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Dernière modification : 9-06-2020

Homéo-, homo-         Du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable. Ces éléments sont souvent en opposition avec "hétéro-", du grec heteros [hétéro-], autre. Les éléments "hétér-, hétéro-" entrent dans la composition de très nombreux termes de médecine, biologie, botanique, entre autres, contenant l'idée d'une différence de forme, de nature, de provenance etc., entre des individus, des espèces, des éléments.
Homme, homin(i)-    
Du latin homo, hominis [homme, humain], être doué d'intelligence et de langage articulé. En génétique, "homo" désigne l’espèce humaine par opposition à l’animal, la divinité etc.


Homéoboîte - Homéobox - Homéodomaine - Homéodoseur - Homéogène - Homéomorphe - Homéopathe - Homéopathie - Homéopathique - Homéoprotéine - Homéose - Homéorhèse - Homéorhétique - Homéostase - Homéostasie - Homéostatique - Homéotherme - Homéothermie - Homéotique - Hominisation - Homme de Neandertal - Homme dressé - Homme habile - Homme moderne - Homme sage archaïque - Homo - Homo erectus - Homo habilis - Homo neanderthalensis - Homo sapiens archaïque - Homo sapiens sapiens - Homocystéine - Homocystéine totale - Homocystéinémie - Homocystine - Homogreffe - Homolatéral - Homologie - Homologue - Homologue (greffe) - Homologues (chromosomes) - Homologues (gènes) - Homologues (protéines) - Homosexualité - Homosexuel - Homotransplantation - Humain -

Homéodoseur
Homéopathie  -  [Angl. : Homeodoseur]   N. m.  * homéo :
du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * doseur : du grec dosis [-dosage, -doseur], action de donner. 
    L'homéodoseur (ou tube homéodoseur) est un petit appareil mis au point par les laboratoires fabriquant des médicaments homéopathiques, qui permet, par une simple pression du doigt, de faire tomber un granule du tube dans le capuchon.     Haut de page

Homéopathie   Homéopathe   Homéopathique
Homéopathie, médecines alternatives
  -  [Angl. : Homoeopathy, homeopathy, Homoeopathe, homeopathe, Homoeopathic, homeopathic]   N. f.  * homéo :
du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    C'est Samuel Christian Friedrich HAHNEMANN,  né en Saxe en 1755 qui, après plusieurs années de pratique médicale, imagine l'homéopathie. Apprenant qu'un extrait de l'écorce de quinquina guérit le paludisme, il le teste sur lui-même et assimile les troubles qu'il produit aux symptômes de la maladie. Ainsi est née l'une des théories essentielles de l'homéopathie : "similia similibus curantur" (les semblables sont guéris par les semblables),
    En d'autres termes, toute substance capable de provoquer chez un individu sain un certain nombre de symptômes est susceptible de guérir un sujet malade qui présente des symptômes semblables.

    Un exemple extrait du Larousse Médical : "Face à un germe microbien, contrairement à l'allopathie qui cherche à juguler l'action de l'agent agresseur, l'homéopathie cherche à stimuler les réactions de défense de l'organisme agressé afin que celui-ci puisse lutter contre l'agent pathogène, dans les limites de ses possibilités. Ainsi le traitement des signes cliniques provoqués par une piqûre d'abeille (œdème, brûlure, etc.) fera appel à Apis mellifica, remède homéopathique préparé à partir du corps entier de l'abeille." 

    Autre principe essentiel : la dilution. Si une goutte de la solution mère est diluée dans 99 gouttes d'eau, on obtient le dosage 1 CH (Centésimale Hahnemannienne). Une goutte de cette nouvelle solution est à nouveau diluée dans 99 gouttes d'eau : on a maintenant une concentration 2 CH et ainsi de suite. L'homéopathie vise à diminuer progressivement la dose d'une substance médicamenteuse, jusqu'aux doses infinitésimales, de façon à augmenter les mécanismes d'action de la substance, tout en diminuant ses effets toxiques. En même temps que les dilutions, les substances sont dynamisées par des procédés physiques (agitation).  Les chimistes et biochimistes ont montré qu'une solution 9 CH ou plus ne contenait pratiquement plus de molécules actives.
    L'homéopathie est particulièrement indiquée chez les patients souffrant du dysfonctionnement d'un organe avec des causes psychologiques ou psychosomatiques évidentes et importantes, sans que cet organe ne présente de lésions. Exemples : asthme, anxiété, insomnie, céphalées, e
xéma, insomnies, arthralgies, parmi bien d'autres. Elle n'est par contre pas indiquée dans les urgences et les affections graves (cancer, diabète, infarctus ...) pour lesquelles il existe un médicament allopathique ou une technique chirurgicale reconnus comme efficaces.

Document complémentaire extrait du site "Boiron" :
    "L'homéopathie est une méthode thérapeutique scientifique et humaine, ouverte autant sur le progrès scientifique et technique que sur l'écoute de la personne malade et qui privilégie les démarches préventives.
    Il n'y a qu'une médecine, celle qui joint la connaissance scientifique à l'écoute et à l'observation minutieuse du patient dans sa spécificité. C'est la médecine dans son ensemble qui se doit d'individualiser chaque patient, pas seulement l'homéopathie. Il ne convient pas, pour le médecin, de choisir à priori tel ou tel traitement, telle ou telle méthode thérapeutique, mais de tenir compte à chaque fois et pour chaque cas de l'état de ses connaissances sur chaque thérapeutique et de la spécificité du malade.

    Le choix d'un médicament homéopathique nécessite une individualisation beaucoup plus poussée que celui d'un antibiotique par exemple. Une fois le diagnostic de la maladie réalisé, une fois précisé le choix de l'homéopathie comme thérapeutique, il reste au médecin à rechercher le ou les médicaments correspondant spécifiquement à son malade dans cette maladie. Chaque personne va faire "sa" grippe, "son" angine, "son" exéma, c'est-à-dire qu'elle va développer des symptômes et des modalités qui lui seront personnels et dont la prise en compte orientera le médecin sur le choix de tel ou tel médicament homéopathique.
    Il est vrai également que pour certains symptômes ou dans certaines affections, les mêmes médicaments homéopathiques sont utilisés systématiquement, au-delà du principe d'individualisation".
 

    Adj. : homéopathique : relatif à l'homéopathie ou à une dose infime. L'homéopathe est le praticien qui exerce l'homéopathie.  Biographie du Dr. Hahnemann     Haut de page

Homéostasie   Homéostase
Hématologie, biochimie
  -  [Angl. : Homeostasis, homoeostasis]   N. f.  * homéo :
du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * stasie : du grec stasis [-stase, -stasie], station verticale, base, arrêt. 
    L'homéostasie est le maintien à des valeurs constantes des différents constituants dissous dans le milieu intérieur (sang et lymphe). Plusieurs organes participent à cette homéostasie qui peut être qualifiée de régulation à court terme, dont le rein, les glandes sudoripares, des glandes endocrines (comme le pancréas qui sécrète l'insuline et le glucagon pour la régulation de la glycémie), les poumons, l'intestin. Tous les organes qui permettent la mise en réserve d'éléments minéraux ou organiques (squelette, foie, muscles ...) participent au maintien de cet équilibre. 
    Syn. : homéostase.  Voir aussi la définition de l'homéorhèse.       Haut de page

Homéostatique
Hématologie, biochimie  -  [Angl. : Homeostatic, homoeostatic]   Adj * homéo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * statique : du grec stasis [-stase, -stasie], station verticale, base, arrêt. 
    L'homéostasie est le maintien à des valeurs constantes des différents constituants dissous dans le milieu intérieur (sang et lymphe). Plusieurs organes, qualifiés d'homéostatiques, participent à cette homéostasie qui peut être qualifiée de régulation à court terme, dont le rein, les glandes sudoripares, des glandes endocrines (comme le pancréas qui sécrète l'insuline et le glucagon pour la régulation de la glycémie), les poumons, l'intestin. Tous les organes qui permettent la mise en réserve d'éléments minéraux ou organiques (squelette, foie, muscles ...) participent au maintien de cet équilibre homéostatique.       Haut de page

Homéorhèse   Homéorhétique
Hématologie, biochimie, physiologie  -  [Angl. : Homoeorhesis, homeorhesis, Homoeorhetic, homeorhetic]   N. f.  * homéo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * rhèse : du grec rhein [rhéo-, -rhèse, -rrhée, -rrhénie], couler, flux. 
    L'homéorhèse est un terme peu utilisé en biologie, qui définit la tendance d'organismes qui se développent ou changent, à poursuivre ce développement ou ces changements vers un état donné, même si cela perturbe le développement. L'homéorhèse est complémentaire de l'homéostasie (ou homéostase - voir ce terme) car elle traduit la régulation des flux du métabolisme en fonction des besoins résultants de l'état physiologique.
    Un exemple d'homéorhèse pour mieux comprendre : la lipogenèse (ou synthèse des lipides) chez une femme qui allaite. On a constaté que cette lipogenèse est particulièrement importante dans les glandes mammaires grâce notamment à la prolactine, et diminue dans les adipocytes (cellules spécialisées dans le stockage des lipides), bien que ceux-ci n'aient aucun récepteur à la prolactine.

    Cette diminution dans les adipocytes est due entre autres à la somatotropine ou hormone de croissance, et il est à noter que les cellules des glandes mammaires n'ont pratiquement pas de récepteurs à cette hormone de croissance. On peut aussi simplifier en qualifiant l'homéorhèse de régulation à
long terme (toute la période d'allaitement dans l'exemple cité), alors que l'homéostasie est une régulation à court terme (exemple : la régulation de la glycémie).
    L'adjectif homéorhétique se rapporte à l'homéorhèse et à ses mécanismes de régulation. Le terme homéorhèse est souvent donné comme synonyme de téléophorèse :
* téléo- : du grec teleos [téléo-, télo-], fin (comme fini), achèvement, terme, donc également but ; * phorèse : du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi.        Haut de page

Homéotherme   Homéothermie
Physiologie  -  [Angl. : Homoeothermal, homeothermal, Homoeothermia, homeothermia]   N. m. et adj.  * homéo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * therme : du grec thermos ou thermainein [-therme, therm(o), thermique], chaleur, chauffer. 
    Comme les Oiseaux et les autres Mammifères, l'homme est homéotherme, c'est-à-dire qu'il maintient sa température interne constante, quelles que soient les variations thermiques du milieu extérieur. Cette homéothermie n'est possible qu'au prix d'une dépense énergétique importante. C'est l'hypothalamus qui est responsable de la thermorégulation, en provoquant des frissons et une vasoconstriction des capillaires cutanés en cas de baisse de la température corporelle, la transpiration et une vasodilatation si cette température corporelle augmente.       Haut de page

Homolatéral
Anatomie
  -  [Angl. : Homolateral]   Adj.  * homo :
du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * latéral : du latin lateralis, de latus [latér(o)-], côté.
   
L'adjectif homolatéral caractérise ce qui se situe ou qui se produit du même côté de l'organisme. Ex. tendon homolatéral, nerf homolatéral : du même côté que celui de l'organe étudié.      Haut de page

Homologue   Homologie   
Anatomie, génétique  -  [Angl. : Homologous ; Homology]   Adj. et nom ; N. f.  * homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * logue, logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude, rapport.
    L'adjectif homologue a plusieurs sens selon le contexte. En anatomie, il désigne des parties du corps qui se correspondent par leur structure, leur fonction ou qui ont une même origine embryologique d'une espèce à l'autre. C'est le cas par exemple pour les membres des mammifères ou des tétrapodes.
    En génétique, deux chromosomes appartenant à la même paire sont qualifiés d'homologues. Autre exemple : les protéines homologues codées par des gènes homologues - voir leurs définitions. Deux protéines sont dites homologues lorsqu’elles présentent un degré élevé de similitude dans l'enchainement des acides aminés qui les constituent.     Haut de page

Homologue (greffe)
Chirurgie générale, immunologie allergologie  -  [Angl. : Homologous graft]   N. f.  * homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude, rapport ; * greffe : du latin graphium, du grec grapheion [-greffe, -greffon], poinçon en ivoire ou en métal qui était utilisé pour écrire ; une métaphore en a fait le greffon végétal, puis la greffe d’un organe en chirurgie.  
    Une greffe est une opération chirurgicale visant à remplacer un tissu ou un organe déficient par un autre, provenant soit du malade lui-même (autogreffe ou greffe autologue ou greffe autoplastique), soit d'un donneur compatible, c'est-à-dire dont le groupe HLA (human leucocyte antigen) est le plus proche possible de celui du receveur (greffe homologue ou allogreffe). 
    Dans la plupart des cas, pour éviter une réaction du système immunitaire provoquant le rejet du greffon (tissu ou organe greffé), la greffe est suivie d'un traitement par immunodépresseurs.

Homologues (chromosomes)   
Génétique  -  [Angl. : Homologous chromosomes]   Adj. et nom  * homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * logue, logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude, rapport ; * chromo : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur ; * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps.
   Des chromosomes homologues présentent une succession identique de gènes. Dans les espèces diploïdes à reproduction sexuée, chaque chromosome homologue provient d'un gamète parental différent, un de la mère, l'autre du père. Pendant la fécondation, les deux chromosomes homologues s'apparient et échangent du matériel génétique à la prophase I de la méiose. Il en résulte, pour chaque cellule somatique, 22 paires de chromosomes homologues et la 23e paire qui est celle des chromosomes sexuels ou gonosomes : XX ou XY.    Haut de page

Homologues (protéines)    Homologues (gènes)
Génétique  -  [Angl. : Homologous proteine ; Homologous genes]   Adj. et nom  * homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * logue, logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude, rapport ; * protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.
    Les protéines homologues codées par des gènes homologues (*). Deux protéines sont dites homologues lorsqu'elles présentent un degré élevé de similitude dans l'enchainement des acides aminés qui les constituent.
(*) Un gène homologue présente une similitude de séquence plus ou moins marquée avec un autre gène. De nombreuses recherches actuelles portent sur les gènes homologues entre différentes espèces. En effet, connaissant un gène chez la souris (par exemple) et son action, on recherche le ou les gènes homologue(s) chez l'homme pour expliquer certaines maladies ou fonctions. Des gènes homologues sont tous issus d'un même gène ancestral. Les gènes qui correspondent à des protéines homologues d'un être vivant à un autre sont également dits homologues et présentent des séquences de nucléotides peu différentes.

Homogreffe   Homotransplantation
Immunologie allergologie
  -  [Angl. : Homograft, homotransplantation]   N. f.  * homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * greffe : du latin graphium, du grec grapheion [-greffe, -greffon], poinçon en ivoire ou en métal qui était utilisé pour écrire ; une métaphore en a fait le greffon végétal, puis la greffe d’un organe en chirurgie. 
    Transfert d'un organe ou d'une partie d'organe sur un individu de la même espèce.  Chez l'homme, il s'agit des greffes sanguines (transfusions) isogroupes, ou d'organes si l'histocompatibilité est suffisante. Syn. : greffe homologue, allogreffe, homotransplantation. Il existe une Fédération des Associations pour le Don d'Organes et de Tissus humains, France ADOT.     Principe de l'autogreffe       Haut de page

Homéotique   Homéose   Homéogène   Homéoboîte   Homéobox   Homéoprotéine   Homéodomaine
Génétique, médecine de la reproduction, recherche médicale  -  [Angl. : Homœotic, homeotic, Homeosis, homœosis, Homeogenic, Homeobox, Homeoprotein, Homeodomaine]   Adj.  * homéo :
du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable. 
      Un gène homéotique (syn. : homéogène) est un gène du développement. Il se caractérise par une séquence nucléotidique commune à tous les gènes homéotiques : l'homéoboîte (ou homéobox) qui comprend 180 nucléotides. Il code une protéine appelée homéoprotéine, qui possède une séquence d'acides aminés commune à toutes les homéoprotéines : l'homéodomaine, formé de 60 acides aminés.
    Si un gène homéotique subit une mutation, une partie du corps est changée en une autre. Exemples célèbres de mutations homéotiques : la drosophile Antennapedia (5 gènes homéotiques sur le chromosome 3) où des pattes se sont formées à la place des antennes, et la drosophile Bithorax (3 gènes homéotiques sur le chromosome 3) où le 3e segment thoracique se transforme en 2e. Cette drosophile présente donc 2 paires d'ailes.

    Un gène homéotique est un gène dont la mutation produit une homéose, c'est-à-dire l'apparition d'un organe normal, mais à un emplacement qui ne l'est pas. En fait, un segment de l'organisme possède toutes les potentialités du corps et un choix s'opère, grâce aux gènes homéotiques, au cours du développement. Les gènes homéotiques sont des gènes "maîtres" qui dirigent l'expression d'autres gènes. À noter que tous les gènes à homéoboîte ne sont pas des gènes homéotiques.
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Homéomorphe
Anatomie, génétique  -  [Angl. : Homologous ; Homology]   Adj. et nom   * homéo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; *
morphe : du grec morphê [morph(o)-, -morphie, -morphique, -morphisme], forme.
    Les adjectif homéomorphe (moins employé) et homologue sont synonymes et ont plusieurs sens selon le contexte dans lequel ils sont employés. En anatomie, ils désigne des parties du corps qui se correspondent par leur structure, leur fonction ou qui ont une même origine embryologique d'une espèce à l'autre. C'est le cas par exemple pour les membres des mammifères ou des tétrapodes.
    En génétique, deux chromosomes appartenant à la même paire sont qualifiés d'homologues. Autre xemple : les protéines homologues codées par des gènes homologues - voir leurs définitions. Deux protéines sont dites homologues lorsqu’elles présentent un degré élevé de similitude dans l'enchainement des acides aminés qui les constituent.         Haut de page

Hominisation
Anthropologie, paléontologie, évolution  -  [Angl. : Hominization]   N. f.  * homini : du latin homo, hominis [homme, humain], être doué d'intelligence et de langage articulé ; en génétique, désigne l’espèce humaine par opposition à l’animal, la divinité etc. ; * ation : du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    Pour Teilhard de Chardin, "l'hominisation est l'ensemble des processus évolutifs par lesquels les hommes ont acquis les caractères qui les distinguent des autres Primates". L'hominisation concerne l'apparition d'une bipédie de plus en plus parfaite, d'un encéphale de plus en plus volumineux, de mieux en mieux vascularisé et de plus en plus circonvolutionné, d'un langage articulé, d'activités industrielles et culturelles, ainsi que du sens métaphysique. Voir aussi Homo, Homme.      Haut de page

Homme de Neandertal   Homo neanderthalensis   Homme dressé    Homo erectus   Homme habile   Homo habilis  Homme sage archaïque   Homo sapiens archaïque   Homo sapiens sapiens    Homme moderne 
Anthropologie, paléontologie, évolution  -  [Angl. : Homo neanderthalensis, Homo erectus, Homo habilis, Homo sapiens, Homo sapiens sapiens]   N. f.  * Homme, Homo : du latin homo, hominis [homme, humain], être doué d'intelligence et de langage articulé ; en génétique, désigne l’espèce humaine par opposition à l’animal, la divinité etc. 
    Homo est un genre d'Hominidés caractérisé par une bipédie permanente, une capacité crânienne élevée, un larynx susceptible de permettre un langage articulé et la réalisation d'outils de plus en plus complexes, accompagné d'une montée du psychisme (art, religion ...). On distingue schématiquement cinq étapes d'hominisation représentées par Homo habilis, Homo erectus, Homo sapiens archaïque, Homo neanderthalensis et Homo sapiens sapiens. D'autres espèces ont été attribuées au genre Homo, originaires d'Afrique de l'Est comme Homo ergaster, Homo rudolfensis ...

* Homo habilis : l'Homme habile a vécu en Afrique de l'Est entre 2,4 Ma (millions d'années) et 1,5 Ma, sa taille était de 1,2m, sa capacité cérébrale comprise entre 600 et 800 cm3 ce qui, par rapport à sa taille, en fait une espèce proportionnellement plus encéphalisée que les Australopithèques. Les différences anatomiques entre Homo habilis et Australopithecus portent sur le bassin, le pied, la base du crâne et les proportions entre le volume cérébral et celui de la face, la denture et le cerveau. Homo habilis utilisait des galets aménagés que l'on regroupe sous le nom de Pebble culture ; les moulages endocrâniens montrent l'empreinte de l'aire de Broca liée à la possession d'un langage.

* Homo erectus : l'Homme dressé avec ses différentes formes géographiques et chronologiques (Pithécanthrope à Java, Sinanthrope en Chine ...) est présent en Afrique, Asie et Europe. Homo erectus serait apparu en Afrique il y a au moins 1,7 Ma et aurait disparu il y a 100 000 ans. Il se distingue de Homo habilis par une taille atteignant 1,6 - 1,7 m, une capacité crânienne comprise entre 750 et 1250 cm3, par la réalisation d'outils de silex de plus en plus complexes et par une progressive maîtrise du feu vers 450 000 ans. Le crâne d'Homo erectus est solidement bâti, les mâchoires sont lourdes, les arcades sourcilières épaisses et le front et le menton fuyants. Il semble que la transition avec Homo sapiens se soit réalisée progressivement. Les derniers homo erectus sont difficiles à séparer des premiers Homo sapiens archaïques mal délimités.

* Homo sapiens archaïque : l'Homme sage archaïque est apparu en Afrique il y a au moins 300 000 ans. Le front est toujours fuyant avec des arcades sourcilières proéminentes (torus), le menton est absent, mais le cerveau est de plus grande dimension. Ces hommes archaïques donnent naissance à deux groupes : Homo sapiens sapiens, l'Homme sage, et Homo neanderthalensis.

* Homo neanderthalensis : l'Homme de Neandertal apparaît en Europe et au Proche-Orient il y a plus de 100 000 ans et persiste pendant environ 70 000 ans. Il se caractérise par une taille moyenne de 1,6 - 1,7 m, un volume encéphalique qui atteint 1600 cm3, des outils plus diversifiés et plus performants, et l'apparition de rites funéraires. Son anatomie est proche de celle d'Homo erectus et certains auteurs considèrent que les néanderthaliens ne sont que des erectus tardifs alors que d'autres les considèrent comme des sapiens archaïques.

* Homo sapiens sapiens : il définit une sous-espèce de l'Homme archaïque : l'Homme moderne qui regroupe toutes les populations humaines actuelles et les populations anciennes qui lui sont proches (Cro-Magnon par ex.). Les fossiles les plus anciens attribuables à cette sous-espèce ont été trouvés en Afrique de l'Est et au Proche-Orient et sont datés d'environ 95 000 ans. L'anatomie crânienne d'Homo sapiens sapiens marque une rupture totale avec toutes les formes précédentes : le front est haut, les arcades sourcilières (torus) disparaissent, le menton se développe, le volume cérébral est de 1 400 cm3, la taille moyenne de 1,7 m. Ce développement cérébral s'accompagne de la diversification des matériaux, des outils et de la naissance
de l'art (peintures par ex.).      Haut de page

Homocystéine   Homocystéine totale   Homocystéinémie   Homocystine  
Médecine biologique  -  [Angl. : Homocysteine, Total homocysteine, Homocysteinaemia, homocystinemia, Homocystine]   N. f.   Homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * cystéine : du grec kustis [-cyste, cyst(o), -cistie], vessie ; la cystéine est un acide aminé aliphatique soufré non essentiel, constituant des protéines, de symbole Cys ou C ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    L'homocystéine ou Hcy ou Hcys est un acide aminé naturellement présent dans le sang avec des valeurs à jeun comprises entre 5 et 15 μmol/L. En réalité, l'Hcy existe sous une forme libre (environ 30%) et sous une forme liée aux protéines sanguines (environ 70%), mais c'est en général l'homocystéine totale ou tHcy qui est mesurée. Ces valeurs sont susceptibles d'augmenter avec l'âge et après la ménopause.
    C'est aussi un marqueur biologique de l'évaluation du risque cardiovasculaire et cérébrovasculaire, c'est-à-dire sa présence en quantités anormalement élevées va favoriser des pathologies comme l'athérosclérose, les thromboses, certaines anémies, dans lesquelles elle va intervenir comme co-promoteur. Elle présente donc une vraie toxicité vasculaire et hématologique.

    Son excès est à rechercher dans un déficit de l'enzyme CBS (Cystathionine Bêta Synthétase), codée par un gène situé sur le bras long du chromosome 21 (21q22.3) qui empêche sa transformation en méthionine ou en cystéine (2 autres acides aminés). Ce déficit enzymatique, responsable des valeurs excessives d'homocystéine est dû à une carence en vitamine B12 et, de façon moins importante, en vitamine B6 et B9, ainsi qu'en acide folique, ce qui explique que l'on rencontre souvent cette pathologie chez les personnes âgées en état de malnutrition. Mais on sait aujourd'hui qu'il existe aussi une anomalie génique qui produit les mêmes effets. L'idéal est donc d'avoir une homocystéinémie inférieure à 9 μmol/L. Si les valeurs sont comprises entre 15 et 30 μmol/L, il s'agit d'une carence en vitamines. De 30 à 100 μmol/L et plus, l'hyperhomocystéinémie (excès d'homocystéine dans le sang) est d'origine génétique.
    L'homocystine, souvent confondue avec l'homocystéine, est en réalité le résultat de la synthèse d'une molécule d'homocystéine et d'une molécule de sérine, en présence d'une enzyme : la cystathionine synthase (ou synthétase).      Haut de page

Homosexualité   Homosexuel
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Homosexuality, Homosexual]   N. f.  * homo : du grec homoios, homos [homéo-, homo-], semblable ; * sexuel : du latin sexus, sexualis [sex(o)-, -sexuel], relatif aux sexes mâle et femelle, à la sexualité et à la reproduction. 
    Inversion sexuelle, attrait d'une personne du même sexe. Chez l'homme comme chez la femme, l'homosexualité résulterait de complexes inconscients. Selon Adler, il s'agirait d'un complexe d'infériorité, la peur de l'échec poussant l'individu à rechercher quelqu'un du même sexe. Freud fait intervenir le narcissisme et le complexe de "castration" dans la genèse de l'homosexualité. Chez la femme, elle serait la conséquence d'une déception lointaine liée à la découverte des sexes.
    Homosexuel : adj. et n. : individu qui est sexuellement attiré par quelqu'un du même sexe.        Haut de page

Humain
Anthropologie, paléontologie, évolution, psychologie  -  [Angl. : Human]   N. m. et adj.  * Humain : du latin humanus [homme, humain], relatif à l'homme par opposition à l’animal, la divinité etc. 
    Le mot humain est à la fois un nom et un adjectif.
* Comme nom, il désigne l'homme, être doué d'intelligence et d'un langage articulé, rangé parmi les mammifères de l'ordre des primates et caractérisé par son cerveau volumineux, sa station verticale et ses mains préhensiles.
* Comme adjectif, il caractérise ce qui est relatif à l'homme et surtout aux sentiments d'humanité, c'est-à-dire à quelqu'un qui marque de la sensibilité, de la compassion ou de la compréhension à l'égard des autres.      Haut de page