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Dernière modification : 9-06-2020

Hémi-     Du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de.
Demi-    
Du latin populaire dimedius, du latin classique dimidius, refait sur medius, moitié.


Demi-vie - Demi-vie plasmatique - Hémiabdomen - Hémianopsie - Hémianopsie absolue - Hémianopsie binasale - Hémianopsie bitemporale - Hémianopsie hétéronyme - Hémianopsie homonyme - Hémianopsie nasale - Hémianopsie temporale - Hémiballisme - Hémibloc - Hémicolectomie - Hémicolectomie droite - Hémicolectomie gauche - Hémicrâne - Hémicrânie - Hémifacial - Hémigastrectomie - Hémiglossite - Hémiparésie - Hémiparesthésie - Hémiplégie - Hémiplégique - Hémisacralisation - Hémispasme - Hémisphère - Hémisphèrectomie - Hémisphèrectomisé - Hémisphérique - Hémithyroïdectomie - Hémitransfixiante - Hémitransfixion -

Demi-vie   Demi-vie plasmatique
Pharmacologie, médecine biologique  -  [Angl. : Half-life, Plasmatic half-life]   N. f.    * demi : du latin populaire dimedius, du latin classique dimidius, refait sur medius, moitié.  
    La demi-vie est le temps nécessaire à la disparition de la moitié du facteur considéré.
* La demi-vie d'une substance radioactive ou période (après une scintigraphie par exemple) est le temps nécessaire à la réduction de moitié du radio-isotope.
* La demi-vie plasmatique est le temps nécessaire à l'élimination de la moitié d'une molécule (un médicament par exemple) présente dans le plasma.
    Les biologistes considèrent qu'un médicament n'a plus aucune action sur l'organisme après 5 à 7 demi-vies. La connaissance de la demi-vie d'une substance pharmaceutique est particulièrement importante pour l'établissement de sa posologie.
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Hémiabdomen
Anatomie  -  [Angl. : Hemi-abdomen]   N. m.    * hémi : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * abdomen : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme.  
    Le terme hémiabdomen concerne la moitié de l'abdomen (entre le thorax dont il est séparé par le diaphragme et les membres inférieurs. On parle ainsi de l'hémiabdomen gauche ou droit, de même que de l'hémiabdomen supérieur ou inférieur.    Haut de page

Hémianopsie   Hémianopsie absolue   Hémianopsie binasale   Hémianopsie bitemporale   Hémianopsie hétéronyme   Hémianopsie homonyme   Hémianopsie nasale   Hémianopsie temporale
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Hemianopsia, hemianopia, Absolute hemianopsia, Binasal hemianopsia, Bitemporal hemianopsia, Heteronymous hemianopia, Homonymous hemianopia, Nasal hemianopia, Temporal hemianopsia]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * an- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * opsie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue. 
    L'hémianopsie est un trouble de la vision dans lequel le sujet ne perçoit qu'une moitié du champ visuel de chaque œil. Il existe des formes différentes d'hémianopsie, que l'on peut qualifier en fonction de la partie du champ visuel qui est affectée.
* Les hémianopsies homonymes ne concernent qu'un œil, alors que
* les hémianopsies hétéronymes affectent les deux yeux.
* C'est ainsi que l'hémianopsie temporale correspond à la disparition du champ visuel externe d'un œil, alors que
* l'hémianopsie nasale est la disparition du champ visuel interne.
* On parle aussi d'hémianopsie hétéronyme bitemporale lorsque les champs visuels externes des deux yeux ont disparu (comme avec des œillères), ou
* d'hémianopsie binasale si ce sont les deux champs internes qui sont concernés.
* Les hémianopsies peuvent également n'être que partielles (ne concerner que les couleurs, les formes, la lumière) ou au contraire absoluesUn exemple d'hémianopsie    Haut de page

Hémiballisme
Neurologie  -  [Angl. : Hemiballism]   N. m.  * hémi : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * -ballisme : du grec ballismos [-ballisme], danse. 
    L'hémiballisme ou syndrome du corps de Luys (Jules Luys, médecin français neurologue, neuroanatomiste et psychiatre, né le 17 août 1828 à Paris, mort en le 21 août 1897 à Divonne les Bains) est une pathologie neurologique qui résulte d'une atteinte du corps de Luys, noyau gris du cerveau (un noyau gris est un ensemble de corps cellulaires de neurones) qui est situé sous le thalamus, juste au-dessus du locus niger. Les personnes qui en sont atteintes présentent des mouvements désordonnés, involontaires et parfois violents, limités à la moitié controlatérale du corps.
    Ces symptômes sont souvent associés à des troubles mentaux et végétatifs. La cause de cet hémiballisme, qui évolue rapidement vers la mort, est généralement une hémorragie dans la région du corps de Luys.     Haut de page

Hémibloc
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. :Hemiblock]   N. m.  * bloc : du néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui empêche tout passage ; * intra : du latin intra à l’intérieur ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx. 
    Il s'agit ici de troubles de la conduction des potentiels cardiaques à l'intérieur même des ventricules, c'est-à-dire sur les rameaux de l'une des deux branches du faisceau de His. Syn. : bloc focal.
    Ces blocs ne concernent qu'une petite partie du territoire musculaire d'un ventricule et ce phénomène se traduit sur un ECG par un petit décalage ou retard.
* Si la zone affectée est la paroi antérolatérale du ventricule gauche, le bloc est souvent qualifié de pariétal.
* On parlera de bloc péri-infarctus ou postinfarctus lorsque l'anomalie observée sur l'ECG résulte d'un trouble de la conduction dans une zone ventriculaire atteinte d'infarctus.
* Ces tracés caractéristiques sont souvent qualifiés par les cardiologues de blocs d'arborisations.
* Toujours dans les blocs intraventriculaires, l'hémibloc résulte d'un trouble de la conduction dans l'un des deux faisceaux de la branche gauche du faisceau de His.
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Hémicolectomie   Hémicolectomie droite   Hémicolectomie gauche
Chirurgie digestive, coloproctologie  -  [Angl. : Hemicolectomy, Right hemicolectomy, Left hemicolectomy]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * colo : du latin impérial colon, lui-même tiré du grec kôlon [colo-], gros intestin, côlon, partie comprise entre l'appendice et le rectum ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.  
    L'hémicolectomie est une colectomie partielle, opération chirurgicale consistant en l'ablation de la partie droite (fin de l'intestin grêle, côlon ascendant et début du côlon transverse) ou de la partie gauche du côlon (fin du côlon transverse, côlon descendant et sigmoïde, parfois le rectum. 
    Généralement pratiquée lors de la découverte d'une tumeur maligne, d'une diverticulite, d'une rectocolite ulcérohémorragique ou d'une maladie de Crohn, l'opération peut être suivie, si nécessaire, d'une colostomie ou d'une entérostomie, abouchement du tube digestif à la peau. Tant que cela est possible, cette stomie sera évitée si les deux segments du tube digestif restant sont en bon état et peuvent être anastomosés. Actuellement, cette opération se pratique de plus en plus en laparoscopie ou cœlioscopie.   Schéma du côlon   Haut de page

Hémicrâne   Hémicranie
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Hemiskull, Hemicrania]   N. m.  * hémi : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * crâne, cranie : du grec kranion [crani(o)], relatif au crâne, partie osseuse de la tête.  
    L'hémicrâne est la moitié droite ou gauche du crâne, et en particulier de l'encéphale. Par définition, il est donc le siège de la migraine (*) ou hémicranie.
(*) N. f.  * migraine : du grec hêmi, moitié et kranion, crâne.  Le mot migraine désigne en réalité un syndrome caractérisé par des céphalalgies violentes, généralement unilatérales, pouvant être accompagnées de malaises profonds, nausées et parfois vomissements. La crise migraineuse peut être précédée ou accompagnée de signes neurologiques (ou aura), comme les scotomes par exemple.
    La cause primitive est un dysfonctionnement au niveau de la vasomotricité des branches de l'artère carotide externe qui se dilatent. Dans le cas où la crise est accompagnée de symptômes neurologiques, on parle de migraine accompagnée. Une image de migraine en PET scan  Elle est qualifiée de commune si la migraine est "simple", sans signes neurologiques ajoutés.

    De nombreuses personnes souffrent de migraines ophtalmiques, c'est-à-dire accompagnée de signes visuels anormaux, les plus fréquemment décrits étant les scotomes scintillants. Certains cas plus graves peuvent se traduire par une véritable paralysie de tous les muscles qui dépendant des nerfs oculomoteurs communs (heureusement transitoire) : c'est la migraine ophtalmoplégique. Adj. : migraineux(se) : qui concerne la migraine ou qui en est atteint. L'étude épidémiologique de certaines familles a également démontré l'existence d'une forme héréditaire : la migraine hémiplégique familiale.

    En France, une expertise de l'INSERM datant de 1998 attestait que plus de 6 millions de français souffraient de troubles migraineux soit entre 10 et 15 % de la population. Les femmes sont trois fois plus atteintes que les hommes. La prévalence à l'âge adulte est de 18 % chez les femmes et de 6 % chez les hommes. On connaît maintenant certains facteurs capables de déclencher la crise migraineuse. Entre autres : le stress, l'anxiété, le chocolat, l'alcool, mais aussi des facteurs hormonaux (ex. les migraines qui surviennent pendant les règles), une lumière excessive, un effort physique intense ... Il est important, pour une personne souffrant de migraines, de déterminer le ou les agents déclenchants.
    Le processus est maintenant bien connu : les facteurs déclenchants stimulent l'hypothalamus qui, en réaction, stimule le nerf trijumeau, responsable de l'innervation d'une grande partie de la face. Les terminaisons du trijumeau libèrent des neuropeptides responsables de la vasodilatation et de l'inflammation qui se traduisent en messages douloureux. Les traitements actuels reposent sur les antalgiques classiques : paracétamol, aspirine, les AINS ou anti-inflammatoires non stéroïdiens, mais aussi sur les vasoconstricteurs comme les dérivés de l'ergot du seigle (dihydroergotamine) et surtout les triptans, nouvelle classe de molécules très actives (Sumatriptan, Zolmitriptan ...).

    Chez l'enfant, la crise de migraine touche aussi bien les filles que les garçons. Elle est généralement de courte durée (une à quelques heures), mais peut aussi se prolonger 2 à 3 jours. Les médicaments sont les mêmes que pour l'adulte : ibuprofène pendant la crise, triptans dès l'apparition des premiers signes. Certains centres antidouleur proposent des formes adaptées de relaxation ou d'hypnose, dans laquelle l'enfant joue un rôle très actif (autohypnose).
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Hémifacial   Hémispasme
Neurologie, anatomie
  -  [Angl. : Hemifacial, hemispasm]   Adj.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * facial : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l’homme. 
    Qui concerne ou qui atteint la moitié de la face. Exemple : spasme hémifacial, appelé aussi hémispasme
(du latin spasmus, du grec spasmos, de spân [spasme], contracter) facial : trouble du mouvement caractérisé par la contraction des muscles d'un côté du visage, pouvant aller d'une simple gêne à une paralysie totale de la moitié concernée de la face.
    L'une des causes invoquées serait la compression du nerf facial au niveau du cerveau, par dilatation d'un vaisseau sanguin. Le traitement de base repose sur l'injection de toxine botulique.     Haut de page

Hémigastrectomie
Gastroentérologie, chirurgie digestive
  -  [Angl. : Hemigastrectomy]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * gastro : du grec gastêr [gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.
    Ablation chirurgicale de la moitié de l'estomac. Cette opération peut s'avérer nécessaire dans certaines pathologies comme l'estomac biloculaire (c'est-à-dire qui est nettement divisé en deux cavités).   
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Hémiglossite
Odontostomatologie, toxicologie, alcoologie
  -  [Angl. : Hemiglossitis]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * glosso : du grec glôssa [-glosse, gloss(o)-], langue ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    Inflammation d'une moitié de la muqueuse de la langue, généralement due à l'ingestion de substances irritantes : alcool, tabac ... L'hémiglossite peut également être due à un problème de carie dentaire et, plus généralement, à une hygiène buccodentaire insuffisante.    
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Hémiparésie
Neurologie, myologie  -  [Angl. : Hemiparesis]   N. f.  * hémi : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * parésie : du grec paresis [parésie, parétique], relâchement, paralysie incomplète. 
    La parésie est une forme modérée de paralysie qui affecte les muscles sans perte totale des mouvements. Il s'agit essentiellement d'une diminution de la force musculaire. L'hémiparésie correspond à cette affection, mais sur une seule moitié du corps.
    En fait, les causes sont neurologiques et non pas musculaires, localisées dans la partie haute de la moelle épinière. On parle de tétraparésie quand cette affection concerne les quatre membres. Comme pour un nombre important de pathologies, on peut observer une tétraparésie aigüe, d'apparition brutale et survenant après un traumatisme, une ischémie dans le tronc cérébral ou la moelle épinière par exemple.
    Il existe une tétraparésie subaigüe ou chronique, d'apparition souvent très progressive et qui résulte le plus souvent d'un AVC (accident vasculaire cérébral), avec destruction des zones citées ci-dessus. L'adjectif parétique caractérise une telle paralysie partielle et modérée.    Haut de page

Hémiparesthésie
Neurologie  -  [Angl. : Hemiparaesthesia, hemiparesthesia, Restless legs syndrome]   N. f.   * hémi : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * par : du grec para, à côté de ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. 
    La paresthésie est un ensemble de troubles subjectifs de la sensibilité. Elle se traduit généralement par des fourmillements, des engourdissements ... résultant de l'atteinte de l'une des structures du SNC (système nerveux central) ou du SNP (périphérique) qui intervient dans la sensibilité. Elle peut aussi se traduire par des anomalies de la perception des sensations, des excitations tactiles douloureuses, entre autres.
    Une forme plus connue de paresthésie est la sensation (ou syndrome) des jambes sans repos, ou paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs. L'hémiparesthésie est une paresthésie qui se limite à une moitié du corps.     Haut de page

Hémiplégie   Hémiplégique
Neurologie, médecine physique et rééducation fonctionnelle
  -  [Angl. : Hemiplegia, Hemiplegic]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * plégie : du grec plêssein [-plégie], frapper - en médecine : choc, paralysie. 
    C'est la paralysie de la moitié du corps, généralement celle qui est opposée à la lésion cérébrale. La paralysie concerne la face, le membre supérieur et/ou inférieur, à des degrés divers ou totalement. L'AVC (accident vasculaire cérébral) qui entraîne un infarctus cérébral peut être à l'origine d'une hémiplégie, de la même façon qu'une hémorragie tumorale, la sclérose en plaques etc. 
    On distingue plusieurs formes d'hémiplégies, certaines étant homolatérales, c'est-à-dire que les lésions cérébrales et les organes paralysés sont du même côté du corps.

- L'hémiplégie spastique est caractérisée par une paralysie unilatérale et muscles raides ;
- l'hémiplégie congénitale, encore appelée paralysie congénitale unilatérale, très rare, et due à une hémorragie cérébrale résultant d'une lésion congénitale.
    Il existe des associations pour l'information des malades hémiplégiques. Entre autres :  Association Française de l'Hémiplégie Alternante.   Adj. : hémiplégique : qui est atteint d'hémiplégie.      Haut de page

Hémisacralisation
Ostéologie, anatomopathologie  -  [Angl. : Hemisacralization]   N. f.  * hémi : du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * sacral : du latin sacrum [sacr(o)-], relatif à l’os sacrum ; * isation : du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    La sacralisation est une malformation mineure de la jonction entre le rachis lombaire (ou colonne lombaire, formée des 5 vertèbres lombaires L1 à L5) et le sacrum, dans laquelle la cinquième vertèbre lombaire est soudée à S1, première vertèbre du sacrum. Avant cette soudure, les apophyses transverses de L5 se sont souvent élargies, les faisant ressembler aux ailerons sacrés. On parle d'hémisacralisation quand une moitié seulement de cette 5e vertèbre lombaire se soude à S1.      Haut de page

Hémithyroïdectomie
Endocrinologie et métabolismes, chirurgie générale
  -  [Angl. : Hemithyroidectomy]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * thyroïdo : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    Ablation chirurgicale d'une partie ou de la moitié de la thyroïde. L'hémithyroïdectomie est un terme qui n'est pratiquement plus utilisé ; on préfère aujourd'hui l'appeler thyroïdectomie subtotale. Cette opération se pratique par exemple pour l'ablation de nodules néoplasiques ou nodules "froids".         Haut de page

Hémisphère
Anatomie, neurologie
  -  [Angl. : Hemisphere]   N. m.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * sphère : du latin sphaera, sphère, globe, boule. 
    Un hémisphère désigne soit la moitié du cerveau (hémisphère cérébral), soit une partie latérale du cervelet (hémisphère cérébelleux). Chez les droitiers, c'est l'hémisphère gauche qui domine et réciproquement. Les deux hémisphères cérébraux ne sont pas le siège des mêmes aires sensitivomotrices, ni des mêmes fonctions cognitives.  Les 2 hémisphères cérébraux           Haut de page

Hémisphèrectomie   Hémisphèrectomisé    Hémisphérique
Neurologie, neurochirurgie  [Angl. : Hemispherectomy, Hemispherectomised]   N. f.  * hémi :
du grec hêmi [hémi-], à demi, la moitié de ; * sphère : du latin sphaera, sphère, globe, boule ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    En neurochirurgie, l'hémisphèrectomie est l'ablation chirurgicale d'une partie ou de la totalité d'un hémisphère cérébral. Cette opération est pratiquée pour l'ablation d'une tumeur, d'une zone épileptogène, par exemple. Le cerveau parvient à s'adapter à cette perte en faisant travailler davantage l'hémisphère restant. Un hémisphèrectomisé est un patient qui a subi l'ablation d'un hémisphère cérébral.   
    L'adjectif hémisphérique qualifie ce qui se rapporte à un ou plusieurs hémisphères.        Haut de page

Hémitransfixion   Hémitransfixiante
Anatomopathologie, chirurgie générale  -  [Angl. : Hemitransfixion, Hemitransfixing]   N. f.  * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * fixion : du latin fixum, de figo, figere, [-fixion] enfoncer, percer, traverser.
    La transfixion est en général le fait de transpercer. C'est aussi une technique particulière de chirurgie, notamment un procédé d'amputation, qui consiste à percer de part en part la région où doit se faire l'opération, puis à sectionner les muscles et la peau en procédant du dedans (de la profondeur) vers le dehors (la surface). L'hémitransfixion correspond à une intervention qui part de centre de l'organe ou du membre et à ne procéder à la section que dans une direction. La transfixion désigne aussi une douleur, dite transfixiante, qui traverse de part en part le thorax, l'abdomen, la région des hanches, par exemple. On parle de douleur hémitransfixiante ou de douleur en hémiceinture, quand elle suit le parcours avant-latéral-arrière (ou inversement).        Haut de page