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Dernière modification : 11-07-2019

Abréviations - N     Signification


NAD - NADH - NADH2 - NAP - NAS - NAV - NC - nCoV - NDM-1 - Nd YAG - NF - NF-1 - NF-2 - NFS - NHDC - NHSA-I - NHSA-II - NHSA-III - NHSA-IV - NHSA-V - NMO - NPH - NPLO - NPS - NRBC - NS - NSILA - NT-proBNP - nvMCJ 

NAD   NADH   NADH2
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. :
Nicotinamide adenine dinucleotide, Nicotinamide adenine dinucleotide reduced]   Abrév.  Nicotinamide adénine dinucléotide (oxydé). * nicotino : du nom latin herba nicotiana [nicotine, nicotin(o)-] de l’herbe à Nicot, c’est-à-dire du tabac ; se rapporte à la nicotine, C10H14N2, alcaloïde du tabac ; * amide : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * adénine : du grec adên, [adén(o)-, adénine, adénosine], glande ; base azotée dérivée de la purine. 
    Coenzyme constitué par une molécule de nicotinamide, une molécule d'adénine, deux groupes phosphate et deux molécules de ribose. C'est un accepteur (ou transporteur) universel qui devient NADH s'il accepte un proton (H+) ou NADH2 s'il accepte 2 protons (H+). Le passage de l'une à l'autre de ces formes utilise ou produit des ATP (adénosine triphosphate), les transporteurs d'énergie de la cellule. Ces réactions interviennent généralement dans des organites spécialisés, dont les mitochondries.     Haut de page

NAP
Médecine biologique, néphrologie urologie  -  [Angl. : Natriuretic atrial peptide]   Abrév.  Peptide natriurétique atrial   * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine.   
    Adjectif qui caractérise ce qui concerne l'élimination urinaire du sodium. Exemple : l'ANP (peptide natriurétique atrial - en anglais NAP) qui est l'hormone natriurétique d'origine auriculaire, composée de 28 acides aminés avec un pont disulfure et qui est sécrétée par les oreillettes du cœur lorsque le volume sanguin s'accroît. Cette hormone contrôle l'homéostasie (maintien des constantes biologiques du milieu intérieur) hydrosodée (eau et sel) ainsi que la pression artérielle.
    L'ANP agit essentiellement sur les reins et le système vasculaire, mais aussi sur d'autres hormones dont elle régule les sécrétions. C'est ainsi qu'elle exerce un RC- (rétrocontrôle négatif) sur les hormones thyroïdiennes. L'ANP influe également le fonctionnement de l'axe hypothalamohypophysaire et donc sur la sécrétion de leurs hormones.
    La concentration sanguine d'ANP est augmentée dans des pathologies telles l'hypercorticisme, l'hyperaldostéronisme, l'hyperthyroïdie, alors qu'elle est diminuée dans l'hypothyroïdie. Pour la régulation de la pression artérielle, son action se combine avec celles de l'angiotensine, de la bradykinine et des endothélines. L'ANP est vasodilatateur et diurétique.
    Autre hormone natriurétique : le BNP (peptide natriurétique de type B), dont le dosage est utile dans le diagnostic de dyspnée d'origine cardiaque.     Haut de page

NAS
Néphrologie urologie, angiologie et médecine vasculaire
  -  [Angl. : Nephroangiosclerosis]   Abrév.  Néphroangiosclérose.  * néphro :
du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein ; * angio : du grec aggeion [angi(o)], vaisseau ; * sclérose : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur.  
    La néphroangiosclérose ou NAS peut être bénigne ou maligne. Dans ce premier cas, la lésion est souvent attribuée à une HTA (hypertension artérielle) de longue date. La lumière des artères de petit calibre et des artérioles préglomérulaires est rétrécie. Dans le cas de la NAS maligne, une glomérulosclérose survient rapidement. L'intervention des facteurs de croissance a été mise en évidence chez les animaux.      Haut de page

NAV
Cardiologie, médecine d'urgence, histologie cytologie  -  [Angl. : Atrioventricular node (AV node)]    Abrév. : Noeud atrioventriculaire ou auriculoventriculaire  *nœud : du latin nodus [nod(o)-, nœud], enlacement d’un fil, d’une corde. 
   Dans le cœur, les ondes électriques responsables de la contraction du myocarde (muscle cardiaque) sont générées par un groupe particulier de cellules que l'on appelle nœud sinusal ou nœud de Keith et Flack ou nœud sinoauriculaire, véritable starter du cœur. Le tissu nodal dans le cœur 
    Les courants sont ensuite transmis à une structure identique située entre oreillettes et ventricules : le nœud septal (de septum : cloison) ou nœud d'Ashoff-Tawara ou nœud auriculoventriculaire ou atrioventriculaire, qui provoque la contraction des oreillettes et transmet ensuite ces courants cardiaques au faisceau de His ou faisceau atrioventriculaire ou faisceau auriculoventriculaire et provoque la contraction des ventricules. Pour mémoire, les deux nœuds précédents sont situés dans la paroi de l'oreillette droite.
    Compte tenu de la position anatomique des différents éléments du tissu nodal, c'est d'abord l'oreillette droite qui se contracte, puis la gauche et enfin les deux ventricules. Un dysfonctionnement de ce tissu nodal ou de l'un de ses éléments provoque des troubles du rythme, dont certains cas extrêmes nécessitent la pose d'un stimulateur cardiaque ou pace maker.
    Longtemps considéré comme du tissu nerveux, le tissu nodal est en fait constitué de cellules musculaires striées présentant plusieurs caractéristiques du tissu myocardique embryonnaire, noyées dans la masse du tissu myocardique. Elles portent le nom de tissu nodal du fait qu'elles se répartissent en amas ou nœuds. Le premier nœud et en même temps point de départ des ondes, donne au cœur un rythme de base de 120 contractions par seconde. Le deuxième nœud (septal) a une fréquence de 70 par seconde et tout le tissu nodal est sous le contrôle du système nerveux extrinsèque du cœur (nerfs orthosympathiques et pneumogastriques).      Haut de page

NC   nc
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Cranial nerve]   Abrév.  Nerf crânien. * nerf : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * crânien : du grec kranion [crani(o)], relatif au crâne, partie osseuse de la tête. 
    Les douze paires de nerfs craniens (notées par des chiffres romains de I à XII) sont issues de l'encéphale, partie du système nerveux central qui est logée dans la boîte crânienne et qui comprend
- le cerveau (avec les deux hémisphères cérébraux et le diencéphale),
- le cervelet (deux hémisphères cérébelleux et le vermis médian) et
- le tronc cérébral, lui-même formé des pédoncules cérébraux, de la protubérance annulaire et du bulbe rachidien. Vue ventrale de l'encéphale et départ des nerfs craniens 
    Les XII paires de nerfs crâniens       Haut de page

nCoV
Infectiologie, virologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : nCoV]   Abrév.  Nouveau coronavirus.  * corona : du latin coronarius, de corona [coronar(o)-], couronne ; * viro, virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    Les coronavirus constituent un genre de virus qui appartiennent à la famille des coronaviridae. Ils doivent leur nom au fait qu'ils présentent une forme de couronne ou corona. Ils infectent les oiseaux, de très nombreux mammifères, dont les humains chez lesquels ils colonisent les voies respiratoires et digestives, ainsi que les tissus nerveux, mais aussi le foie, le cœur, les reins, les yeux ...
    Deuxième cause de rhume après les rhinovirus, ils provoquent aussi des pneumonies, des pleurésies, gastroentérites, diarrhées. Le SRAS est également dû à un coronavirus.
    En septembre 2012, un nouveau coronavirus, appelé nCoV, apparaît en Arabie Saoudite. Proche du SRAS, il a probablement été transmis à un homme par une chauve-souris. Fin mai 2013, on compte une quarantaine de victime, dont 18 cas mortels. La crainte majeure est alors qu'il se transmette d'homme à homme. Le nCoV progresse lentement et les principaux symptômes sont l'apparition brutale d'un syndrome grippal sévère, avec une fièvre de 40°C, diarrhées et insuffisance rénale.
    En France, un cas déclaré, de retour d'Arabie saoudite, a présenté une atteinte pulmonaire grave qui a nécessité une CEC (circulation extracorporelle) pour oxygéner le sang et remplacer ainsi les poumons momentanément défaillants. Cette personne est décédée le 28 mai 2013 et représente donc le premier décès dû à ce virus en France. La contamination semble possible par contact direct et, en l'absence de vaccin, il est recommandé de porter un masque et de se laver fréquemment les mains. La durée d'incubation de l'infection au nCoV est de 1 à 10 jours et la mortalité est estimée à 60%. Le dépistage se fait par PCR spécifique (polymerase chain reaction).
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NDM-1
Infectiologie, médecine hospitalière  -  [Angl. : New Delhi metallo-beta-lactamase-1, NDM-1]   Abrév.  New Delhi Métallo-bêta-lactamase.  * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * ame : du suffixe -ame qui, en chimie, désigne un amide cyclique ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.  
    Cette abréviation caractérise certaines entérobactéries qui ont acquis une mutation de leur ADN leur faisant fabriquer une enzyme appelée NDM-1. C'est en 2009 que Timothy WALSH (Université de Cardiff, Royaume-Uni) découvre cette mutation bactérienne chez un patient suédois qui revenait d'une hospitalisation pour chirurgie esthétique en Inde. Il faut savoir en effet que le "tourisme médical" est très développé en Inde pour des interventions de chirurgie esthétique, cardiaque, entre autres, à des prix souvent inférieurs de moitié à ceux pratiqués chez nous.
    En août 2010, un seul cas est connu en France : il s'agit d'une personne qui possède une bactérie NDM-1 dans sa flore cutanée, mais qui n'est pas malade. Environ 300 cas dans le monde, dont les trois quarts en Inde et au Pakistan, 37 au Royaume-Uni, d'autres en Australie, entre autres. En juin 2010, un patient belge est décédé.  Les bactéries ont la faculté d'absorber des fragments d'ADN sous forme de plasmides, provenant d'autres bactéries.
    On a ainsi constaté que 25% environ du matériel génétique bactérien est un mélange provenant de nombreuses autres souches bactériennes. Ces absorptions d'ADN étranger produisent des mutations et c'est l'une d'elles qui fait que certaines bactéries produisent l'enzyme NDM-1. Le résultat de cette mutation suscite naturellement de fortes inquiétudes, car la mutation change la nature des récepteurs présents sur la paroi de la bactérie, qui ne peuvent plus se lier aux antibiotiques.
    C'est cette enzyme qui rend inefficace les antibiotiques les plus courants, de la famille des bêta-lactamines (pénicillines, céphalosporines et même les carbapénèmes, utilisés jusqu'à présent dans le traitement des souches multirésistantes).
    Si des molécules d'antibiotiques parviennent néanmoins à pénétrer dans la bactérie, celle-ci est capable d'en modifier la structure et de la rejeter. On assiste donc à l'apparition de bactéries ultrarésistantes ou superbactéries pour lesquelles il ne reste pratiquement plus que 2 "anciennes" molécules antibiotiques actives : la colistine, qui ne peut être administrée que par voie intraveineuse et en petites doses, car toxique en prise massive, et la tigécycline, qui est inefficace contre les infections urinaires.       Haut de page

Nd YAG
Ophtalmologie, dermatologie, angiologie  -  [Angl. : YAG, ndYAG]   Abrév. Ytrium aluminium garnet. (*)
    En français, Ytrium Aluminium Grenat. Il existe également un laser Nd YAG (Neodynium doped Ytrium Aluminium Garnet. Les lasers YAG ou Nd YAG sont utilisés en ophtalmologie pour corriger des opacifications capsulaires postérieures, plus connues sous le nom de postcataractes. Chez les patients souffrant d'un glaucome aigu à angle fermé, le laser permet aussi de pratiquer des photocoagulations pan-rétiniennes dans les rétinopathies diabétiques.
    C'est également ce type de laser qui est utilisé pour l'épilation définitive, le détatouage, le traitement des télangiectasies, entre autres.

(*) L'ytrium est l'élément chimique de numéro atomique 39, de masse atomique 99,905, de symbole "Y" et qui appartient aux terres rares ou métaux de transition. Tableau périodique des éléments
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NF-1
Génétique, neurologie, ophtalmologie
  -  [Angl. : Neurofibromatosis, type 1]   Abrév.  Neurofibromatose de type 1.  * neuro :
du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * fibro : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La maladie de Von Recklinghausen ou neurofibromatose de type 1 ou neurogliomatose est la plus fréquente des phacomatoses, due à une anomalie située sur le chromosome 17. Cette anomalie génique provoque des dysfonctionnements du tissu ectodermique embryonnaire qui se différenciera en formant la peau, le système nerveux et l'œil, ce qui explique que ces trois organes soient plus ou moins sévèrement atteints.
    La NF1 se transmet selon le mode autosomique (le chromosome 17 est un autosome) dominant (un enfant atteint a forcément un parent atteint). Les malades présentent de nombreuses tumeurs (fibromes) cutanées, réparties sur tout (et dans) le corps, à l'aspect de taches brunâtres.
    Les formes peuvent être bénignes ou particulièrement sévères : dans certains cas, ces tumeurs bénignes peuvent devenir malignes (fibrosarcomes). Cette maladie doit son nom à Von Recklinghausen qui en a décrit les symptômes en 1882. Autres symptômes : possible retard mental, douleurs abdominales, mais surtout des affections ophtalmiques pouvant entraîner la cécité : nodules de Sakurai-Lisch sur la rétine, gliome du nerf optique. Il existe plusieurs associations, dont l'Association Neurofibromatoses et Recklinghausen.              Haut de page

NF-2
Génétique, neurologie, ophtalmologie 
 [Angl. : Neurofibromatosis, type 2]   Abrév.  Neurofibromatose de type 2 * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * fibro : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Encore appelée neurofibromatose acoustique, ou NF-2, elle est beaucoup plus rare que la neurofibromatose de type 1. C'est aussi une maladie génique qui se transmet selon le mode autosomique dominant (un enfant atteint a toujours un parent atteint) et qui concerne le chromosome 22. Ce gène code une protéine appelée schwannine. Chez les malades souffrant de cette pathologie, on observe des neurinomes ou schwannomes des nerfs acoustiques, souvent associés à des tumeurs multiples du système nerveux central : gliomes, neurofibromes, schwannomes.
    Cette pathologie a été décrite par Wishart en 1822. Les taches brunes associées aux neurofibromes sont beaucoup moins nombreuses que pour la NF-1. Les affections ophtalmologiques au niveau du nerf optique et de l'œil son aussi beaucoup plus rares. Il existe plusieurs associations, dont l'Association Neurofibromatoses et Recklinghausen.       Haut de page

NFS   NF
Biochimie, médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : FBC : Full Blood Count]   Abrév.  Numération formule sanguine.  * numération :
du latin numerus [numériser, numérique], nombre ; information analogique convertie sous forme numérique ; * formule : du latin formula, de forma [-forme, formule], moule, aspect ; * sanguine : du latin sanguis, sanguinis [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui circule dans les veines et les artères. 
    Syn. : numération globulaire avec formule leucocytaire, examen cytologique du sang, hémogramme, NF. Si les hématies (ou érythrocytes ou globules rouges) Une hématie  ne subissent pas de variation importante au cours de la journée, il n'en est pas de même pour les leucocytes ou globules blancs.
    En effet, leur nombre augmente sensiblement après les repas (c'est la leucocytose digestive) et c'est la raison pour laquelle une période d'au moins 3 heures de jeûne doit être observée avant une NFS. Le sang veineux (environ 5 mL) est recueilli au pli du coude sur anticoagulant (Complexon III) et permet le dosage de l'hémoglobine, le comptage des 3 groupes d'éléments figurés : hématies, leucocytes et plaquettes ou thrombocytes, la formule leucocytaire, c'est-à-dire le comptage des différents types de globules blancs : polynucléaires ou granulocytes éosinophiles Un éosinophile  (ou acidophiles), basophiles Un basophile  et neutrophiles, Un neutrophile  lymphocytes T et B  Un lymphocyte  , monocytes. Un monocyte 
    Cet examen est indispensable avant tout acte opératoire et donne des renseignements irremplaçables dans de nombreuses affections, dont les anémies. Il permet aussi d'apprécier un dysfonctionnement de la moelle osseuse ou des perturbations périphériques : anémies, augmentation des globules blancs en réponse à une attaque de l'organisme, problème de coagulation et consommation des plaquettes…  Thrombocytes (plaquettes) entre des hématies          Haut de page

NHDC
Nutrition, toxicologie et santé publique  -   [Angl. : Additive 959, Neohesperidin dihydrochalcone, NHDC]     N. m. La néohespéridine dihydrochalcone est un hétéroside, composé de 2 oses (un glucose et un mannose), attaché a un polyphénol (une dihydrochalcone).
RENSEIGNEMENTS SUR LE PRODUIT. Présente dans les agrumes Sans danger.  Édulcorant et exhausteur de saveur ou de goût.  PS = 1500 à 1800 ; DJA : 5 mg/kg. La néohespéridine ou dihydrochalcone de néohespéridine ou néohespéridine-DC. Sa résistance à la chaleur fait qu'on l'utilise surtout pour édulcorer des produits devant subir une pasteurisation ou un traitement UHT. Utilisable par les diabétiques, pas d'effet néfaste sur les dents.
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NHSA-I   NHSA-II   NHSA-III   NHSA-IV   NHSA-V
Génétique, algologie  -  [Angl. : HSAN : Hedetitary Sensory and Autonomic Neuropathy]   Abrév. Neuropathie Héréditaire  Sensitive Autonomique  * neuro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * héréditaire : du latin hereditas, action de transmettre certains caractères à ses descendants ; * sensitive : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir ; * auto- : du grec autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * nomique : du grec nomos [-nome, -nomie, -nomique], loi.
    Le fait de ressentir la douleur lors d'agressions du milieu extérieur ou suite à un dysfonctionnement à l'intérieur de notre corps, représente un moyen d'information et donc de défense particulièrement efficace, puisque c'est la douleur qui va mettre en route des mécanismes réflexes et des comportements destinés à nous protéger.

    Un nombre restreint de personnes (environ une centaine connue dans le monde) sont atteintes d'ICD ou Insensibilité congénitale à la douleur, c'est-à-dire que dès leur naissance, leur perception des sensations douloureuses est considérablement altérée, alors que les sensations non douloureuses (tactiles par ex.) sont normales. En réalité, l'ICD est une neuropathie sensitive héréditaire ou NHSA (ou NSHA) dont il existe plusieurs formes, classées selon les auteurs en quatre ou cinq types.

* NSHA-I : la transmission est autosomique (donc pas sur un chromosome sexuel) dominante (un seul parent atteint transmet la maladie à ses enfants) et se manifeste entre 10 et 40 ans. Les extrémités sont d'abord touchées, puis l'évolution est constante. C'est la forme la plus fréquente.
* NSHA-II : la transmission est autosomique (donc pas sur un chromosome sexuel) récessive (les 2 parents doivent être atteints pour que les enfants le soient aussi) et la maladie apparaît très tôt.
* NSHA-III : c'est la dysautonomie familiale, ou syndrome de Riley-Day.
    C. Riley et R. Day sont des pédiatres américains et ce syndrome rare est caractérisé par une petite taille, un faciès particulier, une insensibilité congénitale à la douleur, des excoriations cutanées multiples, des bouffées congestives du visage, une acrocyanose, une hyperhidrose, l'absence totale de larmes avec hypoesthésie cornéenne et troubles de la vue, une instabilité émotionnelle, une absence de papilles fongiformes sur la langue et une hypertension artérielle paroxystique.
    L'analgésie entraîne des mutilations des doigts, des membres, des lèvres et de la face, secondaires à des plaies, des brûlures ou des infections non contrôlées. Le taux de mortalité est élevé, notamment par arrêt cardiaque ou par fausses routes. Il n'existe pas de traitement.
* NSHA-IV : de transmission autosomique récessive associe à l'insensibilité une dysautonomie, une anhidrose et un retard mental ; il est lié à une altération d'un récepteur du facteur de croissance nerveuse NGF
* NSHA-V : est cliniquement comparable au type IV mais sans anhidrose ni trouble mental.         Haut de page

NMO
Neurologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Devic's disease, Neuro-optic myelitis, neuromyelitis optica, NMO, Acute neuro-optic myelitis]   Abrév. Neuromyélite optique  * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * optique : du grec optikos [opt(o)-, optic(o)-], relatif à la vue ; * aiguë : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu
    La neuromyélite optique aigüe, connue aussi sous le nom de neuropticomyélite aigue ou maladie de Devic (*) est un syndrome (ou un ensemble de symptômes) qui se traduit par une myélite diffuse (**), le plus souvent associée à une névrite ophtalmique douloureuse qui évolue, outre les douleurs plus ou moins aigues, vers la cécité.
    Cette pathologie a provoqué la mort de certains malades, mais dans de nombreux cas, la maladie régresse lentement. Ces sombres pronostics ont bien changé avec la découverte récente d'anticorps spécifiques à la NMO : anticorps anti-NMO ou anti-AQP4.

(*) Eugène DEVIC est un médecin neurologue français, né à Lyon le 24 octobre 1858, mort en 1930. C'est en 1894 qu'il décrit, avec son étudiant Fernand GAULT, les symptômes de cette maladie rare, connue aujourd'hui sous le nom de NMO.
(**) La myélite est l'inflammation de la moelle épinière (ancien nom qui n'est plus utilisé aujourd'hui : spinitis), qui peut affecter la substance blanche et/ou la substance grise.         Haut de page

NPH
Algologie  -  [Angl. : Post-herpetic pain]   Abrév.  Névralgie postherpétique  * névr- : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur ; * post : du latin post, après, dans le temps et dans l'espace ; * zostérienne ou herpétique : du nom latin Herpes zoster qui est synonyme de zona ; zoster signifie ceinture.
   Les douleurs postzostériennes, c'est-à-dire qui interviennent après un zona (*), font partie des neuropathies. Cette névralgie postherpétique ou NPH est une douleur nerveuse qui se produit en raison de la lésion d'un nerf périphérique causée par la réactivation du virus varicelle-zona (herpès zoster également connu sous le nom de zona). Typiquement, la douleur nerveuse est confinée à une zone de la peau innervée par un seul nerf sensoriel, qui est connu comme un dermatome.
   La PHN est définie comme une douleur nerveuse qui persiste pendant plus de trois mois après une épidémie de zona affectant le même dermatome. Les types de douleur peuvent inclure des brûlures continues, des épisodes de coups sévères ou des douleurs électriques, et une sensibilité accrue au toucher doux qui ne causerait pas de douleur (allodynie mécanique) ou à des stimuli douloureux (hyperalgésie). Des sensations anormales et des démangeaisons peuvent également se produire.
   La PHN commence généralement lorsque les vésicules de l'herpès zoster se sont encroûtées et ont commencé à guérir.

(*) Zona
    Le zona est dû à un virus proche de celui de la varicelle : le virus VZV (virus varicelle-zona) et se traduit par la formation de vésicules cutanées qui suivent le trajet des nerfs sensitifs, sur un fond plus ou moins érythémateux. Dans la plupart des cas, cette affection est banale, mais elle peut devenir redoutable si elle touche des personnes atteintes du SIDA ou de cancer, et plus particulièrement si elles sont sous traitements cytotoxiques ou immunodépresseurs. 
    Le VZV est un Herpesviridae à ADN, contracté lors d'une primo-infection de varicelle dans l'enfance et réactivé (généralement après la cinquantaine).
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NPLO
Neurologie, psychiatrie psychologie, orthophonie
  -  [Angl. : Neuropsychology, logopedia, orthophony]   Abrév.  Neuro - Psychologie, Logopédie, Orthophonie.  * neuro :
du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logie, logo : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * pédie : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * phonie : du grec phônê [phon(o)-, -phonie] : voix. 
    Groupe (Webring) qui a pour but de mettre en relation tous les sites et acteurs concernés par la neuropsychologie, la psychologie, la logopédie et l'orthophonie, dans la diversité de ses aspects et expériences.      Haut de page

NPS
Génétique, dermatologie, rhumatologie  -  [Angl. : Nail-Patella Syndrome]   Abrév.  Nail-Patella Syndrome.  * syndrome :
du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * onycho : du grec onyx [onych(o)-, -onychie], ongle, sabot ; * patellaire : du latin patella [patell(o)-, -patellaire], petit plat ; en médecine, relatif à la rotule. 
    L'onycho-ostéodysplasie héréditaire, connue aussi sous les noms de NPS (Nail-Patella syndrome) ou syndrome onychopatellaire (qui concerne les ongles et la rotule) ou syndrome de TURNER-KIESER est une maladie génétique rare à transmission autosomique (sur un chromosome non sexuel) et dominante : il suffit que l'un des parents transmette le gène muté pour que l'enfant (garçon ou fille) soit atteint. 
    C'est sur le chromosome 9 (9q34) que se trouve le gène concerné : LMX1B, responsable de la synthèse d'un facteur de transcription de l'homéodomaine LIM (un homéodomaine - ou protéine homéodomaine - est une protéine codée par un ou plusieurs gènes homéobox. C'est un domaine de liaison à l'ADN, formé de 60 acides aminés. Ces protéines sont impliquées dans le contrôle de gènes d'expression ; ce sont des facteurs de transcription).
    Il en résulte une anomalie primaire du tissu conjonctif qui se manifeste par une dysplasie des ongles, des rotules hypoplasiques ou absentes entraînant une démarche difficile et caractéristique, une exostose des ailes iliaques, une dysplasie des coudes et parfois une néphropathie (atteinte rénale). Syn. : onycho-ostéodysostose.        Haut de page

NRBC
Médecine d'urgence  -  [Angl. : CBRN (pronounced C-BORN or C-BURN) Chemical, Biological, Radiological, and Nuclear]   Abrév.  Nucléaire, radiologique, biologique et chimique
    Le risque NRBC reste une préoccupation constante de tous les gouvernements. Extraits du site du Ministère de la Défense :

    "Le Service de santé des armées (SSA) est un des acteurs clés du dispositif national de défense médicale contre les risques NRBC. Il collabore à des actions européennes et internationales de mobilisation contre la prolifération et le terrorisme NRBC. Le SSA intervient dans l'ensemble des grandes fonctions qui constituent ce dispositif : l'alerte, le diagnostic, les antidotes, la gestion des médicaments, la prise en charge des victimes, la formation médicale, la recherche-développement.
    Les menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC)  n'ont pas disparu avec la guerre froide. Elles se sont même diversifiées et amplifiées. Malgré la signature de la convention d'interdiction des armes biologiques en 1972, certains régimes politiques ont développé ce type d'arme. Même si d'autres formes de terrorisme sont aujourd'hui au-devant de la scène, le terrorisme NRBC reste un risque très crédible.
    Tous les laboratoires de biologie des hôpitaux militaires sont dotés de kits de diagnostic rapide, par amplification génique, des principaux virus et bactéries de la menace bioterroriste. La plupart dispose d'un laboratoire de sécurité biologique de niveau 3 (LSB3). Ces laboratoires font partie, avec ceux de Grenoble et de Marseille, antennes de l'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), du réseau national des laboratoires " Biotox-Piratox ".
    Lors de la crise des enveloppes au charbon, en octobre 2001, le centre de recherches du service de santé des armées (CRSSA) de La Tronche (près de Grenoble) a été mobilisé avec un laboratoire de la direction générale pour l'armement (DGA) pour effectuer les recherches de l'agent du charbon demandées par les pouvoirs publics. Ensemble, ils ont assuré près des 4/5 des analyses effectuées en France..."         Haut de page

NS
Médecine générale, pharmacologie  -  [Angl. : Non-substituable, non-significant]   Abrév.  Non substituable, non significatif
    En médecine générale, la mention "NS" signifie "non substituable". Elle doit être écrite à la main en toutes lettres par le médecin prescripteur à côté d'un médicament et signifie pour le pharmacien qu'il ne peut pas le remplacer par un médicament générique. En statistiques, l'abréviation "NS" signifie "non significatif".         Haut de page

NSILA
Immunologie allergologie, médecine biologique  -   [Angl. : Non Suppressible Insuline-Like Activity]   Abrév.  Non Suppressible Insuline-Like Activity.
    Les IGF sont des facteurs de croissance qui vont intervenir à tous les stades de la vie, donc chez l'embryon, le fœtus et l'adulte
. Ils doivent leur nom au fait qu'ils sont très proches de l'insuline. Dans la plupart des cas, ils sont liés à des protéines spécifiques ou IGF-BP (pour Binding Protein) dont on connaît actuellement 6 variétés, la plus importante dans le plasma étant IGF-BP3.
    Les IGF les plus importantes à doser sont IGF-I, IGF-II, notamment dans la recherche d'un déficit en hormone de croissance, dans l'acromégalie, le syndrome de Turner et le nanisme, entre autres. IGF-I est sécrétée par le foie et dépend de l'hormone somatotrope.
    Les IGF sont aussi qualifiées de NSILA (Non Suppressible Insuline-Like Activity) mettant ainsi en évidence leur activité de type insulinique. Ces IGF ou NSILA sont des protéines qui font partie des somatomédines (* somato :
du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps ; * médine : du grec médô [-médine], je règle, je prends soin) , c'est-à-dire des polypeptides de composition proche de la proinsuline et qui agissent comme des médiateurs de l'action de l'hormone de croissance sur les tissus extrasquelettiques.         Haut de page

NT-proBNP
Cardiologie, médecine d'urgence, médecine biologique  -  [Angl. : N terminal pro Brain natriuretic peptide]   Abrév.  Brain natriuretic peptide* Peptide natriurétique cérébral ; * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * cérébral : du fait de sa découverte dans le cerveau du porc (en 1998). 
    Le BNP est un marqueur produit par les myocytes (cellules du muscle) des ventricules et notamment du ventricule gauche, lorsque le cœur subit une pression trop élevée et surtout dans l'insuffisance cardiaque. Ce peptide n'est pas spécifique d'une pathologie particulière, mais signale une souffrance cardiaque avant même qu'elle ne soit ressentie, d'où le grand intérêt de son dosage précoce, en particulier chez les sujets à risques.
    En réalité, les myocytes fabriquent un précurseur : le pré-proBNP, un peptide de 134 acides aminés (AA) qui se scinde très vite en proBNP (108 AA) et en un autre peptide de 26 AA appelé peptide signal. Le proBNP passe ensuite dans le sang et se scinde de nouveau en
* un peptide actif de 32 AA : le BNP que l'on dose habituellement,
* le NT-proBNP, forme inactive mais dont le dosage s'avère de plus en plus intéressant (NT signifie N terminal, c'est-à-dire qu'il y a un atome d'azote N à la fin de la molécule).

    Les valeurs dépendent des auteurs et des laboratoires, mais on peut schématiquement retenir les suivantes : la valeur normale est inférieure à 19 pg/mL de sang veineux (1 pg = 1 picogramme, soit 10-12 g ou 1 mille milliardième de gramme).
* Jusqu'à 80 à 100 pg/mL, pas de réelle insuffisance cardiaque : on parle de dyspnée (difficulté respiratoire) non cardiogénique (= qui n'est pas due à une pathologie cardiaque).
* De 100 à 400 pg/mL (on parle de seuil de positivité), des examens complémentaires sont indiqués, notamment échographie cardiaque, écho-Doppler, ECG, gaz du sang ...
* Au-delà de 400 à 500 (parfois plus de 950 !) l'insuffisance cardiaque est généralement avérée. Important : les valeurs normales du BNP sont normalement plus élevées chez les femmes, augmentent avec l'âge (25 à 39 pg/mL vers 60 ans, jusqu'à 60 voire davantage après 75 ans et plus) et dans certaines pathologies rénales, hépatiques (cirrhoses), hormonales (hyperthyroïdie).
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nvMCJ
Neurologie
  -  [Angl. : New variant Creutzfeldt-Jakob disease]   Abrév.  Nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. * Beaucoup plus de détails sur la page : Prions - ESST
    Maladie transmise à l'homme par la consommation de viande des bovins atteints d'ESB (encéphalopathie spongiforme bovine). Les symptômes sont les mêmes que ceux de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (voir sous "Maladies").      Haut de page