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Dernière modification : 12-07-2018

Érythro-     Du grec eruthros, rouge. L'équivalent en latin du grec eruthros est ruber qui signifie également "rouge". Quant à "érythém(a)-", c'est un emprunt à l'anglais "erythema", plutôt qu'un emprunt direct au grec médical "eruthêma".


Érésipèle - Érysipèle - Érythémateux - Érythème - Érythermalgie - Érythralgie - Érythroblaste - Érythroblastique - Érythrocytaire - Érythrocyte - Érythrocytoblaste - Érythrocytolyse - Érythrodermie - Érythrodermie bulleuse avec épidermolyse - Érythrodermie desquamative du nourrisson - Érythrodermie ichtyosiforme - Érythrodontie - Érythrogenèse - Érythrolyse - Érythromélalgie - Érythropénie - Érythropie - Érythropoïèse - Érythropoïétine - Érythropoïétique - Érythropsie - Érythrose -

Érésipèle     Érysipèle
Dermatologie  -  [Angl. : Erysipelas]   N. m.  * érysipèle : du latin médical erysipelas, ou du grec eruthros [érythro], rouge et de pella, peau. 
    L'érysipèle, parfois écrit érésipèle est une affection du derme et de l'hypoderme qui se traduit par l'apparition d'une rougeur, due à une infection aiguë par un streptocoque. Cette rougeur qui se manifeste au niveau du visage apparaît comme des plaques appelées "placards", légèrement surélevées et limitées par un bourrelet.
    D'autres parties du corps peuvent être atteintes, notamment les jambes. La bactérie responsable de la grande majorité des cas est Streptococcus pyogenes et le traitement est une antibiothérapie à base de pénicilline. Dans certains cas, les complications sont rapides et sévères : apparition de plaies purulentes avec production de gaz : c'est une forme de gangrène gazeuse.      Haut de page

Érythème   Érythémateux
Dermatologie
  -  [Angl. : Erythema, Erythematous]   N. m.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; ou * érythème : du grec eruthêma, rougeur de la peau. 
    L'érythème fessier du nourrisson est une irritation de la peau, à l'endroit normalement couvert par les couches. La peau peut être légèrement rouge, ou fissurée et enflammée avec de petites poches de pus. L'érythème fessier peut avoir plusieurs causes, mais il est le plus fréquemment provoqué par le fait que la peau reste trop longtemps en contact avec l'urine et les excréments du bébé.   
    Les bactéries des excréments décomposent l'urine en ammoniac, un irritant puissant. (Ces bactéries préfèrent un milieu alcalin ; or, contrairement aux bébés nourris au sein, les bébés nourris au biberon ont des excréments alcalins ; ceux-ci risquent donc davantage de souffrir de l'érythème fessier). La peau s'irrite dans la région des organes génitaux et, si elle n'est pas soignée, des pustules peuvent se former. Les couches de ces nouveau-nés dégagent toujours une forte odeur d'ammoniac.

    L'érythème fessier peut aussi se produire si le bébé est mal essuyé après son bain. Le plus souvent, l'érythème est alors limité aux plis de la peau, en haut des cuisses. Si l'éruption couvre presque toute la peau à l'endroit des couches et si on utilise des couches de tissu, l'érythème résulte peut-être d'une réaction allergique au détergent.
    Cette réaction est l'un des premiers signes d'une forme d'exéma, appelée "exéma du nourrisson". L'érythème fessier peut encore se produire en cas de maladie ou de diarrhée. Certains enfants sont davantage que d'autres sujets à cette irritation.
    Une éruption qui débute autour de l'anus et se répand sur le postérieur et les cuisses n'est peut-être pas un érythème fessier, mais une éruption de muguet. 
    Adj. : érythémateux : qui concerne un érythème ou qui en a l'aspect.       Haut de page

Érythroblaste   Érythroblastique   Érythrocytoblaste
Hématologie, histologie cytologie, embryologie
  -  [Angl. : Erythroblast, Erythroblastic, Erythrocytoblast]   N. m. * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Les érythroblastes participent à l'hématopoïèse : ils sont à l'origine de la lignée dite érythroblastique qui aboutit finalement au stade érythrocyte. Auparavant, l'érythroblaste se transforme en érythroblaste basophile, puis en érythroblaste polychromatophile, érythroblaste acidiphile, réticulocyte et enfin hématie.
    C'est l'érythroblaste acidophile qui expulse son noyau.  Les synonymes sont nombreux : érythrocytoblaste (cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule), érythrocyte nucléé (qui possède un noyau), hématie nucléée, proérythrocyte, pronormoblaste, karyocyte.         Haut de page

Érythrocyte   Érythrocytaire
Hématologie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Erythrocyte, Erythrocytic]   N. m.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule.
    C'est le globule rouge ou hématie, cellule anucléée du sang. Il y en a environ cinq millions par mm3 de sang. Ces cellules ont une durée de vie courte (environ 120 jours), une dimension de 7 x 2 microns, et sont responsables du transport des gaz de la respiration : dioxygène et dioxyde de carbone, grâce à l'hémoglobine qu'elles transportent.
    Avec le monoxyde de carbone (CO) l'hémoglobine forme un composé stable responsable d'asphyxie et d'accidents mortels. À leur surface, des marqueurs dits "mineurs" déterminent les groupes sanguins et le facteur rhésus. 
    Adj. : érythrocytaire : qui concerne les érythrocytes. Schéma d'un érythrocyte      Haut de page

Érythrocytolyse   Érythrolyse
Hématologie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Erythrocytolysis, Erythrolysis]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * cyto : du grec kutos [cyto-, cyte], cellule ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution. 
    L'érythrocytolyse est la destruction des érythrocytes ou globules rouges ou hématies. Cette destruction  se fait par éclatement de la membrane et sortie du contenu cellulaire et donc de l'hémoglobine (pigment qui colore en rouge ces cellules).
    Cette pathologie peut s'observer lorsque l'on perfuse un liquide hypotonique (moins concentré) dans une veine. L'eau rentre dans les érythrocytes et les fait éclater.
    Syn. : hémolyse, érythrolyse.        Haut de page

Érythrodermie
Dermatologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Erythroderma]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * dermie : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau. 
    L'érythrodermie est une dermatose caractérisée par une rougeur généralisée, un érythème aigu ou chronique des téguments souvent suivi de desquamation et de prurit, relevant de multiples étiologies, inflammatoires ou tumorales. Elle peut être une complication d'un psoriasis, d'un exéma (nouvelle orthographe de eczéma) ou d'une intoxication médicamenteuse. Il existe de nombreuses formes d'érythrodermie : érythrodermie ichtyosiforme, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse, érythrodermie desquamative du nourrisson, entre autres. Pour plus de détails, voir les définitions respectives.        Haut de page

Érythrodermie bulleuse avec épidermolyse
Dermatologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Bullous erythroderma with epidermolysis]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * dermie : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * bulleuse : du latin bulla [bulle, bulleux, euse], goutte d'eau ; vésicule plus ou moins grosse, remplie de liquide, siégeant en un point variable de la peau ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * dermo : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution. 
    L'érythrodermie bulleuse avec épidermolyse est aussi connue sous le nom de syndrome de Lyell, affection d'une certaine gravité qui touche essentiellement les tissus dérivés de l'ectoderme. Cette forme d'érythrodermie débute brutalement chez des sujets généralement jeunes, sans que l'on n'en connaisse la cause (peut-être une réaction immunologique d'hypersensibilité à des agents divers).
    Elle se traduit par une atteinte des muqueuses de la bouche (stomatite bulleuse : des bulles se forment puis se rompent et laissent place à des lésions inflammatoires), des muqueuses génitale et anale, une inflammation de la conjonctive (membrane qui tapisse la surface de l'œil et l'intérieur des paupières), l'apparition de cocardes cutanées caractéristiques (0,5 à 2 cm de diamètre, à bord externe rouge foncé), parfois des manifestations pulmonaires et une altération de l'état général.

    Ces symptômes durent en moyenne 1 à 2 semaines, puis disparaissent. Le malade est guéri. En général une corticothérapie est prescrite pendant la phase aigüe.
    Syn. : syndrome de Stevens-Johnson. Il existe une forme d'ectodermose pluri-orificielle dite syndrome de Fiessinger-Rendu.  Quand le décollement cutané atteint plus de 10% de la surface corporelle, on nomme syndrome de Lyell cette ectodermose.

    Grâce aux travaux de recherche de certaines équipes, notamment de l'INSERM (publication de la Fondation pour la Recherche Médicale - janvier 2003), on sait aujourd'hui que le syndrome de Lyell peut être déclenché par la prise de certains médicaments comme des barbituriques, des sulfamides. Ils déclenchent une allergie grave qui fait intervenir ces lymphocytes T8, appelés aussi lymphocytes cytotoxiques, car les chercheurs en ont retrouvé dans le liquide contenu dans les bulles de décollement de l'épiderme. D'autres substances interviennent également, comme certaines cytokines, produites par les kératinocytes de l'épiderme.        Haut de page

Érythrodermie desquamative du nourrisson
Dermatologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Desquamative erythroderma in infants]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * dermie : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * des- : du préfixe latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * squame : du latin squama [squame, -squameux], en forme d'écaille, formé d'écaille ; * Karl LEINER : 1871 - 1930 ; * André MOUSSOUS, pédiatre français, né le 06.06.1857 à Bordeaux, mort en 1926 à Bordeaux. 
    L'érythrodermie desquamative du nourrisson ou dermite séborrhéique du nourrisson ou maladie de Leiner-Moussous débute par une dermite apparaissant sur le cuir chevelu et les fesses (bipolaire) puis sur les plis de flexion. La maladie apparaît toujours avant le 3ème mois, en général entre la 2ème et 4ème semaine de vie. Il s'agit d'un érythème fessier extensif associé à un érythème squameux du cuir chevelu, un intertrigo inguinal, axillaire, rétro-auriculaire et sous-mentonnier. Par la suite, des médaillons érythématosquameux se forment au niveau de l'abdomen, parfois pustuleux et suintants dans les plis. On note également des troubles trophiques au niveau des ongles.
   S'agissant de nourrissons, les risques sont une perte protidique et hydroélectrolytique avec arrêt de croissance et des complications infectieuses digestives.       Haut de page

Érythrodermie ichtyosiforme
Dermatologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Ichthyosiform erythroderma]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * dermie : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau * ichtyo : du grec ikhthus [ichty(o)-], poisson ou du latin ichthus, même signification ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.   
    L'érythrodermie ichtyosiforme est une affection cutanée héréditaire qui se transmet selon le mode récessif (les deux parents doivent en être atteints), mais il existe aussi d'autres modes de transmission. Dans cette pathologie, la peau présente une sécheresse excessive qui fait apparaître des squames qualifiées d'ichtyosiques et qui la fait progressivement ressembler à une peau écaillée, ce qui lui a valu son nom.
    Les lésions cutanées ne deviennent visibles que vers l'âge de deux ans, pour atteindre leur paroxysme vers 14 à 15 ans et persister ensuite pendant toute la vie, avec des périodes de "calme", en particulier en été quand la transpiration réhydrate la peau. Il existe des ichtyoses localisées qui ne touchent que certaines parties du corps, notamment les mains et la plante des pieds. Ces ichtyoses localisées font partie des kératodermies symétriques congénitales.
    Pour la plupart des autres formes dites généralisées, tout le corps est atteint, mais certaines zones le sont bien moins, du fait de la présence d'un nombre important de glandes sudoripares et sébacées : il s'agit des aisselles, de l'aine et des plis génitaux, de la région périanale. D'autres zones sont également peu touchées, en particulier le visage, les zones de la barbe et des sourcils, ainsi que les muqueuses. En revanche, les coudes, genoux et face externe des membres sont les zones les plus atteintes.         Haut de page

Érythrodontie
Odontostomatologie, génétique, médecine biochimique  -  [Angl. : Erythrodontia]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * odonto, odontie : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent. 
    L'érythrodontie est la coloration rougeâtre des dents, pouvant aller du rose au rouge et même au brun. Cette coloration est la conséquence d'une maladie héréditaire : la porphyrie érythropoïétique (transmission autosomique dominante) qui est due à un déficit en ferrochélatase.
    Les manifestations cutanées de cette maladie débutent dès l'enfance et se déclarent après une exposition d'à peine quelques minutes au soleil : sensation de brûlure, de prurit, érythème et œdème avec formation de vésicules dures.
    Traitement : vitamine A (bêta-carotène). L'érythrodontie est aussi souvent accompagnée d'une anémie de type hémolytique et d'une excrétion urinaire importante d'uroporphyrine. La porphyrie érythropoïétique est aussi appelée maladie de GÜNTHER.
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Érythromélalgie   Érythermalgie   Érythralgie
Dermatologie, hématologie  -  [Angl. : Erythromelalgia, Erythermalgia, Erythralgia]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * mélo : du grec melos [-mèle, -mélie, mélique], relatif au membre ; * algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur. 
    L'érythromélalgie, encore connue sous les noms de érythermalgie ou érythralgie, est une affection qui est due à une hyperémie (trop de globules dans le sang) et qui se manifeste par des douleurs aux extrémités (mains, pieds) pouvant être paroxystiques, une hyperthermie (élévation de la température) locale et une hyperhidrose (sudation anormalement importante). Ce sont surtout les pieds qui sont douloureux et chauds, cette sensation pouvant se comparer à de véritables brûlures, soulagées par des bains d'eau froide.
    Les femmes sont plus sujettes à ces crises qui peuvent durer de quelques minutes à quelques heures, et s'avérer insupportables. Les causes sont essentiellement une polyglobulie (c'est la maladie de Vaquez), mais aussi le diabète, le LEAD (lupus érythémateux aigu disséminé), l'HTA (hypertension artérielle), entre autres.        Haut de page

Érythropénie
Hématologie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Erythropenia]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * pénie : du grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution.   
    Diminution plus ou moins importante des érythrocytes (ou hématies, ou globules rouges). L'érythropénie est une forme d'anémie et peut avoir de très nombreuses causes : parasitose, hémorragie, manque d'hémoglobine ou de fer (constituants essentiels des érythrocytes), etc.  Cette pathologie est très facilement mise en évidence par une NFS (numération et formule sanguine).       Haut de page

Érythropoïèse   Érythropoïétique  
Hématologie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Erythropoiesis, Erythropoietic]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * poïèse : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. 
    Production de globules rouges (ou hématies ou érythrocytes) dans des organes spécialisés, nommés érythropoïétiques. Les globules rouges dérivent de cellules spécialisées de la moelle osseuse, localisées plus particulièrement dans les côtes, le sternum, le pelvis et les vertèbres. Ce sont les cellules souches.
    Cette production de globules rouges est contrôlée par une hormone : l'érythropoïétine, fabriquée par les cellules rénales. La moelle osseuse produit environ 2 millions d'hématies par seconde. Ce sont d'abord des érythroblastes qui subissent de nombreuses divisions et produisent de l'hémoglobine. Puis le noyau, les mitochondries, le réticulum endoplasmique et l'appareil de Golgi dégénèrent. Le globule rouge est maintenant mûr et se faufile à travers les pores des capillaires pour pénétrer dans la circulation. Sa durée de vie n'excède pas 120 jours. 
    Syn. : érythrogenèse.       Haut de page

Érythrogenèse
Hématologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Erythrogenesis]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * genèse : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    Production de globules rouges (ou hématies ou érythrocytes) dans des organes spécialisés, nommés érythropoïétiques. Les globules rouges dérivent de cellules spécialisées de la moelle osseuse, localisées plus particulièrement dans les côtes, le sternum, le pelvis et les vertèbres. Ce sont les cellules souches.
    Cette production de globules rouges est contrôlée par une hormone : l'érythropoïétine, fabriquée par les cellules rénales. La moelle osseuse produit environ 2 millions d'hématies par seconde. Ce sont d'abord des érythroblastes qui subissent de nombreuses divisions et produisent de l'hémoglobine. Puis le noyau, les mitochondries, le réticulum endoplasmique et l'appareil de Golgi dégénèrent. Le globule rouge est maintenant mûr et se faufile à travers les pores des capillaires pour pénétrer dans la circulation. Sa durée de vie n'excède pas 120 jours.  
    Syn. : érythropoïèse (poïèse : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer).       Haut de page

Érythropoïétine
Hématologie, histologie cytologie, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Erythropoietin]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * poïétine : du grec poiein [-poïèse, -poïétique], faire, fabriquer. 
    Hormone produite par les cellules rénales, qui favorise l'érythropoïèse, c'est-à-dire la fabrication de globules rouges. Syn. : EPO. L'érythropoïétine est une glycoprotéine qui, si elle vient à manquer, provoque une anémie pouvant être sévère. C'est le cas dans certaines insuffisances rénales.
    Actuellement, cette molécule est parfaitement synthétisée et régulièrement administrée dans certaines pathologies rénales (dialysés par exemple). L'EPO a été largement médiatisée au cours de grandes épreuves sportives et son dosage fait actuellement partie des contrôles anti-dopage. 
    Syn. : hémopoïétine.      Haut de page

Érythropsie   Érythropie
Ophtalmologie, neurologie
  -  [Angl. : Erythropsia]   N. f.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue. 
    L'érythropsie (ou érythropie) est une pathologie de la vision dans laquelle tout est coloré en rouge. Cette illusion visuelle est une dyschromatopsie (vision anormale des couleurs) qui est bien connue des skieurs ayant été exposés trop longtemps à une très forte luminosité : c'est l'érythropsie des neiges.      Haut de page

Érythrose
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Erythrosis]   N. m.  * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * ose : du suffixe -ose [-ose, -oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence d’un sucre (glucide). 
    L'érythrose est un aldotétrose c'est-à-dire un sucre avec une fonction aldéhyde et 4 atomes de carbone. C'est ce glucide qui est à la base, par synthèse cyanhydrique in vitro, le ribose et l'arabinose.
    L'érythrose (du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) désigne aussi une coloration anormalement rouge de la peau et des muqueuses, que l'on peut observer par exemple, dans la polyglobulie. L'érythrose, c'est aussi, chez certaines personnes, une propension à rougir : ouverture anormalement fréquente des sphincters qui règlent le débit sanguin dans les capillaires. Tableau des aldoses       Haut de page