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La moisissure ou mucorale du pain


Date de la dernière modification
:
26-04-2017

A) MATÉRIEL 

* Microscope, lames, lamelles, chiffon, un cristallisoir avec eau de Javel.

* Boîte de Pétri stérile, öse droite, tube avec gélose glucosée "Sabouraud".

* Bec Bunsen, cristallisoir avec moisissure du pain, eau salée à 7 g/litre.

B) QUELQUES JOURS AVANT 

   On place une tranche de pain humidifiée dans un cristallisoir, que l'on recouvre d'une plaque de verre pour éviter la dessiccation. Progressivement, le pain se recouvre d'un feutrage de filaments : c'est du mycélium (filaments constituant les champignons). Ils n'ont pas d'organisation particulière et ne sont pas cloisonnés : ce sont des moisissures (*). Il s'agit de la mucorale du pain ou Rhizopus nigricans. Cette moisissure utilise facilement les sucres et l'amidon, ce qui explique son développement rapide sur le pain. C'est un saprophyte.

(*) D'autres, comme Aspergillus et Penicillium possèdent un mycélium avec des cloisons.

C) PRÉPARATION DE LA LAME ET OBSERVATION (sans coloration) 

   Une petite touffe de ce mycélium est placée entre lame et lamelle, à sec. On observe aisément les sporanges (constitués de la "tige" ou sporangiophore et d'une "boule" ou sporocyste). Dans ce sporocyste se trouvent les spores. (Une spore n'est pas une graine).

   Si on rajoute une goutte d'eau glycérinée ou salée à 7/1000, on peut voir ces sporanges gonfler légèrement, se déchirer et libérer les spores (c'est la dissémination), ce qui prouve l'importance du facteur humidité.

Remarque : plus tard, ces spores germent et redonnent des filaments de mycélium. Certains se rencontrent, fusionnent et forment des zygospores qui produisent du mycélium et d'autres sporanges. C'est ce qui explique l'envahissement rapide du récipient par cette mucorale.

 

D) ENSEMENCEMENT de Penicillium caseicolum et P. glaucum pour observation ultérieure.  

   On prépare les boîtes de Pétri avec de la gélose glucosée "Sabouraud", en début de séance. Quand le milieu est bien gélifié, on y dépose un petit prélèvement effectué sur une croûte de camembert (P. caseicolum) et un autre dans une cavité de roquefort (P. glaucum). Ces prélèvements se font dans la zone de stérilité du bec Bunsen avec une öse droite, flambée entre chaque opération.

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