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Dernière modification : 10-11-2017

Mots, expressions     Etymologie, définition


Eberth (Bacille d') - Efférent - Efférente - Éisotrophobie - Élation - Éléphantiasis - Éléphantiasis filarien - Éléphantiasis idiopathique - Éléphantiasis nostras - Éléphantiasis pénoscrotal - Éléphantiasis scrotal - Éléphantiasis tropical - Éminence pyramidale - Éosinophile - Épaule - Épaule (fracture) - Épaule (luxation) - Épaule (périarthrite) - Équin - Équinisme - Éréthisme - Éréthisme cardiaque - Érisiphaque - Ésophorie - Ésotropie - Ester - Estérase - Estérification - Étui pénien - Explorations fonctionnelles -

Eberth (Bacille d')
Médecine biologique épidémiologie et santé publique
  -   [Angl. : Eberth (bacillus)]    N. pr.  * EBERTH : du médecin et bactériologiste allemand (Würzburg, 1835 — Berlin, 1926). 
    C'est le bacille (Salmonella typhi)  responsable de la fièvre typhoïde (ou fièvre de Tuphos) : incubation de 1 à 2 semaines, fièvre importante et continue, voisine de 40°C, état de prostration et d'abattement, anorexie, céphalées, troubles digestifs graves (vomissements, diarrhées, abdominalgies).
    Le traitement est basé sur une antibiothérapie en milieu hospitalier. La contamination se fait par voie buccale, les bactéries atteignent l'intestin, s'enfoncent dans la muqueuse intestinale et prolifèrent activement dans les ganglions mésentériques. Certaines d'entre elles traversent la barrière intestinale et passent dans le milieu intérieur (sang et lymphe), déclenchant une septicémie. Salmonella typhi vue au microscope       Haut de page

Efférent   Efférente
Anatomie, angiologie, neurologie  -  [Angl. : Efferent]    Adj. * efférent, ente : du latin efferens, qui porte dehors, lui-même formé de ex-, hors de, et de ferre, porter (*)
    Les adjectifs efférent, efférente, caractérisent un vaisseau qui emporte un liquide hors d'un organe ou un influx nerveux qui circule dans un nerf en s'éloignant de l'organe.
    Syn. centrifuge (du centre vers la périphérie).
L'adjectif afférent, (du latin afferens, de affere, apporter, lui-même formé de ad-, préposition qui indique un mouvement vers, en direction de, et de ferre, porter) (*) a le sens inverse : il qualifie un vaisseau qui apporte un liquide à (vers) un organe, ou un nerf qui est parcouru par un influx nerveux qui circule vers un organe. Ces adjectifs sont donc souvent synonymes de centripète (de l'extérieur vers le centre).
    À titre d'exemple, les nerfs sensitifs sont afférents par rapport au système nerveux central (encéphale et moelle épinière) car ils y apportent les messages nerveux venus des organes sensoriels, alors que les nerfs moteurs sont efférents, toujours par rapport au système nerveux central car c'est de là que partent les influx nerveux qui vont provoquer les contractions, donc les mouvements des muscles.
    Autre exemple : par rapport au cœur, les veines ont afférentes car elles y apportent le sang venu de tout le corps, alors que les artères sont efférentes car elles emportent le sang vers tous les organes du corps.
    Pour un organe donné comme le rein par exemple, c'est l'inverse : les artères rénales sont afférentes car elles y apportent le sang oxygéné et riche en nutriments, les veines rénales sont efférentes car elles emportent le sang chargé de dioxyde de carbone et des déchets cellulaires. C'est la raison pour laquelle les adjectifs afférent et efférent n'ont de sens que par rapport à un organe donné.
(*) Petite précision concernant le passage de ad- ferre et de ex- ferre à afférent et efférent ; c'est ce que l'on nomme une assimilation : la dernière consonne du préfixe ad ou ex (donc le "d" ou le "x") est assimilée à la consonne suivante donc au "f", ce qui explique les deux "f" dans afférent et efférent.      Haut de page

Éisotrophobie
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Eisoptrophobia]    N. f.  * éiso : du grec eis-, préposition qui peut avoir plusieurs sens : dans, vers, pour, contre, entre autres ; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. 
    L'éisotrophobie est la crainte morbide, pouvant aller jusqu'à la peur panique, des miroirs. Comme pour la plupart des autres phobies, l'éisotrophobie peut apparaître pendant la petite enfance ou/et dans certains états de névrose et de psychose. En parlant de la phobie, S. FREUD la décrit comme une hystérie d'angoisse, par opposition à l'hystérie de conversion. 
Syn. : catoptrophobie.     Haut de page

Élation
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Elation, elating]    N. f.  * élation : du latin elatus, élevé, relevé, participe passé passif de effere, porter hors de, soulever, lui-même dérivé préfixé de ferre ; en 1951, le mot élatif s'emploie pour désigner un procédé grammatical qui exprime la qualité à un degré intensif. 
    Le terme élation est relativement peu utilisé en français, bien d'avantage en anglais, où l'on trouve aussi le verbe "to elate", rendre très (incroyablement) heureux et fier, "elating", "elation". Ce mot désigne une euphorie pathologique, parfois accompagnée d'un plaisir intense, ou un état psychologique de fierté et d'optimisme exacerbés, totalement à l'inverse de ce qui qualifie généralement un état dépressif.
    Ce changement de l'humeur, hors des "normes" de l'individu, s'accompagne aussi d'un changement des activités physiques, d'une logorrhée * (logo : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie], couler). C'est une maladie mentale qui se caractérise par un besoin irrépressible de parler en un flot continu et souvent incohérent de mots. On parle aussi de "diarrhée verbale" ou d'"incontinence verbale".
    De façon péjorative, on utilise également le terme logorrhée pour qualifier un discours long et ennuyeux
, d'une hyperactivité. Il n'est pas rare que le sujet ait, en même temps, des poussées de mégalomanie * (mégalo : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand ; * manie : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre). 
    La mégalomanie est considérée par les spécialistes comme une "surestimation délirante" de ses capacités. Les malades atteints de mégalomanie se considèrent comme des êtres supérieurs et s'identifient, en fonction de leur culture, à Dieu ou à un roi, un empereur, au maître du monde, entre autres.      Haut de page

Éléphantiasis   Éléphantiasis filarien   Éléphantiasis scrotal   Éléphantiasis pénoscrotal   Éléphantiasis tropical   Éléphantiasis idiopathique   Éléphantiasis nostras
Parasitologie et médecine tropicale, angiologie, cancérologie oncologie  -  [Angl. : Elephantiasis, True elephantiasis, or elephantiasis filariensis, Elephantiasis of the scrotum, Elephantiasis penoscrotal, Tropical elephantiasis, Idiopathic elephantiasis, Elephantiasis nostras]    N. m.   * éléphant : du latin elephantus, lui-même emprunté au grec elephas, elephantos ; * iasis : du grec iasis, guérison ; en médecine, le suffixe -iase est utilisé pour désigner un état pathologique. 
    C'est une forme extrême de lymphœdème, c'est-à-dire une accumulation parfois colossale de lymphe dans les tissus d'une région du corps, que l'on observe essentiellement dans les régions tropicales (pour l'éléphantiasis filarien ou tropical). Un éléphantiasis survient généralement en cas d'obstacle mécanique à la circulation de la lymphe, présent dans les vaisseaux lymphatiques qui drainent cet organe, notamment un parasite, le filaire de Bancroft (filariose) qui s'installe et vit dans les vaisseaux lymphatiques.
    Il peut aussi être dû à une pathologie lymphatique telle une malformation d'origine génétique ou embryologique, une compression résultant d'une tumeur, voire une lymphangite (voir ci-dessous). L'éléphantiasis se caractérise par un œdème dur et volumineux, avec épaississement de la peau (pachydermie) qui peut être d'aspect normal ou violacée, ou même parcourue de verrucosités inégales.
    Il affecte souvent un membre inférieur qui gonfle de façon telle qu'il prend alors un aspect en patte d'éléphant, mais il peut aussi toucher un membre supérieur, le scrotum, la vulve, un sein, la face. On connaît quelques cas où il est idiopathique (voir ci-dessous) et d'autres où il est apparu après une cure ganglionnaire (suppression des ganglions dans le cas de l'ablation d'une tumeur cancéreuse). Cet œdème éléphantiasique est parfois si important qu'il gêne les mouvements.

L'éléphantiasis nostras est généralement induit par une infection streptococcique. Une lymphangite apparaît avec sa rougeur œdémateuse et douloureuse, des ganglions et des poussées fébriles. Après quelques jours, tout redevient normal, mais les crises se succèdent et un œdème cutané persistant s'installe.
    Le traitement d'un éléphantiasis est celui de la cause et on assiste alors à une diminution lente de l'éléphantiasis, malheureusement le plus souvent partielle. Pour les formes qui affectent les organes génitaux externes, le chirurgie est souvent la solution la plus efficace et intéressante.
    Pour mieux comprendre ce que peut être l'éléphantiasis, voici 3 photos que j'ai extraites d'un ancien dictionnaire médical.

Eléphantiasis du brasEléphantiasis filarien du scrotumEléphantiasis du membre inférieur

Photo de gauche : éléphantiasis du bras consécutif à une récidive de cancer du sein
Photo du centre : éléphantiasis filarien du scrotum ou éléphantiasis scrotal ou pénoscrotal
Photo de droite : éléphantiasis nostras du membre inférieur

    Comme on peut le constater, certains diagnostics sont évidents (éléphantiasis scrotal, d'un membre) mais la limite entre œdème "simple" et éléphantiasis n'est pas toujours facile à établir. On peut cependant retenir plusieurs critères, tout en ne perdant pas de vue que tout éléphantiasis est un œdème, mais que tout œdème n'est pas un éléphantiasis.
- Peau fine, lisse et tendue, sur une zone gonflée qui prend le godet : œdème
- Peau (très) épaissie et dure sur un œdème très volumineux : éléphantiasis
- Membre dont le périmètre accuse une différence de plus de 10 centimètres par rapport à l'autre : éléphantiasis
- En cas de doute : présence de microfilaires dans le sang (observation au microscope ou test rapide avec anticorps) : éléphantiasis filaire.     Haut de page

Éminence pyramidale
Anatomie, otologie, ostéologie  -  [Angl. :Pyramid of tympanum]   N. f.  * éminence : du latin eminentia, qualité de ce qui est élevé ; en anatomie, désigne une protubérance ; * pyramidale : du latin pyramis, -idis, du grec puramis, -idos, qui désigne un grand monument égyptien à base quadrangulaire et quatre faces triangulaires. 
   L'éminence pyramidale connue aussi sous son ancien nom de pyramide de la caisse du tympan est une petite saillie conique de la paroi postérieure mastoïdienne de la caisse du tympan. Elle est située au-dessous de l’aditus ad entrum. Son sommet tronqué est percé d’un orifice d’où s’échappe le tendon du muscle stapédien.     Haut de page

Éosinophile
Histologie cytologie, hématologie, immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : Eosinophil]    N. m.  * éosino : du grec eôs [éosin(o)-], aurore, à cause de la couleur de ce composé : rouge par transparence, jaune verdâtre par réflexion, relatif à l’éosine obtenue par action du brome sur la fluorescéine ; * phile : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime.  
    Les leucocytes ou globules blancs ont un rôle essentiel dans les défenses de l'organisme : phagocytose et défense immunitaire à médiation cellulaire. Certains d'entre eux ont des granulations dans le cytoplasme : ce sont les granulocytes ou polynucléaires (car on a cru longtemps qu'ils possédaient plusieurs noyaux - en fait il s'agit d'un seul noyau, multilobé). Dans ces granulocytes, on distingue essentiellement 3 catégories selon leur affinité pour les colorants :
- les basophiles  qui se colorent préférentiellement avec des colorants basiques (pH > 7),
- les éosinophiles ou acidophiles   qui réagissent aux colorants acides (pH < 7) et
- les neutrophiles  qui se colorent avec des colorants neutres (pH = 7).

    Un deuxième groupe de leucocytes est représenté par les agranulocytes, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de granulations dans leur cytoplasme. On y trouve les lymphocytes, petites cellules à gros noyau, avec les lymphocytes B  qui acquièrent leur immunocompétence dans la moelle osseuse et qui, après transformation en plasmocytes, fabriquent les anticorps, et les lymphocytes T (ils acquièrent leur immunocompétence dans le thymus). Autre groupe dans les agranulocytes : les monocytes, grosses cellules à noyau excentré qui interviennent dans la phagocytose.
Les valeurs normales oscillent entre 4000 et 10 000 leucocytes par mm3 de sang. Le comptage des leucocytes ou globules blancs est un leucogramme (du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit).   Schéma d'un basophile  Schéma d'un éosinophile    Schéma d'un neutrophile   Un lymphocyte dans un frottis   Un monocyte dans un frottis        Haut de page

Épaule   Luxation de l'épaule   Fracture de l'épaule   Périarthrite de l'épaule
Anatomie, ostéologie  -  [Angl. : Shoulder, Shoulder dislocation, Shoulder fracture, Periarthritis of the shoulder]    N. f.  Du bas latin spathula, épaule, omoplate, de spatha, épée. 
    L'épaule est la partie du corps humain par laquelle le membre supérieur s'attache au tronc. Elle est comprise entre le cou et l'articulation scapulohumérale. On y distingue trois zones :
* la région deltoïdienne,
* la région axillaire connue aussi sous le nom d'aisselle et
* la région scapulaire.
    La tête de l'humérus vient se loger dans la glène, ou cavité glénoïde de l'omoplate. L'articulation de l'épaule comprend une capsule de ligaments puissants et permet des mouvements de grande amplitude du bras. Parmi les pathologies les plus fréquentes de l'épaule : les luxations, les fractures et la périarthrite.

* Luxation de l'épaule : résultant d'un traumatisme ou d'un mouvement trop violent, la luxation de l'épaule est le fait que la tête de l'humérus quitte la glène après lésion de la capsule ligamentaire. La douleur est immédiate et paroxystique et la réduction de cet accident doit être réalisée par une personne compétente. Dans les cas de luxations récidivantes et qui interviennent même pour des mouvements de faible amplitude, une intervention chirurgicale devient nécessaire.

* Fracture de l'épaule : les fractures les plus fréquentes sont celles de la tête supérieure de l'humérus chez les personnes âgées. L'épaule devient impotente et très douloureuse. Le traitement dépend de la gravité et du type de fracture, allant de la simple immobilisation à l'intervention chirurgicale.

* Périarthrite de l'épaule : les vives douleurs produites par la périarthrite de l'épaule proviennent de lésions des ligaments et/ou des tendons qui sont nombreux dans cette articulation. Cette périarthrite peut résulter d'une ancienne pathologie de l'épaule (luxation, fracture, contusion), d'une tendinite, d'une atteinte de la coiffe des rotateurs ou de calcifications présentes sur les tendons et qui vont enflammer la capsule à chaque mouvement. Le traitement est fonction de la cause et de la gravité de la périarthrite et va de la prise d'anti-inflammatoires à une opération chirurgicale.  L'articulation de l'épaule    Schéma de l'humérus   Haut de page

Équinisme   Équin  
Génétique, neurologie, orthopédie, chirurgie orthopédique, pédiatrie, kinésiologie kinésithérapie  -  [Angl. : Equine foot, Equine]    N. m.  * équin : du latin equus, equinus [équ(i)], cheval, qui se rapporte au cheval ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs.
    À l'avant de notre jambe, le muscle jambier antérieur ou tibial antérieur permet, par sa contraction, de relever la pointe du pied, alors qu'à l'arrière, le muscle jumeau ou gastrocnémien provoque le mouvement inverse par sa contraction : le talon se relève et le pied tend à se mettre dans le prolongement de la jambe (comme une danseuse qui fait des pointes), en hyperextension.
    Dans l'équinisme, le pied a cette position en permanence : le talon ne touche pas le sol et la personne qui en est atteinte prend appui sur la pointe des pieds. En fait, l'action du jambier antérieur est insuffisante pour compenser celle des jumeaux. Il en résulte des déséquilibres importants en position debout, avec très vite des atteintes articulaires au niveau des articulations coxales (hanches) et de la colonne vertébrale.
    L'équinisme peut apparaître dans certaines paralysies, après un raccourcissement du tendon d'Achille ou certaines fractures. L'équinisme est aussi souvent présent dans l'IMC : ou infirmité motrice cérébrale. * (infirmité : ce mot résulte de la réfection d'après le latin infirmus, de l'ancien français enferme, malade ; au sens classique, infirme signifie donc "qui ne jouit pas de toutes ses facultés physiques" ; * motrice : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau). 

    L'IMC est due à des lésions du cerveau, survenues avant, pendant ou après la naissance. Les causes peuvent être très variées : maladie infectieuse pendant la grossesse, hypoxie pendant l'accouchement ... Les formes d'IMC sont nombreuses et affectent essentiellement les mouvements, l'équilibre, mais aussi les organes sensoriels.
    Il existe une forme congénitale d'équinisme, connue sous l'appellation PBVE ou pied bot varus équin (* bot : peut-être du germanique butta, émoussé, mais plus probablement du francique bôt, crapaud (dans le sens émoussé, gros et court) ; * varus : du latin varus : qui a les jambes tournées en dedans, cagneux). Il s'agit d'un ensemble de malformations et distorsions dans lequel la plante du pied est orientée vers l'intérieur, avec extension excessive et talon en position haute. Le traitement est kinésique pendant les six premiers mois, puis chirurgical si nécessaire.
    Adj. équin : qui ressemble à un cheval ; ex. le pied équin ou pied bot équin qui caractérise l'équinisme.      Haut de page

Éréthisme    Éréthisme cardiaque
Physiologie, pharmacologie  -  [Angl. : Erethism ; Cardiac erethism]    N. f.  * éréthisme : du grec éréthizô, j'excite ; * cardiaque : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. 
    L'éréthisme est l'état d'excitation d'un organe. Exemple : l'éréthisme cardiaque qui correspond à un état anormal d’hyperexcitation du cœur, se traduisant par des palpitations, des malaises et une accentuation irrégulière de la force des battements. S’il peut être très gênant, l’éréthisme cardiaque n’a pas en soi de signification pathologique.     Haut de page

Érisiphaque
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Erisiphake]    N. f.  * érisis : du grec airein, airêsis [-érèse, -érésie, -érisis], enlever, que l’on peut prendre, saisir ; * phaque : du grec phakos [phac(o)-, -phakie, -phaque], lentille et en ophtalmologie, le cristallin. 
    La phacoérisis, connue aussi sous le nom d'opération de Barraquer consiste, après incision de la cornée et de l'iris, à ôter totalement le cristallin et sa capsule, sans le fragmenter, en utilisant un système spécial d'aspiration. L'appareil utilisé est un érisiphaque.     Haut de page

Ésophorie
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmologique  -  [Angl. : Esophoria, divergent strabismus]  N. f.  * éso - : du grec esô, en dedans ; * phorie : du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi. 
    Le strabisme divergent ou strabisme externe ou exotropie (*
exo- : du latin ex- , du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de ; * tropie : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour) est un défaut de convergence des deux axes visuels vers le point fixé. L'un des deux yeux (plus rarement les deux) est dévié vers l'angle externe quand l'autre présente un axe normal et fixe la cible (objet, personne par exemple).
    Ce défaut est moins fréquent que la convergence et peut être la conséquence d'une forte myopie, apparaissant essentiellement chez les grands enfants et les adultes. Comme pour les autres formes de strabisme, il peut résulter d'une maladie du globe oculaire, d'une paralysie d'un ou plusieurs muscles de l'œil, entre autres.

    Une variété de ce strabisme est qualifiée de strabisme latent, connu aussi sous le nom d'hétérophorie (
* hétéro- : du grec heteros [hétéro-], autre ; c’est le contraire de homo-). L'adjectif latent caractérise le fait que cette forme de strabisme n'apparaît que lorsque le réflexe de fusion binoculaire est neutralisé - l'ophtalmologiste dissocie en fait la vision binoculaire. Si ce strabisme latent est convergent, il s'agit de l'ésophorie, s'il est divergent, c'est l'exophorie.   Quelques exemples de strabisme            Haut de page

Ésotropie
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmologique  -  [Angl. : Esotropia, convergent strabismus]  N. f.  * éso- : du grec esô, en dedans ; * tropie : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    L'ésotropie ou strabisme convergent (
* strabisme : du grec strabismos [strab(o)-, strabisme], action de loucher ; * convergent : du bas latin convergere, de vergere, être tourné vers, aboutir à un même point) est une forme de strabisme horizontal. C'est l'un des défauts le plus fréquent de convergence des deux axes visuels vers le point fixé. L'un des deux yeux est dévié vers l'angle nasal quand l'autre présente un axe normal.
    Le sujet regarde préférentiellement avec l'œil dont l'axe est normal, toujours le même, ce qui peut progressivement faire baisser les capacités visuelles de l'autre. Chez les très jeunes enfants, un tel strabisme n'est pas rare et disparaît spontanément dans la plupart des cas. Parmi d'autres causes possibles, on peut citer une maladie du globe oculaire, une paralysie d'un ou plusieurs muscles de l'œil.   Quelques exemples de strabisme   
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Ester   Estérase   Estérification
Biochimie, endocrinologie et métabolismes, médecine biologique  -  [Angl. : Ester, Esterase, Esterification]   N. m.  * ester : de "ester", mot créé par le chimiste allemand GMELIN à partir de éther. 
    Un ester est un corps qui résulte de la combinaison d'un acide carboxylé et d'un alcool (le cholestérol a une fonction alcool), avec élimination d'une ou plusieurs molécules d'eau.
    Une estérase (du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase) est une enzyme qui catalyse l'hydrolyse d'un ester en acide et en alcool, en utilisant une ou plusieurs molécules d'eau.
    L'estérification (du latin facio, ficio, qui devient ficare en bas latin du Moyen-Age [-fication], faire, effectuer, réaliser) est la réaction au cours de laquelle un alcool et un acide interagissent pour former un ester.     Haut de page

Étui pénien
Anatomie, andrologie, urologie, sociologie  -  [Angl. : Penile case]   N. m.  * étui : de l'ancien français estoïer, renfermer ; * pénien, ienne : du latin penis [pén(o)-, -pénien, pénial], pénis, organe d'accouplement mâle.
    L'étui pénien est un dispositif en latex, percé d'un orifice et relié à une poche collectrice qui se fixe généralement sur la cuisse. Appliqué sur la verge de la même façon qu'un préservatif, il permet de recueillir les urines chez un homme incontinent et peut être utilisé de façon ponctuelle pour un test d'incontinence, ou constituer un appareillage permanent. L'étui pénien remplace avantageusement la sonde car il est non invasif, limite le risque d'infection et est une solution dans les contrindications de sonde vésicale.      
   Il existe aussi, chez certains groupes ethniques des hautes terres de Nouvelle-Guinée, des étuis péniens, appelés parfois koteka ou horim. Ce sont des protections péniennes, généralement faites à partir d'une calebasse vidée et séchée. Cet étui est maintenu par une petite boucle de fibre attachée à sa base et placée autour du scrotum. Une deuxième boucle est passée autour de la poitrine ou de l'abdomen et est attachée à la partie principale de l'étui.    Haut de page

Explorations fonctionnelles
Spécialité médicale en rapport avec de nombreuses autres spécialités  -  [Angl. : Function tests]   N. f.  * exploration : du latin exploratio, parcourir un lieu en l’étudiant attentivement
Extrait du site des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg :    
" Le service de physiologie et d’explorations fonctionnelles des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg a pour but d’améliorer la prise en charge des patients en favorisant un diagnostic précoce et un suivi adapté grâce à la réalisation d’explorations fonctionnelles cardiorespiratoires et musculaires, au repos et à l’effort.
    Les équipes étudient également le fonctionnement normal (physiologie) et anormal des organes (physiopathologie), préalable indispensable aux nouvelles approches thérapeutiques. Cette transversalité permet d’explorer au sein du même plateau technique et de façon complémentaire, diverses pathologies respiratoires, cardiaques, vasculaires et musculaires.
    Le service de physiologie et d’explorations fonctionnelles, référent en médecine du sport, assure également la prise en charge des sujets pratiquant une activité physique et sportive (prévention de la santé des athlètes), intègre l’activité physique dans la prise en charge des pathologies chroniques et assure la promotion du sport pour tous.

Le service est composé de 4 unités :
- Explorations fonctionnelles cardiovasculaires
- Explorations fonctionnelles à l'exercice et médecine du sport
- Explorations fonctionnelles musculaires
- Explorations fonctionnelles respiratoires. "      Haut de page