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Dernière modification : 5-09-2020

Colo-, coli-     Du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kolon [colo-], gros intestin. Par la suite, kolon est devenu kôlon (avec oméga).


Colectasie - Colectomie - Colibacillaire - Colibacille - Colibacillémie - Colibacillose - Colibacillose intestinale - Colibacillose urinaire - Colibacillurie - Colicine - Coliforme - ColimétrieColique - Colique appendiculaire - Colique biliaire - Colique cholécystique - Colique hépatique - Colique intestinale - Colique menstruelle - Colique néphrétique - Colique pancréatique - Colique salpingienne - Colique testiculaire - Colite - Colite bactérienne - Colite collagène - Colite hémorragique - Colite spasmodique - Colite ulcéreuse - Colocolostomie - Colohépatopexie - Cololyse - Côlon - Côlon ascendant - Côlon descendant - Côlon sigmoïde - Côlon transverse - Colonalgie - Colonoscopie - Colopathie - Colopexie - Coloproctologie - Coloproctologue - Colorectostomie - Colorragie - Colorraphie - Coloscope - Coloscopie - Colosigmoïdostomie - Colostase - Colostatique - Colostomie - Colostomisé - Colotomie - Colotyphoïde - Colotyphus

Colectasie
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Colectasia]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * ectasie : du grec ektasis [ectasie], dilatation d'un segment d'organe creux ou d'un vaisseau. 
    Dilatation pathologique du côlon, passagère ou chronique et affectant une partie ou la totalité du côlon. Cette pathologie est généralement due à la présence de gaz dans le côlon. Les causes sont nombreuses et variées : rectocolite, maladie de Crohn, hypotonie des tuniques musculaires du côlon avec péristaltisme insuffisant ou inexistant et donc stagnation des matières fécales etc.
    Il en résulte des ballonnements pouvant être douloureux et capables de provoquer de "faux" troubles cardiaques si la dilatation est telle qu'elle repousse le diaphragme vers le haut et comprime le cœur. Le traitement est généralement médicamenteux, mais la chirurgie peut s'avérer nécessaire en cas d'obstacle.       Haut de page

Colectomie
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Colectomy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.  
    Opération chirurgicale consistant en l'ablation partielle ou totale du côlon. Généralement pratiquée lors de la découverte d'une tumeur maligne, d'une diverticulite, d'une rectocolite ulcérohémorragique ou d'une maladie de Crohn, l'opération peut être suivie, si nécessaire, d'une colostomie ou d'une entérostomie, abouchement du tube digestif à la peau. 
    Tant que cela est possible, cette stomie sera évitée si les deux segments du tube digestif restant sont en bon état et peuvent être anastomosés. Actuellement, cette opération se pratique de plus en plus en laparoscopie ou cœlioscopie.      Haut de page

Colibacille   Colibacillaire
Médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Colibacillus, Colibacillar]   N. m.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet.  
    Comme son nom l'indique, le colibacille est une bactérie en bâtonnet qui vit en commensal dans l'intestin de l'homme et plus particulièrement dans le côlon, représentant environ 80% de la masse fécale. Il s'agit en fait de Escherichia coli, qui doit son nom à Théodore Escherich (1857 - 1911), pédiatre et bactériologiste allemand-autrichien, qui découvre la bactérie en 1885 dans les matières fécales des nouveau-nés.
    Escherichia coli est la seule espèce de la famille des Enterobacteriaceae, mais elle présente de nombreux types qui sont classés en fonction des antigènes somatiques O, des antigènes flagellaires H et des antigènes capsulaires K. Cette bactérie gram négatif est la principale responsable des infections urinaires spontanées ou consécutives à une manipulation instrumentale (sonde urinaire par exemple).
    Elle peut aussi être la cause de pathologies plus sévères, comme des méningites néonatales ou des septicémies, certaines formes de choléra, de pleurésie et de bronchopneumonies. Enfin son rôle est souvent important dans les pathologies de l'appendice. Chez les adultes les pathologies dues à E. coli varient selon les souches concernées et vont de la "classique" turista (gastroentérite souvent bénigne) aux diarrhées hémorragiques.
    Certaines souches de colibacilles sécrètent en effet des toxines plus ou moins agressives et l'antibiothérapie est alors indispensable.   Une colonie d'Escherichia coli  L'adjectif colibacillaire qualifie ce qui se rapporte au colibacille.     Haut de page

Colibacillémie
Médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Colibacillaemia, colibacillemia]   N. f.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton ; nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang
    La colibacillémie est une toxémie infectieuse provoquée par le colibacille ou Escherichia coli. En effet, E. coli peut traverser la barrière intestinale (en cas de constipation chronique ou d'entérite par exemple) et se retrouver dans la circulation sanguine.
    Cette bactérie produit une toxine (voir colicine) qui peut être responsable de nombreuses pathologies, en fonction de la quantité de colibacilles présents et des organes qui en contiennent - voir colibacille.     Haut de page

Colibacillose   Colibacillose intestinale   Colibacillose urinaire
Infectiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Colibacillosis, Intestinal colibacillosis, Urinary colibacillosis]   N. f.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton ; nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques
    Les colibacilloses sont nombreuses et désignent l'ensemble des maladies produites par le colibacille. Les symptômes sont variables car ils dépendent de la quantité de colibacilles présents et du ou des organe(s) atteints. Cette bactérie gram négatif est la principale responsable des colibacilloses urinaires, infections urinaires spontanées ou consécutives à une manipulation instrumentale (sonde urinaire par exemple).
    Elle peut aussi être la cause de pathologies plus sévères, comme des méningites néonatales ou des septicémies, certaines formes de choléra, de pleurésie et de bronchopneumonies. Enfin son rôle est souvent important dans les colibacilloses intestinales et pathologies de l'appendice.
    Chez les adultes les pathologies dues à E. coli varient selon les souches concernées et vont de la "classique" turista (gastroentérite souvent bénigne) aux diarrhées hémorragiques. Certaines souches de colibacilles sécrètent en effet des toxines plus ou moins agressives et l'antibiothérapie est alors indispensable.   Une colonie d'Escherichia coli  
    L'adjectif colibacillaire qualifie ce qui se rapporte au colibacille.     Haut de page

Colibacillurie
Médecine biologique, urologie néphrologie  -  [Angl. : Colibacilluria]   N. f.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * bacille : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton ; nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine
    À l'occasion d'un ECBU ou examen cytobactériologique des urines, on pratique les analyses biologiques, puis une mise en culture des urines pour rechercher des germes anormaux (l'urine est normalement stérile).
    La colibacillurie est la présence anormale de colibacilles (Escherichia coli) dans l'urine. Cet examen détermine aussi le nombre d'hématies (globules rouges) et de leucocytes (globules blancs) présents dans l'urine (par millilitre). L'une des causes les plus fréquentes de la colibacillurie est la constipation, d'autant plus si elle est chronique.
    En effet, les colibacilles peuvent traverser la barrière intestinale et se retrouvent alors dans la circulation sanguine. À ce stade, ils ont une prédilection pour l'appareil urinaire et on les retrouve dans les urines. C'est la colibacillose urinaire - voir cette expression.       Haut de page

Colicine
Infectiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Colicine]   N. f.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * cine : du verbe grec kineô, mouvoir, mettre en mouvement, avec comme sens dérivé bouleversement, faire évacuer
    La colicine est une bactériocine, toxine produite par le colibacille ou Escherichia coli.
* Lorsque l'équilibre existe entre le colibacille et les autres souches de la flore intestinale, cela est principalement dû à la colicine qui agit pratiquement comme un antibiotique et empêche le développement d'autres microorganismes.
* Lorsqu'il y a déséquilibre avec prolifération anormale des colibacilles, cette colicine est sécrétée en plus grande quantité et devient responsable de toxémies.       Haut de page

Coliforme
Médecine biologique, épidémiologie et santé publique -  [Angl. : Coliform]   Adj. et n. m.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect.  
    On qualifie de coliforme toute bactérie qui a l'aspect de Escherichia coli, (voir colibacille) la principale bactérie de notre côlon. Les coliformes se rencontrent dans les eaux polluées par les matières fécales fermentescibles. On considère comme non potable une eau qui contient plus de 5 coliformes par cm3.       Haut de page

Colimétrie
Santé publique, médecine biologique  -  [Angl. : Colimetry]   N. f.  * coli : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. 
    La colimétrie est une technique qui permet de déterminer le nombre de coliformes présents dans un échantillon d'eau et de définir ainsi si cette eau est potable. Le seuil de potabilité est de 5 coliformes par cm3.        Haut de page

Colique   Colique appendiculaire   Colique biliaire   Colique cholécystique   Colique hépatique   Colique intestinale   Colique pancréatique   Colique salpingienne   Colique testiculaire   Colique menstruelle   Colique néphrétique
Gastroentérologie, coloproctologie, chirurgie digestive, algologie  -  [Angl. : Colic, Appendicular colic, Biliary colic, Cholecystic colic, Hepatic colic, Intestinal colic, Pancreatic colic, Tubal colic, testicular colic, Menstrual colic, Nephretic colic]   N. f.  * colique : du latin colica, du grec kôlikos, de kôlon, qui souffre de l’intestin. 
    Exemple typique d'un mot qui a évolué, l'adjectif colique désigne d'abord ce qui se rapporte au côlon. La colique en tant que nom féminin désigne ensuite toute douleur vive ou aigüe résultant de certaines contractions violentes du côlon.
    Aujourd'hui, une colique traduit toute douleur vive qui a une origine abdominale, quel que soit l'organe concerné. Les différentes formes de coliques sont donc aussi nombreuses que les organes abdominaux et portent le nom de l'organe concerné. Quelques exemples :
- colique appendiculaire (douleurs dues à l'appendicite, inflammation de l'appendice),
- colique biliaire ou hépatique ou cholécystique, généralement due à la présence de calculs dans les voies biliaires,
- colique intestinale ou douleur provoquée par des spasmes de l'intestin ;
- concernant les appareils génitaux : colique testiculaire, menstruelle (vives douleurs qui surviennent avant ou pendant les règles), salpingienne (l'origine est dans les trompes de Fallope),
- coliques néphrétiques : douleurs paroxysmiques dues à la présence d'un calcul qui obture une voie urinaire et augmente ainsi la pression à l'intérieur du bassinet etc.         Haut de page

Colite   Colite spasmodique   Colite bactérienne   Colite hémorragique   Colite ulcéreuse
Gastroentérologie, coloproctologie  -  [Angl. : Colitis, Spasmodic colitis, Bacterial colitis, Haemorrhagic colitis, Ulcerous colitis]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Inflammation du côlon, rarement limitée au gros intestin, car elle est généralement associée à une inflammation de l'intestin grêle (entérocolite). Si le côlon n'est enflammé qu'au niveau de l'anse sigmoïde, il s'agit d'une sigmoïdite, habituellement due à une constipation plus ou moins chronique.
    La colite peut présenter des formes plus graves : colite bactérienne, hémorragique, ulcéreuse etc. Une forme particulière, appelée également syndrome de l'intestin irritable, est la colite spasmodique.
    Elle est caractérisée par des symptômes chroniques intermittents : douleurs abdominales récidivantes, essentiellement au niveau du côlon gauche, avec crampes paroxystiques calmées par l'émission de gaz ou de selles. En même temps, diarrhées ou constipation. Ce sont surtout les personnes stressées et/ou anxieuses qui sont touchées par cette pathologie, adultes jeunes, 3 femmes pour 1 homme.
    Le traitement repose sur une bonne hygiène alimentaire.         Haut de page

Colite collagène
Gastroentérologie, coloproctologie  -  [Angl. : Collagenous colitis]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * collagène : collo : du latin vulgaire colla ou du grec kolla [coll(o)-, colloïd(o)-], colle, gomme ; * géno, gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. Ce terme est attesté depuis 1867 pour qualifier et désigner une substance produisant de la colle ou de la gélatine, spécialement la protéine constituant l'essentiel de la substance intercellulaire du tissu conjonctif
   La colite collagène est une maladie inflammatoire du côlon qui atteint le plus souvent la femme entre 40 et 60 ans, responsable d'une diarrhée chronique aqueuse et résistante aux traitements antidiarrhéiques classiques.
À l’examen endoscopique, le côlon est sain mais l'étude des biopsies montre un épaississement de la bande collagène sous-épithéliale colique supérieure à 10 mm associé à un infiltrat inflammatoire lymphoplasmocytaire du chorion.
   Les colites collagène et lymphocytaire sont deux syndromes rares différents, appartenant aux colites nommées également colites microscopiques. Toutes deux associent cliniquement une diarrhée hydrique (qui contient beaucoup d'eau) chronique, non hémorragique (pas de sang dans les selles), à des lésions inflammatoires de la muqueuse colorectale décelées par les biopsies endoscopiques.

   Les médicaments de première intention demeurent les antispasmodiques pour agir sur les troubles de la motricité intestinale, les pansements gastro-intestinaux à base d'argile, ou le citrate d'alvérine (Météospasmyl®) qui agit aussi sur l'hypersensibilité intestinale existant chez plus de 50 % des patients. Les médicaments qui régularisent le transit (laxatifs, lopéramide) sont bénéfiques mais ont souvent peu d'effet sur la douleur abdominale. Actuellement, les prescriptions s'orientent plus vers le Mikicort®. Ce sont des granulés gastrorésistants qui contiennent le principe actif "budésonide", un corticoïde d'action locale utilisé pour traiter des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, notamment la maladie de Crohn et les poussées aigües de colite collagène, caractérisées par une diarrhée liquide chronique.
   Les médicaments de seconde intention sont ceux agissant sur la sensibilité intestinale. Les antidépresseurs tricycliques, à faibles doses, peuvent apporter un bénéfice réel sans somnolence ou sensations ébrieuses majeures. La dose efficace doit être atteinte progressivement. Les effets secondaires du traitement sont habituellement mineurs aux doses utilisées. Un essai thérapeutique d'un à trois mois semble légitime avant de conclure à l'inefficacité de cette classe. En cas d'efficacité, une diminution progressive des doses peut être envisagée au bout de six mois de traitement.       Haut de page

Colocolostomie
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Colocolostomy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche. 
    C'est la jonction (anastomose ou abouchement) de deux morceaux du côlon après colectomie partielle, c'est-à-dire ablation d'un fragment du côlon. Cette intervention n'est possible que si les deux segments du côlon sont en bon état et peuvent être reliés de façon durable.         Haut de page

Colohépatopexie
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Colohepatopexy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépatique], foie ; * pexie : du grec pexis [-pexie], fixation. 
    Il peut être nécessaire, dans certaines pathologies, (ptose, par exemple) de fixer le côlon. Dans ce cas, le chirurgien peut procéder à une fixation du côlon au foie, dans le but de créer, à plus ou moins long terme, des adhérences qui maintiendront le côlon en place.       Haut de page

Cololyse
Chirurgie digestive, coloproctologie, imagerie médicale et interventionnelle   -  [Angl. : Cololysis]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * lyso, lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. 
    La cololyse cœliochirurgicale consiste, après avoir gonflé l'abdomen avec du CO2 à introduire les différents instruments et système optique par de petites incisions pratiquées sur la paroi abdominale. Puis le chirurgien libère les adhérences du côlon, en général grâce à un bistouri électrique.       Haut de page

Côlon   Côlon ascendant   Côlon transverse   Côlon descendant   Côlon sigmoïde
Anatomie, coloproctologie  -  [Angl. : Colon, Ascending colon, Transverse colon, Descending colon, Sigmoid colon]   N. m.  * colon : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum. 
    Segment du tube digestif compris entre l'intestin grêle et le rectum.   C'est un réservoir où s'accumulent les résidus du bol alimentaire, qui contient une quantité très importante de bactéries et qui participe à la réabsorption de l'eau et du glucose. Il est parcouru par des ondes péristaltiques qui font progresser son contenu vers le rectum.
* Le côlon droit (début) comprend le cæcum et l'appendice, le côlon ascendant et l'angle hépatique (situé juste sous le foie).
* Il se poursuit par le côlon transverse qui va jusque sous l'estomac, à gauche.
* Puis le côlon gauche, qui comprend l'angle splénique (situé juste sous la rate), le côlon descendant ou lombo-iliaque et enfin le côlon sigmoïde, lui-même relié au rectum. Schéma du côlon       Haut de page

Colonalgie  
Algologie, coloproctologie  -  [Angl. : Colonalgia]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * algo; algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur. 
    La colonalgie est le résultat de toute douleur ressentie au niveau du côlon, quelles qu'en soient les causes et les manifestations. Cela peut aller de la simple constipation à une colorragie (du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement), voire une tumeur.      Haut de page

Colorragie
Algologie, coloproctologie  -  [Angl. : Colorrhagia]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement. 
    La colorragie est un écoulement anormal, en provenance du côlon, donc par l'anus, avec une violence plus ou moins marquée. Il s'agit le plus souvent d'une émission de sang généralement rouge. Les écoulements de sang noir ou méléna, doivent amener à consulter rapidement.     Haut de page

Colopathie
Coloproctologie  -  [Angl. : Colopathy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Terme générique désignant toutes les affections du côlon,  quelles qu'en soient les causes, les manifestations, les symptômes et leur durée dans le temps. Les colopathies sont aussi nombreuses que variées et font parfois intervenir la chirurgie, aujourd'hui essentiellement laparoscopique.  Schéma du côlon       Haut de page

Colopexie
Coloproctologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Colopexy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * pexie : du grec pexis [-pexie, -pexique], fixation. 
    La colopexie est la fixation chirurgicale de tout ou partie du côlon (le plus souvent du côlon transverse, c'est-à-dire sa portion horizontale) aux parois de l'abdomen ou au péritoine pariétal. Cette intervention peut s'avérer nécessaire en cas de ptose (ou descente) du côlon ou pour soigner un volvulus, torsion du côlon transverse avec risque d'occlusion.      Haut de page

Coloptose
Coloproctologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Coloptosis]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * ptose : du grec ptôsis [-ptose], chute (des organes, due au relâchement des muscles ou des ligaments). 
    Descente du côlon transverse dans la cavité abdominale, pouvant nécessiter, dans les cas graves, une intervention chirurgicale réparatrice.      Haut de page

Coloproctologie   Coloproctologue
Coloproctologie  -  [Angl. : Coloproctology, Coloproctologist]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * procto : du grec prôktos [proct(o)-], anus ; * logo, logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    Cette spécialité concerne toutes les affections du côlon, du rectum et de l'anus et leurs traitements. Actuellement, les stratégies diagnostiques et thérapeutiques associent souvent le coloproctologue à l'urologue et/ou au gynécologue. 
    L'imagerie médicale a pris une place de plus en plus importante dans cette spécialité, notamment depuis la mise au point des endoscopes qui permettent non seulement de visualiser parfaitement l'intérieur du rectum et du côlon, mais aussi d'intervenir chirurgicalement, par exemple pour enlever des polypes. 
    Il existe une Société Nationale Française de Coloproctologie qui a un site Internet.      Haut de page

Colorectostomie
Coloproctologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Colorectostomy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * recto : du latin recta, recte [rect(o)-], droit, exactement et de l’expression rectum intestinum, dernière partie de l’intestin qui aboutit à l’anus, c’est-à-dire le rectum ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche. 
    La colorectostomie est une intervention chirurgicale qui consiste à supprimer une partie du côlon (pour l'ablation d'une tumeur par exemple) puis à relier (aboucher) le segment proximal à l'ampoule rectale. Cette technique, lorsqu'elle est possible, peut éviter l'abouchement du côlon à la peau (anus artificiel).         Haut de page

Colorraphie
Coloproctologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Colorrhaphy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * rraphie : du grec raphê [-rraphie], suture chirurgicale. 
    La colorraphie consiste en une suture du côlon. Les techniques diffèrent selon les pathologies : l'intervention peut se faire par laparoscopie ou par cœlioscopie (chirurgie vidéoassistée).
    Les différents temps de l'opération sont la libération du côlon, la dissection des pédicules vasculaires et leur ligature. Le segment intestinal réséqué est ensuite extrait puis l'anastomose est réalisée.       Haut de page

Coloscopie   Colonoscopie   Coloscope
Coloproctologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Coloscopy, colonoscopy, Coloscope]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * scope, scopie : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder. 
    La coloscopie est actuellement l'examen de référence pour mettre en évidence d'éventuelles lésions du côlon. Les médecins spécialistes recommandent cet examen une fois tous les 5 ans, à partir de 50 ans. La coloscopie consiste à observer l'intérieur du côlon grâce à un coloscope, tube optique souple relié à un système informatique et un moniteur.
    Le jour précédant l'examen, le patient doit procéder à un lavement intestinal, qui consiste à boire 2 litres de solution laxative le matin, 2 autres litres le soir. Selon les centres hospitaliers ou à la demande du patient, la coloscopie peut se faire sous anesthésie générale (recommandée si elle n'est pas contrindiquée).

    Le coloscope est introduit par l'anus ; le médecin praticien peut lui faire prendre des virages assurant ainsi la visualisation de tout le côlon et même d'une petite portion de l'intestin grêle. Pendant l'examen une certaine quantité d'air ou de CO2 est insufflée dans le côlon pour le déplisser et permettre une meilleure observation de toute la paroi interne.
    Si nécessaire, le coloscope permet également de pratiquer des biopsies (ablation de polypes, prélèvement d'un fragment d'une structure suspecte) qui seront ensuite envoyées à un laboratoire d'anatomopathologie. Les complications sont exceptionnelles : perforation de la paroi intestinale, hémorragie, entre autres. La législation actuelle fait que le patient est obligatoirement informé des risques encourus par l'anesthésiste réanimateur et le médecin (généralement un chirurgien) qui va pratiquer la coloscopie.  
    Syn. : Colonoscopie.       Haut de page

Colosigmoïdostomie
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Colosigmoidostomy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * sigmoïdo : du grec sigmoidês, de sigma [sigmoïd(o)-], en forme de S ; en anatomie, se rapporte au côlon sigmoïde, dernière partie avant le rectum ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche. 
    Opération chirurgicale consistant, après ablation partielle du côlon, à raccorder la section du côlon au segment sigmoïde. Cette anastomose intraabdominale, lorsqu'elle est possible, est toujours préférable à une stomie cutanée (anus artificiel).    Haut de page

Colostase   Colostatique
Coloproctologie, pharmacologie  -  [Angl. : Colon stasis, atonic constipation, Colostatic]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * stase, statique : du grec statos,  stasis [stat(o)-, -stat,  -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable. 
    La colostase est le fait que les matières fécales n'avancent plus dans le côlon. Normalement, ce sont les ondes péristaltiques (ou le péristaltisme) qui font progresser les fèces. Dans certains cas de stase prolongée (plusieurs jours à plusieurs semaines), les fèces peuvent former progressivement un fécalome ou masse plus ou moins dure et déshydratée de matières fécales, qui peut faire penser à une tumeur.
     C'est bien évidemment une forme de constipation chronique qu'il faut traiter avec des laxatifs, des lavements ... L'adjectif colostatique caractérise tout ce qui concerne une colostase, ou qui peut la provoquer.      Haut de page

Colostomie   Colostomisé
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Colostomy, Colostomised]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche. 
    Acte chirurgical consistant à fixer l’extrémité du tube digestif à la paroi de l’abdomen et donc de créer ainsi une stomie ou anus artificiel. Cet acte chirurgical est pratiqué quand il existe une impossibilité d’effectuer une anastomose immédiate soit parce que le segment d’aval (distal) est oblitéré (cancer), soit parce que la paroi de l’intestin n’est pas encore cicatrisée et ne permet donc pas une suture sans conséquence.
    Colostomisé
: personne ayant subi une colostomie et porteur d'un anus artificiel. Il existe de nombreuses associations de stomisés, dont  la Fédération des Stomisés de France qui a un site Internet.        Haut de page

Colotomie
Chirurgie digestive, gastroentérologie  -  [Angl. : Colotomy]   N. f.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * tomo, tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    La colotomie est une incision du côlon, pratiquée dans de nombreuses interventions : ablation d'une portion du côlon, d'une tumeur, abouchement du côlon à la peau ou au rectum etc. Elle peut également être nécessaire dans le traitement de la maladie de Hirschprung chez le bébé : il s'agit d'une paralysie d'une portion plus ou moins importante du côlon.       Haut de page

Colotyphus   Colotyphoïde
Épidémiologie et santé publique, gastroentérologie  -  [Angl. : Colotyphus, Colotyphoid]   N. m.  * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * typhus, typhoïde : du grec typhodes, de tuphos [typhoïd(o)-], stupeur, état de prostration. 
    Il existe une forme de typhus dite exanthématique ou typhus à poux qui est la forme épidémique de la maladie (il existe d'autres formes de typhus). Dans certains cas, les fièvres typhoïdes qui accompagnent cette infection provoquent une ulcération au niveau du côlon : on parle alors de colotyphus
    Syn. : Colotyphoïde.          Haut de page