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Dernière modification : 10-01-2021

Abréviations - A 


α-syn - aa - a/n - AA - AA - AAA - AAG - AAH - AAT - ABC - ABCD - ABO - ABP - ABPA - ABS - ABVD - AC - AC anti-ENA - AC anti-RNP - AC anti-TGT - ACBCD - ACC - ACD - ACE - ACFA - AC monoclonal - ACh - ACO - ACP - ACR - ACR30 - ACSAC - ACT - ACTG - ACTH - ACTP - ACTP (1) - ACV - ADA - ADAPEI - ADC - ADE - ADH - ADI - ADIPOS - ADL - ADM - ADMR - ADN - ADN Topo-isomérase - ADN Topo-isomérase I - ADN Topo-isomérase II - ADP - ADP (1) - AEECMK - AEG - AES - AF - AFB - AFEM (encéphalomyélite) - AFEM (gynécologie) - AFM - AFP - AFRG - AFS - AFSSA - AFSSAPS - AFTOC - AG - AG (1) - AG (2) - AGV - AH - AH (1) - AHF - AHG - AIDS - AINS - AIT - AL - ALAT - Alb - ALD - ALD (1) - ALR - ALT - AM - AMI - AMM - AMN - AMP 1 - AMP 2 - AMP 3 - ANAES - Anapath - Anat - ANC - AND - AND (1) - ANDAR - ANDEM - ANIV - ANP - ANRTP - ANSM - Ant - AOH - AOMI - AP - APC (1) - APC (2) - APC (3) - APD - APF - APG - APGAR - APID - APM1 - Apo - ApoA1 - ApoB - ApoC - ApoD - ApoE - ApoE2 - ApoE3 - APoE4 - APRAT - APS - ARM - ARN - ARNm - ARNt - ARP - ARTP - AS - ASA - ASAT - ASH - ASHD - ASLO - ASMR - ASP - ASP (1) - ASp (2) - AST - AT - ATB - ATBG - ATC - ATCD - ATLL - ATM - ATM (1) - ATNC - ATP - ATP (2)- ATP (3) - ATP artificielle - ATPase - ATT - ATU - AUSP - AVC - AVCH - AVCI - avg - AVG (1) - AVG (2) - AVG (3) - AVK - AVM - AVP (1) - AVP (2) - AXI -

α-syn
Neurologie, cytologie[Angl. : Alpha-synuclein, α-synuclein, SNCA]   N. f.  * alpha : première lettre de l’alphabet grec (α), utilisée avec d'autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * sy- : pour synapse ; * nucléine : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
   Découverte en 1988, l'α-synucléine ou α-syn est une protéine de la famille des synucléines, formée de 140 acides aminés, qui est abondante dans le cerveau humain. On en trouve aussi de petites quantités dans le cœur, les muscles et d'autres tissus. Dans le cerveau, l'α-synucléine se trouve essentiellement à l'extrémité des neurones dans des structures spécialisées appelées terminaisons présynaptiques.
    La pathogenèse de la maladie de Parkinson pourrait être due à la transmission de cellule à cellule de fibrilles préformées mal repliées d'α-synucléine, mais le mécanisme expliquant comment les fibrilles α-syn se propagent d'un neurone à l'autre est en 2016 encore inconnu.   Haut de page

AA
Pharmacologie, médecine biologique, physiologie de la respiration  -  [Angl. : AA - antimycin A]  Abrév. Antimycine A  * anti : du préfixe anti-  indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; *mycine : du grec mukês [myc(o)-, mycét(o)-, -myce, -mycine, -mycète], champignon. 
    L'antimycine ou antimycine A ou AA est une substance antibiotique produite par Streptomyces species, et qui a été utilisée comme fongicide, insecticide, en particulier contre les mites. Les bactéries du genre Streptomyces sont G+ (coloration Gram positive) et particulièrement présentes dans les sols où elles jouent un rôle déterminant dans la décomposition des matières organiques et leur transformation en matières minérales réutilisables.
    C'est le genre Streptomyces qui produit le plus d'antibiotiques : environ deux tiers des AB connus. L'antimycine est connue pour inhiber la CRM (chaîne respiratoire mitochondriale) au niveau du complexe III et faire baisser le taux d'ATP (adénosine triphosphate) dans la cellule.   Haut de page

AA (1)
Addictologie, santé publique  - [Angl. : AA - Alcoholics Anonymous]    Abrév. Alcooliques Anonymes
Extraits du site Alcooliques Anonymes France :
    "Les AA ne s'intéressent qu'au rétablissement personnel et à l'abstinence continue des alcooliques qui demandent de l'aide au Mouvement. Les Alcooliques Anonymes ne s'engagent dans aucune autre activité relative à l'alcoolisme comme le traitement médical ou psychiatrique, l'éducation, la recherche ou le soutien de causes, sous quelque forme que ce soit, bien que des membres, à titre personnel, puissent participer à ces activités.

    Le Mouvement s'est donné une politique de "collaboration sans affiliation" à l'égard des autres organismes intéressés au problème de l'alcoolisme.
    Par tradition, les Alcooliques Anonymes n'acceptent ni ne sollicitent aucun appui financier de sources extérieures et les membres protègent leur anonymat personnel dans la presse écrite ou parlée ainsi que dans toute autre apparition publique.
    L'expérience des Alcooliques Anonymes a toujours été mise gratuitement à la disposition de quiconque voulait y recourir: gens d'affaires, chefs spirituels, groupes communautaires, représentants de la loi, professionnels de la santé et de l'aide sociale, éducateurs, représentants des forces armées, directeurs d'établissements publics, représentants syndicaux et plusieurs autres. Mais jamais le Mouvement n'endosse ou ne soutient les autres organismes qui œuvrent dans le domaine de l'alcoolisme, et jamais il ne s'affilie à eux ni n'en commente les activités puisque de telles attitudes déborderaient de l'objectif premier du Mouvement.

    En France, les relations des Alcooliques Anonymes avec les professionnels du traitement de l'alcoolisme, qu'il s'agisse d'organismes, de centres ou d'individus, relèvent des bureaux nationaux et des orientations du Conseil d'Administration. Ces structures tentent d'assurer un climat de compréhension mutuelle et de collaboration entre les membres des Alcooliques Anonymes et les autres personnes qui s'occupent des alcooliques."

Fin de citation.      Haut de page

AAA
Angiologie, chirurgie vasculaire  -  [Angl. : AAA - abdominal aortic aneurysm]  Abrév. Anévrisme de l'aorte abdominale* anévrisme, anévrysme : du grec aneurisma [anévrism(o)-], dilatation ; * aorte : du grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l’artère aorte ; * abdominale : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme. 
    Un anévrisme (anc. orth. : anévrysme) est une cavité qui communique avec la lumière d'une artère ou formée aux dépens de sa paroi et contenant du sang liquide ou coagulé. Par définition, c'est la perte du parallélisme des bords d'un segmentaortique déterminé Ceci recouvre en fait deux types d'anévrismes bien différents : 

- Les anévrismes "vrais", qui représentent une dilatation segmentaire de l'aorte, elle-même, secondaire à des altérations structurales de la paroi aortique, dont les étiologies sont multiples.  Mais si l'on fait un examen anatomopathologique de la paroi anévrismale, on retrouve toujours des éléments de la structure normale de la paroi aortique (intima / fibres musculaires ou élastiques...), même si ces derniers sont partiellement détruits ou désorganisés par l'affection causale.

- Les "faux" anévrismes : sont constitués par une poche anévrismale, dont la paroi externe ne contient aucun élément constitutif d'une paroi aortique, mais se trouve faite de tissus de voisinage (péritoine...), ou de tissu fibreux.  Cette poche communique avec la lumière aortique par un orifice plus ou moins grand, appelé "collet", dont la nature dépend de l'étiologie.

    Les angiologues distinguent les anévrismes sacciformes (qui forment une poche) et les anévrismes fusiformes, qui sont une dilatation de l'artère. Il existe aussi des anévrismes artérioveineux qui relient une artère et une veine par une ou plusieurs anastomoses.  Adj. anévrismal, e, aux : relatif à un anévrisme.   Schéma d'anévrismes aortiques    Haut de page

aa   abs   act   a/n  
Toutes disciplines  -  Abrév.  Ces abréviations sont généralement utilisées pendant les prises de notes, sur des ordonnances ou des rapports médicaux.
aa ou AA :  [Angl. : AA - amino acid] acide aminé ;
a/n ou A/N : au niveau ;
abs ou ABS ou Abs :  [Angl. : Abs - absent] absence ;
act ou ACT ou Act :  [Angl. : Act - activity]  activité.   Haut de page

AAG
Pneumologie  -  [Angl. : AAA - acute asthma attack]  Abrév. Asthme aigu grave. * Asthme : du grec asthma [asthme-, -asthmatique], respiration difficile.
    La mortalité induite par l'AAG reste importante. L'essentiel de cette mortalité survient en phase préhospitalière. Il est important de noter que l'immense majorité de ces patients ne sont traités au long cours que par agent sympathomimétique et ne reçoivent pas de corticoïdes inhalés.
    L'appel des secours provient à part égale des médecins traitants et des patients eux-mêmes. L'agitation, les sueurs, les difficultés d'élocution, la tachycardie et l'existence d'une cyanose sont les signes cliniques de gravité des AAG. Le traitement conventionnel de l'équipe médicalisée associe l'oxygénothérapie aux ß-2 mimétiques en aérosol et à la corticothérapie par voie veineuse.   Haut de page

AAH
Médecine légale et expertises médicales, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : disabled adult allowance]  Abrév. Allocation adulte handicapé  - 
    Elle est demandée à la COTOREP (Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel) qui établit le pourcentage d'invalidité. Elle est accordée à des sujets ayant au moins 20 ans, pour une invalidité supérieure ou égale à 80% ou à des sujets ayant une invalidité inférieure à ce taux mais reconnus comme dans l'incapacité de travailler.    Haut de page

AAT
Hépatologie cytologie, pneumologie  -  [Angl. : alpha 1 -antitrypsin]  Abrév. Alpha1-antitrypsine. * Alpha : première lettre de l'alphabet grec (α), utilisée avec d'autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire * anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * trypso : du grec triptêr, triptêros [trypso, -trypsie, tripto, -tripsie, trypsine], pilon ou du grec thrupsis [-trypsie], broiement. 
    C'est la plus abondante des globulines α (qui sont des protéines plasmatiques). L'α1-antitrypsine ou AAT (voir aussi sous "alpha1-antitrypsine") est synthétisée par le foie. Son déficit dans le sérum est associé à l'emphysème pulmonaire de l'adulte et à l'ictère néonatal (ou maladie hémolytique du nouveau-né) évoluant vers une cirrhose.
    L'AAT inhibe différentes protéases : trypsine, chymotrypsine, plasmine, élastases et protéases leucocytaires. Dans l'emphysème, sa diminution libère de la trypsine qui provoque une autodigestion du parenchyme pulmonaire ou/et une libération d'élastase provoquant la destruction du tissu élastique de ce parenchyme pulmonaire. Seule sa diminution est significative.
    Adj. antitryptique.    Haut de page

ABC
Médecine d'urgence et réanimation  -  [Angl. : ABC - airways breathing circulation]  Abrév. Airways (libération des voies respiratoires) Breathing (ventilation artificielle) Circulation (massage cardiaque externe).

    La réanimation cardiopulmonaire (RCP) ou réanimation cardiorespiratoire (RCR) consiste à pratiquer des massages cardiaques externes (*) et en même temps, une respiration artificielle ou plus exactement : une ventilation manuelle. Elle est pratiquée lorsque l'on a constaté, sur un patient, l'absence totale de respiration spontanée (voir cette définition) ou ventilation spontanée. À noter que dans le cadre des soins infirmiers, la ventilation manuelle a fait l'objet d'une loi :

Article R 4311-14
, Extrait du décret 2004-802 du 29/07/04 paru au J.O. Du 09/08/04 :
    "En l'absence d'un médecin, l'infirmier ou l'infirmière est habilité, après avoir reconnu une situation comme relevant de l'urgence ou de la détresse psychologique, à mettre en œuvre des protocoles de soins d'urgence, préalablement écrits, datés et signés par le médecin responsable. Dans ce cas, l'infirmier ou l'infirmière accomplit les actes conservatoires nécessaires jusqu'à l'intervention d'un médecin.       
    Ces actes doivent obligatoirement faire l'objet de sa part d'un compte rendu écrit, daté, signé, remis au médecin et annexé au dossier du patient.
    En cas d'urgence et en dehors de la mise en œuvre du protocole, l'infirmier ou l'infirmière décide des gestes à pratiquer en attendant que puisse intervenir un médecin. Il prend toutes mesures en son pouvoir afin de diriger la personne vers la structure de soins la plus appropriée à son état."


    Parmi les techniques de ventilation manuelle, on distingue le bouche-à-bouche, le bouche-à-nez et la ventilation avec un masque. Dans tous les cas, la première chose à faire est de placer le patient en décubitus dorsal puis s'assurer que ses voies respiratoires sont libres, de faire le nécessaire si ce n'est pas le cas pour supprimer les liquides ou corps étrangers, puis de basculer doucement sa tête en arrière en élevant le menton. Il faut ensuite essayer de repérer, pendant 10 secondes un éventuel signe de ventilation spontanée : souffle, bruit respiratoire, mouvement de la cage thoracique ou de l'abdomen.
    Si aucun de ces signes n'est observé, appeler immédiatement (ou faire appeler) les secours et entreprendre sans tarder la ventilation manuelle qui consiste en 2 insufflations efficaces, c'est-à-dire qui permettront d'observer un soulèvement du thorax.

* Bouche-à-bouche : agenouillé à côté de la tête du patient, boucher son nez avec une main (pouce et index), ouvrir légèrement sa bouche en tenant le menton avec l'autre main, inspirer sans excès et appliquer fortement sa bouche largement ouverte autour de celle du patient. Insuffler en 2 secondes environ. Se redresser pour laisser l'expiration se faire (la poitrine du patient s'affaisse) et recommencer une deuxième fois.

* Bouche-à-nez : comme pour le bouche-à-bouche, mais une main sur le front pour maintenir la tête en arrière, l'autre fermant la bouche. L'insufflation se fait par le nez du patient.
Si le patient ne réagit pas à ces 2 insufflations, observer attentivement pendant 7 à 10 secondes des signes de reprise de ventilation. Dans la négative, recommencer l'insufflation pendant environ une minute, à un rythme "naturel". Si aucune réaction ne se produit, vérifier le pouls carotidien du patient. S'il est absent, il faut commencer immédiatement la réanimation cardiopulmonaire.

(*) Massage cardiaque externe (MCE) : La victime doit être placée à plat dos (décubitus dorsal) sur un plan dur. Se placer à cheval sur un des bras de la victime placé à la perpendiculaire. Le genou du sauveteur du côté des pieds de la victime prend place dans le creux de l'aisselle. Retirer les vêtements de la victime. Repérer la zone d'appui en plaçant un majeur de part et d'autre du sternum. En délimiter la moitié avec les pouces. Laisser en place sa main du côté de la tête et placer le talon de l'autre main contre le pouce. Placer ensuite l'autre main par-dessus. Relever les doigts.
    Pratiquer le MCE bras tendus, épaules à la verticale, sans balancement. L'amplitude des compressions doit être de 3 à 5 cm. Le relâchement doit être complet. Le temps de compression doit être égal au temps de relâchement. Entre deux compressions, il ne faut pas quitter le contact de la peau. La fréquence des compressions est de 80 par minute. Après avoir réalisé 15 compressions, le sauveteur réalise 2 insufflations. Le sauveteur continue le massage jusqu'au relais des secours. Toutes les deux minutes (8 cycles 15/2), il contrôle l'absence de pouls carotidien pendant 5-6 secondes. La coloration des muqueuses permet de s'assurer de l'efficacité du geste.    Haut de page

ABCD   ACBCD   ACD
Génétique, médecine biologique  -  [Angl. : CAVD - congenital absence of the vas deferens ; CUAVD (unilateral) ; CBAVD (bilateral)]  Abrév. Absence (ou agénésie) congénitale bilatérale des canaux déférents  * allèle : du grec allêlon  [allèle, allél(o)-], les uns les autres. 
    Avant tout, un petit rappel sur la mucoviscidose.  * muco : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * viscido : du bas latin viscosus [visc(o)-, -visqueux], glu, gélatineux, mou, poisseux ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 

Les chiffres :
5000 malades actuellement en France, 2 millions de porteurs du gène muté, espérance de vie aujourd'hui supérieure à 30 ans, pas de guérison.
La transmission
    Elle est autosomique récessive, c'est-à-dire que les enfants doivent recevoir un gène muté de chacun des parents pour développer la maladie. Ce gène CFTR, situé sur le chromosome 7, code une protéine appelée CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane conductance Regulator), qui devient anormale si le gène est muté. À l'heure actuelle, on connaît plus de 800 mutations de ce gène, dont certaines semblent provoquer des pathologies plus graves que d'autres.
   Il s'agit d'une exocrinopathie généralisée, frappant les glandes séreuses et les glandes à sécrétion muqueuse. Sont touchés principalement : l'appareil respiratoire, le tube digestif et ses annexes (pancréas, foie et voies biliaires), mais également les glandes sudoripares et le tractus génital. Le mucus qui en résulte est anormal : trop épais et déshydraté, visqueux. L'ascenseur bronchique et le pancréas ne fonctionnent plus correctement. Les infections récidivantes des voies respiratoires finissent par les obstruer, provoquant une dégénérescence progressive des poumons ; le pancréas et le foie sont progressivement atteints (fibrose kystique) par obstruction des canaux sécréteurs.

    Il existe un test simple pour dépister la mucoviscidose : le test de la sueur (élévation anormale des taux de chlore et de sodium). Les traitements sont contraignants et sont basés essentiellement sur la kinésithérapie pour dégager les voies respiratoires, mais aussi des aérosols, des médicaments et des enzymes pancréatiques.

   Le traitement consisterait en une transplantation pulmonaire, mais les organes disponibles sont bien insuffisants. Les chercheurs ont mis au point des antibiotiques de plus en plus efficaces et variés afin de lutter contre l’infection pulmonaire. L’utilisation par voie orale d’enzymes pancréatiques permet de diminuer fortement les troubles digestifs des patients. Ce traitement des symptômes de la maladie a augmenté l’espérance et la qualité de vie des patients.
   Mais il reste à guérir la maladie. Afin de concentrer ses efforts sur des projets ciblés, Vaincre la Mucoviscidose a défini trois axes de recherche prioritaires : la lutte contre l’infection et l’inflammation, la pharmacologie de CFTR et la thérapie génique.>

Pour comprendre ce qu’est un allèle
.
    En supposant que la couleur des yeux ne soit déterminée que par un seul gène, il existe, pour ce même gène, des variants déterminant la couleur brune, bleue, grise, verte ... Ces variants d’un même gène, exprimant des différences (brun, gris, bleu ...) d'un même caractère (la couleur des yeux)  sont ses allèles. Dans de nombreux cas, les allèles peuvent subir des modifications (ou mutations) et coder alors pour une protéine anormale et il peut en résulter une pathologie.
    L’allèle 5T, qui doit son nom au fait qu'il est formé d’une suite abrégée de 5 thymidines dans l’intron 8 du gène CFTR, est un allèle du gène CFTR du chromosome 7 (dont certaines mutations provoquent les formes de la mucoviscidose). Comme tous les gènes, l'allèle 5T est susceptible de muter.

    En étudiant l’ACD ou ABCD ou plus exactement l’ACBCD pour absence (ou agénésie) congénitale bilatérale des canaux déférents, (en anglais CBVAD : Congenital Bilateral of Vas Deferens), on a constaté qu’il s’agit d’une affection congénitale à transmission autosomique (donc sans rapport avec les gonosomes ou chromosomes sexuels) récessive (les deux parents doivent porter la mutation pour qu'elle apparaisse chez les enfants) retrouvée chez environ 1 homme sur 1000. 

    L’ABCD représente donc une azoospermie obstructive (ou excrétrice) car il n’y a pas de canaux pour permettre leur évacuation des testicules vers la prostate et le canal éjaculateur. Des études françaises plus ciblées menées en 1990 ayant montré que 98% des hommes atteints de mucoviscidose (donc avec le gène CFTR muté produisant une protéine anormale) en sont atteints ont amené les chercheurs à mettre en évidence une mutation du gène CFTR nommée Delta-F508 (la lettre delta signifiant délétion), qu’ils ont supposé être une forme génitale de la mucoviscidose.
    Ils ont étudié les exons (parties des gènes qui sont porteurs de l’information génétique) de ce gène chez des patients atteints d’ACD et en ont déduit un classement en quatre groupes :
* 2 mutations du gène CFTR ;
* 1 mutation dans CFTR et une mutation dans l’un de ses allèles nommé 5T (l'allèle 5T est une mutation caractéristique de l'absence de canaux déférents) ;
* 1 mutation dans le gène CFTR ou une mutation dans son allèle 5T ;
* pas de mutation dans CFTR ni dans 5T.

    Cette étude a amené le Conseil Génétique à autoriser, dans ce dernier cas, la technique dite ICSI (*) permettant à un homme atteint d’ACD, de pallier avec succès son infertilité, sous réserve que l’on puisse trouver des spermatozoïdes dans les testicules ou les épididymes.
    Le Conseil Génétique et les chercheurs semblent aujourd’hui persuadés que la mucoviscidose dans sa forme grave et l’ABCD qui en représente la forme la moins sévère, sont les deux extrêmes d’une pathologie génétique aux formes extrêmement variées tant il existe d’allèles du gène CFTR.

    Le contexte génétique particulier dans lequel évolue cette malformation génitale fait que toute tentative d’AMP  (aide médicalisée à la procréation) chez les couples concernés doit faire l’objet d’une enquête génotypique (étude du gène CFTR et de ses allèles présents) préalable chez l’homme et chez la femme afin de déterminer le risque d’avoir un enfant atteint de mucoviscidose grave. Cette enquête est importante puisqu’elle permet de proposer au couple la possibilité d’un diagnostic précoce sur l’embryon avant même son stade d’implantation (voir la définition du DPI ou diagnostic préimplantatoire).

    En cas de projet parental, il est important de sensibiliser le patient au danger potentiel que sa constitution génétique fait courir à la descendance et que les techniques de fécondation in vitro permettent de découvrir. En effet, si le risque d’un homme atteint de CBVAD isolée d’être porteur d’une anomalie du gène CFTR est d’environ 80%, (20% n’ayant pas de mutation sur CFTR), celui de sa femme d’être elle hétérozygote pour une mutation de ce gène est de 1/25 dans notre population. À priori, un couple sur 30 consultant pour ce motif de stérilité est donc susceptible de transmettre une mucoviscidose grave, avec un risque de 25% à chaque grossesse. Il apparaît donc que le facteur le plus important en cas de grossesse est la constitution génotypique de la mère.

    Si au moins 90% des mutations ont pu être éliminées chez elle grâce aux méthodes simples décrites auparavant, le risque résiduel de donner naissance à un enfant atteint est très faible (1/1000) et ne justifie pas à lui seul la mise en œuvre d’une surveillance particulière. Si la femme est identifiée comme étant hétérozygote pour une de ces mutations, la conduite à tenir est difficile puisqu’il n’est pas toujours possible de prédire avec certitude les conséquences au niveau du fœtus en cas de transmission du (des) allèle(s) pathologique(s).

    Proposer un diagnostic anténatal avec éventuelle interruption médicale de grossesse (IMG) après une ou plusieurs tentatives d’ICSI est délicat. La situation devient encore plus compliquée en cas de grossesse gémellaire facilement induite par les techniques d’AMP.
    Des situations dramatiques peuvent effectivement se rencontrer avec un fœtus sain et un autre atteint ou douteux ou encore deux fœtus dont les génotypes exacts n’ont pas pu être établis. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) trouve ici une bonne indication.
    Les embryons obtenus après fécondation in vitro sont testés grâce à la biopsie et l’étude génétique d’un à deux blastomères réalisés à J4, c’est à dire à un stade ou l’embryon en comporte 6 à 10. Ne seront transférés au stade blastocyste que les embryons reconnus non porteurs de la mutation ou porteurs hétérozygotes. La détection des mutations est réalisée par des techniques hautement spécifiques et sensibles comme la PCR (Polymérase Chain Réaction). Il faut noter cependant que les risques d’erreur sont toujours possibles.

(*) * ICSI : injection intracytoplasmique de sperme.  Ou fécondation in vitro avec micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte.  Schéma de l'ICSI   Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de nombreux points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à des couples avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas.
   L'injection directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocyte favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares (azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canal déférent.
   Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et le biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.    Haut de page

ABO
Hématologie, médecine biologique, immunologie  -  [Angl. : ABO blood group]  Abrév.  Groupes ABO.

PRINCIPE : Lorsqu'un corps étranger ou antigène (AG) est introduit dans notre organisme (organe non compatible, sang anisogroupe, bactérie, virus, pollen ...), notre système immunitaire fabrique un anticorps (AC) capable de le neutraliser. Les réactions sont complexes et mettent en jeu de nombreux éléments : polynucléaires, lymphocytes, complément ...  En ce qui concerne le sang, les 4 groupes A, B, AB et O sont déterminés par la présence ou l'absence de 2 protéines agglutinogènes, jouant le rôle d'antigènes, à la surface des hématies et appelées A et B.  Les groupes sanguins - agglutinogènes et agglutinines 

Particularité
: les AC existent de façon naturelle dans le sang. Ce sont les agglutinines a (anti A) et b (anti B). C'est ainsi qu'une personne du groupe A possède la protéine A sur ses hématies et possède également l'agglutinine b (anti B) dans son plasma ; une personne du groupe B possède la protéine B et l'agglutinine a (anti A) ; si vous êtes du groupe AB (receveur universel) vous avez à la fois la protéine A et la protéine B, mais ni l'agglutinine a, ni la b et pouvez de ce fait recevoir les 4 groupes en transfusion ; enfin, une personne du groupe O (donneur universel) n'a ni la protéine A, ni la B, ce qui explique qu'elle puisse donner son sang aux 4 groupes, mais possède les agglutinines a et b et ne peut donc recevoir que du sang du groupe O. Voir tableau. 

Exemple
: si l'on transfuse du sang B à un sujet A, ses AC b vont agglutiner le sang B et atteindre du même coup le sang du receveur. C'est l'accident hémolytique (hémo = sang). 

Remarque
: Si la quantité de sang à transfuser est importante, (supérieure à 1 litre), et à plus forte raison s'il s'agit d'une exsanguinotransfusion ou d'une circulation extracorporelle, on ne doit pas injecter de sang dont les AC agglutineraient ou revêtiraient les globules du receveur. La transfusion devient alors nécessairement isogroupe

FACTEUR RHÉSUS
: même principe que les groupes sanguins, mais totalement indépendant de ces groupes. 85% des humains ont cette protéine (= agglutinogène) et sont Rh+ (DD ou Dd). 15% ne l'ont pas et sont Rh- (dd). On utilise un sérum anti Rh (ou anti D) pour la détermination. A noter cependant que les anticorps anti Rh n'existent pas de façon naturelle dans le sang.   Les groupes sanguins - détermination avec les sérums 

Remarque : sur les hématies de tous les groupes existe la substance H. Sur un groupe A "fort", (ou B "fort" ou AB "fort"), il y en a très peu => anti H - . Sur un groupe A "faible", il y en a plus => anti H +. Chez une personne O : ni A, ni B => uniquement H => anti H +.   Anti H est + chez tous les O, mais n'est pas caractéristique de ce groupe.     Haut de page

ABP
Épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : prophylactic antibiotic therapy]  Abrév.  Antibioprophylaxie. * Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * bio : du grec bios [bio-, -biose], vie * pro : préfixe qui peut signifier devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de *phylaxie : du grec phulaxis [phylaxie, phylactique], protection.  
L'antibioprophylaxie est le protocole mis en œuvre en chirurgie pour prévenir les infections postopératoires. 

Recommandations ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé) :
L'antibioprophylaxie doit être réservée
* aux interventions associées à une fréquence élevée d'infections postopératoires : chirurgie de classe II (Altemeier) ou chirurgie "propre contaminée" (ouverture d'un viscère creux, notamment ceux normalement colonisés par une flore commensale tel le tube digestif, les voies respiratoires, le tractus génital, le tractus urinaire lorsque les urines sont stériles, les voies biliaires, ou en cas de rupture minime d'asepsie) ;
* aux interventions de classe I ou chirurgie "propre", dont les complications sont rares, mais graves : infection ostéoarticulaire avec ou sans matériel étranger, infection sur prothèse par exemple. Ne sont pas concernées les chirurgies de la classe III, "contaminée" et de la classe IV, "sale", qui relèvent d'une antibiothérapie curative.    Haut de page

ABPA
Pneumologie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : ABPA - allergic bronchopulmonary aspergillosis]   Abrév.  Aspergillose bronchopulmonaire allergique. * Aspergillo : du latin aspergillum [Aspergillus, aspergille], goupillon, désigne une moisissure Ascomycète qui se développe sur les matières sucrées * ose : du grec -ôsis, suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques * broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche * pulmo : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o), -pulmonaire], poumon * allergique : du grec allos, autre, et ergon, réaction formant allergo : racine des termes relatifs aux allergies.
    L'ABPA s'inscrit dans le groupe des pathologies résultant de réactions d'hypersensibilité envers la moisissure Aspergillus fumigatus. Le diagnostic est fondé sur des critères bien précis : asthme, infiltrats pulmonaires, nombre d'éosinophiles supérieur à 500 par mm3 de sang, IgE totales (immunoglobulines E) supérieures à 2 000 UI, présence d'AC (anticorps) anti-Aspergillus.
    Cette pathologie est aussi appelée maladie de HINSON-PEPYS. À noter que Aspergillus fumigatus est omniprésent dans l'air ambiant, mais ne se développe que dans le mucus de certains sujets asthmatiques.    Haut de page

ABVD
Cancérologie, pharmacologie
  -  [Angl. : ABVD - adriamycin, bleomycin, vinblastine, and dacarbazine]  Abrév.  Adriamycine, Bléomycine, Vincristine et DTIC (déticène).
    La mise en œuvre de l'ABVD est un protocole de chimiothérapie qui utilise ces 4 médicaments. Encore associé au protocole MOPP en alternance - voir cette abréviation -  l'ABVD est beaucoup moins nocif, notamment en ce qui concerne les stérilités masculines (100% avec le MOPP) et féminines (40% avec le MOPP).    Haut de page

AC   AC monoclonal
Immunologie allergologie
  -  [Angl. : AB - antibody, monoclonal antibody]   Abrév.   Anticorps. * Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * corps : du latin corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d'un être animé.
    Les anticorps sont des molécules synthétisées par notre organisme, souvent en réponse à la présence d'antigènes reconnus comme non-soi.

On distingue essentiellement :
Les anticorps circulants : IgM et IgG, sécrétés dans le sang par les LB (lymphocytes B) devenus plasmocytes après stimulation par du non-soi
* Les anticorps maternels : immunoglobulines fabriquées par la mère et qui traversent la barrière du placenta pour assurer la défense immunitaire du fœtus
* Les anticorps membranaires : IgM et IgD, enchâssés dans la membrane des LB. Ce sont des récepteurs membranaires appelés récepteurs B qui sont capables de fixer les déterminants antigéniques. Chaque LB n'exprime à sa surface qu'une seule catégorie d'AC membranaire.
* Les anticorps monoclonaux, créés par une seule catégorie de LB.
* Les anticorps solubles : IgG, IgM, sécrétés par le milieu intérieur.  Syn. : immunoglobuline. Pour plus de détails, voir ce mot.  Schéma d'une IgM             Haut de page

AC anti-RNP  
Immunologie, médecine biologique  -  [Angl. : RNP AB - ribonucleoprotein antibody]    Abrév.  Anticorps  * Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * corps : du latin corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d'un être animé ; * RNP : ribonucléoprotéine.
    Ces anticorps sont dirigés contre une ribonucléoprotéine qui se trouve dans le noyau des cellules. On les rencontre dans le LED ou LEAD (lupus érythémateux - aigu - disséminé), le syndrome de Sharp, connectivite mixte (*), dans la polymyosite, entre autres.

(*) N. m.  * connectivite : du latin connectere, de nectere, lier, unir, assembler.  Le syndrome de Sharp (Du nom de G.C. Sharp, abréviation : SSh) est une connectivite (nouveau nom d'une collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire chronique du tissu conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement immunitaire. C'est une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à 50 ans et qui touche quatre fois plus les femmes que les hommes.
    Ce syndrome a été qualifié de connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car il regroupe au moins 2 maladies auto-immunes parmi :
* le LEAD ou lupus érythémateux aigu disséminé,
* la PR ou polyarthrite rhumatoïde,
* une DPM ou dermatopolymyosite (inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles qui se sclérosent, associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et
* une SS ou sclérodermie systémique.

    On comprend mieux dès lors que le pronostic du syndrome de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop entrer dans les détails de cette maladie complexe, on peut retenir les points suivants concernant les principaux symptômes :
- un phénomène de Raynaud (extrémités froides),
- une polyarthrite (inflammation généralisée des articulations),
- une sclérodactylie (sclérose des vaisseaux et du tissu conjonctif au niveau des doigts de la main et du pied),
- un dysfonctionnement œsophagien,
- une atteinte pulmonaire et viscérale et, souvent, une asthénie, anorexie, amaigrissement, insuffisance rénale, endocardite, plus rarement une atteinte neurologique.

    Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou antiribonucléoprotéines, c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear antibodies ou anticorps nucléaires solubles). En fait, c'est toute la régulation immunitaire qui est touchée.
    Les analyses mettent aussi en évidence des anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins. Cette liste n'est pas exhaustive ...
    Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur.      Haut de page

AC anti-TGT
Gastroentérologie, immunologie allergologie, génétique, pédiatrie  -  [Angl. : TGM AB - transglutaminase antibody]  Abrév. Anticorps antitransglutaminase tissulaire  * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * glut(o)- : du latin gluten [glut(o)-, gluten, glutamique], colle, protéine de la farine, ou relatif à l’acide glutamique (diacide aminé) ; * amino : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Pour confirmer le diagnostic de la maladie cœliaque, on dose les anticorps anti-endomysium, antiréticuline, antigliadine et antitransglutaminase. Ce sont surtout les anti-endomysium qui sont caractéristiques de la maladie cœliaque. Les autres sont moins spécifiques mais leur dosage apporte tout de même un plus dans le diagnostic.

Rappel :
    La maladie cœliaque est une maladie héréditaire due à une intolérance au gluten, principale protéine de la farine de blé, mais que l'on trouve aussi dans le seigle, l'avoine, l'orge, entre autres. Certains gastroentérologues pensent que cette malabsorption pourrait être due à une maladie auto-immune qui provoque une atrophie de la muqueuse gastrointestinale (de l'estomac et de l'intestin).
    Actuellement, il y a environ 2 millions de personnes atteintes en Europe et la maladie touche les adultes mais surtout les enfants. La maladie cœliaque se traduit par une diarrhée chronique, une fatigue invalidante, un manque d'appétit entraînant une perte de poids, un arrêt de la croissance chez les enfants. Chez certains malades, on a même noté des crampes musculaires, des aphtes à répétition, des dysménorrhées (troubles des règles), voire des fausses couches.

    Le diagnostic repose sur l'étude d'une biopsie du duodénum pratiquée lors d'une fibroscopie gastrique. Un nouveau test permettant de doser les anticorps antitransglutaminase est actuellement à l'essai, et permettrait de diagnostiquer rapidement et sûrement la maladie. Il n'existe pas de réel traitement, si ce n'est la suppression totale du gluten de l'alimentation. De très nombreux produits alimentaires contiennent du gluten : pain, pâtes, gâteaux, céréales, pizzas, semoules, mais aussi certaines viandes hachées, saucisses, entre autres. Il convient donc de lire attentivement les étiquettes indiquant la composition des aliments.
    Avec un tel régime, les symptômes disparaissent en quelques mois et l'intestin retrouve un fonctionnement normal après 1 à 2 ans environ. À noter que chez 10% des malades, la maladie cœliaque dégénère en cancer (œsophage, pharynx, duodénum, jéjunum).

    Aujourd'hui, on connaît le rôle prépondérant des anticorps antitransglutaminase tissulaire ou Ac anti-TGT qui sont suspectés d'intervenir dans la RI (réaction inflammatoire), la destruction de la muqueuse intestinale et inhibent la formation des villosités. Leur dosage (ce sont des IgA) se fait par la technique ELISA.      Haut de page

AC anti-ENA
Immunologie, médecine biologique  -  [Angl. : ENA : extractable nuclear antibody]   Abrév.  Anticorps  * Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * corps : du latin corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d'un être animé ; * ENA : extractable nuclear antibodies.   
    Ces anticorps sont dirigés contre une ribonucléoprotéine qui se trouve dans le noyau des cellules. On les rencontre dans le LED ou LEAD (lupus érythémateux - aigu - disséminé), le syndrome de Sharp, connectivite mixte (*), dans la polymyosite, entre autres.

(*) N. m.  * connectivite : du latin connectere, de nectere, lier, unir, assembler.  Le syndrome de Sharp (Du nom de G.C. Sharp, abréviation : SSh) est une connectivite (nouveau nom d'une collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire chronique du tissu conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement immunitaire. C'est une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à 50 ans et qui touche quatre fois plus les femmes que les hommes.
    Ce syndrome a été qualifié de connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car il regroupe au moins 2 maladies auto-immunes parmi :
* le LEAD ou lupus érythémateux aigu disséminé,
* la PR ou polyarthrite rhumatoïde,
* une DPM ou dermatopolymyosite (inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles qui se sclérosent, associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et
* une SS ou sclérodermie systémique.

    On comprend mieux dès lors que le pronostic du syndrome de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop entrer dans les détails de cette maladie complexe, on peut retenir les points suivants concernant les principaux symptômes :
- un phénomène de Raynaud (extrémités froides),
- une polyarthrite (inflammation généralisée des articulations),
- une sclérodactylie (sclérose des vaisseaux et du tissu conjonctif au niveau des doigts de la main et du pied),
- un dysfonctionnement œsophagien,
- une atteinte pulmonaire et viscérale et, souvent, une asthénie, anorexie, amaigrissement, insuffisance rénale, endocardite, plus rarement une atteinte neurologique.

    Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou antiribonucléoprotéines, c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear antibodies ou anticorps nucléaires solubles). En fait, c'est toute la régulation immunitaire qui est touchée.
    Les analyses mettent aussi en évidence des anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins. Cette liste n'est pas exhaustive ...
    Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur.   Haut de page

ACC
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : CAC Circulating anticoagulant]  Abrév. Anticoagulant circulant* Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * coagulant : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer.
    Il s'agit essentiellement du facteur VIII ou facteur antihémophilique A ou thromboplastinogène. Son déficit entraîne l'hémophilie A. C'est une glycoprotéine codée par un gène situé sur le bras long du chromosome X, qui a pu être cloné et donc synthétisé par génie génétique.
    Gros avantage : on produit un facteur VIII parfaitement pur et indemne de toute trace virale. Il est synthétisé dans le foie (par les hépatocytes), mais aussi dans d'autres organes comme la rate, le rein. En réalité, le facteur VIII est très instable et exposé à des réactions enzymatiques dès qu'il se retrouve dans la circulation sanguine. C'est la raison pour laquelle il s'associe au VWF (facteur de Von Willebrand) et forme le complexe VIII. Cette liaison empêche entre autres, la protéolyse du facteur VIII.

    Dans la cascade de la coagulation, il joue un rôle fondamental en activant ou en catalysant des étapes de cette cascade, notamment pour les facteurs IX et X.             Haut de page

ACE
Immunologie allergologie 
[Angl. : CEA - Carcino-embryonic antigen]   Abrév. Antigène carcino-embryonnaire .* Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre * carcino : du grec karkinôma, de karkinos, [carcino], crabe, cancer * embryonnaire : du grec embruon [embryo-, embryonnaire], embryon, fœtus
    L'antigène carcinoembryonnaire a été découvert en 1965 à Montréal par Gold et Freedman dans des extraits de cancer colique et de côlon fœtal. Comme ces chercheurs ne l'avaient pas détecté dans le côlon normal, ils l'ont appelé "antigène carcinoembryonnaire du système digestif ". Ce nom a été abrégé en antigène carcinoembryonnaire ou ACE (en anglais CEA pour carcino-embryonic antigen), encore que cette dénomination ne soit pas exacte.
    Un peu plus tard, grâce à un dosage radio-immunologique permettant de détecter des doses infimes, de l'ordre du nanogramme (10-9 g), l'équipe de Gold a mis en évidence l'ACE dans le sang de certains malades. Il a alors considéré que cet examen avait une grande valeur pour le diagnostic des cancers du côlon, mais il a fallu modifier ces premières conclusions car l'ACE a été trouvé dans la muqueuse colique normale, ainsi que dans de nombreux autres cancers.

    L'intérêt clinique de son dosage a été revu, pour aboutir à des conclusions nuancées.  On trouve des traces d' ACE dans le sang normal et seules des valeurs supérieures à 2,5 ng/ml sont anormales. L'élévation du taux d' ACE est observée dans 70 à 80% des cancers du côlon, mais cet examen n'a pas de valeur diagnostique. Cette élévation est en général modérée (4-5 ng/ml) et des valeurs similaires s'observent en cas de maladie inflammatoire, digestive et surtout générale (cirrhose du foie en particulier). C'est seulement en cas de métastases de cancer du côlon que près de 100% des valeurs d' ACE sont élevées. L'augmentation de l' ACE n'oriente donc vers une tumeur maligne que si elle est importante (au-dessus de 10 ng/ml), du fait d'un cancer déjà important.

   L' ACE est surtout intéressant pour surveiller les malades, après opération ou tout autre traitement (chimiothérapie par exemple). Après une ablation complète du cancer, le taux d' ACE revient à la normale en un mois. S'il ne le fait pas, c'est qu'il reste un fragment de tumeur. Dans les mois et années suivants, les dosages d' ACE sont répétés, par exemple tous les trois mois. Une réascension du taux d' ACE, surtout si elle est progressive, est souvent due à l'évolution du cancer (récidive ou métastase). Ce signe biologique peut précéder de plusieurs mois l'apparition de manifestations cliniques et représente un signe d'alarme, qui doit déclencher des investigations pour dépister une tumeur encore petite et extirpable.    Haut de page

ACFA
Cardiologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Complete arhythmia, caused by atrial fibrillation]  Abrév. Arythmie (cardiaque) complète par fibrillation auriculaire. * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * rythmie : du latin rhythmus ou du grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * fibrillation : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament, en rapport avec des contractions rapides et désordonnées du cœur ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l’oreille), ou à l’oreillette. 
    L'ACFA est une désorganisation totale de l'activité auriculaire droite : l'oreillette droite peut se contracter jusqu'à 400 fois par minute, voire plus, de façon très irrégulière. Dans cette pathologie, la fibre auriculoventriculaire qui va du nœud sinusal au nœud auriculoventriculaire ne transmet pas ce rythme au ventricule ce qui fait qu'il bat (heureusement) normalement : les QRS sont normaux sur un ECG, bien que plus fins et plus rapides (100 à 150 par minute), alors que l'activité auriculaire n'est plus visible (il n'y a plus d'ondes P).

    Il y a bloc auriculoventriculaire (BAV). Les cardiologues parlent de TACFA (tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire) ou de BACFA (bradyarythmie complète par fibrillation auriculaire), selon que le rythme cardiaque est accéléré ou ralenti dans cette pathologie.    Haut de page

ACO   ADA   ADC   ADE   ADI   ADP   ATM   AXI
Nombreuses spécialités  -   [Angl. : Obstetrics act ; Act of anesthesia ; Act of surgery ; Ultrasound act ; Medical imaging act ; Various acts, dental protheses ; Medical technical act ; Buccodental prophylaxis]  Abrév. Acte d'obstétrique ; Acte d'anesthésie ; Acte de chirurgie ; Acte d'échographie ; Acte d'imagerie ; Actes divers, prothèses, dentaire ; Acte technique médical ; Prophylaxie buccodentaire. 
    La CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) éditée par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) est un codage des actes médicaux pour simplifier les règles de facturation. Quelques exemples d'abréviations :
* ACO : acte(s) d'obstétrique
* ADA : acte(s) d'anesthésie
* ADC : acte(s) de chirurgie
* ADE : acte(s) d'échographie et Doppler
* ADI  : acte(s) d'imagerie médicale (hors échographie)
* ADP : actes divers, prothèses, dentaire
* ATM : acte(s) technique(s) médical (aux)
* AXI   : prophylaxie buccodentaire.     Haut de page

ACh
Neurologie, médecine biologique  -   [Angl. : ACh Acetylcholine]  Abrév. Acétylcholine* acétyl : du latin acetum, vinaigre, qui a un rapport avec l'acide acétique,  CH3COOH ; * cholé, choline : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile. 
    L'acétylcholine est un neurotransmetteur produit par certaines synapses du système nerveux sympathique, notamment dans les synapses préganglionnaires, dans le système nerveux parasympathique au niveau des synapses terminales et dans certaines régions de l'encéphale.
    Elle est aussi produite par les synapses neuromusculaires. Sa fixation sur la membrane des cellules postsynaptiques provoque l'ouverture de canaux ioniques chimiodépendants. elle est ensuite détruite dans la fente synaptique par l'acétylcholinestérase. Écriture abrégée : ACh.    Haut de page

ACP
Anatomie, cytologie  -  [Angl. : Anatomo-cytopathology, Anatomopathologist]   Abrév. Anatomocytopathologie  * ana : du grec ana qui a de nombreux sens : de nouveau, en sens contraire, en haut, en arrière, à l'écart ... ; * tomo, du grec tomê [-tomie], section, coupe ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule  ; * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe,patho], souffrance ; * logo, logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    L'anatomocytopathologie (anc. orth. anatomo-cytopathologie) ou ACP est une spécialité médicale qui possède une identité particulière au carrefour de la clinique, de l’imagerie et de la biologie. Elle ne peut être exercée que par des médecins qualifiés en ACP. Les multiples missions diagnostique, pronostique, prédictive, épidémiologique, de recherche et d’archivage font de l'anatomocytopathologiste un acteur de santé publique unique dans le système de soins. Son exercice très spécifique n’est comparable à celui d’aucune autre spécialité.

Extraits du site du Ministère de la santé :
    "C'est un acte médical effectué par un médecin spécialiste en anatomie et cytologie pathologiques. C'est un examen diagnostique, basé sur l’observation morphologique, notamment au microscope.
    Il s’appuie sur des techniques, standards ou spéciales, macroscopiques, histopathologiques, histochimiques, immunohistochimiques ou moléculaires. Il porte sur des cellules, tissus, organes ou leurs dérivés, prélevés chez les patients dans un but diagnostique de maladie ou de dépistage (prélèvements cytologiques ou biopsiques), thérapeutique (biopsies exérèses ou pièces opératoires) ou de suivi particulier. Il est aussi pronostique via le recueil des éléments clés de la réalisation de grades ou scores ; prédictif et à impact thérapeutique (théranostic, médecine personnalisée, parcours personnalisé de soin).

    Il est formalisé par un compte rendu textuel transmis aux médecins en charge du patient dans le cadre du soin. Le diagnostic ACP est fondé sur la présence ou l’absence d’anomalies tissulaires ou cellulaires, macroscopiques ou microscopiques, par rapport à la normale ; synthétique, il intègre les éléments de la clinique (examen clinique, traitements en cours, antériorité, facteurs de risque, suivi…), les résultats des examens biologiques, d’imagerie et des tests fonctionnels.
    Le diagnostic s’étend à la nature, à la cause de(s) la maladie(s) d’un patient ; il est fondamental pour le diagnostic des tumeurs et incontournable dans la prise en charge thérapeutique personnalisée et le traitement ciblé des cancers ou de certaines maladies non cancéreuses. L’éventail des diagnostics ACP comporte, outre le cancer, celui des maladies de cause inflammatoire ou dégénérative, vasculaire, métabolique ou infectieuse, ainsi que des malformations (fœtopathologie)..."    Haut de page

ACR
Cardiologie, médecine d'urgence
  -  [Angl. : cardiorespiratory arrest, cardiopulmonary arrest] Abrév. Arrêt cardiorespiratoire. * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, -cardiaque], cœur * respiratoire : du latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur, respirable], souffler, aspirer et rejeter l'air pour renouveler l'oxygène.
    L'arrêt cardiorespiratoire (ACR) se caractérise par la disparition des trois fonctions vitales que sont la conscience, la ventilation et la circulation. Lors du bilan de ces fonctions vitales, la victime est retrouvée :
- inconsciente et inerte : absence de réponse aux questions, et aux ordres simples ;
- en arrêt ventilatoire : absence de mouvements ventilatoires ;
- en arrêt circulatoire : absence de pouls carotidien.

    Le rôle du secouriste consiste à reconnaître l'arrêt cardiorespiratoire et à mettre en œuvre le plus rapidement possible les techniques de réanimation adaptées. L'alerte aux secours médicalisés devra être très précoce et précise.
Prise en charge + alerte rapide = maximum de chance de survie pour la victime

    La technique de base de réanimation cardio-respiratoire associe la ventilation artificielle (VA) au massage cardiaque externe (MCE). En effet, la ventilation artificielle apporte de l'oxygène aux poumons donc au sang et le massage cardiaque externe permet au sang de véhiculer l'oxygène des poumons vers les tissus.    Haut de page

ACR30
Génétique, médecine biologique, endocrinologie et métabolisme  -  [Angl. : ACR30 - Adipocyte complement-related of 30 kDa]   Abrév. 

    L'Acr30 est aussi connu sous les noms de adiponectine (* adipo : du grec adeps, adipis, graisse, préfixe ou racine des termes relatifs à la  graisse, notamment celle de l'organisme ; * nectine : du latin necto, nectere [-necteur, nectine], unir, nouer, établir un lien), adipo-Q, APM1 (adipose most abundant gene transcript 1), GBP-28 (gelatin-binding protein of 28 kDa).
    Ce polypeptide de 244 acides aminés, de PM = 28 kDa (poids moléculaire = 28 kilodaltons) est une hormone produite par les adipocytes du tissu adipeux et par les ostéoblastes. Elle doit ses noms multiples au fait qu'elle a été découverte, dans les années 90, simultanément par plusieurs équipes de chercheurs.

    Le gène qui code l'adiponectine est situé sur 3q27, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 3, au locus 27. Dans le plasma, l'adiponectine est essentiellement présente sous forme de polymères dans lesquels les adiponectines sont reliées par des ponts disulfures. Les valeurs physiologiques pour le plasma sont de 5 à 10 μg/mL.
    Ce qui est important, c'est la découverte récente des liens qui existent entre l'adiponectine et le diabète de type II, ainsi que l'obésité. En effet, une équipe franco-japonaise (CNRS - Institut Pasteur de Lille et Université de Tokyo) vient de mettre en évidence que 30% du risque génétique du diabète de type II sont liés à des mutations du gène de l'adiponectine. Des souris obèses et insulinorésistantes (diabétiques) ont été guéries par des injections d'adiponectine.

    L'adiponectine étant insuffisante chez les patients obèses et souffrant d'un diabète de type II, elle pourrait être à la base d'un traitement, non seulement pour l'obésité et le diabète II, mais aussi pour l'infarctus du myocarde et les états prédiabétiques.    Haut de page

ACSAC
Rhumatologie, algologie, génétique, associations de malades
  -  [Angl. : Spondylitis ankylopoietica, ankylosing spondylitis]  Abrév.  Association Contre la Spondylarthrite Ankylosante et ses Conséquences. * spondylo : du latin spondylus ou du grec spondulos  [spondyl(o)-] vertèbre, ancien nom des vertèbres ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire * ankylo : du grec agkulos [ankylo, ankylosant], resserré, agkulôsis, courbure, diminution plus ou moins importante de la liberté de mouvement d'une articulation. 
    La spondylarthrite est une pathologie qui affecte la colonne vertébrale ainsi que les articulations sacro-iliaques. Plus connue sous le nom de spondylarthrite ankylosante, c'est une maladie polygénique (due à plusieurs gènes mais aussi aux facteurs environnementaux) qui touche une population relativement jeune : entre 15 et 50 ans. Toute la colonne vertébrale et les articulations du bassin deviennent douloureuses.
    Il n'y a pas de repos nocturne. À la longue, la colonne vertébrale se voûte avec projection de la tête se projette vers l'avant. Les autres articulations sont également touchées (surtout les hanches, les pieds) et doivent parfois être remplacées par des prothèses.     Haut de page

ACTG
Immunologie allergologie
  -  [Angl. : Aids Clinical Trials Group]    Abrév. Aids Clinical Trials Group.
    C'est un réseau de centres médicaux (dont un nombre important de centres hospitaliers en France) assurant, dans une région, la sécurité et l'efficacité d'essais sur les différents protocoles des traitements expérimentaux de l'infection HIV et du SlDA.    Haut de page

ACTH
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Adreno-Cortico-Tropic-Hormone]  Abrév.  Adreno-Cortico-Tropic-Hormone  *adréno : du latin ad, auprès de , et de ren, renis [rein]. En physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) * cortico : du latin cortex, corticis, écorce ; racine des termes relatifs au cortex (cérébral, surrénal) * tropique (en anglais tropic) : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme, tropique], tour, tourner, affinité pour.
    L'hormone adrénocorticotrope (anc. orth. : adréno-corticotrope) est une hormone hypophysaire sécrétée sous le contrôle de l'hypothalamus par l'intermédiaire de la CRH. L'ACTH déclenche la libération des glucocorticoïdes par les glandes corticosurrénales, ainsi que celle des acides gras par les cellules adipeuses (tout comme l'adrénaline et le glucagon). Les synonymes de cette hormone sont nombreux : corticotrophine, corticostimuline, hormone adrénocorticotrope, hormone corticotrope.    Haut de page

ACTP
Médecine légale et expertises médicales, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Compensating allowance for third person]  Abrév. Allocation Compensatrice pour Tierce Personne.
    L'ACTP est versée  aux adultes de moins de 60 ans après avis de la COTOREP (Commission Technique d'Orientation et de Reclassement Professionnel) par le conseil général, pour permettre de compenser l'impossibilité de réaliser les gestes ordinaires de la vie. Elle permet de rémunérer une tierce personne ou le personnel d'un établissement de soins ; l'allocation compensatrice de frais professionnels compense des  frais professionnels supplémentaires en raison du handicap.    Haut de page

ACTP (1)    ATC
Angiologie, imagerie médicale et interventionnelle [Angl. PTCA : Percutaneous transluminal coronary angioplasty] Abrév.  Angioplastie coronarienne transluminale percutanée.  * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * plastie : du grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.
    Lors de l'angioplastie coronarienne aussi appelée angioplastie coronarienne transluminale percutanée, ou ATC (angioplastie transcoronarienne), ou encore dilatation, un tube connu sous le nom de cathéter, ou gaine, est inséré à l'intérieur de l'artère fémorale dans l'aine, puis guidée jusque dans l'artère coronaire. L'injection d'un colorant permet de visualiser sur un écran de télévision, ou moniteur, le rétrécissement de l'artère.

    Dans la gaine, on introduit un mince tube muni à son extrémité d'un ballonnet afin d'atteindre le lieu de rétrécissement de l'artère coronaire. Une fois arrivé au point de blocage, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet grossit, il écrase et étale les dépôts  présents sur la paroi de l'artère. La lumière de l'artère est ainsi agrandie pour permettre au sang de s'écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé. L'intervention dure environ trois heures. Elle peut être complétée par la pose d'un stent, sorte de ressort qui est placé contre la paroi interne de l'artère et qui évite une resténose.   Haut de page

ACV
Ophtalmologie
  -  [Angl. : Anomaly of the visual field]  Abrév. Anomalies du champ visuel
    Le champ visuel correspond à la partie de l'espace perçu par un œil immobile fixant droit devant lui. L'examen du champ visuel consiste à établir les limites de ce champ pour chaque œil autour du point fixé par cet œil. L'étude du champ visuel explore l'ensemble des voies optiques, de la rétine jusqu'au lobe occipital. Elle permet de localiser un déficit sur la rétine ou les voies optiques jusqu'au cortex, d'apprécier l'étendue du déficit, sa profondeur et la sensibilité rétinienne, de suivre l'évolution d'un processus pathologique et d'apprécier les résultats d'une thérapie. Il existe des techniques instrumentales et non instrumentales pour évaluer le champ visuel.

Au terme de cette enquête, il est possible d'individualiser plusieurs types de déficits :   
* Le scotome traduisant une lésion rétinienne ou une lésion du nerf optique  
* Les hémianopsies bitemporales ou binasales traduisant une atteinte chiasmatique  
* Les hémianopsies latérales homonymes traduisant une atteinte des bandelettes et des radiations optiques.     Haut de page

ADAPEI
Associations de malades, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Departmental Association of Friends and Parents of Maladjusted Children]  Abrév.  Association Départementale des Amis et Parents d'Enfants Inadaptés.
      Cette association accueille et écoute les handicapés et leurs familles, gère des établissements spécialisés et des services, a pour but l'insertion sociale et professionnelle des enfants handicapés. Elle reconnaît les droits et les obligations des jeunes enfants handicapés dans le "Manifeste pour la dignité" et la "Charte de la dignité".    Haut de page

ADH
Endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Antidiuretic hormone]  Abrév. Antidiuretic hormone. * Anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * dia : du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers » * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse, -urétique], urine * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-, hormonal], exciter
    L'ADH ou hormone antidiurétique ou vasopressine est une hormone qui intervient dans la régulation des mouvements de l'eau dans l'organisme en diminuant les sorties d'eau dans les urines. C'est un polypeptidique de 9 acides aminés, synthétisé dans l'hypothalamus puis acheminé par le flux axonique jusqu'à l'hypophyse postérieure où il est stocké.
    Son action s'exerce sur le rein en favorisant la réabsorption de l'eau en augmentant les perméabilités du tube contourné distal et du tube collecteur. Sa sécrétion est activée par une hyperosmolarité plasmatique (osmorécepteurs hypothalamiques), une hypovolémie (volorécepteurs de l'oreillette gauche), une hypotension (barorécepteurs du sinus carotidien et de la crosse aortique). L'hypotonie plasmatique, l'hypervolémie et l'hypertension inhibent sa sécrétion.          Haut de page

ADIPOS
Épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : ADIPOS - Aggregate Database for Investigations on Publications in Obesity and Sequelae]  Abrév.Aggregate Database for Investigations on Publications in Obesity and Sequelae.
    C'est une banque de données dédiée à l'obésité et ses facteurs de risque associés. Elle regroupe des publications médicales destinées aux cliniciens qui s'intéressent à l'obésité et qui souhaitent trouver et résumer rapidement des informations relatives à cette pathologie pour le développement de leurs recherches.
    Cette banque de données est soutenue par un comité de rédaction international composé d'experts dans le domaine de l'obésité.

    ADIPOS permet aux praticiens d'avoir accès à de nouvelles informations provenant de la littérature spécialisée sur l'obésité, en interrogeant la banque de données et en synthétisant les informations disponibles de façon inédite. Les résultats de ces recherches se présentent sous forme de listes de résumés et peuvent constituer un point de départ pour des recherches cliniques, épidémiologiques ou méta-analytiques plus détaillées.
    ADIPOS est une prestation de F. Hoffmann-La Roche, Bâle, Suisse et de Roche Laboratories Inc., Nutley, New Jersey, États-Unis.    Haut de page

ADL
Pharmacologie  -  [Angl. : ADL - Activity of daily living]   Abrév. Activity of Daily Living
    Échelle de mesure de l'état de dépendance à une drogue donnée, à une infirmité, aux conséquences d'une maladie donnée, à la vieillesse etc.    Haut de page

ADM
Pharmacologie -  [Angl. : Agency of medicament]   Abrév. Agence du Médicament.
    Son objectif est de garantir l'indépendance, la compétence scientifique, le bon fonctionnement des études et des contrôles en ce qui concerne la fabrication, les essais, les propriétés thérapeutiques et l'usage des médicaments, afin d'en assurer le meilleur coût possible, la protection de la santé publique, la sécurité des patients et de contribuer au développement de la recherche pharmaceutique. 
    Voir AFSSAPS.   Aide au Diagnostic Médical.    Haut de page

ADMR
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Rural home help]  Abrév.  Aide à domicile en milieu rural
L'ADMR intervient dans quatre grands domaines :
* L'autonomie : services aux personnes âgées, à celles en situation de handicap, ou de retour d'hospitalisation, aide et accompagnement à domicile, garde à domicile de jour et de nuit, assistance administrative à domicile, livraison de repas à domicile, entre autres ...
* Services à domicile : ménage, repassage, petits travaux de jardinage ou de bricolage, assistance administrative à domicile ...
* Famille : garde d'enfants à domicile ou en accueil collectif (crèche, microcrèche, jardin d'enfant halte garderie, accueil de loisirs et périscolaire), soutien aux familles et action socioéducative ...
* Santé : services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), centres de soins infirmiers (CSI), hospitalisation à domicile (HAD), équipes spécialisées Alzheimer ...    Haut de page

ADN
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : DNA - deoxyribonucleic acid]  Abrév.  Acide désoxyribonucléique. * acide : du latin acidus [acido-], d'une saveur piquante * dés : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation * oxy : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène * ribo : le mot ribose serait le résultat d'une altération de arabinose, lui-même dérivé de la gomme arabique, ainsi nommée à cause de l'usage qu'en firent les médecins arabes * nucléique : du latin nucleus [nucléo-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
    Découvert par WATSON et CRICK, il est formé de 2 chaînes de désoxyribonucléotides antiparallèles, reliées entre elles par des liaisons hydrogène entre les bases azotées. C'est un acide nucléique, situé dans le noyau des cellules et qui contient les informations génétiques.  
    Les quatre nucléotides, sous unités de l'ADN, contiennent les bases azotées adénine (A), guanine (G), cytosine (C) et thymine (T). Les bases s'assemblent selon une complémentarité exclusive: A s'apparie uniquement avec T, et G avec C. 

   Le rôle fondamental de l'ADN est de stocker l'information génétique.  L'ADN est le matériel dépositaire des caractères héréditaires, la mémoire du code génétique des êtres vivants. Le matériel génétique de l'ADN peut servir à être reproduit tel quel (lors de la réplication) ou traité en vue d'élaborer de nouvelles molécules nécessaires au métabolisme des cellules (durant les opérations de transcription et de traduction).   Structure bicaténaire de l'ADN    Squelette d'une chaîne d'ADN    Structure "en échelle" de l'ADN     Haut de page

ADN Topo-isomérase   ADN Topo-isomérase I   ADN Topo-isomérase II
Biochimie, génétique, recherche médicale  -  [Angl. : DNA topoisomerase]  Abrév.  Acide désoxyribonucléique* acide : du latin acidus [acido-], d'une saveur piquante * dés : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation * oxy : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène * ribo : le mot ribose serait le résultat d'une altération de arabinose, lui-même dérivé de la gomme arabique, ainsi nommée à cause de l'usage qu'en firent les médecins arabes * nucléique : du latin nucleus [nucléo-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
    La topo-isomérase est une enzyme qui agit au niveau de la molécule d'ADN (acide désoxyribonucléique) et qui fait passer cet ADN d'un isomère à l'autre. On devrait donc l'appeler ADN topo-isomérase. Elle est nécessaire à la réplication de l'ADN au cours de la division cellulaire : elle permet le déroulement de l'ADN en le coupant, puis en rétablissant la continuité par ligation.

     Dans le traitement de certains cancers, les laboratoires pharmaceutiques ont mis au point des inhibiteurs de la topo-isomérase dits de type II. On distingue deux ADN topo-isomérases :
* la topo-isomérase I qui coupe et ressoude un seul brin d'ADN, et
* la topo-isomérase II qui coupe à la fois les deux brins d'ADN et les ressoude dans une conformation différente (ou isomère) après modification de sa torsion.

    Parmi les inhibiteurs de topo-isomérase I, on peut citer les camptothécines qui ont des effets antinéoplasiques certains (ils empêchent le développement de cellules et tumeurs cancéreuses), mais aussi des effets indésirables importants, notamment en provoquant des cassures de gènes. On cherche à obtenir des dérivés des camptothécines mieux tolérés tels que l'irinotécan. L'irinotécan est un dérivé des camptothécines qui est, lui-même et surtout l'un de ses métabolites, un inhibiteur puissant de la topo-isomérase I.
    En réalité l'irinotécan se fixe au complexe de clivage formé par la topoisomérase I et l'ADN et inhibe la religature des fragments d'ADN. Il est utilisé dans le traitement des cancers colorectaux et s'administre en perfusion intraveineuse au rythme d'une toutes les trois semaines. Lors de la perfusion, l'effet indésirable le plus marqué est un syndrome cholinergique que l'on essaie de prévenir par l'administration d'atropine. Un ou plusieurs jours après la perfusion, apparaissent fréquemment une diarrhée, fébrile ou non, et une neutropénie (diminution des polynucléaires neutrophiles).     Haut de page

ADP
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : ADP adenosine diphosphate, adenosine diphosphoric acid]   Abrév.  Adénosine diphosphate* adénosine : du grec adên, [adéno-, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et aux ganglions  lymphatiques ; * di : du préfixe grec di, deux fois ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates.
    Adénosine-5'-diphosphate. Nucléotide, de la famille des purines, servant à emmagasiner et à transporter de l'énergie. Il est constitué de l'adénine, du ribose et de deux groupes phosphates unis les uns aux autres par une liaison pyrophosphate à haut potentiel énergétique. C'est le transporteur (échangeur) d'énergie dans la cellule.
    L'énergie des métabolites est partiellement transférée à des molécules d' ATP (adénosine triphosphate) qui représentent la source fondamentale d'énergie directement utilisable par les cellules. 
 
 
    Le carburant organique universel est l’adénosine triphosphate ou ATP : l'adénine (un nucléoside) se couple avec un sucre (le ribose) pour former l'adénosine et avec une molécule triphosphate 3(PO4)3-. Sa propriété la plus importante est la libération d'énergie lors de sa cassure : ATP -> ADP ou adénosine diphosphate + (PO4)3- + énergie utilisable par la cellule.

    Au cours de l'évolution, les premières cellules ont dû capter l’ATP (abondant dans la soupe primordiale) et il leur suffisait de casser ces molécules pour libérer l’énergie dont elles avaient besoin. À ce stade, l’ADP était rejeté comme un déchet. L’ATP est le fournisseur d’énergie de la cellule et restera le carburant universel du vivant.      Haut de page

AEECMK
Kinésiologie kinésithérapie
  -  [Angl. : Association of Experts in Estimate of Cabinet of Masso-Kinesitherapie]    Abrév.  Association des Experts en Estimation de Cabinet de Masso-Kinésithérapie.
    Cette association a été créée en réponse à une demande croissante de masseurs kinésithérapeutes, notaires, juges, avocats, banquiers, assureurs et experts-comptables, désirant estimer la valeur d'un cabinet, ou de parts de cabinet de kinésithérapie (droit de présentation de clientèle, et matériel) en vue de vente, d'achat, d'association, d'expertise, de demandes de prêts, de divorce, etc.      Haut de page

AEG
Médecine générale  -  [Angl. : Deterioration of general state]  Abrév.  Altération de l'état général. Pour un patient, les médecins parlent d'altération de l'état général lorsqu'ils constatent simultanément les 3 symptômes suivants :
* Anorexie * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * orexie, orexique : du grec orexis [orexie], appétit : diminution importante de l'appétit, observée essentiellement chez les jeunes filles et les femmes de 15 à 25 ans. L'anorexie peut révéler un grand nombre de maladies, allant de la simple fatigue au cancer gastrique, en passant par l'hépatite virale, la tuberculose etc.
    L'anorexie mentale (AM) est le syndrome caractérisé par la restriction progressive de l'alimentation, inconsciemment volontaire, aboutissant à une perte totale de l'appétit. Amélie KLIPMAN, interne en psychiatrie au CHU Louis-Mourier (Colombes) a entamé une importante étude pour analyser la distribution de certains gènes qui seraient impliqués dans l'anorexie mentale, en particulier ceux qui codent pour les récepteurs et transporteurs de la sérotonine.
    "La découverte de tels gènes de prédisposition permettrait de révéler des marqueurs et d'isoler des sujets à haut risque, voire d'envisager des traitements préventifs et/ou curatifs"

    Dans l'anorexie mentale, les médecins parlent de la triade des 3 A : anorexie, amaigrissement, aménorrhée (disparition des règles). Les conséquences peuvent être graves, avec des séquelles persistantes : ostéoporose, hypercholestérolémie, bradycardie et hypotension, constipation, œdèmes.

* Asthénie (* sthéno, sthénie : du grec sthenos [sthénie] : force) : sensation forte de fatigue due à un manque de force. Cette fatigue n'est pas récupérée pendant les périodes de repos. Ce terme désigne tous les cas dans lesquels l'organisme ne réagit pas convenablement aux stimulations. L'asthénie peut être la conséquence de nombreux facteurs : infection de longue durée, dysfonctionnement endocrinien, notamment de la thyroïde et des glandes surrénales, intoxication par les drogues, entre autres.

* Amaigrissement : dans l'AEG, l'amaigrissement constaté est généralement supérieur à 5% du poids habituel du patient.       Haut de page

AES
Épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : BEA - accident exposure with blood]  Abrév.  Accident avec exposition à du sang.  (ou à un liquide biologique).
    Les accidents exposant au sang (AES) exposent au risque de contamination par des pathogènes transmis par le sang tels que les virus de l'hépatite B, de l'hépatite C ou le VIH. Le GERES Groupe d'Étude des risques d'Exposition des Soignants - Paris) a estimé en 1991 qu'un accident par matériel vulnérant traversant la peau (accident percutané ou APC) survenait tous les 3 ans environ chez les infirmières.
    La surveillance des AES, bien que rendue difficile par le fort taux de sous déclaration dans certaines catégories de soignants ou d'AES, permet d'identifier les principales causes d'accidents et les circonstances à risque, afin de proposer des axes de prévention adaptés.    Haut de page

AF
Hématologie, génétique, médecine biologique  -  [Angl. : FA - Fanconi's anaemia (anemia)]   Abrév.  Anémie de Fanconi.  * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, qui signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémato-, hémo-] : relatif au sang.
    L'anémie de FANCONI ou pancytopénie de FANCONI (pédiatre suisse qui a décrit la maladie en 1927) est une maladie autosomique (le gène muté est sur un chromosome non sexuel) récessive (les 2 parents doivent être atteints pour que leurs enfants le soient) qui se traduit par une insuffisance médullaire.
    Ces malades développent souvent des LAM (leucémies aigües myéloïdes), avec malformations du squelette, hyperpigmentation, malformations urogénitales et cardiaques. Les anomalies de la NFS (numération formule sanguine) apparaissent généralement vers l'âge de 7 ans.
    Le traitement consiste en une greffe de moelle osseuse ou de sang du cordon ombilical. Des recherches actuelles portent sur des greffes de cellules souches. Plusieurs protéines sont impliquées dans cette maladie, qui appartiennent à un même réseau métabolique. On connaît plusieurs gènes défaillants nommés FANC (A, C, D1, D2, E, F et G) qui sont situés sur des chromosomes différents.    Haut de page

AFB
Microbiologie, médecine biologique  -  [Angl. : AFB - Acid-fast bacilli]  Abrév. En français : BAAR ou Bacille acidoalcoolorésistant* bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * alcoolo : du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool ; * acido : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * résistant : du latin resistere, de sistere [-résistance], s’arrêter, s’opposer.
    Les bacilles acidoalcoolorésistants peuvent être mis en évidence par la coloration de Ziehl-Neelsen (*). Il s'agit essentiellement de Mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch (tuberculose) et Mycobacterium leprae ou bacille de Hansen (lèpre). Les Mycobacterium ont une coque extrêmement riche en lipides, ce qui les rend totalement imperméables à la plupart des colorations, dont celle de Gram.
    On utilise celle de Ziehl-Neelsen qui détruit pratiquement tous les autres germes.

(*) 1. Coloration par la fuchsine à chaud : le frottis est recouvert d'un papier filtre imprégné de fuchsine de Ziehl puis on chauffe de façon qu'il y ait émission de vapeur, pendant environ 10 minutes (le papier filtre ne doit pas sécher entièrement) ; on rince à l'eau déminéralisée.
2. Décoloration à l'acide et à l'alcool : la lame est plongée pendant 2 minutes dans un acide fort puis rincée ; on la plonge ensuite 5 minutes dans de l'alcool 90° ; nouveau rinçage.
3. Recoloration : 2 minutes avec du bleu de méthylène ; après rinçage, observation au microscope à immersion. Les mycobactéries apparaissent en rouge sur fond gris.    Haut de page

AFEM (gynécologie)
Gynécologie obstétrique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : French Association for studies on the menopause]   Abrév. Association Française d' Études sur la Ménopause. * méno: du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * pause : du latin pausa, du grec pausis [-pause], suspension, arrêt, arrêt momentané. 
     " L'AFEM est une association fondée en 1979, régie par la loi 1901, et qui a pour but d'étudier tous les aspects de la ménopause. L'AFEM est ouverte à toute personne, médecin ou non, ayant une activité dans le domaine de la ménopause.
    L'AFEM a une vocation de recherche scientifique mais également d'information auprès du corps médical et du grand public. Les activités de colloques publics sont organisées plusieurs fois par an. L'AFEM coordonne des études scientifiques multicentriques. Des enquêtes épidémiologiques permettent de mieux appréhender tous les problèmes posés par la ménopause et son traitement ainsi que les attentes des femmes.
    L'AFEM élabore aussi du matériel (brochures, diapositives ...) destiné à l'enseignement. La revue Reproduction Humaine et Hormones est l'organe de l'AFEM. Elle est essentiellement diffusée auprès des gynécologues et des endocrinologues".            Haut de page

AFEM (encéphalomyélite)
Neurologie, algologie, associations de malades  -  [Angl. : French Myalgic Encephalomyelitis (chronic fatigue syndrome) Association]  Abrév. Association Française de l'Encéphalomyélite Myalgique* encéphalo : du grec enkephalos [encéphalo-, encéphalie], cervelle, c'est-à-dire l'encéphale ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle : * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * algique : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur.  
    Les personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique voient souvent des dizaines de médecins avant d'être diagnostiquées. Sans ce diagnostic le malade demeure seul face à la maladie et ses douloureux symptômes et n'est reconnu par personne : médecins, employeur, services sociaux, assurances, entourage.
    Ceci, en plus de l'absence de traitement approprié, peut avoir des conséquences professionnelles et familiales catastrophiques, avec à la longue un risque de déprime majeure. Le diagnostic étant déjà dès l'origine rendu très difficile de par la diversité et la variabilité des symptômes, cette déprime risque de cacher l'origine de la maladie.
   
C'est pour ces raisons que l' AFEM a été fondée en 1997. C'est une association loi 1901 à but non lucratif qui a pour missions principales :
* Informer afin d'obtenir la reconnaissance de la maladie par l'ensemble du corps médical et de l'état. (Elle a été reconnue officiellement le 16 juillet 1998 en Grande Bretagne).
* Aider les malades et leur famille.
* Promouvoir la recherche.       Haut de page

AFM
Génétique, associations de malades  -  [Angl. : French Muscular Dystrophy Association]   Abrév.  Association Française contre la Myopathie* myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Reconnue d'utilité publique en 1976, l'AFM a été créée en 1958 par les malades et les parents des malades. Son but est la guérison des malades et la réduction du handicap lié aux maladies neuromusculaires. De plus amples renseignements peuvent être obtenus sur le site internet de l'association.        Haut de page

AFP
Hématologie, cancérologie, immunologie allergologie
  -  [Angl. : AFP - alpha foetoprotein (fetoprotein)]  Abrév. Alphafœtoprotéine* alpha : première lettre de l'alphabet grec (a), utilisée avec d'autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * fœto : du latin fetus [fœto-], enfantement, relatif au fœtus ; * protéines : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N.
    Les fœtoprotéines sont des glycoprotéines normalement synthétisées au cours de la vie fœtale. Elles disparaissent chez le nouveau-né en quelques jours à un mois. La réapparition de cet antigène fœtal dans le sang de l'adulte a été mise en relation avec la présence de cancer primitif du foie dans une proportion importante : 50 à 60 % en France, 30 % dans les pays anglo-saxons, 80 % en Afrique noire.

    Chez la femme enceinte, le dosage de l'alphafœtoprotéine se fait dans le cadre du diagnostic prénatal (DP) et permet de dépister éventuellement une anomalie chromosomique comme la trisomie 21 si le taux d'AFP est trop bas, ou des pathologies comme la non fermeture du tube neural, un spina bifida, une anencéphalie, s'il est très élevé (au moins 2,5 fois supérieur à la normale).   Haut de page

AFRG
Recherche médicale, génétique  -  [Angl. : French Association for genetic research]  Abrév. Association Française de Recherche Génétique* génétique : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.
    L' AFRG fait partie de la FMO (Fédération des Maladies Orphelines) et est membre de l' EAGS : European Alliance or patient and parent organizations for Genetic Services and progress in medicine. Pour plus de renseignements : voir son site Internet.    Haut de page

AFS
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : French Agency for Blood]  Abrév. Agence  Française  du  Sang (devenue l'Établissement français du sang le 1er janvier 2000).  * sang : du latin sanguis, sanguinis [sanguino-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui circule dans les veines et les artères. 
    L'agence française du sang, établissement public de l' État, sous tutelle du Ministère de la Santé, contribue à définir la politique transfusionnelle en France et veille à sa bonne application par les Établissements de Transfusion Sanguine (ETS).

    Le rôle de l'agence française du sang, créée par la loi du 4 Janvier 1993 relative à la sécurité en matière de transfusion sanguine, est :   
* de permettre la satisfaction des besoins des malades en transfusion sanguine, en leur garantissant la meilleure sécurité et la meilleure qualité possible et en assurant l'autosuffisance de la France en produits sanguins ;
* de veiller au respect des principes éthiques : caractère non lucratif de l'activité des établissements de transfusion, bénévolat et anonymat du don ;  
* d'élaborer et de contrôler la bonne application de toutes les règles médicotechniques ;
* de définir les règles administratives et financières de gestion des Établissements de Transfusion Sanguine (ETS), de veiller à leur bonne application et d'assurer l'équilibre financier du secteur ;
* de promouvoir la recherche en transfusion sanguine et de favoriser l'adaptation des pratiques des Établissements de Transfusion Sanguine aux évolutions scientifiques et technologiques ;  
* d'orienter la politique de recherche scientifique : missions du conseil scientifique.  

    Le rôle de l'Agence française du sang va être profondément transformé par la loi n°98-535 du 1er juillet 1998 relative au renforcement de la veille sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés à l'homme. Les compétences de contrôle et d'hémovigilance de l' AFS ont été transférées à la nouvelle agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) en mars 1999.
    Dès lors l'AFS travaillera en concertation avec les ETS pour devenir avant le 31 décembre 1999 l' Établissement français du sang, opérateur unique de la transfusion sanguine. Ce nouvel établissement sera composé de services centraux et d'établissements déconcentrés qui assureront les activités transfusionnelles.    Haut de page

AFSSA
Pharmacologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : French Agency for Food Safety]  Abrév. Agence Françaisede Sécurité Sanitaire des Aliments.  

    " Établissement public de l'Etat placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de l'Agriculture et de la Consommation, l' AFSSA a été créée le 1er avril 1999 en application de la loi du 1er juillet 1998 relative à la veille sanitaire et à la surveillance des produits destinés à l'homme.

Ses missions :
* Évaluer les risques nutritionnels et sanitaires des aliments depuis la production des matières premières jusqu’à la distribution au consommateur final.
* Mener des activités de recherche et d’appui technique en matière de santé animale, hygiène des aliments et nutrition.
* Assurer des missions spécifiques en matière de médicament vétérinaire : évaluation des dossiers d'autorisation de mise sur le marché, de limites maximales de résidus, contrôle de qualité, contrôle de la publicité, pharmacovigilance vétérinaire."      Haut de page

AFSSAPS  
Pharmacologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : French Health Products Safety Agency]  Abrév. Agence Française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé

    En charge de la Santé Publique, l'État doit permettre la mise à disposition de médicaments dont la qualité, la sécurité et l'efficacité ont été reconnues par l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM). Le Ministère de la Santé délègue cette responsabilité à l'AFSSAPS, établissement public créé en remplacement de l'Agence du Médicament « afin de garantir l'indépendance, la compétence scientifique et l'efficacité administrative des études et des contrôles relatifs à la fabrication, aux essais, aux propriétés thérapeutiques et à l'usage des médicaments » (JO, République Française, du 5 janvier 1993).
      
Elle a cinq missions principales :
 
1 -
Expertiser le domaine technicoréglementaire du médicament. C'est l'Agence qui se prononce sur les demandes d'autorisation de mise sur le marché. Elle est aussi en charge de la pharmacovigilance ;
2 - Donner un avis scientifique aux laboratoires pour le développement de nouvelles molécules ;
3 - Contrôler les « bonnes pratiques de fabrication » ;
4 - Participer à la rédaction et à l'évaluation des recommandations européennes en matière de développement des médicaments. C'est la construction de l'Europe du médicament ;
5 - Informer sur le médicament.

Le 01.05.2012, l'AFSSAPS est remplacée par l'ANSM, Agence de Sécurité du Médicament et des produits de santé.     Haut de page

AFTOC
Associations de malades, neurologie  -  [Angl. : Association of people suffering from obsessive compulsive disorders]  Abrév.  Association Française de malades souffrant de Troubles Obsessionnels Compulsifs.    
    " L'AFTOC est une association loi 1901, créée en France en 1992. Elle est constituée de malades, ex-malades, familles de malades et médecins sympathisants, en France et dans quelques pays étrangers.   

Action et objectifs
:
* Aider les malades et leur famille à mieux comprendre cette maladie en tenant à leur disposition une information variée sur les TOC, notamment par l'intermédiaire d'un bulletin trimestriel les informant sur l'évolution de la recherche, les différents traitements proposés, leur proposant des témoignages de patients ou d'ex-patients, des articles traitant des différents symptômes de la maladie, des conseils ...
* Leur apporter un soutien par la possibilité de mise en relation des différents membres de l'association sur une région, par l'apport d'informations pratiques (adresses de thérapeutes, associations ...), par des permanences téléphoniques.
* Organiser des groupes de soutien pour que les malades et leurs proches puissent échanger des informations et s'aider mutuellement. 
* Informer le public et la profession médicale sur ces troubles invalidants, afin de les détecter de façon plus précoce et de favoriser leur compréhension et les adaptations qu'ils nécessitent parfois.
* Soutenir, promouvoir ou participer à toute action et recherche pouvant contribuer à une meilleure prise en charge et au mieux-être des personnes en souffrance.

    L'AFTOC n'a aucun but lucratif et ses responsables sont tous bénévoles. Elle est strictement neutre dans les domaines philosophiques, religieux et politique. Elle est indépendante des pouvoirs publics et de tout organisme médical ou pharmaceutique quel qu'il soit."      Haut de page

AG
Anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : GA - general anaesthesia]  Abrév. Anesthésie générale* an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. 
    L'anesthésie générale entraîne une perte de connaissance, comparable à un sommeil très profond. Dans la majorité des cas le médicament anesthésique est injecté dans une veine à l'aide d'une perfusion. Chez les enfants, l'anesthésie peut être induite par l'inhalation d'un gaz à travers un masque, mais une fois le sommeil atteint, une perfusion sera posée. Le maintien de l'anesthésie est réalisé par l'administration répétée ou continue des médicaments anesthésiques.   

    L'anesthésiste surveille en permanence les fonctions essentielles de l'organisme : le pouls, la tension artérielle, l'oxygénation du sang et bien d'autres. L'introduction d'un tube dans la trachée est souvent nécessaire pour assurer une respiration efficace. À la fin de l'intervention, l'anesthésie est interrompue et le patient se "réveille" progressivement en salle de réveil, avant d'être reconduit dans sa chambre. Après certaines opérations, il peut être nécessaire de passer un ou plusieurs jours postopératoires dans un service de soins intensifs appelé aussi USC : unité de surveillance continue.       Haut de page

AG (1)
Immunologie allergologie  [Angl. : AG - Antigen]   Abrév. Antigène. *anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    Toute substance dont l'introduction dans un organisme vivant entraîne une réponse immunitaire spécifique est un antigène. Cette réponse immunitaire se traduit
- soit par la formation d'anticorps circulants,
- soit par l'activation des lymphocytes T auxquels des fragments de l'antigène ont été présentés sous forme de soi modifié.

Adj. antigénique : qui a trait à l'antigène ; aptitude d'une molécule à se lier avec un anticorps spécifique. (Voir immunogène).    Haut de page

AG (2)
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : FA - Fatty acid]  Abrév.  Acide gras* acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * gras : du latin crassus, épais et grossus, gros, relatif à ce qui est gras ou qui entre dans la composition des graisses. 
   Un acide gras est une substance chimique formée d'une chaîne d'atomes de carbone, la plupart des acides gras du corps ont une longueur de 16 à 20 atomes.
On distingue
* des acides gras saturés qui ne contiennent pas de doubles liaisons entre les atomes de carbone,
* des acides gras mono-insaturés : acide gras contenant une double liaison C=C entre les atomes de carbone et
* des acides gras poly-insaturés (ou polyinsaturés) : acide gras contenant deux doubles liaisons ou plus (voir ci-dessous les acides gras oméga-3). 

Fonction énergétique : tous les acides gras sont une bonne source d’énergie, car ils possèdent des liaisons riches en énergie. Quand celles-ci sont rompues par action enzymatique, cela libère de l’énergie qui est alors disponible pour les cellules.
Fonction au niveau des cellules :
les acides gras ont un rôle structurel dans la membrane cellulaire car ils sont incorporés dans les phospholipides membranaires. Ils permettent d’assurer la fluidité membranaire et de maintenir l’équilibre entre les échanges externes et internes de la cellule.  Représentations d'un acide gras saturé : l'acide palmitique   Tableau des acides gras saturés     Haut de page

AGV
Médecine biologique, physique, chimie, neurologie  -  [Angl. : Volatile fatty acid]   Abrév.  Acide gras volatil  * volatil : du latin volatilis, qui vole, ailé ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d'une saveur piquante. 
    Les acides gras volatils (ou AGV) ont une chaîne courte contenant jusqu'à six atomes de carbone. Ce sont les principaux produits finaux de la fermentation microbienne dans le tube digestif des ruminants et ils ont également été impliqués dans des maladies neurologiques chez l'homme.
    Parmi les principaux acides gras volatils, on peut citer l'acide acétique CH3COOH ou éthanoïque, l'acide propionique CH3CH2COOH ou propanoïque, l'acide butyrique CH3CH2CH2COOH ou butanoïque et l'acide isobutyrique ou 2-méthylpropanoïque, de même formule semi-développée.    Haut de page

AH
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique, dermatologie, ophtalmologie  -  [Angl. : HA - Hyaluronic acid] Abrév.  Acide hyaluronique* acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * uronique : de l’acide uronique, présent en grande quantité dans l'humeur vitrée, où fut découvert l'acide hyaluronique. 
    L'acide hyaluronique (ou hyaluronate ou AH) est un polymère de l'acide hyalobiuronique. C'est un polysaccharide de forte masse molaire qui constitue l'essentiel de l'humeur vitrée (80% du volume de l'œil) et que l'on trouve aussi dans les tissus conjonctifs et le liquide synovial, entre autres.
    Cet AH est aussi produit par les streptocoques hémolytiques des groupes A et C. Extrait autrefois des crêtes de coq, préparé aujourd'hui par génie génétique, l'AH est très utilisé en dermatologie cosmétique pour la récupération de l'élasticité et de la tonicité de la peau, l'effacement des rides, la cicatrisation des plaies épithéliales cutanées, en rhumatologie (forte présence d'AH dans la liquide synovial). Cet acide hyaluronique est omniprésent dans les espaces intercellulaires et en particulier dans les cartilages articulaires les valves cardiaques, les liquides de l'oreille interne.

    Son rôle essentiel est donc la lubrification et la protection des cartilages articulaires, l'absorption des chocs au niveau du derme et de l'épiderme. Les ophtalmologues l'utilisent à la fin d'une opération de la cataracte (mais aussi d'autres opérations) en soin postopératoire pour favoriser la cicatrisation des tissus. Cette molécule particulièrement utile est malheureusement de moins en moins fabriquée avec l'âge.       Haut de page

AH (1)
Hématologie, médecine biologique  -   [Angl. : HA - Haemolytic anaemia ou hemolytic anemia]  Abrév.  Anémie hémolytique. * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * émie, émique : du grec haima, [émie] : relatif au sang ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lytique : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. 
    Une anémie est une diminution du nombre ou de la qualité des hématies ou globules rouges du sang. En fait, abaissement au-dessous de la normale de l'hémoglobine circulante totale. Adj. : anémique : caractérise une personne qui est atteinte d'anémie. Voir aussi aplasie.

    Il existe de très nombreuses formes d'anémies. Quelques exemples : anémie à sphérocytes, anémie achlorhydrique, agastrique, aplasique ou arégénérative, sidéropénique, hémolytique, hémorragique etc. Dans l'anémie hémolytique, les hématies sont détruites à cause d'une fragilité excessive, généralement d'origine génétique, ou par intervention d'une substance qui s'attaque directement à ces cellules. Une perte importante en fer (Fe) peut également provoquer une forme d'anémie. Un traitement associant le fer et la vitamine C (qui favorise son absorption) peut être prescrit pour rétablir les valeurs normales.      Haut de page

AHF
Génétique, hépatologie, gastroentérologie, pédiatrie, associations de malades  -  [Angl. : Hemochromatose Foundation France]    Abrév.  Association Hémochromatose France. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * chromato : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    L'hémochromatose génétique (ou HG) est la plus fréquente des maladies génétiques, qui peut devenir grave si elle n'est pas dépistée chez le jeune enfant. En France, l'hémochromatose  touche 1 adulte sur 300 et se manifeste vers 30 à 40 ans. Elle est essentiellement due à une surcharge de fer dans l'organisme (plus de 5g, valeur normale et stable), notamment dans le foie, le pancréas et le cœur.

Les symptômes sont assez caractéristiques :
* teint bronzé,
* fatigue générale,
* hépatomégalie (augmentation anormale de la taille du foie) avec possibilité de cirrhose,
* diabète,
* arythmie cardiaque.

    À l'examen sanguin, on note une augmentation de la saturation de la transferrine, molécule qui transporte le fer, et de la ferritine qui stocke le fer. Le traitement consiste en saignées, d'abord une par semaine pendant 3 à 24 mois, puis une par trimestre, à vie. Ces saignées ont pour effet de diminuer le taux de fer dans l'organisme. 
    On a découvert récemment le rôle important de l'hepcidine, hormone qui interviendrait de façon décisive dans la régulation de la quantité de fer dans l'organisme, c'est-à-dire dans son absorption par les cellules. Des équipes de l'INSERM travaillent actuellement sur cette hormone pour comprendre son fonctionnement, arriver à la synthétiser et surtout trouver un moyen simple et efficace de la doser dans le sang. Adj. : hémochromatosique : qui se rapporte à l'hémochromatose ou qui en est atteint.       Haut de page

AHG
Immunologie allergologie, hématologie  -  [Angl. : Human antiglobulin]  Abrév.  Antiglobuline humaine.   * anti : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; * globuline : du latin globus [globo-, globulo-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi.   
    L'antiglobuline humaine est utilisée dans la détermination des groupes sanguins. Le sérum antiglobulinique se prépare en immunisant des animaux (lapins par ex.) avec de la globuline humaine purifiée ou même avec du sérum humain total.

Principe du test de Coombs :
* Dans le test direct (globulaire), les AC (anticorps) sont déjà fixés sur les hématies et c'est sur ces hématies que l'on fait agir le sérum antiglobuline humaine. S'il y a agglutination, la réaction est positive.
* Dans le test indirect (sérique), on met en contact le sérum à déterminer avec des globules connus et le sérum antiglobuline. On met ainsi en évidence des AC présents dans le sérum.    Haut de page

AIDS
Immunologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : AIDS - Acquired Immuno-Deficiency Symdrome]  Abrév.  En français : SIDA ou Syndrome Immunodéficitaire (ou de l'immunodéficience) Acquis.  

    Dans le cas du SIDA, le système immunitaire ne peut plus assurer sa tâche correctement. C'est pourquoi des affections normalement guérissables chez un patient "sain" peuvent dégénérer et mener à la mort dans le cas d'une personne sidéenne.
    Responsable : le VIH (Virus de l' Immunodéficience Humaine). Il a été isolé en 1983 à l' Institut Pasteur, par l'équipe du professeur Luc Montagnier. C'est un rétrovirus (120 nm de diamètre), relativement fragile, détruit par la chaleur à 60°C et par les antiseptiques (alcool, eau de Javel...). Il ne peut survivre longtemps (5 à 6 heures généralement) hors d'une cellule.  

    Le VIH infecte des cellules du système immunitaire (lymphocytes T4 et macrophages) mais aussi des cellules nerveuses et des cellules intestinales qui semblent faire partie des "organes de réserve" (lorsque le virus devient indécelable dans le sang sous l'action d'un traitement, il n'est pas totalement détruit car il subsiste, par exemple, dans le foie).    Haut de page

AINS
Pharmacologie  -  [Angl. : NSAID - Non-steroidal anti-inflammatory drug]  Abrév.  Anti-inflammatoire non stéroïdien.   * anti : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; * inflammatoire : du latin flamma [-inflammation, -inflammatoire], gaz lumineux qui se dégage d'une matière en combustion ; * stéroïdien : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. 
    L'acide acétylsalicylique ou Aspirine est le plus ancien AINS (NSAID en anglais), découvert empiriquement à partir d'extraits d'écorce de saule (salix). L'indométhacine est le prototype des puissants AINS modernes (1965). Les AINS partagent tous certaines propriétés communes :
- diminution de la réaction inflammatoire au stade aigu ou chronique ;
- inhibition  de  la  synthèse  des  prostaglandines (PG) ;
- effet pharmacodynamique triple : anti-inflammatoire, antipyrétique, antalgique (ceci s'explique par une physiopathologie commune à ces trois états, en particulier par le rôle des PG).

    Les AINS agissent sur la phase aigüe et la phase chronique de l'inflammation, sachant que les réactions dépendent de l'agent causal et du tissu concerné. Ces médicaments stoppent les stigmates classiques de l'inflammation : tumeur, chaleur, douleur. L'inflammation est un processus extrêmement fréquent en médecine expliquant l'utilisation très large des AINS ainsi que leur banalisation. Leur prescription est néanmoins l'apanage de la rhumatologie (rhumatismes inflammatoires).     Haut de page

AIT
Angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : TIA - Transient ischemic attack]   Abrév. Accident ischémique transitoire.   * isch : du grec iskhein [isch-], arrêter, ralentir ou supprimer une fonction sécrétoire, circulatoire ou excrétoire ; * émique : du grec haima, [-émie, héma-, hémato-, hémo-] : relatif au sang
    Un AIT est dû à la réduction ou suppression de l'apport vasculaire cérébral qui peut être secondaire
- à une diminution du régime circulatoire général (chutes de tension graves, cardiopathies décompensées),
- à la réduction du calibre vasculaire (sténose) ou
- à des obstructions vasculaires (thromboses, embolies).

    La tolérance des cellules nerveuses cérébrales à un déficit en oxygène est particulièrement limitée et l'atteinte cellulaire devient très rapidement irréversible. Dans le secteur privé de sang, il se produit un ramollissement avec œdème. La baisse de débit sanguin peut par contre être tolérée si elle est incomplète. La réduction entraîne des lésions par ailleurs réversibles (œdème) et susceptibles d'une bonne récupération s'il y a rétablissement rapide du débit normal.     Haut de page

AL
Algologie, anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : LA - Local anaesthesia ou anesthesia]  Abrév. Anesthésie locale* an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio, esthésie], sensation, perception. 
    L'anesthésie locale, ou locorégionale (anc. orth. : loco-régionale) a pour but l'insensibilisation d'un territoire donné et limité. On distingue essentiellement l'anesthésie locale transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les anesthésiques locaux (ou locorégionaux) bloquent les canaux sodium (Na+) des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique.
    La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la douleur) de façon réversible. Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres.

    La lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples :
* TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ;
* LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ;
- crème EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile ;
- Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.

    L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la peau est saine) et de son épaisseur. À noter que sur une muqueuse, la vitesse d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la distension douloureuse et traumatisante des tissus.    Haut de page

ALAT      ALT
Médecine biologique, hépatologie  -  [Angl. : ALAT - Alanine aminotransferase]  Abrév. Alanine aminotransférase.    * alanine : dérivé du mot aldéhyde et apparu en 1866, désigne un acide aminé extrait par hydrolyse de matières albuminoïdes ; * amino : du mot amine, de am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2 ; * transfert : du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; *ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    L'alanine aminotransférase fait partie des transaminases, enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide α-cétonique et qui reflètent la fonction du foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés. Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte hépatique (du foie). 

    Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes  :
* alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
* aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxaloacétique (TGO ou GOT ou encore SGOT).
    Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter (hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction cellulaire.

    Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aigüe.  Taux normaux :  ALAT (SGPT) : 5 à 25 UI/L ;  ASAT (SGOT) : 5 à 30 UI/L. Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah ®.
    Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.    Haut de page

Alb
Biochimie, hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Alb - Albumin]   Abrév. Albumine. * albumine : du latin albumen, albuminis, blanc d'œuf. 
    L'albumine représente l'ensemble des  protéines  globulaires  solubles,  dont  les  masses molaires sont comprises entre 50 000 et 125 000. On les trouve dans le blanc d'œuf (ovalbumine), le lait (lactalbumine), le sérum (sérumalbumine). Cette protéine est quantitativement la plus importante des protéines plasmatiques. 
    L'albuminémie est le taux d'albumine dans le sang et sa valeur normale est d'environ 40 à 50 g/L. Dans les laboratoires d'analyses biochimiques et médicales, le dosage des différentes protéines se fait par électrophorèse sur membrane d'acétate de cellulose. Dans le protidogramme ainsi obtenu, l'albumine représente le dernier pic et le plus important.  Protéinogramme de sérum humain normal     Haut de page

ASAT   AST
Médecine biologique, hépatologie  -  [Angl. : ASAT - Aspartate aminotransferase]   Abrév. Aspartate aminotransférase. * aspartate : du latin asparagus [aspart(o)-, asparagine], asperge, dont les germes produisent de l’acide aspartique ; * amino : du mot amine, de am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2 ; * transfert : du latin transferre [-transfert], porter au-delà ; *ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.  
    L'aspartate aminotransférase fait partie des transaminases, enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide α-cétonique et qui reflètent la fonction du foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés. Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte hépatique (du foie). 

    Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes  :
* alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
* aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxaloacétique (TGO ou GOT ou encore SGOT).
    Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter (hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction cellulaire.

    Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aigüe.  Taux normaux :  ALAT (SGPT) : 5 à 25 UI/L ;  ASAT (SGOT) : 5 à 30 UI/L. Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah ®.
    Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.    Haut de page

ALD
Génétique  -  [Angl. : Adrenoleukodystrophy Abrév.   Adrénoleucodystrophie. * adréno : du latin ad, auprès de , et de ren, renis [rein] ; en physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc : * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement.
    L'ALD associe une dégénérescence de la substance blanche du système nerveux central et périphérique, avec une insuffisance surrénalienne. C'est une affection d'origine génétique, liée au chromosome X (on l'appelle aussi ALD-X). Dans une famille atteinte, la moitié des garçons environ sont atteints vers l'âge de 7 à 12 ans. L'évolution dramatique de cette maladie conduit à la mort en moins de 3 ans.    Haut de page

ALD (1)
Médecine du travail  -  [Angl. : LTD - Long-term disease]   Abrév. Affection de longue durée

    Un certain nombre d'affections dites de longue durée et reconnues comme telles ouvrent droit au remboursement des soins à 100 % (sans ticket modérateur) par les organismes de sécurité sociale. L'Affection Longue durée est définie par l'article L 324 du Code de la Sécurité Sociale. Elle est constatée par le médecin traitant qui remplit un protocole de soins définissant la pathologie qui peut être prise en charge dans le cadre d'une affection longue durée. Celui-ci envoie ensuite le document au médecin conseil de la Caisse d'Assurance Maladie dont dépend l'assuré.
* Une réponse survenant en moyenne entre 8 et 15 jours environ est envoyée au médecin qui en a fait la demande.
* Il arrive parfois que le patient soit convoqué par le médecin conseil afin qu'il prenne sa décision.
* En cas d'avis favorable, une attestation en double exemplaire mentionnant l'ALD sont envoyées au médecin qui en remet une au malade.
* L'assuré s'engage à le présenter aux différents médecins qu'il est amené à consulter dans le cadre de son Affection Longue Durée.
* Il faut ensuite mettre à jour sa carte vitale dans une borne.
* En cas de refus, vous pouvez contester la décision en vous renseignant auprès de votre Caisse.    Haut de page

ALR
Anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : Locoregional anaesthesia (or anesthesia)]  Abrév. Anesthésie locorégionale* an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de nbsp;» ; *esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception ; * loco : du latin locus [loco-], lieu, emplacement. 
    Dans certains cas, il est possible d'insensibiliser seulement la région du champ opératoire. Ceci est obtenu par administration d'un anesthésique local soit :
- près de la moelle épinière (anesthésie péridurale ou rachidienne) pour des interventions au niveau du bas ventre et des jambes ;
- à la racine du membre supérieur (bloc du plexus brachial) pour des interventions portant sur le bras, l'avant-bras et la main ;
- près de l'œil pour certaines interventions ophtalmologiques.    Haut de page

AM
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Mental anorexia]  Abrév. Anorexie mentale* an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; orexie : du grec orexis [-orexie], appétit ; * mental, e : du bas latin mentalis, de mens, mentis [mental], esprit. 
    Diminution importante de l'appétit, observée essentiellement chez les jeunes filles et les femmes de 15 à 25 ans. L'anorexie peut révéler un grand nombre de maladies, allant de la simple fatigue au cancer gastrique, en passant par l'hépatite virale, la tuberculose etc.
    L'anorexie mentale (AM) est le syndrome caractérisé par la restriction progressive de l'alimentation, inconsciemment volontaire, aboutissant à une perte totale de l'appétit.  Amélie KLIPMAN, interne en psychiatrie au CHU Louis-Mourier (Colombes) a entamé une importante étude pour analyser la distribution de certains gènes qui seraient impliqués dans l'anorexie mentale, en particulier ceux qui codent pour les récepteurs et transporteurs de la sérotonine.
La découverte de tels gènes de prédisposition permettrait de révéler des marqueurs et d'isoler des sujets à haut risque, voire d'envisager des traitements préventifs et/ou curatifs


    Dans l'anorexie mentale, les médecins parlent de la triade des 3 A : anorexie, amaigrissement, aménorrhée (disparition des règles). Les conséquences peuvent être graves, avec des séquelles persistantes : ostéoporose, hypercholestérolémie, bradycardie et hypotension, constipation, œdèmes.
Il existe un "Groupe d'Etude Français sur l'Anorexie et la Boulimie" ou GEFAB.   Haut de page

AMI
Angiologie et médecine vasculaire
  -  [Angl. : Arteritis of inferior limbs]   Abrév. Artérite des membres inférieurs.  * artério : du latin arteria et du grec artêria [artério-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    Formation progressive d'athéromes (voir ce terme) dans les artères des membres inférieurs. Causes : tabagisme, diabète, hypertension artérielle, cholestérol, sédentarité.
    Principaux traitements : angioplastie transluminale, chirurgie de pontage vasculaire, ainsi que certains médicaments comme les antiagrégants par ex.           Haut de page

AMM
Pharmacologie, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : MAA - Marketing Authorization Application]  Abrév. Autorisation de Mise sur le Marché.  

    Pour être commercialisé, tout médicament fabriqué industriellement doit faire l'objet d'une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), délivrée par les autorités compétentes européennes ou nationales que sont l'Agence Européenne pour l'Évaluation des Médicaments (EMEA) ou l'Agence française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS).
    Les laboratoires pharmaceutiques déposent auprès de ces autorités un dossier de demande d'AMM qui sera évalué selon des critères scientifiques de qualité, de sécurité et d'efficacité. Il existe deux types de procédures de demande d'AMM : les procédures communautaires utilisées lorsque le médicament est destiné à plusieurs États membres de la Communauté européenne, et la procédure nationale destinée aux médicaments qui ne sont pas commercialisés dans plus d'un État membre.    Haut de page

AMN
Neurologie, génétique  -  [Angl. : Adrenomyeloneuropathy]   N. f. * adréno : du latin ad, auprès de , et de ren, renis [rein] ; en physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
    L'adrénoleucodystrophie ou ALD associe une dégénérescence de la substance blanche et de la myéline du système nerveux central et périphérique, avec une insuffisance surrénalienne. Il en résulte une augmentation des acides gras à très longue chaîne : jusqu'à 5 fois plus que la valeur normale.
    C'est une affection d'origine génétique, liée au chromosome X (on l'appelle aussi ALD-X). Dans une famille atteinte, la moitié des garçons environ sont atteints vers l'âge de 7 à 12 ans. L'évolution dramatique de cette maladie conduit à la mort en moins de 3 ans, après atteinte dégénérative de la mémoire, de la vision et de l'audition, suivie de d'hémiplégie, de convulsions et de démence.  

    Chez l'adulte, la maladie apparaît entre 20 et 45 ans et est nommée AMN ou adrénomyéloneuropathie. L'évolution se fait sur une durée variable, mais conduit inexorablement vers une paraplégie, suivie parfois d'une dégénérescence de la myéline, comme chez les enfants.
    La mère d'un enfant atteint est "porteuse saine" ou conductrice : elle a un chromosome X avec la mutation, l'autre qui est intact et en principe, elle ne développe pas la maladie. Cependant, chez certaines de ces femmes, des symptômes apparaissent à l'approche de la ménopause et peuvent s'avérer redoutables.
    Le gène responsable a été localisé sur le chromosome X et code pour une protéine intervenant dans le transport des acides gras à très longue chaîne, vers des organites (peroxysomes) où ils sont dégradés. Le gène muté empêche donc la dégradation de ces acides gras qui s'accumulent et auraient un effet toxique sur la corticosurrénale et la myéline. Dans les familles à risques, le diagnostic prénatal est proposé aux femmes enceintes conductrices.       Haut de page

AMP (1)
Affaires sanitaires et sociales, soins infirmiers
  -  [Angl. : MPA - Medico-psychological aid]  Abrév. Aide médicopsychologique.  * médico : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anciennement souffle, aujourd'hui esprit, âme ; * logique : du grec logos [logo-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    L'AMP exerce une fonction d'accompagnement dans la vie quotidienne auprès de personnes handicapées et/ou dépendantes, de l'enfant à la personne âgée. L'aide travaille au sein d'équipes pluridisciplinaires et cette fonction concerne tous les aspects de la vie de la personne : des soins individualisés, un soutien dans les gestes de la vie quotidienne, un souci constant du bien-être de la personne, une attention particulière à ses besoins de communication, une stimulation des potentialités et un maintien des acquis, éventuellement par des techniques d'animation.
    L'AMP est appelé à exercer dans différents établissements accueillant des enfants ou des adultes :  Instituts Médico Éducatifs (IME.)  -  Instituts d' Éducation Motrice (IEM.)  -  Foyers d'hébergement (FAS-FAM)  -  Maisons d'Accueil Spécialisé (MAS)  -  Hôpitaux Maisons de retraite ...        Haut de page

AMP (2)
Gynécologie obstétrique
  -  [Angl. : MAP - Medically assisted procreation]  Abrév. Assistance Médicale à la Procréation.   * médicale : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * pro : du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de ; * création : du latin creare [création, créateur], faire exister ce qui n'existait pas. 
    On dit aussi PMA. La procréation médicalement assistée fait appel à de nombreuses techniques, parfois simples comme l'insémination artificielle, parfois complexes telle la fécondation in vitro. Les embryons prélevés peuvent être congelés pour une grossesse ultérieure, cultivés sur des milieux particuliers, traités afin de favoriser leur implantation ou encore biopsiés si l'on veut éliminer les embryons porteurs d'une anomalie génétique.
    Or, selon le professeur Auroux, "On sait depuis longtemps que certaines techniques, comme la congélation, peuvent léser les structures cellulaires", donc le développement de l'enfant à naître même s'il ajoute que les résultats des nombreuses procréations médicalement assistées pratiquées jusqu'ici sont plutôt rassurants.

    Dans les techniques de la PMA figure entre autres l'ICSI : Intra Cytoplasmic Sperm Injection ou injection intracytoplasmique de sperme Il s'agit d'une fécondation in vitro avec micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI  Cette technique de PMA présente de nombreux points communs avec la FIV (fécondation in vitro).
    Elle s'applique à des couples avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas. L'injection directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocyte favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares (azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canal déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et le biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.    Haut de page

AMP (3)
Biochimie, médecine biologique
  -  [Angl. : AMP - Adenosine monophosphate]  Abrév. Adénosine-5'-monophosphate.  * adénosine : du grec adên, [adéno-, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et aux ganglions  lymphatiques ; * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates. 
    L'adénosine-5'-monophosphate est un nucléotide de la famille des purines, constitué de l'adénine (base azotée de la famille des purines, entrant dans la structure de l'ATP, de l'ADP, de l'AMP et des acides nucléiques, du ribose (monosaccharide ou ose de la famille des pentoses) et d'un groupe phosphate  -(PO4)2-  lié à une molécule organique.    Haut de page

ANAES
Épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : National Agency for eveluation and accreditation of healthcare]  Abrév. Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé.  
     C'est un établissement public administratif créé par le décret N° 97-311 du 7 avril 1997 dans le cadre de la réforme du système de soins français (Ordonnances du 24 avril 1996). Cette nouvelle agence poursuit et renforce les missions de l'Agence Nationale pour le Développement de l'Évaluation Médicale et s'enrichit de nouvelles activités telle la mise en place de la procédure d'accréditation dans les établissements de santé.
    Un conseil d'administration constitué de personnels médicaux, paramédicaux, techniques et administratifs, représentants de l'état et des organismes d'assurance maladie adopte le budget de l'Agence, approuve les comptes, le règlement intérieur de l'Agence, fixe le programme annuel et pluriannuel des travaux d'évaluation et d'accréditation et en suit l'exécution.
    Un conseil scientifique est réparti en deux sections : Évaluation et Accréditation. Les 15 membres de la section Évaluation détiennent des compétences méthodologiques en recherche clinique, en évaluation médicale, économique et dans le domaine des soins et de l'évaluation des pratiques professionnelles. La section Accréditation, composée de professionnels de la santé et de la qualité, a pour mission de garantir le caractère réaliste des différents niveaux de normes exigées par la démarche d'accréditation. Les 11 membres du collège d'accréditation ont pour rôle de vérifier la conformité de la procédure d'accréditation, d'analyser les rapports établis lors des visites, de valider les rapports d'accréditation et d'établir les recommandations à suivre par l'établissement visité.

    Les professionnels (gestionnaires, médecins, professionnels de santé) constituant le réseau d'experts publics et privés sont formés par l'ANAES. Ils interviennent dans la constitution de référentiels et dans la visite des établissements de santé, par équipe de trois à quatre personnes. Enfin, l'équipe opérationnelle est répartie au sein de plusieurs services qui correspondent aux grands domaines d'actions de l' ANAES.    Haut de page

Anapath  
Spécialité médicale  -  [Angl. : Anatomopathology]  Abrév. Anatomopathologie N. f.    * ana : du grec ana qui a de nombreux sens : de nouveau, en sens contraire, en haut, en arrière, à l'écart ... ; * tomo, tomie : du grec tomê [-tomie], section, coupe ; du latin anatomia ou du grec anatemnein, disséquer  ; * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe,patho], souffrance ; * logo, logie : du grec logos [-logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
     C'est la science qui étudie les lésions anatomiques. L'anatomopathologie ou anapath est une spécialité de la médecine dont l'objectif est de faire des diagnostics par l'étude des organes du corps humain. Le pathologiste se sert généralement d'un microscope pour regarder à fort grossissement des coupes des organes étalées sur des lames de verre. Il existe toutefois plusieurs autres techniques disponibles pour aider le pathologiste à poser un diagnostic :
* examen de tous les organes prélevés à la salle d'opération pour poser ou confirmer le diagnostic 
* examen des biopsies faites par les autres médecins à la salle d'opération, à la clinique externe ou au bureau pour poser un diagnostic 
* examen des frottis de cytologie gynécologique et non gynécologique
* autopsies des patients décédés à l'hôpital (si la famille demande qu'une autopsie soit faite).    Haut de page

Anat
Spécialité médicale  -  [Angl. : Anatomy]  Abrév. Anatomie. N. f.    * ana : du grec ana qui a de nombreux sens : de nouveau, en sens contraire, en haut, en arrière, à l'écart ... ; * tomie : du grec tomê [-tomie], section, coupe ; du latin anatomia ou du grec anatemnein, disséquer.
    Science qui décrit la structure des organes des êtres organisés. Forme extérieure du corps considéré sous son aspect athlétique ou esthétique. On distingue aujourd'hui plusieurs spécialités dans l'anatomie :
- la neuroanatomie qui s'occupe plus précisément du système nerveux central,
- l'anatomie pathologique ou anatomopathologie, entre autres.     Haut de page

ANC
Nutrition et diététique  -  [Angl. : Recommended nutritional supplements]  Abrév. Apports Nutritionnels Conseillés* nutrition : du bas latin nutritio, de nutrire [nutrition, nutritif, ive], nourrir.
    Ces apports ont été déterminés par le CNERNA (Centre National d'Études et de Recherche sur la Nutrition et l'Alimentation) et ont été publiés en 1992 et sont régulièrement mis à jour. Ils correspondent à des apports minimaux indispensables. Calculés en ajoutant deux écarts types à la moyenne des besoins individuels.
    Quand l'écart type n'est pas connu avec précision, celui-ci est généralement estimé à 15% de la moyenne. Définis comme la quantité de chacun des nutriments qu'il faut fournir à une population pour satisfaire 97,5% des individus composant cette population. Évalués pour un individu en bonne santé en fonction de l'âge et du sexe et chez la femme en période d'activité génitale, enceinte, allaitante ou en ménopause.    Haut de page

AND
Génétique  -  [Angl. : CRPS - Complex regional pain syndrome ou RSDS - Reflex sympathetic dystrophy syndrome]  Abrév. Algoneurodystrophie.   * algo : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [tropho-,  -trophie], nourriture, développement.  
    Aussi appelée algodystrophie sympathique réflexe, c'est un trouble vasomoteur complexe qui touche des patients de tous les âges et des deux sexes. La cause de cette affection reste inconnue mais dans plus de 80 % des cas un facteur causal est identifiable. Le plus fréquent de ces facteurs (50 à 70 % de toutes les algodystrophies) est un traumatisme local ou à distance du siège de l'algodystrophie. Viennent ensuite les interventions chirurgicales, les ponctions et infiltrations même correctement réalisées, les affections rhumatismales, cardiovasculaires, respiratoires ou neurologiques ainsi que la grossesse.
    Ce trouble peut apparaître à la suite d'une blessure, même mineure. Alors que la blessure semble guérir, la douleur s'intensifie. Le système nerveux autonome devient trop actif, entraînant chez le patient une douleur continue qui s'étend et peut être très sévère. Certains patients se suicident. Toutefois, si la maladie est diagnostiquée au cours des premiers mois, elle peut être traitée.    Haut de page

AND
Éthique médicale  -  [Angl. : AND : Allow Natural Death]  Abrév. Autoriser la mort naturelle
    L'abréviation AND est équivalente à DNR (do not resuscitate ou do not reanimate) qui a son équivalent français : NPR : ne pas réanimer. Le but, pour l'équipe soignante, est de mettre l'accent sur le confort du patient et la gestion de la douleur, plutôt que sur la prolongation de la vie. Cela suppose évidemment que le patient ait exprimé son refus d'être réanimé dans un document appelé "Directives anticipées" ou auprès de ses proches.

    Loi no 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie - Extrait de l'article L. 1111-11.
"Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Ces directives anticipées expriment la volonté de la personne relative à sa fin de vie en ce qui concerne les conditions de la poursuite, de la limitation, de l'arrêt ou du refus de traitement ou d'acte médicaux. 
    À tout moment et par tout moyen, elles sont révisables et révocables. Elles peuvent être rédigées conformément à un modèle dont le contenu est fixé par décret en Conseil d'État pris après avis de la Haute Autorité de santé. Ce modèle prévoit la situation de la personne selon qu'elle se sait ou non atteinte d'une affection grave au moment où elle les rédige. Les directives anticipées s'imposent au médecin pour toute décision d'investigation, d'intervention ou de traitement, sauf en cas d'urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation et lorsque les directives anticipées apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale.
   La décision de refus d'application des directives anticipées, jugées par le médecin manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale du patient, est prise à l'issue d'une procédure collégiale 3 février 2016 définie par voie réglementaire et est inscrite au dossier médical. Elle est portée à la connaissance de la personne de confiance désignée par le patient ou, à défaut, de la famille ou des proches."
 
  Formulaire et plus de renseignements disponibles sur le site https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_exev2.pdf   Haut de page

ANDAR
Rhumatologie, immunologie allergologie, associations de malades  -  [Angl. : National Association of Defense against Rheumatoid Arthritis]    Abrév.  Association Nationale de Défense contre l'Arthrite Rhumatoïde.  * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * rhumato : du latin rhumatismus, du grec rheumatismos [rhumat(o)-], écoulement d'humeurs ; racine des termes relatifs aux rhumatismes ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l'apparence. 
    C'est une association loi 1901 qui regroupe les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde afin de leur délivrer des informations sur leur maladie et à apporter un soutien moral et logistique à ces patients.   
    La polyarthrite rhumatoïde (PR) est un rhumatisme inflammatoire chronique touchant majoritairement les femmes (ratio =3/4). Il s'agit en fait d'une agression du cartilage par la membrane synoviale qui devient épaisse et sécrète des produits détruisant le cartilage et aboutissant à des douleurs puis à des déformations des articulations (rhumatisme déformant).    Haut de page

ANDEM
Épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : National agency for medical development and evaluation]  Abrév. Agence Nationale pour le Développement de l'Évaluation Médicale.   

   L'ANDEM est remplacé par l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé- Voir cette abréviation) depuis 1997. "L'agence Nationale pour le développement de l'évaluation Médicale a été saisie par le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales afin d'élaborer, en collaboration avec le Comité Technique National des Infections Nosocomiales (CTIN) et les principales Sociétés Savantes concernées, des recommandations sur "Le bon usage des antibiotiques à l'hôpital", dans l'optique d'une démarche qualité et d'une maîtrise de développement de la résistance bactérienne."    Haut de page

ANIV
Angiologie et médecine vasculaire, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : DVA - Digital venous angiography]  Abrév. Angiographie numérisée par voie veineuse.   * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * numérisée : du latin numerus [numériser, numérique], nombre ; information analogique convertie sous forme numérique. 
  L'angiographie numérisée par voie veineuse est une technique qui consiste à opacifier les vaisseaux par un produit de contraste. Le cathéter est introduit dans le vaisseau sous anesthésie locale. L'examen est indolore. Actuellement, les appareils sont couplés avec un ordinateur (angiographie numérisée).
    Cette technique permet la visualisation des vaisseaux (sténose, dilatation, anévrysme) et les tumeurs hypervascularisées. Elle permet également l'embolisation de vaisseaux tumoraux, l'angioplastie transluminale, la pose d'un stent (prothèse pour éviter la resténose d'une artère).    Haut de page

ANP
Médecine biologique, néphrologie urologie  -  [Angl. : ANP - Atrial natriuretic peptide]  Abrév. Peptide natriurétique atrial (ou auriculaire). * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l'union d'un nombre restreint d'acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * atrial : du mot latin atrium,  passé en français en 1547 comme terme d'Antiquité romaine ; en 1892, il désigne le cœur embryonnaire dans lequel la communication entre les oreillettes est normale ; chez le fœtus, cette communication permet d'éviter le passage par les poumons qui ne sont pas encore fonctionnels ; il est synonyme de oreillette. 
    L'ANP (peptide natriurétique atrial) est l'hormone natriurétique d'origine auriculaire, composée de 28 acides aminés avec un pont disulfure et qui est sécrétée par les oreillettes du cœur lorsque le volume sanguin s'accroît. Cette hormone contrôle l'homéostasie (maintien des constantes biologiques du milieu intérieur) hydrosodée (eau et sel) ainsi que la pression artérielle.
    L'ANP agit essentiellement sur les reins et le système vasculaire, mais aussi sur d'autres hormones dont elle régule les sécrétions. C'est ainsi qu'elle exerce un RC- (rétrocontrôle négatif) sur les hormones thyroïdiennes. L'ANP influe également sur le fonctionnement de l'axe hypothalamohypophysaire et donc sur la sécrétion de leurs hormones.

    La concentration sanguine d'ANP est augmentée dans des pathologies telles l'hypercorticisme, l'hyperaldostéronisme, l'hyperthyroïdie, alors qu'elle est diminuée dans l'hypothyroïdie. Pour la régulation de la pression artérielle, son action se combine avec celles de l'angiotensine, de la bradykinine et des endothélines. L'ANP est vasodilatateur et diurétique.
Autre hormone natriurétique : le BNP (peptide natriurétique de type B), dont le dosage est utile dans le diagnostic de dyspnée d'origine cardiaque.     Haut de page

ANSM
Affaires sanitaires et sociales, associations de malades  -  [Angl. : National Security Agency of Medicines and Health Products]  Abrév. Agence Nationale de Sécurité du Medicament et des produits de santé

Extraits : "L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est officiellement créée. La parution du décret de gouvernance relatif à l’ANSM, au Journal Officiel du 29 avril 2012, permet ainsi la mise en application de l’une des principales mesures prévues par la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé. Cette mesure sera effective à compter du 1er mai 2012.
    La nouvelle Agence se substitue à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), dont elle reprend les missions, les droits et les obligations. Cette substitution va bien au-delà d’un simple changement de dénomination. En effet, l’ANSM va mettre en place un nouveau mode de gouvernance et une nouvelle organisation pour répondre à des missions et des prérogatives renforcées. Ces dernières sont destinées à garantir, au nom de l’Etat, la sécurité des patients lors de l’utilisation des médicaments et des produits de santé et l’accès aux innovations thérapeutiques.

Un nouveau mode de gouvernance :
Le décret n° 2012-597 publié le 29 avril 2012 relatif à l’ANSM précise le mode de gouvernance de la nouvelle Agence, qui accorde une place primordiale aux professionnels de santé et aux patients. Son Conseil d’administration comprendra, outre son président, neuf représentants de l’Etat, trois députés et trois sénateurs, deux représentants de l’Assurance maladie, un  représentant de l’Ordre national des médecins et un de l’Ordre national des pharmaciens, deux représentants des associations d’usagers du système de santé, deux personnalités qualifiées et trois représentants du personnel de l’Agence.
    À l’exception des représentants de l’Etat, les membres du Conseil d’administration ainsi que le directeur général de l’ANSM sont nommés pour trois ans, renouvelables une fois.
    Le Conseil scientifique de l’ANSM sera constitué de huit membres nommés en fonction de leur expertise scientifique dans le champ des produits de santé, de quatre autres personnalités scientifiques dont des personnalités étrangères nommées en fonction de leur expertise scientifique dans le champ des produits de santé, et d’un médecin, d’un biologiste et d’un pharmacien des hôpitaux désignés par leur Ordre. Toutes ces personnes sont nommées pour une durée de trois ans renouvelable et par arrêté du ministre chargé de la santé (avec procédure d’appel à candidature effectuée par l’Agence pour les huit membres)..."     Haut de page

ANRTP
Affaires sanitaires et sociales, associations de malades  -  [Angl. : National Association for the Rehabilitation by the protected work.]   Abrév.  Association Nationale pour la Réhabilitation par le travail Protégé

    17 impasse Truillot F-75011 Paris Tel : 01 43 14 85 85. Cette association a été agréée par les Arrêtés du 16 mars 2001 relatifs à l'agrément de certains accords de travail applicables dans les établissements du secteur social ou sanitaire à but non lucratif. Texte paru au JORF/LD page 04815.    Haut de page

ANT   Ant   ant
Anatomie  -  [Angl. : Ant - Anterior]   Abrév.  Antérieur* antérieur : du latin anterior [antér(o)-, antério-], placé devant, plus en avant.  
    ANT ou Ant ou ant sont les abréviations utilisées pour antérieur(e), lors de prises de notes ou sur des rapports médicaux, pour désigner la partie située à l'avant d'un membre, d'un organe, par exemple.     Haut de page

AOH
Angiologie, génétique  -  [Angl. : Hereditary angioedema]   Abrév.  Angiooedème héréditaire* angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * œdème : du grec oidêma [œdém(o)-], gonflement pathologique du tissu sous-cutané ; * héréditaire : du latin hereditas, action de transmettre certains caractères à ses descendants.  
    L'angioedème héréditaire (AOH) est une maladie génétique caractérisée par la survenue d'oedèmes sous-cutanés et/ou sous-muqueux transitoires et récidivants responsables d'un gonflement localisé et/ou de douleur abdominale.     Haut de page

AOMI
Angiologie et médecine vasculaire  [Angl. : Inferior limb arterial disease]  Abrév. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs.   * artério : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; *patho, pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
   L'artériopathie oblitérante des membres inférieurs est une expression générique désignant toutes les atteintes affectant les artères et les artérioles. On distingue généralement deux grandes familles d'artériopathies : les artériopathies oblitérantes ou athéromateuses dues essentiellement à la présence d'athéromes (athérosclérose), et les artériopathies inflammatoires : maladie de Buerger, maladie de Kawasaki, maladie de Horton, entre autres.
    Lorsque cette affection atteint les membres inférieurs (artériopathie des membres inférieurs ou artérite des membres inférieurs), les artères iliaques et fémorales se bouchent progressivement par des athéromes (athérosclérose). Traitement de l'athérome et pose d'un stent

    Les symptômes sont évidents et doivent inciter à consulter sans tarder : apparition de douleur au niveau du mollet après 200 à 300 mètres de marche, qui ne cède qu'à l'arrêt de la marche. À la reprise de l'activité, la douleur réapparaît et se propage à la cuisse et même à la fesse. À noter que si cette pathologie n'est pas soignée, elle peut entraîner des douleurs même en position allongée, mais surtout une ischémie (arrêt de la circulation sanguine) et, très rapidement, une gangrène nécessitant l'amputation.
   Les facteurs de risque de l'artériopathie des membres inférieurs sont aujourd'hui bien connus : tabagisme, pilule contraceptive associée au tabagisme chez la femme, HTA (hypertension artérielle), hypercholestérolémie, diabète, manque d'exercices physiques, obésité. Pour mettre en évidence cette forme d'artérite, les examens les plus couramment pratiqués sont la radiographie, l'écho-Doppler qui utilise les ultrasons et mesure le débit sanguin, l'échographie et l'artériographie.
    Les traitements et techniques sont très nombreux et dépendent du degré d'atteinte : anticoagulants et antiagrégants plaquettaires, vasoactifs, pontage d'une artère avec un fragment de la veine saphène interne, remplacement d'un fragment d'artère par une artère synthétique (téflon), angioplastie transluminale et pose d'un stent, entre autres. >    Haut de page

AP    APD    APG
Anatomie, angiologie  -  [Angl. : PA, Pulmonary artery]  Abrév. Artère pulmonaire.  * artère : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-).  
   Le tronc artériel pulmonaire (TAP) a pour rôle d'apporter aux deux poumons le sang veineux riche en dioxyde de carbone CO2 venant du ventricule droit, afin qu'il y soit enrichi en dioxygène O2.
Au sortir du cœur et après cinq centimètres environ, le tronc pulmonaire se divise au-dessous de l'arc aortique en deux branches : les artères pulmonaires droite (APD) et gauche (APG), qui se dirigent respectivement vers les poumons droit et gauche.   Schéma simplifié de l'appareil circulatoire     Haut de page

APC (1)
Anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : CEA - Cervical epidural analgesia (anesthesia)]  Abrév. Anesthésie péridurale cervicale.  * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception ; * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * dural : du latin durus [-dural], résistant, dur ; en anatomie, relatif à la plus externe des méninges, la dure-mère.  
    La rachianesthésie et l'anesthésie péridurale sont deux formes particulières d'anesthésie locorégionale, où le produit anesthésique est injecté à proximité de la moelle épinière et des nerfs qui sortent de celle-ci. Pour l'APC, l'injection se pratique dans la région cervicale.    Haut de page

APC (2)
Médecine biologique  -  [Angl. : Accident during or after percutaneous cannulation]  Abrév. Accident percutané.   * per : du latin per [per-], à travers, de part en part, au moyen de ; à noter que ce préfixe peut avoir de nombreux autres sens et en particulier celui de superlatif, c'est-à-dire qu'il renforce le sens de ce qui suit ; * cutané : du latin cutis [cuti-,  -cutané], peau.  
    La gravité de l'exposition en cas d'accident percutané (APC) a été évaluée en fonction des facteurs de risque de séroconversion recensés par l'étude cas témoin des Centers for Disease Control pour 1762 accidents percutanés renseignés pour l'ensemble des critères entrant en ligne de compte dans l'évaluation (profondeur de la piqûre, diamètre de l'aiguille, accès vasculaire ou non).
    Les APC ont été classés selon le niveau de risque : faible, modéré et élevé. Ainsi, l'inoculum sanguin était important pour 19,7% des cas (piqûre profonde, aiguille de gros diamètre, accès intravasculaire), moyen dans environ 31,0% des cas (piqûre superficielle, aiguille de gros diamètre, accès intravasculaire) et faible dans environ 49,3% des cas.    Haut de page

APC (3)
Génétique, médecine biologique  -  [Angl. : PCR - Polymerase chain reaction].  Abrév. : Amplification  par polymérisation en chaîne  ou réaction en chaîne de polymérisation ou technique d'amplification génique. 

    L'abréviation APC n'est plus utilisée, au profit de PCR. Cette technique d'amplification génique in vitro permet de copier en grand nombre, une séquence d'ADN ou d'ARN connue, à partir d'une faible quantité d'acide nucléique. La technique PCR, qui fait appel à des amorces spécifiques (oligonucléotides de synthèse de 20 à 25 nucléotides, complémentaires des extrémités 3' des brins d'ADN) permet entre autres de détecter la présence du virus VIH (virus de l'immunodéficience humaine), des OGM (organismes génétiquement modifiés, des virus des hépatites B, C et D. Cette technique est de plus en plus utilisée en criminologie.    Haut de page

APF
Associations de malades, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : French association for persons with disabilities]  Abrév. Association des paralysés de France.   * paralysie : du latin paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement. 
Extraits du site : "L'APF revendique :
* L'intégration de la personne handicapée dans la société, à toutes les étapes de son existence, en tous lieux et en toutes circonstances.
* La prise en compte des préoccupations des familles dès l'annonce du handicap, quelle qu'en soit l'origine.
* L'égalité des chances par la compensation humaine, technique et financière des conséquences du handicap, afin de permettre à la personne handicapée d'acquérir une pleine autonomie ..."    Haut de page

APGAR
Pédiatrie  -  [Angl. : APGAR - Activity, Pulse, Grimace, Appearance, Respiration or American Pediatric Gross Assessment Record]  Abrév. Du médecin pédiatre Virginia APGAR  (1909 - 1974)

    Le test APGAR est une évaluation globale de l'état de santé d'un nouveau-né, mis au point en 1953 aux États-Unis par le Dr. Virginia APGAR. Il est pratiqué dans les premières minutes qui suivent la naissance. Pour mieux mémoriser les différents facteurs de ce test, le mot APGAR est aussi un acronyme, ou une abréviation de :

Aspect : coloration générale du bébé qui peut être normale, trop claire ou cyanosée (bleue),
P
ouls, c'est-à-dire mesure du rythme cardiaque,
G
rimace réflexe que fait le nouveau-né lors de la stimulation par grattage de la plante du pied,
Activité ou mobilité générale des membres, de la tête, et
Respiration : intensité et rythme ventilatoire.
    Le score est évalué sur une échelle de 0 à 10, un total 0, 1 et 2 reflétant un mauvais état général, 10 traduisant le meilleur état de santé possible - chacun des 5 éléments du test est noté de 0 à 2. Syn. : APGAR, cotation d'APGAR, score d'APGAR.   La cotation d'APGAR        Haut de page

APID
Recherche médicale, banque de données
  -  [Angl. : APID]   Abrév. Agile Protein Interactomes Data analyzer.
   "APID est un outil web bio-informatique interactif qui a été développé pour permettre l'exploration et l'analyse des principales informations actuellement connues sur les interactions protéine-protéine intégrées et unifiées dans une plateforme commune et comparative. L'effort analytique et intégratif effectué dans APID fournit un cadre d'accès ouvert où toutes les interactions protéine-protéine connues et validées expérimentalement [BIND, BioGRID, DIP, HPRD (Human Protein Reference Database), IntAct (Database system and analysis tools for protein interaction data) et MINT (Molecular Interactions Database)] sont unifiées dans une application web unique qui permet une exploration agile de l'interactome réseau et inclut certains paramètres calculés qui pondèrent la fiabilité d'une interaction donnée entre deux protéines, et aussi qualifier l'environnement fonctionnel autour d'une protéine donnée". L'application est disponible en accès libre sur http://bioinfow.dep.usal.es/apid/      Haut de page

APM1
Génétique, médecine biologique, endocrinologie et métabolisme  -  [Angl. : ADPM1 - Adipose most abundant gene transcript 1]   Abrév. Adipose most abundant gene transcript 1.
    L'APM1 est aussi connue sous les noms de adiponectine (* adipo : du grec adeps, adipis, graisse, préfixe ou racine des termes relatifs à la  graisse, notamment celle de l'organisme ; * nectine : du latin necto, nectere [-necteur, nectine], unir, nouer, établir un lien), adipo-Q, Acr30 (Adipocyte complement-related of 30 kDa), GBP-28 (gelatin-binding protein of 28 kDa).
    Ce polypeptide de 244 acides aminés, de PM = 28 kDa (poids moléculaire = 28 kilodaltons) est une hormone produite par les adipocytes du tissu adipeux et par les ostéoblastes. Elle doit ses noms multiples au fait qu'elle a été découverte, dans les années 90, simultanément par plusieurs équipes de chercheurs.

    Le gène qui code l'adiponectine est situé sur 3q27, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 3, au locus 27. Dans le plasma, l'adiponectine est essentiellement présente sous forme de polymères dans lesquels les adiponectines sont reliées par des ponts disulfures. Les valeurs physiologiques pour le plasma sont de 5 à 10 μg/mL. Ce qui est important, c'est la découverte récente des liens qui existent entre l'adiponectine et le diabète de type II, ainsi que l'obésité.
    En effet, une équipe franco-japonaise (CNRS - Institut Pasteur de Lille et Université de Tokyo) vient de mettre en évidence que 30% du risque génétique du diabète de type II sont liés à des mutations du gène de l'adiponectine. Des souris obèses et insulinorésistantes (diabétiques) ont été guéries par des injections d'adiponectine.
    L'adiponectine étant insuffisante chez les patients obèses et souffrant d'un diabète de type II, elle pourrait être à la base d'un traitement, non seulement pour l'obésité et le diabète II, mais aussi pour l'infarctus du myocarde et les états prédiabétiques.        Haut de page

Apo   Apo-A1   Apo-B   Apo-C   Apo-D   Apo-E   Apo-E2   Apo-E3   Apo-E4
Biochimie, médecine biologique, génétique  -  [Angl. : APO - Apolipoprotein]  Abrév.  * apo : du grec apo [apo-], à partir de, avec la notion d’éloignement ; * lipo :du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * proto, protéo, protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    On a déterminé 5 groupes différents d'apolipoprotéines (Syn. : apoprotéine) : A, B, C, D et E. Au cours d'un bilan lipidique, on dose entre autres les apolipoprotéines A1 (apo-A1) et les apo-B. Les apo-A1 sont la fraction protéique majeure des HDL (High density lipoprotein). Les HDL représentent le "bon" cholestérol. Les apo-B, à l'inverse, représentent la fraction protéique majeure des LDL (Low density lipoprotein) "athérogènes". Si le taux d'apo-A1 est bas et celui d'apo-B élevé, le rapport B/A1 est lui aussi élevé et le risque cardiovasculaire est d'autant plus important qu'il dépasse 1,39.

* En effet, si l'augmentation des Apo-A1 n'apporte pas un facteur de protection, sa diminution provoque un risque cardiovasculaire important. Explications : L'apo-A1 intervient dans la captation des HDL par le foie et, en activant la LCAT (lécithine cholestérol acétyltransférase), elle joue un rôle structural majeur dans la synthèse des HDL. Peu d'Apo-A1 produit donc peu de HDL et on a constaté qu'un déficit du gène de l'apo-A1 provoque l'absence de synthèse des HDL. Les valeurs pour un risque cardiovasculaire faible sont ≥ 1,40 g/L chez l'homme, ≥ 1,60 g/L chez la femme.

* En ce qui concerne les apo-B, leur dosage donne une bonne idée du nombre de particules (donc de LDL) présentes dans le système vasculaire. Leur augmentation provoque donc celle, directement proportionnelle de LDL, donc le risque de formation d'athérome. Les valeurs pour un risque cardiovasculaire faible sont inférieures à 0,9 g/L.

* Un exemple de calcul 
    - Avec des valeurs "faible risque" : Apo-A1 : 1,40 g/L ; Apo-B : 0,9 g/L ; le rapport B / A1 = 0,9 / 1,40 = 0,64
    - Avec des valeurs pathologiques : Apo-A1 : 0,6 g/L ; Apo-B : 1,55 g/L ; le rapport B / A1 = 1,55 / 0,6 = 2,58.

En ce qui concerne les apo-E, ce sont essentiellement des transporteurs de cholestérol et de phospholipides et ils permettent de ce fait d'alimenter les cellules de l'organisme en cholestérol et en phospholipides. C'est ce qui explique qu'ils interviennent dans la restructuration ou la réparation des membranes neuronales (donc des cellules nerveuses, dans lesquelles on trouve essentiellement des phospholipides et du cholestérol).
    On connaît aujourd'hui 3 formes d'apo-E (E2, E3 et E4), issues de 3 allèles du gène qui code l'apo-E (sur le chromosome 19) : e2, e3 et e4. On a constaté (dans des études publiées en 1993) que l'allèle e4, donc l'apo-E4, est environ 4 fois plus présent (20%) chez les personnes atteintes de la MA (maladie d'Alzheimer) que chez les non malades (environ 5%). Des études récentes ont montré que les porteurs de e2 ont moins de cholestérol sanguin, alors que ceux qui ont l'allèle e4 présentent une hypercholestérolémie. A signaler également le fait que les apolipoprotéines sont reconnues par des récepteurs de la membrane cellulaire, ce qui permet leur passage de part et d'autre de cette membrane.

    Pour simplifier : * l'allèle e4 (Apo-E4) représente un réel facteur de risque pour les MCV (maladies cardiovasculaires) et la MA, même si elle est neuroprotectrice (car c'est la moins active dans cette protection, de toutes les apolipoprotéines E et les porteurs de E4 réparent moins bien leurs cellules nerveuses que les autres), car elle favorise la formation de plaques séniles en favorisant l'agrégation du peptide Aß ou peptide amyloïde bêta). * l'allèle e2 (Apo-E2) par contre, représente une réelle protection contre les MCV et la MA.    Haut de page

APRAT
Génétique
 -  [Angl. : Association for research of ataxia telangectasia]  Abrév. Association pour la recherche sur l'ataxie télangiectasie.  * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * taxie : du grec taxis [taxi-, taxo-, -taxie], arrangement, ordre ; * télé : du grec teleos [téléo-, télo-], fin (comme fini) ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau : * ectasie : du grec ektasis [ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un vaisseau.
    L'ataxie télangiectasie ou A-T est une abréviation désormais utilisée pour désigner une maladie génétique, d'évolution lente et d'issue fatale, affectant les enfants. L'ataxie représente un désordre neurologique dont l'expression clinique se traduit par un syndrome déficitaire défini médicalement comme ataxique (instabilité à la marche, difficulté à coordonner les mouvements) et des télangiectasies qui correspondent à des anomalies cutanées ou oculaires sous la forme de petites taches rougeâtres. Il ne s'agit pourtant pas des seules anomalies observables.
    En effet, il s'y ajoute un risque d'infection plus élevé, une sensibilité importante aux radiations ionisantes et une prédisposition à développer des pathologies cancéreuses. Quelques désordres biologiques peuvent être décelables par simple prise de sang (déficit immunitaire, taux élevé de l'alphafœtoprotéine).
    Son ancien nom était en fait le syndrome de LOUIS-BAR décrit en 1941. Une définition beaucoup plus complète et précise a été effectuée par les docteurs BODER et SEDWICK en 1957 et ils ont donné un nom définitif à cette maladie. Génétiquement, cette maladie est transmissible de parents à enfants, selon un mode récessif lié aux chromosomes non sexuels.    Haut de page

APS   ASP (1)
Immunologie allergologie, andrologie, cancérologie
  -  [Angl. : PSA - Prostate Specific Antigen]  Abrév.  Antigène spécifique de la prostate  *anti- : préfixe indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.   
    L'APS ou PSA ou ASP est une glycoprotéine exclusivement prostatique et son taux d'alerte est de 4 ng/mL (le nanogramme est le milliardième de gramme, soit 10-9 g). En effet, les valeurs considérées comme normales sont de moins de 2,5 ng/mL avant 50 ans et de moins de 4 ng/mL après 50 ans. Son taux est anormalement élevé dans les prostatites aigües, les adénomes prostatiques et surtout dans les cancers (adénocarcinomes prostatiques), mais près de 20% des patients qui ont un cancer de la prostate ont un taux de PSA normal.

    Son évaluation est complétée d'un toucher rectal (TR) et d'une échographie prostatique par voie endorectale, éventuellement avec biopsie. 30% des hommes de plus de 50 ans présentent un adénome prostatique, avec un taux de PSA inférieur à 20 ng/mL, mais ce taux s'élève proportionnellement à la taille de l'adénome. Dans les cancers de la prostate, l'élévation du taux de PSA est constante et proportionnelle à la taille de la tumeur. Après prostatectomie complète (suppression de la prostate), le taux de PSA atteint des valeurs proches de zéro en 3 semaines environ (on parle de taux indétectable).
    Lors des contrôles suivants, une nouvelle élévation du PSA indique que l'exérèse de la prostate n'a pas été complète. En français : APS pour antigène spécifique de la prostate.

    Le problème de ces dosages de PSA est que leur spécificité reste encore trop relative quant aux valeurs comprises entre 4 et 20 ng/mL et ne tient pas compte de l'âge des patients ; il fallait donc trouver d'autres marqueurs pour affiner un éventuel diagnostic de cancer de la prostate. On utilise donc actuellement les marqueurs prostatiques suivants du sérum sanguin : PSAV, PSAD, PSAT et PSAL et PSA US.

* PSAV ou Prostate Specific Antigen Velocity (vélocité de l'antigène spécifique de la prostate). On a jusqu'à présent considéré comme "normale" une augmentation de 0,75 ng/mL par année d'âge, donc une PSAV de 0,75 ng/mL/an.
    Pour dépister un cancer chez des sujets plus jeunes, on prend maintenant en compte les valeurs seuils suivantes : PSAV = 0,4 ng/mL/an avant 60 ans ; PSAV = 0,6 ng/mL/an entre 60 et 70 ans ; PSAV = 0,75 mg/mL/an après 70 ans.

* PSAD ou Prostate Specific Antigen Density (densité de l'antigène spécifique de la prostate). On mesure par échographie le volume total de la prostate et on calcule le rapport taux de PSA / volume de la prostate. Actuellement, la valeur seuil pour le PSAD est de 0,15. Ce dosage a un grand intérêt : il permet, dans 90% des cas, de faire la distinction entre un cancer et une hypertrophie bénigne.

* PSAL ou PSA libre et PSAT ou PSA total. Dans notre sang, le PSA ou PSAT ou PSA total, circule sous 2 formes : environ 10% sous une forme libre (PSAL) et 90% sous une forme liée à des protéines. On distingue, dans cette deuxième fraction
- le PSA-ACT ou PSA lié à l'α-1-antichymotrypsine et
- le PSA-AMG ou PSA lié à l'α-2-macroglobuline.

    On a constaté que le taux de PSAL est plus bas s'il existe un adénocarcinome que si il s'agit d'un adénome. C'est la raison pour laquelle un rapport PSAL/PSAT < 0,15 (0,24 pour certains auteurs) est généralement en faveur d'un diagnostic de cancer de la prostate.

* PSA US ou PSA ultrasensible. Ce dosage, capable de détecter des doses infimes de PSA n'est réalisé que chez des patients ayant subi une adénectomie (ou prostatectomie) totale après dépistage d'un cancer. Il est destiné à mettre en évidence une éventuelle récidive du cancer.    Haut de page

ARM
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Angio-MRI - Magnetic resonance imaging]  Abrév.  Angiographie par résonance magnétique. * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * résonance : du latin resonantia [résonance, résonateur], phénomène d'interaction qui se produit entre les atomes et le rayonnement électromagnétique auquel ils sont soumis. 
    Accompagnée d'une injection de produit de contraste, l'angiographie par résonance magnétique est une technique d'exploration vasculaire simple, performante, non invasive et non irradiante, potentiellement applicable à la totalité des territoires artériels. La qualité des images obtenues est généralement excellente mais dépend aussi des spécifications techniques de l'appareil utilisé.    Haut de page

ARN   ARNm   ARNt
Biochimie, médecine biologique  [Angl. : RNA, mRNA, tRNA - Ribonucleic acid, m = messenger, t = transfer]  Abrév.  Acide ribonucléique * acide : du latin acidus [acido-], d'une saveur piquante * ribo : le mot ribose serait le résultat d'une altération de arabinose, lui-même dérivé de la gomme arabique, ainsi nommée à cause de l'usage qu'en firent les médecins arabes * nucléique : du latin nucleus [nucléo-, -nucléaire, nucléique], noyau.
    Dans une cellule vivante, l'ARN ou acide ribonucléique copie et transmet l'information génétique portée par l' ADN. Pour le virus VIH, tout le matériel génétique est formé par une molécule d'ARN. Les ARN ne contiennent normalement qu'un seul brin, et ne forment donc pas de structure stable avec leur complément. Par contre, les bases de l'ARN peuvent s'apparier avec d'autres régions du même brin, et donc former des structures dites secondaires, entièrement dictées par la séquence du brin d'ARN.
    Ces appariements intramoléculaires jouent un rôle central dans la fonction de tous les ARN, en leur imposant une structure tridimensionnelle unique. La structure des ARN de transfert ou ARNt, Schéma d'un ARNt  les adaptateurs qui permettent de décoder les ARN messagers ou ARNm, reflète parfaitement leur fonction.    Haut de page

ARP (1)
Rhumatologie, génétique, immunologie allergologie, recherche médicale, associations de malades  -  [Angl. : Association for research of polyarthritis]  Abrév.  Association de Recherche sur la Polyarthrite.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation : * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    Dans le but de développer les recherches sur la polyarthrite, l'ARP a été créée le 3 mai 1989 par deux familles de polyarthritiques (Jacques Courtin-Clarins et Denis Bloch), le soutien de cliniciens et de chercheurs, l'aide financière de la Société Clarins et de ses fournisseurs et la collaboration des associations de polyarthritiques AFP et ANDAR.

 Les buts de l'ARP :
- Récolter des dons pour financer la Recherche sur la Polyarthrite.
- Développer la Recherche Fondamentale autour des pathologies inflammatoires rhumatismales et en particulier autour de la Polyarthrite Rhumatoïde et de l'Arthrite Chronique Juvénile.
- Développer la Recherche Clinique.
- Sensibiliser le grand public, en étroite collaboration avec les autres associations de polyarthritiques.    Haut de page

ARP (2)
Néphrologie urologie, médecine biologique  -  [Angl. : PRA - Plasma renin activity]  Abrév.  Activité rénine plasmatique.  * rénine : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins : * plasmatique : du grec plasma [plasmo-,  -plasme, plasmatique], ouvrage façonné. En biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. 
    La mesure de l'activité rénine plasmatique est indiquée lors de fuites urinaires importantes de potassium. Une valeur très élevée traduit l'existence d'un hyperaldostéronisme dit secondaire. La valeur normale de l'ARP est de 1,5 à 5,7 ng/mL/H (nanogrammes par millilitres par heure). On peut également mesurer l'ARP dans le cas d'une HTRV (hypertension rénovasculaire) avec hyperactivité du système rénine-angiotansine. (Voir les termes rénine et angiotensine).    Haut de page

ARTP
Cancérologie, andrologie, recherche médicale  -  [Angl. : Association for research of prostate tumors]  Abrév.  Association pour la Recherche sur les Tumeurs de la Prostate.   * tumeur : du latin tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé ; * prostate : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une partie de l'urètre.  
    L'ARTP a été créée sur le constat que la recherche fondamentale et clinique était très insuffisamment développée en France pour faire face au défi médical de grande ampleur que constituent les tumeurs de la prostate, une des principales causes de morbidité et de mortalité chez l'homme après 40 ans.
    Le but premier de L'ARTP était et demeure d'aider à redresser cette situation préoccupante. Le principe de la constitution du premier conseil scientifique a été la réunion de personnalités scientifiques et médicales de notoriété reconnue dans divers domaines de l'urologie, de la cancérologie, de la génétique moléculaire, de l'endocrinologie, de la biochimie, de la pharmacologie, de l'anatomie pathologique et de l'épidémiologie, pour encourager le développement de recherches sur les tumeurs prostatiques en tirant profit des approches qui se sont révélées porteuses dans d'autres domaines de la pathologie tumorale.    Haut de page

AS
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Caregiver]  Abrév.  Aide-soignant(e)
   Sous la responsabilité de l'infirmier(-ière), l'aide-soignant s'occupe de l'hygiène et veille au confort physique et moral des malades. Au quotidien, il (elle) aide les patients à effectuer leur toilette et à s'habiller. Certains malades doivent rester à jeun avant une opération, d'autres suivent un régime particulier.    Haut de page

ASA
Anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : ASA - American Society of Anesthesiology]    Abrév.  Société Américaine d'Anesthésiologie * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; *esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
ASA Score : indice de gravité en anesthésie mis au point par l'ASA, de 1 à 5. Exemples :
* Indice 1 pour un patient en bonne santé devant subir une opération pour une hernie inguinale.
* Indice 2 pour un patient avec une maladie générale modérée (bronchite chronique, obésité modérée, diabète contrôlé par le régime, infarctus du myocarde ancien, HTA modérée).
* Indice 3 pour un patient qui a une maladie grave mais non invalidante : insuffisance coronaire avec angor, diabète insulinodépendant, obésité pathologique, insuffisance respiratoire modérée.
* Indice 4 pour un patient avec maladie générale invalidante mettant en jeu le pronostic vital : insuffisance cardiaque sévère, angor rebelle, insuffisance respiratoire, rénale ou hépatique ...
* Indice 5 pour les patients moribonds qui ne survivraient pas plus de 24 heures, avec ou sans opération : rupture d'anévrisme de l'aorte abdominale, en grand état de choc.      Haut de page

ASH (1)
Immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : Antistreptohyaluronidase]  Abrév.  Antistreptohyaluronidase * anti : du préfixe anti-  indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; * strepto : du grec streptos [strepto-], contourné, relatif aux bactéries en forme de chaînettes ; * hyaluro : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent, relatif à l'acide hyaluronique, hyalin et visqueux ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.  
    La hyaluronidase est une exoenzyme sécrétée par les streptocoques du groupe A (pyogènes, c'est-à-dire qu'ils provoquent l'apparition de pus), C et G. La hyaluronidase a un effet lytique sur la substance de base du tissu conjonctif et se comporte, de ce fait, comme un facteur favorisant la diffusion de l'infection. À leur contact, l'organisme sécrète des anticorps antiexoenzyme que l'on peut mettre en évidence. L'antistreptohyaluronidase qui agit contre certains streptocoques est aussi nommée antihyaluronidase.    Haut de page

ASH (2)
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Hospital orderly]  Abrév.  Aide-soignant(e) hospitalier(ère)
    Il existe plusieurs sites internet concernant cette profession, dont "L'espace internet au service de la profession aide-soignante" avec un lien permettant la consultation du "Décret n° 2000-844 du 31 août 2000 ... portant statuts particuliers des aides-soignants et des agents des services hospitaliers de la fonction publique hospitalière".     Haut de page

ASHD
Cardiologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Arteriosclerotic heart disease]  Abrév.  Artériosclérose (ou athérosclérose) coronaire
L'artériosclérose (ou athérosclérose) coronaire est la cause essentielle de l'infarctus du myocarde, qui entraîne la nécrose d'une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque ou myocarde, résultant d'une obstruction brutale d'une artère coronaire. Privées de sang et d'oxygène, les cellules cardiaques meurent et libèrent leurs enzymes qui détruisent le territoire environnant.

La cause la plus fréquente de l'infarctus du myocarde est la formation d'un thrombus (caillot) sur une plaque d'athérome située contre la paroi de l'artère coronaire. Il existe souvent des signes annonciateurs tels l'angor ou angine de poitrine, douleurs parfois paroxysmiques avec sensation d'être pris dans un étau, au niveau du sternum, du bras gauche et jusque vers la mâchoire. Ces crises se reconnaissent au fait qu'elles ne durent généralement pas plus de 2 à 3 minutes, alors que pour l'infarctus, les douleurs sont du même type, mais avec des crises de 30 minutes à une heure, parfois plus.
Le diagnostic est fait par dosage dans le sang des enzymes cardiaques (augmentation de la créatine-kinase) et par un électrocardiogramme qui met en évidence la souffrance cardiaque par des ondes Q de nécrose. Le traitement doit être hospitalier et consiste en l'injection de thrombolytiques qui vont dissoudre le caillot (streptokinase ou urokinase) et en l'administration de trinitrine qui a un puissant effet vasodilatateur. Autres médicaments souvent associés : bêtabloquants, aspirine, héparine. Après diagnostic et traitement, une angioplastie peut être décidée si l'état de l'artère le permet.    Haut de page

ASLO
Immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : ASLO - Antistreptolysin O]  Abrév.  Antistreptolysine O   * anti : du préfixe anti-  indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; * strepto : du grec streptos [strepto-], contourné, relatif aux bactéries en forme de chaînettes ; * lysine : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution.
    L'antistreptolysine O est un anticorps qui neutralise la streptolysine, toxine due à des streptocoques hémolytiques A. Les streptocoques du groupe A (Streptococcus pyogènes), C et G sécrètent quatre sortes d'exoenzymes :
* les streptolysines O et S qui hémolysent les hématies (seule la streptolysine O est antigénique),
* la hyaluronidase qui, par l'action fluidifiante de l'acide hyaluronique agit sur la substance fondamentale,
* la streptodornase qui hydrolyse l'ADN,
* la streptokinase qui dissout les caillots sanguins par lyse de la fibrine.

    En réponse à la présence de ces exoenzymes, l'organisme fabrique  des anticorps anti-exoenzymes que l'on peut mettre en évidence, même après la disparition des streptocoques. La valeur sérique normale de l'ASLO est nulle ou < 200 unités. Elle augmente dans les infections à streptocoques ß hémolytiques (surtout du groupe A) responsables entre autres de rhumatismes articulaires aigus, de glomérulonéphrites, d'endocardites bactériennes.    Haut de page

ASMR
Pharmacologie  -  [Angl. : Improvement in clinical benefit]  Abrév.   Amélioration du service médical rendu
    Voir d'abord SMR (service médical rendu). Lorsqu'un visiteur médical présente un nouveau médicament à un médecin, il doit lui remettre en même temps un avis de la Commission de Transparence nommé ASMR (Amélioration du service médical rendu) qui donne, pour ce médicament, son niveau d'ASMR. Ce niveau figure généralement sur la notice contenue dans l'emballage du médicament. On distingue actuellement :
* Niveau I : Progrès thérapeutique important.
* Niveau II : Amélioration importante en termes d'efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables.
* Niveau III : Amélioration modeste en termes d'efficacité thérapeutique et/ou de réduction des effets indésirables.
* Niveau IV : Amélioration mineure en termes d'efficacité thérapeutique et/ou d'utilité au plan clinique (acceptabilité, commodité d'emploi, observance), complément de gamme justifié ou avantage potentiel lié aux propriétés pharmaceutiques ou au moindre risque d'interaction médicamenteuse.
* Niveau V : Pas d'amélioration avec avis favorable à l'inscription.
* Niveau VI : Avis défavorable à l'inscription collectivité ou Sécurité sociale.
* ASMR 00 : amélioration difficile à préciser.     Haut de page

ASP
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Plain abdomen]  Abrév. Abdomen sans préparation de face.  * abdomen : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme.  
    Radiographies de l'abdomen sans utiliser de produits de contraste radio-opaques.  La radio simple, systématique de l'abdomen n'a guère d'intérêt. La radio simple de l'abdomen doit être orientée sur une donnée précise, recherche d'un calcul radio-opaque dans le trajet urétéral par exemple (projection sur l'extrémité des apophyses transverses puis à proximité de la paroi pelvienne).
    Dans la majorité des cas, les nouvelles méthodes montrent avec plus de précision ce que montrait l'abdomen sans préparation (taille des reins, calcifications diverses) ; l'abdomen sans préparation complète un examen scanographique ou IRM pour repérer dans l'ensemble abdominal une anomalie vue sur une coupe particulière.   Haut de page

ASp
Obstétrique  -  [Angl. : SD : Spontaneous delivery]     Abrév.  Accouchement spontané.   * accouchement : du latin accubare, se mettre au lit.
    On qualifie de spontané un accouchement qui se déroule sans aucune intervention médicale.    Haut de page

AT
Obstétrique  -  [Angl. : FT : Full term]     Abrév.  Accouchement à terme.   * accouchement : du latin accubare, se mettre au lit.
  Un accouchement à terme se produit après 38 à 42 semaines d'aménorrhée. Le terme moyen d'accouchement survient au bout de 39 semaines et 6 jours d'aménorrhée, plus ou moins deux semaines. On parle de terme dépassé après 42 semaines.   Haut de page

ATB
Pharmacologie  -  [Angl. : ATB - Antibiotic]     Abrév. Antibiotique.   * anti : du préfixe anti-  indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) : * bio : du grec bios [bio-, -biose, -biotique], vie.  
    Médicaments capables d'inhiber la croissance bactérienne (activité bactériostatique) et de détruire toutes les bactéries d'une ou plusieurs espèces à 100% (activité bactéricide). Ex. : toxicité de certains ATB, efficacité d'un traitement ATB.    Haut de page

ATBG
Médecine biologique  -  [Angl. : Antibiogram]  Abrév. Antibiogramme* anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * bio : du grec bios [bio], vie ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit.
    L'antibiogramme est une méthode biologique basée sur la mise en culture des germes éventuellement présents dans un liquide biologique (sang, urine, liquide céphalorachidien) et permettant de déterminer quels antibiotiques peuvent entraver leur développement. La méthode la plus courante consiste à placer des disques imprégnés de divers antibiotiques sur une culture de la bactérie examinée et à mesurer le diamètre de la zone d'inhibition de culture autour du disque. 
    Selon ce diamètre, on dira que la souche est, pour un antibiotique donné, sensible, résistante ou intermédiaire. Pour la technique concernant l'antibiogramme, voir la page "Mise en évidence de l'action d'un antibiotique"    Schéma d'un antibiogramme.    Haut de page

ATCD
Médecine générale  -  [Angl. : Antecedent]  Abrév. Antécédent(s)
    Abréviation utilisée sur les rapports médicaux et les ordonnances pour "antécédents".  Dans certains actes médicaux, comme une grossesse par exemple, il est important de connaître certains ATCD, notamment ceux concernant la circulation sanguine, les antécédents thrombo-embolytiques, entre autres.             Haut de page

ATLL
Médecine biologique, cancérologie  -  [Angl. : ATLL Adult T-Cell Leukemia Lymphoma]  Abrév. Leucémie Lymphoïde T.   * leuco : du grec leukos [leuc(o)-], blanc ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l'apparence.
    Connue aussi sous le nom de leucémie lymphoïde T qui touche les adultes. Responsable : le virus HTLV-I (Human T-Cell Leukemia Virus). C'est une forme de leucémie extrêmement agressive, à évolution rapide, chimiorésistante. L'issue est généralement fatale en quelques mois, car les cellules leucémiques infiltrent tous les organes.    Haut de page

ATM
Anatomie, odontostomatologie  -  [Angl. : Temporomandibular dental joint - TMJ]   Abrév.  Articulation temporomandibulaire* articulation : du latin articulus [articul(o)-, -articulaire], articulation ; * temporo- :  du latin tempula (de tempora) [temp(o)-, -temporal], temple - partie latérale de la tête comprise entre l’œil, le front, l’oreille et la joue ; * mandibul- : du bas latin mandibula ou du latin classique mandere, mâcher ; se rapporte à la mandibule, mâchoire inférieure de l’homme et des vertébrés ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    L'articulation temporomandibulaire (anc. orth. : temporo-mandibulaire - ATM) est qualifiée de diarthrose bicondylienne, car il s'agit de deux articulations qui fonctionnent de façon synchrone. Comme celle du genou, elle présente la particularité de posséder un disque fibrocartilagineux, parfois appelé ménisque, attaché au condyle mandibulaire par des ligaments qui le rendent totalement solidaire des mouvements du condyle.
    Sa forme concavoconvexe lui permet de s'adapter à la fois à la cavité glénoïde et au versant antérieur du condyle. Quand le condyle fait un mouvement vers l'avant avec basculement, le disque suit parfaitement ce déplacement, comme dans les mouvements de propulsion rétropulsion ou de diduction.
    L'existence de ce disque partage l'articulation en deux unités : une articulation temporo-discale et une articulation disco-mandibulaire. Les deux surfaces, du condyle mandibulaire et de la cavité glénoïde ou fosse mandibulaire temporale, sont recouvertes de cartilage articulaire, et les structures de cette ATM sont entourées par une capsule, tapissée de la synoviale. À noter que, au niveau du condyle mandibulaire, seul le versant antérieur est articulaire.    Schéma de l'ATM       Haut de page

ATNC
Médecine biologique  -  [Angl. : NCTA - Non-conventional transmissible agent = prion]   Abrév. Agent Transmissible Non Conventionnel. 
    Les agents transmissibles non conventionnels (ATNC) ou prions induisent des maladies neurologiques lentes toujours mortelles chez l'homme et chez l'animal. Leur nature n'est toujours pas connue avec précision. Sur le plan neuropathologique, l'atteinte du système nerveux central se caractérise par une spongiose neuronale et une gliose avec hyperastrocytose, en l'absence de tout signe inflammatoire central ou périphérique.
    Sur le plan biochimique, les prions induisent l'accumulation, proportionnellement au titre infectieux, d'une protéine de l'hôte, la PrP, sous une isoforme résistante partiellement à la protéinase K. Pour certains auteurs, cette protéine modifiée serait l'agent lui-même, alors que d'autres associent à ces agents une information génétique dont la nature reste à préciser. Les ATNC sont particulièrement résistants aux procédés de décontamination physiques et chimiques.
    Ils sont transmissibles expérimentalement et au travers d'actes chirurgicaux ou médicaux impliquant le système nerveux central : utilisation d'instruments de neurochirurgie insuffisamment décontaminés, d'électrodes profondes, greffes de tympan, de cornée ou de dure mère, traitement par des hormones d'origine hypophysaire. Ces accidents dramatiques justifient amplement la mise en place de mesures de santé publique visant à minimiser le risque lié aux ATNC.    Haut de page

ATP   ATP artificielle
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : ATP - Adenosine triphosphate, artificial ATP]   Abrév. Adénosine triphosphate.   * adénosine : du grec adên, [adéno-, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et aux ganglions  lymphatiques ; * tri : du latin et du grec tri , trois ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates.
    Adénosine-5'-triphosphate. Nucléotide, de la famille des purines, servant à emmagasiner et à transporter de l'énergie. Il est constitué de l'adénine, du ribose et de trois groupes phosphates unis les uns aux autres par deux liaisons pyrophosphates à haut potentiel énergétique. C'est le transporteur (échangeur) d'énergie dans la cellule. L'énergie des métabolites est partiellement transférée à des molécules d' ATP qui représentent la source fondamentale d'énergie directement utilisable par les cellules.  
 
ATP artificielle : Le carburant organique universel est l'adénosine triphosphate ou ATP, molécule facile à produire en laboratoire à partir d'un mélange de gaz riche en phosphore : l'adénine (un nucléoside) se couple avec un sucre (le ribose) pour former l'adénosine et avec une molécule triphosphate 3(PO4)3-. Sa propriété la plus importante est la libération d'énergie lors de sa cassure : ATP -> ADP ou adénosine diphosphate + (PO4)3- + énergie utilisable par la cellule.
    Au cours de l'évolution, les premières cellules ont dû capter l’ATP (abondant dans la soupe primordiale) et il leur suffisait de casser ces molécules pour libérer l’énergie dont elles avaient besoin. À ce stade, l’ADP était rejeté comme un déchet. L’ATP est le fournisseur d’énergie de la cellule et restera le carburant universel du vivant.

Japon - Un groupe de recherche de l'Institut de Technologie de Tokyo (Hamamatsu Photonics) a réussi a recréer artificiellement la synthèse d'adénosine triphosphate (ATP). L'énergie cellulaire est obtenue par la dégradation d'ATP en ADP provoque par la rotation d'un moteur moléculaire compose de protéines. Les chercheurs ont synthétise artificiellement l'ATP en attachant de petites perles magnétiques au moteur moléculaire et en les faisant tourner avec un électro-aimant.  Le cycle de l'ATP    Haut de page

ATP (2)
Pharmacologie  -  [Angl. : Programmed stoppage of treatment]  Abrév. Arrêt de traitement programmé.
    Dans le cas d'un arrêt de travail programmé par un médecin, pour une intervention chirurgicale par exemple, l'assuré demande le ou les formulaires nécessaires auprès de sa CPAM (caisse primaire d'assurance maladie) et se rend ensuite à l'hôpital avec ces formulaires. Pour toute personne appartenant à la communauté européenne, le règlement s'effectue alors directement entre la CPAM et l'hôpital, dispensant à l'assuré de payer les soins.    Haut de page

ATP (3)
Angiologie et médecine vasculaire, cardiologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Transluminal percutaneous angioplasty]  Abrév. Angioplastie transluminale percutanée.  * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau : * plastie : du grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes ; en cytologie, un plaste est un organite de la cellule ; * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * luminale : du latin lumen [-luminal, -luminescence], lumière ; en biologie, désigne l'intérieur d'un vaisseau ou d'une cavité ; * per : du latin per [per-], à travers, de part en part, au moyen de. A noter que ce préfixe peut avoir de nombreux autres sens et en particulier celui de superlatif, c'est-à-dire qu'il renforce le sens de ce qui suit ; * cutanée : du latin cutis [cuti-,  -cutané], peau.  
    Lors de l'angioplastie aussi appelée angioplastie transluminale percutanée, ou encore dilatation, un tube connu sous le nom de cathéter, ou gaine, est inséré à l'intérieur de l'artère fémorale dans l'aine. L'injection d'un colorant permet de visualiser sur un écran de télévision ou moniteur, le rétrécissement de l'artère. Dans la gaine, on introduit un mince tube muni à son extrémité d'un ballonnet afin d'atteindre le lieu de rétrécissement (par exemple dans l'artère coronaire).
    Une fois arrivé au point de blocage, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet grossit, il écrase et étale les dépôts  présents sur la paroi de l'artère. La lumière de l'artère est ainsi agrandie pour permettre au sang de s'écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé. L'intervention dure environ trois heures. Elle peut être complétée par la pose d'un stent, sorte de ressort qui est placé contre la paroi interne de l'artère et qui évite une resténose.         Haut de page

ATPase
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : ATPase - Adenosine triphosphatase]  Abrév.Adénosine triphosphate.   * adénosine : du grec adên, [adéno, adénine, adénosine], glande ; préfixe relatif aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; * tri : du latin et du grec tri, trois ; * phosphate : du grec phôs, phôsphoros [phosphor(o)-, phosphate, phosphato], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; ase : du suffixe -ase qui signifie enzyme, synonyme de diastase.
    L'ATPase est une enzyme qui est capable de dissocier l'ATP en une molécule d'ADP (adénosine diphosphate) et un phosphate inorganique (Pi). Cette dissociation libère de l'énergie qui est réutilisable par la cellule.      Haut de page

ATT
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Transtympanic aerator]   Abrév. Aérateur transtympanique  aéro : du latin  aer, aeris, du grec aêr, aeros [aér(o)-], air ; * ateur : du suffixe -at, atique, -ateux qui sert à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    Le drainage transtympanique * (drainage : de l’anglais to drain [drain, -drainage], égoutter, supprimer un liquide en excès ; * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * tympanique : du latin tympanum, du grec tumpanum [tympan(o)-], tambour, relatif au tympan) est une technique qui est utilisée essentiellement chez les enfants souffrant d'otites à répétition et qui a pour but d'établir une communication entre l'oreille moyenne (où se trouvent les osselets) et l'oreille externe.
    En milieu hospitalier et sous anesthésie locale ou générale selon les cas, le chirurgien ORL pratique une petite incision dans la partie basse du tympan puis place un petit objet qui a la forme d'un yoyo, creux en son centre. Cet objet porte également le nom de yoyo ou aérateur transtympanique (ATT), ou diabolo. Il permet à une éventuelle collection de pus qui se serait formée dans l'oreille moyenne, de s'écouler dans l'oreille externe, évitant ainsi une augmentation de pression et une baisse de l'audition. Après un délai variable selon les sujets, ce drain est automatiquement rejeté et le tympan se referme tout seul ou il est enlevé, après 10 à 12 mois par l'ORL.    Yoyo en place dans le tympan         Haut de page

ATU
Pharmacologie  -  [Angl. : Temporary authorization to use]    Abrév.  Autorisation temporaire d'utilisation.  
    L'ATU permet aux malades d'avoir accès aux médicaments avant ou hors AMM. L'ATU dite de cohorte, doit être demandée par le laboratoire pharmaceutique. L'ATU dite nominative, doit être demandée par le médecin hospitalier. Dans tous les cas, c'est le laboratoire pharmaceutique qui choisit de délivrer le produit à titre gratuit ou onéreux. La durée maximale est d'un an, parfois prolongée.    Haut de page

AUSP
Imagerie médicale et interventionnelle, urologie  -  [Angl. : Plain urinary tract]  Abrév. Arbre urinaire sans préparation.
    L'arbre urinaire sans préparation est un examen radiologique sans injection d'un produit opacifiant (ou radio-opaque), permettant d'étudier les ombres rénales, les bords des psoas et d'éventuelles opacités de tonalité calcique, comme les lithiases rénales, urétérales ou vésicales.  Calculs calciques dans l'uretère            Haut de page

AVC   AVCI   AVCH
Angiologie et médecine vasculaire  -  $[Angl. : CVA - Cerebrovascular accident ou stroke]  Abrév. Accident vasculaire cérébral.   * vasculaire : du latin vasculum [vascol(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin) ; * cérébral : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau.
    Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des complications aigües (soudaines) d'une maladie vasculaire, dus à un arrêt de la vascularisation sanguine dans un territoire cérébral (infarctus cérébral ou AVCI - ischémique) ou à une rupture d'un vaisseau (hémorragie cérébroméningée ou AVCH - AVC hémorragique). Ils représentent en France la troisième cause de mortalité et la première cause d'invalidité.

    Leur manifestation la plus habituelle est l'hémiplégie (paralysie d'un hémicorps). Dans le langage populaire, un AVC est aussi appelé "attaque"  ou "congestion cérébrale". Le nombre de nouveaux cas annuels est évalué à 100 000 pour la France et il y a 35 000 récidives annuelles chez d'anciens malades. Le nombre de personnes atteintes d'AVC est estimé en France à 500 000. Ils sont un peu plus fréquents chez l'homme (4 hommes pour 3 femmes), surviennent plus souvent en hiver.
    Le nombre de cas augmente avec l'âge, l'incidence étant de 40 pour 1000 au-delà de 85 ans. La lésion cérébrale entraîne des déficiences variées. Si le déficit moteur est le plus habituel, d'autres troubles sont observés : troubles de la sensibilité, atteintes variées des fonctions cognitives : langage, compréhension, mémoire, perception du temps et de l'espace...    Haut de page

AVG (1)
Gynécologie obstétrique, neurochirurgie, angiologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Aneurysm of the vein of Galien] Abrév.Anévrisme de la veine de Galien* anévrisme : du grec aneurisma [anévrism(o)-], dilatation ; * veine : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines, vaisseaux qui ramènent le sang vers le cœur ; * Galien Claude : médecin grec, né probablement vers 201 à Pergame, mort vers 201 à Pergame ou à Rome ; il a fait d’importantes découvertes en anatomie et son œuvre, qui reposait sur l’existence des « humeurs » a servi de référence jusqu’à la Renaissance.  
    L'anévrisme (anc. orth. : anévrysme) de la veine de Galien correspond à une dilatation de l'ampoule de Galien, conséquence d'une ou plusieurs fistules artérioveineuses. C'est sur le trajet de la veine jugulaire interne, à l'intérieur du crâne, que le sinus droit se ramifie et c'est à ce niveau que se situe l'ampoule de Galien.
    L'AVG est une affection non héréditaire rare mais de pronostic redoutable. Mis en évidence par l'échodoppler, l'AVG est généralement associé à une insuffisance cardiaque anténatale et, dans ce contexte, les chances de survie sont infimes. Par contre, si le fœtus reste stable sur le plan hémodynamique, et que l'AVG est de petite taille, la survie postnatale est tout-à-fait possible, moyennant un traitement par embolisation une semaine environ après la naissance.     Haut de page

AVG (2)
Pharmacologie  -  [Angl. : Earned year of life]  Abrév. Année de vie gagnée.  
    L'AVG est un facteur qui intervient dans l'évaluation médicoéconomique d'un médicament et donc sur sa future prise en charge par les organismes de remboursement (Caisse Nationale d'Assurance Maladie, mutuelles). Pour l'utilisation d'un médicament donné dans une pathologie donnée, le résultat est exprimé en unité monétaire (€, $ ...) par unité de vie gagnée, c'est-à-dire le prix à payer avec ce traitement pour gagner une année de vie.    Haut de page

AVG (3)   avg
Médecine générale, médecine biologique  -  [Angl. : AVG - Average]  Abrév.Average.
    Mot anglais signifiant "moyenne".    Haut de page

AVK
Médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : AVK - Antivitamin K]  Abrév. Antivitamine K.  * anti : du préfixe anti-  indiquant l'hostilité, l'opposition ou la défense (contre) ; * vita : du latin vita, vie ; * amine : du mot amine, de am(moniac), caractérisé par la fonction -NH2.
   L'antivitamine K est utilisée dans le traitement anticoagulant bloquant la fabrication des facteurs de coagulation dont la synthèse nécessite la présence de vitamine K. Pour qu'un traitement par les antivitamines K soit efficace et non dangereux, on admet en général qu'il faut que le temps de Quick se situe aux alentours de 30% mais ne descende pas au-dessous de 20%.
    À vrai dire, la dose efficace est celle qui procure une hypocoagulabilité globale modérée mais nette et il est nécessaire, pour chaque malade, d'effectuer en même temps un test de coagulabilité globale (temps de céphaline-kaolin ou thromboélastogramme).     Haut de page

AVM
Cancérologie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : VMA - Vanillylmandelic acid] Abrév.Acide vanylmandélique urinaire.   * acide : du latin acidus [acid(o)-], d'une saveur piquante ; * vanyl : de l'espagnol vainilla, du latin vagina [vanyl, vanillyl, vanillique], petite gaine, en rapport avec les fruits en gousse de la vanille ; * mandélique : du bas latin amandula, altération de amandala qui altère lui-même le latin classique amygdala, du grec amugdalê ; pourrait aussi venir de mandorle, emprunté à l'italien (1930) mandorla « amande » altération de amandola. 
    Autre dénomination : Vanylmandélate. Comme l'acide homovanillique, c'est un métabolite des catécholamines, présent dans les urines, dont le taux est anormalement élevé dans le cas de métastases ou d'une tumeur de gros volume (notamment de la médullosurrénale), mais aussi de phéochromocytomes malins ou de neuroblastomes. Syn. : VMA.     Haut de page

AVP (1)
Traumatologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Public road accident]  Abrév. Accident de la voie publique.   * accident : du latin accidens, participe présent du verbe accidere "tomber sur" qui, vers 1650, a pris le sens médical d'événement soudain qui entraîne des dégâts. 
    éfinition de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : "Un accident de la route, entraînant un traumatisme mortel ou non, résulte d'une collision sur la voie publique avec au moins un véhicule en déplacement. Les enfants, les piétons, les cyclistes et les personnes âgées font partie des usagers de la route les plus vulnérables."      Haut de page

AVP (2)
Médecine biologique, hématologie, urologie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Vasopressin]  Abrév.Arginine-vasopressine.  * argin(o)-, arginine : racine relative à l'arginine, acide aminé non essentiel car partiellement fabriquée par notre organisme ; * vaso : du latin vas [vaso-], récipient, canal, vaisseau ; * pressine : du latin pressare, presser. 
    L'ADH ou hormone antidiurétique ou vasopressine ou arginine-vasopressine est une hormone polypeptidique qui intervient dans la régulation des mouvements de l'eau dans l'organisme en diminuant les sorties d'eau dans les urines. C'est un polypeptidique de 9 acides aminés, synthétisé dans l'hypothalamus puis acheminé par le flux axonique jusqu'à l'hypophyse postérieure où il est stocké.
    Son action s'exerce sur le rein en favorisant la réabsorption de l'eau en augmentant les perméabilités du tube contourné distal et du tube collecteur. Sa sécrétion est activée par une hyperosmolarité plasmatique (osmorécepteurs hypothalamiques), une hypovolémie (volorécepteurs de l'oreillette gauche), une hypotension (barorécepteurs du sinus carotidien et de la crosse aortique). L'hypotonie plasmatique, l'hypervolémie et l'hypertension inhibent sa sécrétion.       Haut de page