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Dernière modification : 21-07-2020

Abréviations - G     Signification


γ-OH - G1 - G2 - GABA - GABAergique - GAL - GALT - GB - GBLGBP-28 - GCS - GCSF - G-CSF - GDF15 - GE - GEFAB - GEHT - GEPPI - GERES - GERMOP - GES - GEU - GFR - GGT - GHB - GIFIT - GIU - GMCSF - GM-CSF - GNA - GnRH - GP - GP1 - GP2 -GR - GRM - GROG - GS - GTTK - GV - GVHD - GVO

GABA   GABAergique
Neurologie  -  [Angl. : Gamma-aminobutyric acid]   Abrév.   Gamma aminobutyrique acide.   * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * amino : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * butyro : du latin butyrum [butyr(o)-], beurre ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * ergique : du grec ergon [-ergie, -ergique], action, travail. 
    C'est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central (SNC) car plus de 40% des synapses sont GABAergiques, c'est-à-dire réagissent, grâce à leurs récepteurs, à l'arrivée et à la fixation des molécules de GABA. Produit à partir de la glutamine, le GABA se fixe sur les canaux ioniques Cl- et provoque leur ouverture. Immédiatement, les ions Cl- du milieu extracellulaire pénètrent dans le compartiment postsynaptique, provoquent une hyperpolarisation de sa membrane qui devient moins excitable. L'effet du GABA est renforcé par certains tranquillisants comme le valium.   Schéma de la molécule de GABA      Haut de page

G1   G2
Cytologie histologie, cancérologie  -  [Angl. : Gap, gap of time] Abrév.  Gap ou gap of time* gap : mot anglais signifiant intervalle. 
    Le cycle cellulaire (d'une division à la suivante) a une durée très variable selon qu'il s'agisse d'une cellule sanguine, hépatique, épithéliale par exemple, de quelques heures à plus d'un an. La seule constante est la durée de la phase M (la mitose proprement dite) qui est d'environ 1 à 2 heures. Le reste du cycle est qualifié d'interphase : c'est la partie du cycle pendant laquelle la cellule ne se divise pas, est au repos. Le cycle cellulaire est divisé classiquement en quatre phases, dont la plus importante est la mitose, division du noyau puis de la cellule.

Phase G1 : G est la première lettre de l'anglais "Gap" ou Gap of time", intervalle. C'est l'intervalle de temps qui s'écoule entre la fin de la mitose et le début de la phase suivante ou synthèse. C'est pendant la phase G1 que la cellule contrôle sa taille et son environnement. À noter que c'est aussi pendant cette phase qu'une cellule qui n'a pas encore commencé à répliquer son ADN peut entrer dans un état quiescent appelé G0, (G zéro) qui peut durer de quelques jours à plusieurs années. Enfin, une cellule qui ne se divise plus reste en phase G1 jusqu'à sa mort.

Phase S
: ou phase de synthèse, pendant laquelle la cellule réplique son ADN - voir schéma ci-dessous et fabrique les histones qui sont nécessaires pour la confection des nouveaux brins d'ADN. Cette synthèse des histones se fait dans le cytoplasme, puis les nouvelles molécules entrent dans le noyau par les pores nucléaires et se combinent à l'ADN en formant les nucléosomes.
    On parle de réplication de l'ADN, ou duplication : c'est la copie conforme de l'information génétique, grâce à un complexe de réplication qui contient, entre autres, une enzyme, l'ADN polymérase. Cette réplication est qualifiée de semi conservatrice, car chacune des 2 molécules constituées est formée à partir d'un brin de la molécule initiale. C'est cette synthèse qui fait passer le chromosome de 1 à 2 chromatide, doublant de ce fait sa masse d'ADN.

Phase G2
: c'est pendant cette période que la cellule va vérifier que son ADN a été correctement répliqué (elle est donc provisoirement tétraploïde), mais aussi qu'elle va finir sa croissance pour la division de la cellule proprement dite qui suit immédiatement celle du noyau.

Phase M
: c'est la division de la cellule mère en deux cellules filles strictement identiques (sauf erreurs de réplication).   Le cycle cellulaire         Haut de page

GAL
Immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : Antilymphocyte globulin] Abrév.  Globuline antilymphocytaire* globuline : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie, globuline], sphérique, petit corps arrondi ; * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * cytaire : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule. 
    Comme son nom l'indique, le sérum antilymphocytaire ou SAL est destiné à agir contre les lymphocytes. C'est l'une des catégories de leucocytes ou globules blancs, c'est-à-dire qu'elle possède un noyau. Un lymphocyte (frottis)  Les lymphocytes sont présents en grand nombre dans les tissus lymphoïdes (lymphe, sang).
    On distingue 2 grandes catégories fonctionnelles : les lymphocytes B (LB) et les lymphocytes T (LT). Ils participent tous à la réponse immunitaire spécifique. Les cellules tueuses naturelles sont des lymphocytes qui participent à une réponse immunitaire non spécifique et qui s'attaquent essentiellement aux cellules cancéreuses.
    C'est un sérum hétérologue (donc obtenu à partir d'un être vivant n'appartenant pas à l'espèce humaine) qui agglutine les lymphocytes et les détruits, réduisant ainsi le potentiel de défense immunitaire du sujet auquel on l'administre. Ce sérum immunosuppresseur est obtenu en injectant chez l'animal des lymphocytes humains, ce qui provoque l'apparition d'anticorps spécifiques sériques, fixés sur les immunoglobulines G (ou IgG) et c'est cette fraction appelée GAL (globulines antilymphocytaires) qui est utilisée.   Haut de page

GALT
Biochimie, hématologie  -  [Angl. : Galactose 1-phosphate uridylyl transferase]  Abrév.  Galactose-1-phosphate-uridyl-transférase. * galacto : du grec gala, galaktos [galacto-, -galactie], lait ; * ose : du suffixe -ose [-ose, -oside, -osidique] qui, en chimie organique, désigne la présence d’un sucre (glucide) : * phospho : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * ate : du suffixe -ate qui, en chimie, signifie : sel de.
    La galactokinase est une enzyme codée par un gène situé sur le chromosome 17. Le lactose, disaccharide et principal sucre du lait est hydrolysé en glucose et en galactose par une lactase intestinale. Le glucose est directement assimilable, alors que le galactose doit être transformé en glucose par le foie.
    Pour cela, une enzyme, la galactokinase, transforme d'abord ce galactose en  galactose-1-phosphate. Ce dernier est ensuite transformé en glucose-1-phosphate par la GALT. Le galactose peut ainsi participer à plusieurs voies énergétiques. Un défaut de galactokinase provoque l'élévation du taux sanguin de galactose, l'accumulation de galactitol dans le cristallin et la cataracte.       Haut de page

GB
Histologie cytologie, hématologie, immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : Leukocyte, white blood cell] Abrév.  Globule blanc (ou leucocyte).  * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule.  
    Les leucocytes ou globules blancs ont un rôle essentiel dans les défenses de l'organisme : phagocytose et défense immunitaire à médiation cellulaire. Certains d'entre eux ont des granulations dans le cytoplasme : ce sont les granulocytes ou polynucléaires (car on a cru longtemps qu'ils possédaient plusieurs noyaux - en fait il s'agit d'un seul noyau, multilobé).
    Dans ces granulocytes, on distingue essentiellement 3 catégories selon leur affinité pour les colorants :
- les basophiles qui se colorent préférentiellement avec des colorants basiques (pH > 7),
- les éosinophiles ou acidophiles  qui réagissent aux colorants acides (pH < 7) et l
- les neutrophiles  qui se colorent avec des colorants neutres (pH = 7).

      Un deuxième groupe de leucocytes est représenté par agranulocytes, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas de granulations dans leur cytoplasme. On y trouve
- les lymphocytes, petites cellules à gros noyau, avec les lymphocytes B  qui acquièrent leur immunocompétence dans la moelle osseuse et qui, après transformation en plasmocytes, fabriquent les anticorps, et les lymphocytes T (ils acquièrent leur immunocompétence dans le thymus).
- Autre groupe dans les agranulocytes : les monocytes, grosses cellules à noyau excentré qui interviennent dans la phagocytose.

    Les valeurs normales oscillent entre 4000 et 10 000 leucocytes par mm3 de sang. Le comptage des leucocytes ou globules blancs est un leucogramme (du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit).  Schéma d'un basophile   Schéma d'un éosinophile   Schéma d'un neutrophile    Un lymphocyte dans un frottis   Un monocyte dans un frottis    Haut de page

GBL   GHB   γ-OH ou gamma-OH
Biochimie, toxicologie -  [Angl. : Gamma-butyrolactone, Gamma-hydroxybutyric acid, Gamma-OH] Abrév.  Gamma butyrolactone. * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * butyro : du latin butyrum [butyr(o)-], beurre ; * lacto : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * one : du suffixe -one qui, en chimie, désigne la présence d’une fonction cétone.
    La butyrolactone (formule : C4H6O2 ; masse molaire : 86,1) ou plus exactement la gamma butyrolactone  (GBL) est utilisée comme solvant et comme décapant pour les peintures. La saponification de la GBL avec NaOH (soude ou hydroxyde de sodium) produit du GHB (gamma hydroxybutyrate de sodium) dont la structure est proche d'un neuromédiateur : le GABA.
    Ce GHB est utilisé en anesthésie locale, mais aussi comme hallucinogène, euphorisant et sédatif. Syn. γ-OH ou gamma-OH : C'est une drogue dangereuse, inscrite en 1999 sur la liste des stupéfiants. On l'appelle la "drogue des violeurs" et elle est difficile à détecter car ses effets se dissipent après 4 à 5 heures. Dans certains établissements, elle est mélangée aux boissons, alcoolisées ou non, le café ...        Haut de page

GCS
Neurologie, traumatologie, immunologie, réanimation, médecine d'urgence  -  [Angl. : Glasgow Coma Scale] Abrév.  Glasgow Coma Scale ou échelle des comas de Glasgow  * coma : du grec kôma, sommeil profond. 
    Les médecins distinguent aujourd'hui 4 types ou stades essentiels de comas, en fonction de l'étendue des lésions cérébrales et/ou des réactions des patients aux différents tests et stimuli.

* Le coma de type I ou de stade I, ou coma léger ou coma vigil (du latin vigil, éveillé) : soumis à des stimulations douloureuses, le sujet, bien qu'inconscient, manifeste des réactions : ouvertures des yeux, grognements. Ce stade de coma est généralement réversible lorsque la cause est supprimée.
* Le coma de type II ou de stade II, ou coma moyen : les réactions citées pour le type I ne se manifestent plus, mais le patient peut encore retires sa main (par ex.) lors d'une stimulation douloureuse, comme lors d'un réflexe. Bien que d'un pronostic moins favorable, le coma de stade II est lui aussi réversible à partir du moment où la cause a disparu.
* Le coma de type III ou de stade III, ou coma carus (du latin carus, cher, précieux) ou coma profond : à partir de ce stade, la vie du patient est en jeu, car des troubles respiratoires peuvent provoquer son décès, s'il n'est pas médicalement assisté par un respirateur artificiel. Ce stade III peut durer plusieurs années si le tronc cérébral du patient n'est pas atteint.
* Le coma type IV ou de stade IV ou coma dépassé ou coma aréactif : c'est la définition médicolégale de l'état de mort cérébrale ou de mort clinique, avec l'arrêt de toutes les fonctions cérébrales. Cet état est confirmé par plusieurs tests médicaux, notamment 2 EEG (électroencéphalogrammes) distants de plusieurs heures et qui doivent tous les deux être parfaitement plats, absence de tout réflexe, entre autres. Seule l'activité cardiaque persiste pendant quelques heures ou quelques jours. S'il n'y a pas d'opposition, des prélèvements d'organes sont possibles pendant ce stade.

    De plus en plus, cette classification en 4 stades est considérée comme obsolète et on utilise alors la classification GCS (abréviation de Glasgow Coma Scale) ou échelle des comas de Glasgow. Elle a été développée par deux médecins, Teasdale et Jennet en 1974 et va du degré 15 pour les cas les moins graves, au degré 3. Avec ses treize degrés, cette échelle permet une meilleure appréciation de la profondeur d'un coma et donc des moyens à utiliser pour son traitement.       Haut de page

GCSF   G-CSF   GMCSF   GM-CSF
Endocrinologie et métabolismes, cancérologie oncologie, pharmacologie  -  [Angl. : Granulocyte (and macrophage) colony stimulating factor] Abrév. Granulocyte colony stimulating factor* granulo : du latin granulum, [granulo-], petit grain ; * cyte : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule. 
    Le GCSF (ou G-CSF) est le facteur de croissance granulocytaire. C'est une glycoprotéine qui est formée par 174 acides aminés et qui normalement produite par les macrophages, les cellules endothéliales et les fibroblastes. Le GCSF n'est présent dans le sérum des sujets normaux qu'en infime quantité, mais sa concentration augmente en cas d'infection ou d'aplasie médullaire. Son rôle est prépondérant dans la différenciation des granulocytes en polynucléaires neutrophiles puis en l'activation de la capacité migratrice et de l'activité phagocytaire de ces polynucléaires neutrophiles.
    Ce facteur de croissance est donc tout indiqué dans le traitement des neutropénies (pas assez de polynucléaires neutrophiles), qu'elles soient spontanées ou, plus fréquemment, résultant d'une chimiothérapie anticancéreuse. Or ces neutrophiles jouent un rôle essentiel dans les défenses de l'organisme. Après l'injection de GCSF, on constate d'abord, pendant quelques heures,  une baisse du taux de neutrophiles circulants car ils se fixent sur les cellules endothéliales, puis leur augmentation, de façon proportionnelle à la dose injectée (la thérapie normale consiste en une injection quotidienne pendant une dizaine de jours).

    Compte tenu du fait que le GCSF peut avoir des effets indésirables tels que des douleurs osseuses, des dysfonctionnements urinaires, des modifications de certains paramètres biologiques (augmentation des phosphatases alcalines et de l'activité de la lactase déshydrogénase), le traitement doit être pratiqué et suivi de préférence en milieu hospitalier.
Le GMCSF (ou GM-CSF) est un facteur de croissance des granulocytes et des Macrophages.        Haut de page

GDF15
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique  -  [Angl. : Growth and differentiation factor 15]     Abrév.  Facteur 15 de croissance et de différenciation* facteur : du latin factor, de facere [facteur], faire ; * croissance : du latin crescere, grandir ; * différenciation : du latin differentia, envisager comme différent, distinguer. 
    Le facteur 15 de croissance et de différenciation ou GDF15 est une protéine de la famille des facteurs de croissance et de différenciation, codée par le gène GDF15, situé sur le bras court du chromosome 19. Ce facteur est responsable de l'hyperémèse gravidique (HG) et touche 3% des femmes. Il en résulte des nausées et vomissements violents, avec déshydratation et dénutrition, pouvant mener à une réelle mise en danger du fœtus.
  Ce GDF15 est également connu sous le nom de MIC1 : microphage-inhibitory cytokine 1.       Haut de page

GE
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Thick blood smear] Abrév. Goutte épaisse* paludo : du latin palus, paludis [palud(o)-, -paludéen], marais ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs. 
    Le paludisme ou fièvre des marais est dû à un parasite : Plasmodium falciparum (mais aussi P. vivax, P. malariae, P. ovale), qui est transmis par la piqûre d'un moustique du genre Anopheles. Après une incubation de 2 semaines à 2 mois, une fièvre intense s'installe, avec troubles digestifs, neurologiques, accompagnés de douleurs diffuses. Les fièvres peuvent dépasser 40°C et s'accompagnent alors de violents frissons.
    Dans la forme "classique" on parle de fièvre tierce ou fièvre quarte, car elle se manifeste environ tous les 3 ou 4 jours. Entre 2 épisodes fébriles qui durent quelques heures, les symptômes disparaissent complètement. 600 millions d'individus en sont atteints dans le monde et cette pandémie concerne toutes les régions intertropicales. Seules les zones d'altitude sont épargnées. Il y a une quarantaine d'années, le paludisme sévissait dans le bassin méditerranéen, mais il a totalement disparu suite à l'assèchement des marais par l'homme.

    Après une piqûre, le plasmodium pénètre dans une hématie (ou globule rouge) et y prolifère. Il en résulte un éclatement du globule, avec libération des parasites qui vont coloniser d'autres hématies. C'est la destruction des hématies qui est responsable de la fièvre paludéenne.
    L'essentiel du traitement consiste à surveiller le malade pendant ses épisodes fébriles, ainsi qu'en l'administration d'antipaludéens, comme la quinine, la nivaquine et leurs dérivés. Le problème qui se pose actuellement est la résistance accrue des parasites vis-à-vis de ces molécules et le fait qu'il n'existe toujours pas de vaccin. Dans certains cas, le paludisme évolue vers une insuffisance rénale et des complications neurologiques qui entraînent la mort. Une équipe de chercheurs a récemment découvert un gène chez Plasmodium falciparum, qui le rendrait résistant aux traitements actuels. Syn. : malaria

    Dans un article paru dans Nature en mai 2002, des chercheurs américains décrivent une découverte importante : une protéine (SMI) qui pourrait enrayer le cycle de transmission du parasite. Ils ont créé des moustiques (anophèles) génétiquement modifiés, qui expriment cette protéine SMI et deviennent de ce fait, incapables d'excréter le parasite dans leur salive et donc de transmettre la maladie à l'homme. Ils estiment que de tels moustiques transgéniques introduits dans la nature pourraient prendre la place des moustiques sauvages et supprimer ainsi la diffusion du paludisme. Le test de la goutte épaisse consiste à tourner lentement une aiguille dans une grande goutte de sang. Le fibrinogène se transforme progressivement en fibrine, qui s'enroule autour de l'aiguille. Le sérum restant est alors observé au microscope et on y observe facilement les stades de développement du parasite.  Cycle du Plasmodium falciparum       Haut de page

GEFAB
Psychiatrie psychologie, associations de malades  -  [Angl. : French Group for study on anorexia and bulimia] Abrév.  Groupe d'Etude Français sur l'Anorexie et la Boulimie. * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * orexie : du grec orexis [orexie], appétit ; * boulimie : du grec boulimia, de bous, bœuf, et limos, faim ; sensation exacerbée de faim qui conduit à une absorption excessive d’aliments. 
    Le GEFAB a un site Internet. "Le GEFAB est une association qui se propose de mieux comprendre la pathologie du comportement alimentaire, dans le but d'en améliorer les traitements spécifiques. Dans cette page on trouve une information succincte concernant les troubles du comportement alimentaire ainsi que les services qui sont offerts au sein de cette association."        Haut de page

GEHT
Hématologie, pharmacologie, recherche médicale  -  [Angl. : Study group on the haemostasis and thrombosis]   Abrév.  Groupe d'Étude sur l'Hémostase et la Thrombose. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * stase : du grec statos,  stasis [stat(o)-, -stat,  -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable ; * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; *ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Le GEHT est un groupe d'étude de la Société Française d'Hématologie. Il réunit des universitaires, des praticiens hospitaliers et des chercheurs des secteurs publics ou privés ainsi que des membres de l'industrie pharmaceutique ou du diagnostic qui œuvrent dans le domaine de l'hémostase et de la thrombose.
    Le GEHT aide la recherche fondamentale et clinique, améliore la pratique médicale et biologique promeut l'innovation industrielle et assure le rayonnement international du groupe.       Haut de page

GEPPI
Pneumologie, recherche médicale  -  [Angl. : Group of studies of the iatrogenic pulmonary pathology]   Abrév.  Groupe d'Études de la Pathologie Pulmonaire Iatrogène.  * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel : * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * pulmo : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-) : iatro : du grec iatreia [-iatre], traitement iatros, médecin ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.
   "Regroupant plus de trente cabinets indépendants en France dont une quinzaine sur la région lyonnaise, le GEPPI a pour vocation d'être un lieu d'échanges entre ses membres et de réflexion sur la profession sous ses divers aspects. Par ailleurs, nous venons de mettre en place au sein du GEPPI une structure de formation continue qui convie d'autres professionnels (avocats, notaires, experts-comptables) à venir approfondir avec nous tels ou tels aspects de notre métier". . . 
    "Le GEPPI (Groupe d'Études de la Pathologie Pulmonaire Iatrogène) a été créé en France en 1995 par des membres de la SPLF (Société de Pneumologie de Langue Française) et de l' AFCP (Association Française des Centres de Pharmacovigilance). Ses objectifs sont : diffuser l'information concernant les observations de pathologie pulmonaire iatrogène, rechercher et mettre à jour la bibliographie, publier régulièrement la liste des médicaments impliqués, et attirer l'attention sur de nouveaux effets secondaires ou de nouveaux médicaments suspects."          Haut de page.

GERES
Recherche médicale [Angl. : Group for the study of the risk of exposure of health care providers]   Abrév.  Groupe d'Étude des Risques d'Exposition des Soignants.
    Groupe de recherche basé à la Faculté de Médecine Xavier Bichat à Paris, pour aider à l’étude et à la prévention des accidents exposant au sang chez les soignants [présentation, informations sur les accidents exposition au sang (AES) : épidémiologie, risque de transmission, prévention, que faire après, liste des médecins référents].       Haut de page

GERMOP
Pneumologie, recherche médicale  -  [Angl. : Group for the study and research on the pulmonary orphan diseases]   Abrév.  Groupe d'Études et de Recherche sur les Maladies Orphelines Pulmonaires.
    Le centre coordonne les recherches de pneumologues français sur des maladies pulmonaires rares et invalidantes. Il est aussi un centre d'information à l'usage du public. Le siège de cet organisme se trouve à l'Hôpital Cardio-vasculaire et Pneumologique Louis Pradel, 69394 Lyon.       Haut de page

GES
Soins infirmiers, épidémiologie et santé publique  - [Angl. : Basic Gestures of survival]   Abrév.  Gestes élémentaires de survie.
    Ce sont les "gestes qui sauvent". Ils sont très variables selon les circonstances et vont de la compression d'une artère ouverte au bouche-à-bouche avec massage cardiaque.
    Des cours concernant les GES sont actuellement accessibles à tous et la description de ces GES se trouve dans tous les manuels de secourisme. Il ne faut pas négliger le fait que de nombreuses vies humaines pourraient être sauvées si la population était mieux formée.       Haut de page

GEU   GIU
Embryologie, gynécologie obstétrique, biochimie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Ectopic or extrauterine pregnancy ; Intrauterine pregnancy]    Abrév.  Grossesse extra-utérine ; Grossesse intra-utérine. * grossesse : du bas latin grossus, gros, qui a des dimensions importantes en volume ; * extra : du latin extra [extra-], en dehors, extérieur ; * intra : du latin intra, à l’intérieur ; * utérine : du latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme. 
    Les trompes utérines ou trompes de Fallope relient les ovaires aux cornes de l'utérus. Elles mesurent environ 7 à 8 cm de long. À leur extrémité distale, elles présentent un pavillon, en forme d'entonnoir, dont les franges entourent plus ou moins l'ovaire et qui a pour rôle d'aspirer et de guider l'ovule (en fait l'ovocyte) au moment de l'ovulation, grâce à de très nombreux petits cils dont le mouvement coordonné crée une très légère aspiration.
    C'est dans la lumière de l'une de ces trompes, à environ un tiers de leur longueur, que se fait la rencontre avec le spermatozoïde et la fécondation, dans un léger renflement nommé l'ampoule.   Schéma de l'appareil reproducteur féminin

    Lors d'une GEU (grossesse extra-utérine), l'ovocyte fécondé ne se rend pas dans l'utérus, mais reste généralement bloqué dans une trompe, et l'œuf commence ses divisions. Il peut également arriver que l'embryon s'implante sur la surface d'un ovaire. Pour protéger la santé de la mère, il est nécessaire de procéder à l'ablation de cet embryon : c'est l'embryectomie.
    Tant que cela est possible (c'est-à-dire non contrindiqué), la technique par laparotomie (ouverture abdominale) est abandonnée au profit de la cœlioscopie beaucoup moins invasive. Pendant cette opération qui se fait sous AG (anesthésie générale), le chirurgien procède en fait à l'ablation de la trompe concernée, parfois aussi de l'ovaire correspondant.
  * bêta : deuxième lettre de l’alphabet grec, souvent utilisée en biochimie pour désigner un isomère ; * HCG : de l'abréviation HCG = hormone chorionique gonadotrope.
   La bêta-HCG est une hormone produite par le placenta. Par opposition à l'HCG totale, la ß-HCG représente la chaîne ß de l'HCG. Elle est recherchée dans les diagnostics de grossesse (grossesse confirmée à partir de 25 UI/L) mais aussi, associée à l'échographie, de GEU (grossesse extra-utérine).
    En effet, une échographie montrant un utérus "vide" et une analyse indiquant un taux de ß-HCG voisin de 1 000 UI/L doit faire penser à une GEU. C'est aussi cette hormone qui est dosée dans les grossesses môlaires.
   Enfin, l'abréviation GIU ou grossesse intra-utérine, désigne une grossesse dans laquelle l'embryon se développe normalement dans l'utérus.       Haut de page

GFR
Médecine biologique, néphrologie, hématologie, métabolisme musculaire  -  [Angl. : Glomerular filtration rate] Abrév.  Glomerular Filtration Rate   * clairance : du latin clarus [clair, clarté, clairance], brillant, qui répand ou reçoit beaucoup de lumière, ou qui laisse passer les rayons lumineux ; ce mot doit être utilisé à la place de clearance, mot anglais qui signifie enlèvement ; * créatinine : du grec kreas, kreatos [créat(o)-], chair. 
    La clairance (ou clearance) est une valeur exprimée généralement en mL/min, qui représente l'aptitude d'un organe (le rein par ex.) à éliminer d'un fluide de l'organisme, une substance donnée. C'est ainsi qu'il existe une clairance rénale, une clairance hépatique, intestinale, mais aussi une clairance de l'eau dite libre, de l'alpha1-antitrypsine, de la créatinine, du lithium, du phosphore, entre autres. Voir ces différentes définitions.
    Il existe plusieurs formules pour évaluer la clairance rénale. La créatinine est le produit final de la dégradation de la créatine musculaire (*). Sa particularité est sa valeur quasi constante dans les urines sur une durée de 24 heures (variations inférieures à 10%), ce qui en fait un bon marqueur pour évaluer la fonction rénale.

    Pour évaluer la clairance (ou clearance) de la créatinine, on mesure sa concentration plasmatique (ou sanguine) [P], sa concentration urinaire [U] et le débit urinaire exact sur 24 heures. La clairance ou est donnée par la formule DFG = ([U] × V) / [P], où DFG est le débit de la filtration glomérulaire, GFR en anglais. Actuellement, les laboratoires utilisent la formule de COCKROFT et GAULT, établie en 1976 et qui tient compte de l'âge, du sexe et du poids corporel. Chez l'homme, la clairance de la créatinine est égale à : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,25] / créatininémie en μmol/L ; chez la femme : ClCr = [(140 - âge en années) × poids (en kg) × 1,08] / créatininémie en μmol/L. Les valeurs considérées comme normales pour la clairance de la créatinine sont de 120 mL/min (ou 2 mL/s) chez l'homme et 110 mL/min ou 1,8 mL/s chez la femme.

(*) La synthèse de la créatine dans notre organisme est particulièrement stable et ne dépend en fait que de la masse musculaire, au point que son dosage permet d'évaluer la fonction glomérulaire (du rein). Valeurs normales de la créatinine sanguine ou créatininémie : 5 à 12 mg/L de sérum (ou 44 à 108 µmol/L). On observe une augmentation significative dans les néphrites chroniques. La créatininamnie est le taux de créatinine dans le liquide amniotique et son dosage reste un excellent indicateur de l'âge de la grossesse ainsi que la maturité du fœtus. A partir de 20 mg/L, on considère que le fœtus a atteint sa maturité.       Haut de page

GIFIT
Hématologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Computerized management of the sheets of transfusion Incidents]   Abrév.  Gestion Informatisée des fiches d'Incidents Transfusionnels.
    Gérée par l'EFS (Établissement Français du sang) et l'AFSSAPS (Agence Française de Santé et des Produits Sanitaires), la GIFIT regroupe toutes les FIT (fiches d'incidents transfusionnels) émanant des établissements de soins ou de transfusion sanguine.        Haut de page

GGT
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Gammaglutamyl transpeptidase]   Abrév.  Gammaglutamyl transpeptidase* gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * glutamyl : du latin gluten [glut(o)-, gluten, glutamique], colle, protéine de la farine, ou relatif à l’acide glutamique (diacide aminé). 
    La gammaglutamyl transférase ou GGT (que l'on écrit aussi gamma-glutamyl transférase ou gamma-glutamyl-transférase) est une enzyme que l'on trouve dans de nombreux organes et en particulier dans le foie, le rein, le pancréas, la rate. Elle est totalement absente des muscles et du cœur et ses variations dans le sang ne sont dues qu'à l'enzyme du foie et du pancréas.
    Son dosage est donc intéressant pour évaluer certaines pathologies hépatiques et biliaires, car son taux plasmatique augmente de façon significative dans les choléstases (présence d'une lithiase biliaire, d'une tumeur) et dans certaines formes de cirrhoses, dont celles dues à l'alcoolisme. Mais ce dosage ne doit pas être interprété de façon radicale, car le taux augmente aussi avec l'obésité, la croissance chez le jeune enfant, la prise de certains médicaments.

    Cette enzyme, connue aussi sous le nom de gammaglutamyl transpeptidase (ou gamma-glutamyl-transpeptidase) ou gamma-GT joue un rôle dans le transfert transcellulaire des acides aminés et en particulier du glutathion. Un taux inférieur à 40 UI/L (unités internationales par litre de sang) est considéré comme normal. Dans certaines tumeurs avec métastases hépatiques, on a observé des taux supérieurs à 500 UI/L.       Haut de page

GNA
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Acute glomerulonephritis]   Abrév.  Glomérulonéphrite aigüe. * glomérulo : du latin scientifique glomerulus, diminutif de glomus, peloton. Petit amas de capillaires sanguins ou de filets nerveux ; * néphro : du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La glomérulonéphrite aigüe peut apparaître chez le jeune enfant, à la suite d'une angine, d'une sinusite, otite, pneumonie, c'est-à-dire des infections dues à un streptocoque ß-hémolytique du groupe A.
    Les symptômes sont l'apparition d'œdèmes, des vomissements et douleurs abdominales, une hématurie (présence de sang dans l'urine qui est colorée en rouge) et une protéinurie (présence anormale de protéines dans l'urine, une hypertension artérielle (HTA), entre autres. Le pronostic de cette maladie est plutôt favorable et elle ne laisse aucune séquelle.
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GnRH
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Gonadotrophin-Releasing Hormone]   Abrév.  Gonadotrophin-Releasing Hormone.  * GnRH : hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires : * gonado : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence ; * trophine : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement ; * hypophysaire : du grec hupophusis : du préfixe  hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale et phusis [-physe], production, croissance, saillie, structure organique. [hypophys(o)-, -hypophysaire], relatif à l’hypophyse.
    Le terme gonadolibérine qui est parfois employé est un synonyme incorrect de la GnRH ou Gonadotrophin-Releasing Hormone. C'est l'hormone de libération des gonadotrophines hypophysaires (FSH et LH). Tous les mammifères ont en commun cette hormone, décapeptide, formée de 10 acides aminés, produite par certains neurones de l'hypothalamus. C'est la raison pour laquelle on parle de neurohormone.
    La GnRH est libérée de façon pulsatile, par pulses réguliers, dans le système porte hypophysaire. Elle sort ensuite à travers les capillaires de l'antéhypophyse et va stimuler la production et la libération des hormones FSH et LH qui elles-mêmes, agiront sur les gonades. On ne sait toujours pas quels sont les facteurs qui sont responsables de cette sécrétion pulsatile.
    Chez la femme, la fréquence et l'amplitude des pulses de GnRH varient au cours du cycle. Vers la fin de la phase folliculaire (première moitié du cycle), l'œstradiol atteint et dépasse une valeur seuil et son rétrocontrôle qui était négatif devient subitement positif. Il en résulte une brusque augmentation de la fréquence des pulses de GnRH, donc un pic de LH (c'est la décharge ovulante) et l'ovulation.        Haut de page

GP   GPI   GP2
Physiologie de la reproduction  -  [Angl. : Polar body, (1st) Polar body (1), (2nd) Polar body (2)]   Abrév.  Globule polaire  * globe : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; * polaire : du latin polus, du grec polos [-polaire, -polarité], tourner. 
    Le globule polaire est une petite cellule abortive et haploïde (qui ne contient qu'un exemplaire de chaque chromosome) dont le rôle est d'éliminer un lot de chromosomes pendant les deux divisions de la méiose. Pendant la première division de la méiose, le globule polaire 1 (ou GP1) élimine des chromosomes à 2 chromatides, alors que lors de la deuxième division de la méiose, le globule polaire 2 (ou GP2) élimine des chromosomes à une seule chromatide.
    Le résultat des divisions successives d'une ovogonie à 2n chromosomes consiste donc en deux globules polaires qui disparaissent et un seul ovocyte II à n chromosomes, alors que la spermatogonie à 2n chromosomes va finalement donner 4 spermatozoïdes à n chromosomes.   Les étapes de l'ovogenèse        Haut de page

GBP-28
Génétique, médecine biologique, endocrinologie et métabolisme  -  [Angl. : Gelatin-binding protein of 28 kDa] Abrév.  Gelatin-binding protein of 28 kDa.
    La GBP-28 est aussi connue sous les noms de adiponectine (* adipo : du grec adeps, adipis, graisse, préfixe ou racine des termes relatifs à la  graisse, notamment celle de l'organisme ; * nectine : du latin necto, nectere [-necteur, nectine], unir, nouer, établir un lien), adipo-Q, APM1 (Adipose most abundant gene transcript 1), Acr30 (Adipocyte complement-related of 30 kDa). Ce polypeptide de 244 acides aminés, de PM = 28 kDa (poids moléculaire = 28 kilodaltons) est une hormone produite par les adipocytes du tissu adipeux et par les ostéoblastes. Elle doit ses noms multiples au fait qu'elle a été découverte, dans les années 90, simultanément par plusieurs équipes de chercheurs.
    Le gène qui code l'adiponectine est situé sur 3q27, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 3, au locus 27. Dans le plasma, l'adiponectine est essentiellement présente sous forme de polymères dans lesquels les adiponectines sont reliées par des ponts disulfures. Les valeurs physiologiques pour le plasma sont de 5 à 10 μg/mL.

    Ce qui est important, c'est la découverte récente des liens qui existent entre l'adiponectine et le diabète de type II, ainsi que l'obésité. En effet, une équipe franco-japonaise (CNRS - Institut Pasteur de Lille et Université de Tokyo) vient de mettre en évidence que 30% du risque génétique du diabète de type II sont liés à des mutations du gène de l'adiponectine. Des souris obèses et insulino-résistantes (diabétiques) ont été guéries par des injections d'adiponectine.
    L'adiponectine étant insuffisante chez les patients obèses et souffrant d'un diabète de type II, elle pourrait être à la base d'un traitement, non seulement pour l'obésité et le diabète II, mais aussi pour l'infarctus du myocarde et les états prédiabétiques.        Haut de page

GR
Hématologie,  histologie cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : Red blood cell, erythrocyte]   Abrév.  Globule rouge (ou hématie)  * hémato : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * ie : du suffixe -ie, -ié, -é  qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif. 
    C'est le globule rouge ou érythrocyte, cellule anucléée du sang. Il y en a environ cinq millions par mm3 de sang.  Ces cellules ont une durée de vie courte (environ 120 jours), une dimension de 7 x 2 microns, et sont responsables du transport des gaz de la respiration : dioxygène et dioxyde de carbone, grâce à l'hémoglobine qu'elles transportent.
    Avec le monoxyde de carbone (CO) l'hémoglobine forme un composé stable responsable d'asphyxie et d'accidents mortels. À leur surface, des marqueurs dits "mineurs" déterminent les groupes sanguins et le facteur rhésus. Adj. : érythrocytaire : qui concerne les érythrocytes.   Schéma d'une hématie     Haut de page

GRM
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Sheep red blood cells]   Abrév.  Globules rouges de mouton
    Les GRM sont utilisés dans de nombreuses réactions immunologiques et pour la recherche de certaines maladies (par exemple la mononucléose infectieuse). Sur les lymphocytes T, il y a plusieurs récepteurs ; parmi eux, le CD2 est un récepteur pour les globules rouges de mouton. C'est ce qui explique qu'ils sont utilisés pour la production d'anticorps.       Haut de page

GROG
Épidémiologie et santé publique [Angl. : Regional Groups of Observation of the flu]   Abrév.  Groupes Régionaux d'Observation de la Grippe. * grippe : du francique gripan, saisir (1743). 
    Les GROG forment un réseau national qui surveille, depuis1984, l'arrivée et la circulation des virus grippaux sur le territoire français. La situation épidémiologique de la grippe est ainsi publiée chaque semaine sur Internet.       Haut de page

GS
Cancérologie oncologie, chirurgie  -  [Angl. : Sentinel node] Abrév.  Ganglion sentinelle. * ganglion : du grec gagglion, tumeur sous-cutanée. 
    Dans le cas d'une tumeur susceptible d'essaimer des cellules cancéreuses, comme c'est le cas pour le cancer du sein, par exemple, les ganglions sentinelles ou GS sont les premiers qui vont recevoir le drainage lymphatique émanant de cette tumeur. Actuellement, le curage ganglionnaire, c'est-à-dire l'ablation d'un nombre important de ganglions axillaires, se pratique de moins en moins. En effet, si les GS ne sont pas atteints, il devient inutile d'enlever les tissus autres que la tumeur elle-même et les GS qui l'entourent.
Septembre 2005
: Une équipe de l'IRES (Institut de Recherches Subatomiques de Strasbourg - CNRS - ULP) avec à sa tête Jean-Louis GUYONNET, a mis au point une caméra gamma capable de repérer les ganglions sentinelles, ainsi qu'une sonde très performante qui repère de façon très précise des zones faiblement radioactives, c'est-à-dire ces fameux ganglions sentinelles, l'injection dans le sein d'un composé radioactif ayant été pratiquée la veille.
    Cette technique permet d'épargner une partie importante du sein : en effet, si ces ganglions sont sains, les métastases ne sont pas allées plus loin et la zone excisée se limitera à ces ganglions (qui sont aussi enlevés). La caméra gamma permet de vérifier que tous les ganglions sentinelles ont bien été enlevés. Le procédé a révélé son efficacité au cours d'interventions faites aux Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et au Centre anticancéreux Paul Strauss.       Haut de page

GTTK
Néphrologie urologie  -  [Angl. : TTKG - Transtubular potassium gradient]   Abrév.  Gradient transtubulaire de potassium. * gradient : du latin gradus [gradient], marche, degré (d’un escalier). 
    Kaliémie normale : 4 ± 0,3 mmol/L. La mesure du GTTK permet de mettre en évidence une hypokaliémie (< 3,5 mmol/L). Souvent d'origine rénale, elle fait intervenir plusieurs facteurs hormonaux et en particulier le système rénine - angiotensine - aldostérone.
    Les conséquences d'une hypokaliémie sont une faiblesse générale, une modification du tracé électrocardiographique, une HTA (hypertension artérielle).       Haut de page

GV   GVO
Soins infirmiers  -  [Angl. : Vein guard ; Open vein guard]   Abrév.  Garde veine ; garde veine ouverte
    Lors de l'admission d'un patient en milieu hospitalier (ou parfois à domicile), il est fréquent de lui mettre en place un cathéter en utilisant une VVP (voie veineuse périphérique), c'est-à-dire une veine superficielle, le plus souvent au niveau du membre supérieur, pli du coude, dessus de la main, par exemple. En fonction de la pathologie du malade, ce cathéter sera relié à une poche de soluté isotonique contenant du glucose (G5%), du chlorure de sodium (NaCl 0,9%), ou un mélange des deux ou d'autres, selon que l'intention première sera de traiter un trouble hydroélectrolytique, un déséquilibre acidobasique, un état de choc, entre autres.
   Cette perfusion, appelée garde veine (ou garde-veine) ou garde veine ouverte, permet d'assurer une hydratation constante du patient mais sert aussi de véhicule pour apporter des médicaments sans piqûre supplémentaire.      Haut de page

GVHD
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Graft Versus Host Disease]   Abrév.  Graft Versus Host Disease. Syn. : maladie greffe contre hôte, maladie du greffon contre l'hôte.
    C'est une réaction qui peut se développer après une greffe, quelle qu'elle soit, généralement dans les 3 mois qui suivent l'opération. Contrairement à ce qui se passe d'habitude, ce sont les AG (antigènes) du receveur qui deviennent la cible des cellules du donneur.
    La GVHD peut se produire chez un sujet immunodéprimé (ou ayant reçu un traitement immunosuppresseur) ayant reçu un organe contenant encore des LT (lymphocytes T). Ces LT peuvent reconnaître les AG du receveur comme non-soi et la réaction se produit. Les organes cibles privilégiés sont la peau, le foie et le tube digestif.        Haut de page