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Dernière modification : 10-11-2017

Abréviations - E 


E100_E149 - E200_E249 - E950_E999 - EAL - EB - EBO - EBV - ECBC - ECBU - ECEH - ECG - E coli - E coli O104;H4 - E coli O157;H7 - EDD - EEG - EFA - EFR - EFS - EFW - EITS - EL - ELA - ELH - ELISA - EM (1) - EM (2) - EMCV - EMCV-1 - EMCV-2 - EMDR - EMG - EMLA - ENG - ENPI - EOG - EORTC - EP - EPCA - EPF - EPO - ERCP - ERV - ES - ESB - ESCA - ESST - ET - ET-1 - ET-2 - ET-3 - ETS - EVA - EVS 

EAL
Médecine biologique  -    [Angl. : Exploration of lipid abnormality]   Abrév.  Exploration d'une anomalie lipidique* exploration : du latin exploratio, parcourir un lieu en l’étudiant attentivement ; * anomalie : du bas latin anomalia, hellénisme tiré de anômalia, irrégularité ; * lipidique : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras. 
    L'EAL ou exploration d'une anomalie lipidique est un examen biologique qui donne, entre autres, les valeurs sanguines du cholestérol total, des triglycérides, du HDL ou "bon" cholestérol, du HDL ou "mauvais cholestérol". Voir les détails ci-dessous. Attention : cet examen nécessite un jeûne d'au moins 12 heures.

    Le cholestérol est un lipide formé à partir d'un noyau stérol. 
On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu'à 1,2 g/jour et il est aussi synthétisé dans les glandes surrénales. Pendant longtemps, on a mesuré dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80.
    Actuellement, on dose
* le cholestérol HDL (high density lipoproteines ou alpha lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d'éliminer le cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est dégradé. C'est le "bon cholestérol". On dose aussi
* le cholestérol LDL (low density lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C'est le "mauvais cholestérol".
* Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l'homme, < 3,2 chez la femme. 

    Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue un rôle bénéfique au niveau de l'encéphale, notamment en ce qui concerne l'établissement de nouvelles synapses.
    Les statines sont des médicaments qui ont la faculté de faire baisser le taux de LDL. En 2004, une nouvelle molécule a été découverte : c'est la rosuvastatine, appartenant elle aussi aux statines mais plus efficace.
      Schéma de la molécule de cholestérol  
    Les triglycérides sont des lipides composés à partir du glycérol (trialcool) qui a fixé, avec perte de 3 molécules d'eau, 3 acides gras. Dans la nomenclature de biochimie, ces molécules sont aussi appelées triacylglycérol.
    Dans notre alimentation, les triglycérides représentent la majeure partie des graisses et il en est de même dans l'organisme, où ils constituent environ le sixième des lipides. On distingue
* les triglycérides exogènes apportés par l'alimentation et
* les triglycérides endogènes fabriqués par le foie.
    Dans l'organisme, ils sont stockés dans des cellules spéciales de réserve : les adipocytes. Dans le plasma, ils circulent sous deux formes essentielles, liés à des protéines spécifiques : les chilomicrons (triglycérides exogènes) et les VLDL (very low density lipoproteins) pour les triglycérides endogènes.

    À noter qu'une consommation excessive de sucres peut favoriser l'embonpoint, car le glucose en excès est transformé en triglycérides (donc en graisse) par le foie. Chez l'homme, les valeurs normales sont comprises entre 0,50 et 1,30 g/L de sérum (ou 0,57 et 1,50 mmol/L), chez la femme entre 0,40 et 1,10 g/L (0,46 et 1,30 mmol/L). L'hypertriglycéridémie (trop de triglycérides dans le sang) se rencontre dans l'athérosclérose, les diabètes graves acidosiques, la pancréatite aigüe, l'éthylisme, mais aussi la prise de certaines pilules œstrogéniques, entre autres.   
Formation et molécule d'un triglycéride 

EB
Dermatologie, génétique, immunologie allergologie 
-    [Angl. : Epidermolysis bullosa]   Abrév.  Épidermolyse bulleuse* épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. 
    L'épidermolyse bulleuse, connue aussi sous le nom de épidermolyse, est une maladie de la peau non contagieuse, parfois héréditaire ou auto-immune. La maladie se caractérise par la présence de lésions bulleuses, souvent localisées aux plis cutanés. Selon le degré de gravité, il peut s'agir de quelques bulles très disséminées, contenant un liquide clair ou, au contraire, d'une éruption telle que presque toute la peau est mise à nu.
    Il existe plus de 20 formes différentes d'EB, allant  d'une forme peu sévère à des pathologies mutilantes, voire mortelles. Une mutation génétique affecte le système d'adhésion des cellules dermiques et des principales couches de l'épiderme. La peau est d'une extrême fragilité et se décolle au moindre frottement.
    Dans les formes graves, les plaies larges et multiples créent des risques infectieux sévères. Ces plaies peuvent atteindre la bouche et l'œsophage, empêchant une alimentation normale. Au cours des phases de cicatrisation, il n'est pas rare que des doigts ou des orteils fusionnent. Les souffrances endurées par ces malades sont importantes et les soins infirmiers peuvent durer plusieurs heures par jour.
Une variante de cette maladie, dite épidermolyse bulleuse jonctionnelle ou "maladie des pieds rouges", est caractérisée par un épithélium insuffisant ou absent.       Haut de page

EBO
Gastroentérologie, pharmacologie, chirurgie digestive
  -  [Angl. : Barrett's oesophagus]   AbrévEndobrachyœsophage. * endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * brachy : du grec brakhus [brachy-], court : * œsophage : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en rapport avec l’œsophage. 
    L'endobrachyoesophage est une anomalie congénitale caractérisée par un œsophage trop court et la présence d'une partie de l'estomac dans le thorax.
Syn. : brachyœsophage ou œsophage de Barrett. La physiopathologie de l'endobrachyœsophage est encore mal connue et les traitements reposent sur les anti-RGO (reflux gastroœsophagiens), ou sur la chirurgie réparatrice.   Haut de page

EBV
Médecine biologique, immunologie allergologie
  -  [Angl. : EBV - Epstein-Bass virus]   AbrévEpstein Barr Virus. * Epstein : médecin et virologue anglais né en 1921, ayant découvert en 1964, avec sa collaboratrice Yvonne Barr, le premier virus reconnu à l'origine d'un cancer humain et qui a pris leurs noms : le virus d'EPSTEIN - BARR. 
    98% de la population mondiale présente des anticorps contre le virus d'Epstein Barr ou HHV4 ou EBV, donc a été en contact avec lui. Il est responsable de nombreuses tumeurs bénignes ou malignes, de la MNI (mononucléose infectieuse) ...
    C'est en Afrique que le virus a été découvert. Il se transmet par voie buccale (maladie du baiser), transfusion sanguine et don d'organe, mais aussi par le lait et les rapports sexuels. On le retrouve  associé à plusieurs pathologies malignes comme le cancer du nasopharynx, le lymphome de Burkitt, certains lymphomes hodgkiniens et non hodgkiniens, et il est également responsable de syndromes lymphoprolifératifs chez les sujets immunodéprimés, notamment après greffe d'organe ou de moelle osseuse.
    De façon plus intrigante, il semble être l'élément déclenchant un déficit immunitaire héréditaire lié au chromosome X, ou son révélateur : le syndrome de Purtilo.

    C'est dans les cellules épithéliales de l'oropharynx et les lymphocytes B que le EBV se développe préférentiellement. Après une incubation de 30 à 50 jours, les premiers symptômes s'installent : céphalées, malaises, fatigue, puis fièvre prolongée de 10 à 15 jours et angine et pharyngite. Sauf complication toujours à craindre, la guérison est spontanée après 2 à 3 semaines, mais la convalescence peut être beaucoup plus longue
 Schéma du virus VZV       Haut de page

ECBC
Médecine biologique
  -  [Angl. : SC - Sputum culture]   AbrévExamen cytobactériologique des crachats (ou expectorations)* examen : du latin examen, languette d’une balance, de exigere, peser, soumettre à un examen ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * bactério : du latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-, bactérien], bâton, relatif aux bactéries ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Examen direct suivi d'une mise en culture du crachat pour rechercher des germes anormaux ou des parasites : mycobactéries atypiques (colonies de BAAR ou bacilles acidoalcoolorésistants) ou tuberculeuses, levures (Candida albicans), Aspergillus, amibes, œufs de Douve, Ascaris etc.     Haut de page

ECBU
Néphrologie urologie, médecine biologique
  -  [Angl. : MSU - Mid-stream specimen of urine]   AbrévExamen cytobactériologique des urines* examen : du latin examen, languette d’une balance, de exigere, peser, soumettre à un examen ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * bactério : du latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-, bactérien], bâton, relatif aux bactéries ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Examen direct, aspect du dépôt, pH, suivi d'une mise en culture des urines pour rechercher des germes anormaux (l'urine est normalement stérile). Cet examen détermine aussi le nombre d'hématies (globules rouges) et de leucocytes (globules blancs) présents dans l'urine (par millilitre).     Haut de page

ECEH   E coli   E coli O157:H7   E coli O104:H4
Médecine biologique, toxicologie, néphrologie  -  [Angl. : EHEC - Enterohemorrhagic Escherichia coli]      Abrév. Escherichia coli entérohémorragique* Escherichia : du nom de Théodore ESCHERICH qui l'a découvert en 1885 ; * coli : du grec kôlon [col(o)-, coli, colique], intestin ; racine des termes relatifs au côlon ; * entéro : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement.
   Escherichia coli est une bactérie en forme de bâtonnet, donc un bacille. Pour plus de détails et quelques exemples de maladies dues à des bacilles, voir la page bacillo. E. coli fait partie est colibacilles, c'est-à-dire qu'il est normalement présent en grande quantité dans le tube digestif des hommes, des autres mammifères et animaux homéothermes (improprement appelés animaux à sang chaud).
    La grande majorité des souches de E. coli sont sans danger, voire même utiles dans notre tube digestif, mais certaines d'entre elles sont pathogènes, provoquant régulièrement des TIA (toxi-infections alimentaires) pouvant être particulièrement graves.

   ECEH ou Escherichia entéhémorragique fabrique des verotoxines, molécules cytotoxiques produites par certaines bactéries. Ce pouvoir destructeur a été montré sur les cellules "Vero" extraites du rein du singe Cercopithecus aethiops (ou singe vert africain), ce qui explique le nom de verotoxine (vero est en esperanto, la contraction de Verda reno qui signifie rein vert). Après une durée d'incubation moyenne de 3 à 8 jours, ces toxines sont responsables de douleurs abdominales, vomissements, fièvres et même hémorragies digestives.
    La guérison intervient généralement après une dizaine de jours, mais chez les jeunes enfants et les personnes âgées qui sont les plus fréquemment touchés par cette TIA, l'infection peut aboutir à un SHU ou syndrome hémolytique urémique, qui se caractérise par une défaillance rénale aigüe, nécessitant la mise du patient sous hémodialyse, ainsi qu'une anémie hémolytique et une thrombopénie, plus rarement des AVC (accidents vasculaires cérébraux) et un coma.

   Dans plus de 4 cas sur 5, la contamination a pour origine la consommation d'aliments souillés par des déjections animales ou préparés avec de l'eau contaminée, consommés crus ou mal cuits : viandes hachées, lait cru, graines germées, crudités.

   * Le sérotype responsable des épidémies passées est E coli O157:H7 où la lettre O représente l'antigène somatique ou lipopolysaccharidique de la paroi bactérienne, H l'antigène flagellaire. La meilleure façon de se protéger de cette TIA consiste à cuire les aliments de façon que la température "à cœur" atteigne au moins 70°C.

   * Le sérotype de ECEH qui a créé une épidémie en Allemagne en mai 2011, puis qui s'est étendu à plusieurs pays : Suède, Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, France, est E coli O104:H4. Après avoir suspecté les concombres espagnols, puis des graines germées (haricots mungos ou graines de soja) entre autres, il n'y a toujours pas de certitude concernant l'origine de ces E. coli pathogènes.

    En Juillet 2011, cette épidémie a fait plus de 3 000 malades, dont une bonne centaine avec séquelles rénales et au moins 37 morts. Parmi ses particularités, ce sérotype de ECEH atteint surtout les adultes et est d'origine végétale.      Photo et schéma d'interprétation d'un bacille         Haut de page

EDD
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : EDD - Estimated Date of Delivery]   Abrév.  * EDD : prévision de la date de la délivrance. 
    L'abréviation EDD est souvent suivie de "by AUA" Il s'agit en fait de la détermination de la date de la délivrance : EDD by AUA : Estimated Date of Delivery by Average Ultrasound Age. Ce qui peut se traduire par : prévision de la date de la délivrance par estimation de l'âge fœtal par les ultrasons.
    En plus de la détermination "normale" de la date de l'accouchement (1er jour d'aménorrhée + 12 jours + 9 mois), les médecins peuvent évaluer l'âge fœtal par des mesures échographiques et, en utilisant des tableaux réalisés sur un très grand échantillonnage (plus de 30 000), la date de "délivrance", donc de l'accouchement.     Haut de page

ECG
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : ECG - Electrocardiogram]   Abrév.  Électrocardiogramme.  * électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit. 
    L'électrocardiogramme est un examen non invasif qui consiste à mesurer les courants électriques cardiaques, émis par le nœud sinusal et transmis par le nœud septal et le faisceau de His, puis propagé dans tout le corps. Ces courants très faibles sont enregistrés par des électrodes autocollantes placées sur le thorax, les poignets et les chevilles, puis ils sont amplifiés et visualisés sur une bande de papier déroulante ou numérisés et enregistrés sur un ordinateur.

    Cet examen est l'électrocardiographie. Il est systématiquement exécuté avant une opération chirurgicale et donne de précieux renseignements sur l'état physiologique du cœur. On distingue essentiellement une onde P due à l'activité électrique des oreillettes, une onde QRS due aux ventricules et une onde T de repolarisation. 
    Les appareils ou électrocardiographes ont été considérablement miniaturisés et sont le plus souvent portables. Voir aussi Holter. Électrocardiographique : adj. relatif à cet examen. Schéma d'un ECG normal     Haut de page

EEG
Neurologie
  -  [Angl. : EEG - Electroencephalogram]   AbrévÉlectroencéphalogramme.  * électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit. 
    L'électroencéphalogramme est l'enregistrement graphique des courants électriques émis par les différentes zones de l'encéphale, après amplification. Cette technique existe depuis plus de 60 ans. Les courants sont recueillis par les électrodes réceptrices placées sous un "casque" en matière élastique. L'enregistrement suppose d'enduire préalablement les différentes zones du crâne d'une gelée conductrice.
    L'examen est non invasif et couramment pratiqué lors de crises d'épilepsie, après un traumatisme. Des aiguilles encrées permettent de tracer sur un papier déroulant, les différentes ondes émises par le cerveau.
    Actuellement, les appareils d'enregistrement sont portables et les tracés sont numérisés et visualisés sur un écran d'ordinateur.

    Électroencéphalographie : technique permettant d'obtenir un électroencéphalogramme, grâce à un appareil nommé électroencéphalographe.
    Électroencéphalographique : adj. se rapportant à l'enregistrement des ondes électriques émises par l'encéphale.     Haut de page

EFA
Gynécologie obstétrique, alcoologie, pédiatrie
  -  [Angl. : FAS - Fetal alcohol syndrome]   AbrévEmbryofœtopathie alcoolique* embryo : du grec embruon [embry(o)-, embryonnaire], embryon, fœtus ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel : * alcoolique :  du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool. 
    L'embryofœtopathie (syn. : syndrome d'alcoolisme fœtal, S.F.A.) est l'ensemble des symptômes frappant le nouveau-né victime de l'alcoolodépendance de sa mère. La découverte de ce syndrome est due au Dr Lemoine de Nantes (1968). Les conséquences pour le fœtus sont nombreuses et souvent dramatiques. Entre autres : une dysmorphie craniofaciale, retard de croissance, volume cérébral réduit, atteintes des organes sensoriels (vue, ouïe), malformations cardiaques et urogénitales, défense immunitaire réduite etc.     Haut de page

EFR
Immunologie allergologie, pneumologie
  -  [Angl. : PFT - Pulmonary function test]   AbrévExploration Fonctionnelle Respiratoire.  * exploration : du latin exploratio, parcourir un lieu en l’étudiant attentivement ; * fonctionnelle : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnement], s’acquitter, utilité, mécanisme ; * respiratoire : du latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur, respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène. 
    L'exploration fonctionnelle respiratoire (EFR) permet de mesurer, de quantifier l'état respiratoire réel du patient. Elle mesure entre autres, les paramètres qui reflètent l'obstruction bronchique, c'est-à-dire le VEMS et le DEP. On fait également une CRF, c'est-à-dire une mesure de la capacité résiduelle fonctionnelle, grâce à la technique de la dilution de l'hélium.  Haut de page

EITS
Chirurgie générale
  -  [Angl. : European Institute of Telesurgery]   Abrév Institut Européen de Téléchirurgie.  * télé : du grec têle [télé-], loin de, à distance ; * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéir(o)-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production. 
    L’EITS a été créé en juin 1994 à la rencontre de l’avènement de la chirurgie laparoscopique, par le professeur Jacques Marescaux, chef du service de chirurgie digestive et endocrinienne des hôpitaux universitaires de Strasbourg. L’EITS se veut être un forum unique ouvrant la porte du bloc opératoire à la haute technologie, mettant de sorte en exergue le passage maintenant obligé de la chirurgie manuelle, tactile, à la chirurgie technologique.    Haut de page

EL   EM (2)
Anatomie, rhumatologie, chirurgie orthopédique et traumatologique  -  [Angl. : Lateral epicondyle, medial epicondyle]   Abrév.  Epicondyle latéral et épicondyle médial
    L'humérus
* (humérus : du latin humerus [humér(o)-], os unique du bras, entre épaule et coude) est l'os long unique du bras, articulé à son extrémité proximale avec la clavicule et l'omoplate pour former l'articulation de l'épaule (ceinture scapulaire), et à sa partie distale avec le radius et le cubitus pour former le coude.  C'est au niveau de l'articulation du coude que l'humérus présente deux épiphyses ou reliefs : l'épicondyle latéral et l'épicondyle médial qui servent tous les deux à l'insertion de ligaments. Schéma de l'humérus       Haut de page

EMCV    EMCV-1    EMCV-2
Virologie, cardiologie, neurologie  -  [Angl. : EMCV - Encephalomyocarditis virus]   Abrév.  Virus de l'encéphalomyocardite.   
    Ce virus à ARN (*) simple brin appartient à la famille des Picornavirus (Picornaviridae) et au genre Cardiovirus (**). Il touche les animaux, notamment les rongeurs qui contaminent les mammifères d'élevage, et peut se transmettre aux humains. Il attaque le cœur et provoque des lésions mortelles.
    Il a été découvert dans les années 1940 chez les lions, les éléphants, les primates non humains, les souris et les rats. Il est présent dans le monde entier et se transmet essentiellement par les rats qui sont des porteurs sains (porteurs du virus, mais ne présentant aucun symptôme). C'est principalement les élevages de porcs qui sont touchés car leur nourriture est souvent contaminée par les déjections de rats et, dans ce cas, on peut constater jusqu'à 100% de mortalité chez les porcelets.
    Il n'y a pas actuellement de traitement contre cette infection.
On distingue 2 types principaux pour ce virus : EMCV-1 qui provoque essentiellement des troubles de la reproduction et EMCV-2 responsable de l'insuffisance cardiaque et des myocardites.

(*) RNA : Ribonucleic acid, en français ARN ou acide ribonucléique
(**) pico : de l'italien piccolo, petit ; placé devant le nom d'une unité de mesure, ce préfixe le divise par un billion, soit par 10^12 ;
* virus
: de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus.
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EFS
Hématologie, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : French establishment of blood]   AbrévÉtablissement Français du Sang.
    "L'EFS est l'opérateur unique de la transfusion sanguine. C'est un établissement public qui gère les activités transfusionnelles. Il assure la régulation de l'approvisionnement en produits sanguins labiles (PSL). Il est aussi chargé, au travers de ses établissements régionaux, de missions définies antérieurement de distribution, de conseil transfusionnel, de traçabilité et de signalement d'incidents transfusionnels et de suivi épidémiologique des donneurs".  Haut de page

ELA
Génétique, associations de malades
  -  [Angl. : ELA - European Leukodystrophy Association]   AbrévAssociation Européenne contre les Leucodystrophies.  * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement. 
      Qu'est-ce que l'ELA ? Fondée en février 1992 dans le cadre de la loi 1901, l'ELA est une association de parents et de patients motivés et bien informés, un trait d'union entre toutes les leucodystrophies, un soutien pour la  recherche, un réseau de solidarité, une ouverture aux pays européens.
    Elle présente un site Internet et propose un service destiné aux familles et aux professionnels (RAIL : réseau d'aide et d'information sur les leucodystrophies), un soutien à la recherche médicale par l'évaluation et une aide à des projets de recherche, un soutien au "Projet Myéline" . Présentée récemment à la télévision par Zinedine ZIDANE, elle organise l'opération "Mets tes baskets et bats la maladie" qui mobilise élèves, parents et parrains. Pour en savoir plus sur les leucodystrophies (clic sur ce mot).    Haut de page

ELH
Biochimie 
[Angl. : HLE - Human leukocyte elastase]   AbrévÉlastase leucocytaire humaine.  * élasto : du latin scientifique elasticus, du grec elastos [élast(o)-], ductile ; en biologie, caractérise l’élastine, scléroprotéine constituant les fibres du tissu élastique ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine. 
    L'élastase leucocytaire humaine est une protéase (enzyme) importante dans l'emphysème pulmonaire et dans d'autres pathologies inflammatoires. Cette enzyme peut être inhibée par une nouvelle famille de protéases, synthétisée par l'École Normale Supérieure de Lyon. Il s'agit de pseudopeptides originaux formés de 6 acides aminés dans lequel l'un d'entre eux est remplacé un analogue modifié, un acide alpha-hydraziné.  Haut de page

ELISA
Immunologie allergologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay]   Abrév* ELISA : Analyse par immunoabsorption enzymatique. 
    Test sérologique utilisé pour le dosage d'AC (anticorps) de virus ou de bactéries. Cette technique de dosage immunoenzymatique permet la recherche des AC de nombreuses maladies : SIDA, peste, Staphylococcus aureus (doré), rougeole, ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), maladie de Lyme, hépatites etc.
    Le sérum est mis en contact avec un support où sont présents des AG (antigènes) spécifiques. Il se forme alors des complexes AG-AC. On fait ensuite agir une immunoglobuline associée à une enzyme permettant la mise en évidence. En français, le test ELISA peut se traduire par : test d'immunoabsorption enzymatique.
    Synonymes : EIA Enzyme Immuno Assay,   Principe du test ELISA    Haut de page

EM
Neurologie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : Myalgic encephalomyelytis]   AbrévEncéphalomyélite Myalgique.  * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * algique : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur. 
      L'encéphalomyélite myalgique est une maladie chronique invalidante qui affecte autant les enfants que les adultes. Les synonymes de cette maladie sont très nombreux : SFC (Syndrome de fatigue chronique) ou CFIDS (Chronic Fatigue Immun Dysfonction Syndrome), maladie d'Islande, neuromyasthénie épidémique, neuromyasthénie postinfectieuse.
    Le Syndrome de Fatigue Chronique diffère de la plupart des sensations typiques de fatigue. C'est une maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes à assumer les tâches les plus simples de la vie quotidienne, parfois pendant de longues périodes de vie. Même la plus petite tâche devient un obstacle insurmontable, et dépenser un peu d'énergie peut renvoyer une personne directement au lit.

    Pour l'instant l'étiologie (cause) de cette maladie est inconnue. Le Syndrome de Fatigue Chronique est diagnostiqué par l'exclusion de toutes les autres maladies connues par la science moderne, comme les scléroses multiples, le lupus, certains cancers, la dépression, le sida, les problèmes de thyroïde, etc... 
    Il existe une Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie CFS/SPID qui a un site Internet.     
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EMDR
Psychiatrie, psychothérapie  -  [Angl. : Eye-Movement Desensitization and Reprocessing]   Abrév Désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. * - : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * sensibilisation : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir. 
    L'EMDR ou la désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires a été mise au point par Francine SHAPIRO (San Francisco - Californie - USA) dès les années 1980. Cette technique EMDR est une nouvelle approche de la psychothérapie, qui utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, donc du cerveau, soit par le mouvement des yeux, soit par des stimuli auditifs ou cutanés.
    Le but est d'induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé. On l'utilise dans le traitement du PTSD ou ESDT en français : État de stress post-traumatique. En France, c'est le psychiatre François BONNEL qui a créé en 1994 la SFEMDR ou Société française d'EMDR. En 2001, le psychiatre David SERVAN-SCHREIBER transforme le SFEMDR en "EMDR France".      Haut de page

EMG
Neurologie
  -  [Angl. : EMG - Electromyogram]   AbrévÉlectromyogramme.  * électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit.  
    L'électromyogramme est l'enregistrement obtenu à l'aide d'un électromyographe. Cet examen appelé électromyographie, est une technique d'exploration des muscles, basée sur l'étude et le recueil des potentiels de repos et d'action des unités motrices (muscles et nerfs afférents).
    On utilise des électrodes autocollantes posées sur la peau ou de fines aiguilles insérées dans le muscle. Les réponses musculaires sont numérisées et visualisées sur un écran d'ordinateur.
    Adj. : électromyographique (voir aussi biofeedback). Schéma d'un EMG 
obtenu sur un sujet soulevant pendant 10 secondes une charge de 18 kg. En haut : le biceps (actif), en bas, le triceps (inactif).          Haut de page

EMLA
Algologie, anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : Eutectic Mixture of Local Anesthetics]   Abrév.  * EMLA : mélange eutectique (du grec eutêktos, de têkein, fondre) pour l'anesthésie locale. 
    L'EMLA est l'un des médicaments utilisés dans l'anesthésie locale. On distingue essentiellement
* l'anesthésie locale transcutanée et
* l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée.
    Les anesthésiques locaux (ou locorégionaux) bloquent les canaux sodium (Na+) des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique. La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la douleur) de façon réversible. Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres.

    La lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples :
- TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ;
- LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ;
- EMLA crème (Eutectic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile ;
- Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc. Il existe aussi des patches EMLA.

    L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la peau est saine) et de son épaisseur. À noter que sur une muqueuse, la vitesse d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la distension douloureuse et traumatisante des tissus.        Haut de page

ENG
Otorhinolaryngologie 
[Angl. : ENG - Electronystagmography]   AbrévÉlectronystagmographie. * électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * nystagmo : du grec nustagma, de nustazein [nystagm(o)-], baisser la tête ; en ophtalmologie, relatif au nystagmus, mouvements oscillatoires courts et saccadés des yeux ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
     L'électronystagmographie est un examen ORL qui peut être demandé pour déterminer l'origine d'étourdissements ou de vertiges et pour en évaluer l'évolution. Il permet d'évaluer l'intégrité du système vestibulaire qui comprend les canaux semi-circulaires de l'oreille interne, le nerf vestibulaire, le tronc cérébral et le cervelet.
    Lorsqu'on stimule ce système vestibulaire, on déclenche un nystagmus (mouvements oscillatoires des yeux) qui permet de contrôler l'équilibre. C'est donc en étudiant les mouvements des yeux que l'on aura des renseignements sur l'état du système vestibulaire.
    On place des électrodes réceptrices autour des yeux, puis le sujet observe une cible mouvante (par exemple alternance de bandes noires et blanches). Dans certains cas, c'est le patient qui est soumis à des mouvements oscillatoires.  Les réponses des yeux sont numérisées et enregistrées sur un ordinateur. L'appareil utilisé est un électronystagmographe. L'enregistrement obtenu est un électronystagmogramme. Électronystagmographique : adj. relatif à cet examen.          Haut de page

ENPI
Néphrologie urologie, pédiatrie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Primary nocturnal enuresis]   Abrév.  Énurésie nocturne primaire isolée. * en : préfixe qui indique la position dans quelque chose ; * urésie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
     En France, plus de 400 000 enfants de 5 à 10 ans sont atteints d'énurésie, c'est-à-dire de fuites urinaires nocturnes. C'est le "pipi au lit" qui a culpabilisé tant d'enfants et de parents. Or cette affection est une maladie dont il faut parler au plus vite au médecin, car elle ne disparaît pas toute seule et peut provoquer à la longue un véritable isolement social et familial de l'enfant énurétique.

    * Si l'énurésie survient au-delà de 5 ans chez un enfant qui n'a jamais été propre, elle est qualifiée de primaire (ENPI ou énurésie nocturne primaire isolée).
    * Si elle survient chez un enfant déjà propre, c'est l'énurésie secondaire, dont il convient de rechercher les causes : séparation des parents, arrivée d'un bébé, décès d'un membre de la famille ou d'un animal domestique, entre autres.

    Pour l'énurésie primaire, les causes peuvent être fonctionnelles : vessie trop petite, obstruction des VAS (voies aériennes supérieures), production trop importante d'urine pendant la nuit etc. Le traitement consiste généralement en une réadaptation active de l'enfant concernant sa façon de boire (plus dans la journée et moins le soir), de faire pipi juste avant de se coucher, de noter ses progrès. Il existe aussi des médicaments qui diminuent la production d'urine.       Haut de page

EOG
Ophtalmologie 
[Angl. : Sensorial electrooculogram]   AbrévÉlectrooculogramme sensoriel.  * électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * oculo : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit ; * sensoriel : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif, sensoriel], sentir, ressentir, percevoir. 
    E.O.G. ou électrooculogramme sensoriel : cet examen est totalement indolore. Quatre petites électrodes sont placées sur la peau autour de l'œil, aux bords internes et externes. L'enregistrement consiste à recueillir les réponses obtenues par un mouvement de va-et-vient des yeux, entre deux repères lumineux rouges. L'examen proprement dit dure environ 25 minutes. Il est suivi d'un temps de réadaptation à l'obscurité (15 minutes) et à la lumière (10 minutes). L'appareil utilisé est un électrooculographe, et cet examen est appelé électrooculographie
Électrooculographique : adj. relatif à cet examen.    Haut de page

EORTC
Cancérologie, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : European Organization for Research and Treatment of Cancer]   Abrév * EORTC :  Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement des Cancers.
    "L'un des fers de lance de la cancérologie européenne repose sur le vaste réseau de recherche clinique, coordonné par l'EORTC. Cet organisme indépendant reçoit, depuis des années, un soutien important de la part de la Commission européenne. Le vaste réseau mis en place par l'EORTC depuis 1962 regroupe aujourd'hui 360 institutions hospitalières, où quelque 2.000 médecins participent à une trentaine de groupes d'études multidisciplinaires.
    Les résultats des analyses cliniques entreprises par ce réseau sont rassemblés dans une banque de données centralisée - l'EORTC Data Center - qui détient les observations recueillies lors d'essais effectués sur plus de 100.000 patients, répartis dans une trentaine de pays". EORT possède un site Internet.     Haut de page

EP
Angiolosgie et médecine vasculaire, pneumologie
  -  [Angl. : PE - Pulmonary embolism]   AbrévEmbolie pulmonaire.  * embolie : du grec embolê [embolie], attaque, obstruction des vaisseaux ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). 
     L'embolie pulmonaire est l'obstruction brutale partielle ou totale du tronc ou d'une branche de l'artère pulmonaire, résultant le plus souvent d'une TVP (thrombose veineuse profonde) ou thrombophlébite d'un membre inférieur, d'autant plus que le caillot (thrombus) est situé au-dessus du genou.  Haut de page

EPCA
Cancérologie, médecine biologique, andrologie  -  [Angl. : Early Prostate Cancer Antigen]   Abrév  * EPCA : antigène précoce du cancer de la prostate. 
    En médecine biologique, les laboratoires font toujours le dosage de la PSA (Prostate Specific Antigen) pour évaluer les risques de cancer de la prostate, étant bien entendu qu'un taux anormalement élevé de PSA ne signifie pas forcément cancer de la prostate. Pour être sûr du diagnostic, une seule solution : pratiquer une biopsie de la prostate. Elle consiste en plusieurs prélèvements de tissu prostatique, dans le but d'y rechercher d'éventuelles cellules cancéreuses.
    Des chercheurs américains viennent de montrer récemment  que le dosage d'une autre molécule, l'EPCA  ou antigène précoce du cancer de la prostate, présente une bien meilleure sensibilité et devrait, à terme, réduire considérablement le nombre de biopsies. Ces chercheurs ont même détecté des taux élevés de EPCA dans des biopsies de personnes négatives pour le cancer, mais qui ont développé un cancer dans les années qui ont suivi.      Haut de page

EPF   EFW
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : EFW - Estimated Fetal Weight]   Abrév.  Estimation du poids fœtal
    Ou estimation pondérale fœtale. Cette estimation utilise les mesures de Bip, PA, LF, entre autres. À noter que les abréviations sont souvent suivies de (CFEF), ce qui signifie "selon le Collège Français d'Échographie Fœtale". Si elles sont suivies de (Hadlock), c'est en référence à des formules d'EPF établies vers 1985 par le médecin américain Frank P. HADLOCK et qui prennent aussi en compte le Bip, la LF et le PA.      Haut de page

ERCP
Hépatologie, gastroentérologie, chirurgie digestive  -  Abrév.  [Angl. : Endoscopic Retrograde Cholangiopancreatography]  En français : cholangiopancréatographie rétrograde.
    La cholangiopancréatographie rétrograde est un examen pratiqué pour investigation de la zone du duodénum dans laquelle se déversent les sécrétions pancréatiques et la bile. Il permet donc un diagnostic du pancréas, des voies biliaires et de la vésicule biliaire.
    C'est un examen endoscopique qui est pratiqué à jeun et généralement sous anesthésie locale, pendant lequel un endoscope avec caméra est introduit dans la bouche et guidé à travers le pharynx, l'œsophage, l'estomac et le duodénum où arrivent les canaux pancréatiques et hépatiques.
    Pendant cet examen, le praticien peut faire des clichés, de petites incisions au niveau de la papille, extraire un ou plusieurs calculs...    Relations foie, pancréas, duodénum      Haut de page

EPO
Hématologie, histologie cytologie, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : EPO - Erythropoietin]   AbrévErythropoïétine* érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * poïétine : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. 
    L'EPO est une hormone produite par les cellules rénales, qui favorise l'érythropoïèse, c'est-à-dire la fabrication de globules rouges. L'érythropoïétine est une glycoprotéine qui, si elle vient à manquer, provoque une anémie pouvant être sévère. C'est le cas dans certaines insuffisances rénales.
    Actuellement, cette molécule est parfaitement synthétisée et régulièrement administrée dans certaines pathologies rénales (dialysés par exemple). L'EPO a été largement médiatisée au cours de grandes épreuves sportives et son dosage fait actuellement partie des contrôles antidopage.   Haut de page

ERV
Virologie, génétique  -  [Angl. : ERV - Endogenous retrovirus]   Abrév. Rétrovirus endogène
    On appelle rétrovirus endogène, une séquence d'ADN qui fait partie intégrante du génome d'un individu et qui est homologue de celle d'un rétrovirus. Cette séquence se reproduit comme le reste de l'ADN mais n'est pas pathogène. La présence de tels rétrovirus endogènes chez pratiquement tous les eucaryotes semble montrer que des cellules germinales (celles qui vont former les gamètes), ont été infectées et ont survécu à ces infections.
    En étudiant le génome humain, les généticiens se sont rendus compte que nous possédions un grand nombre de ces HERV (H pour human), c'est-à-dire rétrovirus endogènes humains. Au cours de l'évolution, ces séquences d'ADN ont généralement perdu leur pouvoir de synthétiser des protéines, ils sont devenus "dormants".
    Cette neutralité est due à des mutations successives, ou à des systèmes de contrôle qui inhibent ces rétrovirus endogènes. Les études actuellement menées sur les HERV cherchent à mettre en évidence des liens entre ces rétrovirus endogènes et des gènes de susceptibilité pour différentes pathologies, y compris certaines formes de cancers.   Haut de page

ES
Épidémiologie et santé publique, hématologie
  -  [Angl. : Health care institution]   AbrévÉtablissements de Santé
    "Les ES gardent leurs missions de recueil, de conservation et de transmission des données sur la sécurité sanitaire des produits sanguins. Ils assurent également, avec le concours du correspondant d'hémovigilance de l'établissement de transfusion sanguine, la même mission de signalement des incidents transfusionnels".  Haut de page

ESB
Neurologie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : BSE - Bovine spongiform encephalopathy]   AbrévEncéphalopathie spongiforme bovine. * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * spongio : du latin spongia, du grec spongos [spongi(o)-, -spongiose], relatif à la structure caverneuse d’une éponge : * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect. 
    L'encéphalopathie spongiforme bovine provoque la destruction progressive des neurones (cellules nerveuses) qui sont progressivement remplacées par des cellules gliales non fonctionnelles. Il en résulte un aspect "en éponge" du tissu nerveux observé au microscope.
    Le responsable est un prion, c'est-à-dire une protéine infectieuse. La dégénérescence neurologique est rapide et la mort intervient en peu de temps. On sait depuis quelques années que cette maladie peut se transmettre à l'homme et provoquer la nv MCJ (nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob). Pour en savoir (beaucoup) plus : cliquez sur Les prions.      Haut de page

ESCA
Imagerie médicale, biochimie  -  [Angl. : ESCA - Electron spectroscopy for chemical analysis]   AbrévElectron spectroscopy for chemical analysis. * spectro : du latin spectrum, de spectare, regarder ; en imagerie médicale, variation d’un rayonnement complexe en fonction de la longueur d’onde, de l’énergie, de la fréquence ... ; * scope : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder.
    C'est une forme de spectroscopie électronique dans laquelle un échantillon est irradié avec un faisceau de rayons X monochromatiques et les énergies des photoélectrons résultants sont mesurées. ESCA est synonyme de XPS : X ray photoelectron spectroscopy.     Haut de page

ESST
Neurologie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : STSE - Subacute transmissible spongiform encephalopathy]   AbrévEncéphalopathie spongiforme subaigüe transmissible* encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * spongio : du latin spongia, du grec spongos [spongi(o)-, -spongiose], relatif à la structure caverneuse d’une éponge : * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect ; * sub : du préfixe latin sub, sous, position inférieure, peu élevé (en quantité) ; * aigüe : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu. 
    L'encéphalopathie spongiforme subaigüe transmissible est une maladie dégénérative du système nerveux central, à évolution toujours fatale. Les plus connues :
* l'encéphalopathie spongiforme chez les bovins,
* la tremblante (ou scrapie) chez les ovins,
* la maladie de Creutzfeldt-Jakob chez l'homme.

    Le point commun des ESST est l'absence d'agent infectieux classique détectable dans le SNC (système nerveux central). La consommation par les bovins de farines animales contaminées, a amplifié la dissémination d'une maladie. Les mécanismes qui aboutissent à la mort des neurones restent peu ou mal connus. La protéine PrP (voir cette abréviation) semble intervenir dans le mécanisme puisqu'on la retrouve dans les lésions cérébrales, sous sa forme pathologique : PrPsc. Pour en savoir (beaucoup) plus : voir   Les prions.    Haut de page

ET   ET-1   ET-2   ET-3
Médecine biologique, angiologie  -  [Angl. : ET - Endothelin]   Abrév.  Endothéline  * endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * théline : du grec thêlê [-thélium], mamelon du sein. L’épithélium désignait autrefois la peau du mamelon. La terminaison « -thélium » est utilisée pour désigner divers tissus. 
    L'endothéline (ET) est un peptide connu pour le fait que c'est le plus puissant vasoconstricteur et bronchoconstricteur endogène connu. Elle a aussi pour effet d'augmenter le rythme et la force des contractions cardiaques. L'endothéline doit son nom au fait qu'elle est produite par les cellules endothéliales, à partir de deux précurseurs qui sont la proendothéline et la big-endothéline et, de par ses propriétés vasoconstrictrices, elle agit directement sur la TA (tension artérielle).
    Il existe en réalité 3 endothélines différentes, découvertes successivement et nommées ET-1, ET-2 et ET-3, mais seule la première a une activité reconnue. Les endothélines pourraient être à l'origine de certaines formes d'HTA (hypertension artérielle).      Haut de page

ETS
Hématologie, santé publique
  -  [Angl. : BTE - Blood transfusion establishment]   AbrévÉtablissement de transfusion sanguine
    Établissement agréé par l'État pour collecter le sang et ses composants, préparer des produits sanguins labiles thérapeutiques et les distribuer aux établissements de santé. L'ETS exerce une mission de santé publique dans le cadre du service de la transfusion sanguine coordonné par l'AFS (Agence Française du Sang).  Haut de page

EVA
Algologie
  -  [Angl. : VAS - Visual analog (pain) scale]   AbrévÉchelle visuelle analogique.
    C'est l'échelle de la douleur la plus fiable et la plus sensible, où la douleur est quantifiée sur une ligne allant d'un point : absence de douleur, à un autre point : douleur maximale imaginable.  Haut de page

EVS
Algologie
  -  [Angl. : Simple verbal scale]   AbrévÉchelle verbale simple.
    L'évaluation de la douleur est faite par un interrogatoire, avec l'historique de la maladie, les différents traitements et antalgiques administrés. L'EVS s'évalue de 0 : douleur absente, à 10 : douleur maximale imaginable.  Haut de page