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Dernière modification : 11-07-2019

Nitr(o)-, nitrit(o)-       Du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium). La racine nitr(o)- a d'abord simplement indiqué la présence d'azote dans un composé, puis un dérivé nitré du corps dont le nom suit, comme nitroglycérine par exemple.  Il existe aussi une certaine concurrence de nitro- avec azoto-.


De l'ammoniac aux nitrates - Nitratation - Nitrate - Nitrate d'argent - Nitraté, e - Nitrates - Nitrazépam - Nitrazine (test à la)Nitré, e - Nitrés (composés) - Nitrés (dérivés) - Nitreux, euse - Nitreux (oxyde) - Nitrifiant - Nitrifier - Nitrification - Nitrile - Nitrique - Nitrique (acide) - Nitrite - Nitriturie - Nitrobacter - Nitrobacteriaceae - Nitrobactérie - Nitrobenzène - Nitrobleu de tétrazolium (test au) - Nitrocellulose - Nitrofural - Nitrofurazone - Nitrogénase - Nitrogène - Nitroglycérine - Nitromersol - Nitron - Nitrophène - Nitrophile - Nitrosation - Nitrosé, e - Nitrosobactérie - Nitrosococcus - Nitrosomonas - Nitrosourée - Nitroso-urées - Nitrosylation -

De l'ammoniac aux nitrates, le cycle de l'azote  
Biochimie  -  [Angl. : Biogeochemical nitrogen cycle, Nitrogen cycle]   N. m.  * cycle : du grec kuklos [cycl(o)-, -cycle, -cyclique], cercle, roue ; * azote : du préfixe a privatif et du grec zôê , la vie. [azot(o)-, -azoïque] : l’azote ne permet pas la vie ; qui contient de l’azote. 
    Il faut le reconnaître, le problème n’est pas très simple à comprendre si l’on n’a pas quelques connaissances élémentaires de chimie, car l'azote atmosphérique N2 va subir une série de transformations dans les différents compartiments de la biosphère (atmosphère, hydrosphère, lithosphère), ce qui justifie l'adjectif biogéochimique. L’azote et ses dérivés font cependant partie des produits qui peuvent bouleverser l’équilibre d'un milieu, de la flaque d'eau en passant par un aquarium, un étang, une rivière, un fleuve, un lac jusqu'à la mer.

I - L’AZOTE
    Son symbole chimique est la lettre « N » qui vient du mot « Nitrogène », autre nom plus ancien de l’azote. L’air en contient 79 % mais ni les animaux, ni les plantes aquatiques ne peuvent l’absorber à l’état gazeux.
Remarque : on sait aujourd’hui que certaines bactéries (Rhizobium) fixées sur les racines de légumineuses forment des produits capables de transformer directement l’azote de l’air en engrais azotés. En retour, grâce à la photosynthèse, la plante fournit aux bactéries des substances nutritives. Cette symbiose est utilisée actuellement au Sahel avec les acacias.
    Pour en savoir plus, quelques articles un peu anciens mais très intéressants : La Recherche de janvier 1985 : « Fixation de l’azote et agriculture tropicale » ; La Recherche de mai 1988 : « Les engrais verts à l’honneur » ; La Recherche de juin 1991 : « Les acacias fixateurs d’azote du Sahel ». Dans la nature, l’azote est combiné à d’autres substances provenant essentiellement de la décomposition des matières organiques, animales et végétales. On parle alors de composés azotés.

II - DANS UN MILIEU FERMÉ (aquarium, étang ...)
    Pour bien comprendre ce qui se passe dans ce milieu, je vous propose un schéma évolutif en quatre parties essentielles :
* formation des matières organiques,
* transformation en ammoniac et ions ammonium,
* apparition des nitrites toxiques,
* nouvelle transformation en nitrates.

1 - Décomposition :
    Malgré tous les systèmes de filtration et de nettoyage de l’eau, il reste toujours des matières organiques provenant de la décomposition des végétaux et des surplus d’aliments, ainsi que des excréments des poissons et invertébrés et de leurs cadavres. À ce stade, on peut intervenir en limitant les apports nutritionnels (organiques) et en enlevant immédiatement les poissons morts. Ces quelques précautions limiteront la quantité de matières organiques de l’eau.

2 - Ammonisation
    À partir de ces matières organiques et grâce à l’action de nombreuses bactéries présentes dans le sol, sur les matières filtrantes et tous les supports, deux produits vont apparaître dans l’eau :
* L’ammoniac : NH3 très toxique et très soluble dans l’eau
* Les ions ammonium : (NH4) + de toxicité moindre.
    Il est actuellement reconnu que ces deux facteurs vont varier en fonction du pH (signifie « potentiel Hydrogène : c’est le degré d’acidité ou de basicité - syn. alcalinité - de l’eau) et qu’ils seront nettement moins dangereux si ce pH est inférieur à 7, c’est-à-dire si l’eau est légèrement acide.
    REMARQUE : pour les aquariophiles, on voit ici l’importance de surveiller soigneusement l’eau d’un aquarium marin, où le pH est normalement basique.

3 - Nitrosation et apparition des nitrites
    Un autre groupe de bactéries (Nitrosomonas par exemple) est capable, en présence d’oxygène de transformer l’ammoniac et les ions ammonium en nitrites : (NO2) - .
Ces bactéries ayant besoin d’oxygène pour faire ces transformations, il est très important d’avoir :
* une eau bien aérée dont la surface n'est pas colmatée par des algues flottantes,
* une eau non stagnante et surtout :
* un sol permettant la circulation de l’eau, donc à granulométrie assez grossière.

4 - Nitratation
    C’est la dernière étape de la dégradation qui aboutit, grâce à d’autres bactéries (Nitrobacter par exemple), à la formation de nitrates qui ne sont dangereux qu’à des concentrations importantes. Cette dernière étape se fait aussi par oxydation.

III) NITRIFICATION : bilan et conditions
    Matières organiques ---> ammoniac et ions ammonium ---> nitrites ---> nitrates.
Quand cette chaîne de réactions se produit correctement, l’avantage permanent est que, à partir d’un produit très toxique (ammoniac), on obtient un composé peu dangereux pour les êtres vivants (nitrates) et qui sert d’aliment aux plantes, donc qui va progressivement disparaître. Les plantes absorbent aussi une petite partie des nitrites.  Origine des matières organiques  Transformation en ammoniac et ammonium : allonisation      Transformation en nitrites : nitrisation      Passage aux nitrates moins toxiques : nitratation 
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Nitratation
Biochimie  -  [Angl. : Nitratation]   N. f.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de ; * -ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif. 
    La nitratation est la conversion d'un composé en nitrate, association entre l'ion nitrate NO3- (c'est donc un anion) et un ou plusieurs cations, ou l'emploi du nitrate d'argent pour la coloration des tissus animaux en brun, et en particulier des épithéliums. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.       Haut de page

Nitrate   Nitrates
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Nitrate, s]   N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de. 
    Un nitrate est une association entre l'ion nitrate NO3- (c'est donc un anion) et un ou plusieurs cations. Les nitrates sont des solides cristallisés, solubles dans l'eau, qui se décomposent par la chaleur et qui ont par suite, des propriétés oxydantes. Certains d'entre eux, comme le nitrate de potassium KNO3 (plus connu sous le nom de salpêtre), et le nitrate de sodium NaNO3 existent à l'état naturel. Les autres sont obtenus artificiellement par l'industrie chimique.
    Les nitrates alcalins sont plus spécialement utilisés comme engrais agricoles, notamment le nitrate de calcium Ca(NO3)2 et le nitrate d'ammonium NH4NO3, ce dernier étant aussi un explosif. Au niveau de la santé publique, la présence d'un excès de nitrates dissous dans l'eau est un indice de pollution d'origine agricole (engrais), urbaine (dysfonctionnement des réseaux d'assainissement) ou industrielle.
    Dans l'Union européenne, la "Directive Nitrates" vise à réduire cette pollution. Dans de nombreux pays, les eaux destinées à la consommation humaine doivent respecter des valeurs limites (par exemple 50mg/L en France et en Europe) pour être qualifiées de potables. L'OMS recommande également de ne pas dépasser ce seuil de 50mg/L. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.        Haut de page

Nitraté, e
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Nitrated]   Adj.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de. 
    L'adjectif nitraté, e caractérise un composé organique qui est converti à l'état de nitrate. C'est ce qui se produit, par exemple dans l'étape dite de nitratation du cycle de l'azote et cest la dernière étape de la dégradation qui aboutit, grâce à d’autres bactéries (Nitrobacter par exemple), à la transformation des nitrites en nitrates, lesquels ne sont dangereux qu'à des concentrations importantes. Cette dernière étape se fait aussi par oxydation. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.        Haut de page

Nitrate d'argent
Médecine biologique, imagerie médicale  -  [Angl. : Silver nitrate]   N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de ; * argent : du latin argentum, désignant le métal blanc précieux, l'argenterie, puis la monnaie. 
    Dans le tableau périodique des éléments, on trouve l'argent, symbole Ag, avec le numéro atomique (ou nombre de protons) 47. Sa masse atomique est égale à 107,88 (arrondie à 107,9 sur le tableau) et il est classé dans les métaux dits de transition. Il a été très utilisé dans les pellicules photographiques et l'est toujours dans la fabrication des pellicules radiographiques.       
    Quelques autres données en vrac : métal blanc malléable, densité 10,5 (un dm3 ou 1 litre a une masse de 10,5 kg), température de fusion 960°C, soluble dans l'acide nitrique HNO3, inoxydable mais noircit progressivement en se couvrant d'hydrogène sulfuré, c'est un excellent conducteur.
   Certains sels d'argent comme le nitrate d'argent AgNO3 par exemple, sont utilisés comme antiseptiques ou pour leurs propriétés astringentes (astringent : qui resserre les tissus).    Tableau de Mendeleïev          Haut de page

Nitrazépam
Neurologie, psychiatrie, pharmacologie  -  [Angl. : Nitrazepam]   N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de ; * argent : du latin argentum, désignant le métal blanc précieux, l'argenterie, puis la monnaie. 
    Connu également sous le nom de Mogadon, le nitrazépam est une substance chimique qui appartient à la famille des benzodiazépines. Le mot benzodiazépine (ou BZD) est un terme générique incluant un grand nombre de molécules utilisées comme anxiolytiques, anticonvulsifiants, myorelaxants. La caractéristique des benzodiazépines est qu'elles sont basiques et très lipophiles, ce qui va leur permettre de se lier facilement aux protéines plasmatiques et de pénétrer sans difficulté dans l'encéphale où elles vont se fixer sur les récepteurs GABA (*) en augmentant son efficacité. Il en résulte un effet relaxant menant rapidement au sommeil.
    C'est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central (SNC) car plus de 40% des synapses sont GABAergiques. Produit à partir de la glutamine, le GABA se fixe sur les canaux ioniques Cl- et provoque leur ouverture. Immédiatement, les ions Cl- du milieu extracellulaire pénètrent dans le compartiment postsynaptique, provoquent une hyperpolarisation de sa membrane qui devient moins excitable. L'effet du GABA est renforcé par certains tranquillisants comme le valium. 
(*) Abrév.   Gamma aminobutyrique acide.  * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * amino : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * butyro : du latin butyrum [butyr(o)-], beurre ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante.      Schéma de la molécule de GABA         Haut de page

Nitrazine (test à la)
Médecine biologique, obstétrique  -  [Angl. : Nitrazin test]   N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -azine : composé résultant de la condensation de deux molécules d'aldéhyde ou de cétone avec une molécule d'hydrazine
    Le test à la nitrazine est utilisé en cas de suspicion de RPM ou rupture prématurée des membranes, chez une femme enceinte. Ce test est basé sur la mise en évidence d'une augmentation du pH (*) endocervical ou vaginal. Principe : la patiente porte un protège-slip avec une bandelette réactive spéciale, jointe au kit. Si la coloration est avérée, il est fort probable que la patiente souffre de RPM. Sinon, il s'agit généralement d'une fuite urinaire et pas de liquide amniotique.        Haut de page

Nitré, e   Nitrés (composés)   Nitrés (dérivés)
Médecine biologique, cardiologie, pharmacologie  -  [Angl. : Nitro compounds, Nitrated products]   Adj.  * nitré, e, s : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium)
    L'adjectif nitré caractérise un corps qui a été obtenu par nitration - voir  ce terme. Les dérivés nitrés sont obtenus aisément en série aromatique. En effet, sur un noyau benzénique, on peut facilement substituer un, deux ou trois groupes -NO2 qui se placent en méta les uns par rapport aux autres. Les dérivés polynitrés sont explosifs, composés par un ester nitrique (ex. nitroglycérine) ou par un dérivé nitré de carbure (tolite), de phénol (acide picrique) ou d'amine (hexogène).
    La formule générale des composés ou dérivés nitrés est R - O - NO2. C'est le cas notamment de la trinitrine, largement utilisée dans le traitement de l'insuffisance coronaire et plus largement de l'insuffisance cardiaque. Elle a une action antispasmodique relaxante très rapide sur les fibres musculaires lisses et en particulier sur les veines et les artères, provoquant une vasodilatation, sans effet secondaire sur le cœur. Elle est prescrite par voie perlinguale ou percutanée pour réduire la douleur de l'angine de poitrine ou crise d'angor.        Haut de page

Nitreux, euse
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Nitrous]   Adj.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -eux, -euse : dans la nomenclature des oxoacides (1 élément + ions oxydes + protons), ex. l'acide sulfurique, on utilise la terminaison -ique si l'élément donne un seul oxoacide ; s'il en donne deux, le moins oxydé se termine en -eux ; ex. H2SO4 --> acide sulfurique, H2SO3 --> acide sulfureux. 
    L'adjectif nitreux (anciennement azoteux) caractérise des composés qui contiennent de l'azote trivalent. Exemple l'acide nitreux HNO2 : H-N=O-O, qui forme des nitrites en se combinant avec des bases.         Haut de page

Nitreux (oxyde)
Médecine biologique, anesthésiologie  -  [Angl. : Nitrous oxyd]   Adj.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -eux, -euse : dans la nomenclature des oxoacides (1 élément + ions oxydes + protons), ex. l'acide sulfurique, on utilise la terminaison -ique si l'élément donne un seul oxoacide ; s'il en donne deux, le moins oxydé se termine en -eux ; ex. H2SO4 --> acide sulfurique, H2SO3 --> acide sulfureux. 
    L'oxyde nitreux N2O, également connu sous les noms de protoxyde d'azote, gaz hilarant, est utilisé en anesthésie, notamment en odontologie et pour certaines chirurgies et doit son nom de gaz hilarant à son action euphorisante. À noter qu'il a un puissant effet de serre, près de 300 fois plus que le dioxyde de carbone CO2.         Haut de page

Nitrifiant   Nitrifier    Nitrification
Chimie organique, bactériologie  -  [Angl. : Nitrifying, Nitrify, Nitrification]   Adj. et nom ; Verbe ; N. f. * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ifiant, -ifier : du suffixe -ifier, -ifiant, e, -ifique qui transforme un substantif ou un adjectif en un verbe ou un adjectif ; * -ification : variante du suffixe -fication, du latin facio, ficio, qui devient ficare en bas latin du Moyen-Age [-fiante, -fication], faire, effectuer, réaliser. 
    L'adjectif nitrifiant, e, parfois aussi utilisé comme substantif, s'applique essentiellement à des bactéries qui interviennent dans le cycle de l'azote en transformant d'abord par oxydation, l'ammoniac en nitrites, puis ces mêmes nitrites en nitrates. La nitrification est la transformation progressive de l'ammoniac en nitrites puis en nitrates. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.        Haut de page

Nitrile
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Nitrile]   N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ile : du suffixe -ile, -ilé qui transforme une racine en substantif ou en adjectif. 
   Un nitrile, formule générale RCN, est un composé organique dont la formule contient un azote N avec une triple liaison. Ex. le radical cyano -C≡N ou l'acide cyanhydrique H-C≡N.         Haut de page

Nitrique   Nitrique (acide)
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Nitric, Nitric acid]   Adj. ; N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ique : dans la nomenclature des oxoacides (1 élément + ions oxydes + protons), ex. l'acide sulfurique, on utilise la terminaison -ique si l'élément donne un seul oxoacide ; si il en donne deux, le moins oxydé se termine en -eux ; ex. H2SO4 --> acide sulfurique, H2SO3 --> acide sulfureux ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d'une saveur piquante. 
    L'adjectif nitrique caractérise ce qui concerne l'azote et ses composés les plus oxygénés. On utilisait autrefois l'adjectif azotique.
    L'acide nitrique ou acide azotique HNO3 est un liquide incolore quand il est pur, fumant à partir d'une certaine concentration. C'est un oxydant qui attaque presque tous les métaux, sans dégagement d'hydrogène. C'est l'eau forte des graveurs qui l'utilisent pour graver le cuivre. Avec la glycérine et la cellulose, l'acide nitrique se combine pour former respectivement la nitroglycérine et la nitrocellulose.
    Actuellement, plus de 75% de la production d'acide nitrique sert à l'élaboration d'engrais (nitrates), d'éthers nitriques et de dérivés nitrés utilisés comme explosifs, mais aussi pour la production de colorants.    Haut de page

Nitrite
Médecine biologique, physiologie [Angl. : Nitrite]   N. m.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ite : dans la nomenclature de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l'acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond à l'acide en -ique. 
    Les nitrites sont les sels de l'acide nitreux HNO2. Intermédiaires de la formation dans le sol de nitrates à partir de l'ammoniac issu des fermentations, et de la réduction de ces nitrates, une fois absorbés par les végétaux vivants à l'état d'ammoniaque, pour être incorporés dans les acides aminés. Les nitrites possèdent des propriétés antispasmodiques et antihypertensives. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.       Haut de page

Nitriturie
Médecine biologique, physiologie, urologie [Angl. : Nitrituria]   N. f.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ite : dans la nomenclature de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l'acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond à l'acide en -ique ; * -urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    La nitriturie est la présence de nitrites dans l'urine, ce que l'on peut observer chez des patients chez lesquels Escherichia coli, Proteus vulgaris et d'autres microorganismes sont susceptibles de réduire les nitrates en nitrites. La mise en évidence du taux de nitrites dans l'urine peut se faire à domicile, avec des bandelettes réactives.     Haut de page

Nitrobacter   Nitrobacteriaceae   Nitrobactérie   Nitrosobactérie   Nitrosococcus   Nitrosomonas
Médecine biologique, physiologie, bactériologie [Angl. : Nitrobacter ; Nitrosobacteriaceae ; Nitrobacterium ; Nitrosobacterium ; Nitrosococcus ; Nitrosomonas]   N. m.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * bacter : du latin bacterium, créé en 1838 sur le grec baktêria [bactéri(o)-, bactérien], bâton, relatif aux bactéries ; * coccus : du latin coccum [coque, coquart], excroissance d’une plante, mais aussi revêtement. 
    Les nitrobactéries ou nitrosobactéries appartiennent à la famille des Nitrobacteriaceae, qui sont capables d'oxyder l'ammoniac pour former des nitrites. Pour notre organisme, ces produits sont dangereux et notre eau de consommation ne doit pas en contenir plus de 50 mg/L. Ces nitrites sont ensuite transformés en nitrates bien moins dangereux par ces bactéries nitrifiantes. Parmi les plus présentes,
* Nitrobacter, bactérie terrestre et aquatique qui transforme les nitrites en nitrates.
* Nitrosococcus, de la même famille des Nitrobacteriaceae, ces bactéries ont une forme ronde et oxydent l'ammoniac en nitrites.
* Nitrosomonas : également de la famille des Nitrobacteriaceae, elles utilisent l'énergie produite par l'oxydation de l'ammoniac en nitrites. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.      Haut de page

Nitrobenzène    Nitrophène
Médecine biologique, pharmacologie, cosmétique [Angl. : Nitrobenzene]   N. m.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * benzène : du latin benzoe [benz(o)-, -benzénique, -benzoïque], benjoin ou encens de Java, résine aromatique tirée d'un arbre, le styrax ; * phène : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille. 
   Le nitrobenzène ou nitrophène, de formule générale C6H5NO2 est obtenu par action de l'acide nitrique fumant sur le benzène ou à partir du phénol. C'est une huile incolore à odeur d'amandes amères. Il est utilisé en parfumerie et en cosmétique sous le nom d'essence de Mirbane et sert également de base dans la fabrication de nombreux colorants.       Haut de page

Nitrobleu de tétrazolium (épreuve ou test au)
Médecine biologique, hématologie [Angl. : Nitroblue tetrazolium dye test]   N. m.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium). 
   La réaction (ou réponse) immunitaire est la capacité de notre organisme à répondre de façon spécifique donc ciblée, à toute agression chimique ou biologique. Le déroulement normal d'une réaction immunitaire comprend deux temps essentiels : une réaction immunitaire non spécifique qui se déclenche quelle que soit l'agression et une réaction immunitaire spécifique, donc différente en fonction de l'agression, elle-même divisée en réaction immunitaire à médiation cellulaire et réaction immunitaire à médiation humorale.
    Toute blessure non soignée, aussi minime soit-elle, est susceptible de provoquer rapidement une réaction inflammatoire, réponse de l'organisme à toute agression microbienne.
On qualifie d'inflammation un ensemble de phénomènes réactionnels qui se produisent en un point donné, à la suite d'une irritation ou du développement d'un agent pathogène. Les quatre symptômes "classiques" de l'inflammation locale sont : chaleur, rougeur, douleur, gonflement ou tuméfaction.
    L'une des premières réactions est la dilatation des capillaires sanguins et l'accélération de la circulation capillaire. Il en résulte la rougeur et l'augmentation locale de la température. La transsudation, sortie normale de plasma à travers les parois très fines, s'accélère et entraîne la formation d'un œdème. L'augmentation de la pression due à cet œdème est l'un des facteurs qui stimule les terminaisons nerveuses.
    Dans le cas d'une infection microbienne, les toxines libérées sont aussi un facteur d'excitation. Dans la majorité des cas, le stimulus initial provoque le destruction ou l'altération de cellules particulières : les mastocytes et/ou les granulocytes basophiles (ce sont des globules blancs qui se colorent avec des colorants basiques) qui ont alors la particularité de libérer de l'histamine. Une véritable réaction en chaîne se produit alors : arrivée massive de granulocytes neutrophiles, puis de monocytes qui se transforment en macrophages.
    Le rôle de ces dernières cellules est de "nettoyer" par phagocytose les restes de cellules lésées et les microorganismes pathogènes. Elles libèrent aussi des substances pyrogènes capables de faire monter la température corporelle (fièvre).
C'est la raison pour laquelle le pus qui peut se former contient beaucoup de leucocytes (polynucléaires et macrophages), bourrés de bactéries phagocytées.
    Le test au nitrobleu de tétrazolium est destiné à évaluer la capacité des polynucléaires à phagocyter et à digérer les antigènes (bactéries p. ex.) responsables. Pendant cette phagocytose, les polynucléaires transforment le nitrobleu en nitroformazan, dégagent de l'eau oxygénée H2O2 et prennent de ce fait une coloration bleue. Dans la granulomatose septique progressive, ce pouvoir de phagocytose des polynucléaires est plus ou moins fortement altéré et ils ne se colorent plus en bleu pendant le test.    Schéma de la réaction immunitaire       Haut de page

Nitrocellulose
Médecine biologique, industrie de l'armement [Angl. : Nitrocellulose]   N. f.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * cellulo- : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des termes relatifs à la cellule ; * -ose : du suffixe -ose [-ose, -oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence d'un sucre (glucide). 
   De formule générale C12H16N4O18, les nitrocelluloses sont des explosifs qui ont un aspect analogue à celui du coton. Ce sont des nitrates de cellulose et ceux qui ont un degré de nitration élevé servent à la fabrication de poudres et portent les noms de pyroxyle, pyroxyline, fulmicoton ou coton-poudre. À un degré de nitration inférieur, les nitrocelluloses servent à la fabrication des collodions et de vernis-laques.      Haut de page

Nitrofural   Nitrofurazone
Médecine biologique, infectiologie, pharmacologie [Angl. : Nitrofurazone]   N. m. ; N. f.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * furane- : en chimie organique, la terminaison furane correspond à la présence, dans la molécule, d'un noyau hétérocyclique (des atomes différents dans le même cycle), dont le cycle aromatique comprend un atome d'oxygène et quatre atomes de carbone ; * -azone : n'importe quel dérivé azoïque d'une cétone, mais en particulier de la famille des dérivés aliphatiques azoïques de la cycloheptanone utilisés pour augmenter la perméabilité de la peau afin de faciliter l'absorption du médicament. 
   La nitrofurazone (ou nitrofural) est un composé organique antimicrobien appartenant à la classe des furannes. Il est le plus couramment utilisé comme un onguent antibiotique topique. Il est efficace contre les bactéries à Gram positif, les bactéries à Gram négatif et peut être utilisé dans le traitement de la trypanosomiase.      Haut de page

Nitrogénase
Médecine biologique, physiologie [Angl. : Nitrogenase]   N. f.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -gén- : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre ; * -ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
   Une nitrogénase est une enzyme qui permet la fixation de l'azote atmosphérique N2. Cette enzyme est présente chez certaines bactéries comme les Rhizobium, associées aux légumineuses, et son rôle est de catalyser la séquence complète des réactions au cours desquelles la réduction du diazote N2 conduit à la formation d'ammoniac NH3, avec une réaction d'hydrogénation.
    Le grand intérêt des symbioses fixatrices d'azote est qu'elles permettent aux légumineuses de pousser normalement dans des sols carencés en azote, sans qu'il soit nécessaire d'apporter des engrais azotés coûteux et souvent source de pollution. Si la fixation d'azote est importante, les plantes fixatrices d'azote peuvent enrichir suffisamment les sols en azote pour restaurer leur fertilité. 

Il existe essentiellement 2 sortes de bactéries fixatrices d'azote : les formes libres (Azotobacter p.ex.) et des formes  symbiotiques (*)  comme  Rhizobium,  associées  aux  légumineuses  et  à  certains  arbres (aulnes ...). Depuis l'Antiquité, les légumineuses (haricots, trèfle, luzerne ...) sont connues pour leur faculté d'améliorer les sols, car elles fixent l'azote de l'air.
    En réalité, cette fixation est due à des bactéries du genre Rhizobium leguminosarum,
présentes dans les nodosités (**) des racines. L'observation au microscope de ces bactéries montre 3 aspects morphologiques différents :
- des formes jeunes, allongées, très mobiles
 
- des formes adultes, ramifiées en Y, qui fixent activement l'azote de l'air et produisent des sécrétions azotées utilisées par la plante
- des formes vieilles, ovoïdes, progressivement digérées par la plante.

(*)   La symbiose est une association entre 2 êtres vivants, à bénéfice réciproque. Rhizobium prélève dans la plante les glucides nécessaires à sa nutrition carbonée, tandis que la plante profite des substances azotées produites par la bactérie.  
(**) Nodosité : renflement présent sur les radicelles, dont le parenchyme central est fait de cellules géantes envahies par des bactéries (tissu bactérien).  Un exemple de Rhizobium dans une nodosité de légumineuse     Haut de page

Nitrogène
Médecine biologique, anesthésiologie [Angl. : Nitrogen]   N. m.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'azote est un corps simple de symbole N, incolore, inodore et insipide (sans saveur). La lettre N qui le symbolise vient de "nitrogène", ancien nom de ce gaz. D'ailleurs les anglo-saxons l'appellent nitrogen. Dans la classification de Mendeleïev, son numéro atomique est 7, sa masse atomique 14,0067 (14) et sa densité 0.97. Dans l'air, il est sous forme diatomique (N2) et il constitue environ 79% de notre atmosphère, mais il n'est pas utilisable à l'état gazeux par les êtres humains et les animaux. Tableau de Mendeleïev   
    L'azote est vendu dans les commerces spécialisés sous forme liquide (- 196°C) ; pour cela, il est extrait de l'air, purifié, refroidit et liquéfié. L'azote liquide a de nombreuses applications en médecine biologique (enceintes bactériologiques en anaérobiose), destruction par le froid en dermatologie et chirurgie, conservation et transport d'organes à transplanter, entre autres. 
    L'azote participe au cycle de l'azote qui est une série d'importantes réactions permettant à l'azote de passer du règne minéral aux règnes animal et végétal et réciproquement. Ce gaz intervient dans la composition d'un grand nombre de composés particulièrement importants dans de nombreux domaines : biologie, pharmacologie, chimie, anesthésiologie ...

    Quelques exemples : N2O est le protoxyde d'azote, inscription visible sur des conduites dans toutes les hôpitaux, connu aussi sous le nom de gaz hilarant et qui est un anesthésique ; NH3, HNO2 et HNO3 sont respectivement l'ammoniac, l'acide nitreux et l'acide nitrique, très utilisés dans l'industrie chimique et pharmaceutique.
    À noter aussi qu'en biochimie, l'azote caractérise les protides, composés quaternaires formés des 4 éléments C (carbone), H (hydrogène), O (oxygène) et N, alors que les glucides et les lipides ne contiennent que C, H et O. Présent dans tous les acides aminés, il intervient aussi dans la composition de l'urée CO(NH2)2 et de l'acide urique, métabolites rénaux très importants, des acides nucléiques : ADN et ARN, des transporteurs d'énergie (AMP, ADP et ATP) entre autres.       Haut de page

Nitroglycérine
Médecine biologique, cardiologie, angiologie, chimie organique [Angl. : Nitroglycerin]   N. f.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * glycéro : du grec glukeros [glycér(o)-], de saveur douce, relatif au glycérol ou à la glycérine, trialcool de formule CH2OH-CHOH-CH2OH, sirupeux ; * -ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    La nitroglycérine est le trinitrate de glycéryle, liquide huileux particulièrement instable, fortement explosif. C'est Alfred NOBEL qui a pensé à l'introduire par capillarité dans une roche poreuse : le kieselguhr, formé de squelettes de diatomées. Dans cet état la nitroglycérine est particulièrement stable : c'est la dynamite.
    En cardiologie, la nitroglycérine est utilisée sous forme de trinitrine qui a des propriétés spasmolytiques et vasodilatatrices. Son action s'exerce très rapidement sur les muscles lisses des vaisseaux sanguins et c'est un médicament de référence pour l'angor, angine de poitrine.      Haut de page

Nitromersol
Médecine biologique, chimie organique [Angl. : Nitromersol]   N. m.  * nitron : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium). 
   Le nitromersol est un antiseptique organique mercuriel qui n'est pas classé parmi les germicides très efficaces, et qui est parfois utilisé pour la désinfection d'instruments chirurgicaux et comme antiseptique sur la peau et les muqueuses.      Haut de page

Nitron
Médecine biologique, chimie organique [Angl. : Nitron]   N. m.  * nitron : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium). 
   Le nitron est un dérivé du triazole qui est employé pour la recherche et le dosage des ions nitrate et perchlorate, utilisé notamment pour le dosage de l'acide nitrique.      Haut de page

Nitrophile
Médecine biologique, physiologie [Angl. : Nitrophile]   Adj.  * nitr- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -ite : dans la nomenclature de la chimie minérale, le suffixe -ite correspond à l'acide en -eux, alors que le suffixe -ate correspond à l'acide en -ique. 
    L'adjectif nitrophile caractérise les bactéries qui affectionnent les sols riches en composés azotés, notamment l'ammoniaque et les nitrates, issus de la fermentation des débris organiques.        Haut de page

Nitrosation   Nitrosé, e    Nitrosylation
Médecine biologique, physiologie [Angl. : Nitrosation ; Nitrosated ; Nitrosylation]   N. f. , Adj.  * nitro- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * -yle : de ulê matière ; du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * -ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe. 
    La nitrosation ou nitrosylation est la transformation par un groupe de bactéries (Nitrosomonas par exemple), en présence d’oxygène de l’ammoniac et des ions ammonium en nitrites : (NO2) - .
Ces bactéries ayant besoin d’oxygène pour faire ces transformations, il est très important d’avoir :
* une eau bien aérée dont la surface n'est pas colmatée par des algues flottantes,
* une eau non stagnante et surtout :
* un sol permettant la circulation de l’eau, donc à granulométrie assez grossière.

    L'adjectif nitrosé caractérise un composé chimique qui contient un radical -NO (nytrosyl) monovalent. Pour plus de renseignements sur l'ammoniac, les ions ammonium, la nitration, la nitrification, les nitrites, les nitrates et les nitrobactéries dans le cycle de l'azote, voir Cycle de l'azote.     Haut de page

Nitroso-urée    Nitrosourée
Médecine biologique, cancérologie, pharmacologie [Angl. : Nitrosourea]   N. f.   * nitroso- : du latin nitrum, emprunté au grec nitron, nom usuel du salpêtre (ou du nitre, mot qui a pratiquement disparu et remplacé par nitrate de potassium) ; * urée : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    Les nitroso-urées constituent un groupe de médicaments anticancéreux, particulièrement indiqués dans le traitement des tumeurs cérébrales et des lymphomes hodgkiniens. La nitrosourée, de formule générale CO(NH2)2NO, ainsi que les nitroso-urées sont très lipophiles et c'est cette propriété qui leur permet de passer facilement à travers la barrière méningée pour atteindre les cellules tumorales dans l'encéphale.    Haut de page