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Dernière modification : 10-11-2017

Épine, spin(o)-     Du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine. Par extension, la racine spin(o)- est maintenant aussi relative à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière.


Épine calcanéenne - Épine de Lenoir -  Épine du calcaneum - Épine neurale - Épineusectomie - Spina bifida - Spina bifida aperta - Spina bifida occulta - Spina bifida occulte - Spina bifida ouvert - Spina ventosa - Spinal - Spinal (animal) - Spinal (nerf) - Spinalgie - Spini-axoïdo-occipital - Spiniforme - Spinitis - Spinitis aigüe - Spinitis chronique - Spinocellulaire - Spinocérébelleux -

Épine de Lenoir   Épine calcanéenne    Épine du calcaneum   Spiniforme
Ostéologie, rhumatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Lenoir's spine (spur), Calcaneal spur, heel spur, Spiniform]   N. f.  * épine : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * calcaneum : du latin calcaneum [calcané(o)-], talon, de calcare, fouler ; relatif au talon. 
    L'épine de Lenoir, connue aussi sous les noms de épine calcanéenne ou du calcaneum (c'est l'os du talon, le plus volumineux des 7 os du tarse, situé sous l'astragale et en arrière du cuboïde) ou exostose calcanéenne. L'épine de Lenoir est un ostéophyte (excroissance osseuse) en forme de lame aplatie, qui se forme progressivement sur la face inférieure de l'os du talon, à proximité du point d'insertion du fascia plantaire (un fascia est l'enveloppe conjonctive d'un ou plusieurs muscles, qui donne naissance à une aponévrose, de même nature d'un tendon ou un ligament).
    Ce fascia plantaire est étroit et épais sous le calcaneum puis prend une forme d'éventail en avant du pied car il se fixe de chaque côté des phalanges proximales des 5 orteils.

Important : dans ce type de douleurs du pied, ce n'est pas l'épine osseuse qui est douloureuse, mais les microtraumatismes ou microdéchirures présentes au niveau du point d'insertion du fascia plantaire sur le calcaneum. L'épine de Lenoir (donc les douleurs naissant au niveau de cette zone) peut être le résultat d'une tarsalgie, d'une arthrose, d'une fasciite (inflammation du fascia), d'une aponévrosite.
    Dans la plupart des cas, ces douleurs sont localisées au niveau du talon, mais peuvent aussi apparaître à l'avant du pied, au niveau des insertions sur les phalanges. Elles sont ressenties surtout au lever ou après une période d'inactivité plus ou moins longue. Elles diminuent dès la reprise d'une activité modérée (marche) et peuvent même disparaître complètement, mais elles réapparaîtront le lendemain au prochain lever.
    Environ 10% des français sont touchés par cette tarsalgie qui se révèle plus fréquente chez les plus de 40 ans, les personnes âgées, les obèses.

   La mise en évidence se fait essentiellement par examen radiologique ; les traitements sont basés sur le repos et les anti-inflammatoires. 
   Spiniforme : adj. relatif à une structure en forme d'épine.  Squelette du pied et fascia plantaire      Haut de page

Épine neurale
Ostéologie, rhumatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Neural spine]   N. f.  * épine : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * neurale : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf.   
    L'épine neurale est un autre nom pour désigner l'apophyse épineuse des vertèbres. Sur une vertèbre on observe l'apophyse épineuse ou dorsale (vers l'arrière), les apophyses transverses (de chaque côté) et les apophyses articulaires ou zygapophyses qui sont les surfaces d'articulation avec les autres vertèbres ou avec les côtes.
    À noter que les épines neurales des vertèbres cervicales sont aussi nommées apophyses bituberculeuses, du fait de leur forme.  Autre apophyse vertébrale : une saillie présente sur l'axis (2ème vertèbre cervicale), en forme de dent et qui est appelée de ce fait l'apophyse odontoïde.  Schéma d'une vertèbre      Haut de page

Épineusectomie
Neurochirurgie, ostéologie  -  [Angl. : Laminectomy]   N. f.  * épineuse : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    Pour certaines interventions au niveau de la moelle épinière, comme le traitement d'une hernie discale ou l'ablation d'une tumeur, entre autres, il peut être nécessaire d'enlever l'apophyse épineuse (ou dorsale) d'une ou plusieurs vertèbres. C'est l'épineusectomie qui est souvent associée à une laminectomie (voir cette définition) et qui libère le champ opératoire.   Schéma d'une vertèbre          Haut de page

Spina bifida   Spina bifida occulta   Spina bifida occulte   Spina bifida aperta   Spina bifida ouvert
Anatomopathologie, neurochirurgie, embryologie  -  [Angl. : Spina bifida, Spina bifida occulta, Spina bifida aperta]   N. m.  * spina : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * bifida : du latin bifidus, a, um [bifide, bifida, bifidus], fendu, séparé en deux.  
    Le spina bifida est une malformation congénitale de la colonne vertébrale qui se produit pendant la grossesse, au moment de l'évolution du tube neural. Une fissure persiste au niveau lombosacré, résultant de la soudure imparfaite des arcs neuraux de cette région : les arcs postérieurs et les apophyses épineuses des vertèbres ne sont pas soudés.
    Le risque immédiat est la hernie des méninges (enveloppes qui entourent la moelle épinière et l'encéphale) et même de la moelle épinière. Les médecins distinguent habituellement deux types principaux de spina bifida.

* Le spina bifida occulta (du latin occulta, orum, secrets) ou spina bifida occulte qui est une pathologie relativement fréquente et heureusement bénigne, et qui consiste en une simple fissure passant le plus souvent inaperçue. Ce n'est qu'au cours d'un examen radiologique de la région lombosacrée que ce spina bifida occulta est découvert. Des examens complémentaires peuvent alors être réalisés pour savoir si une intervention chirurgicale est nécessaire.

* Le spina bifida aperta (du latin aperto, as, are : ouvrir en grand, ou apertus, a, um : découvert, nu) ou spina bifida ouvert est la forme sévère, avec myéloméningocèle, c'est-à-dire hernie des méninges, du LCR (liquide céphalorachidien) et parfois de la moelle épinière. Cette forme héréditaire grave s'accompagne en plus souvent de malformations encéphaliques et troubles neurologiques.
    Aujourd'hui, le spina bifida est détectable par échographie avant la naissance grâce au DPN ou diagnostic prénatal, pratiqué entre la 16e et la 20e semaine de grossesse. En cas de suspicion, on dose l'alpha-1-fœtoprotéine, qui est anormalement élevée quand le tube neural reste ouvert.      Haut de page

Spinal   Spinal (animal)   Spinal (nerf)
Neurologie  -  [Angl. : Spinal, Spinal animal, Spinal nerve]   Adj.  * spina : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière. 
    L'adjectif spinal se rapporte à la moelle épinière, mais aussi à la colonne vertébrale. En physiologie animale, l'adjectif spinal désigne un animal décérébré, c'est-à-dire qui a sa moelle épinière détruite.
    Les célèbres "lois de Pflüger" sur les réflexes médullaires chez la grenouille ont été établies sur un animal spinal. En neurologie et en anatomie, le nerf spinal est aujourd'hui plus connu sous le nom de nerf XI, c'est-à-dire que c'est le onzième des douze (paires de) nerfs crâniens.  Les nerfs crâniens      Haut de page

Spina ventosa
Anatomopathologie, neurochirurgie, embryologie  -  [Angl. : Spina ventosa]   N. m.  * spina : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * ventosa : du latin ventis, vent, ventosa, rempli d'air.  
    Le spina ventosa est une ostéite résultant de la tuberculose (bacille de Koch) osseuse et qui siège le plus souvent aux doigts et aux doigts de pied. L'os des phalanges a un aspect tel que l'on a l'impression qu'il est insufflé d'air. C'est une véritable carie des os qui commence sans douleur aux extrémités ou jointures des os et qui s'étend ensuite sur la face interne du corps de l'os jusque dans la moelle.
    L'os devient mou ou vermoulu, se casse ou gonfle, le périoste se détache et la douleur devient vive, comme si on était percé par des épines, ce qui explique le nom de spina donné à cette pathologie. La douleur cesse quand le périoste est totalement dégradé. Il se forme ensuite une tumeur molle et boursouflée, semblant remplie d'ais, ce qui explique le 2e terme : ventosa. Si la tumeur s'ouvre, il en sort un pus séreux.       Haut de page

Spinalgie
Algologie, rhumatologue, neurologie  -  [Angl. : Spinalgia]   N. f.  * spina : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * algie : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur.  
    Le mot spinalgie désigne une douleur ressentie à une pression exercée sur les apophyses épineuses des vertèbres.       Haut de page

Spini-axoïdo-occipital
Myologie, anatomie  -  [Angl. : Rectus capitis posterior muscle]   N. m.  * spini : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * axo : du latin axis, [ax(o)-, -axial], essieu, ligne qui passe par le centre d’un corps ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence ; * occipital : du latin occiput, de caput, tête et du latin médiéval occipitalis : qui appartient à la partie supéro-inférieure de la tête.  
    Le muscle spini-axoïdo-occipital est en fait le muscle grand droit postérieur de la tête, qui unit l'axis avec l'os occipital de la base arrière du crâne et permet ainsi les l'inclinaison arrière et latérale de la tête, ainsi que sa rotation. Ce nom lui avait été donné par Charles-Louis DUMAS (médecin français, né à Lyon en 1765, mort en 1813), alors que François CHAUSSIER (médecin et anatomiste français, né à Dijon le 2.7.1746, mort à Paris le 19.6.1828) l'avait nommé le muscle axoïdo-occipital.        Haut de page

Spinitis   Spinitis chronique   Spinitis aigüe
Algologie, rhumatologue, neurologie  -  [Angl. : Myelitis]   N. f.  * spina : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * ite, itis : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    Synonyme de myélite, ce terme n'est plus utilisé, mais la description qu'en faisaient les médecins du XVIIIe siècle est intéressante à plus d'un titre. Le texte qui suit est un extrait de l'Encyclopédie méthodique (1787 à 1830) en 210 volumes - Série médecine Tome XIII.
   "Nom donné à l'inflammation de la moelle épinière. Les causes les plus ordinaires de cette maladie sont des contusions violentes de la colonne vertébrale, l'altération des vertèbres produite par une carie scrofuleuse, l'insolation prolongée sur le rachis et l'existence de tubercules ou d'autres corps étrangers ; tels qu'un caillot sanguin dans la substance de la moelle ou dans l'intérieur de la gaine membraneuse.
    Cette maladie se reconnaît à un engourdissement des doigts et des orteils, accompagné de gêne dans les mouvements ou d'un sentiment de froid, symptômes qui se développent successivement dans la totalité des membres et s'étendent ensuite au tronc.
    D'autres fois, l'engourdissement et la difficulté du mouvement sont remplacés, également au début, par des convulsions partielles ou générales, par des auras dont le point de départ a lieu à l'une des extrémités des nerfs spinaux. C'est alors seulement, et c'est le plus grand nombre de cas, qu'une douleur plus ou moins vive se fait sentir dans la colonne épinière, douleur qui même peut être exaspérée par la douleur des apophyses épineuses correspondantes.

    Lorsque la paralysie suit une marche ascendante, elle s'étend du point de la moelle affectée à la partie supérieure du tronc et aux membres thoraciques et amène graduellement la cessation de la respiration et la mort par asphyxie ; lorsqu'au contraire les symptômes de la maladie se propagent de haut en bas, les convulsions, les aura, plus rarement de vives douleurs, la paralysie, portent sur les muscles abdominaux, le rectum et la vessie. La paralysie de l'intestin et de la vessie se déclare d'abord par une constipation opiniâtre et une rétention d'urine et plus tard par des évacuations involontaires ; quelquefois cependant, la constipation et la rétention des urines persistent jusqu'à la fin.

   Le plus ordinairement, la paralysie se manifeste d'un seul côté du corps, puis de l'autre, et de la manière qu'il a été dit plus haut, c'est-à-dire par un engourdissement du pied ou de la main, par une aura, une modification dans l'état de la sensibilité et de la motilité, selon que l'altération de la moelle a son siège dans les cordons antérieurs ou postérieurs : tantôt elle attaque les deux membres, antérieurs ou supérieurs, avant d'envahir les deux autres, tantôt au contraire, ce qui cependant est beaucoup moins ordinaire, les symptômes se développent d'abord sur un membre thoracique, puis sur le membre abdominal du même côté.
   Lorsque l'inflammation existe dans le voisinage de la protubérance annulaire, il peut y avoir perte de connaissance, aphonie, trismus, grincement de dents, renversement de la tête en arrière, hydrophobie, paralysie de tout le corps, embarras, tumulte de la respiration, ainsi que nous l'avons observé ; mais autrement, les facultés intellectuelles restent très libres. Si la maladie porte sur un seul des cordons antérieurs, la paralysie est bornée à un seul côté du corps, comme la perte du sentiment n'existe également que d'un côté si l'altération occupe un des cordons postérieurs.
   Lorsque la portion cervicale est affectée, on observe ordinairement une douleur et une rigidité du col, des fourmillements, des engourdissements, des contractions permanentes, des convulsions des membres thoraciques, des paralysies consécutives, un désordre plus ou moins considérable de la respiration qui devient alors diaphragmatique. La myélite débute quelquefois alors comme un torticolis ; d'autres fois, elle s'annonce comme une gêne dans la déglutition ; les symptômes hémiplégiques existent du même côté que l'inflammation de la moelle.
   L'altération a-t-elle son siège dans la portion dorsale, entre les deux renflements, le tronc est quelquefois agité de secousses convulsives et continues, coïncidant avec des palpitations, des battements irréguliers du cœur, une gêne plus ou moins considérable de la respiration et une forte fièvre. Si la désorganisation occupe une partie des renflements, les membres peuvent participer aux convulsions et plus tard, à la paralysie...

   ... La spinitis chronique est caractérisée par les mêmes phénomènes que la spinitis aigüe, sauf que ces phénomènes surviennent très lentement, qu'ils sont à peine appréciables dans le principe, ne s'accompagnent pas de fièvre et ne s'accroissent que graduellement ; la spinitis chronique se présente quelquefois sous la forme d'aura epileptica, d'angine de poitrine, d'asthme, de gastralgie et d'entéralgie. La spinitis aigüe se termine généralement par la mort au bout de quelques jours, et d'autant plus rapidement qu'elle existe dans le voisinage de la protubérance annulaire, ou vers la région dorsale, lieu où le canal rachidien présente une étroitesse remarquable ...
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Spinocérébelleux
Anatomie, rhumatologue, neurologie  -  [Angl. : Spinocerebellar]   N. f.  * spino : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * cérébelleux : du latin cerebellum [cérébell(o)-, -cérébelleux], cervelet.  
    L'adjectif spinocérébelleux (ou spino-cérébelleux) se rapporte à un faisceau de fibres nerveuses de la moelle épinière et du cervelet.      Haut de page

Spinocellulaire
Anatomie, histologie  -  [Angl. : Spinocellular]   Adj.  * spino : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * cellulaire : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des termes relatifs à la cellule.  
   L'adjectif spinocellulaire se rapporte aux cellules du corps muqueux de Malpighi de la peau et des muqueuses, qui doivent leur nom au fait qu'elles sont réunies par des ponts ou épines. Ex. carcinome spinocellulaire.        Haut de page