Retour à la page d'accueil  H - TERMINOLOGIE MEDICALE - H  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 9-06-2020

Mots, expressions     Étymologie, définition


Haleine - Halitose - Hanche - Hantavirus - Hédonisme - Hédoniste - Hédonique - HEIMLICH Henry J. - HeimlichHermaphrodisme - Hermaphrodite - Héroïne - Héroïnomane - Héroïnomanie - Hippocrate - Hippocrate (serment d') - Hirsutisme - Histrionisme - Holter - Holter cardiaque - Holter glycémique - Holter tensionnel - Hoquet - Hoquet bénin - Hoquet persistant - Hoquet réfractaire - Hoqueter - Horizontal, ale, aux - Horizontalité - Huile volatile - Huntingtine - Huntington (chorée de) -

Halitose    Haleine
Physiologie, odontostomatologie  -  [Angl. : Halitosis ; Halitus]   N. f.  * halitose : du latin halitus, halare, haleine, d'après alena, de anhelare, souffler.
    L'haleine est le mélange gazeux qui sort des poumons à chaque expiration et qui entraîne avec lui les éventuelles odeurs émanant de la bouche. Particulièrement désagréable pour le voisinage immédiat, le fait de puer de la bouche ou d'avoir une haleine fétide nauséabonde a toujours une cause plus ou moins facile à déterminer (hormis la TMAU ou triméthylaminurie - voir sa définition). Parmi les halitoses les plus fréquentes : parodontose, caries, amygdalite cryptique, tabagisme, brossage des dents insuffisant voire inexistant, toutes susceptibles de favoriser un développement excessif de bactéries et donc de mauvaise haleine.
    En cas de brossage "normal" et de mauvaise haleine persistante, il faut impérativement consulter son dentiste. En effet, des caries non soignées ou une parodontose (détérioration de la gencive avec formation de poches de pus le long des racines) peuvent être à l'origine d'odeurs particulièrement nauséabondes. Les remèdes sont nombreux et efficaces : soins dentaires, brossage 2 à 3 fois par jour des dents, mais aussi des gencives, de la langue et du palais, bains de bouche antibactériens.     Haut de page

Hanche
Anatomie, rhumatologie, chirurgie orthopédique  -  [Angl. : Hip]   N. f.  * hanche : du germanique hanka [hanche], région de la jonction du membre inférieur au tronc. 
    La hanche est la zone où le membre inférieur vient s'articuler au bassin. On peut considérer la hanche de façon globale, c'est-à-dire avec les parties molles des régions inguinale et crurale, celles des zones de l'ischion et du pubis, les muscles et les fesses, ainsi que les parties des os en contact (bassin et fémur).
    On peut aussi la considérer du point de vue strictement rhumatologique, c'est-à-dire l'articulation coxofémorale (cavité cotyloïde du bassin et tête du fémur) et ses annexes : tendons, ligaments, cartilages articulaires et capsule synoviale.>    Haut de page

Hantavirus
Virologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hantavirus]   N. m.  * hanta : > de Hantaan, du nom d'une rivière coréenne ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus. 
    Les virus du genre Hantavirus sont responsables de formes diverses de fièvres hémorragiques, souvent accompagnées d'insuffisance rénale. On y trouve le virus de Hantaan, responsable de la fièvre de Corée, découvert en 1977. Ce virus à ARN (acide ribonucléique) fait partie de la famille des Bunyaviridae.
    En 1996, un Hantavirus a été découvert à Yosemite Park (Californie - États-Unis), qui a infecté 596 personnes dont un tiers sont décédées. Il se transmet par l'urine, les excréments ou la salive des rongeurs et atteint principalement les voies respiratoires. Après 6 semaines d'incubation, il provoque des fièvres, des douleurs pulmonaires et parfois la mort. Il n'y a pas de traitement.    Haut de page

Hédonisme   Hédoniste   Hédonique
Psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Hedonism, Hedonist, Hedonic]   N. m.  * hédonisme, hédoniste, hédonique : du grec hedonê [-hédonie, -hédonique], plaisir. 
    En philosophie, l'hédonisme est la doctrine qui fait du plaisir le but de la vie. En psychologie psychiatrie, l'hédonisme pathologique est une déviation qui consiste en la recherche obsessionnelle du plaisir et en particulier des plaisirs physiques. On qualifie d'hédoniste (adj. et nom) une personne qui fait sienne cette doctrine de la recherche du plaisir. Hédonique : adj. qui qualifie ce qui se rapporte à la recherche du plaisir.    Haut de page

HEIMLICH Henry J.
Chirurgie  -  [Angl. : HEIMLICH Henty J.]   N. pr.   
    Médecin américain (spécialisé en chirurgie thoracique) né en 1920, Henry J. HEIMLICH s'est rendu mondialement célèbre pour la manœuvre de HEIMLICH qui permet de désobstruer les voies aériennes supérieures accidentellement obstruées. Diplômé de l'Hospital-Cornell University Medical Center de New York où il exerce pendant de nombreuses années, il est transféré en 1977 à l'université Xavier de Cincinnati (c'est une institution jésuite) dans l'Ohio, où il obtient une chaire de professeur de sciences cliniques avancées.

    En 1955, il publie un article dans lequel il décrit une opération de remplacement de l'œsophage qu'il a pratiqué sur des chiens. Or, en Roumanie, le docteur Graviliu avait déjà pratiqué cette intervention chirurgicale sur des humains. Un an plus tard, en 1956, Heimlich se rend en Roumanie et assiste le Dr Graviliu. En 1957, de retour aux États-Unis, il publie un article dans lequel il reconnaît que Graviliu a mis au point cette opération, mais, dans les années qui suivirent, il semble qu'il se soit progressivement approprié cette technique, parlant d'abord de l'opération de Graviliu, puis de Graviliu et Heimlich et enfin d'opération de Heimlich.

    Très récemment, en 2003, de nombreux emails ont circulé accusant Heimlich d'avoir récupéré à son compte la technique opératoire de Graviliu - démenti mis en ligne sur le site du Heimlich Institute,fondé en 1960 à New York, déménagé 30 ans plus tard à Cincinnati. 
    Il est décédé le 17 décembre 2016 à Cincinnati, à l'âge de 96 ans.      Haut de page

HEIMLICH (manœuvre de)
Pneumologie, urgence médicale, soins infirmiers  -  [Angl. : Heimlich maneuver]   N. pr.  -  * Heimlich : du médecin   Henry J. HEIMLICH
    Chez les grands enfants et les adultes qui ont leurs voies respiratoires obstruées par un corps étranger : manœuvre de HEIMLICH : se mettre derrière la personne en détresse respiratoire (il vaut mieux si possible, qu'elle soit assise). Placer ses deux poings fermés juste au-dessus du nombril, les bras passant sous les côtes. Exercer une pression vive et forte du bas vers le haut et de l'avant vers l'arrière pour provoquer une expulsion brutale de l'air des poumons et des voies respiratoires. La manœuvre peut être répétée plusieurs fois en quelques secondes.
    Important : si la manœuvre ne réussit pas, si la victime reste inconsciente et/ou violette, ou si elle ne ventile pas même après la sortie du corps étranger, pratiquer d'urgence la ventilation artificielle, avec massage cardiaque si le pouls carotidien (au cou) est absent.    Haut de page

Hermaphrodisme   Hermaphrodite
Anatomie, biologie de la reproduction -  [Angl. : Hermaphrodism, Hermaphrodite]   N. m.  * hermaphrodisme, hermaphrodite : du latin Hermaphroditus, du grec Hermaphroditos, fils d'Hermes et d'Aphrodite.  
    En biologie, l'hermaphrodisme caractérise un être humain, mais aussi un animal, une plante, qui possède les deux appareils reproducteurs, mâle et femelle. Syn. : bisexué. En fait, l'hermaphrodite parfait n'existe pas dans l'espèce humaine. On parle plutôt d'androgyne - voir cette définition.    Haut de page

Héroïne    Héroïnomane    Héroïnomanie
Algologie, pharmacologie, addictologie  -  [Angl. : Heroin ; Heroin addict ; Heroin addiction]   N. f. ; N. m. ; N. f.  * héroïno- : de l'allemand heroisch, héroïque car on pensait que cette molécule supprimait l'accoutumance à la morphine sans créer une nouvelle addiction. * -mane, -manie : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre ; * morpho de Morphée, dieu des songes : relatif à la morphine, alcaloïde extrait de l’opium ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.    La morphine diacétyl ou diacétylmorphine ou diamorphine, est plus connue sous le nom d'héroïne. Elle est obtenue par acétylation de la morphine, le principal alcaloïde obtenu à partir de l'opium, latex extrait des capsules de papaver somniferum ou Pavot somnifère.
    Utilisée en milieu médical, elle est aussi une drogue puissamment psychoactive, qui provoque tolérance et forte dépendance physique et psychique. Dans la chronologie des découvertes et utilisations, la morphine a été utilisée pour lutter contre la dépendance à l'opium, puis l'héroïne a été conseillée pour lutter contre la dépendance à la morphine. Vendue librement dans les pharmacies, elle a été largement utilisée par les soldats pendant les guerres de Sécession et de 1870.
    On s'est rapidement rendu compte des dégâts provoqués par l'utilisation de l'héroïne (elle doit son nom au fait que l'on croyait qu'elle n'induisait pas d'accoutumance ...) et les différents états ont légiféré pour essayer d'endiguer ce qui est devenu un véritable fléau tant la dépendance à l'héroïne est puissante.
    L'héroïnomane est la personne qui est atteinte d'héroïnomanie, c'est-à-dire de la dépendance très forte à l'héroïne.     Haut de page

Hippocrate de Cos ou Hippocrate le Grand
Médecine, éthique médicale>  -  [Angl. : Hippocrates]   N.p.  * Hippocrate : médecin grec , surnommé "Père de la médecine", né dans l'île de Cos (mer Égée) ,vers 460 avant J.C., mort en 377 avant J.C. en Thessalie.  
Hippocrate      Hippocrate le Grand ou Hippocrate de Cos est né vers 460 avant. J.-C. sur l'île de Cos (mer Égée) et mort en 377 av. J.-C. à Larissa (Thessalie). C'est un médecin grec du siècle de Périclès, mais aussi philosophe, considéré traditionnellement comme le "père de la médecine".
    Il a fondé l'école hippocratique qui a révolutionné intellectuellement la médecine en Grèce antique. Il rend la médecine distincte et autonome d'autres domaines de la connaissance, comme la théurgie et la philosophie, pour en faire une profession à part entière.
    On sait très peu de choses sur la vie d'Hippocrate, sa pensée et ses écrits. Néanmoins, Hippocrate est couramment décrit comme le parangon (ou modèle, représentant) du médecin de l'Antiquité. C'est l'initiateur d'un style et d'une méthode d'observation clinique, et le fondateur des règles éthiques pour les médecins, à travers le serment d'Hippocrate - voir Hippocrate (serment d') - et d'autres textes du Corpus hippocratique.    Haut de page

Hippocrate (serment d')
Éthique médicale  -  [Angl. : Hippocratic Oath]   N. p.  * Hippocrate : médecin grec , surnommé "Père de la médecine", né dans l'île de Cos (mer Égée) ,vers 460 avant J.C., mort en 377 avant J.C. en Thessalie.  
    Le serment d'Hippocrate est prêté par les étudiants en médecine au moment de la réception du doctorat, par lequel ils s'engagent à respecter la déontologie médicale. Voici la traduction par Émile Littré du serment d'origine :

   "Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l'engagement suivants :
    Je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon savoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins ; je tiendrai ses enfants pour des frères, et, s'ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part de mes préceptes, des leçons orales et du reste de l'enseignement à mes fils, à ceux de mon maître et aux disciples liés par engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.
    Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je m'abstiendrai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande, ni ne prendrai l'initiative d'une pareille suggestion ; semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif. Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans l'innocence et la pureté.
    Je ne pratiquerai pas l'opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s'en occupent.
    Dans quelque maison que j'entre, j'y entrerai pour l'utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur, et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves.
    Quoi que je voie ou entende dans la société pendant, ou même hors de l'exercice de ma profession, je tairai ce qui n'a jamais besoin d'être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas.
    Si je remplis ce serment sans l'enfreindre, qu'il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire !"
   Haut de page

Hirsutisme
Dermatologie, endocrinologie et métabolismes -  [Angl. : Hirsutism]   N. m.  * hirsutisme : du latin hirsutus, velu.  
    Le hirsutisme correspond, chez une femme, à l'apparition d'une pilosité plus ou moins importante à des endroits où elle est habituellement présente chez les hommes : visage et cou, thorax par exemple. Cette anomalie est généralement due à un déséquilibre hormonal, notamment à un excès d'androgènes.     Haut de page

Histrionisme
Psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Histrionism]   N. m.  * histrion : du latin histrio, d'abord acteur de l'Antiquité romaine jouant des farces grossières, puis mime, comédien, parfois fanfaron, faiseur d'histoires ; au XIXe siècle, histrion prend le sens de charlatan ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs.  
    On peut qualifier l'histrionisme comme un comportement théâtral et excessif particulier dans lequel un personnage joue un rôle de façon exagérée, démesurée. Ce type de comportement se rencontre parfois dans l'hystérie (*).

(*) : * hystéro : du grec hustera [hystér(o)-], matrice, c’est-à-dire relatif à l’utérus ; * ie : du suffixe -ie qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif.  Historiquement, l'hystérie a été d'abord exclusivement féminine, car les anciens étaient persuadés que cette pathologie avait son origine dans l'utérus, puis associée à une possession démoniaque. Il a fallu attendre les débuts de la psychiatrie pour que Freud lui attribue une origine psychique.
    Les crises d'hystérie se caractérisent par des convulsions tumultueuses, une paralysie avec perte de la vue ou de la parole. Ces symptômes ne reposent sur aucune base organique. Certains sujets ne peuvent plus marcher alors que tous leurs réflexes tendineux ou de posture sont normaux. L'hystérie est comprise aujourd'hui comme une névrose obsessionnelle, dont les crises sont la manifestation de conflits internes.      Haut de page

Holter   Holter tensionnel   Holter cardiaque   Holter glycémique
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Holter monitor, Blood pressure Holter, Heart Holter, Glycaemic holter]   N. pr.  * Holter : du docteur et biophysicien américain Norman J. HOLTER qui a mis au point cette technique dès 1949.  >
    L'examen de Holter consiste à enregistrer l'électrocardiogramme en continu pendant 24 heures : c'est le Holter cardiaque, qui permet au cardiologue de détecter une éventuelle anomalie durythme cardiaque qui n'est pas toujours visible lors d'un EEG normal de quelques minutes. Quatre à six électrodes réceptrices sont placées sur la poitrine du patient. Elles sont reliées à un boîtier d'enregistrement (environ 10 x 15 cm) porté à la ceinture ou collé sur la poitrine par des bandes adhésives.
    L'enregistrement, aujourd'hui entièrement numérisé, est ensuite lu par un ordinateur. 

    Par extension, on a appelé holter tensionnel l'enregistrement de la tension artérielle de 24 heures ou plus. L'appareil est simplement composé d'un brassard qui va se gonfler toutes les 10 minutes environ. Les différentes mesures seront enregistrées pour pouvoir être lues et interprétées par l'angiologue ou le cardiologue. Ce système est aussi connu sous le nom de MAPA ou Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle.
    Qu'il s'agisse du holter cardiaque ou du holter tensionnel, le patient est invité à noter, pendant ces 24 heures, les faits marquants (douleurs par ex.) ainsi que les principales activités avec l'heure correspondante.

    Les modèles de holters sont aujourd'hui nombreux et certains permettent de faire des enregistrements sur plusieurs jours, d'autres ne se déclenchent qu'en cas de crise ... Toujours par extension, on parle aussi de holter glycémique pour désigner un système portable de mesure de la glycémie sur une durée de quelques heures à plusieurs jours. Un capteur sous-cutané est relié à un appareil de la taille d'une petite calculette et la mesure de la glycémie est presque continue (environ toutes les 5 secondes). Ce Holter glycémique est aussi connu sous le nom de CGMS, abréviation de continuous glucose monitoring system ou, en français,  système de mesure en continu de la glycémie.         Haut de page

Hoquet   Hoquet bénin   Hoquet persistant   Hoquet réfractaire   Hoqueter
Physiologie, neurologie  -  [Angl. : Hiccup, hiccought, To hiccup, to hiccought, Benign hiccups, Persistent hiccups, Refractory hiccups]  >N. m.  * hoquet : de l'onomatopée (mot formé de façon à suggérer, par harmonie imitative, l'objet, la personne ou l'action à désigner) "hok". 
    Le hoquet est le résultat d'une contraction spasmodique, brutale et incontrôlable (involontaire) du diaphragme, accompagnée d'une constriction de la glotte, d'une vibration des cordes vocales et émission d'un bruit guttural. Dans la plupart des cas, les crises de hoquet surviennent sans cause particulière et ne durent que quelques minutes à quelques heures au plus.
    Il existe des cas pathologiques dans lesquels les crises durent de quelques heures à plusieurs jours, avec tous les inconvénients que cela suppose : fatigue, mauvais sommeil, perturbation de toutes les activités. Pour chercher la cause, il faut savoir que le diaphragme est irrigué par les deux nerfs phréniques (du grec phrên [-phrène, -phrénie] esprit ou relatif au diaphragme) qui naissent au plexus cervical, entre la 3e et la 5e vertèbre cervicale et passent dans le cou à proximité des carotides. La cause peut se situer au niveau de ces zones nerveuses ou au niveau du diaphragme : pleurésie, pneumonie, compression nerveuse par une tumeur, mais aussi certaines affections gastriques ou pancréatiques, de l'œsophage (hernie hiatale, œsophagite).

    Parmi les très nombreux remèdes plus ou moins sérieux et efficaces, on peut retenir :
* l'hypercapnie, c'est-à-dire l'augmentation du taux de dioxyde de carbone CO2 dans le sang. Pour cela, le moyen le plus simple est d'essayer de retenir sa respiration le plus longtemps possible, plusieurs fois de suite si nécessaire ; autre moyen pour provoquer une hypercapnie : respirer profondément dans un sac en papier (pas de plastique) dans lequel le pourcentage de dioxygène O2 va diminuer à chaque expiration, technique à utiliser avec beaucoup de prudence ;
* la compression prolongée des nerfs phréniques, à condition d'en connaître le trajet : éviter le cou, du fait de la proximité des artères carotides, choisir plutôt l'arrière de l'articulation sternoclaviculaire, point de rencontre de la clavicule et du sternum ;
* pression forte sur les artères radiales au niveau du pouls (face intérieure de l'avant-bras, juste derrière le pouls - on voit d'ailleurs souvent battre l'artère),
* boire un grand verre d'eau le plus rapidement possible, entre autres.

    De toute façon, un hoquet de très longue durée ou récidivant souvent doit impérativement mener à consulter son médecin. Les médecins distinguent habituellement 3 types de hoquets :
- le hoquet bénin qui ne dure généralement pas plus de quelques minutes,
- le hoquet persistant, de quelques heures à plusieurs jours avec fréquentes récidives et enfin
- le hoquet réfractaire, plus redoutable car pouvant durer des mois, voire des années et qui finit par provoquer une faiblesse généralisée.  Le diaphragme et l'arrivée des nerfs phréniques       Haut de page

Horizontal, ale, aux    Horizontalité
Anatomie  -  [Angl. : Horizontal ; Horizontality]   Adj.  * Horizontal : du latin horizon, -ontis, terme d'astronomie utilisé au sens de "borne de la vue". 
    L'adjectif horizontal, ale, aux caractérise ce qui est parallèle à l'horizon astronomique, comme la surface d'un liquide au repos dans un récipient, par exemple. L'horizontalité s'oppose à la verticalité, définie comme la trajectoire d'un corps en chute libre, donc soumis à l'attraction terrestre.   Haut de page.

Huile volatile
Médecine biologique, pharmacologie, aromathérapie  -  [Angl. : Volatile oil, essential oil]   N. f.  * huile : du latin classique oleum, latinisation du grec elaion, huile (d'olive) ; * volatile : du latin volatilis, qui vole, ailé.
    Les huiles volatiles (syn. huiles essentielles) sont exclusivement extraites de végétaux et leur volatilité dégage des vapeurs qui ont la même odeur que la plante dont elles sont issues.
    Définition de l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé) : "Produit odorant, généralement de composition complexe, obtenu à partir d'une matière première végétale botaniquement définie, soit par entraînement par la vapeur d'eau, soit par distillation sèche, ou par un procédé mécanique approprié sans chauffage. L'huile essentielle est le plus souvent séparée de la phase aqueuse par un procédé physique n'entraînant pas de changement significatif de sa composition."   Haut de page.

Huntington (chorée de)   Huntingtine
Génétique, neurologie  -  [Angl. : Huntington's chorea, Huntingtin]   N. f.  * Huntington : médecin américain (diplômé à 21 ans), né le 9 avril 1850 à New York, mort le 3 mars 1916 à New York ; il a présenté ses travaux sur la chorée qui porte son nom en 1872 ; * chorée : du grec khoreia, danse.
    Maladie génétique (donc héréditaire) rare et pour l'instant incurable, qui touche le cerveau et affecte environ une personne sur 10 000.  Les premiers symptômes neuropathologiques apparaissent vers 30 à 50 ans et consistent en une atrophie progressive et sévère d'une zone du cerveau impliquée dans le contrôle des mouvements et de la cognition. Les neurones dégénèrent de façon irrémédiable, ce qui se traduit par des mouvements anormaux, accompagnés de troubles pseudopsychiatriques, avec tendance suicidaire.  Puis la démence s'installe progressivement, le malade devient grabataire et la mort survient dans un délai de dix à vingt ans.

    Le gène responsable a été identifié sur le chromosome n° 4 : il est responsable de l'anomalie d'une protéine : la huntingtine. Cette protéine anormale s'accumule dans le noyau des cellules nerveuses, entraînant leur mort prématurée. "En collaboration avec le CEA et le CNRS, le département des neurosciences du CHU Henri-Mondor de Créteil a développé deux traitements actuellement en cours d'expérimentation :
- l'implantation de capsules contenant des cellules génétiquement modifiées et
- la greffe intrastriatale (dans le striatum) de neurones fœtaux. L'objectif de ces greffes est que les cellules implantées synthétisent une protéine (le CNTF - ciliary neuro-trophic factor) qui permettrait de ralentir le processus de dégénérescence neuronale, et qu'elles reconstituent les réseaux neuronaux détruits.

    En octobre 2002, la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM) publie un article intitulé Chorée de Huntington : nouveaux espoirs : ". . . L'Institut Curie a montré qu'une enzyme cellulaire, l'Akt, peut modifier la huntingtine anormale et la rendre inoffensive. Cette molécule semble cruciale pour prévenir les mécanismes de mort cellulaire, puisque le niveau de cette enzyme protectrice est diminué chez les patients atteints de la maladie.
    La molécule IGF-1 (insulin growth factor) a aussi un effet protecteur sur les neurones, car elle active l'enzyme Akt. Ces deux molécules sont des cibles thérapeutiques prometteuses pour traiter la maladie de Huntington, mais aussi les autres maladies neurodégénératives où des cellules nerveuses meurent prématurément". Un exemple de transmission de la chorée de Huntington   Haut de page.