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Dernière modification : 21-02-2021

Abréviations - D     Signification


Da - DAE - DALA - DAM - DAN - DAT - DBP - DC - dc - DCB - DCF - DCI - DCO - DCP - DCR - DD - DD (1) - DDASS - DDM - DDMO - DDS - DDTEFP - DE - DE - DEP - DEXA - DFG - DFO - DG - DHEA - DHEA-S - DHS - DI - DICS-X - DID - DIU - DJIN - DL01 - DL10 - DL100 - DL50 - DLD - DLG - DLP - DLPD - DM - DMDC - DMF - DMI - DMLA - DMLA atrophique - DMLA humide - DMLA néovasculaire - DMLA sèche - DMO - DMOt - DMP - DNF - DNID - DO - DP - DPA - DPB - DPC - DPI - DPM - DPN - DPPNI - DR - Dr - DR (1) - DRS - Drs - DRASS - DS - DSA - DSC - DSF - DSH - DT - DTC - DTCoq - DTCP - DTP - DV - DVE - DXA 

Da  da
Médecine biologique, génétique, biochimie  -  [Angl. : Dalton]   Abrév. Dalton* Dalton : équivalent de 1 g/mol. 
    Le dalton est une unité de poids moléculaire qui correspond à un atome d'hydrogène (soit 1,66 * 10-27kg) et qui est utilisée plus spécialement pour les protéines. 1 kDa = 1 kilodalton = 1000 daltons. En réalité, on peut dire que 1 Da = 1 g/mol (gramme par mole). Par exemple, si une protéine a une masse molaire de 60 000 g/mol, cette masse est équivalente à 60 000 Da ou 60 kDa.
    Les protéines sont souvent suivies de cette masse en kDa. Voir par exemple HSP60 sur la page "Abréviations H" qui est une protéine de choc thermique et qui a un poids moléculaire de 60 kDa. C'est John DALTON, chimiste et physicien britannique (né à Eaglesfield, Cumberland en 1766, mort à Manchester en 1844) qui a créé cette unité. Il a été le précurseur de la théorie atomique.       Haut de page

DAE
Cardiologie et pathologies cardiovasculaires, médecine d'urgence  -  [Angl. :Automated external defibrillator]   Abrév. Défibrillateur automatisé externe.   * - : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * fibro, fibrillo : du latin fibra [fibr(o)-], filament ; * ateur : du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    La défibrillation est l'action d'arrêter, dans les oreillettes ou les ventricules, les mouvements rapides et anarchiques des fibres musculaires du myocarde. Cette défibrillation se pratique avec un appareil délivrant un choc électrique permettant au tissu nodal (générateur et conducteur des ondes électriques du cœur) de retrouver un rythme normal. L'appareil utilisé est un défibrillateur.

   Il existe aujourd'hui des appareils portables (utilisés par les unités du SAMU ou du SMUR), qui permettent une défibrillation par contact extérieur des électrodes (sur la peau du thorax).
    Ce sont les défibrillateurs semi-automatiques et défibrillateurs automatisés externes, avec électrodes autocollantes qui enregistrent le rythme cardiaque et permettent la délivrance du choc électrique. En chirurgie cardiaque, les électrodes sont appliquées directement au contact du cœur.
    Cet appareil sert également à faire redémarrer le cœur après arrêt programmé pour une intervention chirurgicale. Certains malades présentant des troubles fréquents du rythme, portent des défibrillateurs automatiques implantables qui ont pour rôle de prévenir toute tachyarythmie dangereuse.  Photo d'un défibrillateur semi-automatique          Haut de page

DALA  dala
Endocrinologie et métabolismes, andrologie  -  [Angl. : Age-related androgen deficiency]   Abrév.  Déficit androgénique lié à l'âge.  * déficit : du latin deficit : il manque ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * génique : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.
    C'est le "retour d'âge" chez l'homme ou andropause qui correspond à une diminution progressive de l'activité génitale à partir d'un certain âge. Baisse régulière du taux de la testostérone disponible, avec retentissement sur tous les organes cibles de la testostérone. Syn. andromiose.  
    Aujourd'hui, les médecins préfèrent utiliser l'expression "Déficit androgénique lié à l'âge" ou DALA, plutôt que "andropause" pour qualifier les troubles liés à cette baisse de sécrétion de testostérone. Certaines équipes médicales préconisent des injections à des doses physiologiques de testostérone, après évaluation de l'état de la prostate (dosage de la PSA).     Haut de page

DAM
Odontostomatologie, neurologie  -  [Angl. : Dysfunction of the manducatory apparatus]    Abrév.   Dysfonctionnement de l'appareil manducateur.    * dys- : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonctionnement : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * manduc(a)- :  du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire :du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.)
    L'appareil manducateur désigne tous les organes qui interviennent dans l'alimentation avant le passage du bol alimentaire dans l'œsophage. Il comprend les arcades dentaires et leur support osseux, maxillaire et mandibule, les muscles manducateurs ou masticateurs, l'articulation temporomandibulaire, la langue, le palais, les glandes salivaires.
    Chacun de ces organes étant susceptible de présenter une ou plusieurs pathologies, on comprendra aisément que les causes possibles de dysfonctionnement de l'appareil manducateur ou DAM, sont particulièrement nombreuses. Pour plus de détails sur l'appareil manducateur, voir sa description.     Haut de page

DAN  dan
Algologie, néonatalogie, pharmacologie  -  [Angl. : Acute pain in newborn infant]   Abrév.  Douleur aigüe du nouveau-né.  
    L'échelle DAN est une échelle visuelle graduée de 0 (pas de douleur) à 10 (douleur maximale) chez le nouveau-né et établie en observant l'expression du visage, les mouvements du corps et les réactions vocales pendant un acte agressif.
    Une équipe de médecins hospitaliers a constaté que l'administration d'une demi cuiller de glucose (ou de saccharose) suivie d'une tétine à sucer, 2 minutes avant une piqûre (vaccin ou prélèvement sanguin par exemple) faisait passer le score douloureux de 7 à 1 en moyenne. En plus de ces actes simples, on peut poser, à l'emplacement de la piqûre et une heure environ avant l'acte, un patch antidouleur qui va légèrement anesthésier la zone concernée.     Haut de page

DAT  dat
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : TAD - Transverse abdominal diameter]   AbrévDiamètre abdominal transverse. * diamètre : du latin diametrus, du grec diametron : portion de la droite passant par le centre d'un cercle et limitée par ce cercle ; * abdominal : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme ; * transverse : du latin transversus, de transvertere : tourner à travers. 
    La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête, mais aussi de son abdomen, du fémur, entre autres. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante.
    L'un des buts de cette échographie fœtale est justement de détecter un éventuel RCIU ou retard de croissance intra-utérine. Les médecins utilisent souvent des mesures en percentiles ; à titre d'exemple, dire qu'un fœtus est au 70e percentile signifie que 69% des fœtus ont une valeur inférieure à la sienne et que 30% ont une valeur supérieure, pour l'examen considéré. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner.

    Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes. À noter que les abréviations sont souvent suivies de (CFEF), ce qui signifie "selon le Collège Français d'Échographie Fœtale". Si elles sont suivies de (Hadlock), c'est en référence à des formules établies vers 1985 par le médecin américain Frank P. HADLOCK et qui prennent en compte le Bip, la LF et le PA.       Haut de page

DBP  dbp
Embryologie, génétique, pneumologie  -  [Angl. : Bronchopulmonary dysplasia]   Abrév. Dysplasie bronchopulmonaire* dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler ; * broncho : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). 
    La dysplasie bronchopulmonaire est une anomalie du développement de l'ensemble des tissus des poumons survenant chez les prématurés devant subir un traitement à base d'oxygène sous une pression importante et intense. Ces lésions régressent chez environ 60 % de ces enfants, qui finissent par obtenir une guérison et gardent une petite perturbation associée à du rachitisme.
    Parfois, l'évolution s'émaille d'infections bronchopulmonaires, de fibrose interstitielle ou d'insuffisance respiratoire avec défaillance de fonctionnement de la partie droite du cœur.        Haut de page

DCB  dcb
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmologique ; imagerie médicale  -  [Angl. : BCD - Bietti's crystalline dystrophy]   AbrévDystrophie cristalline de Bietti. * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement ; * cristalline : du latin crystallus, du grec krustallos [cristall(o)-, cristallin], glace, transparent comme de la glace ; * BIETTI : Giambattista Bietti, ophtalmologiste italien, né à Padova (Padoue) le 29 avril 1907, mort au Caire le 2 mars 1977. 
    La dystrophie cristalline de Bietti, connue aussi sous les noms de dystrophie rétinienne de B., dystrophie cornéorétinienne cristalline de B., rétinopathie ponctuée scintillante, est une pathologie due à la présence de cristaux réfringents dans la rétine. C'est une forme de rétinite pigmentaire, maladie héréditaire autosomale (1) récessive (2). Ces cristaux, souvent accompagnés d'inclusions lipidiques, peuvent se former dans la rétine, la choroïde, le limbe (partie annulaire externe) de la cornée, la conjonctive et même dans certains lymphocytes.
    En 2000, le gène responsable de la DCB a été localisé en 4q35.1, (donc sur le bras long (q) du chromosome n° 4, les références qui suivent correspondent à l'emplacement précis sur le chromosome), puis individualisé, en 2004 sous le nom de CYP4V2 (3) qui code pour le cytochrome P450 impliqué dans la synthèse des acides gras. Le risque majeur est l'atrophie progressive de la couche pigmentaire de la rétine.

(1) Autosomique : le gène responsable se trouve sur un autosome, c'est-à-dire un chromosome non sexuel.
(2) Récessive : les deux parents doivent être porteurs du gène pour que la maladie se développe chez leurs enfants.
(3) CY pour cytochrome ; P pour désigner le groupe des cytochromes 450 ; 4 pour la famille 4 ; V désigne une sous-famille et 2 le polypeptide.        Haut de page

DCF  dcf
Pharmacologie  -  [Angl. : French common denomination]   AbrévDénomination commune française.
    Ou à défaut, la dénomination scientifique des principes actifs. C'est cette dénomination qui doit figurer sur les spécialités pharmaceutiques, mais l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) préconise la DCI ou dénomination commune internationale, tant que cela est possible.      Haut de page

DCI  dci
Pharmacologie  -  [Angl. : ICD - International common denomination]   AbrévDénomination commune internationale.
    Elle concerne les principes actifs contenus dans les spécialités pharmaceutiques. Tout médicament doit faire mention de cette DCI, recommandée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque fois qu'elle existe ou, dans le cas contraire, celle de la Pharmacopée européenne ou française.      Haut de page

DCO
Physiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Chemical oxygen demand]   AbrévDemande chimique en oxygène.
    La demande chimique en oxygène, ou DCO, est l'un des paramètres de la qualité d'une eau. Elle représente la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder toute la matière organique contenue dans une eau. Cette valeur est obtenue en faisant réagir des échantillons d'eau avec un oxydant puissant (le bichromate de potassium K2Cr2O7) à chaud en milieu acide, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune trace de matière organique. Elle s'exprime en milligramme d'oxygène par litre d'eau.     Haut de page

DCP  dcp
Neurologie, génétique, pneumologie  -  [Angl. : PCD - Primary ciliary dyskinesia]   Abrév.  Dyskinésie ciliaire primitive. * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * kinésie : du grec kinêsis [kin-, kinési-, -kinésie], mouvement ; * ciliaire : du latin cilium [cil, cili(o)-, -ciliaire], bord de la paupière qui porte les cils mais aussi relatif aux autres structures ciliées.
    Cette affection rare (1 individu sur 16 000) se traduit dès l'enfance par des pathologies bronchopulmonaires telles que sinusites, bronchites et altération pulmonaire. C'est le médecin suédois AFZELIUS qui décrit en 1970, l'anomalie des cils qui tapissent les voies respiratoires supérieures, responsable de la DCP. Par leurs mouvements, ces cils produisent "l'ascenseur bronchique" qui élimine constamment par le haut (pharynx puis œsophage) le mucus sur lequel se sont collées les particules présentes dans l'air inspiré.
    Le diagnostic de la DCP ne peut se faire que par un examen au microscope électronique des cils. Il existe cependant d'autres symptômes qui peuvent faire penser à une DCP : en effet, chez plus de 50% des malades, le cœur est situé à droite (situs inversus) et les hommes, sont stériles du fait de l'absence totale de motilité des spermatozoïdes.

    À l'heure actuelle, il n'y a pas de traitement curatif des DCP. Seules la kinésithérapie et l'antibiothérapie peuvent ralentir le processus de dégénérescence pulmonaire. Les chercheurs viennent de mettre en évidence le premier gène (DNAI) qui code une protéine entrant dans la composition des cils, ainsi que son mutant DNAI1. Ils travaillent maintenant sur 2 autres gènes suspects : DNAI2 et hPF20.      Haut de page

DCR  dcr
Ophtalmologie, chirurgie générale, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Dacryocystorhinostomy]   Abrév.  Dacryocystorhinostomie* dacryo : du grec dakruon [dacry(o)-], larme ; * cysto : du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie ; * rhino : du grec rhis, rhinos [rhin(o)-, -rhinie], nez ; * stomie : du grec stoma [stom(a)-, stomat(o)-, -stome, -stomie], bouche, abouchement. 
    Chez certains patients, il devient nécessaire de rétablir une communication entre le sac lacrymal et le méat moyen des fosses nasales, lorsque ce conduit est obstrué. C'est une opération de chirurgie plastique qui supprime cette obturation. Anc. orth. dacryocysto-rhinostomie.
    L'opération est effectuée soit en chirurgie classique, soit avec un laser et dure environ 1/2 heure sous anesthésie locale, parfois associée à une neuroleptanalgésie. Syn. : DCR. La dacryocyctorhinostomie endonasale sous contrôle endoscopique est précédée d'une transillumination du sac lacrymal qui permet un repérage efficace, et un taux de réussite dépassant les 92 %.  Schéma de l'appareil lacrymal  Haut de page

DD   DLD   DLG   DV
Médecine générale  -  [Angl. : Decubitus, Dorsal decubitus, Ventral decubitus, Lateral decubitus]   Abrév.   Décubitus dorsal, décubitus latéral droit, gauche, décubitus ventral* décubitus : mot latin, de cubare, être étendu sur un plan horizontal. 
    Dire d'un patient qu'il est en décubitus signifie qu'il est en position allongée, sur un lit ou une table d'examen. On distingue donc le décubitus dorsal (DD) quand il est allongé à plat sur le dos, le décubitus ventral (DV) quand l'examen nécessite qu'il soit allongé à plat ventre et le décubitus latéral s'il est sur le côté droit (DLD) ou gauche (DLG).       Haut de page

DD (1)
Épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Differential diagnosis]   AbrévDiagnostic différentiel.   * dia : du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers » ; * gnostic : du grec gnôsis, [-gnose, -gnosie, -gnostique], connaissance ; * différentiel : du latin differentia, envisager comme différent, distinguer.
    Le diagnostic différentiel consiste à comparer les symptômes d'une maladie avec d'autres pathologies voisines ou ressemblantes. Le médecin procède ainsi par élimination pour mettre un nom sur la maladie à laquelle il est confronté.       Haut de page

DDASS  ddass
Affaires sanitaires et sociales, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Departmental Directorate of Health and Social Affairs]   AbrévDirection départementale des affaires sanitaires et sociales.
    La DDASS représente l'autorité sanitaire de l'État. Ses compétences sont nombreuses.
* La santé publique : politique régionale de santé, participation à la politique hospitalière en concertation avec l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, la sécurité sanitaire.
* La cohésion sociale et le développement social, par l'animation des différents dispositifs d'insertion et d'intégration.
* La protection sociale par le contrôle des organismes de sécurité sociale et l'évaluation des résultats des contrats d'objectifs et de gestion, négociés au niveau national.
* Des missions transversales : l'inspection et le contrôle, les systèmes d'information.  Haut de page

DDS
Affaires sanitaires et sociales, soins infirmiers  -  [Angl. : Director of nursering]   Abrév.  Directeur de soins (infirmiers)
   Le directeur de soins infirmiers fait partie du domaine "santé et social". Il peut être chargé de la coordination générale des soins, de la direction du service de soins infirmiers, de la direction des activités de rééducation et de la direction des activités médicotechniques.     Haut de page

DDTEFP  ddtefp
Affaires sanitaires et sociales  -  [Angl. : Departmental directorate on Labor, Employment and Vocational Training]   Abrév.  Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle
    Extraits du site : "... La direction départementale exerce une fonction d'information et de conseil auprès des employeurs, salariés, syndicats et institutions représentatives du personnel, sur les conditions d'application de cette réglementation, ainsi que sur les droits et obligations qui en découlent ..."    Haut de page

DE  de
Gynécologie obstétrique, chirurgie générale  -  [Angl. : Dystocia of shoulders]   AbrévDystocie des épaules.   * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * tocie : du grec tokos [toc(o)-,  -tocie], accouchement. 
    Lors d'un accouchement normal, après la sortie de la tête du fœtus, les épaules et le tronc traversent spontanément le pelvis. Dans certains cas (macrosomie fœtale, nombreuses grossesses, mauvaise position du fœtus par rapport au bassin ...) les épaules peuvent s'enclaver, bloquées dans l'excavation pelvienne. C'est la dystocie des épaules. La tête se rétracte alors spontanément, comme aspirée dans le canal pelvien.
    Les conséquences peuvent être dramatiques pour le fœtus et les gestes de l'obstétricien sont déterminants. Il pratique généralement une large épisiotomie et, si nécessaire, une cléidotomieHaut de page

DE  de
Soins infirmiers, nombreuses disciplines  -  [Angl. : State diploma]   AbrévDiplôme d'État.  
   Un diplôme d'État (DE), est un diplôme français obtenu à l’issue de certaines formations, dans plusieurs branches d’activité. Le diplôme d'État est souvent requis pour l'exercice de professions réglementées, notamment dans le champ de la santé et de l'animation. La profession infirmière s'exerce donc après l'obtention du diplôme d’État d’Infirmier.Haut de page

DEP  dep
Pneumologie  -  [Angl. : PEF - Peak expiratory flow]   AbrévDébit expiratoire de pointe. * expiratoire : du latin ex- , du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de et du latin spirare [spiro-, -spirant], respirer, souffler.  
    C'est la mesure du souffle au moment où l'air sort le plus vite des bronches. Cette mesure est simple, facile, rapide. Elle se fait avec un petit appareil appelé débitmètre de pointe. Le débit expiratoire de pointe s'exprime en litre par minute et est un témoin essentiel de la sévérité de l'asthme. Le but du traitement de l'asthme est d'obtenir de façon continue le meilleur débit expiratoire et stable. Lors d'un asthme chronique, sa mesure régulière permet de vérifier l'efficacité du traitement.  Haut de page

DHEA  dhea   DHEA-S  dhea-s
Biochimie, endocrinologie et métabolismes, médecine biologique [Angl. : DHEA - Dehydroepiandrosterone, DHEA-S - Dehydroepiandrosterone-sulfate]   AbrévDéhydroépiandrostérone. * : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * stérone : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol. 
    Hormone produite par les glandes surrénales (découverte par le Professeur Beaulieu) qui serait efficace pour prévenir l'ostéoporose, améliorer le système immunitaire, le système cardiovasculaire, la musculature, la texture de la peau ... Elle aurait aussi un effet antidépresseur.
    Aux États-Unis, les médecins parlent de l'hormone de Jouvence et elle est en vente libre. Mais elle semble dangereuse pour les personnes qui ont un cancer débutant. La DHEA-S en est la forme sulfatée. Elle représente 9/10e de la DHEA sanguine totale. Le groupement sulfate est ajouté par le foie quand la DHEA produite par la corticosurrénale passe dans cet organe.  Haut de page

DHS
Orthopédie, chirurgie orthopédique [Angl. : DHS]   Abrév.  Système de vis-plaque dynamique de hanche Synthes®. * dynamique : du grec dunamis [dyn(o)-, dyne, -dynie, -dynamie], force ; * hanche : du germanique hanka [hanche], région de la jonction du membre inférieur au tronc. 
   Pour consolider des fractures du col du fémur ou du trochanter sans remplacer toute l'articulation coxofémorale par une prothèse de hanche, il existe tout une panoplie de systèmes appelés systèmes de vis-plaque, dont les systèmes de vis-plaque dynamiques de hanche Synthes.  Un exemple de système vis-plaque de hanche  

DI
Diabétologie, nutrition et diététique, génétique, endocrinologie et métabolismes, hématologie  -  Abrév.   Diabète insipide  [Angl. : Diabetes insipidus, Hydruric diabetes]   N. m.  * diabète : du grec médical diabêtês, de diabainein [diabét(o)-], traverser, à cause de la fuite urinaire qui caractérise cette maladie ; * insipide : du bas latin insipidus, qui n'a pas de goût, de sapidus, qui a du goût ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * urique : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.
    Le diabète insipide ou diabète hydrurique se caractérise par
* une polyurie, c'est-à-dire une production excessive d'urine,
* une polydipsie (soif intense et besoin de boire fréquemment), pas d'hyperglycémie et les signes généralement observés dans les déshydratations.
    Sachant que la production d'urine est réglée, entre autres par l'ADH (hormone antidiurétique), c'est au niveau de l'hypophyse postérieure (qui produit l'ADH) qu'il faut rechercher une cause possible : tumeur ou ablation, traumatisme crânien, méningite, encéphalite ... L'ADH peut n'être pas sécrétée en quantité suffisante, ou ne pas agir sur les tubes collecteurs des néphrons.    Haut de page

DICS-X    dics-x
Immunologie allergologie, génétique, recherche médicale  -  [Angl. : X-SCID - X-linked severe combined immunodeficiency]   AbrévDéficit Immunitaire Combiné Sévère lié à l'X (au chromosome X).  * déficit : du latin deficit : il manque ; * immunitaire : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers.  
    * Au niveau clinique (phénotype macroscopique), le DICS-X se manifeste dès la naissance, par l'absence de défenses immunitaires de l'organisme contre les maladies provenant d'une éventuelle agression bactérienne ou virale. Ces enfants sont alors obligés de vivre isolé  dans une bulle stérile (="enfants bulles").
    * Au niveau cellulaire (phénotype cellulaire), on note une incapacité des cellules précurseurs de la moelle osseuse, de se différencier en lymphocytes T (LT) et en cellules natural killer (NK).
    * Enfin, au niveau moléculaire (phénotype moléculaire), on a trouvé une modification anormale de la chaîne polypeptidique gamma-c de certains récepteurs de cytokines, présents à la surface des cellules précurseurs des lymphocytes T et cellules NK. De ce fait, ces récepteurs inexistant ou inopérant, ne peuvent recevoir de signaux (interleukines) et transmettre aux cellules précurseurs des messages essentiels à leur transformation en lymphocytes T et cellules NK (= transduction du signal impossible).

   En l'absence de donneur compatible pour une greffe de moelle osseuse et sachant à quoi est dû le phénotype clinique d'un enfant atteint de DICS-X, il faut envisager un traitement permettant de remplacer le gène défectueux en cause, par thérapie génique, afin d'obtenir la guérison.
    On emploie un vecteur rétroviral pour procéder à une thérapie génique ex-vivo. Si les cellules souches hématopoïétiques intègrent dans leur génome le gène thérapeutique ("gène-médicament") alors ces cellules devraient présenter un avantage de survie sur les cellules non modifiées génétiquement et pouvoir reconstituer un stock de lymphocytes T et de cellules NK. Le transfert de gène opéré lors de la thérapie génique somatique ex-vivo explique l'apparition, chez les enfants traités, de nouveaux lymphocytes T et de nouvelles cellules NK dans le sang. Seule la lignée des cellules traitées porte le "gène-médicament".
   
    Après vaccination par l'anatoxine diphtérique, tétanique et les virus de la polio, les enfants ont développé une réponse immunitaire normale. Les nouveaux lymphocytes sont capables de répondre à un agent viral ou bactérien. C'est le premier exemple de réussite dans le domaine de la thérapie génique appliquée à l'homme.  Haut de page

DID  did
Immunologie allergologie, diabétologie, nutrition et diététique  -  [Angl. : IDDM - Insulin-dependent diabetes mellitus]   AbrévDiabète insulinodépendant. * diabète : du grec médical diabêtês, de diabainein [diabét(o)-], traverser, à cause de la fuite urinaire qui caractérise cette maladie ; * insulino : du latin insula [insulin(o)-], île ; relatif à l’insuline, fabriquée par les îlots de Langerhans du pancréas ; * dépendant : du latin dependeo, ere [-dépendant, -dépendance], être suspendu. 
    Aussi appelé diabète sucré ou diabète mellitus, il se traduit par une insuffisance de production d'insuline (hormone produite par les cellules ß des îlots de Langerhans qui sont détruites), et est d'origine autoimmunitaire ou génétique. Il survient chez des enfants ou adultes jeunes. C'est ce que l'on appelle le diabète de type I (le type II est de DNID ou diabète non insulinodépendant).
    Les symptômes sont bien connus : polyurie (sécrétion excessive d'urine), polydipsie (sensation de soif), perte de poids, grande lassitude. Pour en savoir (beaucoup) plus : les diabètes.   Haut de page

DIU  diu
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : IU(C)D - Intrauterine (contraceptive) device]   AbrévDispositif intra-utérin. * intra : du latin intra à l’intérieur ; * utérin : du latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme. 
    Cette expression correspond en fait aux stérilets qui sont placés par le gynécologue dans l'utérus, pour une durée de 2 à 3 ans. Les modèles actuels présentent un filament de cuivre enroulé autour du plastique, qui a pour but d'entretenir une réaction inflammatoire permanente qui augmente encore son efficacité.  Haut de page

DJIN  djin   DDM  ddm
Pharmacologie  -  [Angl. : Daily nominative individual dispensation, Dictionary of dispensing medicines]   Abrév. Dispensation journalière individuelle nominative    * dispensation : du latin dispensatio, administration, gestion, mais aussi répartition, distribution. 
    Le terme dispensation n'est pratiquement plus utilisé qu'en pharmacologie de ville ou hospitalière et cette dispensation pharmaceutique correspond à une série d'activités et d'engagements qui est encadrée par un décret (rectifié "99-249 du 31 mars 1999 portant code de déontologie des pharmaciens ...")

La dispensation est
* l'analyse de l'ordonnance, quand elle est établie
* la préparation des doses à administrer (en pharmacie hospitalière ou en préparation magistrale)
* le conseil au patient concernant le bon usage du médicament. Le pharmacien fait ensuite le nécessaire, en fonction des médicaments délivrés et de la législation en vigueur, pour assurer la totale traçabilité, notamment par une inscription éventuelle dans l'ordonnancier. 

    Il existe, pour les pharmaciens, des guides de dispensation, en particulier pour certains médicaments comme la morphine et ses dérivés (dosages, effets secondaires, accoutumance ...), la méthadone, l'oxygénothérapie à domicile, entre autres. Le DDM est le dictionnaire de dispensation des médicaments, "référence des principaux médicaments, de prescription (y compris les génériques), de conseil".
    À noter que la dispensation médicale ou distribution de médicaments par un médecin est interdite en France et dans la plupart des pays européens, ceci pour éviter tout conflit d'intérêts et pour préserver les 2 contrôles. En pharmacie hospitalière, la DJIN est la dispensation journalière individuelle nominative, c'est-à-dire la préparation et la distribution des doses journalières des médicaments prescrits pour chaque patient.        Haut de page

DL50  dl50   DL01  dl01   DL10  dl10   DL100  dl100
Pharmacologie, médecine et recherche biologiques  -  [Angl. : Lethal dose50, Lethal dose 01, Lethal dose 10, Lethal dose 100]   Abrév. Dose létale 50%  * dose : du grec dosis [dose, -dosage], donner, détermination d’une quantité donnée en un point et un temps donnés ; * létale : du latin letum [létal, létale, létaux], mort, qui provoque la mort. 
    La dose létale 50 ou DL50 est un indicateur de toxicité qui est utilisé dans la recherche pharmacologique et qui concerne des populations animales (rats, souris ...) soumises à des expérimentations lors de la mise au point de nouvelles molécules thérapeutiques. La DL50 est la quantité de matière nécessaire pour provoquer la mort de 50% des individus d'une population donnée. Elle s'exprime en mg/kg (milligrammes de la matière active étudiée par kilogramme d'animal de la population).

    La DL50 permet en outre une classification des molécules chimiques et pharmaceutiques en fonction de leur toxicité, les valeurs les plus petites correspondant aux substances les plus toxiques. La toxine botulinique, avec une DL50 de 10-6 mg/kg (ou 1 nanogramme par kg) reste l'une des substances les plus toxiques connues. Cette valeur de la DL50 est non seulement spécifique d'une molécule donnée et d'une espèce animale donnée, mais peut varier de façon parfois importante en fonction du sexe et de l'âge des animaux de la population concernée ou de la façon dont le produit est administré.
   À noter qu'il existe aussi une DL01 (même résultat pour 1% de la population), une DL10, une DL100 : quantité minimale pour provoquer la mort de toute la population. Depuis 2002 et dans le but de réduire la souffrance animale, l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) a retiré de ses directives l'obligation de la mesure de la dose létale.       Haut de page

DLP   dlp  DLPD  dlpd
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Dyslipemia, Dyslipidemia]   Abrév. : Dyslipémie, Dyslipidémie  * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    La dyslipémie ou DLP désigne toute anomalie de concentration des lipides dans le sang : cholestérol total, HDL-cholestérol, LDL-cholestérol, triglycérides et acides gras libres. Les formes de cette pathologie sont aussi variées que les différentes molécules de lipides présentes dans le sang. On connaît des formes familiales héréditaires et d'autres formes acquises. Ex. l'hypercholestérolémie : il existe une forme familiale.
    Syn. : dyslipidémie ou DLPD.      Haut de page

DMF  dmf
Pharmacologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : DMF - Dimethylfumarate]   Abrév. Diméthylfumarate ou fumarate de diméthyle  * di- : du préfixe grec di, deux fois ; * méth- : du grec mêthe [métha-], alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 ; * yle : de ulê matière ; du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * fumarate : sel de l'acide fumarique, du latin fumaria, nom de la fumeterre, plante dans laquelle l'acide fumarique a été découvert. 
   Le diméthylfumarate ou fumarate de diméthyle est un antifongique utilisé pour empêcher la formation de moisissures, qui est connu pour être un puissant allergène particulièrement actif sur la peau humaine, provoquant des réactions parfois violentes et durables : irritations, démangeaisons, éruptions cutanées, eczéma, même à de très faibles concentrations.
    En 2012, bien que ce produit soit interdit dans de nombreux pays européens dont la France, on compte plus de 2 000 victimes de ce produit, dont plus de 20 décès. On a en effet retrouvé le fumarate de diméthyle dans les cuirs de canapés et de chaussures, mais aussi de vêtements, importés de Chine.         Haut de page

DMI
Chirurgie générale  -  [Angl. : IMD - Implantable medical device]   Abrév.  Dispositif médical implantable. * implantable : du latin implantare, planter, insérer, fixer
   Un implant médical est un dispositif artificiel qui est inséré dans le corps. Quelques exemples : toutes les prothèses articulaires, les valves cardiaques, les implants mammaires, les pompes à insuline, tout dispositif électronique  ou mécanique qui est susceptible d'assister ou de remplacer un organe défaillant, les dispositifs de contraception, les chambres implantables, les stents artériels, entre autres. Pour plus de détails sur des dispositifs médicaux implantables, voir les différentes définitions.         Haut de page

DM    DMLA  dmla   DMLA atrophique   DMLA sèche   DMLA néovasculaire   DMLA humide
Ophtalmologie, génétique  -  [Angl. : AMD - Age-related macular degeneration, Atrophic age-related macular degeneration, Dry age-related macular degeneration, Neovascular age-related macular degeneration, Wet age-related macular degeneration]   AbrévDégénérescence maculaire liée à l'âge. * dégénérescence : du latin degenerare, de genus, -eris, race : perdre les qualités de sa race ; maculaire : du latin macula, dépression du fond de l’œil correspondant au point de la rétine où l’acuité visuelle est maximale ; syn. tache jaune. 
    Cette maladie se traduit par une dégénérescence progressive de la rétine, notamment au niveau de la macula, entraînant la cécité chez des sujets âgés de plus de 50 ans. 25% des personnes âgées de plus de 85 ans sont atteints de DMLA.   
    Les principaux symptômes de cette pathologie sont le besoin croissant de lumière pour lire, des déformations au centre du champ visuel et une baisse plus ou moins sévère de l'acuité visuelle. Les ophtalmologistes ont montré qu'il existe 2 pathologies essentielles :
* la DMLA atrophique ou sèche (75% des malades) dans laquelle les cellules de la rétine disparaissent spontanément,
* la DMLA néovasculaire ou humide, la plus grave, dans laquelle de nouveaux vaisseaux sanguins se développent, détruisant les tissus.

    La DMLA représente la cause la plus fréquente de cécité aux États-Unis et en Europe. Des chercheurs de l'INSERM ont montré que cette maladie est liée à la présence de l'allèle e4 de l'apolipoprotéine E, qui augmente en plus les risques de maladies vasculaires et de la maladie d'Alzheimer. D'autres facteurs de risque sont connus : tabagisme, alcoolisme, régime alimentaire riche en matières grasses ... Il n'existe aujourd'hui aucun traitement spécifique de la DMLA. Dans le cas de néovaisseaux, un traitement au laser peut être envisagé.      Haut de page

DDMO  ddmo   DMO  dmo   DMOt  dmot   DXA  dxa   DEXA   dexa   DS  ds
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : BMD - Bone mineral density (variation in), BMD - Bone mineral density, Bone mineral density in total body, Dual Energy X-Ray Absorptiometry, id, Standard deviation]   Abrév.  Delta (ou variation) de la densité minérale osseuse   * densito : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense ; * mètre : du latin metrum  ou du grec metron, [métr(ie)], mesure. 
    L'ostéodensitomètre est un appareil destiné à mesurer la densité osseuse afin de prévenir les risques de fractures, en particulier chez les femmes ménopausées.  Un ostéodensitomètre  Certains appareils récents utilisent le procédé DXA avec une dose réduite de marqueur radioactif pour le patient, une quantité plus faible de rayons X et une durée très courte de l'examen. D'autres appareils (pour mesurer la densité osseuse du talon par exemple) utilisent les ultrasons qui sont d'autant plus absorbés que la densité osseuse est importante.
    Un tout autre type de densitomètre est utilisé par les radiologues pour la densigraphie, c'est-à-dire la mesure de la densité de coloration sur un cliché radiographique, ce qui permet une analyse particulièrement fine. Cet appareil utilise une cellule photoélectrique.

   Extrait d'un article paru dans CEA Technologies n° 59 janvier - février 2002 : "En collaboration avec la société Diagnostic Medical Systems (Montpellier), le CEA/Léti a développé une nouvelle génération d'ostéodensitomètre qui réalise les examens de dépistage et de suivi de l'ostéoporose en deux flashs successifs de rayons X et en moins de 2 secondes, comparés aux 30 secondes des systèmes à balayage actuels.
    Outre le contenu minéral osseux, Lexxos fournit une qualité d'image quasi-radiologique qui évite des examens radiologiques complémentaires, jusqu'ici indispensables pour déterminer le risque de fracture chez un patient.
Le Léti a travaillé sur la définition et la mise en œuvre d'un capteur plan de radiologie numérique, et sur le traitement de l'information, basé sur une maîtrise fine des phénomènes d'interaction rayonnement - matière. Le nouvel ostéodensitomètre est actuellement en phase d'évaluation clinique au CHU de Nîmes sur quelque 400 sujets volontaires."  Syn. : densigraphe.

Quelques renseignements complémentaires : Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur 
DMO : densité minérale osseuse : c'est la masse surfacique de l'os mesurée sur une partie du corps humain. La CMO est exprimée en g/cm2 (grammes par centimètre carré). En anglais, la DMO est nommée BMD : bone mineral density.
CMO : contenu minéral osseux (en anglais BMC: bone mineral content) : c'est la masse de l'os mesurée sur une partie du corps humain, exprimée en grammes.
Remarque : DMOt et CMOt sont les abréviations utilisées dans les ostéodensitométries du corps entier.
Surface : c'est la surface osseuse d'une partie du corps humain, délimitée par un logiciel de reconnaissance des contours (lignes jaunes sur le document "Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur"). Elle est exprimée en cm2.
T-score : le T-score est l'écart, exprimé en DS (déviation standard), entre la valeur de la DMO mesurée chez le (la) patient(e) et la valeur maximale ou pic, de la DMO atteinte à l'âge adulte (entre 30 et 35 ans) par une population de référence.
Z-score : c'est la différence entre la valeur mesurée et la valeur moyenne théorique corrigée pour l'âge, le sexe, l'ethnie et exprimée en nombre d'écart type (DS).

L'OMS définit l'ostéopénie chez la femme pour un T-score compris entre 1 DS et 2,5 DS (soit -1 à - 2,5)
L'OMS définit l'ostéoporose pour un T-score inférieur à 2,5 DS (soit < - 2,5)

DXA ou DEXA : Dual Energy X-Ray Absorptiometry ou absorptiométrie biphotonique aux rayons X.
Les causes les plus fréquentes de la perte de masse osseuse sont : une carence œstrogénique qui s'installe naturellement chez les femmes ménopausées qui ne suivent pas de TSH (traitement hormonal substitutif), mais aussi l'hyperthyroïdie évolutive non traitée, une corticothérapie (traitement à base de cortisone) d'une durée supérieure à 3 mois, entre autres.
Moyenne en France : le pic de masse osseuse est atteint entre 20 et 30 ans. Chez une femme, la perte osseuse commence quelques années avant la ménopause, à raison d'environ 0,5% par an. En postménopause, la perte atteint plus de 3% pendant 8 à 10 ans, puis ralentit  : 0,5 à 1% dans les années suivantes. Si on totalise entre 30 et 80 ans, une femme perd en moyenne 47% de sa masse osseuse, 14% pour un homme.
Autre sigle utilisé : DDMO : (le premier D est un delta) variation annuelle de la densitométrie minérale osseuse.   Haut de page

DFG  dfg
Médecine biologique, néphrologie, hématologie, métabolisme musculaire  -  [Angl. : GFR - Glomerular Filtration Rate]   Abrév.  Débit de la filtration glomérulaire   * débit : de bitte, billot de bois sur lequel on enroule les câbles, puis détailler une matière en vue de sa vente et, au XIXe siècle, produire d'une matière continue ; en biologie : quantité de liquide s'écoulant par unité de temps en un point donné ; * filtration : du latin médiéval filtrum [-filtre, -filtration], appareil ou action qui permet de séparer un liquide des matières qui s’y trouvent en suspension ; * glomérulaire : du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton, petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux.
    Le DFG représente le volume de liquide filtré par les néphrons par unité de temps. La valeur normale moyenne est égale à 170 litres par jour. Petit rappel sur l'activité des néphrons (*). Depuis les recommandations de la HAS (Haute Autorité de la Santé) en 2011 et une directive de la CPAM en 2012, le calcul du DFG s'effectue grâce à une simple analyse sanguine qui utilise la clairance de la créatinine. La synthèse de la créatine dans notre organisme est particulièrement stable et ne dépend en fait que de la masse musculaire, au point que son dosage permet d'évaluer la fonction glomérulaire.
    Valeurs normales de la créatinine sanguine ou créatininémie : 5 à 12 mg/L de sérum (ou 44 à 108 µmol/L). On observe une augmentation significative dans les néphrites chroniques. La créatininamnie est le taux de créatinine dans le liquide amniotique et son dosage reste un excellent indicateur de l'âge de la grossesse ainsi que la maturité du fœtus. À partir de 20 mg/L, valeur particulièrement stable et qui ne varie qu'en fonction du DPG, on considère que le fœtus a atteint sa maturité.

Clairance de la créatinine. * clairance : du latin clarus [clair, clarté, clairance], brillant, qui répand ou reçoit beaucoup de lumière, ou qui laisse passer les rayons lumineux ; ce mot doit être utilisé à la place de clearance, mot anglais qui signifie enlèvement ; * créatinine : du grec kreas, kreatos [créat(o)-], chair.
    La clairance (ou clearance) est une valeur exprimée généralement en mL/min, qui représente l'aptitude d'un organe (le rein par ex.) à éliminer d'un fluide de l'organisme, une substance donnée. C'est ainsi qu'il existe une clairance rénale, une clairance hépatique, intestinale, mais aussi une clairance de l'eau dite libre, de l'alpha1-antitrypsine, de la créatinine, du lithium, du phosphore, entre autres. Voir ces différentes définitions.
Il existe plusieurs formules pour évaluer la clairance rénale. La créatinine est le produit final de la dégradation de la créatine musculaire (*). Sa particularité est sa valeur quasi constante dans les urines sur une durée de 24 heures (variations inférieures à 10%), ce qui en fait un bon marqueur pour évaluer la fonction rénale. Pour évaluer la clairance (ou clearance) de la créatinine, on mesure sa concentration plasmatique (ou sanguine) [P], sa concentration urinaire [U] et le débit urinaire exact sur 24 heures.
    La clairance ou est donnée par la formule DFG = ([U] × V) / [P], où DFG est le débit de la filtration glomérulaire, GFR en anglais, pour Glomerular Filtration Rate. Actuellement, les laboratoires utilisent la formule de COCKCROFT et GAULT, établie en 1976 et qui tient compte de la créatininémie, de l'âge, du sexe et du poids corporel. Chez l'homme, la clairance de la créatinine est égale à : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,25] / créatininémie en μmol/L ; chez la femme : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,08] / créatininémie en μmol/L. Les valeurs considérées comme normales pour la clairance de la créatinine sont de 120 mL/min (ou 2 mL/s) chez l'homme et 110 mL/min ou 1,8 mL/s chez la femme.
    Il existe d'autres méthodes pour évaluer le DFG, notamment la formule en CKD-EPI : CKD = chronic kidney disease ; EPI = Epidemiology collaboration ou l'équation de l'étude MDRD : Modification of Diet in Renal Disease Study equation, pour lesquelles il existe des calculateurs (il suffit de rentrer les données sexe, poids, âge, créatinine).    Relation entre DFG et IRC 


(*) Rappels sur le néphron. N. m.  * néphron : du grec nephros, rein.  * Des cellules aux reins : Les déchets cellulaires sont pris en charge par la lymphe interstitielle, puis passent dans les capillaires sanguins --> veines caves --> oreillette droite --> ventricule droit --> artères pulmonaires --> poumons --> veines pulmonaires --> oreillette gauche --> ventricule gauche --> artère aorte --> artères rénales --> reins, à raison de 1 500 litres de sang par jour !
Les trois fonctions du rein : c'est un organe particulièrement bien vascularisé. Les capillaires issus de l'artère rénale se pelotonnent et forment les glomérules. Ce sont eux qui constituent l'essentiel de la zone corticale ou glomérulaire, entre la capsule fibreuse et les pyramides de Malpighi. Détail d'un néphron et de son tube collecteur  Autour de chaque glomérule, une capsule creuse ou capsule de Bowman est le point de départ d'un tube urinifère (à ne pas confondre avec le tube collecteur).
On appelle néphron l'ensemble glomérule + capsule + tube urinifère. C'est l'unité anatomique et fonctionnelle de filtration.
Détail important pour comprendre l'efficacité du filtre rénal : les néphrons d'un rein mis bout à bout représentent environ 75 kilomètres !

1 - Par différence de pression, 170 litres d'urine primitive passent chaque jour des glomérules (pression > 50 mm Hg) dans les capsules (p = 10 mm Hg). Les activités du néphron  Cette urine primitive est constituée d'eau et de petites molécules, sels minéraux, glucides ... Cette première phase est la filtration glomérulaire.
2 - Pendant le trajet dans les tubes urinifères, 99% de l'urine primitive sont réabsorbés par les réseaux capillaires (eau, sels minéraux, glucose ...). Certaines substances ne sont éliminées dans l'urine que si leur concentration dans le sang dépasse un certain seuil : 1,7 g/L pour le glucose, 5,6 g/L pour le sel NaCl etc. Ce sont des substances à seuil. D'autres sont éliminées quelle que soit leur concentration : urée, acide urique, enzymes et hormones dégradées, médicaments, nicotines, anabolisants, certaines drogues ou leurs produits de dégradation ... Ce sont les substances sans seuil. Cette deuxième phase est la réabsorption tubulaire.
3 - Le rein transforme des substances toxiques (ammoniaque par ex.) en produits inoffensifs : acide hippurique, sels ammoniacaux, et synthétise des pigments urinaires : urochrome et urobiline. Cette troisième phase est celle des synthèses.
Trajet complet de l'urine : néphrons --> tubes collecteurs --> calices --> bassinet --> uretères --> vessie --> urètre --> miction.       Haut de page

DFO   dfo
Imagerie médicale, ostéologie, génétique  -  [Angl. : Polyostotic fibrous dysplasia]   Abrév. Dysplasie fibreuse des os* dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler ; * fibreuse : du latin fibra, ae : filament. 
    Les adjectifs monostotique et polyostotique se rapportent à la dysplasie fibreuse des os ou DFO, maladie de la cellule souche et de l'ostéoblaste. Les os deviennent fragiles et se déforment, notamment le tibia, le fémur, la boîte crânienne, la face, mais tous les autres peuvent être atteints. La dysplasie fibreuse de l'os est qualifiée de monostotique si un seul os est atteint, de polyostotique si plusieurs os sont concernés.

De quoi s'agit-il ?
    La DFO est une maladie génétique (mais non héréditaire) rare qui  est due à la mutation d'un gène nommé GNAS ou plus précisément GNAS locus complexe : Guanine Nucleotide binding protein Alpha Stimulating. Ce gène a été localisé sur 20q13, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 20 au locus 13, mais ce locus est complexe, ce qui justifie cette appellation.
    Le gène muté modifie la protéine Gsα, laquelle est responsable de la production "normale" du tissu osseux. Cette mutation du gène GNAS provoque donc une production de matrice osseuse immature et mal minéralisée. On constate en effet une fuite de phosphore dans les urines, qui empêche une minéralisation du squelette.

Les conséquences.
    Les patients qui sont atteints de DFO souffrent de douleurs osseuses, de fractures et de déformations osseuses. Ces synthèses anarchiques peuvent provoquer des déformations importantes des os de la face et donc du visage.

Remarque : on retrouve cette DFO dans le syndrome de McCune-Albright (SMA), associée à d'autres pathologies comme des atteintes endocriniennes et métaboliques, puberté précoce, syndrome de Cushing (hypercorticisme), taches cutanées "café au lait", hyperthyroïdie, acromégalie, entre autres.       Haut de page

DG  dg   DC   dc
Médecine générale  -  [Angl. : Diagnosis]   Abrév. Diagnostic.   * dia : du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers » ; * gnostic : du grec gnôsis, [-gnose, -gnosie, -gnostique], connaissance. 
    Le diagnostic (DG, ou dg, DC, dc) est le moment clé de l'entretien médical. Après les renseignements donnés par le malade, l'étude des signes et des symptômes, l'analyse d'éventuels résultats de laboratoires, d'imagerie médicale, entre autres, c'est la détermination de la pathologie par le médecin.
    Classiquement, on distingue plusieurs niveaux diagnostiques : diagnostic anatomique, c'est la localisation précise de la pathologie ; diagnostic biologique, c'est la détermination d'une anomalie dans le fonctionnement sécrétoire d'un organe, dans l'homéostasie, souvent mise en évidence par des analyses biologiques : diagnostic cytologique ou histologique, c'est la mise en évidence d'une anomalie au niveau de cellules ou d'un tissu, à l'occasion d'une biopsie et d'une observation microscopique du prélèvement.   Haut de page

DMDC
Nutrition, toxicologie et santé publique  -   [Angl. : Diméthyl dicarbonate]   Abrév. Dimethyl dicarbonate (en français : dicarbonate de diméthyle)    * di : du préfixe grec di, deux fois ; * méthyl : du grec methu, boisson alcoolisée ; en biochimie, méthyl- désigne la présence du radical univalent -CH3, dérivé du méthane ; * carbon(e) : du latin carbo, -onis [carb(o)-, charbon],  en rapport avec le carbone, corps combustible noir que l’on extrait des combustibles fossiles ; * ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de.    RENSEIGNEMENTS SUR LE PRODUIT
* Conservateur.
* Origine : synthétique.
    En présence d'eau, le dicarbonate de diméthyle se décompose en CO2 et surtout en méthanol toxique. Connu également sous les appellations "Velcorin ®", DMDC, pyrocarbonate de diméthyle, ester diméthylique de l'acide pyrocarbonique, c'est un liquide incolore, qui se décompose en une solution aqueuse. Il est corrosif pour la peau et les yeux et toxique en cas d'inhalation et d'ingestion.
    En janvier 2017, la société Pomona (entreprise polonaise) se voit condamnée à ne plus distribuer ses salades de fruits "Fructofresh" car des analyses ont montré la présence significative de méthanol.
* Formule chimique : C4H6O5 Son hydrolyse par l'eau donne du CO2 et du méthanol selon la réaction :
C4H6O5 + H2O --> CO2 + 2 CH3OH.      Formule chimique  

* Toxicité :
    En France, il peut être utilisé dans les boissons aromatisées sans alcool, les vins sans alcool, les boissons énergétiques, le cidre, le poiré, les vins aromatisés, le concentré liquide de thé et les boissons alcoolisées et les spiritueux ayant un degré alcoolique < 15% vol.
    En Allemagne, le DMDC est utilisé dans les boissons sucrées sans alcool depuis 1978. Depuis 1995, il est autorisé dans les boissons aromatisées sans alcool, les vins sans alcool et concentrés liquides de thé.
    En octobre 2005, le Comité économique et social européen a donné un avis favorable pour l'utilisation du DMDC en tant que nouvelle pratique œnologique pour réduire l'utilisation du dioxyde de soufre. Deux mois plus tard, le DMDC est autorisé en Europe dans les pratiques et traitements œnologiques afin d'assurer la stabilisation microbiologique du vin en bouteille contenant des sucres fermentescibles.
    Son emploi est limité à 200 mg/L et ne s'applique que pour les vins ayant une teneur en sucres égale ou supérieure à 5 g/L. Le règlement rentre en vigueur en mai 2006. D'abord considéré comme auxiliaire technologique, il n'était pas demandé de spécifier son utilisation dans la liste des ingrédients, il est maintenant nécessaire de le mentionner au même titre que les autres additifs.
Toxique, surtout au-delà des doses autorisées.   Haut de page

DMP    dmp
Médecine générale  -  [Angl. : Personal medical folder]   Abrév. Dossier médical personnel
    "La loi du 30 aout 2004 a créé le DMP ou Dossier Médical Personnel pour favoriser la coordination, la qualité et la continuité des soins, au service d'un meilleur suivi médical". Quelques renseignements utiles extraits de la brochure éditée par DMP Info Service - dmp.gouv.fr.

* Qu'est-ce que le DMP ?  C'est un carnet de santé sur Internet, gratuit, rapide d'accès et facile à utiliser par le patient et ses soignants. Il peut être particulièrement utile en cas d'urgence et suit le patient tout au long de sa vie.

* Quels sont les avantages du DMP ?  Il permet aux différents personnels de santé (médecins, chirurgiens, biologistes...) de partager des informations précieuses. Il n'est plus nécessaire de transporter des papiers, ordonnances, radiographies... Toutes les informations médicales, les traitements et les dates sont à portée de main.

* Quelles informations peut contenir le DMP ?  Il comprend tous les éléments permettant de retracer l'histoire médicale du patient : comptes rendus des consultations, des examens d'imagerie, résultats d'analyses biologiques, médicaments prescrits, antécédents allergiques, entre autres. Toutes ces informations relèvent bien évidemment du secret médical.

* Mon DMP est-il sûr ?    Le DMP est hautement sécurisé. Il est créé à partir d'un identifiant national de santé (INS) unique, différent du numéro de sécurité sociale.

* Où sont stockées les données de santé ? Qui peut les consulter ?    L'hébergement de tous les DMP est sous la responsabilité de l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (ASIP Santé). Tous les personnels de santé pourront accéder au DMP d'un patient à condition qu'il leur en ait préalablement donné l'autorisation. Ils pourront alors le consulter et/ou ajouter des documents médicaux. La médecine du travail, les mutuelles et les assurances, les banques, les employeurs n'ont pas le droit d'accéder au DMP.

* Modalités d'accès exceptionnels en cas d'urgence.    En cas d'appel au SAMU - Centre 15, le médecin régulateur peut accéder au DMP. Si le patient est dans un état comportant un risque immédiat pour sa santé, tout professionnel de santé peut accéder au DMP. Mais ces accès ne seront possibles que si le patient ne s'y est pas opposé lors de la création du DMP.

* Quand ouvrir un DMP ?    Lors d'une consultation chez le médecin traitant (déclaré à l'Assurance Maladie), chez un autre médecin ou un professionnel de santé, pendant une consultation ou une admission dans un établissement de santé. Pour la création d'un DMP, la carte vitale est indispensable. Elle sera ensuite munie d'un autocollant portant la mention "DMP".   Haut de page

DNF  dnf
Neurologie ; imagerie médicale  -  [Angl. : Neurofibrillary degeneration]   Abrév. Dégénérescence neurofibrillaire.   * dégénérescence : du latin degenerare, de genus, -eris, race, passer à un état inférieur ; * neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * fibrillaire : du latin fibra [fibr(o)-], filament. 
    La DNF se traduit par un enchevêtrement anormal des fibres nerveuses, à cause de la présence d'une protéine Tau anormale, généralement associée aux microtubules du cytosquelette et qui va progressivement provoquer la mort des neurones. Cette protéine anormale est dite hyperphosphorylée, car elle subit jusqu'à 9 phosphorylations chez les patients atteints de maladie d'Alzheimer, au lieu de 2 à 3 phosphorylations normales.
    C'est une protéine qui est normalement associée aux microtubules du cytosquelette, et Il en résulte logiquement des microtubules totalement enchevêtrés et qui vont gêner le transport axonal.
    Exemple : le transport de l'APP ou précurseur de la protéine amyloïde - Amyloid Protein Precursor. Elle est véhiculée dans l'axone vers l'extrémité nerveuse et la synapse où elle joue un rôle important dans la plasticité neuronale et la neurotransmission. Il faut noter que cette APP est normalement très répandue dans l'organisme, jouant plusieurs rôles au niveau des cellules et en particulier dans le tissu nerveux : c'est une molécule qui va permettre des interactions entre cellules, c'est aussi un récepteur de surface et un facteur de croissance qui va intervenir dans la formation du cytosquelette, la régulation du calcium intracellulaire, la formation des synapses, la modulation des cholinestérases entre autres.
    On trouve deux isomorphes anormaux de l'APP (en plus de la molécule normale) chez les malades d'Alzheimer.   Haut de page

DNID  dnid
Immunologie allergologie, diabétologie, nutrition et diététique [Angl. : NIDDM - Non insulin-dependent diabetes mellitus]   Abrév.  Diabète non insulinodépendant. * diabète : du grec médical diabêtês, de diabainein [diabét(o)-], traverser, à cause de la fuite urinaire qui caractérise cette maladie ; * insulino : du latin insula [insulin(o)-], île ; relatif à l’insuline, fabriquée par les îlots de Langerhans du pancréas ; * dépendant : du latin dependeo, ere [-dépendant, -dépendance], être suspendu. 
    Le DNID est la partie visible d'un iceberg dont la base  repose  sur  l'insulinorésistance - hyperinsulinisme  très  souvent  liés à  l'obésité (80 %). Son traitement et sa prévention représentent un problème majeur de santé publique. Il s'associe avec l'HTA (hypertension artérielle - 70 %), la dyslipidémie (TG triglycérides augmentés, HDL - high density lipoprotein - diminués). Le risque cardiovasculaire est majeur. Pour en savoir (beaucoup) plus : les diabètes.    Haut de page

DO  do
Épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Compulsory declaration]   Abrév. Déclaration obligatoire.
    C'est l'Institut de Veille Sanitaire qui, en France surveille l'évolution des maladies à déclaration obligatoire, en centralisant toutes les déclarations. Pour la France, en 2000, les maladies suivantes font l'objet d'une déclaration obligatoire : botulisme, brucellose, choléra, diphtérie, fièvres typhoïde et paratyphoïde, infections à méningocoques, listériose, légionellose, paludisme autochtone, poliomyélite, SIDA, toxi-infections alimentaires, tuberculose et tétanos, plus récemment le SRAS ou syndrome respiratoire aigu sévère.  Haut de page

DP  dp   DPN    dpn
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Prenatal diagnosis]   Abrév.  Diagnostic prénatal.   * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies ; * pré : du latin prae [pré-], avant, devant ; * natal : du latin populaire nascere, ou du latin classique nasci [-natal], naître, venir au monde. 
   Le diagnostic prénatal (ou anténatal) est l'ensemble de toutes les techniques actuelles qui permettent de mettre enévidence les anomalies graves pouvant survenir pendant une grossesse. Le but premier est d'intervenir directement sur le fœtus, quand cela est possible, même in utero. En cas d'impossibilité d'intervention, l'avortement thérapeutique sera proposé aux parents. Actuellement, 60% des malformations majeures des fœtus sont révélées par le DP. Il existe plusieurs niveaux de diagnostic et d'intervention. Sans vouloir trop entrer dans les détails, voici les principaux.

- Échographie entre la 11e et la 13e semaine d'aménorrhée : son but est de déterminer le terme de la grossesse, de repérer d'éventuelles malformations majeures et anomalies chromosomiques. Cette échographie est généralement abdominale, mais peut aussi, si nécessaire, être pratiquée par voie vaginale pour une meilleure appréciation du développement crânien, cardiaque, de la nuque (dépistage de la trisomie 21) ... 

- Échographie entre la 22e et la 24e semaine pour apprécier le volume du liquide amniotique, le placenta et son cordon ombilical, la biométrie fœtale (en fait ses mensurations).

- Échographie du 3e trimestre de grossesse, qui a pour but de détecter une malformation tardive et permettre une meilleure prise en charge périnatale ou une interruption tardive de la grossesse si l'affection est grave et incurable. Suite à ces différentes échographies, le gynécologue obstétricien peut être amené à pratiquer un prélèvement  fœtal, soit directement sur le fœtus, soit sur ses annexes. Là encore, il existe plusieurs techniques.

- Amniocentèse : du grec kentein [-centèse], piquer. Il s'agit d'un prélèvement du liquide amniotique, dans lequel baigne le fœtus, effectué à l'aide d'une aiguille, à travers les parois abdominale et utérine. Il est pratiqué à partir de la 14e semaine, sous échoguidage (plus rarement à partir de la 13e semaine). C'est un examen indolore et rapide qui permet de dépister des anomalies fœtales, malformations, mongolisme ou maladies héréditaires.
Dans le liquide amniotique ainsi prélevé, le biologiste peut mener des recherches, surtout un caryotype (classement des chromosomes) qui consiste à étudier les chromosomes du fœtus. Il n'est pas exempt de tout danger (1% d'avortements), aussi il ne sera proposé que dans des cas bien particuliers :

* âge de la mère supérieur à trente-huit ans ;
* antécédents familiaux de maladie héréditaire, de malformation ou d'anomalie chromosomique (comme le mongolisme ou la trisomie 21) ;
* recherche d'une infection ;
* incompatibilité sanguine entre la mère et son enfant.

    Dans le liquide amniotique, on dose également l'HCG (hormone chorionique gonadotrope) et surtout l'AFP ou alpha-fœtoprotéine. Si le taux de l'AFP est très supérieur à la normale (plus de 2,5 fois), les risques sont une non fermeture du tube neural, un spina bifida, une anencéphalie. En cas de taux inférieur à la normale, accompagné d'une élévation de l'HCG, le risque est une anomalie chromosomique, de type trisomie 21.

- Cordocentèse : prélèvement de sang fœtal par ponction directe du cordon ombilical sous échoguidage, possible à partie de la 18e semaine. Risque : 3 à 5% d'avortements.

- Choriocentèse, placentocentèse : le gynécologue obstétricien prélève un fragment du trophoblaste. C'est en fait une biopsie de villosités choriales, lieu des échanges entre le sang maternel et le sang fœtal, qui se pratique entre la 11e et la 13e semaine de grossesse. La technique généralement utilisée est la voie abdominale, mais ce prélèvement peut aussi se faire par voie vaginale. Le risque est de 2 à 3% d'avortements. L'avantage est évident car cette technique permet un diagnostic biochimique et moléculaire précoce.
De nouvelles techniques sont actuellement mises au point pour éviter les risques liés à ces techniques, notamment le prélèvement de cellules fœtales dans le sang maternel (procédé mis au point par Patrizia Paterlini-Bréchot, Unité 370 INSERM).

- La radiographie est de moins en moins utilisée, compte tenu de la fiabilité grandissante de l'échographie (et des risques dus aux RX). Si nécessaire, une IRM est utilisée pour une meilleure approche du système nerveux ou le diagnostic de tumeurs.

- Les analyses biologiques. Elles sont nombreuses : recherche du VIH dès la 1ère consultation, recherche de la syphilis, toxoplasmose, rubéole, détermination des groupes sanguins (1er trimestre) ; dépistage de l'antigène HBs, numération globulaire, recherche d'anticorps irréguliers si la femme est Rh- , de l'hépatite B (6e mois).     Haut de page

DPA
Gynécologie obstétrique  -  [Angl. : EDD Expected date of delivery]   Abrév.  Date présumée de l'accouchement.   * accouchement : du latin accubare, se mettre au lit.
  Pour calculer la DPA on se base sur la durée moyenne d'un accouchement à terme, qui se produit au bout de 39 semaines et 6 jours d'aménorrhée, plus ou moins deux semaines. Mais on considère comme "à terme" un accouchement après 38 à 42 semaines d'aménorrhée.     Haut de page

DPPNI
Anatomopathologie, gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle  -  Abrév.  Décollement prématuré du placenta normalement inséré  [Angl. : Premature placental separation]     * placenta : du latin placenta [placent(a)-, -placentaire] qui signifie « galette », relatif au placenta qui relie l’embryon à l’utérus maternel. 
   Le décollement physiologique du placenta ne se produit normalement qu'après l'expulsion du fœtus, lors de la délivrance. Le DPPNI est un accident aigu de la grossesse, complication d'une toxémie gravidique, d'un traumatisme ou d'une intoxication par le tabac, la cocaïne, ou de l'accouchement après rétraction brutale du myomètre suivant la vidange d'un hydramnios ou l'expulsion d'un premier jumeau. Les symptômes sont : une douleur abdominale brutale, des métrorragies de sang noir incoagulable et un état de choc disproportionné par rapport aux pertes sanguines vaginales. À l'examen, le signe principal est l'hypertonie utérine, "l'utérus de bois". Le diagnostic est conforté par l'existence d'une protéinurie. L'hématome rétroplacentaire présente des degrés de gravité variable, avec des formes mineures ou latentes et survie du fœtus, et des formes graves avec état de choc et mort fœtale. Son traitement nécessite une extraction par césarienne en urgence lorsque l'enfant est vivant et une évacuation utérine rapide lorsque l'enfant est mort.     Haut de page

DR (1)  dr
Imagerie médicale et interventionnelle, urologie, cancérologie  -  [Angl. : Radiologic density]   Abrév.  Densité radiologique.  
    En TDM (tomodensitométrie), la DR ou densité radiologique, s'exprime en UH ou Unité Hounsfield (* unité : du latin unus, un seul, unique ; * Godfrey Newbold HOUNSFIELD : ingénieur britannique, né le 28 août 1919 à Sutton (Nottinghamshire), mort le 12 août 2004 à Kingston (Surrey) ; il a obtenu de nombreuses distinctions dont le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1979 (avec l’américain Allan McLeod CORMACK)) pour ses travaux sur le tomodensitomètre ou CT scan), avec 4 repères importants : * air : - 1000 UH    * graisse : - 60 à - 120 UH    * eau : 0 UH    * os : + 1000 UH.

   D'autres valeurs sont intéressantes, comme les tissus mous (20 à 100 UH), les calculs uriques (400 à 500 UH) et les calculs phosphocalciques, donc à tonalité calcique : environ + 2000 UH (* tonalité : du grec tonos : en peinture, désigne la couleur considérée dans son intensité ; * calcique : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium). À cette échelle est associée une échelle de gris qui permet une évaluation visuelle des clichés.
    Une application intéressante en cancérologie : dans la recherche des nodules tumoraux ou bénins, ceux qui ont une densité > 164 UH ont une charge calcique plus importante et sont généralement bénins. Ceux qui ont une DR proche de celle des tissus mous ont un risque plus grand d'être malins.   Calculs calciques dans l'uretère  

   Sur le document joint d'AUSP ou arbre urinaire sans préparation, on distingue assez nettement (flèches blanches) une opacité de tonalité calcique en projection du trajet de l'uretère pelvien gauche (l'uretère pelvien est la partie basse de l'uretère, qui communique avec la vessie). La reconnaissance d'une tonalité calcique, donc d'une couleur ou d'un aspect particuliers évoquant la nature calcique d'un calcul (par ex.) est vraiment affaire de spécialiste, car cette tonalité varie également en fonction de la taille du calcul. Il s'agit donc d'un calcul composé essentiellement de sels de calcium, et non pas d'acide urique ou de cystine (p. ex.) qui présentent une autre opacité.      Haut de page

DR   Dr   dr   DRS   Drs  drs
Médecine générale et toutes spécialités  -  [Angl. : Doctor]   Abrév. Docteur(s)
    Les abréviations DR, Dr, dr, DRS, Drs, drs sont utilisées pour remplacer le mot Docteur(s) sur une pancarte, une ordonnance, un compte-rendu médical, dans une prise de notes, entre autres.      Haut de page

DPB  dpb
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, gynécologie obstétrique  -   [Angl. : Biparietal diameter]   Abrév.  Diamètre Biparietal . * diamètre : du latin diametrus, du grec diametron : portion de la droite passant par le centre d'un cercle et limitée par ce cercle ; * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition ou la duplication ; * pariétal : du latin paries, parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment les côtés et la voûte du crâne.  
    Le diamètre bipariétal ou BIP - voir ci-dessus -  est connu aussi sous l'abréviation anglaise de BPD.  Le Bip croît normalement de 3 millimètres par semaines jusqu'à la 25e semaine d'aménorrhée (ou SA), puis de 2 mm par semaine jusqu'à la 34e semaine et enfin de 1 mm par semaine jusqu'au terme de la grossesse.    Image échographique    Haut de page

DPC
Imagerie médicale et interventionnelle, urologie, néphrologie  -   [Angl. : pyelocalicular dilatation]   Abrév.  Dilatation pyélocalicielle   * dilatation : du latin dilatatio, dilatare [-dilatation, -dilatateur], élargir, augmenter de volume ; * pyélo : du grec puelos [pyél(o)-], bassin, et plus particulièrement le bassinet, cavité centrale du rein ; * calicielle : du latin calix, du grec kalux, coupe, relatif aux calices rénaux.  
    La dilatation pyélocalicielle, souvent accompagnée d'hématurie ou présence de sang dans les urines, est observée en imagerie médicale, lorsqu'il y a un empêchement à l'écoulement normal de l'urine dans la partie basse de l'uretère ou au méat urétérovésical ou encore à la jonction pyélo-urétérale. Il peut s'agir d'un calcul bloqué dans l'uretère ou d'une tumeur qui provoque un ralentissement plus ou moins important de l'écoulement de l'urine dans la vessie. Le traitement est généralement chirurgical, pendant une cystoscopie.   Haut de page

DPI  dpi
Génétique, gynécologie obstétrique, embryologie  [Angl. : Preimplantation diagnosis]   Abrév.  Diagnostic préimplantatoire.    * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies ; * pré : du latin prae [pré-], avant, devant ; * implantatoire : de l'italien impiantare, du bas latin implantare, placer. 
    En France, le DPI est légalement autorisé depuis 1999 et ne concerne que les affections génétiques  particulièrement graves : fausses couches répétées, plusieurs avortements thérapeutiques etc. Après une FIV (fécondation in vitro), on attend que les embryons soient au stade de 10 cellules (3e jour). L'une d'entre elles est prélevée (ce qui ne modifiera en rien le développement futur de cet embryon).
    On peut facilement déterminer son sexe (intéressant dans le cas d'une maladie liée au sexe présente dans cette famille) et repérer des anomalies chromosomiques. Les techniques utilisées combinent la FISH (fluorescence in situ hybridation) et la PCR (polymerase chain reaction) ou amplification de l'ADN.    Haut de page

DPM  dpm
Immunologie  -  [Angl. : Dermatopolymyositis]   Abrév.   Dermatopolymyosite    * dermato : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Comme son nom l'indique, la dermatopolymyosite ou DPM ou polydermatomyosite est une affection cutanée (éruption fréquente) et musculaire (lésions inflammatoires), qui peut toucher aussi d'autres organes, notamment les viscères (poumon, cœur ...).   C'est une maladie auto-immune relativement rare qui touche environ une personne sur 200 000 en France, essentiellement des jeunes adultes.
    Elle est certainement due à une anomalie du collagène et on la classe aujourd'hui dans les connectivites ; elle est proche du LED (lupus érythémateux disséminé) et de la sclérodermie. Les lésions musculaires deviennent rapidement douloureuses et handicapantes : les malades deviennent progressivement grabataires. Cette atrophie musculaire qui s'installe touche aussi les muscles oculomoteurs (yeux) et ceux du pharynx, entre autres, provoquant des problèmes de déglutition et des fausses routes.
    C'est généralement après que ces lésions musculaires se soient installées qu'apparaissent les dermatoses, notamment des érythèmes, des placards rouges sur le visage et le cou, les mains puis l'extérieur des coudes et des genoux, la base des ongles. Ces rougeurs s'accompagnent souvent d'œdèmes sous-cutanés. Les traitements actuels reposent sur une corticothérapie intensive.    Haut de page

DRASS  drass
Affaires sanitaires et sociales, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Regional Directorate of Health and Social Affairs)]   Abrév.  strong>Direction régionale des affaires sanitaires et sociales.
    Elle représente l'autorité sanitaire de l'État. Ses compétences sont nombreuses.
* La santé publique : politique régionale de santé, participation à la politique hospitalière en concertation avec l'Agence Régionale de l'Hospitalisation, la sécurité sanitaire.
* La cohésion sociale et le développement social, par l'animation des différents dispositifs d'insertion et d'intégration.
* La protection sociale par le contrôle des organismes de sécurité sociale et l'évaluation des résultats des contrats d'objectifs et de gestion, négociés au niveau national.
* Des missions transversales : l'inspection et le contrôle, les systèmes d'information.  Haut de page

DSA dsa
Cardiologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Semi-automatic external defibrillator]   Abrév>.  Défibrillateur semi-automatique. * : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * fibrillateur : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament. 
    Le DSA est un appareil portable qui permet l'analyse automatique de l'ECG d'une personne en arrêt cardiorespiratoire, afin de déceler une fibrillation ou une tachycardie ventriculaires. Si l'analyse est positive, l'appareil se charge automatiquement dans le but de délivrer un choc électrique externe transthoracique.        Haut de page

DSC
Neurologie  -  [Angl. : Cerebral blood flow]   Abrév.  Débit sanguin cérébral* débit : de bitte, billot de bois sur lequel on enroule les câbles, puis détailler une matière en vue de sa vente et, au XIXe siècle, produire d'une matière continue ; en biologie : quantité de liquide s'écoulant par unité de temps en un point donné ; * sanguin : du latin sanguis, sanguinis, sanguinare [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui circule dans les veines et les artères ; * cérébral : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau. 
   Pour bien comprendre l'importance de la pression de perfusion cérébrale ou PPC, il faut savoir que le cerveau ne représente que 2% de la masse corporelle, mais absorbe à lui seul 20% de la consommation totale d'oxygène.
   La pression de perfusion cérébrale (PPC) représente la vascularisation du cerveau et il est particulièrement important qu'elle demeure la plus constante possible. Elle est habituellement définie comme la différence entre la pression artérielle moyenne (PAM) ou pression d'entrée de la circulation cérébrale et la pression de sortie représentée par la pression intracrânienne ou PIC.

                                               PPC = PAM - PIC   (PIC = pression intracrânienne)

   L’hypoperfusion est donc la baisse de la vascularisation cérébrale et par conséquent celle du DSC (débit sanguin cérébral). En effet, la PPC et le DSC sont directement liés et leurs valeurs globalement proportionnelles. On note cependant qu'il existe ce que les spécialistes appellent un plateau d'autorégulation à partir duquel le DSC est constant et normal, avec une valeur de 50 mL/min/100g, pour une valeur de la PPC pouvant varier entre 50 et 150 mm Hg (1). C'est quand la PPC descend en-dessous de la valeur seuil de 50 mm Hg que la DSC diminue proportionnellement avec un risque d'ischémie (2) d'autant plus important.        Haut de page

DSF   dsf
Médecine de la reproduction, génétique, médecine biologique  -  [Angl. : Sexual dysfunction]   Abrév.  Dysfonctionnement sexuel. * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonction, fonctionnement : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * sexuel : du latin sexus, sexualis [sex(o)-, -sexuel], relatif aux sexes mâle et femelle, à la sexualité et à la reproduction
    Le dysfonctionnement sexuel est l'incapacité de réaliser pleinement un rapport sexuel, avec ses conséquences psychologiques souvent importantes (sentiment de culpabilité, dépression...).
* Chez l'homme, les dsf les plus fréquents sont l'impossibilité d'obtenir une érection suffisante (dysfonction érectile), l'éjaculation précoce, les douleurs pendant le rapport sexuel, le manque ou la perte du désir sexuel.
* Chez la femme, il s'agit entre autres, de difficultés à atteindre l'orgasme, d'anxiété ou de douleurs pendant le rapport sexuel, d'une lubrification vaginale insuffisante, du manque ou de la perte du désir sexuel. La consultation médicale  peut apporter des solutions et le généraliste pourra éventuellement orienter un homme vers un urologue, une femme vers un gynécologue.    Haut de page

DSH
Psychologie, sexologie, médecine de la reproduction  -  [Angl. : HSD : hypoactive sexual desire]   Abrév.  Désir sexuel hypoactif. * sexuel : du latin sexus, sexualis [sex(o)-, -sexuel], relatif aux sexes mâle et femelle, à la sexualité et à la reproduction ; * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * actif : du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. 
   Le désir sexuel hypoactif (DSH) représente une importante cause de consultations en sexologie clinique. Affectant essentiellement les femmes, il touche aussi bien les hommes chez lesquels il peut être dû à différents facteurs. D'où l'importance du bilan clinique qui permettra d'entreprendre une prise en charge efficace. Le bilan doit prendre en compte aussi bien les facteurs psychologiques que les facteurs endocriniens, toxiques et psychiatriques.         Haut de page

DT
Psychiatrie psychologie  -  Abrév. Delirium tremens   [Angl. : Delirium tremens, alcoholic acute delirium]   * délire : du latin delirium, délire, folie, de delirare [délire, delirium], sortir du sillon ; * tremens : du latin tremulus, tremblant. 
    Le delirium tremens (DT) ou délire tremblant ou délire alcoolique aigu est généralement caractéristique d'un état alcoolique qui se traduit par un délire accompagné de mouvements désordonnés. C'est un épisode aigu de l'alcoolisme chronique qui apparaît le plus souvent après l'absorption d'une dose d'alcool plus importante que d'habitude, ou chez des alcooliques soumis au sevrage. Le delirium tremens s'apparente alors au syndrome de sevrage alcoolique.
    Les signes sont le plus souvent impressionnants : le malade est trempé de sueur, tremble de tous ses membres et de la langue, son rythme cardiaque est très accéléré et il se voit entouré voire agressé par toutes sortes d'animaux hostiles : araignées, serpents, rats, insectes ... (c'est la zoopsie), ses mouvements incohérents étant alors destinés à les chasser de son corps et de son environnement proche.
    Les mécanismes qui provoquent ces délires ne sont pas encore totalement élucidés, mais il est vraisemblable que ce soit la suppression brutale de l'alcool et surtout de ses effets sédatifs qui déclenche la crise.    Haut de page

DTC  dtc
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie  -  [Angl. : Tetanus, diphtheria and pertussis (Tdap) vaccine]   Abrév.  Diphtérie, tétanos et coqueluche.
    Vaccination associée contre diphtérie, tétanos et coqueluche. Dans la plupart des cas, ce vaccin est associé à un vaccin antipoliomyélitique. C'est le DTCP - voir cette abréviation.  Haut de page

DTCoq dtcoq
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie  -   [Angl. : Tetanus, diphtheria and pertussis (Tdap) vaccine]   Abrév.  Diphtérie, tétanos et coqueluche.
    Vaccination associée contre diphtérie, tétanos et coqueluche. Dans la plupart des cas, ce vaccin est associé à un vaccin antipoliomyélitique. C'est le DTCP - voir cette abréviation.  Haut de page

DTCP  dtcp
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie  -  [Angl. : DTaP-IPV - combined vaccine against diphtheria, tetanus, pertussis and polio]   Abrév.  Vaccin IPAD DTCP Tétravalent PASTEUR suspension injectable.
    Vaccination associée contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite. Préparé à partir d'anatoxines, de bactéries inactivées et de virus cultivés sur cellules Véro et inactivés par le formaldéhyde.
    L'immunité est conférée à partir de la 3ème injection et persiste plusieurs années après le rappel.  La haute purification des anatoxines entrant dans la composition des vaccins IPAD supprime les accidents dus à la sensibilisation par des antigènes accessoires.  L'absorption sur phosphate de calcium augmente de façon importante le pouvoir antigénique de ces vaccins.  Haut de page

DTP    dtp
Médecine générale, immunologie allergologie, pharmacologie [Angl. : DTaP-IPV - combined vaccine against diphtheria, tetanus, pertussis and polio]   Abrév.  IPAD DTP PASTEUR
    Nom ancien : Vaccin antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique adsorbé. - 3 premières injections à un mois d'intervalle - premier rappel un an plus tard - rappel tous les 5 ans jusqu'à 21 ans - rappel TP tous les 10 ans.   Haut de page

DVE  dve
Neurochirurgie  -  [Angl. : External ventricular drainage]   Abrév.  Drainage ventriculaire externe.   * drainage : de l’anglais to drain [-drainage], égoutter, supprimer un liquide en excès ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx ; * externe : du latin externus : qui vient du dehors, qui est situé vers le dehors. 
    Pour comprendre à quoi sert le drainage ventriculaire externe ou DVE, il faut connaître le rôle du LCR ou liquide céphalorachidien. On distingue classiquement deux compartiments dans lesquels se trouve et circule le LCR :
* le compartiment interne formé par les quatre ventricules cérébraux (ce sont des cavités à l'intérieur du cerveau et reliées entre elles) et le canal de l'épendyme qui parcourt la moelle épinière sur sa longueur et en son centre ;
* le compartiment externe constitué par les espaces sous arachnoïdiens, eux-mêmes compris entre l'arachnoïde ou méninge moyenne et la dure mère ou méninge externe.

   Le fait important est que ce liquide céphalorachidien est fabriqué en permanence par des cellules spécialisées de l'encéphale et se retrouve dans les ventricules (cavités du cerveau). Dès l'âge de cinq ans, ce LCR est produit à raison d'environ 300 mL en 24 heures. Normalement, une faible quantité de ce LCR est dirigée vers le canal de l'épendyme, la plus grande partie étant réabsorbée par les capillaires sanguins de la surface du SNC ou système nerveux central (encéphale et moelle). Il y a donc un flux constant de LCR dans les cavités du SNC, cette circulation étant rendue possible par des orifices : les trous de Monro, de Magendie, de l'aqueduc de Sylvius.

   Plusieurs pathologies peuvent provoquer une obturation plus ou moins importante de ces orifices : tumeur cérébrale, traumatisme crânien, suites postopératoires, entre autres. La conséquence est immédiate : les ventricules cérébraux vont se dilater, provoquant une élévation dangereuse de la pression intracrânienne du LCR avec risque d'hémorragies, une dilatation des ventricules pouvant aller jusqu'à l'hydrocéphalie.
    Il existe un moyen de pallier provisoirement cette pathologie : la pose d'un drainage ventriculaire externe, en milieu hospitalier et par un neurochirurgien. Cela consiste à faire une petite trépanation suffisante pour introduite une tubulure dans un ventricule cérébral, reliée à un sachet de recueil, qui va permettre de rétablir une pression intracrânienne normale. Par la suite, le neurochirurgien devra traiter la cause de l'oblitération des orifices permettant la circulation du LCR.  Coupe sagittale médiane de l'encéphale.      Haut de page