Dernière modification : 9-05-2017

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Acupuncture
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Acupuncture
Médecines alternatives  -  [Angl. : Acupuncture]   N. f.  * acu- : du latin acutus [acu-], aigu, pointu ; * puncto, puncture : du latin punctum, punctura [punct(o)-, -puncture], point, piqûre. 
    Répandue par les chinois, l'acupuncture (on écrit aussi acuponcture) est une médecine alternative connue depuis la haute antiquité. Elle consiste à stimuler un ou plusieurs des 787 points d'énergie situés à des endroits extrêmement précis, dans le but d'obtenir une analgésie.
    Les médecins chinois avaient découvert que l'énergie vitale (ou ki - prononcer tchi) circule dans le corps selon 24 lignes appelées méridiens, lignes qui sont associées à des systèmes physiologiques et qui sont en plus reliées entre elles. Les points d'acupuncture ont des effets prévisibles sur l'énergie essentielle.  À noter que des mesures modernes de charges électriques ont confirmé l'existence de ces méridiens d'énergie. L'acupuncteur (ou acuponcteur) est la personne qui pratique cette stimulation par des aiguilles.
    Il existe plusieurs méthodes : rotation des aiguilles lorsqu'elles sont en place, chauffage des aiguilles, entre autres. On sait maintenant que l'acupuncture libère dans le cerveau des endorphines qui sont des analgésiques naturels. Dans certains pays comme la France, seuls des médecins ont le droit de pratiquer l'acupuncture.   Quelques points essentiels    Haut de page

Addictologie   Alcoologie    Tabacologie    Toxicologie
Santé publique et médecine sociale  -  [Angl. : Addictology, Alcohology, Tabaccology, Toxicology]   N. f. * addicto- : du latin ad-dicere, dire à, dans le sens dédié à, dépendant de ; * logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison
    L'addictologie est un terme générique qui concerne plusieurs domaines : alcoologie, tabacologie, toxicologie, addiction aux jeux d'argent, entre autres. L'addiction est un comportement répétitif et irrépressible, souvent nuisible, en dépit d'une pleine connaissance de cet état et d'efforts constants pour s'y soustraire.
    À des degrés plus ou moins forts, le mot addiction est synonyme de dépendance, toxicomanie, assuétude. Les addictions sont nombreuses et concernent des produits consommés : toxicomanie aux drogues, alcoolisme, tabagisme ... mais aussi des comportements comme la participation à des jeux d'argent, à des jeux vidéo, entre autres. Les adjectifs addictif, addictive (ex. une conduite addictive) caractérisent ce qui se rapporte à des dépendances vis-à-vis de certains produits ou comportements.
    Un addictologue est un médecin spécialisé en addictologie, c'est-à-dire dans l'étude de ces dépendances, l'écoute des sujets qui en sont atteints et la mise au point d'un traitement.
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Algologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Algology]   N. f.  * algo, algésio : du grec algos, algêsis, douleur ; * logo, logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Spécialité de la médecine qui étudie les causes de la douleur et les moyens de la traiter. La consultation d’algologie s’adresse aux enfants et adultes souffrant de douleurs chroniques. Le traitement est abordé non seulement en fonction de la pathologie mais aussi de l’intensité de la souffrance mesurée avec une échelle d’évaluation.
    Les patients sont pris en charge par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins algologues, de pédiatres, d’anesthésistes, d’infirmières et de kinésithérapeutes.
  Une échelle de la douleur     Haut de page

Allergologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Allergology]   N. f.  * allergo : du grec allos, autre et ergon, réaction, racine des termes relatifs aux allergies ; * logo, logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
   L’allergologie est la spécialité de la médecine qui étudie l'allergie et ses traitements. Elle prend en charge les maladies provoquées par une réponse spécifiquement différente de l'organisme à son environnement. C'est une discipline transversale qui touche à l'ensemble de l'organisme en tant qu'entité, et qui doit gérer les difficultés de relation de l'homme avec tout ce qui l'entoure et se modifie de plus en plus rapidement : la nature, la nourriture, l'habitat, les évolutions techniques.
    Les consultations sont orientées vers le diagnostic et le traitement, mais également vers le conseil en environnement. Médecin, généraliste ou spécialiste, l’allergologue a suivi une formation complémentaire spécifique en allergologie.
    En France, il existe des allergologues à activité exclusive et d’autres qui exercent conjointement une autre spécialité : pneumologue allergologue, dermatologue allergologue, par exemple.   Tests cutanés pour la recherche d'une allergie     Haut de page

Anatomie et cytologie pathologiques    Anatomocytopathologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Anatomo-cytopathology]   N. f.  * ana : du grec ana qui a de nombreux sens : de nouveau, en sens contraire, en haut, en arrière, à l'écart ... ; * tomie, du grec tomê [-tomie], section, coupe ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule  ; * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho], souffrance ; * logo, logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'anatomocytopathologie (ancienne orthographe anatomo-cytopathologie) ou ACP est une spécialité médicale qui possède une identité particulière au carrefour de la clinique, de l’imagerie et de la biologie. Elle ne peut être exercée que par des médecins qualifiés en ACP. Les multiples missions diagnostique, pronostique, prédictive, épidémiologique, de recherche et d’archivage font de l'anatomocytopathologiste un acteur de santé publique unique dans le système de soins.

    Extraits du site du Ministère de la santé
: "C'est un acte médical effectué par un médecin spécialiste en anatomie et cytologie pathologiques. C'est un examen diagnostique, basé sur l’observation morphologique, notamment au microscope.
Il s’appuie sur des techniques, standards ou spéciales, macroscopiques, histopathologiques, histochimiques, immunohistochimiques ou moléculaires. Il porte sur des cellules, tissus, organes ou leurs dérivés, prélevés chez les patients dans un but diagnostique de maladie ou de dépistage (prélèvements cytologiques ou biopsiques), thérapeutique (biopsies exérèses ou pièces opératoires) ou de suivi particulier.
    Il est aussi pronostique via le recueil des éléments clés de la réalisation de grades ou scores ; prédictif et à impact thérapeutique (théranostic, médecine personnalisée, parcours personnalisé de soin). Il est formalisé par un compte rendu textuel transmis aux médecins en charge du patient dans le cadre du soin. Le diagnostic ACP est fondé sur la présence ou l’absence d’anomalies tissulaires ou cellulaires, macroscopiques ou microscopiques, par rapport à la normale ; synthétique, il intègre les éléments de la clinique (examen clinique, traitements en cous, antériorité, facteurs de risque, suivi…), les résultats des examens biologiques, d’imagerie et des tests fonctionnels.
    Le diagnostic s’étend à la nature, à la cause de(s) la maladie(s) d’un patient ; il est fondamental pour le diagnostic des tumeurs et incontournable dans la prise en charge thérapeutique personnalisée et le traitement ciblé des cancers ou de certaines maladies non cancéreuses. L’éventail des diagnostics ACP comporte, outre le cancer, celui des maladies de cause inflammatoire ou dégénérative, vasculaire, métabolique ou infectieuse, ainsi que des malformations (fœtopathologie)..."
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Andrologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Andrology]   N. f.  * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * logo, logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    Étude de l'être humain de sexe masculin. L'andrologie est en fait un domaine de l'urologie, avec l'étude des maladies propres de l'appareil génital masculin (stérilité masculine, problèmes de la sexualité masculine). Ce mot est construit de la même façon que gynécologie, qui désigne l'étude des êtres humains de sexe féminin.   Appareil urinaire et reproducteur masculin      Haut de page

Anesthésiologie-réanimation chirurgicale
Spécialité médicale
  -  [Angl. : Anesthesiology]   N. f.  * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio, esthésie], sensation, perception.
    Spécialité associée à la chirurgie qui utilise toutes les techniques permettant d'anesthésier une personne pour pouvoir l'opérer, ou pour maintenir en vie (réanimer) une personne accidentée ou gravement malade.
    Les actes d'anesthésie et de réanimation nécessitent des moyens de très haute technicité, réunis sur des plateaux spécifiques : le bloc opératoire d'une part, et la réanimation chirurgicale d'autre part.      Haut de page

Angiologie    Angéiologie    Médecine vasculaire
Spécialité médicale [Angl. : Angiology]   N. f.  * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; *logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    L'angiologie ou médecine vasculaire est la partie de l'anatomie qui étudie les organes de la circulation : vaisseaux (artères, veines, vaisseaux lymphatiques) ainsi que de leurs maladies et affections diverses. Ces dernières années, l'angiologie a bénéficié de très importants progrès technologiques et d'imagerie médicale.  L'un des meilleurs exemples est celui du pontage coronarien, opération très lourde, à thorax ouvert, avec utilisation d'une veine de la jambe.
    Dès que cela est possible, cette opération est remplacée par l'angioplastie transluminale avec pose d'un stent, beaucoup moins traumatisante.
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Biochimie
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Biochemistry, Biochemical, Biochemist]   N. f.  * bio : du grec bio [bio-, -biose, -biotique], vie ; * chimie, chimique, chimiste : du grec khêmê [chimi(o)-, chém(o)-], trou, relatif à un produit chimique. 
      Étude de la constitution moléculaire des êtres vivants et des réactions qui régissent leurs différentes fonctions. La biochimie ou chimie biologique se développe rapidement grâce à l'évolution des moyens d'observation : microscope à effet tunnel, caméras à positons, entre autres.
    Adj. : biochimique : qui se rapporte à la biochimie.
    Le biochimiste est le spécialise en biochimie.
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Biologie médicale et physiologique
Médecine biologique  -  [Angl. : Biology, Biologic, Biologist, Molecular biology, General biology, Animal biology, Vegetable biology]   N. f.  * bio : du grec bio [bio-, -biose, -biotique], vie ; * logie, logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La biologie est l'étude des êtres animaux et végétaux ainsi que de tous les mécanismes qui régissent leur vie. La biologie est divisée en plusieurs grandes spécialités :
* la biologie générale (étude des mécanismes fondamentaux de la vie),
* la biologie animale qui traite des particularités des animaux,
* la biologie végétale, ainsi que
* la microbiologie qui étudie les microorganismes.
    Plus récemment, la biologie moléculaire a connu des progrès spectaculaires.

    Le biologiste est spécialisé dans l'étude des êtres vivants. Actuellement, le médecin biologiste est souvent responsable d'un laboratoire d'analyses biochimiques et médicales et ses compétences s'élargissent sans cesse à de nouveaux domaines : hématologie, urologie, bactériologie, virologie, vénérologie, biochimie moléculaire, toxicologie etc.  
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Cardiologie
Cardiologie, chirurgie cardiaque et vasculaire  -  [Angl. : Cardiology, Cardiologist, Cardiologic, cardiological]   N. f.  * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * logo, logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    La cardiologie est la spécialité médicale qui étudie le cœur et le système cardiovasculaire, ses pathologies et les traitements. Les examens pouvant être pratiqués par le cardiologue sont nombreux et performants : quelques exemples.

- L'artériographie,
- la coronographie,
- le scanner coronaire,
- l'échographie-doppler des artères,
- l'échographie-doppler du cœur,
- l'échographie-doppler du cœur par voie transœsophagienne,
- l'échographie-doppler des veines,
- l'épreuve d'effort,
- l'électrocardiogramme qui reste toujours un examen de référence,
- l'exploration électrophysiologique,
- le holter de l'électrocardiogramme,
- la MAPA ou mesure ambulatoire de la pression artérielle,
- la pose d'un pacemaker,
- les potentiels tardifs,
- la scintigraphie du cœur.
    Pour plus de renseignements sur ces différents examens, voir leurs définitions.

   Les cardiologues et les associations de cardiologie, sont également des acteurs très importants dans la prévention des maladies cardiovasculaires.     Haut de page

Chirurgie cardiaque   Chirurgie thoracique et cardiovasculaire
Chirurgie thoracique et cardiovasculaire  -  [Angl. :  Cardiac (heart) surgery ; Thoracic and cardiovascular Surgery]   N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * thoracique : du grec thôrax, thôrakos [thorac(o)-], cavité limitée par les côtes et le diaphragme ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin).
    La chirurgie cardiaque est une spécialité chirurgicale traitant les affections du cœur et des gros vaisseaux thoraciques. Jusqu'il y a peu, cette spécialité nécessitait la mise en place d’une circulation extracorporelle ou (CEC). Le cœur était arrêté pendant l’intervention, la circulation sanguine étant prise en charge par une pompe artificielle. Le sang était également réchauffé pendant son trajet extracorporel. Cela n’est plus nécessaire actuellement pour la plupart des interventions sur les artères coronaires.
    Voici quelques interventions pratiquées par les équipes de chirurgie cardiaque :
- pontage aortocoronarien, quand l'angioplastie (mise en place d'un ou plusieurs stent(s) n'est pas possible,
- plastie valvulaire (réparation) ou changement d'une valve cardiaque ou aortique et remplacement par une prothèse,
- pose d'un cœur artificiel ou greffe cardiaque provenant d'un donneur compatible,
- réparation des malformations cardiaques congénitales, comme les communications interventriculaires, interauriculaires, persistance du canal artériel, entre autres.
- On peut noter que les interventions sur l'aorte sont plutôt pratiquées par un angiologue et que la pose d'un pacemaker ou d'un défibrillateur implantable est du domaine du cardiologue.     Haut de page

Chirurgie générale
Chirurgie générale  -  [Angl. : General surgery]    N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production.
    Textuellement : qui travaille avec ses mains. Partie de la médecine qui fait intervenir la main, avec ou sans instrument, pour des opérations sanglantes ou des manœuvres externes. La chirurgie  générale est la discipline médicale qui prend en charge le diagnostic et le traitement de nombreuses affections et blessures.
    On distingue plusieurs spécialités dans la chirurgie, entre autres : la chirurgie digestive, plastique, dentaire, orthopédique, la neurochirurgie etc.
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Chirurgie digestive    Chirurgie viscérale    Chirurgie viscérale et digestive
Chirurgie digestive et viscérale  -  [Angl. : Visceral and digestive surgery]    N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * digestive : du latin digestio [-digestion, -digestif], distribution, répartition, relatif aux phénomènes enzymatiques intestinaux ; * viscérale : du latin viscera : intestin, entrailles, relatif aux viscères.
   La chirurgie digestive regroupe les interventions pratiquées sur l'appareil digestif et concerne l'œsophage, l'estomac, le duodénum, l'intestin grêle, le côlon et le rectum. Le chirurgien digestif peut aussi réaliser des interventions sur les voies biliaires et la vésicule, le foie, le pancréas, la rate, la paroi abdominale, comme le traitement de la hernie inguinale. C'est la raison pour laquelle on parle aussi de chirurgie viscérale et digestive.
    La chirurgie hépatique lourde et les transplantations, représentent une sous-spécialité, essentiellement exercée dans les CHU (centres hospitaliers universitaires).     Haut de page

Chirurgie infantile
Spécialité de la chirurgie  -  [Angl. : Pediatric surgery]    N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * infantile : du latin infantilis, de infans [-infantile], enfant.
    La chirurgie infantile est une spécialité de la chirurgie qui prend en charge les maladies et blessures des enfants. Sa spécificité par rapport à la chirurgie des adultes est due à la petite taille des patients. On sait aujourd'hui intervenir sur des embryons in utero, c'est-à-dire avant la naissance, grâce à des techniques et des instruments spécialement conçus.
    Ces chirurgiens peuvent intervenir sur différents organes ou tissus et leur rôle est essentiel chez les enfants qui souffrent de malformations au moment de la naissance.     Haut de page

Chirurgie maxillofaciale et stomatologie    Chirurgie orale
Spécialité de la chirurgie  -  [Angl. : Maxillofacial surgery and stomatology]    N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * maxillo : du latin maxilla [maxill(o)-, -maxillaire], mâchoire ; * faciale : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l’homme ; * stomato : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.
    La chirurgie maxillofaciale et stomatologie est la spécialité de chirurgie qui concerne les pathologies de la bouche et de la face.    Relativement délaissée par les étudiants ces dernières années au profit de la chirurgie maxillofaciale, la stomatologie a été officiellement supprimée en 2011. En échange, un DES de chirurgie orale a été créé. Néanmoins, de nombreux praticiens disposent encore actuellement d’une qualification en stomatologie.

    Voici quelques domaines qui peuvent être pris en charge par cette spécialité.
- Tous les traumatismes de la face
- Les cancers de la cavité buccale et de l'oropharynx
- Les dysmorphoses ou malformations de la face
- Les anomalies congénitales comme les bacs de lièvre ou fentes labiopalatines (qui concernent les lèvres et le palais)
- Toutes les opérations de la cavité buccale : extractions, tumeurs, kystes des maxillaires, pose d'implants, greffes de tissu osseux
- Reconstruction de la face
- Pathologies de l'articulation temporomandibulaire, entre autres.     Haut de page

Chirurgie orthopédique et traumatologique
Chirurgie orthopédique, traumatologie, rééducation, odontostomatologie  - [Angl. : Orthopaedic surgery and traumatology]   N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * pédique : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant.
    L'orthopédie est une discipline essentiellement chirurgicale, qui a pour but de corriger les affections congénitales ou acquises de l'appareil locomoteur chez l'enfant, mais aussi de la colonne vertébrale : os, articulations, ligaments, tendons et muscles. C'est une discipline qui se développe constamment en raison des accidents de plus en plus nombreux chez les sportifs, du vieillissement de la population, des nombreux accidents de la circulation, mais surtout des progrès très importants de ces dernières années en ce qui concerne le matériel utilisé : prothèses totales de la hanche, du genou, matériel de soutien comme les corsets vertébraux, entre autres.
    En odontostomatologie, l'orthopédie dentofaciale soigne toutes les malformations ou déformations des maxillaires, des dents et de la face. L'orthopédiste désigne à la fois le médecin spécialisé dans les soins orthopédiques et le technicien qui fabrique et vend les appareils orthopédiques.
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Chirurgie plastique   Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique
Chirurgie orthopédique, traumatologie, rééducation, odontostomatologie  -  [Angl. :  Plastic surgery Plastic, Reconstructive and Aesthetic Surgery]   N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * plastique : du grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.
    Extraits du site "plasticiens.fr".

    " La « Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique » (CPRE) est la chirurgie de la peau et des tissus mous non viscéraux.
    La peau est l'organe le plus étendu de l'organisme. C'est un organe vital : sa destruction sur une grande surface entraîne la mort en l'absence de traitement. C'est par exemple le cas des brûlures étendues. Comme tous les organes du corps, la peau a des médecins et des chirurgiens. Les médecins spécialistes de la peau sont les dermatologues. Les chirurgiens spécialistes de la peau sont les chirurgiens plasticiens. À la peau, ils ajoutent à leur domaine de compétence les tissus mous non viscéraux (graisse, muscles, tendons, aponévroses, vaisseaux et nerfs périphériques).
    La chirurgie plastique couvre ainsi un domaine immense, qui comprend en particulier les tumeurs, les traumatismes, les brûlures, les infections, les nécroses cutanées, les malformations, la chirurgie esthétique dans son ensemble, et la chirurgie de la main.

   En pratique, le domaine de la chirurgie plastique est si étendu que les chirurgiens qui l'exercent sont habituellement encore surspécialisés dans une ou plusieurs des branches qui la composent. "     Haut de page

Chirurgie urologique
Spécialité de la chirurgie  -  [Angl. :  Urologic surgery]   N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * urologique : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.
    La chirurgie urologique est la spécialité qui se consacre au diagnostic et au traitement des atteintes de l'appareil urinaire (hommes et femmes), mais aussi de l'appareil génital masculin : prostate, testicule, verge. Elle a pour but de traiter, entre autres, les pathologies congénitales, infectieuses, lithiasiques, traumatiques et tumorales de l'appareil urinaire.
    Actuellement, tous les urologues sont aussi des chirurgiens, car ils ont une formation médicale et chirurgicale complète.    Urographie : les voies urinaires   Schéma de la vessie       Haut de page

Chirurgie vasculaire
Spécialité de la chirurgie  -  [Angl. :  Vascular surgery]   N. f.  * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production ; * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin).
   La chirurgie vasculaire est la chirurgie des vaisseaux, artères et veines, à l'exclusion des vaisseaux intracrâniens (neurochirurgie) et coronaires (chirurgie cardiaque). Quelques exemples d'interventions pratiquées en chirurgie vasculaire :
- les occlusions artérielles aigües (ischémie aigüe de membre) et chroniques (artériopathie oblitérante),
- anévrismes artériels,
- varices veineuses
(saphénectomie, stripping, ligatures étagées) et ablation veineuse par sonde laser, entre autres.       Haut de page

Contactologie
Ophtalmologie,   -  [Angl. :  Contactology]   N. f.  * contacto : du latin contactus [contact, contact(o)-], de contingere, toucher ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.
    La contactologie est une branche de l'ophtalmologie ou de l'optique dont l'objet est de permettre à une personne souffrant d'amétropie (ou défaut visuel), de corriger ou compenser son défaut par le port de lentilles de contact, en remplacement des lunettes traditionnelles.

    La France reste le seul pays en Europe où la contactologie est réservée aux médecins ophtalmologues, et non pas aux opticiens comme dans les autres pays.      Haut de page

Coronarographie
Angiologie, cardiologie, anatomie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Coronarography]   N. f.  * coronaro : du latin coronarius, de corona [coronar(o)-], couronne ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    La coronarographie est un examen radiologique qui permet de visualiser les artères coronaires, étant bien entendu que la plupart des pathologies coronariennes interviennent surtout sur l'artère coronaire gauche.
    Pour cet examen, le médecin fait une anesthésie locale puis ponctionne l'artère fémorale au niveau de l'aine (si l'état des artères le permet, sinon il peut aussi passer par l'artère humérale par ex.). Cette sonde très fine est ensuite dirigée jusqu'à la naissance des artères coronaires au niveau du sinus de Valsalva. Il injecte ensuite un produit iodé qui est opaque aux RX et visualise ainsi, par une série de clichés, la lumière des artères coronaires. L'examen dure entre une demi-heure et une heure et demie et nécessite, dès qu'il est terminé, une compression de l'artère au point d'incision, puis une hospitalisation d'un à deux jour.
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Dentisterie
Odontostomatologie, anatomie  -  [Angl. : Dentist, dentistry]   N. f.  * denti : du latin dens, dentis, dent ; * isterie : du suffixe -iste, -isterie,  servant à former des noms.  
    La dentisterie est synonyme d'odontologie (ou odontostomatologie) et est pratiquée par les chirurgiens-dentistes.
    Les chirurgiens-dentistes sont habilités à pratiquer des interventions chirurgicales : curetage d'un kyste maxillaire, pose d'implants, entre autres. Ce sont donc des odontologues (du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent et du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison), mais aussi des stomatologues (du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche). Pour être précis, ce sont donc des odontostomatologues.     Haut de page

Dermatologie et vénérologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Dermatology and venereology]   N. f.  * dermato : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * vénéro :  du latin venerius, de Vénus [vénér(o)-, -vénérien], déesse de l’amour * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L
a dermatologie est la spécialité de la médecine qui étudie et soigne les maladies de la peau, des phanères (ongles, cheveux) et des muqueuses. C'est une spécialité médicale ancienne, car " L'arbre des dermatoses ", première classification des maladies de la peau a été proposé au tout début du XIXe siècle par le baron Jean-Louis ALIBERT (français).
    Depuis, cette spécialité n'a cessé d'évoluer, car les dermatologues (ou dermatologistes) ont dû faire face à l'arrivée d'un nombre considérable de nouvelles affections cutanées aux causes multiples : environnementales, chimiques, nouveaux microbes, champignons, virus, bactéries ... Certaines dermatoses les ont obligés à élargir leur savoir en psychologie (psoriasis, pelade ...), en immunologie, génétique, cancérologie (recrudescence des mélanomes par ex.).
    Aujourd'hui, les dermatologues sont en même temps vénérologues, c'est-à-dire qu'ils soignent aussi les maladies vénériennes (syphilis, gonorrhée ...).      Haut de page

Endocrinologie et métabolismes
Spécialité médicale  -  [Angl. : Endocrinology and metabolism]   N. f.  * endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * crino : du grec ekkrinein [-crine, -crinien, -crinienne], excréter ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * bolisme : du grec bolos, bolê [- bole, -bolie, -bolisme], jet, action de jeter
    Branche de la physiologie et de la médecine qui étudie la structure, la fonction et la régulation des glandes hormonales, ainsi que la nature et les effets de leurs sécrétions : les hormones. Le médecin diététicien, le nutritionniste, le diabétologue exercent tous dans le cadre de l'endocrinologie et du métabolisme.     Les glandes hormonales        Haut de page

Ergothérapie
Kinésithérapie kinésiologie, psychiatrie psychologie, traumatologie et rééducation fonctionnelle  -  [Angl. : Ergotherapy]   N. f.  * ergo : du grec ergon [-ergie, -ergique], action, travail et de ergasia [ergasi(o)-], qui a le même sens que ergon ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    L'ergothérapie est une méthode de soins qui est employée dans diverses affections somatiques et psychiques (handicapés physiques et mentaux) ou pour des rééducations. C'est à la suite des deux guerres mondiales que l'ergothérapie a connu un essor très important, du fait des nombreux malades qu'il fallait essayer de réinsérer dans leur statut social et professionnel. Elle est basée sur l'utilisation du travail physique ou manuel simple et progressif de façon à rendre aux malades leur indépendance ou en leur permettant de s'adapter au mieux à leur déficit.
    Ces soins sont dispensés par des ergothérapeutes. Depuis 1961, il existe une Association Nationale Française des Ergothérapeutes (ANFE) qui a un site Internet. À noter que l'ergothérapie s'applique aussi à de jeunes enfants en âge scolaire chez lesquels on découvre des troubles comme la dyslexie ou la dyspraxie visuospatiale.        Haut de page

Explorations fonctionnelles
Spécialité médicale en rapport avec de nombreuses autres spécialités  -  [Angl. : Function tests]   N. f.  * exploration : du latin exploratio, parcourir un lieu en l’étudiant attentivement
Extrait du site des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg :    
" Le service de physiologie et d’explorations fonctionnelles des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg a pour but d’améliorer la prise en charge des patients en favorisant un diagnostic précoce et un suivi adapté grâce à la réalisation d’explorations fonctionnelles cardiorespiratoires et musculaires, au repos et à l’effort.
    Les équipes étudient également le fonctionnement normal (physiologie) et anormal des organes (physiopathologie), préalable indispensable aux nouvelles approches thérapeutiques. Cette transversalité permet d’explorer au sein du même plateau technique et de façon complémentaire, diverses pathologies respiratoires, cardiaques, vasculaires et musculaires.
    Le service de physiologie et d’explorations fonctionnelles, référent en médecine du sport, assure également la prise en charge des sujets pratiquant une activité physique et sportive (prévention de la santé des athlètes), intègre l’activité physique dans la prise en charge des pathologies chroniques et assure la promotion du sport pour tous.

Le service est composé de 4 unités :
- Explorations fonctionnelles cardiovasculaires
- Explorations fonctionnelles à l'exercice et médecine du sport
- Explorations fonctionnelles musculaires
- Explorations fonctionnelles respiratoires. "           Haut de page

Gastroentérologie et hépatologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Gastroenterology and hepatology]   N. f.  * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * entéro : du grec enteron [entér(o)-, -entère, -entérique], intestin ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logue] science, discours, raison.
    La gastroentérologie est la branche de la médecine qui traite des affections du tube digestif et en particulier de l'estomac et de l'intestin. L'hépatologie est la spécialité médicale qui étudie le foie et le système biliaire, leurs différentes pathologies et les traitements appropriés.

    Dans les centres hospitaliers, ces 2 spécialités sont regroupées généralement dans un même service de gastroentérologie et hépatologie, appelé parfois hépatogastroentérologie.        Haut de page

Génétique
Spécialité médicale, médecine biologique, recherche médicale  -  [Angl. : Genetics]    N. f.  * gène : du latin et du grec genesis, naissance, formation, qui engendre ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    La génétique est la partie de la biologie qui est concernée par l'étude et le fonctionnement du matériel héréditaire (ADN, gènes ...). Elle étudie l'hérédité normale et pathologique, analyse et permet de prévoir la transmission des caractères héréditaires. Depuis les années 70, l'avènement de la biologie moléculaire a permis d'étudier la structure moléculaire et l'organisation des gènes, les mécanismes de leur expression et leurs altérations.
    La France est actuellement en train de constituer un fichier national des empreintes génétiques qui sera utilisable par la médecine légale.
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Gériatrie
Gériatrie, gérontologie  -  [Angl. : Geriatrics]   N. f.  * géri : du grec gerôn [géri-, géro-, -gérique], vieillard ; * iatrie : du grec iatreia [iatr(o)-, -iatre], traitement iatros, médecin. 
    La gériatrie recouvre les traitements de toutes les pathologies liées à la vieillesse.Compte tenu de l'allongement de l'espérance de vie et donc du vieillissement des populations, la gériatrie se trouve confrontée à une recrudescence de pathologies nouvelles dues au grand âge.
    L'une des caractéristiques de cet âge avancé est la diminution normale des défenses immunitaires et la recrudescence, chez les vieillards, de pathologies qui n'existent pas ou plus chez les sujets plus jeunes. C'est le cas par exemple pour les pathologies liées au vieillissement des organes sensoriels et du système nerveux : surdité, malvoyance, mais aussi maladie d'Alzheimer, SEP (sclérose en plaques), pathologies cardiaques et vasculaires, dépendance, entre autres.
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Gynécologie-obstétrique
Spécialité médicale  -  [Angl. : Gynecology, Gynecologic, Gynecologist   N. f.  * gynéco : du grec gunê, gunaikos [gyn(o)-, gynéco-, -gyne], femme ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * obstétrique : du latin obstetrix [obstétric(o)-, obstétrical], accoucheuse ; se rapporte à la technique des accouchements.
    La gynécologie est la spécialité de la médecine qui étudie plus particulièrement l'anatomie, la physiologie, la pathologie et la psychopathologie de la femme. Actuellement, le gynécologue (ou gynécologiste) est essentiellement sollicité pour tous les problèmes concernant l'appareil reproducteur et les seins.
    Parmi les grands thèmes de la gynécologie, on peut retenir la puberté, le cycle menstruel, les troubles des règles, la grossesse, la contraception, la stérilité et les nouvelles techniques de procréation médicalement assistée, la ménopause, la sexologie. Selon les pathologies qu'il découvre, le gynécologue est de plus en plus amené à travailler en équipe avec d'autres spécialistes : cancérologue, médecin biologiste, chirurgien, entre autres 
    Aujourd'hui, de nombreux gynécologues sont en même temps obstétriciens c'est-à-dire spécialisés en plus dans la grossesse, l'accouchement et le postpartum.
Dans les centres hospitaliers, la gynécologie et l'obstétrique ont été regroupés dans la spécialité "gynécologie-obstétrique".       Haut de page

Hématologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Haematology, hematology]   N. f.  * hémato : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
   L'hématologie est la spécialité de la médecine qui étudie le sang et ses maladies (ou hémopathies).
Pour plus de renseignements sur l'hématologie, voir "sang".      Haut de page

Hygiène hospitalière
Médecine générale, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Hospital hygiene]   N. f.  * hygiène : du grec hugieinon [hygién(o)-], salubre, sain. 
    En milieu hospitalier comme dans tous les établissements de soins recevant du public, les mesures d'hygiène recommandées et appliquées par des médecins et des infirmières hygiénistes, font partie intégrante de l'activité et de la qualité des soins, dans un but évident : réduire autant que possible les risques de maladies nosocomiales.
    C
es infections nosocomiales (* nosocomial : du grec nosokomeone [nosocomial], hôpital, caractérise une maladie contractée en milieu hospitalier, ou * noso :
du grec nosos [noso-, -nose], maladie ; comial : du grec komeo : soigner) sont les infections qui sont acquises dans un établissement de soins, c'est-à-dire qui étaient absentes à l'admission. Lorsque l'état infectieux du patient à l'admission est inconnu, l'infection est classiquement considérée comme nosocomiale si elle apparaît après un délai de 48 heures d'hospitalisation. Ce délai est cependant assez artificiel et ne doit pas être appliqué sans réflexion.

    Ces infections peuvent être directement liées aux soins (par exemple l'infection d'un cathéter) ou simplement survenir lors de l'hospitalisation indépendamment de tout acte médical (par exemple une épidémie de grippe). Germes nosocomiaux
    Le CLIN ou Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales  suit de près les Projets d'Établissement des hôpitaux et, en relation avec eux, émet des recommandations dans le sens d'une meilleure protection des malades contre ces infections nosocomiales.
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Infirmière
Médecine générale, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Nurse]   N. f.  * infirmière : ce mot résulte de la réfection d'après le latin infirme, de l'ancien français enfermier, personne qui soigne les malades sous la direction d'un médecin ; le féminin désigne aujourd'hui une profession médicale organisée, soumise à des diplômes. 
    Extrait du site cidj.com : " Au sein de l’hôpital, l’infirmier ou l'infirmière est un maillon important de l’équipe médicale. Il doit être capable d’apporter son concours à l’élaboration d’un diagnostic.
    Il procède aux soins spécifiques et d’hygiène nécessités par l’état de santé du malade : prise de la tension et de la température, pose de pansements, prélèvements sanguins et injections, préparation et distribution des médicaments, préparation du patient pour le bloc opératoire... L'infirmier assure également des tâches administratives : suivi des dossiers médicaux...
    Il fait le lien entre le malade et le milieu hospitalier. Il se doit d’être à l’écoute, de rencontrer les familles, d’assurer un accompagnement et un suivi psychologique. Le métier est éprouvant physiquement et psychologiquement.

   L’organisation du travail implique une présence permanente auprès des malades. Le travail de nuit et pendant le week-end est une des caractéristiques du métier.
   Si 85 % des infirmiers travaillent en hôpital, établissement public ou privé, certains ouvrent un cabinet en libéral (2 000 à 3 000 par an) d'autres exercent dans les établissements scolaires, dans des structures de médecine du travail ou d'autres types de structures (maisons de retraite, centres de réadaptation, centres anti-cancéreux ou de soins palliatifs...). Le métier est très féminisé : 87 % des infirmiers sont des femmes. "      Haut de page

Information médicale
Spécialité médicale  -  [Angl. : Medical information]   N. f.  * médicale : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
   
L'information médicale est une spécialité médicale qui est apparue il y a une quinzaine d'années. Les médecins qui l'exercent sont appelés "médecins DIM" (Département d'Information Médicale).
    Depuis l'apparition du PMSI (Programme de Médicalisation du Système d'Information) les médecins DIM sont chargés de recueillir, contrôler, et transmettre toutes les informations médicalisées structurées et codées depuis les établissements d'hospitalisation vers les organismes payeurs et contrôleurs. Ce programme a permis la mise en place récente de la tarification à l'activité pour les établissements publics et privés.      Haut de page

Médecine du travail
Spécialité médicale  -  [Angl. : Occupational health medicine, industrial medicine]   N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
   
Les médecins-conseil sont recrutés sur concours par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie), la CNAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie), par les différentes mutuelles, mais aussi par des compagnies d'assurances. En fonction de leurs "employeurs", ils seront amenés à accorder ou refuser les ALD, les arrêts de travail, les dégâts corporels résultant d'un accident domestique, du travail, de la circulation.
    Extraits du site de l'Union des Caisses Nationales de Sécurité Sociale concernant les missions du médecin-conseil :

    " Il veille à ce que soient dispensés aux assurés sociaux les meilleurs soins au meilleur coût. Il assure l'application de la législation et les contrôles qu'elle prévoit. En cas d'arrêt de travail d'une durée prévisible de plus de six mois, le médecin conseil étudie la situation médicale de votre salarié avec son médecin traitant. Pendant l'arrêt de travail, il se prononce notamment sur la justification de l'arrêt de travail, sur la reprise à temps partiel ou sur l'état d'invalidité de votre salarié.
    Dans le cadre de la législation sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, il se prononce également sur la reprise à temps partiel, la validité des prescriptions d'arrêt de travail, la prise en charge de soins après consolidation, la date de guérison ou de consolidation, la rechute éventuelle et le taux d'incapacité permanente dont reste atteint votre salarié. Il recueille l'avis du médecin du travail lorsque les séquelles dues à l'accident du travail ou à la maladie professionnelle sont susceptibles de rendre votre salarié inapte à exercer sa profession.
    Il assure également la régulation de l'offre et de la consommation des soins par une politique de bon usage des soins et de maîtrise médicalisée des dépenses de santé.

Contrôle des arrêts de travail à l'initiative de l'employeur.

    L'article 42 de la loi n° 2003-1199 du 18 décembre 2003 de Financement de la Sécurité sociale pour 2004 a introduit plusieurs dispositions destinées à renforcer le contrôle des arrêts de travail en prévoyant notamment la transmission au médecin conseil des conclusions médicales des contre-visites diligentées par l'employeur. Sont concernés les avis d'arrêts de travail qui donnent lieu au versement d'une indemnité complémentaire par l'employeur. En contrepartie de cette obligation, les employeurs ont le droit de faire procéder à une contre-visite au domicile du salarié malade par un médecin de leur choix.
    Désormais, le médecin contrôleur qui conclura à l'absence de justification de l'arrêt de travail devra transmettre ses conclusions motivées au contrôle médical de la caisse qui appréciera l'opportunité de suspendre ou non les indemnités journalières. Cette procédure fait intervenir différents acteurs : l'employeur, le médecin contrôleur diligenté par ce dernier, le médecin-conseil et les services administratifs de la caisse primaire.
    Les rôles respectifs de ces intervenants ainsi que le circuit des échanges d'informations à mettre en œuvre dans le cadre de cette procédure doivent faire l'objet de dispositions réglementaires et administratives d'application complémentaire."

    Le rôle du médecin du travail est quelque peu différent et consiste essentiellement à vérifier que les conditions de travail sont conformes aux normes d'hygiène et de sécurité sanitaire en vigueur : adaptation de l'ergonomie des postes de travail mais aussi aménagement des horaires, maintien dans l'emploi après accident ou maladie, protection contre les nuisances, organisation des secours, entre autres.      Haut de page

Médecine hyperbare
Spécialité médicale, médecine du sport  -  [Angl. : Hyperbaric medicine]   N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine* hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * bare : du grec baros [-bare, bar(o)-], pesanteur. 
    La médecine hyperbare, aussi connue sous le nom d'oxygénothérapie hyperbare, est l'utilisation médicale de l'oxygène à une pression supérieure à la pression atmosphérique. L'équipement nécessaire consiste en une chambre de pression, qui peut être constituée de parois rigides ou flexibles, et un moyen de distribution d'oxygène à 100%.
    Le traitement est effectué selon un programme prédéterminé par un personnel qualifié qui surveille le patient et peut le modifier si nécessaire.

   L'oxygénothérapie hyperbare a été d'abord utilisée pour traiter les accidents de décompression : lorsque des plongeurs remontent trop vite, sans respecter les paliers de décompression, l'azote du sang forme une multitude de petites bulles dans le sang. Le seul moyen de traitement est de les placer le plus tôt possible dans un caisson hyperbare où ils seront de nouveau soumis à la pression qu'ils subissaient lors de leur plongée. Cette pression est ensuite diminuée très lentement (parfois en plusieurs jours) pour permettre à l'organisme de s'adapter.
    La médecine hyperbare a aussi une grande efficacité pour traiter la gangrène gazeuse et l'intoxication par le monoxyde de carbone.
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Médecine interne
Spécialité médicale  -  [Angl. : Internal medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * interne : du latin internus, qui est à l'intérieur ; à l'origine, les internes habitaient à l'hôpital. 
   La médecine interne est la partie de la médecine qui étudie plutôt les maladies atteignant différents organes (maladies systémiques) ou les défenses de l'organisme (maladies immunitaires). C'est aussi la spécialité médicale qui concerne toutes les maladies dont le traitement ne nécessite pas une intervention chirurgicale.
   Autrefois la médecine interne s'opposait à la chirurgie et regroupait donc l'ensemble des autres spécialités médicales. Aujourd'hui la médecine interne, spécialité à part entière, est une sorte de "médecine générale" à l'hôpital. Elle assure une prise en charge globale des patients lorsque la maladie ne se limite pas à un seul organe.
   Un médecin spécialiste de "médecine interne" se nomme "médecin interniste" ou, en abrégé, "interniste".       Haut de page

Médecine légale
Spécialité médicale  -  [Angl. : Legal medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * légale : du latin legalis, de lex, legis, loi. 
    L'activité principale du médecin légiste est l'autopsie (*), pratiquée sur des personnes dont la cause de la mort est suspecte. Il pratique la thanatologie
(* thanato : du grec thanatos [thanat(o)-, -thanasie], mort ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison), c'est-à-dire la réunion de toutes les connaissances concernant la mort : signes, conditions, causes et nature. Le médecin légiste doit déterminer, en étudiant l'état d'avancement du cadavre, le jour de la mort (si possible l'heure approximative).
(*) autopsie :
* auto : du grec autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue.  L'autopsie consiste à disséquer un corps humain, généralement dans le but de déterminer la cause d'un décès. Syn. : nécropsie.
    Cet examen consiste d'abord en l'observation minutieuse de tout le corps, puis des organes pouvant apporter des éléments pour la détermination de la ou des causes du décès. L'autopsie est alors complétée par des examens biochimiques, génétiques etc.  Elle est pratiquée par le médecin légiste.
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Médecine nucléaire
Spécialité médicale hospitalière  -  [Angl. : Nuclear medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * nucléaire : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
   La médecine nucléaire est une technique d'imagerie dite "scintigraphique", qui explore le fonctionnement des organes, à l'aide d'isotopes radioactifs et de gamma-caméras.
   Outre les examens scintigraphiques principaux, cardiaques, pulmonaires, osseux et thyroïdiens, de nombreuses  autres explorations sont également réalisées (rénales, salivaires, lymphographiques, infectieuses, métaboliques, tumorales…) ainsi que des traitements à l'aide d'isotopes radioactifs (IRAthérapies thyroïdiennes et synoviorthèses articulaires).
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Médecine nutritionnelle
Spécialité médicale  -  [Angl. : Nutritional medicine]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * nutritionnelle : du bas latin nutritio, de nutrire [nutrition, nutritif, ive], nourrir. 
   La médecine nutritionnelle, aussi connue sous le nom de thérapie nutritionnelle, fait partie du groupe des thérapies alternatives. C'est une approche globale qui vise à conserver la santé ou à la restaurer.
   Quel que soit l'âge, elle va optimiser les fonctions des cellules, des tissus et des organes sous l’action de nutriments de qualité. Cette médecine associe aussi des conseils sur l’exercice physique, l’élimination du tabac et la gestion du stress.
   C’est une médecine à la fois préventive et curative centrée sur le patient, parce que chacun est unique : conseil alimentaire, correction des déficits et administration de vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés et antioxydants, pour obtenir des conditions de santé optimales.      Haut de page

Médecine physique et de réadaptation
Spécialité médicale  -  [Angl. : Physical medicine and rehabilitation]    N. f.  * médecine : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * physique : du latin physicus, du grec phusikos [physic(o)-, -physique], étude des propriétés générales des corps et des lois qui les régissent ; réadaptation : * ré- : du latin re [re-,  ré-], de nouveau, exprime la répétition ; * adaptation : du latin adaptare, de aptus [-adaptation], apte, capacité d'être à nouveau fonctionnel. 
    La médecine physique et de réadaptation est la spécialité médicale qui assure les soins de rééducation et de réadaptation après une maladie ou une intervention chirurgicale, dans le but de récupérer les capacités fonctionnelles et de qualité de vie des patients atteints de handicap, congénital ou acquis.
    Elle s’inscrit dans un contexte pluridisciplinaire qui associe médecins et personnel paramédical spécialisé tels que kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes et fait souvent appel à d’autres spécialistes en fonction de la pathologie. Elle s’adresse à des malades aigus ou chroniques les plus divers qu’ils soient atteints de déficits physiques ou neurologiques centraux.
    Un bilan initial apprécie les conséquences fonctionnelles des troubles en s’appuyant sur un examen clinique et des examens complémentaires, voir des techniques sophistiquées d’enregistrement des mouvements et des fonctions altérées. Un traitement adapté aidera à la récupération des déficits ou évitera leur aggravation avec l’aide de médicaments, rééducation et appareillages. Les soins peuvent être donnés au cours d’hospitalisations brèves ou prolongées, en ambulatoire avec consultations répétées et évaluation périodique de la situation.     Haut de page

Néonatalogie
Spécialité médicale, pédiatrie  -  [Angl. : Neonatalogy]    N. f.  * néo : du grec neos [néo-], nouveau, jeune ; * natal : du latin populaire nascere, ou du latin classique nasci [-natal, -natalogie], naître, venir au monde ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La néonatalogie est une spécialité de la pédiatrie qui concerne plus particulièrement les bébés nés avant terme ou les nouveau-nés.   Il existe un diplôme interuniversitaire de néonatalogie (DIUN) pour les pédiatres qui désirent se spécialiser dans la prévention et les soins des pathologies du nouveau-né.
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Néphrologie
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Nephrology]   N. f.  * néphro : du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La néphrologie est la branche de la médecine qui étudie, diagnostique et prévient spécifiquement les maladies des reins ou néphropathies et leurs traitements.
L'essentiel des actes de la néphrologie porte donc sur la filtration du sang par les reins et, par conséquence, sur les caractéristiques quantitatives et qualitatives de l'urine. Ne pas confondre néphrologie et urologie. À titre d'exemple, la dialyse rénale est effectuée par un néphrologue, alors que la greffe rénale est pratiquée par un chirurgien urologue.     Haut de page

Neurochirurgie
Spécialité de chirurgie  -  [Angl. : Neurosurgery]   N. f.  * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * chir(o) : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéir(o)-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production. 
    La neurochirurgie est la spécialité de la chirurgie qui concerne le système nerveux central et le système nerveux périphérique. Elle intervient dans le traitement de nombreuses pathologies dont les tumeurs intracraniennes, l'hydrocéphalie, les anévrismes des vaisseaux du crâne, les cavernomes et malformations artérioveineuses, les hernies discales et le canal lombaire étroit, les tumeurs de la colonne vertébrale et des nerfs, entre autres.     Haut de page

Neurologie
Neurologie, anatomie, pharmacologie  -  [Angl. : Neurology]   N. f.  * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La neurologie est une spécialité de la médecine qui s'occupe plus précisément du système nerveux, de sa physiologie, de son anatomie et de ses pathologies. C'est une spécialité qui a largement bénéficié des récents progrès de l'imagerie médicale, notamment avec l'IRM et le pet-scan. La neurochirurgie est une branche importante de la neurologie.
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Neuropédiatrie
Neurologie, pédiatrie  -  [Angl. : Neuropaediatrics]   N. f.  * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * pédo : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * iatrie : du grec iatreia [-iatre], traitement iatros, médecin. 
    La neuropédiatrie prend en charge les pathologies relatives au système nerveux de l’enfant. Parmi les principales indications de cette spécialité : les retards psychomoteurs, les troubles de la marche, les épilepsies, les troubles cognitifs, des mouvements anormaux, une paralysie cérébrale, un polyhandicap, entre autres.
    Elle prend également en charge les troubles du langage et les maladies neuromusculaires : myopathie, amyotrophie spinale, myotonie par exemple.       Haut de page

Neuropsychiatrie
Neurologie, pédiatrie  -  [Angl. : Neuropsychiatry]   N. f.  * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * psych(o) : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * iatrie : du grec iatreia [-iatre], traitement iatros, médecin. 
   Dans les pays anglo-saxons, la neuropsychiatrie est la spécialité médicale qui prend en charge les troubles mentaux liés à des maladies neurologiques En France, cette discipline médicale a été scindée en deux spécialités : la neurologie et la psychiatrie.      Haut de page

Odontologie    Odontostomatologie
Odontostomatologie   -  [Angl. : Odontology, Odontologist]   N. f.  * odonto : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * stomato : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement ; * logie, logiste, logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'odontologie est l'étude des dents, de leur embryogenèse, de leur anatomie, des pathologies dentaires et des traitements adaptés, y compris dans les cas désespérés, de leur extraction et de la pose de prothèses pour conserver un bon coefficient masticatoire. Le dentiste est un odontologiste, ou plus exactement un odontostomatologiste, c'est-à-dire un spécialiste des dents et de la bouche.
    Amené souvent à extraire des dents, il doit rétablir le coefficient masticatoire par la pose de prothèses (couronnes, bridges, implants...) réalisées par le prothésiste dentaire à partir d'empreintes. L'odontostomatologiste est également amené à pratiquer des anesthésies locales, et des radiographies. Ses compétences sont nombreuses et variées.

    L'odontologue est plutôt spécialisé dans l'identification dentaire. Il participe aux enquêtes criminelles et complète le travail des médecins légistes et des anatomopathologistes. Souvent rattachés à des laboratoires judiciaires, les odontologues légaux établissent des odontogrammes, c'est-à-dire l'état exact de chaque dent du cadavre, la description précise de ses éventuelles prothèses dentaires, qui sont souvent les seuls critères fiables de reconnaissance.      Haut de page

Oncologie
Spécialité médicale, cancérologie  -  [Angl. : Oncology]   N. f.  * onco : du grec onkos [onco-], volume, grosseur (tumeur) ou crochet ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'oncologie est une spécialité qui interagit avec de nombreuses autres : hématologie, génétique, pédiatrie, immunologie, soins infirmiers spécialisés, pharmacologie, thérapie génique ... C'est l'étude et le traitement de toutes les tumeurs, et donc les cancers. On trouve de nombreux sites sur l'oncologie, dont "Oncologie-Service", la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre les Cancers. Pour avoir une liste détaillée de sites d'organismes et d'associations traitant d'oncologie et de cancérologie, voir le site des Hôpitaux Universitaires de Rouen.
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Ophtalmologie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Ophthalmology]   N. f.  * ophtalmo : du grec ophtalmos [ophtalmo-, -ophtalmie], œil ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'ophtalmologie est la spécialité médicale et chirurgicale qui traite de l'anatomie de l'œil (et de ses annexes), de ses pathologies et de ses traitements. Le médecin spécialiste est un ophtalmologue ou un ophtalmologiste, qui étudie, diagnostique et traite toutes les ophtalmies, ou pathologies de l'œil. Son premier rôle est de déterminer avec précision le type de pathologie dont souffre son patient puis, selon les cas, de faire une prescription médicamenteuse ou chirurgicale ou technique (verres correcteurs ou lentilles de contact).
    Avec un ophtalmoscope, il observe les milieux transparents de l'œil, ainsi que l'état de la rétine (fond d'œil). Au cours de chaque examen, il mesure la pression de l'œil, et estime une éventuelle prédisposition au glaucome ou à la cataracte. Si nécessaire, l'examen peut être complété par la mesure des champs visuels.
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Orthodontie
Spécialité médicale, odontostomatologie, médecine dentaire  -  [Angl. : Orthodontics]   N. f.  * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * odontie : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent. 
    L'orthodontie est une spécialité médicale qui se consacre à la prévention et au traitement des anomalies de position des dents. L'orthodontiste est le médecin dentiste spécialisé en orthodontie.

    L'un des premiers actes de l'orthodontiste est de déterminer si l'anomalie est alvéolaire (déformation de l'os alvéolaire qui entoure immédiatement la dent) comme chez les enfants qui sucent leur pouce par exemple, ou basale, c'est-à-dire affectant le maxillaire supérieur ou inférieur. Ce diagnostic est énoncé après prises d'empreintes dentaires et éventuellement radios du crâne et de la face. Un traitement orthodontique dure 2 à 3 ans et consiste à exercer une pression légère et continue sur une ou plusieurs dents, à l'aide de bagues - ressorts ou d'autres appareillages : arcs, élastiques.
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Orthopédie
Chirurgie orthopédique, traumatologie, rééducation, odontostomatologie  -  [Angl. : Orthopaedics]   N. f.  * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * pédie : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant.
    L'orthopédie est une discipline essentiellement chirurgicale, qui a pour but de corriger les affections congénitales ou acquises de l'appareil locomoteur chez l'enfant, mais aussi de la colonne vertébrale : os, articulations, ligaments, tendons et muscles. C'est une discipline qui se développe constamment en raison des accidents de plus en plus nombreux chez les sportifs, du vieillissement de la population, des nombreux accidents de la circulation, mais surtout des progrès très importants de ces dernières années en ce qui concerne le matériel utilisé : prothèses totales de la hanche, du genou, matériel de soutien comme les corsets vertébraux, entre autres.
    En odontostomatologie, l'orthopédie dentofaciale soigne toutes les malformations ou déformations des maxillaires, des dents et de la face. L'orthopédiste désigne à la fois le médecin spécialisé dans les soins orthopédiques et le technicien qui fabrique et vend les appareils orthopédiques.
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Orthophonie
Pédiatrie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Orthophony]   N. f.  * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * phonie : du grec phônê [phon(o)-, -phonie] : voix.
    L'orthophonie signifie en fait prononciation et élocution correctes, mais ce terme est utilisé aussi pour désigner les différentes techniques et les traitements qui ont pour but de soigner, chez les enfants de plus de 3 ans, les troubles de la parole (dysphasie).
Syn. Logopédie. L'orthophoniste est le spécialiste (non médecin) qui pratique les techniques de rééducation verbale dans le but de corriger les défauts de la prononciation et/ou de l'élocution.
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Orthoptie
Pédiatrie, chirurgie ophtalmique, ophtalmologie  -  [Angl. : Orthoptics]   N. f.  * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * optie : du grec optikos [opt(o)-, optic(o)-], relatif à la vue.
    L'orthoptie est l'utilisation de tous les procédés de rééducation de l'œil, essentiellement dans le traitement des différentes formes de strabismes. Les orthoptistes sont des auxiliaires médicaux.     Haut de page

Ostéopathie
Kinésiologie kinésithérapie  [Angl. : Osteopathy]   N. f.  * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
   
Le mot ostéopathie est un terme générique désignant toutes les affections osseuses, quelles qu'en soient les causes. Ce terme désigne aussi une méthode de traitement de certaines maladies osseuses, essentiellement basée sur les manipulations des articulations, par des spécialistes : les ostéopathes.
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Otologie   Otorhinolaryngologie
Spécialité médicale, otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Otology, Otorhinolaryngology]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * rhino : du grec rhis, rhinos [rhin(o)-, -rhinie], nez ; * laryngo : du grec larugx, laruggos [laryng(o)-], relatif au larynx ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'otologie est la branche de la médecine qui concerne l'anatomie de l'oreille, la physiologie de l'audition, ainsi que toutes les pathologies auditives et leurs traitements. L'otologiste est le spécialiste en otologie.  Il existe une Société Française ORL & CCF, du College Français ORL & CCF, du Syndicat National des ORL & CCF et de la Fédération Française ORL qui a un site Internet. 
    En général, le médecin est un otorhinolaryngologiste car il s'est spécialisé en otorhinolaryngologie (concerne les oreilles, le nez et le pharynx ou gorge).     Haut de page

Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -  [Angl. : Parasitology, infectious and tropical diseases]   N. f. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * -logie, -logiste, -logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.
   La parasitologie est la spécialité médicale qui étudie les différents parasites, mais aussi les pathologies qui en résultent et les traitements. Le parasitologiste ou le parasitologue est le médecin spécialisé qui pratique la parasitologie. Cette spécialité recouvre fréquemment de nombreux autres domaines médicaux, comme la vénérologie, les maladies infectieuses et tropicales.    Haut de page

Parodontologie
Odontostomatologie  -  [Angl. : Periodontology]   N. m.  * par : du grec para, à côté de ; * odonte : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La parodontologie est l'étude anatomique du parodonte, mais aussi de toutes les pathologies qui y sont liées ainsi qu'à leur traitement.
    Le parodonte (syn. parodontium) est constitué par l'ensemble des tissus de soutien de la dent, c'est-à-dire
- le parodonte profond : os alvéolaire, ligament alvéolodentaire, cément qui recouvre la racine de la dent, et
- le parodonte superficiel constitué par la gencive.
      * Le cément est un tissu essentiellement minéralisé.
      * Le ligament alvéolodentaire (syn. desmodonte) est un tissu fibreux et élastique qui relie l'os à la dent et amortit ainsi les pressions subies par la dent pendant la mastication et la déglutition.
      * L'os alvéolaire est la partie superficielle du maxillaire, creusé d'alvéoles dans lesquelles sont implantées les racines des dents.
      * Quant à la gencive, c'est la portion de la muqueuse qui recouvre l'os alvéolaire et entoure le collet des dents (collet = limite entre couronne et racine). À noter que la gencive marginale, qui entoure le collet, n'adhère pas sur une profondeur de 1,5 à 2 mm, formant autour de la dent le sulcus (du mot latin sulcus qui signifie sillon).
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Pédiatrie
Spécialité médicale, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Pediatrics]   N. f.  * pédo : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * iatre : du grec iatreia [-iatre], traitement iatros, médecin. 
    La pédiatrie est la spécialité de la médecine qui est consacrée à la prévention, au diagnostic et au traitement de toutes les affections survenant chez les enfants. Actuellement, les compétences du pédiatre se sont accrues, notamment dans le domaine de la médecine anténatale (surveillance de la vie intra-utérine du fœtus), en collaboration avec les obstétriciens, dans le domaine de la génétique avec le dépistage de certaines anomalies géniques ou chromosomiques, dans le domaine de l'imagerie médicale et interventionnelle, entre autres.
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Pédicure-podologue
Podologie pédicurie  -  [Angl. : Pedicure, Podology]   N. m.  * pédi : du latin pes, pedis [pédi-, -pède, -pédie], pied ; * cure : du latin cura [-cure], soin ; * podo : du grec pous, podos [pod(o)-, -pode, -podie], pied ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.  
    Le pédicure est un auxiliaire médical (soins paramédicaux) diplômé, apte à traiter de nombreuses affection épidermiques et unguéales (des ongles) des pieds. Ses interventions permettent bien souvent d'éviter des opérations, notamment en ce qui concerne les ongles incarnés. Il est également habilité à soigner les cors, durillons et complète ses compétences par la podologie et la délivrance d'accessoires et de semelles orthopédiques.
   Le pédicure est généralement podologue ; l'ensemble de ses activités est la pédicurie et la podologie.
    Le mot podopathie est un terme générique qui désigne toutes les affections des pieds. À noter que les pédicures-podologues ne sont pas des médecins et ne délivrent donc pas d'ordonnance. Leurs soins ne sont pas remboursés par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie. Elle peut cependant rembourse
r une séance annuelle sur ordonnance médicale.     Haut de page

Pédodontie   Pédontologie
Odontostomatologie  -  [Angl. : Paedodontics, pedodontics]   N. f.  * pédo : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * odontie : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent. 
    La pédodontie (contraction de pédo et odontie) désigne les soins dentaires appliqués aux jeunes enfants. Syn. : pédontologie.  
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Pédopsychiatrie
Pédiatrie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Child psychiatry]   N. f.  * pédo : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * iatre : du grec iatreia [-iatre], traitement iatros, médecin. 
    Le pédopsychiatre est le médecin spécialisé dans le dépistage et le traitement des maladies mentales de l'enfant et de l'adolescent. "La pédopsychiatrie en tant que discipline médicale autonome est apparue récemment en France, dans l'enseignement du certificat d'études spéciales de psychiatrie, en 1972".
    Les techniques psychologiques telles que les thérapies comportementales (consistant à substituer un comportement adapté à un comportement pathologique), les thérapies psychanalytiques individuelles ou de groupe à travers le dessin, le jeu de rôle, les marionnettes, la pâte à modeler, les thérapies familiales, les techniques de relaxation utilisées en cas de tics ou de bégaiement ont fait la preuve de leur efficacité.
    L'hospitalisation en milieu pédopsychiatrique a également subi une révolution. Elle s'effectue dans des services spécialement aménagés, comportant des jouets en grand nombre, disposant de personnel spécialisé (psychologues, éducateurs, enseignants) et proposant des activités intéressantes et attrayantes pour l'enfant. Ces structures n'ont aucun point commun avec les milieux psychiatriques adultes et permettent de prendre en charge des malades jusqu'à un âge au-delà duquel ils devront, si besoin, être placés en l'hôpital psychiatrie classique.

Pharmacie   
Pharmacologie  -  [Angl. : Pharmacy]   N. f.  * pharmacie : du grec pharmakeia, de pharmakon, remède. 
    Le terme pharmacie désigne à la fois l'étude des médicaments, de leur composition, de leurs effets, recherchés et indésirables, des interactions entre les différents médicaments, mais aussi le lieu où exercent le pharmacien et le préparateur en pharmacie. Actuellement encore, de nombreuses préparations dites magistrales, sont composées, dosées et conditionnées dans les pharmacies. En France, la pharmacie ne peut être pratiquée que par des personnes titulaires du diplôme de pharmacie et le nombre de pharmacies est soumis à un numerus clausus.
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Pharmacologie
Pharmacologie, recherche médicale  -  [Angl. : Pharmacology]   N. f.  * pharmaco : du grec pharmakeia, de pharmakon, remède ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La pharmacologie regroupe tous les aspects des médicaments, aussi bien leur histoire que leur emploi et leurs conséquences. La pharmacologie comprend la pharmacie galénique, c'est-à-dire ce qui concerne le médicament de sa conception à son administration, la pharmacodynamie : effets des médicaments sur les êtres vivants, la pharmacocinétique c'est-à-dire les transformations subies par les médicaments dans notre organisme, depuis l'ingestion jusqu'à l'élimination. On peut aussi y inclure la recherche pharmacologique, et la distribution des différentes spécialités ou génériques par les médecins. 
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Phlébologie
Angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Phlebology]   N. f.   * phlébo : du grec phlebs, phlebos [phléb(o)-], veine ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Étude de l'anatomie et des pathologies (maladies) des veines et de leurs traitements. Il existe une Société Française de Phlébologie qui a un site internet. "Association à but non lucratif (Loi 1901), a pour but de resserrer les liens professionnels qui unissent les médecins spécialisés dans la thérapeutique des maladies des veines et de permettre de pousser plus activement l'étude de ces affections et leur traitement".
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Pneumologie
Pneumologie  -  [Angl. : Pneumology, Pneumologist]   N. f.  * pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon. Syn. pulm(o)- ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
      Étude des poumons et de l'appareil respiratoire en général, de leur anatomie, des pathologies et des différents traitements. Pneumologue : n. m.  médecin spécialisé en pneumologie. 
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Posturologie
Posturologie  -  [Angl. : Posturology]   N. f.  * posturo : de l'italien postura, position, attitude, du latin positura, position, disposition, lui-même dérivé de positum, supin de ponere, placer, poser ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
Extraits du site : "Podologues-sport"     

La posturologie est une discipline pluridisciplinaire qui étudie les troubles de la posture des individus et les douleurs qu’elle engendre. C’est une spécificité médicale qui date des années 50, mise en évidence et développée par des médecins français, puis portugais et qui aujourd’hui est vraiment européenne. Les ophtalmologistes peuvent être posturologues dans le sens où l’œil a un rôle important dans la régulation de l’équilibre.
    La posturologie est une spécialité reconnue qui étudie les mécanismes de gestion de l’équilibre et ses dysfonctionnements. En effet loin d’être une évidence sur le plan anatomique, le maintien de la position debout constitue pour l’homme un véritable exploit neurophysiologique.
    Pour y parvenir, il a donc développé un système de régulation posturale grâce auquel il peut, se maintenir debout en dépit des contraintes extérieures, s’orienter dans l’espace et ajuster ses mouvements avec précision. À chaque instant ce système veille à ce que la posture adoptée soit la plus proche possible d’une posture idéale de référence, économe en énergie et parfaitement symétrique sur le plan des contractions musculaires.
    Une mauvaise posture, quelle qu’en soit l’origine, est donc plus coûteuse en énergie et génère inévitablement des contractions musculaires, asymétriques, inutiles et souvent douloureuses.
    Le système de régulation posturale utilise des informations transmises par de nombreux capteurs situés sur tout le corps pour informer le cerveau de la nature de l’environnement et lui permettre d’adapter le travail de chaque muscle afin que la station debout ou la marche se fassent dans les meilleures conditions. Dans ce système complexe, l’œil et le pied sont des portes d’entrées majeures de la régulation posturale.
    Un défaut de positionnement du pied (valgus, varus...) ou une légère divergence oculaire vont donc créer un déséquilibre des chaînes musculaires posturales et par voie de conséquence une modification de la posture (rotation des épaules, bascule du bassin…. ) De nombreuses pathologies (douleurs lombaires, cervicales, articulaires, musculaires, maux de tête, vertiges…) qui seront la conséquence et non la cause d’une mauvaise posture vont alors apparaître.      Haut de page

Proctologie
Coloproctologie  -  [Angl. : Proctology]   N. f.  * procto : du grec prôktos [proct(o)-], anus ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Le proctologue (ou coloproctologue) est un médecin spécialisé dans l'étude et les traitements des pathologies du rectum et de l'anus. 
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Psychiatrie
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychiatry]   N. f.  * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * iatrie : du grec iatreia [-iatre, -iatrie, iatrique], traitement ; iatros, médecin. 
    La psychiatrie est l'étude et le traitement des maladies mentales. Pendant longtemps, les sociétés ont refusé de considérer les "fous" et les "aliénés" comme des malades. Ils ont été mis de côté dans des asiles, souvent dans des conditions misérables. Ce n'est que dans les années 1930 qu'on a reconnu ces personnes comme des vrais malades et que l'on a créé des hôpitaux psychiatriques.
    L'apparition des médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs, lithium) date des années 1950 et a permis une approche plus facile des malades. La psychiatrie s'exerce aujourd'hui dans des centres de jour (certains malades rentrent chez eux le soir), des établissements de travail protégés. 
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Psychologie
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychology]   N. f.  * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La psychologie est l'étude du psychisme de l'être humain. Son champ d'applications augmente sans cesse et, limitée au départ à l'étude des comportements normaux, elle s'est progressivement étendue aux malades, aux enfants et aux groupes sociaux. Elle étudie les comportements objectivement observables, l'action de l'individu sur son entourage, les interactions de l'organisme avec son milieu et l'action sur le sujet lui-même.
    Le psychologue est le médecin spécialisé qui exerce dans le domaine de la psychologie. Il doit posséder de vastes connaissances théoriques et pratiques et la réelle capacité d'établir un rapport avec ses patients.
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Psychomotricité
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychology]   N. f.  * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * motricité : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet. 
   
La psychomotricité est une approche globale de la personne. Elle considère que les fonctions motrices et l'état psychique, affectif et relationnel sont en lien et ont des effets l'un sur l'autre. Elle est l’expression corporelle de notre vie psychique, affective, intellectuelle et relationnelle, tant dans son fonctionnement que dans sa structure.
    Le psychomotricien passe par une médiation pour remédier à la difficulté ou au trouble. Il agit sur le corps pour harmoniser les fonctions motrices, intellectuelles et affectives. Une médiation peut être un objet, un jeu, une technique corporelle de stimulation, d'expression ou de relaxation, une activité artistique ou sportive...
    Quelle qu'elle soit, la médiation met en jeu le corps. Le choix de la médiation corporelle se fait en fonction de la personne, de ses affinités et de ses difficultés.
    Le psychomotricien aide son patient à trouver ou retrouver un équilibre psychocorporel, à mieux prendre conscience de son corps, à le maîtriser, à en faire un instrument capable de s'exprimer et de communiquer. Le soin psychomoteur relève aussi bien de l'éducation psychomotrice, de la rééducation psychomotrice que de la thérapie psychomotrice.    Haut de page

Radiodiagnostic et imagerie médicale
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie et médecine vasculaire  -  N. m.   [Angl. : Radiodiagnostic]   * radio : du latin radius [radio-], rayon, rayonnement, radiation ; * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies. 
    L’imagerie médicale est une spécialité très variée et dynamique. Elle est au cœur de la médecine moderne et a connu ces dernières années l’explosion de l’imagerie en coupes : tomodensitométrie et imagerie par résonance magnétique (IRM). Ce type d’imagerie permet une vision anatomique si fine qu’elle est devenue un moyen d’enseigner l’anatomie aux étudiants ! L’échographie quant à elle, permet actuellement une vision en trois dimensions.
  
    L'imagerie médicale dispose désormais d’une approche fonctionnelle : IRM fonctionnelle, échographie de contraste… Elle est au centre de la prise en charge des patients : imagerie diagnostique, thérapeutique et de suivi. Les chirurgiens viscéraux ont, par exemple, vu leur pratique changée avec l’apport du scanner abdominal face à un abdomen douloureux : en dix ans, le taux de laparotomie blanche est devenu quasiment nul.
    L’imagerie fonctionnelle est utilisée en pratique courante avant une chirurgie cérébrale afin de minimiser les séquelles fonctionnelles de celle-ci. Elle permet une optimisation de la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (imagerie de diffusion). Une approche presque « anatomopathologique » de l’IRM cérébrale est possible grâce à la spectro-IRM. Enfin, l’imagerie diagnostique va également progresser avec les nanotechnologies, qui permettront également de mieux cibler les traitements.

   D’autre part, l’imagerie interventionnelle est en plein essor, et propose, par exemple, un guidage sécurisé et fiable pour de nombreux actes invasifs : pose de voies centrales, drainages, réalisation de ponction et biopsies, traitement de tumeurs pulmonaires, hépatiques, osseuses ou rénales. Elle permet des techniques complémentaires de la chirurgie classique (traitement des fibromes utérins).      Haut de page

Radiologie
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie et médecine vasculaire  -  N. f.   [Angl. : Radiology, Interventional radiology, Radiologic, Radiologist, Radiography, Radiogram]   * radio : du latin radius [radio-], rayon, rayonnement, radiation ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
   
Les progrès récents de la radiologie et de l'imagerie médicale permettent de visualiser l'intérieur des organes, des vaisseaux sanguins, du cœur, du système nerveux central etc. Sans ouvrir, les radiologues (ou radiologistes) peuvent maintenant pratiquer des dilatations de vaisseaux, des recanalisations, des obturations, traiter des ruptures artérielles ou des anévrismes.
    Ils peuvent également perfuser des médicaments anticancéreux sur le lieu même de la tumeur, injecter des enzymes dans le noyau d'un disque vertébral, pratiquer des ponctions, des biopsies d'organes profonds etc.

    Quelques exemples d'actes pratiqués dans cette spécialité :
- radiographies "classiques"
- tomodensitométrie et imagerie par résonance magnétique (IRM) et IRM fonctionnelle
- échographie qui permet actuellement une vision en trois dimensions,
- scanner de perfusion, entre nombreux autres.     Haut de page

Radiothérapie
Médecine nucléaire, imagerie médicale, cancérologie oncologie  -  N. f.   [Angl. : Radiotherapy]   * radio : du latin radius [radio-], rayon, rayonnement, radiation ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    D'une façon générale, la radiothérapie est l'utilisation des rayonnements ionisants dans le traitement de certaines maladies et surtout des tumeurs cancéreuses. Quand on utilise le mot radiothérapie seul, il désigne la radiothérapie externe ou transcutanée, dans laquelle la source de rayonnement est externe au patient et produit un faisceau qui traverse la peau et les tissus superficiels pour atteindre les tissus profonds. Pour cette radiothérapie, le radiothérapeute utilise essentiellement 2 types de rayonnements : les rayons électromagnétiques (rayons X et rayons gamma) et des rayonnements constitués de d'électrons, de protons et de neutrons.
Pour les différentes formes de radiothérapie (radiothérapie à faibles doses, r. peropératoire, r. corporelle totale, r. cutanée totale, r. conservatrice, r. cinétique, r. de contact, r. intracavitaire, r. pénétrante ou profonde, r. superficielle et radiochimiothérapie), voir la définition dans la "Terminologie médicale".     Haut de page

Réanimation médicale
Anesthésiologie réanimation  -  N. f.   [Angl. : Reanimation, intensive care]   * ré- : du latin re [re-,  ré-], de nouveau, exprime la répétition ; * animation : du latin animatio, de anima [-animateur, -animation], souffle vital, donner la vie. 
    La réanimation (actuellement presque toujours associée à l'anesthésiologie) a pour but de rétablir, chez un patient anesthésié et opéré, les fonctions vitales telles que la respiration, le rythme cardiaque et la tension artérielle, les fonctions rénales et hépatiques. Cette spécialité bénéficie aujourd'hui de grands progrès technologiques, notamment en ce qui concerne la surveillance par monitoring des fonctions essentielles, dans des locaux spécialement équipés et associés aux blocs opératoires. 
    Réanimateur : médecin spécialisé dans ces disciplines, qui a pour but avant, pendant et après une opération sous anesthésie, de surveiller le malade jusqu'à son réveil complet et de s'assurer de la reprise de ses fonctions vitales : respiration, rythme cardiaque, tension artérielle, fonction rénale, hépatique et digestive. Un réanimateur est aussi le nom d'un appareil utilisé pour la respiration dite artificielle.     Haut de page

Rhumatologie
Médecine générale, rhumatologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Rhumatology]   N. m.  * rhumato : <du latin rhumatismus, du grec rheumatismos [rhumat(o)-], écoulement d’humeurs ; racine des termes relatifs aux rhumatismes ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Le rhumatologue - on dit aussi rhumatologiste - est le médecin spécialisé en rhumatologie, c'est-à-dire dans l'étude et les soins des rhumatismes, principalement ceux qui concernent les os et les articulations. Adj. : rhumatologique : qui se rapporte aux rhumatismes. 
    La rhumatologie est LA spécialité médicale qui s'intéresse au diagnostic et au traitement des maladies de l'appareil locomoteur, c'est-à-dire des maladies des os, des articulations, des muscles, des tendons et des ligaments, mais elle concerne aussi certaines affections neurologiques périphériques comme la sciatique et surtout l'ensemble des rhumatismes inflammatoires, maladies auto-immunes qui peuvent avoir de nombreuses manifestations extra-articulaires : peau, yeux, reins, poumons, etc.      Haut de page

SAMU
Médecine urgentiste  -  [Angl. : EMS Emergency Medical Service]   Abrév.    Service d'Aide Médicale Urgente
   Le service d'aide médicale urgente, ou SAMU, est le centre de régulation médicale des urgences d'une région sanitaire. Ce service répond à la demande d'aide médicale urgente (AMU), c'est-à-dire l'assistance préhospitalière (dans la rue, à domicile, sur le lieu de travail, ) aux victimes d'accidents ou d'affections soudaines en état critique (malaise, maladie, ou femmes enceintes). Le médecin régulateur du Samu régule les ressources de soins urgents dont il reçoit continuellement les disponibilités et oriente les patients vers les services les plus adaptés à leurs cas.
   Dans le langage courant, « le Samu » est utilisé par extension pour parler des services mobiles d'urgence et de réanimation (SMUR) et de leurs ambulances de réanimation, car tous les véhicules comportent le sigle « SAMU ».

   L'acronyme SAMU est aujourd'hui passé dans le langage courant, mais il doit être réservé aux centres de régulation médicale même si on l'inscrit au-dessous de l'étoile de vie à six branches et du caducée des médecins sur les ambulances qu'il régule. D'usage franco-belge au début, il dénomme aujourd'hui les services similaires de beaucoup de pays aux appellations locales diverses. Avec son emblème reconnu internationalement, pour une meilleure lisibilité par les étrangers, et frappé du ou des numéros d'appel d'urgence, il s'est imposé à l'échelle planétaire, du « SAMU 192 » au Brésil au « SAMU 131 » au Chili. En France, le terme « SAMU » est suivi par le numéro du département. Il faut par ailleurs noter l'appellation « SAMU » social pour un Service d'aide sociale.      Haut de page

SMUR
Médecine urgentiste  -  [Angl. : Mobile Emergency Medical Units (MEMUs)]   Abrév.    Structure Mobile d'Urgence et de Réanimation
    Une structure mobile d'urgence et de réanimation, ou service mobile d'urgence et de réanimation bien souvent abrégé en SMUR, est un service hospitalier consistant en un ou plusieurs véhicule(s) (appelés selon les pays et les catégories Unité mobile hospitalière, Véhicule radio-médicalisé, etc.) destinés à apporter les soins d'aide médicale urgente en dehors de l'hôpital, bien souvent conjointement avec une ambulance.
    Ils peuvent également être appelés à effectuer des transports entre hôpitaux (transports secondaires) lorsqu'un patient nécessite des soins ou une surveillance médicale intensifs pendant son trajet. Ces véhicules sont munis de différentes manières selon les pays mais contiennent bien souvent au moins un médecin et un infirmier.
    Le SMUR n'est pas à confondre avec le SAMU lorsque celui-ci existe dans certains pays.    Haut de page

Santé publique et médecine sociale
Médecine générale, épidémiologie  -  [Angl. : Public health]   N. f.   * santé : du latin sanitas, santé, de sanus, sain. 
    La santé publique résulte de l'organisation des efforts et des personnels médicaux et paramédicaux de la collectivité, dans le but de combattre et de prévenir les maladies épidémiques ou endémiques. Son action revêt de multiples aspects dont l'hygiène, l'épidémiologie, la lutte contre les toxicomanies (alcoolisme, tabagisme, pharmacodépendance, toutes les autres drogues), la médecine préventive par des campagnes d'information via les médias radio et télévisuels, la médecine sociale.
    Elle a également pour rôle la protection maternelle et infantile. La recrudescence actuelle de nombreuses MST (maladies sexuellement transmissibles) et la persistance (voire l'augmentation dans de nombreux pays) du SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise) rendent particulièrement utiles ses études épidémiologiques.
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Soins palliatifs
Médecine générale, épidémiologie  -  [Angl. : Public health]   N. m.   * soins : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de ; * palliatifs : du bas latin médiéval palliativus, qui n'a qu'une efficacité incomplète ou provisoire. 
    L'objectif des soins palliatifs n'est pas de guérir, mais de préserver la qualité de vie des patients et de leur famille face aux symptômes et aux conséquences d'une maladie grave et potentiellement mortelle.

    Ils interviennent quand la personne malade est dans une phase critique de sa maladie ou quand elle est en fin de vie. Les soins palliatifs reposent sur une prise en charge globale et singulière de la personne malade par une équipe pluridisciplinaire : ils visent à soulager la douleur physique aussi bien que la souffrance psychique, en tenant compte de la dimension spirituelle et sociale de la personne malade et de son entourage.   Haut de page

Stomatologie
Odontostomatologie, algologie  -  [Angl. : Stomatology]   N. f.  * stomat(o) : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement ; * logie, logiste : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.
    La stomatologie est la branche de la médecine qui est destinée à l'étude de la bouche, à toutes les pathologies qui peuvent la concerner, ainsi qu'aux différents traitements. Le stomatologiste est le médecin spécialisé dans cette discipline.
La stomatologie est aussi une partie du domaine de compétences des dentistes ou chirurgiens-dentistes qui sont des odontostomatologistes.   Haut de page

Strabologie
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmologique  -  [Angl. : Strabology]  N. f.  * strabo : du grec strabismos [strab(o)-, strabisme], action de loucher ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude. 
    Le strabisme est un défaut de convergence des deux axes visuels vers le point fixé. Le sujet regarde préférentiellement avec un seul œil, toujours le même. La strabologie est la partie de l'ophtalmologie qui étudie les différentes formes de strabisme, leur évolution et leurs traitements.
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Urgences
Spécialité médicale  -  [Angl. : Emergency]  N. f.  * urgence(s) : du latin urgens, de urgere, presser (dans le sens "sans attendre"). 
   
Dans le domaine médical, les urgences correspondent au terme générique utilisé pour désigner le service hospitalier qui accueille, à toutes heures de la journée et souvent de la nuit, les patients amenés par les services de secours ou tout autre patient vivant une situation d'urgence médicale. Le caractère urgent d'une situation est graduable. L'urgence vitale engage le pronostic vital d'un individu tandis que l'urgence fonctionnelle met en jeu le pronostic fonctionnel du patient. Il existe également des urgences ressenties qui, elles, ne présentent pas de dangers immédiats mais se réfèrent davantage à un contexte angoissant. L'urgence sociale s'apparente plutôt à un contexte social difficile.   Haut de page

Urologie
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Urology]   N. f.  * uro : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'urologie est la partie de la médecine qui étudie l'anatomie, les pathologies et les traitements de l'appareil urinaire. Le médecin spécialiste est un urologue ou urologiste. Par extension, l'urologue est aussi spécialisé dans l'appareil urogénital de l'homme.
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Vénérologie
Spécialité médicale  -  [Angl. : Venereology]   N. f.  * vénéro : du latin venerius, de Vénus [vénér(o)-, -vénérien], déesse de l’amour ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Aujourd'hui, de nombreux dermatologues sont en même temps vénérologues, c'est-à-dire qu'ils soignent aussi les maladies vénériennes (syphilis, gonorrhée ...).
    Les maladies (ou infections) sexuellement transmissibles (MST) étaient autrefois synonymes de maladies vénériennes et sont aussi appelées MTS ou maladies à transmission sexuelle. Leur caractéristique essentielle est qu'elles sont contractées ou transmises lors de rapports sexuels.
    Il n'est pas question dans ce paragraphe de les détailler toutes, la plupart d'entre elles étant déjà décrites sous leurs noms. Il y a une trentaine d'années, les principales maladies sexuelles étaient
* la syphilis ou vérole dont le responsable est le tréponème pâle ;
* la blennorragie ou chaude pisse due au gonocoque de Neisser ;
* le chancre mou connu aussi sous le nom de chancrelle, dû au bacille Haemophilus ducreyi ;
* la lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre, dont le germe responsable est une Chlamydia (bactérie).
    Actuellement, les MST ont pris une telle ampleur que ces quatre maladies n'en représentent qu'à peine 15%.

Quelques MST d'apparition plus récente :
* le SIDA ou syndrome d'immunodéficience acquise, identifié en 1982 par l'équipe du Pr. Luc Montagnier (prix Nobel de médecine en 2008), qui est aussi transmissible par la voie sanguine (transfusion sanguine, toxicomanie par injections intraveineuses) ; 
* l'herpès génital dû au virus HSV2, Herpes Simplex Viridae 2 (ou HHV2) ;
* l'hépatite B dont le responsable est le VHB (virus de l'hépatite B).

    Il existe bien d'autres MST, comme les candidoses (Chlamydia), les trichomonases (Trichomonas - c'est un protozoaire), les pédiculoses avec pou du pubis ou morpion, sarcopte de la gale (acarien), les mycoplasmoses, entre nombreuses autres,

    Les personnes les plus touchées par les MST sont celles qui ont de nombreux partenaires sexuels et il est particulièrement important que ces rapports soient protégés (préservatifs) et que les dépistages soient précoces.
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