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Dernière modification : 8-04-2019

Norm(o)-     Du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal, correspondant à une valeur moyenne. En physiologie et en médecine biologique, la racine "normo-" a formé des mots qui indiquent tous une référence à des valeurs établies comme une moyenne ne provoquant pas de pathologie.


Isonormocytose - Normal - Normalisation - Normalité - Norme - Normoblaste - Normochrome - Normochromie - Normocyte - Normocytose - Normoéchogène - Normoéchogénicité - Normoglycémiant - Normoglycémique - Normolipémiant - Normolipidémiant 

Normal   Normalisation   Normalité   Norme
Médecine générale, médecine biologique  -  [Angl. : Normal, Normalization, Normality, Norm]    Adj.  * normal : du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal. 
    L'adjectif normal peut avoir plusieurs sens possibles.
- Le premier est celui de "tout va bien", c'est normal, il n'y a rien de pathologique.
- Normal peut aussi signifier "conforme à la norme", c'est-à-dire à des critères ou des règles considérés comme physiologiquement corrects, voire satisfaisants.
- En chimie, une solution est qualifiée de normale lorsqu'elle renferme le poids d'une valence-gramme par litre. Exemple : solution N d'acide chlorhydrique (la lettre N désigne une solution normale) : HCl   masse atomique de H = 1, masse atomique de Cl = 35,5  Dans une solution normale d'acide chlorhydrique, il y a donc 35,5 + 1 = 36,5 g d'HCL.
    Pour une solution, la normalité est le fait d'être normale (N). La normalité est aussi le fait de correspondre à une ou plusieurs normes. Quant à la normalisation, c'est le fait d'arriver (ou de revenir) à un état normal, avec les différents sens définis préalablement.
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Normoblaste
Hématologie, histologie cytologie, embryologie  -  [Angl. : Normoblast]    N. m. * érythro : du grec eruthros [érythro], rouge ; * normo : du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Un normoblaste est synonyme d'érythroblaste. Ces cellules participent à l'hématopoïèse : ils sont à l'origine de la lignée dite érythroblastique qui aboutit finalement au stade érythrocyte. Auparavant, l'érythroblaste se transforme en érythroblaste basophile, puis en érythroblaste polychromatophile, érythroblaste acidiphile, réticulocyte et enfin hématie.
    C'est l'érythroblaste acidophile qui expulse son noyau.  Les synonymes sont nombreux : érythrocytoblaste, érythrocyte nucléé (qui possède un noyau), hématie nucléée, proérythrocyte, pronormoblaste, karyocyte.
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Normoglycémiant   Normoglycémique
Médecine biologique, hématologie, diabétologie  -  [Angl. : Antidiabetic drug, glucose lowering drug, Normoglycemic]    Adj. et nom   * normo : du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal ; * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    Un produit normoglycémiant a pour but de stabiliser la glycémie, c'est-à-dire le taux des glucides dans le sang et plus particulièrement du glucose. Les deux principaux normoglycémiants sont bien évidemment l'insuline et le glucagon. L'adjectif et nom normoglycémique désigne un paient qui a une glycémie normale.       Haut de page

Normolipémiant    Normolipidémiant 
Médecine biologique, hématologie  - 
[Angl. : Lipid lowering drug]    Adj. et nom   * normo : du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal ; * lipido : du grec lipos, liparos [lip(o)-, lipid(o)-], graisse, gras ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    Un produit normolipidémiant (on dit plutôt normolipémiant) a pour but de stabiliser la lipidémie, c'est-à-dire le taux des lipides sanguins en le ramenant à ses valeurs considérées comme normales en fonction du sexe, de l'âge ... Sur le même modèle, un produit normoglycémiant tend à ramener le taux des glucides sanguins (et notamment le glucose) à des valeurs normales.       Haut de page

Normocyte   Normocytose   Isonormocytose   Normochrome   Normochromie
Hématologie, cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : Normocyte, Normocytosis, Isonormocytosis, Normochromic, Normochromia]    N. m.  * normo : du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal ; * cyto : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Un normocyte est par définition une cellule normale, mais ce terme s'applique en fait aux globules rouges ou hématies ou érythrocytes.  Schéma d'un érythrocyte  Un normocyte est donc une hématie normale et la normocytose est le fait, pour un patient, d'avoir dans son sang des hématies normales.
    Toujours concernant les hématies, l'adjectif normochrome (du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur) désigne le fait que leur coloration est normale, c'est-à-dire que leur hémoglobine est en quantité normale et de qualité normale. La normochromie est le fait, pour une hématie, d'être normochrome.

    Quant au terme isonormocytose (* iso : du grec isos [iso], égal), que l'on trouve encore en conclusion sur certaines analyses sanguines, il indique plutôt que les différentes catégories de leucocytes ou globules blancs sont toutes normales les unes par rapport aux autres, et par rapport aux autres éléments figurés du sang. L'isonormocytose désigne une numération et formule sanguine normales, en ce qui concerne les éléments figurés du sang : hématies ou érythrocytes ou globules rouges, leucocytes ou globules blancs et plaquettes ou thrombocytes.
    Sachant que ces valeurs peuvent varier sensiblement en fonction des laboratoires, voici, à titre indicatif, un tableau Tableau NFS 
avec les valeurs considérées comme normales. Vous trouverez plus de renseignements en consultant les définitions de : VGM, TCMH, CCMH, hémoglobine (Hb) et hématocrite.           Haut de page

Normoéchogène  Normoéchogénicité
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Normoechogenic, Normoechogenicity]    N. m.  * normo : du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal ; * écho : du latin echo ou du grec êchô [écho-], répétition d’un son répercuté par un obstacle ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'échographe est un appareil basé sur l'émission d'ultrasons à haute fréquence (2,5 à 10 MHz en fonction de la résolution recherchée et de l'organe étudié) et sur la réception des échos renvoyés par les différentes structures tissulaires de l'organisme. Un exemple d'échographe  Ces ultrasons sont totalement inoffensifs pour l'organisme, se déplacent à environ 1500 m/s dans les tissus. Les appareils actuels effectuent environ 15 à 30 émissions - réceptions par seconde, ce qui permet d'obtenir des images dynamiques.
    Adj. échogène : qui renvoie tout ou partie des ultrasons qu'il reçoit sous forme d'un écho ; l'échogénicité est le fait, pour un organe soumis aux ultrasons d'un échographe, de renvoyer un écho.
* Anéchogène :
(du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de ») qualifie un milieu qui ne renvoie aucun écho lors d'un examen médical tel que l'échographie, par ex. Dans ce cas, la zone de l'écran correspondant à ce liquide est noire. L'urine contenue dans la vessie est normalement anéchogène aux ultrasons car c'est un liquide simple, sans particules, de même pour l'eau ou le liquide contenu à l'intérieur d'un kyste liquidien.
* Normoéchogène :
(du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal, correspondant à une valeur moyenne) la normoéchogénicité, pour un milieu normoéchogène, est le fait de renvoyer un écho conforme à une structure normale de ce milieu.
* Hypoéchogène :
(du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale) qui ne génère que peu d'échos, donnant des plages d'un gris très sombre, proches du noir sur l'écran de l'échographe. Ex. des liquides légèrement chargés en particules. On trouve ensuite, avec une échogénicité croissante, les liquides avec phases solides comme le sang, les mucus, qui font apparaître des gris plus ou moins homogènes, puis les tissus mous (muscles, placenta), gris clairs, et les tissus solides (os) qui sont très échogènes et apparaissent pratiquement blancs. L'hypoéchogénicité est le fait, pour un milieu donné, d'être hypoéchogène.
* Hyperéchogène :
(du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité) l'hyperéchogénicité est le fait de renvoyer un écho fort, ce qui peut s'observer dans l'étude des tissus durs, les os et des calculs mais également les gaz contenus dans les viscères (notamment le colon), certains angiomes, certaines métastases et ceci d'autant plus qu'elles sont déjà calcifiées.   
    Échographie : n. f. -  technique d'imagerie médicale qui utilise l'échographe. Cette technique est de plus en plus utilisée du fait de son innocuité, et elle permet d'observer des tissus fragiles comme l'œil, le fœtus ...  Échographique : adj. qui se rapporte à l'échographie.        Haut de page