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Dernière modification : 8-04-2019

Nuclé(o)-     Du latin nucleus [nuclé(o)-, nucléique], noyau. L'élément "nuclé(o)-" est utilisé en médecine, physiologie cellulaire, entre autres, pour former des mots ayant rapport avec le noyau cellulaire, le noyau du disque intervertébral, les acides "nucléiques".


Nucléaire - Nucléase - Nucléé - Nucléine - Nucléique - Nucléocapside - Nucléole - Nucléolyse - Nucléoplastie par coblation bipolaire - Nucléoplastie par radiofréquence - Nucléoplastie par radiofréquence bipolaire - Nucléoplastie par radiofréquence monopolaire - Nucléoplasme - Nucléoprotéide - Nucléoprotéine- Nucléorthèse - Nucléotidase 5' - Nucléotidase 5' augmentée - Nucléotidase 5' normale - Nucléotide - Nucléotomie - Nucléus  

Nucléaire
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nuclear]    Adj.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine. 
     Qui concerne le noyau d'une cellule (ou d'un atome). Ex. la membrane nucléaire, qui entoure le nucléoplasme et constitue avec lui le noyau. Elle est constituée d'une double couche de glycérophospholipides et est percée de pores nucléaires.   Schéma d'une cellule  Légende :
1 - Membrane plasmique, bicouche lipidique stabilisée par du cholestérol et dans laquelle sont enchâssées des protéines.
2 - Endocytose : la membrane plasmique s'invagine et forme progressivement une vésicule qui emporte des grosses molécules ou des protéines utiles à la cellule dans le cytoplasme. Cette opération est rendue possible par la fluidité de la membrane.
3 - Exocytose : comme l'endocytose, mais de l'intérieur vers l'extérieur. La cellule peut ainsi exporter des grosses molécules ou des protéines.
4 - Cytoplasme, formé du hyaloplasme, le "gel" transparent, et des organites.
5 - Membrane nucléaire : c'est aussi une bicouche lipidique, qui a la particularité de présenter des pores de 9 nm de diamètre par lesquels passent les ARNm (acides ribonucléiques messagers) mais aussi d'autres molécules.
6 - Le nucléole : il contient 10 à 20 % de tout l'ARN de la cellule et joue un rôle déterminant dans l'assemblage des ribosomes.
7 - Chromatine : il s'agit en fait de tout l'ADN des chromosomes
qui sont complètement déspiralisés, décondensés. La chromatine reprendra sa forme de chromosomes bien individualisés lots de la prochaine division cellulaire.
8 - Un pore nucléaire.
9 - Le noyau, constitué de la membrane nucléaire et du nucléoplasme contenant le nucléole, la chromatine ou les chromosomes.
10 - Le centriole, formé de 9 triplets de microtubules assemblés par des protéines spécifiques. Il intervient dans la formation du fuseau achromatique pendant la mitose.
11 - Polysomes : ce sont les ribosomes libres du cytoplasme (contrairement à ceux qui sont fixés sur le réticulum endoplasmique) souvent regroupés en chapelets.
12 - Une mitochondrie : c'est la centrale énergétique de la cellule. L'énergie y est produite essentiellement à partir du glucose.
13 - Le cytosquelette : structure complexe formée de filaments protéiques qui donnent sa forme à la cellule.
14 - Réticulum endoplasmique, structure très importante du cytoplasme, qui est impliquée dans la synthèse des protéines. Le REL est le réticulum endoplasmique lisse, non associé à des ribosomes, alors que le RER est le réticulum endoplasmique rugueux (on dit aussi REG pour réticulum endoplasmique granulaire), associé à des ribosomes.
15 - Appareil de Golgi : il modifie et trie les protéines et les lipides fabriqués dans le réticulum endoplasmique.
16 - Vésicule de sécrétion : c'est un organite membranaire dans lequel les molécules destinées à la sécrétion sont stockées avant leur libération.
    Dans l'imagerie médicale, la médecine nucléaire a pris une grande importance et permet notamment des examens osseux (scintigraphie) ou de certaines glandes et organes (thyroïde, poumons, seins, myocarde) très intéressants. Le produit injecté a une radioactivité faible mais suffisante et est en général éliminé dans les 24 heures.      Haut de page

Nucléase
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nuclease]   N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Une nucléase est une enzyme capable de catalyser les acides nucléiques, ARN (acide ribonucléique) et ADN (acide désoxyribonucléique) en nucléotides et éléments constitutifs de ces acides nucléiques. Ces enzymes sont sécrétées par la muqueuse intestinale et agissent au niveau des liaisons phosphodiester situées entre les nucléotides.
    Les ribonucléases agissent spécifiquement sur les ARN, alors que les désoxyribonucléases hydrolysent les ADN. De nombreuses nucléases de synthèse sont aujourd'hui utilisées en biologie génétique, comme enzymes de restriction, entre autres.     Haut de page

Nucléé
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleated]    Adj.  * nucléé :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
    Qui possède un ou plusieurs noyaux. Citons pour exemples les hématies ou globules rouges qui ne possèdent pas de noyau (ils sont anucléés) et les polynucléaires (ce sont des leucocytes ou globules blancs) qui possèdent un noyau multilobé. Nos cellules musculaires (celles des muscles squelettiques) possèdent chacune jusqu'à une centaine de noyaux : elles sont polynucléées.      Haut de page

Nucléine
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nuclein]    N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    Une nucléine est une association entre un acide nucléique (ARN ou acide ribonucléique et ADN ou acide désoxyribonucléique) et une protéine généralement basique : protamine ou histone. Les nucléines apparaissent sous forme de chromatine pendant l'interphase (quand la cellule ne se divise pas) ; elles se densifient par enroulements successifs et sont alors visibles au microscope optique sous forme de chromosomes pendant la division cellulaire.
     Dans les virus, la nucléoprotéine représente le complexe génome viral + protéine virale. Syn. : nucléoprotéide, nucléoprotéine.      Haut de page

Nucléique (acide)
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleic acid]    Adj.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ique : du grec eikôs [-ique], semblable. 
    Les acides nucléiques, ARN (acide ribonucléique) et ADN (acide désoxyribonucléique) sont des composés polynucléotidiques présents dans le noyau et dans certains organites du cytoplasme (ribosomes, mitochondries, chloroplastes). Les acides nucléiques sont généralement liés à des protéines, les histones, pour former des nucléoprotéines.
    L'ADN est une molécule double brin (formé de 2 brins reliés par des liaisons hydrogène), alors que l'ARN est monobrin. Chaque brin est une succession de nucléotides, composés chacun d'un pentose, le ribose (ARN) ou le désoxyribose (ADN), d'un phosphate et de l'une des quatre bases azotées : A (adénine), T (thymine), C (cytosine) et G (guanine). À noter que dans l'ARN, la thymine est remplacée par une autre base : l'uracile (U).
    Les acides nucléiques sont le support de l'information génétique. S'il n'existe qu'un ADN, présent dans le noyau, il y a plusieurs ARN aux rôles différents. Les ARNm (messagers) sont des copies de fragments d'ADN (transcription des gènes) qui quittent le noyau pour aller dans le cytoplasme. Ils s'associent aux ribosomes où des ARNt (transfert) apportent les acides aminés qui seront assemblés pour former les polypeptides (traduction). Une autre catégorie, les ARNr (ribosomiaux) interviennent dans cette synthèse des protéines.     Haut de page

Nucléocapside
Biochimie, histologie cytologie  [Angl. : Nucleocapsid]    N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * capside : du latin capsula [-capside], petite boîte.  
    La nucléocapside est la partie d'un virus qui est  constituée par l'ADN ou l'ARN viral (le génome) et la capside protéique. Les virus formés uniquement par une nucléocapside sont qualifiés de virus nus. Pour les autres, une enveloppe de nature lipidique, le peplos, peut entourer la capside.
    Quand un virus pénètre dans une cellule vivante, le génome est libéré de la nucléocapside. Il interrompt la synthèse des macromolécules cellulaires et, véritable agent subversif, le virus dévie l'ensemble des activités métaboliques de la cellule à son profit : réplication du génome et synthèse des protéines virales.     Haut de page

Nucléole
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleolus]    N. m.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ole : du suffixe diminutif ou atténuatif -ole, -(i)ole, qui transforme en substantif. 
     Le nucléole est le plus grand organite du noyau. De forme sphérique, il joue un rôle prédominant dans la synthèse de l'ARN ou acide ribonucléique. Il y en a généralement 1 ou 2 par noyau et ils sont plus important dans les cellules actives, car ils participent à la fabrication des deux sous unités des ribosomes. Ces éléments traversent ensuite les pores de la membrane nucléaires puis sont assemblée en vrais ribosomes dans le cytoplasme.      Haut de page

Nucléolyse
Neurochirurgie
  -  [Angl. : Chemonucleolysis]    N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution.
   Technique non invasive qui consiste, sous anesthésie locale, à injecter de la papaïne dans le noyau d'un disque intervertébral qui présente une hernie. Une réaction d'hydrolyse réduit progressivement le volume du nucleus. La hernie régresse et disparaît. Cette technique n'est pas utilisable pour toutes les formes de hernies et est aujourd'hui pratiquement abandonnée.  
   Syn. : chémonucléolyse, chimionucléolyse.     Haut de page

Nucléoplastie par coblation bipolaire   Nucléoplastie par radiofréquence   Nucléoplastie par radiofréquence monopolaire   Nucléoplastie par radiofréquence bipolaire
Neurochirurgie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Nucleoplasty using bipolar coblation, Nucleoplasty procedure using bipolar radiofrequency energy, Nucleoplasty using monopolar rediofrequency, Nucleoplasty procedure using bipolar radiofrequency energy]    N. f.  * nucléo : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution ; * plastie : du grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.
    De nombreuses sciatiques ou lombalgies (douleurs lombaires) sont dues à une hernie discale. Un disque intervertébral est un fibrocartilage formé du nucleus pulposus central, partie la plus molle, et de l'anulus fibrosus périphérique beaucoup plus résistant. La hernie discale résulte souvent d'une pression trop importante sur le disque, qui va se traduire par un affaiblissement de la résistance de l'anulus qui peut se fissurer, et par une hyperpression au niveau du nucleus qui va s'infiltrer par cette fissure et faire saillie à l'extérieur du disque.
    C'est cette matière qui peut faire pression sur les racines des nerfs rachidiens et provoquer des douleurs lombaires et sciatalgies plus ou moins intenses, voire une lombosciatique hyperalgique (donc avec des douleurs paroxystiques) ou déficitaire si elle est accompagnée d'un déficit sensitif et/ou moteur. Dans les cas de douleurs ayant résisté plus de six semaines aux traitements conservateurs "classiques" dont les anti-inflammatoires, la nucléolyse est indiquée. C'est une technique chirurgicale qui consiste à réduire le volume du nucleus (ou noyau mou du disque) donc à faire baisser sa pression interne et à apporter au patient un soulagement rapide.

    Les neurochirurgiens préfèrent parler de nucléoplastie, plutôt que nucléolyse, car ils n'interviennent en fait que sur une partie du nucleus. En effet, la nucléolyse chimique par la papaïne (qui n'est plus utilisée aujourd'hui) détruisait tout le nucleus. Il existe plusieurs méthodes pour cette nucléoplastie, différentes en fonction de l'importance des lésions.
* Parmi elles, la nucléoplastie par radiofréquence, qui utilise un courant alternatif à haute fréquence. Elle consiste à introduire une aiguille creuse jusque dans le noyau du disque, puis une électrode est glissée dans la lumière de cette aiguille.
* Une technique appelée nucléoplastie (ou nucléolyse) par radiofréquence monopolaire a l'inconvénient de brûler les tissus environnants car la chaleur dégagée est très importante.
* Une autre technique, dite par coblation bipolaire
(le mot coblation résulte de l'expression anglaise cold ablation) utilise des radiofréquences administrées par une électrode bipolaire et a le grand avantage de ne provoquer qu'une élévation modérée de la température : pas plus de 80°C dans le voisinage immédiat de l'électrode. Il en résulte une vaporisation de la matière en contact avec cette électrode et le gaz ainsi formé est évacué par l'aiguille creuse. En pratiquant 6 à 12 allers-retours avec l'électrode et en changeant chaque fois sa direction, le neurochirurgien va créer autant de canaux de coblation et diminuer ainsi le volume du nucleus de 1 à 2 cm3.
    Il en résulte un effondrement de la surpression et un soulagement rapide du patient. Les résultats de la nucléoplastie par coblation (comme pour les autres nucléolyses) comprennent une EVA, c'est-à-dire une évaluation visuelle analogique qui est une évaluation de la douleur sur une échelle par le patient lui-même.      Haut de page

Nucléoplasme
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleoplasm]    N. m.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * plasme : du grec plasma [plasm(o)-,  -plasme], ouvrage façonné. En biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. 
    Le nucléoplasme est le protoplasme du noyau. Similaire au cytoplasme, c'est le constituant de base du noyau, dans lequel "flottent" les organites nucléaires. Il contient des ions, des protéines et des nucléotides. Quand la cellule est au repos (ne se divise pas), les acides nucléiques du nucléoplasme se présentent sous forme de chromatine. Ce n'est que pendant la division cellulaire que cette chromatine se densifie par enroulements successifs pour se transformer en chromosomes qui sont alors bien visibles dans le nucléoplasme.     Haut de page

Nucléoprotéide   Nucléoprotéine
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleoproteid, nucleoprotein]    N. m.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * protéide : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    Un nucléoprotéide est une association entre un acide nucléique (ARN ou acide ribonucléique et ADN ou acide désoxyribonucléique) et une protéine généralement basique : protamine ou histone. Les nucléoprotéides apparaissent sous forme de chromatine pendant l'interphase (quand la cellule ne se divise pas) ; cette chromatine se densifie par enroulements successifs et est alors visible au microscope optique sous forme de chromosomes pendant la division cellulaire.
    Dans les virus, le nucléoprotéide représente le complexe génome viral + protéine virale. Syn. : nucléoprotéine, nucléine.      Haut de page

Nucléorthèse
Neurochirurgie
  -  [Angl. : Nucleorthesis]    N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * orthèse : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier. 
    Autre voie thérapeutique de la hernie discale que la nucléolyse, mais qui n'est pas un traitement radical. C'est l'infiltration radioguidée dans le disque, au cours d'une discographie, de dérivés cortisoniques retard (Hexatrione). Cette technique par injection entraîne un soulagement durable des lombalgies. Il n'y a pas de modification de la substance du disque, comme dans la nucléolyse. Il existe cependant une complication : la calcification intradiscale, pouvant s'accompagner d'une récidive de la hernie discale et contrindiquant par la suite la nucléolyse.     Haut de page

Nucléotidase 5'   Nucléotidase 5' normale   Nucléotidase 5' augmentée
Biochimie, médecine biologique, hépatologie   -  [Angl. : 5' -nucleotidase, 5' -nucleotidase normal level, 5' -nucleotidase greater than normal level]   N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    La nucléotidase 5' (ou 5' nucléotidase) est une enzyme du groupe des phosphatases alcalines qui hydrolyse spécifiquement les nucléotides (voir ci-dessous) puriques : adénine et guanine. On la trouve essentiellement dans le foie, les reins, le sperme et le sang. Le dosage de cette enzyme est utilisé dans la recherche de certaines pathologies hépatiques (foie) ou biliaires (choléstases). L'augmentation sanguine de la 5' nucléotidase peut résulter de la présence d'un cancer du foie, du pancréas, d'un calcul biliaire qui obstrue les voies d'excrétion de la bile (choléstase lithiasique), d'une hépatite primitive ou d'une cirrhose.
    Le dosage de la 5' nucléotidase pris de façon isolée a peu de valeur et il est souvent associé à celui des phosphatases alcalines, ce qui permet de faire la différence entre les phosphatases alcalines d'origine osseuse (5' nucléotidase normale) qui caractérisent une pathologie osseuse et les phosphatases alcalines d'origine hépatique et biliaire (5' nucléotidase augmentée). 

    Pour un adulte, les valeurs normales de la 5' nucléotidase sont comprises entre 1,5 et 5,5 UI/L (unités internationales par litre de sang). Chez l'enfant, elles sont comprises entre 0,5 et 3,5 UI/L. À noter que le taux de 5' nucléotidase est normalement plus élevé chez l'enfant en période de croissance et que certains  biologistes  préfèrent  maintenant  ne  plus doser la 5' nucléotidase, mais la
gGT (gamma glutamyl transpeptidase).    Haut de page

Nucléotide
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleotide]    N. m.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * ide : du grec eidos [-ide, -idie], apparence. 
    Un nucléotide correspond à un ensemble pentose (ribose dans l'ARN ou acide ribonucléique et désoxyribose dans l'ADN ou acide désoxyribonucléique), phosphate, base azotée. Ces bases sont au nombre de cinq : A ou adénine, T ou thymine, C ou cytosine et G ou guanine. La cinquième est U ou uracile qui remplace la thymine dans l'ARN. Ces nucléotides mis bouts à bouts constituent une très longue molécule ou "brin". L'ADN est formé de 2 brins de nucléotides (on dit aussi que la molécule est bicaténaire), alors que l'ARN est monobrin ou monocaténaire.     Haut de page

Nucléotomie
Neurochirurgie
  -  [Angl. : Nucleotomy]    N. f.  * nucléo :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    Il s'agit de pratiquer l'ablation du noyau du disque. Plusieurs techniques sont possibles selon la localisation et la gravité de la hernie discale. Il peut s'agir d'une chirurgie "classique" avec ouverture au niveau de la lésion, ou d'une disectomie (ou nucléotomie) percutanée qui ne laisse pratiquement pas de cicatrice et qui consiste à aspirer le noyau du disque par une canule introduite à quelques centimètres de la colonne vertébrale.     Haut de page

Nucléus
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Nucleus]    N. m.  * nucléus :
du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau.  
    Le nucléus est le noyau. Ce terme désigne à la fois le noyau d'une cellule, mais aussi la partie centrale d'un disque intervertébral (voir nucléolyse). Chez la plupart des protozoaires, il y a un grand noyau appelé macronucléus et un petit noyau : le micronucléus. Dans la cellule œuf, on appelle pronucléus chacun des noyaux haploïdes de l'ovocyte et du spermatozoïde, avant la fusion.
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