Retour à la page d'accueil BioTop     Date de la dernière modification : 6-02-2017      Retour à la page d'accueil Transmission de la Vie

Chapitre 1 : Organisation de l'appareil génital 


L'appareil génital féminin : rappels anatomiques

Cette vue de profil ne montre pas clairement la position des ovaires et des trompes par rapport à l'utérus - voir le schéma suivant.

L'appareil reproducteur féminin comprend essentiellement
- les 2 ovaires ou gonades féminines et les trompes de Fallope.
- l'utérus, organe en forme de poire inversée qui a une taille d'environ 7 cm de long. Pour plus de détails, voir légende du schéma suivant.
- le vagin, organe d'accouplement. Avant le premier rapport sexuel, l'orifice du vagin est plus ou moins obturé par une fine membrane : l'hymen.
- la vulve avec les 2 grandes et les 2 petites lèvres, le méat urinaire, ou orifice urinaire ou orifice de l'urètre, fin canal qui permet la vidange de la vessie et l'expulsion de l'urine
- le clitoris est un petit organe érectile, protégé par un capuchon, à l'avant de la vulve.

I - Les ovaires : * ovaire : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire.  - voir aussi chapitres 2 et 3.

   D'une taille moyenne de 6 x 3 cm, l'ovaire a une forme ovalaire et se situe contre le pavillon de la trompe de Fallope (qui a pour rôle de capter les ovocyte II (ou ovules). Son rôle est la maturation des gamètes femelles dans des structures qui évoluent en même temps : les follicules, et son fonctionnement est cyclique, sous la dépendance d'hormones hypophysaires :
- la FSH ou hormone stimulant les follicules et
- la LH, hormone lutéinisante
,
    Les ligaments (légende en bleu sur le schéma) sont des structures qui permettent le maintien des trompes de Fallope, des pavillons et des ovaires.
    Le pavillon, évasé et frangé est l'extrémité distale de la trompe utérine (ou trompe de Fallope). Il a pour rôle de capter l'ovule au moment de l'ovulation et de le diriger vers la trompe.

II - L'utérus : * utéro : du latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme ; syn. : hystér(o)-, métr(o)-.
    Il
est situé dans le petit bassin à la suite du vagin. Il commence par le col ou cervix et est relié, dans sa partie postérosupérieure, aux deux trompes de Fallope.
    Son rôle est de recevoir l'embryon de quelques jours et de permettre sa nidation et sa croissance. Il est essentiellement formé de deux couches : le myomètre, musculeux et l'endomètre, constitué de nombreuses glandes sécrétrices, dont l'épaisseur varie pendant le cycle.
    À la fin de chaque cycle, de la puberté à la ménopause, l'endomètre se délite et est expulsé par les voies naturelles : ce sont les règles ou menstruations. Le premier jour des règles est le premier jour du nouveau cycle. À la fin de la grossesse, ce sont les contractions de l'utérus qui déclenchent l'expulsion du bébé.   Le col de l'utérus 
    Au centre du col, on distingue l'orifice du canal de l'utérus qui fait communiquer le vagin avec la cavité utérine. À noter que cet orifice est fermé par une glaire cervicale dense.

III - La vulve : * vulve : du latin vulva, vulvaria [vulv(o)-, -vulvaire], vulve.
    C'
est l'ensemble des organes génitaux externes féminins. Saillie de forme ovoïde et surmontée d'une pilosité triangulaire, la vulve s'étend du pubis à l'anus. La fente vulvaire la divise en deux bourrelets latéraux, plus connus sous le nom de grandes lèvres, qui s'effacent en avant sur une saillie médiane : le mont de Vénus. Elles recouvrent plus ou moins deux replis muqueux : les petites lèvres, qui se réunissent à l'avant pour former le capuchon qui recouvre le clitoris. Entre les petites lèvres : le vestibule avec l'orifice de l'urètre (urinaire) à l'avant et celui du vagin vers l'arrière.
    En plus, 2 paires de glandes : les glandes de Bartholin, dans la moitié postérieure et celles de Skène, à gauche et à droite de l'orifice urinaire (non représentées sur ce schéma). Ces glandes ont pour rôle essentiel de lubrifier la vulve et le vagin pendant le rapport sexuel. Pour les glandes de Bartholin, un petit canal excréteur débouche entre les petites lèvres et l'hymen. Ces 2 glandes augmentent rapidement de volume après la puberté, puis régressent après la ménopause. Leur sécrétion est un liquide filant et incolore, qui est produit en permanence, mais surtout pendant les rapports sexuels et qui lubrifie le vestibule, entre les petites lèvres et le vagin.

Les glandes de Skène ou glandes para-urétrales : c'est en 1950, que Ernest Gräfenberg décrit son fameux point G : une zone située sur la face antérieure du vagin, qui gonfle et émet un liquide pendant l'orgasme. Des travaux plus récents ont montré que les tissus des glandes de Skène qui se trouvent entre le vagin et l'urètre et autour de l'urètre sont semblables à ceux de la prostate de l'homme. Le Docteur Zaviacic propose de rebaptiser les glandes de Skène : prostate féminine.
    Cette prostate féminine correspond anatomiquement au point G et a un poids d'environ 5 grammes, contre 20 à 25 g pour celle de l'homme. On admet maintenant que cet organe joue un rôle important dans le déclenchement de l'orgasme pendant les mouvements du pénis dans le vagin, de la même façon que les massages prostatiques chez l'homme.
    On peut mieux comprendre alors que les femmes chez lesquelles cette prostate est presque inexistante puissent présenter une anorgasmie, alors que d'autres, ayant une prostate très développée soient qualifiées de "femmes fontaines" tant la sécrétion pendant l'orgasme peut être abondante.

Le périnée : * périnée : du grec peri- (autour) et ineo (faire évacuer), mais cette étymologie n'est pas sûre. Le périnée est donc (avec les réserves étymologiques qui s'imposent) la zone entourant le(s) point(s) d'évacuation. 
    Le périnée est donc, avec les réserves étymologiques qui s'imposent, la zone entourant le(s) point(s) d'évacuation. C'est la région qui constitue le plancher du petit bassin et où sont situés les organes génitaux externes et l'anus.
Adj. périnéal, syn. : plancher pelvien.
    L'orifice du périnée est de forme plus ou moins losangique et est pratiquement fermé par des muscles et des aponévroses (tendons plats), ne laissant passer que le canal anal et les organes génito-urinaires.
    * Chez la femme, le périnée est de forme plutôt triangulaire, avec la vulve à l'avant et la marge anale à l'arrière et entre les deux, un pont cutané. Cette zone intermédiaire est fibreuse et résistante, permettant un soutien efficace des organes génitaux internes. Les prolapsus (descente des organes) est souvent lié à une fragilité de cette zone, de même que des déchirures pendant l'accouchement. Pour prévenir ces accidents, le médecin accoucheur procède à une épisiotomie. Le périnée comprend également les glandes de Bartholin et l'appareil érectile du clitoris.
    * Chez l'homme, le périnée comprend l'insertion de la base de la verge à l'avant, ainsi que le scrotum qui contient les testicules, puis un raphé (suture ou ligne saillante de la peau) médian jusqu'à l'anus.
Quelques adjectifs : périnéoanal : qui se rapporte en même temps au périnée et à l'anus ; périnéoscrotal : qui se rapporte (chez l'homme) au périnée et au scrotum ; périnéovaginal : qui concerne le périnée et le vagin ; périnéovulvaire : qui se rapporte au périnée et à la vulve.

L'appareil génital féminin : physiologie

La folliculogenèse

 

De la vie embryonnaire à la ménopause, l'ovaire subit un nombre important de transformations au niveau des structures qui entourent les gamètes : c'est la folliculogenèse.

1. Pendant la vie embryonnaire
   
Avant la naissance, les ovogonies (cellules à 2n chromosomes) se multiplient par mitoses successives jusqu'au 7e mois de la vie embryonnaire. Elles sont dans des follicules primordiaux, situés à la périphérie de l'ovaire. Puis leur taille augmente : ils évoluent en follicules primaires avec une couche régulière de cellules folliculaires. Les ovogonies se transforment en ovocytes I (primaires) qui restent bloqués en première phase de méiose (prophase I).

2. À la naissance
    Une fille possède donc un stock déterminé et définitif d'ovocytes I, dont l'évolution ne reprendra qu'à la puberté, de façon cyclique. Ceci explique que les femmes enceintes à partir de 37 ans soient plus surveillées pendant leur grossesse, car leur bébé est fait à partir d'un ovocyte qui a lui aussi 37 ans ou plus !

3. Après la puberté
   
    Un certain nombre de follicules primaires évoluent en follicules II ou follicules pleins, avec des ovocytes plus gros. À ce stade, ils possèdent :
* un massif de cellules folliculaires, la granulosa,
* Une couche gélatineuse autour de l'ovocyte : la zone pellucide,
* 2 enveloppes épaisses : la thèque externe fibreuse et protectrice et la thèque interne glandulaire.
   
    L'évolution des follicules se poursuit en follicules III (tertiaires) ou cavitaires, dans lesquels l'ovocyte est porté par un massif cellulaire : le cumulus oophorus. Dans la granulosa, l'antrum est une vaste cavité qui se remplit de liquide folliculaire.
   
    Au cours de chaque cycle (environ tous les 28 jours), un follicule cavitaire termine sa maturation : c'est le follicule de De Graaf, qui mesure 1,5 à 2 cm. La thèque interne s'est transformée en une couche de cellules hormonales qui libère les œstrogènes. La première division de méiose se termine et l'ovocyte II libère un premier globule polaire qui dégénère.
    Le 14e jour du cycle, le follicule de De Graaf se rompt, libère l'ovocyte II accompagné d'une couronne de cellules folliculaires. Cet ovocyte II ou ovule a 100 μm de diamètre. C'est la ponte ovulaire ou ovulation.
    Le follicule vide se remplit de tissu cicatriciel à partir des cellules folliculaires et de la thèque interne, qui se chargent de lutéine. Il se  transforme en corps jaune qui dégénère après une dizaine de jours s'il n'y a pas de fécondation. Sinon, il persiste pendant les premiers mois de la grossesse.
 

L'appareil génital masculin : rappels anatomiques

Il comprend essentiellement
- 2 testicules ou gonades mâles sur lesquels sont plaqués l'épididyme,
- 2 canaux déférents et 2 cordons spermatiques
- 2 vésicules séminales
- la prostate
- les glandes de Cowper ou glandes bulbo-urétrales
- Le pénis, organe d'accouplement.

I - Les testicules, l'épididyme et les enveloppes 
  À - Les testicules   * testo : du latin testis [test(o)-], glande mâle qui produit les spermatozoïdes et les hormones ; * cule : du latin -culus, a, um [-cule], suffixe diminutif. 
    Glandes reproductrices mâles, les 2 testicules ont une forme ovoïde et mesurent 4 à 5 cm dans leur grand axe. Ils se forment chez l'embryon dans la cavité abdominale et, juste avant la naissance, descendent dans le scrotum par le canal inguinal (sinon, il y a cryptorchidie et stérilité à la puberté). Cette sortie du corps permet une légère baisse de la température qui est nécessaire pour que la spermatogenèse se fasse dans de bonnes conditions. 
    Comme les ovaires, les testicules ont une double fonction : ils permettent la spermatogenèse et sécrètent des hormones, dont la testostérone ou hormone mâle.
    L'observation détaillée du testicule montre nettement une double structure, chacune d'elles correspondant à l'une des deux fonctions.
* Des tubes séminifères pelotonnés, très fins et longs de 40 cm à 1 mètre, dans lesquels se produit la spermatogenèse (transformation des cellules germinales en spermatozoïdes "mûrs") - voir chapitre 2 et 3. Les tubes séminifères sont regroupés en lobules (200 à 300 par testicule) séparés par des cloisons conjonctives. Dans ces tubes, les cellules de Sertoli vont jouer un rôle important dans la spermatogenèse.
* Entre les tubes (en gris sur ce schéma), des cellules interstitielles ou cellules de Leydig sécrètent l'hormone mâle : la testostérone.

B - Les enveloppes du testicule :
* À l'extérieur, le scrotum (
du latin scrotum, petit sac qui entoure les testicules, ou bourses), peau rougeâtre et mince, ayant des alternatives de contraction et de relâchement et servant d'enveloppe commune aux deux testicules. Il est divisé en deux par une saillie, le raphé, qui va de l'anus à la base de la verge (pénis) et son épiderme est très pigmenté.
* Le dartos (du grec derô, j'écorche), couche de tissu musculaire lisse très adhérente au scrotum ; il est divisé en deux loges par une cloison qui sépare les deux testicules. Ses fibres musculaires sont entremêlées de nombreux vaisseaux et de fibres élastiques dont la contraction produit des plis transversaux : les rides du scrotum.
* Le crémaster (du grec kremao, je suspends), muscle strié qui soulève le testicule et qui est uni au dartos par une couche cellulaire lâche où s'infiltre la sérosité en cas d'œdème des bourses.
* La vaginale, séreuse qui n'est qu'un prolongement du péritoine et qui entoure complètement chaque testicule par un sac dont une paroi adhère au crémaster et l'autre à l'enveloppe du testicule : l'albuginée. La cavité de la vaginale communique avec le péritoine par le canal vaginopéritonéal qui s'oblitère normalement à la naissance. C'est cette situation qui explique la fréquence des hernies inguinales chez les nouveau-nés.

C - L'épididyme    * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * didyme : du grec didumos [-didyme], jumeau, mais aussi de didumoi, testicules.  L'épididyme est un organe plaqué contre le testicule et qui le prolonge, donnant naissance au canal déférent. Divisé classiquement en 3 zones : la tête, le corps et la queue, il contient un fin et long tube pelotonné, dans lequel les spermatozoïdes, produits dans les tubes séminifères du testicule, terminent leur maturation.

    Dans le testicule, les tubes séminifères se réunissent les uns aux autres pour former le réseau de Haller ou rete testis, qui aboutit à des canaux plus volumineux, les 12 à 20 canaux efférents. Ils entrent dans l'épididyme et vont aboutir dans un canal unique : le canal de l'épididyme, long de 6 à 7 mètres, fortement pelotonné sur lui-même pour n'occuper qu'une longueur de 3 à 5 cm.

II - Le canal déférent ou spermiducte et le cordon spermatique   
    * Le canal déférent est le prolongement du canal épididymaire. Il longe le bord supérieur du testicule, passe dans l'abdomen par l'anneau inguinal, longe la partie inférieure de la vessie, reçoit le canal de la vésicule séminale puis se réunit au deuxième canal déférent avant de s'aboucher à l'urètre et de former ainsi le canal éjaculateur.

   * Le cordon spermatique : c'est un cordon fibreux qui relie la cavité abdominale à l'épididyme et au testicule. Il comprend les veines, les artères et les nerfs qui irriguent l'épididyme et le testicule, mais aussi le canal déférent.

III - Les vésicules séminales     * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; *  séminale : du latin seminalis, de semen [sémin(o)-, -séminal], semence. 
    La vésicule séminale est une glande allongée, située chez l'homme en arrière de la vessie et de la prostate et qui participe à la formation du sperme. Au nombre de deux, elles se prolongent par des canaux excréteurs qui débouchent dans les canaux déférents, lesquels conduisent le sperme des épididymes à la base de la prostate.
    Les sécrétions des vésicules séminales représentent environ les deux tiers du volume du sperme et contiennent une importante quantité de fructose (c'est un sucre ou glucide) qui sert de source d'énergie pour les spermatozoïdes, Détail d'un spermatozoïde   avant qu'ils ne traversent la glaire du col et se retrouvent dans l'utérus où ils trouveront d'autres "carburants". Du fait de son activité, le spermatozoïde est une cellule grande consommatrice d'énergie et paradoxalement dépourvue de réserves. Elle doit donc trouver cette énergie dans son milieu qui est le liquide séminal.
    Au moment de l'éjaculation, ces deux vésicules séminales se contractent et éjectent leur contenu dans les canaux déférents où ils se mélangent aux
spermatozoïdes et au liquide prostatique pour former le sperme.

    Les principales pathologies rencontrées au niveau des vésicules séminales sont
- l'infection,
- l'hémospermie qui est la présence de sang dans le sperme, due à des saignements des muqueuses des vésicules,
- l'obturation ou occlusion qui provoque une hypertrophie des vésicules et, plus exceptionnellement
- la présence d'une tumeur.
    Compte tenu du rôle important du liquide séminal, il va de soi que toutes ces pathologies peuvent entraîner une baisse plus ou moins importante de la fertilité, voire une stérilité.

    Le rôle des vésicules séminales, comme d'ailleurs celui des autres glandes qui fabriquent le sperme (testicules, prostate) peut être mis ici en relation avec la recherche d'une éventuelle azoospermie. Il s'agit d'une production insuffisante ou inexistante de spermatozoïdes, pour expliquer une stérilité masculine. La recherche en médecine biologique consiste en 2 examens espacés de 3 mois (car il faut 73 jours pour fabriquer un spermatozoïde - c'est la spermatogenèse) au cours desquels le sperme du patient (obtenu par masturbation) est d'abord centrifugé pour en isoler les éventuels spermatozoïdes. S'il y en a, même très peu, on peut alors envisager une ICSI - voir cette abréviation.
    Puis viennent les analyses moléculaires, essentiellement au nombre de 2 ou 3 :
* le dosage du fructose pour estimer l'état de fonctionnement (ou parfois l'absence ou ABCD : agénésie bilatérale des canaux déférents) des vésicules séminales et souvent des canaux déférents 
* le dosage de l'alpha-glucosidase et de la carnitine qui sont produites par les épididymes
* parfois citrate, phosphatases acides et zinc, fabriqués par la prostate et qui sont importants pour la qualité fécondante du sperme.
    Une baisse importante de l'une ou l'autre de ces molécules traduit souvent une sténose des canaux excréteurs. Une page intéressante sur le spermogramme (on dit aussi spermocytogramme quand on évalue toutes les cellules présentes dans le sperme) : http://www.imr-marseille.com/spermogramme.htm   et   http://www.aly-abbara.com/livre_gyn_obs/termes/sperme.html
Autre rôle non négligeable des vésicules séminales : elles fabriquent des prostaglandines qui se retrouvent donc dans le sperme puis dans les voies génitales féminines. Ces PG ont pour rôle de provoquer des contractions des muscles de l'utérus qui favorisent ainsi la progression des spermatozoïdes vers l'entrée des trompes.

IV - La prostate    * prostate : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une partie de l’urètre. 
    La prostate est une glande unique, qui n'existe que chez les hommes. Elle est située immédiatement sous la vessie dont elle entoure complètement le col, ainsi que la partie supérieure de l'urètre. Elle est formée de 3 lobes : deux lobes latéraux et un lobe médian ; sa partie sécrétrice (le liquide prostatique intervient dans la composition du sperme) est reliée à l'urètre par des canaux excréteurs.
    À partir d'un certain âge, elle a tendance à s'hypertrophier, provoquant une sténose de l'urètre et des difficultés lors de la miction. Parmi les nombreux examens qui permettent l'exploration ou la surveillance del a prostate (toucher rectal, ECBU ou examen cytobactériologique des urines, échographie prostatique, biopsie prostatique, urographie intraveineuse), le dosage régulier du PSA reste un examen de choix.
    Le PSA (en français APS) ou antigène spécifique de la prostate, est une protéine exclusivement prostatique et son taux d'alerte est de 4 ng/mL. Son taux est anormalement élevé dans les hypertrophies prostatiques et surtout dans les cancers. Son évaluation est complétée d'un toucher rectal et d'une échographie prostatique par voie endorectale, éventuellement avec biopsie.

V - Les glandes de Cowper ou glandes bulbo-urétrales     * glande : du latin glandula, de glans, glandis, gland ; en médecine, une glande est un organe destiné à élaborer certaines substances à l’extérieur du corps ou dans le milieu intérieur ; * bulbo : du latin bulbus [bulb(o)-, - bulbaire, -bulbie], oignon, en forme d’oignon ; * urétro, urétral : du latin urethra, du grec ourêthra, de ourein [urétr(o)-, -urétral], uriner ; relatif à l’urètre. 
    C'est en 1684 que l'anatomiste français Mery décrit pour la première fois les glandes bulbo-urétrales, mais c'est William Cowper, un chirurgien anglais, qui en fait la première publication écrite en 1699 et c'est le nom de ce dernier que l'on retiendra pour nommer ces glandes.
    Les glandes bulbo-urétrales ou glandes de Cowper (ou glandes de Mery) sont quatre petites glandes situées de part et d'autre de l'urètre : deux principales et deux secondaires, incluses dans le tissu spongieux. Leur sécrétion jouerait un rôle de lubrifiant lors de l'éjaculation. On sait maintenant qu'elles ont de nombreux rôles : intervention dans les défenses immunitaires de l'appareil génital masculin, sécrétion de plusieurs glycoprotéines [* glyco :
du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    Une glycoprotéine (syn. glucoprotéine) est formée par l'association d'une protéine et d'un glucide et fait donc partie des hétéroprotéines. Ces molécules sont extrêmement répandues dans nos tissus : toutes les protéines sanguines à l'exception de l'albumine, dans les sécrétions des muqueuses et des épithéliums (notamment la mucine) certaines hormones et enzymes, dans les membranes cellulaires, entre autres.
    Sur nos hématies (ou globules rouges), ce sont elles qui déterminent nos groupes sanguins], mais aussi la coagulation du sperme, la synthèse d'enzymes. Entre autres pathologies susceptibles de toucher ces glandes, la syringocèle (* syringo :
du grec surygx [syring(o)-], canal, tuyau et, par extension, fistule ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie).
 

VI - Le pénis ou la verge
    Organe masculin à double fonction : la miction (le fait d'uriner) et la copulation (accouplement). Placé à la partie inférieure de l'abdomen au-dessus du scrotum, il adhère au pubis par son ligament suspenseur et par les racines des corps caverneux. Il se termine par un renflement conique : le gland, à l'extrémité duquel est situé le méat urinaire, orifice de sortie de l'urètre.
    La forme, la direction, la consistance, le volume et la taille du pénis varient selon qu'il est en état de flaccidité ou en érection. D'une longueur moyenne de 9 à 15 cm, il a une circonférence de  9 à 12 cm. Sa principale caractéristique est d'être constitué de tissus érectiles : les corps spongieux et caverneux.

* Les corps caverneux occupent la partie supérieure de la verge et ont une longueur moyenne de 15 à 16 cm à l'état de flaccidité, 20 à 21 cm quand le pénis est en érection. Ils ont la forme de 2 cylindres qui s'étendent de la base du périnée au début du gland et sont séparés par une cloison incomplète dont la face supérieure est creusée d'un sillon qui contient une veine, deux artères  et deux nerfs, la face inférieure formant une gouttière dans laquelle est placé le corps spongieux. Les deux extrémités postérieures des corps caverneux s'effilent en pointe et se séparent pour s'attacher à l'os du bassin.
* Le corps spongieux est un cylindre qui entoure complètement l'urètre et qui présente deux renflements : le bulbe à l'extrémité postérieure, le gland à l'avant. Le gland est circonscrit par le sillon balanopréputial et est recouvert par le prépuce, repli de peau lui-même rattaché au gland par le frein.

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