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Dernière modification : 10-11-2017

Électro-     Du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune) : relatif à l'électricité. Pour d'autres auteurs, "électrique" est un emprunt au latin moderne electricus, introduit vers 1600 pour désigner les propriétés attractives de l'ambre. Ce corps naturel, frotté, attire en effet à lui les corps légers et cette propriété n'a été mise en rapport avec d'autres phénomènes physiques comme le magnétisme qu'à l'époque moderne.
Électron, Électron(o)-     Electron est un mot anglais qui a été formé à partir du grec êlektron. En 1902, le mot anglais "electron" prend son sens de "particule électrique élémentaire". Actuellement, l'électron est la particule élémentaire chargée négativement, et on appelle positon la particule élémentaire chargée positivement.


Électrocardiogramme - Électrocardiographe - Électrocardiographie - Électrocardiographique - Électrochirurgie - Électrochoc - Électrocoagulation - Électrocochléographie - Électrodissection - Électroencéphalogramme - Électroencéphalographe - Électroencéphalographie - Électroencéphalographique - Électrolaryngographe - Électromyogramme - Électromyographe - Électromyographie - Électromyographique - Électronographie - Électronystagmogramme - Électronystagmographe - Électronystagmographie - Électronystagmographique - Électrooculogramme - Électrooculographe - Électrooculographie - Électrooculographique - Électrophorégramme - Électrophorèse - Électrorétinogramme - Électrorétinographe - Électrorétinographie - Électrorétinographique - Électrostimulation - Électrostimulation cérébrale - Électrostimulation cérébrale transcutanée - Électrosynérèse - Électrothérapie -

Électrocardiogramme   Électrocardiographe   Électrocardiographie   Électrocardiographique
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
  -  [Angl. : Electrocardiogram, Electrocardiograph, Electrocardiography, Electrocardiographic]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * cardio : du grec kardia [cardio, -carde, -cardie], cœur ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit. 
    Syn. : ECG. Examen non invasif qui consiste à mesurer les courants électriques cardiaques, émis par le nœud sinusal et transmis par le nœud septal et le faisceau de His, puis propagé dans tout le corps. Ces courants très faibles sont enregistrés par des électrodes autocollantes placées sur le thorax, les poignets et les chevilles, puis ils sont amplifiés et visualisés sur une bande de papier déroulante ou numérisés et enregistrés sur un ordinateur.
    Cet examen est l'électrocardiographie. Il est systématiquement exécuté avant une opération chirurgicale et donne de précieux renseignements sur l'état physiologique du cœur. On distingue essentiellement
- une onde P due à l'activité électrique des oreillettes,
- une onde QRS due aux ventricules et
- une onde T de repolarisation.

    Les appareils ou électrocardiographes ont été considérablement miniaturisés et sont le plus souvent portables. Voir aussi Holter. Électrocardiographique : adj. relatif à cet examen.  Schéma d'un ECG normal   
    Rappelons ici que toutes les cellules de notre corps présentent une ddp ou différence de potentiel entre l'extérieur de la membrane qui apparaît comme électropositive par rapport à l'intérieur qui est électronégatif. Dans le cas des cellules cardiaques, cette ddp est de 70 à 100 mV (millivolts). Le passage des PA (potentiels d'action) responsables de la contraction des cellules du myocarde en un point donné, crée une dépolarisation de ce point, qui annule et même inverse la potentialité positive.
    Ce phénomène est réversible, immédiatement suivi d'une repolarisation avec retour à l'état de repos. Pour en savoir plus sur la passage d'un PA et les phénomènes de dépolarisation - repolarisation, cliquez sur ce lien. L'électrocardiogramme représente donc la somme de tous les phénomènes électriques du myocarde en activité.          Haut de page

Électrochirurgie  
Chirurgie générale
  -  [Angl. : Electrosurgery]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production. 
    L'électrochirurgie est l'utilisation de courants électriques dans les techniques chirurgicales, de sorte que la chaleur produite par le passage du courant dans l'instrument opératoire détruise par carbonisation les tissus pathologiques. Les méthodes les plus utilisées sont l'électrocoagulation ou thermocoagulation et le bistouri électrique (ou électronique - ex. Electrocut 100), pour lesquels on place une électrode (plaque souple) sur le corps.
    À noter qu'il existe une Norme Française NF C74-365 révisée "Règles particulières de sécurité pour appareils d'électrochirurgie à courant haute fréquence"  qui régit l'utilisation des appareils pour électrochirurgie.
    Pour l'électrocoagulation, l'instrument utilisé est une aiguille ou une électrode terminée par une petite boule qui augmente le pouvoir destructeur par coagulation des tissus. Cette technique est beaucoup utilisée en dermatologie pour la destruction de petites tumeurs, des angiomes, des verrues, la couperose, l'épilation ... en neurologie, notamment dans la rhizolyse, où une température dégagée de 80°C permet de détruire par coagulation la racine rachidienne postérieure sensitive qui est responsable des douleurs (lombalgies) chroniques.
    Cette opération sur un élément du système nerveux ne se fait pas à la légère et doit résulter d'une étude approfondie du type de la douleur et de ses manifestations. En gastroentérologie, on utilise l'électrochirurgie pour supprimer les polypes du côlon, de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum (ce sont les seules parties du tube digestif accessibles par l'endoscopie).        Haut de page

Électrocoagulation  
Chirurgie générale  -  [Angl. : Electrocoagulation]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer. 
    L'électrochirurgie est l'utilisation de courants électriques dans les techniques chirurgicales, de sorte que la chaleur produite par le passage du courant dans l'instrument opératoire détruise par carbonisation les tissus pathologiques. Les méthodes les plus utilisées sont l'électrocoagulation ou thermocoagulation et le bistouri électrique (ou électronique - ex. Electrocut 100), pour lesquels on place une électrode (plaque souple) sur le corps.
    À noter qu'il existe une Norme Française NF C74-365 révisée "Règles particulières de sécurité pour appareils d'électrochirurgie à courant haute fréquence"  qui régit l'utilisation des appareils pour électrochirurgie.
    Pour l'électrocoagulation, l'instrument utilisé est une aiguille ou une électrode terminée par une petite boule qui augmente le pouvoir destructeur par coagulation des tissus. Cette technique est beaucoup utilisée en dermatologie pour la destruction de petites tumeurs, des angiomes, des verrues, la couperose, l'épilation ... en neurologie, notamment dans la rhizolyse, où une température dégagée de 80°C permet de détruire par coagulation la racine rachidienne postérieure sensitive qui est responsable des douleurs (lombalgies) chroniques.
    Cette opération sur un élément du système nerveux ne se fait pas à la légère et doit résulter d'une étude approfondie du type de la douleur et de ses manifestations. En gastroentérologie, on utilise l'électrochirurgie pour supprimer les polypes du côlon, de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum (ce sont les seules parties du tube digestif accessibles par l'endoscopie).        Haut de page

Électrodissection  
Chirurgie générale  -  [Angl. : Electrodissection]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * dis : du préfixe latin dis- marquant l’éloignement, la différence ; * section : du latin sectio [-section], scission. 
    L'électrochirurgie est l'utilisation de courants électriques dans les techniques chirurgicales, de sorte que la chaleur produite par le passage du courant dans l'instrument opératoire détruise par carbonisation les tissus pathologiques. Les méthodes les plus utilisées sont l'électrocoagulation ou thermocoagulation et le bistouri électrique (ou électronique - ex. Electrocut 100), pour lesquels on place une électrode (plaque souple) sur le corps.
    À noter qu'il existe une Norme Française NF C74-365 révisée "Règles particulières de sécurité pour appareils d'électrochirurgie à courant haute fréquence"  qui régit l'utilisation des appareils pour électrochirurgie.
    Pour l'électrocoagulation, l'instrument utilisé est une aiguille ou une électrode terminée par une petite boule qui augmente le pouvoir destructeur par coagulation des tissus. Cette technique est beaucoup utilisée en dermatologie pour la destruction de petites tumeurs, des angiomes, des verrues, la couperose, l'épilation ... en neurologie, notamment dans la rhizolyse, où une température dégagée de 80°C permet de détruire par coagulation la racine rachidienne postérieure sensitive qui est responsable des douleurs (lombalgies) chroniques.
    Cette opération sur un élément du système nerveux ne se fait pas à la légère et doit résulter d'une étude approfondie du type de la douleur et de ses manifestations. En gastroentérologie, on utilise l'électrochirurgie pour supprimer les polypes du côlon, de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum (ce sont les seules parties du tube digestif accessibles par l'endoscopie).       Haut de page

Électrochoc
Neurologie, psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Electroskock]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * choc : du mot choc qui, en médecine, consiste à créer une brusque perturbation chez un malade. 
    L'électrochoc ou sismothérapie est une méthode thérapeutique qui a pour but de réduire certains troubles psychiatriques par l'effet de décharges électriques. La décharge électrique traverse le cerveau et y provoque une crise convulsive. Bien que cette méthode soit toujours controversée pour son aspect brutal, elle reste d'une efficacité inégalée pour le traitement de pathologies comme la schizophrénie, les confusions mentales persistantes.
    Cet acte est mené sous anesthésie générale et sous surveillance médicale stricte et est pratiqué à raison de 2 à 3 séances par semaine pendant 4 semaines en moyenne.         Haut de page

Électrocochléographie
Otologie
  -  [Angl. : Electrocochleography]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * cochléo : du latin cochlear [cochlé(o)-], cuiller, contourné comme une cuiller ; en anatomie, se rapporte à la cochlée ou limaçon, dans l’oreille interne ; * graphie : du grec graphein [-graphie, graph(o)-], écrire. 
    Technique qui permet d'étudier la réponse à une stimulation électrique de la cochlée (notamment des cellules de Corti qui sont les récepteurs l'oreille interne) et du nerf auditif. Cet examen nécessite une anesthésie générale. Il consiste à placer, sous vision microscopique, une très fine électrode à travers le tympan pour enregistrer l'activité électrique du nerf auditif.       Haut de page

Électroencéphalogramme   Électroencéphalographe   Électroencéphalographie   Électroencéphalographique
Neurologie
  -  [Angl. : Electroencephalogram, Electroencephalograph, Electroencephalography, Electroencephalographic]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit ; * graphe : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    Syn. : EEG. Enregistrement graphique des courants électriques émis par les différentes zones de l'encéphale, après amplification. Cette technique existe depuis plus de 60 ans. Les courants sont recueillis par les électrodes réceptrices placées sous un "casque" en matière élastique. L'enregistrement suppose d'enduire préalablement les différentes zones du crâne d'une gelée conductrice.
    L'examen est non invasif et couramment pratiqué lors de crises d'épilepsie, après un traumatisme. Des aiguilles encrées permettent de tracer sur un papier déroulant, les différentes ondes émises par le cerveau.
    Actuellement, les appareils d'enregistrement sont portables et les tracés sont numérisés et visualisés sur un écran d'ordinateur.

    Électroencéphalographie : technique permettant d'obtenir un électroencéphalogramme, grâce à un appareil nommé électroencéphalographe.
    Électroencéphalographique
: adj. se rapportant à l'enregistrement des ondes électriques émises par l'encéphale.     Haut de page

Électrolaryngographe
Otorhinolaryngologie 
[Angl. : Electrolaryngograph]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * laryngo : du grec larugx, laruggos [laryng(o)-], relatif au larynx ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire.
    L'électrolaryngographe est un instrument muni d'électrodes que l'on place sur le cou. Il permet d'enregistrer la fréquence fondamentale de la glotte (en fait des cordes vocales) pendant la phonation. Cet examen est pratiqué chez des personnes souffrant de dysphonie (voix enrouée ou cassée), dysphagie (déglutition difficile), entre autres. Il est généralement associé à une laryngovidéoscopie (fibroscope introduit par le nez).     Haut de page

Électromyogramme
Neurologie, physiologie
  -  [Angl. : Electromyogram]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * myo : du grec mus [-myo-], muscle ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit.
    Enregistrement obtenu à l'aide d'un électromyographe. Cet examen appelé électromyographie, est une technique d'exploration des muscles, basée sur l'étude et le recueil des potentiels de repos et d'action des unités motrices (muscles et nerfs afférents).
    On utilise des électrodes autocollantes posées sur la peau ou de fines aiguilles insérées dans le muscle. Syn. : EMG. Adj. : Électromyographique (voir biofeedback).  Schéma d'un Electromyogramme
obtenu sur un sujet soulevant une charge de 18 kg pendant 10 sec. En haut : le biceps actif, en bas le triceps inactif.       Haut de page

Électromyographe   Électromyographie   Électromyographique
Neurologie, physiologie
  -  [Angl. : Electromyograph, Electromyography, Electromyographic]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * myo : du grec mus [-myo-], muscle.     L'électromyographie est une technique d'exploration des muscles, basée sur l'étude et le recueil des potentiels de repos et d'action des unités motrices (muscles et nerfs afférents). On utilise des électrodes autocollantes posées sur la peau ou de fines aiguilles insérées dans le muscle. Syn. : EMG.
    Cet examen permet de détecter une faiblesse musculaire, un défaut de la conduction nerveuse ou un trouble de la sensibilité d'un membre ou du visage.
* Dans un premier temps, une aiguille réceptrice est placée dans le muscle à évaluer, et le neurologue enregistre les potentiels au repos et de contraction.
* Dans une deuxième phase, le muscle est électrostimulé. Des électrodes placées sur la peau permettent de mesurer la vitesse de propagation des influx nerveux dans les fibres motrices et dans les fibres sensitives. 

    L'appareil utilisé pour cet examen est un électromyographe. L'enregistrement obtenu est un électromyogramme.
    Adj. : Électromyographique : qui se rapporte à l'électromyographie (voir aussi biofeedback).         Haut de page

Électronographie
Imagerie médicale  -  [Angl. : Electronography]    N. f.  * Électrono : du latin electron, créé à partir du grec êlektron, ambre jaune, corps qui s'électrise par frottement ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    L'électronographie est un procédé d'enregistrement électronique d'images, notamment à partir d'observations au microscope électronique.          Haut de page

Électronystagmographie   Électronystagmographe   Électronystagmographique
Otorhinolaryngologie 
- [Angl. : Electronystagmography, Electronystagmograph, Electronystagmographic]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * nystagmo : du grec nustagma, de nustazein [nystagm(o)-], baisser la tête ; en ophtalmologie, relatif au nystagmus, mouvements oscillatoires courts et saccadés des yeux ; * graphie : du grec graphein [-graphie, graph(o)-], écrire. 
    L'électronystagmographie (ou ENG) est un examen ORL qui peut être demandé pour déterminer l'origine d'étourdissements ou de vertiges et pour en évaluer l'évolution. Il permet d'évaluer l'intégrité du système vestibulaire qui comprend les canaux semi-circulaires de l'oreille interne, le nerf vestibulaire, le tronc cérébral et le cervelet.
    Lorsqu'on stimule ce système vestibulaire, on déclenche un nystagmus (mouvements oscillatoires des yeux) qui permet de contrôler l'équilibre. C'est donc en étudiant les mouvements des yeux que l'on aura des renseignements sur l'état du système vestibulaire.

    On place des électrodes réceptrices autour des yeux, puis le sujet observe une cible mouvante (par exemple alternance de bandes noires et blanches). Dans certains cas, c'est le patient qui est soumis à des mouvements oscillatoires.  Les réponses des yeux sont numérisées et enregistrées sur un ordinateur.
    L'appareil utilisé est un électronystagmographe. L'enregistrement obtenu est un électronystagmogramme.
    Électronystagmographique : adj. relatif à cet examen.        Haut de page

Électrooculogramme   Électrooculographe   Électrooculographie   Électrooculographique
Ophtalmologie 
- [Angl. : Electro-oculogram, EOG, Electro-oculograph, Electro-oculography, Electro-oculographic]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * oculo : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit.      L'E.O.G. sensoriel ou électrooculogramme sensoriel est un examen est totalement indolore. Quatre petites électrodes sont placées sur la peau autour de l'œil, aux bords internes et externes. L'enregistrement consiste à recueillir les réponses obtenues par un mouvement de va-et-vient des yeux, entre deux repères lumineux rouges.
    L'examen proprement dit dure environ 25 minutes. Il est suivi d'un temps de réadaptation à l'obscurité (15 minutes) et à la lumière (10 minutes). L'examen permet entre autres, de mesurer l'amplitude exacte des mouvements oculaires et s'avère très utile dans les consultations de strabologie.
    L'appareil utilisé est un électrooculographe et cet examen est appelé électrooculographie.
    Électrooculographique : adj. relatif à cet examen.     Haut de page

Électrophorèse   Électrophorégramme
Médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Electrophoresis, Electrophoregram]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * phorèse : du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi. 
    L'électrophorèse est une méthode qui permet de séparer les différents constituants ionisés d'une solution en les soumettant à un champ électrique. Sous l'action de ce champ électrique, les différents constituants de la solution se déplacent en fonction de leurs charges électriques et de la taille de leurs molécules.
    En médecine biologique, cette méthode est très utilisée, notamment pour la séparation et le dosage des principales protéines du sérum sanguin. On utilise en général un support en acétate de cellulose préalablement imbibé d'une solution tampon à pH déterminé. Le sérum est ensuite placé sur une "ligne de départ" du support et le tout est immergé dans un bac de solution tampon, puis soumis au champ électrique.
    Après un temps donné, les différents composants du mélange se sont séparés en taches ou bandes que l'on met en évidence en plongeant le support dans un réactif approprié. Voici un exemple de séparation des protéines sériques humaines réalisé en travaux pratiques de SMS.

    L'électrophorèse est également utilisée pour séparer les lipides sanguins, les hémoglobines, mais également pour l'examen du liquide céphalorachidien, de l'urine, des larmes, entre autres. Le schéma suivant est la copie d'un électrophorégramme réalisée en laboratoire d'analyses biologiques et médicales, qui donne également les valeurs normales des différentes protéines sériques  : albumine 55 à 65%, 37 à 42 g/L, alpha 1 globuline 3 à 5%, 1 à 3 g/L, alpha 2 globuline 6 à 9%, 4 à 7 g/L, bêta globulines 9 à 15%, 5 à 8 g/L, gamma globulines 11 à 20%, 8 à 12 g/L (ces valeurs dites normales peuvent légèrement varier d'un laboratoire à l'autre).  Un exemple de séparation   Un protéinogramme humain   Haut de page

Électrorétinogramme   Électrorétinographe   Électrorétinographie   Électrorétinographique
Ophtalmologie 
- [Angl. : Electroretinogram, Electroretinograph, Electroretinography, Electroretinographic]    N. m.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * rétino : du latin médiéval retina [rétin(o)-], ou du latin classique rete, filet ; en biologie, désigne la rétine, membrane sensible de l’œil ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit ; * graphe : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    Cet examen nécessite la pose d'électrodes ou d'une lentille de contact sur la cornée, après traitement avec un collyre anesthésiant. Le patient est placé dans une semi obscurité, puis les yeux sont simultanément stimulés par des éclairs lumineux blancs, bleus et rouges. Dans certains cas, on recommence l'opération après une période d'adaptation à l'obscurité totale.
    L'examen dure environ une demi-heure. Il permet de mettre en évidence une anomalie de la rétine et en particulier la rétinite pigmentaire.
    L'appareil utilisé est un électrorétinographe et l'examen est une électrorétinographie.
    Électrorétinographique : adj. relatif à cet examen.      Haut de page

Électrostimulation   Électrostimulation cérébrale   Électrostimulation cérébrale transcutanée
Neurologie, algologie  -  [Angl. : Electrostimulation, Cerebral electrostimulation, Transcutaneous cerebral electrostimulation]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * stimulation : du latin stimulare, de stimulus [-stimuline, -stimulant, -stimulation], aiguillon, qui incite, qui excite. 
    Les douleurs chroniques, associées notamment aux cancers, finissent par devenir insupportables et, à terme, seuls les opiacés les soulagent. Malheureusement, ces substances ont des effets secondaires désagréables, tels des vomissements, et on doit souvent augmenter les doses, car l’effet de tolérance diminue leur efficacité.
    Or, l’électrostimulation cérébrale, par des courants de haute fréquence, potentialise l’action analgésique de la morphine. L’électrostimulation cérébrale transcutanée a été découverte en 1972 par Aymé Limoge. Elle est parfaitement indolore et peut être appliquée en continu pendant plusieurs jours (cinq en moyenne). Cette méthode renforce également les effets des substances anesthésiques et les effets analgésiques de la morphine.

Quels sont les mécanismes de cette action ?  
    ll semble que la stimulation électrique déclenche la production d’endorphines. Mais d’autres mécanismes interviennent peut-être, telle l’inhibition des systèmes anti-opiacées : certains neurones s’opposent à l’action des morphiniques, et la stimulation électrique les inactiverait.
    L’électrostimulation ne suffit pas, à elle seule à inhiber une douleur rebelle, mais associée à la morphine, elle en potentialise l’effet analgésique, ce qui permet de diminuer les doses et, par conséquent, les effets secondaires.     Haut de page

Électrosynérèse
Médecine biologique 
[Angl. : Electrosyneresis]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * syn : du préfixe grec sun [syn-, sym-, syl-], avec ; * érèse : du grec airein, airêsis [-érèse, -érésie], enlever, que l’on peut prendre. 
    Au lieu de laisser diffuser spontanément les réactifs dans un gel, on peut les soumettre à un champ électrique, ce qui aboutit à des traits de précipitation. La méthode est rapide et sensible. L'électrosynérèse est utilisée entre autres pour la détection de l'antigène Australia, de l'alpha-fœtoprotéine, d'anticorps parasitaires et bactériens.
    Syn. contrimmunoélectrophorèse (CIE).
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Électrothérapie
Algologie, neurologie, myologie  -  [Angl. : Electrotherapy]    N. f.  * Électro : du latin scientifique electricitas, dérivé du latin classique electrum (ambre jaune), relatif à l’électricité ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    L'électrothérapie est le traitement d'une pathologie par les courants électriques, mais aussi des ondes courtes électromagnétiques et la bioréaction ou biofeedback musculaire. Pour traiter les céphalées ou maux de tête, on utilise l'ionisation : des électrodes en forme de coussinets ou d'éponges sont placées sur la peau et envoient des courants modulables en intensité et en durée.
    On utilise aussi l'ionisation pour la rééducation de certaines paralysies. Les ondes courtes électromagnétiques ont une action anti-inflammatoire, activent la circulation et la cicatrisation. Au niveau des membranes cellulaires, les ondes courtes favorisent les échanges ioniques.       Haut de page