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Dernière modification : 11-07-2019

Mots, expressions     Etymologie, définition


Nébulisation - Nébuliseur - Nécatoriose - Nidation - Nidus - Nouméavirus - Nulligeste - Nullipare - Nulliparité -

Nébulisation
Pharmacologie
  - 
[Angl. : Nebulization]    N. f.  * nébulo : du latin nebulosus, de nebula, nuage ; * isation : du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom.
    La nébulisation consiste à disperser un produit pharmaceutique dans un gaz propulseur (CFC, méthane, CO2 ou air) grâce à un nébuliseur (le contenant). Cette technique est couramment employée pour les médicaments devant agir sur les VAS (voies aériennes supérieures), dans le traitement des crises d'asthme, mais aussi des rhinites, pharyngites, laryngites, trachéites et bronchites. La cortisone employée en nébulisation a ainsi un effet presque immédiat.    Haut de page

Nébuliseur
Pharmacologie
  -  [Angl. : Nebulizer]    N. m.    * nébulo : du latin nebulosus, de nebula, nuage ; * iseur :
du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    Un nébuliseur est un récipient contenant un médicament et un gaz propulseur (CFC, méthane, CO2 ou air) et qui permet d'obtenir une suspension très fine du produit pharmaceutique dans le gaz propulseur. Le traitement par nébulisation consiste à agir rapidement sur les VAS (voies aériennes supérieures) dans les crises d'asthme, les inflammations de la sphère ORL, les bronchites. La cortisone utilisée en nébulisation a une action particulièrement rapide.     Haut de page

Nécatoriose
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales
  -  [Angl. : Necatoriasis]    N. f.  * nécator : du latin scientifique Necator, genre de vers nématodes parasites de l'intestin grêle des mammifères ; * ose :
du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Maladie provoquée par la présence dans l'intestin, de l'ankylostome (Necator americanus, très semblable à Ankylostoma duodenale), et qui s'observe essentiellement dans les régions tropicales. Les ankylostomes sont des nématodes qui pénètrent dans l'organisme à l'état de larves, surtout par la peau. Parvenus dans l'intestin grêle, ils se fixent sur sa muqueuse, en provoquant de nombreuses petites hémorragies responsables de l'anémie.
    Syn. ankylostomasie, ankylostomiase ou anémie des mineurs.      Haut de page

Nidation
Médecine de la reproduction, gynécologie  -  [Angl. : Nidation]    N. f.  * nidation : du latin nidus, nid.  
    La nidation est un processus complexe qui aboutit à la fixation de l'embryon dans la paroi épaissie de l'utérus, c'est-à-dire dans l'endomètre. La réussite de la nidation est la condition indispensable pour que l'embryon puisse se développer normalement.  

   * Pendant les 3 premiers jours qui suivent la fécondation, le zygote subit environ une mitose par jour --> 2 --> 4 --> 8 cellules et, à partir du 4e jour, le rythme des mitoses (segmentation) s'accélère et le zygote prend rapidement l'aspect d'une petite mure. Ce stade est appelé morula et toutes ces divisions cellulaires se sont faites à volume constant, c'est-à-dire que la morula n'est pas plus grande que le zygote. C'est donc vers le 6e jour que la morula arrive enfin dans l'utérus.   De la fécondation à la nidation 
    * Six à sept jours après la fécondation, la morula se transforme rapidement en une sphère creuse : le blastocyste (* blasto : du grec blastos [blasto-, -blaste], germe, immature, qui a un rapport avec le développement embryonnaire ; * cysto, cyste : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie), qui doit son nom au fait qu'il a une forme de vésicule avec une cavité interne : le blastocœle ou la blastocèle. Ce blastocyste (ou stade blastula), présente une zone renflée qui va jouer un rôle très important : le bouton embryonnaire. On parle de vie libre du blastocyste pour désigner le laps de temps qui s'écoule jusqu'à la nidation.
    * Après 2 à 3 jours de vie libre, le blastocyste se sépare de sa zone pellucide, ce qui lui permet d'entrer directement en contact avec les cellules de l'endomètre et d'entamer la phase suivante qui est la nidation.

   * Débarrassé de sa membrane pellucide, le blastocyste devient très adhérent au revêtement utérin. Ses cellules qui sont en contact avec l'endomètre vont réagir à la progestérone sécrétée par le corps jaune, devenir métaboliquement actives et sécrétoires, se transformant en cellules déciduales.

   * La réaction déciduale * déciduale : du latin deciduus [décidu(a)-], qui tombe ; en rapport avec la caduque, muqueuse de l'utérus produite pendant la grossesse et qui est expulsée pendant la délivrance. 
Plus connue sous le nom de "caduque", la membrane déciduale (syn. : décidue, décidua, caduque déciduale, caduque utérine) se forme dès la deuxième semaine de grossesse à l'intérieur de l'utérus, en regard du futur placenta, et sera expulsée avec le placenta pendant la délivrance qui suit l'accouchement. Elle va agir sur l'endomètre en stimulant la formation de glandes et vaisseaux sanguins et ensemble, les cellules de l'endomètre et les cellules déciduales vont sécréter une hormone de croissance et les métabolites nécessaires pour l'implantation et le développement de l'embryon.

Remarque : Cette caduque ou déciduale est divisée en 3 parties :
    - la déciduale ou caduque ovulaire ou réfléchie qui recouvre l'embryon du côté de la cavité utérine et le sépare de celle-ci
    - la déciduale ou caduque utéroplacentaire ou basale ou basilaire qui sépare l'embryon du muscle utérin et qui se transformera progressivement en placenta
    - la déciduale ou caduque utérine vraie ou pariétale qui recouvre toute la cavité utérine, sauf dans la zone où se trouve l'embryon. Par la suite, du fait de la poche des eaux (liquide amniotique) qui se constitue et s'agrandit, la caduque ovulaire ou réfléchie est repoussée à l'opposé jusqu'à la caduque utérine vraie. Ces deux caduques vont s'atrophier, se souder et former l'amnios.
    Evolution des caduques dans l'utérus 

Le trophoblaste et la formation du placenta.    * tropho : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Dans le blastocyste, on distingue essentiellement deux masses cellulaires : l'une interne est appelée embryoblaste,  l'autre externe est le trophoblaste. Le trophoblaste (ou trophectoderme, parfois aussi appelé chorion) est présent dès le 5e jour du développement embryonnaire, autour de l'embryon. C'est lui qui va permettre la nidation, entre le 8e et le 10e jour, par la libération d'enzymes spécifiques, puis il se différenciera pour former le placenta. Il a maintenant pour rôle essentiel l'élaboration d'annexes embryonnaires adaptées à la nutrition de l'embryon et pour cela, il est constitué de replis creux de petite taille : les villosités choriales (voir schémas).

   Plus tard, le trophoblaste va se différencier en deux couches : le cytotrophoblaste (appelé aussi couche de Langhans) est la couche cellulaire interne des villosités du chorion (rappel : c'est au niveau de ces villosités choriales - ou chorion villeux - que s'opèrent les échanges gazeux et nutritionnels entre le sang maternel et le sang fœtal) et le syncytiotrophoblaste externe (ou trophoblaste syncytial). C'est l'ensemble de ces deux couches qui forme le chorion (voir schéma des caduques).
   À partir du 3e mois, le trophoblaste prend le nom de placenta. Le cytotrophoblaste est constitué de cellules épithéliales polygonales appelées cellules de Langhans (à ne pas confondre avec les cellules géantes de Langhans qui se forment, souvent par fusion cellulaire, dans la tuberculose ou la sarcoïdose, et qui se caractérisent par la présence de nombreux noyaux souvent rassemblés à la périphérie du cytoplasme). Pendant le premier trimestre de la grossesse, le cytotrophoblaste participe, au même titre que syncytiotrophoblaste et le mésenchyme des villosités, à la barrière placentaire. 
    C'est au cours du 4e mois du développement embryonnaire que le cytotrophoblaste disparaît partiellement de la paroi des villosités choriales et évolue en îlots.

     Dès que la nidation est entamée, les cellules du trophoblaste vont sécréter une hormone : HCG ou hormone chorionique gonadotrope.  * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs : * gonado : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    La HCG ou
βHCG ou gonadotrophine chorionique humaine ou hormone gonadotrope placentaire, est une hormone glycoprotéique produite d'abord par le chorion de l'embryon, puis par le placenta au cours de la gestation. La HCG a un effet proche de la LH : elle assure le maintien du fonctionnement du corps jaune, c'est-à-dire en fait la production de progestérone. Elle est éliminée rapidement dans les urines et c'est elle qui est dosée dans les diagnostics précoces (tests) de grossesse qui utilisent des anticorps anti-HCG.

     Quelques valeurs normales :
* femme non enceinte avant la ménopause : < 8 UI/L ;
* femme après la ménopause : < 20 UI/L ;
* femme enceinte : 200 à 8 000 UI/L en 2e SA (semaine d'aménorrhée) puis augmentation jusqu'à un maximum de 250 000 UI/L vers la 12e SA (fin du 1er trimestre de grossesse).
    Par la suite et jusqu'à la fin de la grossesse, le taux de βHCG
diminue légèrement puis reste stable. Ces taux peuvent être particulièrement élevés en cas de GEU (grossesse extra-utérine), de grossesse molaire (dépassant parfois 1 000 000 UI/L) mais aussi de tumeurs non trophoblastiques (testicules, ovaires). Valeur normale des βHCG chez l'homme : < 7 UI/L.

   Les cellules du trophoblaste situées au pôle embryonnaire du blastocyste prolifèrent pour former le syncytiotrophoblaste qui envahit ensuite progressivement l'endomètre en lysant ses cellules et des vaisseaux sanguins. C'est l'ébauche du placenta et des lacunes sanguines. Le blastocyste est progressivement attiré dans l'épaisseur de l'endomètre ; la nidation est terminée.       Haut de page

Nidus
Infectiologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Nidus]    N. m.  * nidus : du latin nidus, nid.  
    Le mot latin nidus, utilisé tel quel, peut avoir plusieurs significations selon le contexte : support, foyer, nid, centre... En médecine, un nidus peut désigner le noyau ou point central d'origine d'un nerf, un foyer d'infection, une collection localisée, un foyer de densité réduite au centre d'un ostéome ostéoïde (*) sur des radiographies osseuses, le point d'origine ou le centre d'un processus morbide, entre autres.
    (*) Ostéome ostéoïde : c'est une tumeur osseuse bénigne, souvent localisée dans les membres inférieurs, qui est connue pour provoquer de vives douleurs nocturnes et qui se présente sur une image radiologique comme une zone claire transparente, entourée d'une condensation traduisant une ostéosclérose.      Haut de page

Nouméavirus
Médecine biologique, hématologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Noumeavirus]   N. m.  * Nouméa : capitale de la Nouvelle-Calédonie ; * virus : de virus, mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; jusqu'il y a peu, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns. 
    Les chercheurs découvrent en 2003, une famille de virus géants ou "girus", dont la taille dépasse largement les 200 nm (nanomètres) et qui ont un nombre important de gènes. Pandoravirus est à ce jour le plus grand virus connu : taille 1 µ (micron) et environ 2500 gènes soit, pour comparer, 10 fois plus grand que le virus de la grippe qui lui, n'a que 8 gènes.
    Dans une publication parue le 21 avril 2017 dans la revue Nature, Jean-Marie CLAVERIE (CNRS) et Chantal ABERGEL (Université d'Aix-Marseille) décrivent un nouveau virus géant provenant de Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Il prend naturellement le nom de Nouméavirus.

   Particularité : ce virus, observé dans une amibe, est capable de rendre momentanément poreuse, la membrane du noyau de son hôte. Il se reproduit dans le cytoplasme et rend le noyau poreux pour y puiser les enzymes amibiennes nécessaires à la transcription de ses gènes viraux. Après quelques heures, cette porosité nucléaire cesse mais a été suffisante pour que les virus se reproduisent dans le cytoplasme. Il s'agit donc d'un véritable contrôle à distance par Nouméavirus de la membrane nucléaire de son hôte.       Haut de page

Nulligeste   Nullipare   Nulliparité
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Nulligravida, Nullipara, Nulliparity]    N. f.  * nulli : du latin nullus [nulli-], absence totale ; * geste : du latin gestus, de gerere [-geste, -gestion], faire ; en médecine, relatif à la grossesse. 
    Le suffixe -geste concerne la gestation, donc la grossesse, et il ne faut pas le confondre avec le suffixe -pare qui désigne l'accouchement. Ainsi,
* u
ne femme primigeste
(du latin primus [primi-, primo-], premier) est enceinte pour la première fois, alors que
* une femme primipare fait son premier accouchement. Il en va de même pour
* une femme nulligeste qui n'a jamais été enceinte et
* une femme nullipare (
du latin parus, de parere [-pare, -parité], engendrer) qui n'a jamais accouché ; multigeste : qui a eu plusieurs grossesses et multipare : qui a accouché plusieurs fois. La nulliparité est le fait d'être nullipare.     Haut de page.