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Dernière modification : 11-07-2019

Nerf     Du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf. Le premier sens du mot "nerf" en français est celui de "tendon, ligament". Au XIIIe s., il reprend également au latin le sens concret de "courroie de bouclier", "corde d'arc ou d'arbalète", "corde d'instrument de musique". Ce n'est que depuis le XVIIIe s. que le mot nerf(s) désigne, en anatomie et en physiologie, les conducteurs d'influx tels que nous les connaissons aujourd'hui.


Nerf - Nerf I - Nerf II - Nerf III - Nerf IV - Nerf V - Nerf VI - Nerf VII - Nerf VIII - Nerf IX - Nerf X - Nerf XI - Nerf XII - Nerf accessoire - Nerf acoustique - Nerf calcanéen médial - Nerf crânien - Nerf cutané dorsal latéral - Nerf cutané dorsal médial - Nerf cutané médial - Nerf facial - Nerf fibulaire commun - Nerf fibulaire profond - Nerf fibulaire superficiel - Nerf glosso-pharyngien - Nerf grand hypoglosse - Nerf ischiatique - Nerf mandibulaire - Nerf mixte - Nerf moteur - Nerf moteur oculaire commun - Nerf moteur oculaire externe - Nerf musculocutané - Nerf olfactif - Nerf ophtalmique - Nerf optique - Nerf pathétique - Nerf péronier commun - Nerf péronier profond - Nerf péronier superficiel - Nerf plantaire latéral - Nerf plantaire médial - Nerf pneumogastrique - Nerf rachidien - Nerf radiculaire - Nerf sciatique - Nerf sciatique poplité externe - Nerf sciatique poplité interne - Nerf sensitif - Nerf spinal - Nerf tibial - Nerf tibial antérieur - Nerf trijumeau - Nerf vague - Nerf vestibulo-cochléaire -

Nerf    Nerf mixte    Nerf moteur    Nerf sensitif   
Neurologie, neurochirurgie, anatomie, algologie  -  [Angl. : Nerve, Mixed nerve, Motor nerve, Sensitive nerve]    N. m.  * nerf : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf. 
    Avant toute chose, il ne faut pas confondre
la fibre nerveuse qui est l'axone d'une seule cellule nerveuse (ou neurone) et le nerf qui est un regroupement plus ou moins important (jusqu'à 500 000) de fibres nerveuses ou neurones.  Le neurone est la cellule qui constitue l’unité anatomique et physiologique du système nerveux. Coupe transversale d'un nerf  Il est spécialisé dans la création et la conduction des influx nerveux.
    Le neurone est essentiellement composé de 3 parties : le corps cellulaire, l'axone et l'arborisation terminale ou terminaison axonique et les influx nerveux (ou potentiels d'action) y circulent toujours dans ce sens (du corps cellulaire vers l'arborisation terminale).
    Si on observe un neurone moteur, le corps cellulaire est généralement de forme étoilée et présente des ramifications courtes : les dendrites. C'est sur ces ramifications dendritiques, mais aussi sur la membrane plasmique du corps cellulaire que se font les très nombreuses connections avec d'autres neurones (parfois plusieurs dizaines de milliers sur un seul corps cellulaire). Un nerf est qualifié de moteur lorsqu'il part du SNC (système nerveux central) et aboutit à un muscle, de sensitif lorsqu'il part d'un récepteur sensoriel pour aboutir au SNC. D'autres, qui sont en même temps sensitif et moteur, sont des nerfs mixtes.        Haut de page

Nerf facial   Nerf VII
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Facial nerve ; Seventh nerve]   N. m.  * nerf : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * crânien : du grec kranion [crani(o)], relatif au crâne, partie osseuse de la tête ; * facial : du latin populaire facia, portrait, du latin classique facies, forme, aspect général. 
    Le nerf facial fait partie des 12 paires de nerfs craniens, numérotés en chiffres romains de I à XII. C'est le nerf VII qui démarre au niveau de la partie latérale du sillon bulbopontique par deux racines, l'une interne, l'autre externe. Il a été longtemps considéré comme un nerf mixte, c'est-à-dire qui conduit en même temps des influx sensitifs centripètes (des récepteurs sensoriels vers l'encéphale) et des influx moteurs centrifuges (de l'encéphale vers les muscles). En réalité, c'est un nerf moteur et cette confusion vient du fait qu'il est doublé par un autre nerf, le nerf intermédiaire qui lui, est sensitif.    Les douze paires de nerfs craniens 

Trajet du nerf facial
    Il pénètre dans le méat auditif interne --> canal du nerf facial --> sortie de la partie pétreuse de l’os temporal par le foramen stylomastoïdien --> glande parotide où il se divise en ses deux branches terminales, temporofaciale et cervicofaciale unies par de nombreuses anastomoses qui constituent le plexus intraparotidien.
    Dans son trajet intrapétreux, il fournit une branche motrice, le nerf stapédien. À sa sortie du foramen stylomastoïdien il donne quatre branches :
* le nerf auriculaire postérieur qui fournit un rameau occipital et un rameau auriculaire destinés aux muscles correspondants ;
* un rameau digastrique pour le ventre postérieur du muscle digastrique ;
* un rameau stylohyoïdien pour le muscle stylohyoïdien ;
* un rameau communiquant avec le nerf glossopharyngien ou nerf IX ;
* un rameau lingual inconstant.

    Les branches terminales émergent de la glande parotide. La branche supérieure, temporofaciale, fournit des rameaux temporaux, frontaux, palpébraux, zygomatiques et buccaux supérieurs. La branche inférieure, cervicofaciale, fournit un rameau marginal mandibulaire qui donne les rameaux buccaux inférieurs et mentonniers, et un rameau cervical.   Vue ventrale de l'encéphale et départ des nerfs craniens 
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Nerf crânien   Nerf I    Nerf olfactif     Nerf II    Nerf ophtalmique    Nerf optique    Nerf III    Nerf moteur oculaire commun    Nerf IV    Nerf pathétique    Nerf V    Nerf trijumeau    Nerf VI    Nerf moteur oculaire externe   Nerf VIII    Nerf vestibulocochléaire   Nerf acoustique    Nerf IX    Nerf glossopharyngien    Nerf X    Nerf pneumogastrique   Nerf vague    Nerf XI   Nerf spinal   Nerf accessoire    Nerf XII    Nerf grand hypoglosse
Neurologie, neurochirurgie, anatomie
  -  [Angl. : Cranial nerve, Nerve I, olfactory nerve, vestibulocochlear nerve, Nerve II, optic nerve, ophthalmic nerve, Nerve III, common oculomotor nerve, Nerve IV, pathetic nerve, Nerve V, trigeminal nerve, Nerve VI, External oculomotor nerve, Nerve VIII, vestibulocochlear nerve, acoustic nerve, Nerve IX, glossopharyngeal nerve, Nerve X, pneumogastric nerve, vagus nerve, Nerve XI, spinal nerve, accessory nerve, Nerve XII, hypoglossal nerve]    N. m. 
* nerf : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * crânien : du grec kranion [crani(o)], relatif au crâne, partie osseuse de la tête. 
    Les douze paires de nerfs craniens (notées par des chiffres romains de I à XII) sont issues de l'encéphale, partie du système nerveux central qui est logée dans la boîte crânienne et qui comprend
- le cerveau (avec les deux hémisphères cérébraux et le diencéphale),
- le cervelet (deux hémisphères cérébelleux et le vermis médian) et
- le tronc cérébral, lui-même formé des pédoncules cérébraux, de la protubérance annulaire et du bulbe rachidien. Vue ventrale de l'encéphale et départ des nerfs craniens 

    Chez l'homme, le poids moyen de l'encéphale est de 1300 à 1400 grammes. Les deux hémisphères cérébraux du cerveau sont rattachés par deux structures appelées le corps calleux et le trigone qui se prolongent vers le bas par le tronc cérébral. Ils contrôlent les fonctions conscientes comme la parole, la mémoire, la vision, entre autres, par des zones précises qui ont été identifiées avec précision. Coupe longitudinale de l'encéphale 
    À noter que d'une manière générale, les mouvements du côté droit du corps sont commandés par l'hémisphère gauche et réciproquement. C'est du tronc cérébral que partent les premiers nerfs crâniens. Le petit tableau Les XII paires de nerfs crâniens  indique le numéro, le nom, la nature et la fonction de ces XII paires de nerfs crâniens.         
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Nerf mandibulaire
Odontostomatologie, neurologie, anatomie  -  [Angl. : Mandibular nerve]    N. m.  * nerf :  du latin nervus, nervosus [nerf, nerveux], ligament, tendon ; chacun des organes ayant la forme d’un cordon blanchâtre et servant de conducteur à la sensibilité et au mouvement ; familièrement, désigne les tendons d’un muscles : une viande « nerveuse » ; * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    Le nerf mandibulaire est un nerf mixte, c'est-à-dire qu'il possède des fibres qui conduisent les influx nerveux sensitifs et des fibres qui conduisent les influx nerveux moteurs, permettant de mordre, mâcher, avaler. Il constitue la branche terminale du nerf trijumeau ou nerf V (5e paire de nerfs crâniens), nerf sensitif de la face et nerf moteur des muscles masticateurs.
    Ce nerf trijumeau (V) se divise en 3 branches principales :
- le nerf ophtalmique (V1),
- le nerf maxillaire (V2) et
- le nerf mandibulaire (V3).
    Le nerf mandibulaire entre dans le milieu de la face interne de la branche montante par un l'orifice du canal dentaire, appelé foramen mandibulaire, (voir le schéma de la mandibule) puis progresse vers le bas et vers l'avant sous les apex ou pointes des racines des dents. Il ressort de la mandibule par le face vestibulaire (entre la mâchoire et les joues) par le trou mentonnier.    
Nerf et canal mandibulaires 
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Nerf rachidien   Nerf radiculaire
Neurologie, neurochirurgie, anatomie  -  [Angl. : Rachidian nerve, Radicular nerve]    N. m.  * nerf : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * rachidien : du grec rhakhis [rachi-, rachidien, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale ou liquide céphalorachidien. 
    La moelle épinière (medulla spinalis) est le prolongement naturel de l'encéphale, efficacement protégée par les 33 vertèbres empilées qui forment, derrière les corps vertébraux, un véritable tube protecteur osseux : le canal rachidien. Vue dorsale de la moelle épinière et des nerfs rachidiens 
    La ME forme un cordon d'environ 45 cm de longueur (du trou occipital jusqu'à la 2e vertèbre lombaire) et 1 cm de diamètre, avec 2 renflements principaux : le renflement cervical dans la partie supérieure et lombaire dans la partie inférieure. Dans sa partie basse, elle se termine par un ensemble de fibre : le filum terminal appelé aussi queue de cheval (environ 25 cm de longueur). Comme l'encéphale, elle est protégée par les 3 méninges, avec un espace nommé épidural, entre la dure-mère et l'arachnoïde. La moelle épinière et les méninges 
    Contrairement à ce qui se passe dans l'encéphale, la substance grise de la moelle épinière, qui contient les corps cellulaires des neurones, est interne, alors que la substance blanche est externe. Les 31 paires de nerfs rachidiens ou nerfs spinaux ou nerfs radiculaires (notées en chiffres arabes) sont toutes constituées, au départ de la moelle,
- d'une racine dorsale sensitive, avec le ganglion spinal (formé par les corps cellulaires des neurones sensitifs) et
- d'une racine ventrale motrice.
    C'est la réunion de ces deux racines qui forme le nerf rachidien, qui est donc un nerf mixte (contenant à la fois des fibres sensitives et des fibres motrices. Vue de la moelle épinière et des nerfs rachidiens  Les deux tissus qui composent la moelle épinière se reconnaissent à l'œil nu, par leurs couleurs différentes : la substance grise est interne et forme schématiquement un X ou un H. Comme pour le cortex cérébral, elle contient les corps cellulaires des neurones. La substance blanche est externe et correspond aux axones des neurones. Elle est organisée en cordons ascendants : les influx nerveux sensitifs arrivant à la moelle épinière sont transmis à l'encéphale,  et descendants : influx moteurs émanant de la moelle elle-même ou de l'encéphale.

Quelques précisions complémentaires :
*
Au niveau de la moelle épinière, chaque départ de nerf rachidien s'étend sur une certaine hauteur : c'est ce que l'on appelle le segment médullaire. Un segment et ses racines prend en charge un territoire sensitif ou dermatome (car les récepteurs sensitifs sont essentiellement situés dans la peau), un territoire moteur ou myotome, car les effecteurs commandés par les racines motrices sont les muscles.
    Il existe ainsi 31 segments médullaires, pour :
      - 8 paires de nerfs cervicaux notés C1 à C8 ;
      - 12 paires de nerfs thoraciques ou dorsaux notés D1 à D12 (parfois T1 à T12) ;
      - 5 paires de nerfs lombaires : L1 à L5 ;
      - 5 paires de nerfs sacrés : S1 à S5 et
      - 1 seule paire de nerfs coccygiens.
* Les 7 premières paires de nerfs rachidiens émergent au-dessus du pédicule de la vertèbre qui leur correspond, alors que le nerf C8 émerge entre C7 et T1 (ou D1), les autres nerfs émergent sous le pédicule de la vertèbre du même nom. C'est ce qui explique qu'il y ait 8 paires de nerfs cervicaux pour seulement 7 vertèbres cervicales.     Haut de page

Nerf sciatique   Nerf ischiatique   Nerf sciatique poplité externe   Nerf sciatique poplité interne   Nerf tibial   Nerf péronier commun   Nerf fibulaire commun   Nerf cutané médial   Nerf calcanéen médial   Nerf plantaire latéral   Nerf plantaire médial   Nerf musculocutané   Nerf fibulaire superficiel   Nerf péronier superficiel   Nerf cutané dorsal latéral   Nerf cutané dorsal médial   Nerf tibial antérieur   Nerf fibulaire profond   Nerf péronier profond
Neurologie, anatomie, neurochirurgie, rééducation fonctionnelle  -  [Angl. : Sciatic nerve, ischiadic nerve, External popliteal nerve, Internal popliteal nerve, Tibial nerve, Common peroneal nerve, Common fibular nerve, Medial cutaneous nerve, Lateral plantar nerve, Medial plantar nerve, Musculocutaneous nerve, Superficial fibular nerve, Superficial peroneal nerve, Lateral dorsal cutaneous nerve, Medial lateral cutaneous nerve, Anterior tibial nerve, Deep fibular nerve, , Deep peroneal nerve]    Adj. et n. m.  * sciatique : du bas latin sciaticus, du grec iskhiadikos, de iskhion, hanche. 
    Le nerf sciatique que l'on appelle aussi nerf ischiatique, est le plus gros nerf du corps humain (environ 1,5 cm de diamètre), mais aussi le plus long et assure la motricité et la sensibilité de tout le membre inférieur (hanche, cuisse, jambe et pied). Il se forme par la réunion de racines nerveuses issues de la moelle épinière, au niveau L4 (4e vertèbre lombaire) à S3 (3e vertèbre sacrée) au niveau du plexus sacré.
    Traversant le bassin par une ouverture osseuse : la grande échancrure, il passe sous les muscles des fesses, puis entre la tubérosité de l'ischion et le grand trochanter du fémur et longe la cuisse sur sa face postérieure. À la cuisse, il donne des branches aux 3 muscles de la région postérieure : semi-membraneux, semi-tendineux et biceps crural, ainsi qu'au grand adducteur.

    Juste en haut du genou, au jarret, il se divise en 2 branches :
* Le SPE ou (nerf) sciatique poplité externe (du latin poples, poplitis, jarret, relatif au jarret, c'est-à-dire au creux du genou ou creux poplité) ou nerf péronier commun ou nerf fibulaire commun (la fibula est le péroné), qui longe le muscle biceps, passe sur le bord externe du creux poplité (c'est le creux du genou) en direction de la tête du péroné qu'il contourne par l'arrière à la face antéro-externe de la jambe.
    Il donne une branche au muscle jambier antérieur, un rameau accessoire du saphène externe, pour la peau du tiers inférieur de la jambe et du talon et un rameau cutané-péronier pour ceux de la face interne de la jambe.
Puis le SPE se divise en :
    a) nerf tibial antérieur ou nerf fibulaire profond ou nerf péronier profond, qui donne des branches aux muscles antérieurs de la jambe, aux pédieux et collatéraux dorsaux profonds de l'espace entre le premier et le deuxième orteil. Il innerve aussi le gros orteil et le deuxième  ;
    b) nerf musculocutané ou nerf fibulaire superficiel ou nerf péronier superficiel  qui se distribue aux muscles péroniers latéraux, traverse l'aponévrose jambière et donne les collatéraux dorsaux des 3e, 4e et 5e orteils.

* Le SPI ou (nerf) sciatique poplité interne ou nerf tibial, qui descend verticalement dans la loge postérieure de la jambe, en arrière de la veine et de l'artère poplitées, dont il donne des branches aux muscles jumeaux, plantaire grêle et poplité, mais aussi à l'articulation du genou et une branche cutanée, le saphène tibial ou externe qui donne des filets nerveux à la peau du côté externe du talon, contourne la malléole externe et fournit les collatéraux dorsaux interne et externe du petit et du quatrième orteil.
    Arrivé à l'anneau du soléaire, le SPI prend le nom tibial postérieur, accompagne l'artère du même nom et donne des branches aux muscles profonds de la région postérieure de la jambe.
    Parvenu ensuite à la face interne du calcaneum (os du talon), il se divise en
    a) plantaire interne (ou médial) qui irrigue les muscles de la région interne de la plante du pied, les deux premiers lombricaux et fournit les collatéraux plantaires des trois premiers orteils ;
    b) plantaire externe (ou latéral) qui se distribue à tous les autres muscles et fournit les collatéraux plantaires des orteils 4 et 5 à la partie externe du pied.          Haut de page