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Dernière modification : 9-06-2020

Hépat(o)-, hépar(o)-     Du grec hêpar [hépato-, héparo, hépatique], foie. Voir aussi la racine "cirrh(o)-". En effet, "cirrh(o)-", du grec kirrhos [cirrh(o)-, cirrhose], roux, forme aussi des mots relatifs à certaines pathologies du foie (entre autres organes). C'est Laennec (1781 - 1826) qui, en 1819, a utilisé le mot "cirrhose" en étudiant des foies présentant un aspect granuleux et brunâtre. Ce type de foie était surtout observé chez les alcooliques, ce qui explique que le mot cirrhose ait longtemps gardé une connotation péjorative. Aujourd'hui, le mot cirrhose s'applique à d'autres organes qui sont atteints de sclérose diffuse.


Foie - Foie accordéon - Foie alcoolique - Foie cardiaque - Foie cirrhotique - Foie muscade - Foie systolique - Héparine - Héparine classique - Héparine de bas poids moléculaire - Héparine fractionnée - Héparinémie - Héparine non fractionnée - Héparine standard - Héparinisation - Héparinothérapie - Hépatalgie - Hépatectomie - Hépatique - Hépatite A - Hépatite - Hépatite B - Hépatite C - Hépatobiliaire - Hépatocytaire - Hépatocyte - Hépatodynie - Hépatogastroentérologie - Hépatogastroentérologue - Hépatographie - Hépatolithe - Hépatologie - Hépatome - Hépatome fibrolamellaire - Hépatomégalie - Hépatopathie - Hépatopexie - Hépatoprotecteur - Hépatoptose - Hépatorraphie - Hépatosplénomégalie - Hépatotomie - Hépatotoxicité - Hépatotoxine - Hépatotoxique - Hépatotrope - Hépatotropisme  

Foie
Anatomie, hépatologie, métabolismes  -  [Angl. : Liver]   N. m.  * foie : du latin populaire fecatum, ou classique ficatum, qui désignait d’abord le foie des oies engraissées avec des figues, puis le foie en général, à partir de ficus, figue. C’est la traduction du grec (hêpar) sukôton, textuellement (foie) de figues (sukon = figue en grec). 
    Avec une masse moyenne de 1,5 kg, le foie est le plus gros organe du corps. Il est situé à droite sous le diaphragme, annexé au tube digestif et à la particularité de comprendre 5 sortes de vaisseaux : artériels (sang enrichi en dioxygène), veineux (sang enrichi en dioxyde de carbone), veines portes, vaisseaux lymphatiques et canaux biliaires.
    Classiquement, on distingue un lobe gauche, un lobe droit et, entre les deux, le lobe de Spiegel, chacun de ces 3 lobes étant lui-même divisé en 8 segments, ce qui donne une carte très précise du foie et permet de ne cibler que des zones très précises dans le traitement des tumeurs par exemple. On ne peut pas vivre plus de quelques heures sans foie tant les fonctions de cet organe sont diverses et vitales.

    Quelques exemples :
* sécrétion de la bile, important liquide digestif,
* synthèse du fibrinogène et de la prothrombine (facteurs I et II de la coagulation) de l'héparine, entre autres,
* épuration et détoxication,
* stockage des vitamines A, B, D et K,
* fonction glycogénique mise en évidence par le physiologiste français Claude BERNARD. En effet, le foie stocke le glucose en excès sous forme de glycogène ou en libère en cas de besoin, et participe de ce fait à la régulation de la glycémie ou taux de glucose dans le sang.       Haut de page

Foie alcoolique   Foie cirrhotique  
Anatomie, hépatologie, métabolismes  -  [Angl. : Alcoholic liver, Cirrhotic liver]   N. m.  * foie : du latin populaire fecatum, ou classique ficatum, qui désignait d’abord le foie des oies engraissées avec des figues, puis le foie en général, à partir de ficus, figue. C’est la traduction du grec (hêpar) sukôton, textuellement (foie) de figues (sukon = figue en grec) ; * alcoolo ; du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs ; * cirrhotique : du grec kirrhos [cirrh(o)-, cirrhose], roux, relatif à un organe qui se sclérose. 
    Le foie alcoolique (ou cirrhotique) est la conséquence de plusieurs lésions hépatiques, toutes liées à l'alcoolisme :
* la stéatose qui est une infiltration graisseuse du parenchyme hépatique, précoce mais réversible ;
* l'hépatite alcoolique, tardive et inconstante, évoluant par poussées et laissant des séquelles fibreuses, dans laquelle on observe une infiltration à cellules polynuclées en même temps qu'une nécrose des hépatocytes qui contiennent de volumineuses inclusions acidophiles, connues aussi sous le nom de corps de Mallory ;
* enfin la cirrhose proprement dite qui intervient après plusieurs années (généralement une dizaine) d'alcoolisme et d'hépatites alcooliques répétées.       Haut de page

Foie cardiaque   Foie accordéon   Foie muscade   Foie systolique
Cardiologie, hépatologie, angiologie  -  [Angl. : Cardiac liver, Accordion liver, Nutmeg liver, Systolic liver, pulsating liver ]   N. m.  * foie : du latin populaire fecatum, ou classique ficatum, qui désignait d’abord le foie des oies engraissées avec des figues, puis le foie en général, à partir de ficus, figue. C’est la traduction du grec (hêpar) sukôton, textuellement (foie) de figues (sukon = figue en grec). 
    Le foie cardiaque (* cardiaque ; du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur) est un foie qui apparaît comme congestionné par rétrostase (circulation insuffisante à l'intérieur même du foie) au cours de l'insuffisance cardiaque. On parle de foie accordéon lorsque son volume augmente ou diminue plus ou moins régulièrement selon que l'insuffisance cardiaque s'aggrave ou régresse, ou de foie systolique quand le foie cardiaque présente des mouvements d'expansion rythmés par les systoles (contractions) cardiaques.
    Dans ce dernier cas, il s'agit d'une insuffisance de la valve tricuspide. Quand cette insuffisance est importante et de longue durée, le foie présente une congestion et une augmentation de volume importantes. On le qualifie parfois de foie muscade car les coupes présentent des taches rouge sombre entourées de zones jaunâtres qui le font ressembler à la coupe d'une noix muscade.       Haut de page

Héparine   Héparine classique   Héparine fractionnée   Héparine de bas poids moléculaire   Héparinémie   Héparine non fractionnée   Héparine standard   Héparinisation   Héparinothérapie  
Hépatologie, angiologie et médecine vasculaire, pharmacologie
  -  [Angl. : Heparin, Classical heparin, Divided heparin, Low-molecular weight heparin, Heparinaemia, Non divided heparin, Standard heparin, Heparinization, Heparinotherapy]   N. f.  * héparo : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    L'héparine est un mucopolysaccharide qui, bien que présente en proportion plus ou moins importante dans tous les organes de l'organisme, est produite naturellement par le foie, ce qui explique son nom, que lui a donné William Henry Howell en 1918.  Elle a été utilisée très tôt pour ses puissantes propriétés anticoagulantes. Injectée sous forme sodique par voie IV (intraveineuse) ou calcique par voie IM (intramusculaire), elle prévient la formation de thromboses (caillots sanguins) et agissant sur plusieurs facteurs de la coagulation : action antithrombinique, inactivation du facteur plaquettaire (antiagrégant) etc. L'héparine est ensuite totalement inactivée dans le plasma et le tube digestif. 

* Quand on utilise le mot "héparine" seul, il s'agit de l'héparine "classique" ou héparine non fractionnée (HNF) ou encore héparine standard. Ces héparines standard ou non fractionnées sont hétérogènes, de poids moléculaire assez élevé de 5 000 à plus de 30 000 daltons (Da), avec une moyenne de 15 000 Da. Actuellement, elle est produite industriellement à partir du poumon de bœuf et de l'intestin de porc, sous forme d'une poudre gris-brun, très soluble dans l'eau.

* Les héparines fractionnées (il y en a plusieurs) encore appelées héparines de bas poids moléculaire (HBPM) ou nouvelles héparines, ont la particularité d'être de puissants antagonistes du facteur Xa - la lettre "a" pour l'adjectif "activé - (ou facteur Stuart ou facteur Prower), ainsi qu'une grande affinité pour l'antithrombine III. Elles ont de ce fait une action essentiellement antithrombinique, bien plus qu'une action anticoagulante.

    Ce sont des anticoagulants qui sont de plus en plus utilisés par voie IM (intramusculaire) dans le traitement des thromboses veineuses profondes (TVP) et le la maladie thromboembolitique (MTE). On les préfère actuellement aux héparines non fractionnées car elles sont plus stables et plus actives.
    Elles sont obtenues par fractionnement (dépolymérisation) des chaînes de l'HNF et ont des poids moléculaires qui varient entre 2 000 et 10 000 Da, avec une moyenne de 5 000 Da. Les chercheurs se sont rapidement rendu compte que les HBPM sont bien moins dangereuses que les HNF tout en ayant une action souvent supérieure.

- L'héparinémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang) est la présence d'héparine dans le sang. Elle est le résultat d'une héparinothérapie (du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner), c'est-à-dire de l'utilisation d'héparine à des fins thérapeutiques.
- L'héparinisation (du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom) est l'utilisation d'héparine.   Relations foie, pancréas et duodénum     Haut de page

Hépatalgie   Hépatodynie
Algologie, hépatologie
  -  [Angl. : Hepatalgia, Hepatodynia]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur ; * odynie : du grec odunê [-odynie], douleur.
    Toute douleur localisée au niveau du foie, quelle qu'en soit la cause et les manifestations. Exemple : hépatalgie due à l'une des formes de l'hépatite, présence d'une tumeur, cirrhose (forme de dégénérescence hépatique) etc. Syn. : hépatodynie.     Haut de page

Hépatectomie
Hépatologie, chirurgie digestive
  -  [Angl. : Hepatectomy]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.
    Opération chirurgicale consistant en l'ablation partielle ou totale du foie. L'hépatectomie consiste d'abord à libérer le foie de tous les tissus fibreux qui l'entourent. Le chirurgien cautérise ensuite les vaisseaux qui seront sectionnés, puis marque la zone qui sera retirée au bistouri électrique et procède à l'ablation. Le foie est un organe qui a un important pouvoir de régénération.      Haut de page

Hépatique
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Hepatic]  Adj.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d'autres substantifs.
    L'adjectif hépatique caractérise tout ce qui se rapporte au foie : pathologie hépatique, douleur hépatique, infection hépatique, entre autres.    Haut de page

Hépatite
Hépatologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Hepatitis]   N. f.   * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    Toute affection inflammatoire du foie. Il existe différentes formes d'hépatites, de la plus bénigne aux hépatites fulgurantes, avec ou sans ictère (jaunisse), avec ou sans douleurs abdominales. En France, l'alcool est responsable de plus de 60% des cirrhoses et cancers du foie.
    En ce qui concerne les hépatites (aigües) à virus, on en connaît actuellement sept, toutes dues à des virus différents : A, B, C, E, Delta (ou D), G et TTV. Seules les hépatites B et C posent des problèmes en France. Les virus se multiplient dans les hépatocytes, puis ces cellules hépatiques présentent à leur surface des molécules du virus. Le système immunitaire reconnaît ces particules comme non-soi et les attaque. Il en résulte une destruction des hépatocytes infectés qui sont alors remplacés par des fibres non fonctionnelles (fibrose) pouvant déboucher sur une cirrhose.   Haut de page

Hépatite A
Hépatologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Hepatitis A]   N. f.   * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    L'hépatite A est une maladie courante et généralement bénigne (sans gravité). La contamination se fait essentiellement par l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés : coquillages, mais aussi par des aliments préparés dans de mauvaises conditions d'hygiène par des personnes porteuses du VHA (virus de l'hépatite A).
    La transmission directe entre deux personnes est possible par contact avec les selles ou des objets contaminés, ou lors d'un contact bucco-anal. Certains pays sont des zones à forte endémie et les symptômes d'une éventuelle contamination sont un ictère (jaunisse) se manifestant au niveau de la peau, des yeux et une grande fatigue.
    Pendant toute la durée du traitement, la consommation d'alcool est fortement déconseillée. Dans de nombreux cas, la guérison est spontanée et l'immunisation est acquise. Il existe un vaccin contre l'hépatite A (Havrix 1440). Aujourd'hui, les laboratoires proposent même un vaccin combiné pour les hépatites A et B.    Haut de page

Hépatite B
Hépatologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Hepatitis B]   N. f.   * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
      Quelques chiffres (Fondation pour la Recherche Médicale - janvier 2001) : 2 milliards de personnes infectées dans le monde, 100 000 nouvelles contaminations par an dont 10 000 hépatites aigües en France et une estimation à 300 000 porteurs chroniques du virus. Le fait que l'Est de la France soit deux fois plus touché que le reste du pays s'explique par sa position de région frontière et migratoire, notamment avec les populations turques chez lesquelles la prévalence de transmission maternofœtale approche les 10% !
    Les modes de contamination sont les mêmes que pour le VIH, avec une différence importante : le VHB (virus de l'hépatite B) est beaucoup plus infectieux. Les individus les plus concernés sont les consommateurs de drogues par injection (voie parentérale) et les personnes qui ont des partenaires sexuels multiples. Vaccin efficace à près de 100%, remboursé par la Sécurité Sociale.
    Le dépistage (obligatoire au 6e mois de grossesse) et la vaccination devraient être systématiques pour toutes les personnes présentant un risque : nées en Afrique ou en Asie, toxicomanes, partenaires sexuels multiples. La transmission maternofœtale est également possible, mais elle peut aussi se faire par des tatouages et piercings pratiqués dans des conditions douteuses.

    Le VHB ou HBV (virus de l'hépatite B) est apporté par le sang, puis infecte les cellules hépatiques dans lesquelles il se multiplie. Libérés par les hépatocytes malades, ils envahissent les cellules voisines. Une inflammation persistante s'installe. A la nécrose des cellules succède la fibrose (remplacement des cellules mortes par un tissu fibreux non fonctionnel). La maladie progresse vers la cirrhose.
    Le traitement repose sur l'interféron alpha et sur un autre antiviral : la ribavirine et, depuis juin 2006, l'Entecavir, le plus puissant des antiviraux connus à ce jour (disponible en pharmacie de ville depuis 2007). A noter que l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande maintenant la vaccination des adolescents de 11 à 15 ans dans tous les pays du monde, c'est-à-dire avant les rapports sexuels. Il existe un vaccin combiné pour les hépatites A et B. 


    Dans l'hépatite B, c'est le VHB (virus de l'hépatite B) qui se réplique, produisant des protéines virales en quantité importante. Les examens de dépistage consistent à quantifier cet ADN viral en mesurant la charge virale ou à dépister les protéines virales grâce aux AG (antigènes) HBe et HBs qui leur sont associées. Quand le traitement est efficace, la charge virale diminue progressivement jusqu'à être indétectable, l'antigène HBe (ou HBs) diminue lui aussi jusqu'à un niveau indétectable, c'est ce que l'on appelle la négativation de l'antigène, et cette diminution correspond à l'augmentation des anticorps anti-HBe. Ces 2 phénomènes quasi simultanés (négativation et augmentation des AC anti-HBe) constituent ce que l'on appelle la séroconversion. Il en va de même pour les antigènes HBs     Haut de page

Hépatite C
Hépatologie, médecine biologique, épidémiologie et santé publique
  -  [Angl. : Hepatitis C]   N. f.   * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.
    L'hépatite C est une maladie considérée comme fréquente, puisqu'on estime à 180 millions le nombre de personnes atteintes dans le monde (dont plus de 600 000 en France) et 70% des porteurs chroniques du VHC ne seraient pas dépistés ! Le VHC ou HCV (virus de l'hépatite C) est apporté par le sang, puis infecte les cellules hépatiques dans lesquelles il se multiplie. Libérés par les hépatocytes (cellules du foie) malades, ils envahissent les cellules voisines. Une inflammation persistante s'installe. A la nécrose des cellules succède la fibrose (remplacement des cellules mortes par un tissu fibreux non fonctionnel). 

    Le VHC est responsable de 20% des hépatites aigües, 70% des hépatites chroniques, 40% des cirrhoses dites décompensées ainsi que d'un nombre non négligeable de cancers du foie (carcinomes hépatocellulaires).
Le dépistage de l'hépatite C repose sur un test sanguin qui consiste à rechercher les anticorps anti-VHC, ou son ARN par PCR (Polymerase Chain Reaction, ou amplification spécifique de séquence), ou en utilisant un test ELISA de 3e génération.
    En effet, le VHC est un virus à ARN (acide ribonucléique), ce qui lui confère une grande variabilité.  Actuellement, les biologistes connaissent 6 principaux génotypes, notés 1 à 6 et, pour chacun d'eux, un nombre parfois important de sous-types, notés avec une lettre. Les génotypes les plus représentés en France sont les génotypes 1a, 1b, 2a, 2b, 2c, 3a et plus rarement 4a. L'intérêt de connaître ces génotypes est qu'ils sont souvent associés à un mode particulier de transmission. C'est ainsi que le génotype 1b est souvent caractéristique d'une contamination par transfusion sanguine, 1a et 3a se rencontrant  surtout dans les contaminations par toxicomanie intraveineuse. 
     Les principales voies de contamination passent toutes par le sang : transfusion, toxicomanie par injection, utilisation de matériel mal stérilisé, acupuncture, mésothérapie, soins dentaires, tatouages et piercing et, plus rarement par voie sexuelle (pas toujours démontré) ou par transmission de la mère à son enfant. Enfin, certains cas n'ont pas d'explication. Aujourd'hui, l'utilisation généralisée (et obligatoire) de matériel à usage unique a permis de faire disparaître l'essentiel de ces contaminations. La toxicomanie représente malheureusement encore 70% des nouveaux cas.

    Chez les sujets porteurs du VHC, le taux sanguin des transaminases est élevé mais cette élévation peut être intermittente. Pour affirmer le diagnostic, une biopsie du foie est nécessaire. Il n’y a PAS de vaccin contre l’hépatite C et les vaccins anti-hépatite A ou B ne confèrent aucune immunité contre le VHC. Il y a de multiples génotypes différents du VHC et le virus subit des mutations. Il sera dès lors difficile de développer un tel vaccin. Il n’existe pas non plus de préparation efficace à base d’immunoglobulines. 
    A noter que la co-infection VHC - VIH est fréquente : 30% des VIH positifs le sont aussi pour le VHC. L'hépatite C était autrefois appelée "hépatite non-A, non-B". Le traitement des hépatites chroniques C repose essentiellement sur l'interféron et la ribavirine.       Haut de page

Hépatobiliaire
Hépatologie, histologie cytologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Hepatobiliary]   Adj.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile. 
    L'adjectif hépatobiliaire caractérise ce qui se rapporte en même temps au foie et à la vésicule biliaire ou/et à la bile et aux canaux biliaires.
 Relations foie, pancréas et duodénum         Haut de page

Hépatocyte   Hépatocytaire
Histologie cytologie, hépatologie
  -  [Angl. : Hepatocyte, Hepatocellular]   N. m.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte], cellule. 
    Un hépatocyte est une cellule du parenchyme hépatique (du foie). Les fonctions des hépatocytes sont nombreuses et variées.
La bile est sécrétée par les hépatocytes qui présentent deux pôles distincts :
- le pôle sinusoïdal (du côté d'un capillaire sinusoïde) par lequel entrent les éléments plasmatiques nécessaires à leur métabolisme, et
- un pôle canaliculaire ou pôle biliaire (généralement latéral) en rapport avec un canalicule biliaire, qui va permettre la sécrétion de la bile dite hépatocytaire vers les voies biliaires.
    Cette bile va ensuite être enrichie en eau et bicarbonates par les cellules des voies biliaires. Dans la synthèse de la bile "finale" par les hépatocytes, il faut noter leur rôle déterminant dans la transformation de la bilirubine libre, apportée au foie en association avec l'albumine, en bilirubine conjuguée. Cette opération, qui permet l'élimination de la bilirubine neurotoxique, se fait dans le RE (réticulum endoplasmique) des hépatocytes. Ces hépatocytes permettent également d'inclure dans la bile, via l'intestin, des produits et déchets toxiques divers : IgA, médicaments, cholestérol ... Il y a des échanges et des réabsorptions constants entre le foie et l'intestin, grâce à la circulation entérohépatique.

    Autres rôles des hépatocytes : ils stockent le glucose sous forme de glycogène, ils font la néoglucogenèse en transformant acides aminés et acides gras en glucose, ils transforment les chylomicrons en lipoprotéines circulant dans le plasma, assurant la synthèse de nombreuses protéines et des acides biliaires à partir du cholestérol, permettent la détoxication de l'organisme etc.  
    Adj. : hépatocytaire : qui se rapporte aux cellules du foie ou hépatocytes.       Haut de page

Hépatogastroentérologie   Hépatogastroentérologue
Hépatologie, gastroentérologie
  -  [Angl. : Hepatogastroenterology, hepato-gastroenterology, Hepatogastroenterologist, hepato-gastroenterologist]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * entéro : du grec enteron [entér(o)-], intestin ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie] science, discours, raison.
    L'hépatogastroentérologie est l'étude et le traitement des affections concernant le foie, l'estomac et les intestins, y compris les organes annexes du tube digestif. Hépatogastroentérologue : médecin spécialisé dans l'étude et le traitement des pathologies digestives.       Haut de page

Hépatographie
Hépatologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Hepatography]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    Une hépatographie est un examen radiographique du foie donc aux rayons X, après injection en IV (intraveineuse) d'un produit radio-opaque permettant de bien mettre en évidence le parenchyme hépatique.       Haut de page

Hépatolithe
Hépatologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Hepatolith]   N. m.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * lithe : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-, -lithiase], pierre. 
    Un hépatolithe est une concrétion pierreuse ou calcul, qui se forme dans les voies biliaires. Il peut être facilement mis en évidence par un simple examen échographique et cette pathologie nécessite une intervention chirurgicale s'il y a oblitération d'un canal biliaire.      Haut de page

Hépatologie
Hépatologie, gastroentérologie, oncologie cancérologie  -  [Angl. : Hepatology]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude. 
    L'hépatologie est la spécialité médicale qui étudie le foie et le système biliaire, leurs différentes pathologies et les traitements appropriés.       Haut de page

Hépatome   Hépatome fibrolamellaire
Hépatologie, gastroentérologie, oncologie cancérologie  -  [Angl. : Hepatoma, Fibrolamellar hepatoma, fibrolamellar hepatocellular carcinoma]   N. m.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un hépatome est une tumeur bénigne ou maligne primitive du foie. Comme toutes les tumeurs, elle se développe aux dépens des cellules du foie, les remplaçant progressivement par un tissu tumoral non fonctionnel. Dans nos pays industrialisés, ce sont le plus souvent des hommes de plus de 40 ans qui sont atteints par l'hépatome et d'autant plus qu'ils ont une cirrhose.
    Dans sa forme classique, l'hépatome peut être une tumeur unique et bien localisée, ou multifocale (plusieurs tumeurs de taille variable). Il existe enfin une forme dite "infiltrée". Dans tous les cas, les risques de rupture de la tumeur ou/et d'invasion des territoires adjacents ne sont pas rares.
    Variante : l'hépatome fibrolamellaire qui est une tumeur toujours bien localisée, pouvant apparaître chez des sujets jeunes et de pronostic bien meilleur car il est beaucoup moins agressif.
Parmi les hépatomes : hépatocarcinome, adénocarcinome hépatique, carcinome hépatocellulaire, entre autres.      Haut de page

Hépatomégalie
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle
  - [Angl. : Hepatomegalia, hepatomegaly]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * mégalie : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand. 
    Augmentation anormale du volume du foie. Aujourd'hui, le diagnostic de l'hépatomégalie est essentiellement clinique, mais aussi échographique, montrant des anomalies de structure et de densité tissulaire. Les causes sont très nombreuses : cancer, congénitales, troubles du métabolisme du glycogène ou/et des lipides ...      Haut de page

Hépatopathie
Hépatologie
  -  [Angl. : Hepatopathy]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
    Terme générique pour désigner toutes les affections du foie, quelles qu'en soient les causes et les manifestations. Les hépatopathies sont nombreuses et variées, incluant des affections aussi diverses que les cirrhoses, les tumeurs hépatiques etc.       Haut de page

Hépatoptose   Hépatopexie   Hépatorraphie
Hépatologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hepatoptosis, Hepatopexy, Hepatorrhaphy]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ptose : du grec ptôsis [-ptose], chute (des organes, due au relâchement des muscles ou des ligaments). 
    * L'hépatoptose est un déplacement d'une partie ou de la totalité du foie par relâchement de ses moyens naturels de fixation. Cette ptose est évaluée par le médecin qui, par palpation, détermine la limite inférieure du bord antérieur du foie, mais aussi par la percussion du thorax. À cette hépatoptose sont généralement associées des pathologies veineuses telles hémorroïdes, varices, œdèmes.
    * L'hépatopexie (du grec pexis [-pexie], fixation) est une intervention chirurgicale qui a pour but de fixer un lobe ou le foie entier et qui peut s'avérer nécessaire lors de complications suivant une transplantation hépatique ou dans des cas de torsion d'un lobe hépatique ou d'un volvulus (= torsion) de la veine cave.
    * Quant à l'hépatorraphie (de [-rraphie], suture chirurgicale) elle est utilisée pour réparer le foie lors de traumatismes, de bilome ou de fistule biliaire.       Haut de page

Hépatosplénomégalie
Hépatologie, pédiatrie
  -  [Angl. : Hepatosplenomegaly]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * spléno : du grec splên [splén(o)-, -splénie, -splénique], rate ; * mégalie : du grec megalê [mégalo-, mégalie], grand. 
    Augmentation pathologique simultanée (hypertrophie) de la taille du foie et de la rate. L'hépatosplénomégalie a été observée dans de nombreuses affections : septicémie chez le nouveau-né, rubéole congénitale (transmise par la mère par voie placentaire), infection à CMV (cytomégalovirus) également transmise au nouveau-né par voie transplacentaire etc.   Haut de page

Hépatotomie
Hépatologie, chirurgie digestive 
[Angl. : Hepatotomy]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    L'hépatotomie est une incision chirurgicale du foie. Elle est pratiquée pour l'exérèse d'un abcès hépatique, d'un calcul, d'une tumeur. Tant que cela est possible, le chirurgien fait cette opération par cœlioscopie, qui permet des cicatrices très courtes et un rétablissement beaucoup plus rapide du malade. Sinon, l'hépatectomie se fait par laparotomie (ouverture de l'abdomen) ou thoracotomie (ouverture du thorax).      Haut de page

Hépatotoxicité  Hépatotoxine   Hépatotoxique   Hépatoprotecteur
Hépatogastroentérologie, pharmacologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hepatotoxicity, Hepatotoxin, Hepatotoxic, Hepatoprotector]   N. f.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * toxicité : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison. 
      L'hépatotoxicité est le fait que certaines substances dites hépatotoxiques ou hépatotoxines, sont capables d'induire la destruction des hépatocytes (cellules du foie) ou des hépatopathies (dysfonctionnements du foie).
    Parmi les principales hépatotoxines :
- l'éthanol (alcool éthylique - alimentaire),
- certains médicaments comme le paracétamol, les trithérapies qui contiennent un inhibiteur de protéase,
- des substances chimiques, notamment le CCl4 (tétrachlorure de carbone - interdit), entre autres.

    Des études récentes ont montré que de nombreux nouveaux médicaments sont hépatotoxiques (sur un moteur de recherche, tapez les deux mots "hépatotoxicité médicament"). Les principaux symptômes de l'hépatotoxicité sont
- la stéatose (hypertrophie du foie qui est décoloré et contient jusqu'à 50% de lipides, essentiellement triglycérides et phospholipides),
- l'hépatite aigüe ou chronique,
- la nécrose hépatique.
    A l'inverse, il existe des hépatoprotecteurs qui ont pour rôle de protéger les hépatocytes. Le principal hépatoprotecteur est le citrate de bétaïne.      Haut de page

Hépatotrope   Hépatotropisme
Médecine biologique, pharmacologie
  -  [Angl. : Hepatotropic, Hepatotropism]   Adj.  * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    Certaines substances sont hépatotropes car elles ont une affinité particulière pour le foie. Il en est de même pour certains virus : le VHC (virus de l'hépatite C) est qualifié d'hépatotrope car il provoque une atteinte hépatique. L'hépatotropisme est l'affinité que présentent certaines substances et virus pour le foie.       Haut de page