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Dernière modification : 22-06-2018

Gluc(o)-,  glyc(o)-     Du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée. En chimie organique et en médecine biologique, les racines "gluc(o)- et glyc(o)-" composent des noms qui ont le plus souvent un rapport avec le glucose.


Glucagon - Glucagonome - Glucide - Glucidique - Glucidurie - Glucoprotéine - Glucocorticoïde - Glucocorticostéroïde - Glucodépendance - Glucophage - Glucose - Glucosé - Glycémie - Glycobiologie - Glycogène - Glycogéné - Glycogénique - Glycogénogenèse - Glycogénolyse - Glycogénopexie - Glycolipide - Glycoprotéine - Glycorachie - Glycosurie - Glycurie -

Glucagon
Endocrinologie et métabolismes, diabétologie, hématologie
  -  [Angl. : Glucagon]   N. m.  * Glucagon : de son nom commercial Glucagen ; * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * agon : du grec agônisma [-agonisme, -agoniste], bataille, combat. 
    La régulation hormonale de la glycémie (taux de glucose dans le sang) est sous la dépendance (entre autres) de deux hormones pancréatiques antagonistes : l'insuline, hormone hypoglycémiante, fabriquée par les cellules bêta des îlots de Langerhans, qui favorise la réabsorption du glucose sanguin par le foie et les cellules musculaires sous forme de glycogène, et le glucagon, fabriqué par les cellules alpha des mêmes îlots de Langerhans.
    Le glucagon est une hormone hyperglycémiante, c'est à dire qu'il provoque la glycogénolyse hépatique, donc la transformation du glycogène en glucose. Le glucagon a été isolé par Kimball et Murlin en 1923).  Schéma de la molécule de glucagon    Rôle du glucagon     Haut de page

Glucagonome
Cancérologie, hépatologie, chirurgie digestive
  -  [Angl. : Glucagonoma]   N. m.  * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * agon : du grec agônisma [-agonisme, -agoniste], bataille, combat ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Le glucagonome est une tumeur relativement rare qui se développe au niveau des cellules à glucagon (cellules alpha des îlots de Langerhans) du pancréas. Syn. : syndrome cutané hyperglycémique. La tumeur a une taille de 5 à 10 cm, une couleur jaunâtre et devient maligne par émission de métastases dans 80% des cas. Les symptômes sont essentiellement un érythème (rougeur de la peau, diffuse ou en taches) nécrotique migrateur, une glossite (inflammation de la langue), une anémie. Le traitement est chirurgical (exérèse) et médicamenteux.    Haut de page

Glucide   Glucidique
Biochimie, nutrition et diététique, diabétologie
  -  [Angl. : Glucid, Glucidic]   N. m.  * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * ide : du grec eidos [-ide, -idie], apparence. 
    Ensemble de molécules composées de C, H et O (carbone, hydrogène et oxygène) et de formule générale Cn(H2O)m. Syn. : hydrates de carbone ou carbohydrates. La nomenclature classique divise les glucides en oses simples  à 6 ou 5 atomes de carbone (glucose, fructose, galactose, ribose, désoxyribose ...), en diholosides formés de 2 oses simples (lactose, saccharose ...) et en polyholosides qui sont des polymères plus ou moins importants de glucose (amidon, glycogène, cellulose). Les diholosides et les polyholosides sont regroupés en osides.

Dans notre alimentation, les glucides sont essentiellement représentés par :
    * Les sucres "complexes" ou sucres "lents" comme les amidons, le glycogène, les céréales, les pommes de terre, les légumineuses …
    * Les sucres "simples" ou sucres "rapides" comme le fructose, le glucose, le lactose ainsi que le saccharose que l'on trouve dans les fruits, les légumes, le lait, le miel, le sucre blanc …
    Adj. : glucidique : qui concerne les glucides ou qui en contient.  Classification simplifiée des glucides       Haut de page

Glucocorticoïde   Glucocorticostéroïde
Endocrinologie et métabolismes, diabétologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Glucocorticoid, Glucocorticosteroid]   N. m.  * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * cortico : du latin cortex, corticis, écorce. Racine des termes relatifs au cortex (cérébral, surrénal) ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. 
    Une hormone glucocorticoïde est fabriquée par les corticosurrénales (partie externe des glandes surrénales) et a pour rôle de favoriser la libération de glucose par le foie. C'est le cas du cortisol, de la cortisone et de la corticostérone qui sont donc hyperglycémiantes. Syn. : glucocorticostéroïde.
    Les glucocorticoïdes sont essentiellement prescrits dans les insuffisances surrénaliennes chroniques ou aigües, après une surrénalectomie. Les glucocorticoïdes de synthèses, molécules de plus en plus puissantes et actives, sont prescrits comme anti-inflammatoires, pour lutter contre les allergies et dans de nombreuses autres pathologies.         Haut de page

Glucodépendance
Histologie cytologie
  -  [Angl. : Glucodependence]   N. f.   * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * dépendance : du latin dependeo, ere [-dépendant, -dépendance], être suspendu. 
    La glucodépendance est le fait, pour une cellule, de ne pouvoir utiliser que la molécule de glucose pour son métabolisme énergétique. C'est ainsi que le neurone est glucodépendant, comme toutes les cellules du système nerveux, l'hématie (ou globule rouge ou érythrocyte) est aussi glucodépendante.        Haut de page

Glucophage
Endocrinologie et métabolismes, diabétologie, pharmacologie  -  [Angl. : Glucophage]   N. m.  * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * phage : du grec phagos,  phagia, de phagein [phag(o)-, -phage, -phagie, -phagique], manger. 
    Le glucophage est un antidiabétique oral (comprimés) qui ne modifie pas la sécrétion d'insuline mais agit sur l'insulinorésistance périphérique musculaire et hépatique.
    Il est particulièrement indiqué dans les cas d'hyperinsulinémie suspectée c'est-à-dire chez les patients obèses ou en surpoids. Ce médicament a la vocation de réguler la glycémie, plutôt que de la faire baisser. Il inhibe la néoglucogenèse (fabrication de nouvelles molécules de glucose) hépatique et rénale, entraînant une hyperlactatémie (taux de lactate dans le sang) modeste. Autre propriété du glucophage : il inhibe la glycolyse aérobie, entraînant une stimulation de la glycolyse anaérobie. Il réduit la résorption intestinale du glucose, du galactose, des acides aminés, potentialise l'action de l'insuline et des sulfamides hypoglycémiants.

    D'autre part, des études semblent indiquer qu'il augmenterait, en présence d'insuline, l'utilisation périphérique du glucose par action au niveau de la membrane cellulaire. "A la suite de l'étude UKPDS (United Kingdom Prospective Diabete Study) qui a démontré la diminution de 32% de la survenue d'évènements liés au diabète, de 39% des infarctus du myocarde, de 42% de la mortalité liée au diabète et de 32% de la mortalité totale, le GLUCOPHAGE ® (Laboratoire Lipha Santé) a obtenu la modification d'AMM mentionnant une réduction du risque de complications liées au DNID. Cela confirme que le GLUCOPHAGE doit être utilisé en première intention chez les diabétiques en surpoids".         Haut de page

Glucose   Glucosé
Biochimie, hématologie, nutrition et diététique, diabétologie
  -  [Angl. : Glucose, glucosed]   N. m.  * gluco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * ose : du suffixe -ose [-ose, -oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence d’un sucre (glucide). 
    Glucide simple (donc c'est un ose) dont la formule est C6H12O6. Il est présent dans toutes les cellules vivantes car c'est le nutriment le plus important du catabolisme. Dans le tube digestif, tous les féculents, la cellulose, le glycogène sont hydrolysés en glucose. Dans notre sang, sa concentration (la glycémie) est régulée par des hormones pancréatiques et surrénaliennes entre 0,80 et 1,20g/L de sang, soit 4,4 à 6,6 mmol/L.
    Le glucose a un poids moléculaire de 180 (6 x 12 + 12 x 1 + 6 x 16). En dessous de 0,8 g/L, c'est l'hypoglycémie, au-dessus de 1,20g/L, le sujet présente une hyperglycémie. Adj. : glucosé : qui contient du glucose.    Schéma de la molécule de glucose       Haut de page

Glycémie
Hématologie, endocrinologie et métabolisme, diabétologie
  -  [Angl. : Glycaemia, glycemia]   N. f.  * glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    La glycémie est le taux de glucose présent dans le sang. Sa valeur moyenne est  de 1 gramme par litre de sang. La fourchette de "normalité" va de 0,80 à 1,20g/L de sang, soit 4,4 à 6,6 mmol/L. Au-delà de ces valeurs, il y a hypoglycémie ou hyperglycémie. La glycémie est régulée par des hormones pancréatiques et surrénaliennes.      Haut de page

Glycobiologie
Immunologie allergologie
  -  [Angl. : Glycobiology]   N. f.  * glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * bio : du grec bios [bio-, -biose], vie ; * logie : du grec logos [-logie] science, discours, raison.
    C'est l'étude du rôle des glycoconjugués dans les événements de reconnaissance cellule - cellule (attachement des bactéries aux récepteurs glucidiques des cellules hôtes par exemple). Le but de cette étude est la mise au point d'agents et d'anticorps perturbant la pathogenèse liée aux infections et autres pathologies.
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Glycogène   Glycogéné   Glycogénique
Biochimie, diabétologie
  -  [Angl. : Glycogen, Glycogened, Glycogenic]   N. m.  * glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. 
    Le glycogène est un polymère du glucose, c'est-à-dire qu'il est formé par l'assemblage d'un grand nombre de molécules de glucose : n C6H12O6 (glucoses)  --->  (C6H10O5)n (glycogène) + n H2O, avec n pouvant atteindre 30 000. Le glycogène est une forme de réserve du glucose. Il peut y en avoir jusqu'à 100 grammes dans le foie où une enzyme peut le retransformer en glucose si nécessaire, pour qu'il soit libéré dans le sang. Il est également stocké dans les muscles.
    Adj. : glycogénique : qui concerne le glycogène ou qui produit du glucose ; glycogéné : qui contient du glycogène.       Haut de page

Glycogénogenèse  
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Glycogenogenesis]   N. f.  * glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * genèse : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre.  
    Mécanisme qui aboutit à la synthèse du glycogène à partir d'un nombre important de molécules de glucose : n C6H12O6 (glucoses)  --->  (C6H10O5)n (glycogène) + n H2O, avec n pouvant atteindre 30 000. Cette synthèse se fait en présence d'une enzyme : la synthétase, dans le foie et dans les muscles. Elle permet d'éviter, après la digestion, l'accumulation du glucose dans le sang (hyperglycémie).
    L'insuline permet la pénétration du glucose dans les cellules hépatiques et musculaires, puis elles sont polymérisées en glycogène. Cette mise en réserve et fixation du glycogène est la glycogénopexie (du grec pexis [-pexie], fixation).       Haut de page

Glycogénopexie
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Glycogenopexy]   N. f.  * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre ; * pexie : du grec pexis [-pexie], fixation .  
    La glycogénopexie est la mise en réserve et la fixation du glycogène. La glycogénogenèse est le mécanisme qui aboutit à la synthèse du glycogène à partir d'un nombre important de molécules de glucose : n C6H12O6 (glucoses)  --->  (C6H10O5)n (glycogène) + n H2O, avec n pouvant atteindre 30 000. Cette synthèse se fait en présence d'une enzyme : la synthétase, dans le foie et dans les muscles. Elle permet d'éviter, après la digestion, l'accumulation du glucose dans le sang (hyperglycémie).
    L'insuline permet la pénétration du glucose dans les cellules hépatiques et musculaires, puis elles sont polymérisées en glycogène.        Haut de page

Glycogénolyse
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes 
[Angl. : Glycogenolysis]   N. f.  * glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution. 
    C'est la réaction inverse de la glycogénogenèse. La glycogénolyse est un ensemble de réactions d'hydrolyses qui vont transformer la très grande molécule de glycogène en de nombreuses petites molécules de glucose qui vont pouvoir passer dans le sang et éviter ainsi l'hypoglycémie. C'est le glucagon (hormone fabriquée par les cellules alpha des îlots de Langerhans du pancréas) qui déclenche cette hydrolyse.
    En réalité, le glycogène est hydrolysé en glucose-phosphates par une phosphorylase et une enzyme "débranchant". Le glucose-phosphate (ou glucose-6-phosphate) peut être utilisé directement par la cellule ou être libéré sous forme de glucose libre dans le plasma.       Haut de page

Glycolipide
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes  [Angl. : Glycolipid]   N. m.  * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * lipide : du grec lipos, liparos [lip(o)-, -lipide], graisse, gras. 
    Un glycolipide est une association entre un ou plusieurs glucides et un lipide. À l'image des phospholipides, les glycolipides possèdent une région hydrophobe ("qui n'aime pas l'eau") avec deux longues chaînes hydrocarbonées (ne contenant que du carbone et de l'hydrogène) et une région polaire hydrophile ("qui aime l'eau") avec un ou plusieurs résidus glucidiques à la place d'un phosphate. Ces molécules se trouvent essentiellement au niveau de la monocouche externe des membranes plasmiques (donc pas du côté du cytoplasme) et y jouent des rôles majeurs.
    On sait aujourd'hui que leur structure change lorsqu'une cellule devient cancéreuse et on pense qu'elles sont impliquées dans les communications intercellulaires. Pour comprendre la structure d'un glycolipide, on peut la comparer à celle d'un glycérophospholipide (ou plus simplement phospholipide)  avec quelques différences : l'acide phosphorique est remplacé par un glucide et le glycérol par la sphingosine, alcool aminé dérivé d'un acide aminé : la sérine.    Schéma de la molécule d'un glycérophospholipide    Schéma de la molécule d'un glycolipide          Haut de page

Glycoprotéine   Glucoprotéine
Biochimie, hépatologie, diabétologie, endocrinologie et métabolismes  [Angl. : Glycoprotein]   N. f.  * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    Une glycoprotéine (syn. glucoprotéine) est formée par l'association d'une protéine et d'un glucide et fait donc partie des hétéroprotéines. Ces molécules sont extrêmement répandues dans nos tissus : toutes les protéines sanguines à l'exception de l'albumine, dans les sécrétions des muqueuses et des épithéliums (notamment la mucine) certaines hormones et enzymes, dans les membranes cellulaires, entre autres.
    Sur nos hématies (ou globules rouges), ce sont elles qui déterminent nos groupes sanguins.          Haut de page

Glycosurie   Glucidurie   Glycurie
Néphrologie urologie, diabétologie
  -  [Angl. : Glycosuria, Gluciduria]   N. f.  * glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine. 
    La glycosurie est la présence de glucose dans l'urine. Normalement, le glucose sanguin est réabsorbé au niveau des néphrons rénaux, jusqu'à une valeur seuil de 1,7 g/litre de sang. Si cette valeur seuil est dépassée (donc à partir de 1,8 g/L), du glucose passe dans l'urine définitive.
    Syn. : glucidurie, glycurie, méliturie (du mot "miel"), ces mots désignant en fait la présence dans l'urine de  plusieurs sucres, dont le glucose. La glycosurie est le signe soit d'un diabète sucré (hyperglycémie), soit d'une insuffisance de la réabsorption du glucose au niveau des tubules des néphrons (donc sans diabète).      Haut de page

Glycorachie
Médecine biologique, neurologie  -  [Angl. : Glycorrhachia]   N. f.  * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * rachie : du grec rhakhis [rachi-, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale ou liquide céphalorachidien. 
    La glycorachie est le taux de glucose normalement présent dans le liquide céphalorachidien (LCR). Cette valeur normale est comprise entre 0,45 à 0,8 g de glucose par litre de LCR, soit 2,8 à 4,2 mmol/L. Cette valeur est diminuée dans la tuberculose et surtout dans les méningites à microbes pyogènes, car ces microbes utilisent le glucose du LCR pour leur développement.
    Elle est augmentée chez les diabétiques, dans la paralysie générale et l'hémiplégie, les tumeurs cérébrales, la SEP (sclérose en plaques), l'encéphalite, la poliomyélite, entre autres.  Composition du LCR      Haut de page