Å, ce qui suggérait que cette molécule comportait deux chaînes de désoxyribose phosphate.

   C'est en élaborant successivement plusieurs modèles moléculaires que Watson et Crick réussissent à proposer une structure qui satisfasse à l'ensemble des données cristallographiques et biochimiques alors disponibles. Cette structure est aujourd'hui connue de tous, elle est devenue l'emblème de la biologie moléculaire : deux brins constitués des groupements phosphates et des sucres forment une double hélice où les orientations de chacun des brins sont opposées. Sur les sucres de chacun des deux brins sont liées les bases azotées, chaque base d'un brin étant maintenue en vis-à-vis d'une base de l'autre brin par des liaisons hydrogène. Une cytosine fait toujours face à une guanine, et une adénine à une thymine. Les deux brins d'une molécule d'ADN sont dits complémentaires.

    Crick, Watson, et Wilkins reçurent en 1962 le prix Nobel pour ces travaux, qui a été qualifiée par Peter Medawar de "la plus grande réussite scientifique de notre siècle".
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Friedrich WEGENER

   Médecin allemand né en 1907, mort en juillet 1990. En 1935, il décrit à Breslau un syndrome identique (granulomatose) chez 3 patients, puis chez 7 autres en 1954. Tous ces patients présentaient des nécroses granulomateuses de l'appareil respiratoire.        Haut de page.


Adolf WEIL

   Médecin allemand spécialiste des maladies organiques, Adolf WEIL est né le 07 février 1848 à Heidelberg, mort le 23 juillet 1916 à Wiesbaden. Après des études à Heidelberg, il a obtenu son doctorat de médecine en 1871 et s'est ensuite spécialisé à Berlin et à Vienne avec des médecins de renom, tels Moriz KAPOSI, Ludwig TRAUBE, entre autres. Il devient ensuite l'assistant de Theodor Von FRERICHS puis est nommé professeur en 1876 à la mort de ce dernier. En 1886, il se rend à Dorpat et y exerce comme professeur de médecine clinique.
    Atteint d'une tuberculose du larynx, il démissionne de ses fonctions et arrête ses activités scientifiques. C'est en 1886 qu'il a décrit 4 cas de leptospirose ictéro-hémorragique, maladie qui porte son nom (bien qu'elle ait été décrite 10 ans auparavant par un médecin anglais). En 1913, travaillant avec Emil ABDERHALDEN, il isole la norleucine. Il décède 3 ans plus tard.      Haut de page.


Samuel Alexandre Kinnier WILSON

Neurologiste anglais, né le 06.12.1878 à Cedarville (New Jersey USA), mort le 12 mai 1937 à Londres. Wilson a fait ses études au George Watson's College à Edinburgh où il a fait preuve d'un rare don pour les langues. Il devient médecin en 1902 à l'Université d'Edinburgh, puis occupe un poste à l'Infirmerie Royale d'Edinburgh avec Sir Byrom BRAMWELL. Il a centré ses activités sur la neurologie.

En 1903, il se rend à Paris pour travailler avec Pierre MARIE, puis avec Joseph BABINSKI (1857 - 1932). De retour à Londres, il est nommé en 1904 au National Hospital for Nervous Diseases. En 1912, sa réputation est immense et il reçoit la médaille d'or de l'Université d'Edinburgh.
Il a ensuite obtenu la première chaire de neurologie au King's College Hospital (où Charlie Chaplin fut l'un de ses patients).        Haut de page.

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