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Dernière modification : 10-11-2017

Escherich(ia)     De Théodore ESCHERICH, pédiatre allemand.


Escherich (signe d') - Escherich Théodore - Escherichia - Escherichia coli - Escherichia coli entérohémorragique - Escherichia coli O104:H4 - Escherichia coli O157:H7 - Escherichia coli K12 -

Escherich (signe d')
Myologie, neurologie  -  [Angl. : Escherich's sign]   N. m.  * signe : du latin signum [signal, signe], ce qui permet de connaître ou de reconnaître, de deviner ou de prévoir quelque chose ; * Escherich : Théodore ESCHERICH est un pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien né à Ansbach (Allemagne) le 29 novembre 1857, mort à Vienne (Autriche) le 15 février 1911 et qui a découvert la bactérie qui lui doit son nom chez un nourrisson en 1885.   
    Le signe d'Escherich est utilisé dans la recherche d'une spasmophilie. Lorsqu'on percute la commissure labiale (ou commissure des lèvres), on observe une contraction "en museau" (vers l'avant) des lèvres.        Haut de page

Escherich Théodore
Bactériologie, médecine biologique, infectiologie  -  [Angl. : Escherich Theodore]   N. pr.   Théodore ESCHERICH est un pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien né à Ansbach (Allemagne) le 29 novembre 1857, mort à Vienne (Autriche) le 15 février 1911 et qui a découvert la bactérie qui lui doit son nom chez un nourrisson en 1885.
    Theodor Escherich était le fils cadet du Kreismedizinalrat (Conseiller médical de zone) Ferdinand Escherich (1810−1888), un statisticien médical, et de sa deuxième épouse Maria Sophie Frederike von Stromer, fille d'un colonel de l'armée bavaroise. Il perd sa mère à l'âge de cinq ans et, à douze ans, il est envoyé dans un internat dirigé par les Jésuites à Feldkirch (Autriche) pendant trois années.
    Il termine son enseignement secondaire à Würzburg où il s'est occupé d'un lycée classique puis passe son Abitur (l'équivalent de notre Baccalauréat) en 1876. Il passe la première partie de son service militaire à Strasbourg puis entreprend ses études de médecine à l'université de Würzburg en 1876. Par la suite, il a étudié dans les universités de Kiel et de Berlin et est revenu à Würzburg où il a obtenu son diplôme médical en décembre 1881 avec une mention d'excellence.

    Théodore Escherich travaille ensuite 18 mois dans un hôpital militaire de München (Munich), puis revient à Würzburg en 1882 pour devenir le premier assistant du spécialiste des maladies organiques Karl Jakob Adolf Gerhardt. Le 27 octobre 1882 Escherich a obtenu son doctorat de médecine. Pendant les deux années suivantes il a effectué des recherches bactériologiques à la St Anna Children's Clinic. En août 1884 Escherich a continué son travail de recherches à München dans le département de pédiatrie.
    En octobre 1884, Escherich est envoyé à Naples par les autorités bavaroises pour y effectuer un travail de recherches dans l'épidémie de choléra. Il a également voyagé à Paris où il a assisté à des conférences de Jean-Martin Charcot, le neurologue renommé.
    En 1886, après des recherches intensives de laboratoire, Escherich a édité une monographie sur la relation des bactéries intestinales à la physiologie de la digestion chez l'enfant en bas âge.

    Ce travail, présenté au corps enseignant médical de München et édité à Stuttgart, "Die Darmbakterien des Säuglings und ihre Beziehungen zur Physiologie der Verdauung" (1886) ("Enterobacteria of infants and their relation to digestion physiology"), est devenu son traité d'habilitation et a fait de lui le principal bactériologiste dans le domaine de la pédiatrie. C'est également dans cette publication que Escherich a décrit une bactérie qu'il a appelée « Bacterium coli commune » et qui sera appelée ensuite « Escherichia coli ». Pendant les quatre années suivantes, Escherich a été l'assistant de Heinrich von Ranke dans la "Von Haunersche Kinderklinik" de Munich.

    En 1890, Escherich  succède à Rudolf von Jaksch (appelé à Prague), comme professeur extraordinaire de pédiatrie et directeur de la St Anna Children's Clinic de Graz, où il est devenu professeur ordinaire pendant les quatre années suivantes.
    Tout en travaillant à Graz, il a épousé Margarethe Pfaundler (1890−1946), fille du physicien Leopold von Pfaundler. Ils ont eu un fils Leopold (1893), qui est mort à l'âge dix ans et une fille Charlotte appelée "Sonny" (1895), qui a survécu aux années 80. Escherich a fait de l'hôpital pédiatrique de Graz l'un des établissements les plus connus en Europe.
    En 1902, Escherich succède à Hermann Widerhofer en tant que professeur titulaire de la pédiatrie à Vienne, où il a dirigé le St.-Anna-Kinderspital (St. Anna Children's Hospital). En 1903, il a fondé la Säuglingsschutz (Société pour la défense des enfants) et a commencé une importante campagne de sensibilisation en faveur de l'allaitement. Il est mort à Vienne le 15 février 1911.        Haut de page

Escherichia   Escherichia coli
Bactériologie, médecine biologique, infectiologie  -  [Angl. : Escherichia, Escherichia coli]   N. m.  * Escherichia : de Théodore ESCHERICH, pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien né à Ansbach (Allemagne) le 29 novembre 1857, mort à Vienne (Autriche) le 15 février 1911 et qui a découvert la bactérie qui lui doit son nom chez un nourrisson en 1885 ; * coli : du grec kôlon [col(o)-, coli, colique], intestin ; racine des termes relatifs au côlon.
    Escherichia coli est également connu sous le nom de colibacille et appartient à la famille des Enterobacteriaceae. Comme son nom l'indique, le colibacille est une bactérie en bâtonnet qui vit en commensal dans l'intestin de l'homme et plus particulièrement dans le côlon, représentant environ 80% de la masse fécale. Il s'agit en fait de Escherichia coli, qui doit son nom à Théodore Escherich (1857 - 1911), pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien, qui découvre la bactérie en 1885 dans les matières fécales des nouveau-nés.

    Escherichia coli est la seule espèce de la famille des Enterobacteriaceae, mais elle présente de nombreux types qui sont classés en fonction des antigènes somatiques O, des antigènes flagellaires H et des antigènes capsulaires K. Cette bactérie gram négatif est la principale responsable des infections urinaires spontanées ou consécutives à une manipulation instrumentale (sonde urinaire par exemple).
    Elle peut aussi être la cause de pathologies plus sévères, comme des méningites néonatales ou des septicémies, certaines formes de choléra, de pleurésie et de bronchopneumonies. Enfin son rôle est souvent important dans les pathologies de l'appendice.
    Chez les adultes les pathologies dues à E. coli varient selon les souches concernées et vont de la "classique" turista (gastroentérite souvent bénigne) aux diarrhées hémorragiques. Certaines souches de colibacilles sécrètent en effet des toxines plus ou moins agressives et l'antibiothérapie est alors indispensable.   Une colonie d'Escherichia coli         Haut de page

Escherichia coli entérohémorragique   Escherichia coli O157:H7   Escherichia coli O104:H4
Médecine biologique, toxicologie, néphrologie  -  [Angl. : EHEC - Enterohemorrhagic Escherichia coli, Escherichia coli O157:H7, Escherichia coli O104:H4]      N. m.   * Escherichia : de Théodore ESCHERICH, pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien né à Ansbach (Allemagne) le 29 novembre 1857, mort à Vienne (Autriche) le 15 février 1911 et qui a découvert la bactérie qui lui doit son nom chez un nourrisson en 1885 ; * coli : du grec kôlon [col(o)-, coli, colique], intestin ; racine des termes relatifs au côlon ; * entéro : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement.
    Escherichia coli est une bactérie en forme de bâtonnet, donc un bacille. Pour plus de détails et quelques exemples de maladies dues à des bacilles, voir la page bacillo.htm.
    E. coli fait partie est colibacilles, c'est-à-dire qu'il est normalement présent en grande quantité dans le tube digestif des hommes, des autres mammifères et animaux homéothermes (improprement appelés animaux à sang chaud). La grande majorité des souches de E. coli sont sans danger, voire même utiles dans notre tube digestif, mais certaines d'entre elles sont pathogènes, provoquant régulièrement des TIA (toxi-infections alimentaires) pouvant être particulièrement graves.

   ECEH fabrique des shigatoxines et des verotoxines, molécules cytotoxiques produites par certaines bactéries. Ce pouvoir destructeur a été montré sur les cellules "Vero" extraites du rein du singe Cercopithecus aethiops (ou singe vert africain), ce qui explique le nom de verotoxine (vero est en esperanto, la contraction de Verda reno qui signifie rein vert).
    Après une durée d'incubation moyenne de 3 à 8 jours, ces toxines sont responsables de douleurs abdominales, vomissements, fièvres et même hémorragies digestives. La guérison intervient généralement après une dizaine de jours, mais chez les jeunes enfants et les personnes âgées qui sont les plus fréquemment touchés par cette TIA, l'infection peut aboutir à un SHU ou syndrome hémolytique urémique, qui se caractérise par une défaillance rénale aigue, nécessitant la mise du patient sous hémodialyse, ainsi qu'une anémie hémolytique et une thrombopénie, plus rarement des AVC (accidents vasculaires cérébraux) et un coma.

   Dans plus de 4 cas sur 5, la contamination a pour origine la consommation d'aliments souillés par des déjections animales ou préparés avec de l'eau contaminée, consommés crus ou mal cuits : viandes hachées, lait cru, graines germées, crudités.
   * Le sérotype responsable des épidémies passées est E coli O157:H7 où la lettre O représente l'antigène somatique ou lipopolysaccharidique de la paroi bactérienne, H l'antigène flagellaire. La meilleure façon de se protéger de cette TIA consiste à cuire les aliments de façon que la température "à cœur" atteigne au moins 70°C.
   * Le sérotype de ECEH qui a créé une épidémie en Allemagne en mai 2011, puis qui s'est étendu à plusieurs pays : Suède, Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, France, est E coli O104:H4. Après avoir suspecté les concombres espagnols, puis des graines germées (haricots mungos ou graines de soja) entre autres, il n'y a toujours pas de certitude concernant l'origine de ces E. coli pathogènes.
      En Juillet 2011, cette épidémie a fait plus de 3 000 malades, dont une bonne centaine avec séquelles rénales et au moins 37 morts. Parmi ses particularités, ce sérotype de ECEH atteint surtout les adultes et est d'origine végétale.      Photo et schéma d'interprétation d'un bacille        Haut de page

Escherichia coli K12
Bactériologie, médecine biologique, génie génétique  -  [Angl. : Escherichia coli K12]   N. m.  * Escherichia : de Théodore ESCHERICH, pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien né à Ansbach (Allemagne) le 29 novembre 1857, mort à Vienne (Autriche) le 15 février 1911 et qui a découvert la bactérie qui lui doit son nom chez un nourrisson en 1885 ; * coli : du grec kôlon [col(o)-, coli, colique], intestin ; racine des termes relatifs au côlon.
    La souche E. coli K12 est la souche type de l’espèce, bien connue des biologistes (c’est la souche de laboratoire), qui l'utilisent pour les études de génétique bactérienne.      Schéma simplifié de la transgenèse   Le génie génétique (ou recombinaison génétique, ou transgenèse) est né vers 1974, avec la découverte d'enzymes capables de couper l'A.D.N. en des endroits précis : les enzymes de restriction.
    D'autres enzymes, des ligases, permettent au contraire de "recoller" les morceaux. Il devenait ainsi possible d'introduire des gènes humains dans l'A.D.N. d'Escherichia coli en utilisant comme vecteur des plasmides recombinés isolés, ou des bactériophages. 

    Cet A.D.N. recombiné étant ensuite reproduit par la bactérie, on obtient un grand nombre de copies du gène étranger intéressant. Le gène est "cloné". Il faut ensuite que ce gène s'exprime pour qu'il produise la protéine intéressante, ce qui a nécessité la maîtrise de nombreuses difficultés. 
    Exemples : pour lutter contre le nanisme, l'hormone hypophysaire de croissance (STH ou hormone somatotrope)  est produite par génie génétique puis extraite des bactéries par choc osmotique. De nombreuses autres substances sont ainsi fabriquées : insuline (hormone hypoglycémiante pancréatique), facteurs de coagulation (pour les hémophiles), interféron (substance antivirale), vaccin de l'hépatite B ...         Haut de page