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Dernière modification : 9-06-2020

Hyal(o)-     Du grec hualos [hyal(o)-], verre, et, par extension, matière transparente. La racine "hyal(o)-" a permis la formation de mots qui ont tous un rapport avec des matières ou des structures transparentes du corps humain.


Hyalin - Hyaline - Hyaline vasculaire - Hyalinose - Hyalinose cutanéomuqueuse - Hyalinose segmentaire et focale - Hyalite - Hyalite astéroïde - Hyalite ponctuée - Hyalite purulente - Hyalitis - Hyalobiuronique (acide) - Hyaloenchondrome - Hyaloïde - Hyaloïdiomalacie - Hyaloïdioproptose - Hyalome - Hyalomère - Hyalonyxis - Hyaloplasma - Hyaloplasme - Hyaluronate - Hyaluronidase - Hyaluronique (acide) -

Hyaline   Hyaline vasculaire   Hyalin   Hyaloïde
Biologie moléculaire et cellulaire  -  [Angl. : Hyalin, Vascular hyalin, Hyaline, Hyaloid]   N. f.   * hyaline : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent. 
    La hyaline est une substance formée de mucopolysaccharides et qui est caractérisée par son aspect homogène et transparent. On en trouve dans les cartilages, dans le corps vitré de l'œil, la colloïde de la thyroïde, entre autres. La hyaline vasculaire désigne aussi un produit de dégradation du collagène, présent dans certaines cicatrices et dans la parois des artérioles. 
    Adj. hyalin, hyaline, qui a un aspect homogène et vitreux. La hyaloïde est la membrane qui entoure le corps vitré (ou l'humeur vitrée). L'adjectif hyaloïde caractérise ce qui a l'apparence ou la transparence du verre.       Haut de page

Hyalinose   Hyalinose cutanéomuqueuse   Hyalinose segmentaire et focale
Biologie moléculaire et cellulaire, génétique, dermatologie, néphrologie  -  [Angl. : Hyalinosis, Mucocutaneous hyalinosis, Focal (and) segmental hyalinosis]   N. f.   * hyalino : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La hyalinose ou dégénérescence hyaline est aussi connue sous le nom de lipoïdoprotéinose (ou lipoprotéinose ou lipidoprotéinose) ou maladie de Urbach-Wiethe. La hyalinose est une affection qui touche le plus souvent la peau et les muqueuses et dans laquelle les tissus sont progressivement remplacés par une substance hyaline anormale, vitreuse et inerte : de la lécithine associée à une substance protéique, d'où le nom de cette maladie. Il en résulte la formation de nodules sous-cutanés.

* Dans la hyalinose cutanéomuqueuse, la peau et les muqueuses sont progressivement infiltrées par cette substance hyaline lipoprotéique. C'est une maladie extrêmement rare (orpheline), héréditaire et qui se manifeste dès les premiers mois de la vie. Les conséquences sont nombreuses : la peau perd sa souplesse et s'épaissit, les muqueuses du larynx et du pharynx sont aussi atteintes, provoquant la modification de la voix qui devient rauque et une déglutition difficile, des convulsions et une arriération mentales peuvent aussi apparaître. Il n'y a pas de véritable traitement, mais uniquement un certain soulagement de ces symptômes par application d'antiseptiques cutanés.

* La hyalinose segmentaire et focale est une maladie chronique qui atteint les glomérules, c'est-à-dire les éléments vasculaires des néphrons du rein. Pouvant apparaître à tout âge mais touchant préférentiellement les jeunes enfants, elle se manifeste par un syndrome néphrotique avec des œdèmes, un taux anormalement élevé de protéines dans l'urine, alors que le taux sanguin d'albumine est très bas. Les cas de guérison existent, mais sont toujours moins nombreux que les récidives, voire la chronicité. Le traitement repose sur les corticostéroïdes et les immunosuppresseurs.
    En cas d'échec des traitements, le malade devra subir des séances régulières d'hémodialyse, voire une greffe rénale.       Haut de page

Hyalite   Hyalite astéroïde   Hyalite ponctuée   Hyalite purulente   Hyalitis
Ophtalmologie, pharmacologie  -  [Angl. : Hyalitis, Asteroid hyalitis, Hyalitis punctata, Hyalitis suppurativa, Hyalitis]   N. f.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La hyalite ou (le) hyalitis est l'inflammation du corps vitré de l'œil.  La hyalite astéroïde, connue aussi sous le nom de maladie de Benson se caractérise par un ramollissement du corps vitré et la présence de petites masses sphériques ou étoilées ou en paillettes, formées essentiellement de cholestérol. On distingue d'autres formes de hyalites en fonction des inclusions du corps vitré qui en résultent : hyalite ponctuée lorsque le corps vitré présente des petites opacités, purulente quand il y a du pus dans le vitré.  Coupe sagittale de l'œil      Haut de page

Hyaloïdiomalacie  
Ophtalmologie  -  [Angl. : Pas de traduction trouvée]   N. f.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * idio : du grec idios particulier ; * malacie : du grec malakia, malakos [malac(o)-, -malacie], mollesse, mou. 
    La hyaloïdiomalacie (source BIUM - Bibliothèque interuniversitaire médicale - Université Paris V) est une affection qui touche le corps vitré et qui se traduit par un ramollissement anormal. La hyaloïdioproptose (même source) est un prolapsus (chute) de l'humeur hyaloïde ou corps vitré.       Haut de page

Hyaloïdioproptose
Ophtalmologie  -  [Angl. : Hyaloidioproptosis]   N. f.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * idio : du grec idios particulier ; * pro : du grec pro- , préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de ; * ptose : du grec ptôsis [-ptose], chute (des organes, due au relâchement des muscles ou des ligaments).  
    La hyaloïdioproptose (source BIUM - Bibliothèque interuniversitaire médicale - Université Paris V) est un prolapsus (chute) de l'humeur hyaloïde ou corps vitré.       Haut de page

Hyalome
Dermatologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hyaloma]   N. m.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un hyalome est une dégénérescence colloïde du derme, connu aussi sous le nom de colloïde milium (ou colloïd milium ou colloïdome miliaire), est une affection très rare de la peau, caractérisée par la formation de petites élevures brillantes translucides, de la taille d'une tête d'épingle et qui sont produites par la dégénérescence colloïde des couches superficielles du derme.       Haut de page

Hyalomère
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hyalomere]   N. m.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * mère : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément. 
    Le thrombocyte est l'un des éléments figurés du sang, plus connu sous le nom de plaquette (abréviation souvent utilisée : PLT).  C'est le plus petit (2 à 4 µ) de tous ces éléments (les autres sont les globules rouges ou hématies ou érythrocytes et les globules blancs ou leucocytes) et en fait, ce thrombocyte n'est qu'un fragment d'une cellule initiale plus grande : le mégacaryocyte, situé dans la moelle osseuse.
      A l'observation microscopique, le thrombocyte présente
* le chromomère ou granulomère, zone centrale avec de nombreuses granulations azurophiles denses et contenant de l'ADP (adénosine diphosphate) et du glycogène,
* le hyalomère ou zone périphérique, sans granulations et homogène.

    La durée de vie des plaquettes est environ comprise entre 7 et 10 jours, c'est-à-dire que, passé ce délai, toutes les plaquettes ont été détruites par la rate et remplacées par de nouvelles. Elles ont un rôle déterminant dans la coagulation du sang pour arrêter un saignement (c'est l'hémostase) et leur absence ou leur insuffisance peut être une cause majeure d'hémophilie. La thrombocytémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est le nombre de plaquettes dans le sang.
    Les valeurs normales sont comprises entre 150 000 et 450 000 par mm3 de sang. Un examen appelé "temps de saignement" permet d'évaluer l'état fonctionnel des thrombocytes. Parmi les pathologies les plus fréquentes qui concernent les thrombocytes : la thrombocytose est l'augmentation anormale de leur nombre, la thrombopénie (ci-dessous) correspond à leur diminution et les thrombopathies qui désignent des dysfonctionnements des plaquettes, leur nombre étant normal.  Thrombocytes et hématies      Haut de page

Hyalonyxis
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Hyalonyxis]   N. m.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * nyxis : du grec nysso, nytto, nyxo [nyxis], piquer, frapper. 
    Le hyalonyxis est un procédé opératoire de l'opération de la cataracte, par abaissement, dans lequel l'aiguille perce la sclérotique loin du bord de la cornée et traverse le corps vitré. Il en résulte un abaissement du cristallin dans le corps vitré.       Haut de page

Hyaloplasme   Hyaloplasma
Cytologie histologie  -  [Angl. : Hyaloplasm, hyaloplasma]   N. m.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * plasme : du grec plasma [plasmo-,  -plasme, plasmatique], ouvrage façonné ; en biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. 
    Les cellules animales sont formées de trois constituants fondamentaux : la membrane plasmique qui entoure le cytoplasme dans lequel se trouve généralement un noyau. Ce cytoplasme est composé d'une substance fondamentale : le hyaloplasme (ou hyaloplasma ou cytosol), phase pratiquement liquide, dans lequel baignent tous les organites et inclusions de la cellule : mitochondries, réticulum endoplasmique, appareil de Golgi, ribosomes ... 
    Le hyaloplasme est donc limité à l'extérieur par la membrane plasmique et, à l'intérieur, par les membranes des organites et la membrane nucléaire pour le noyau. A la différence de celle des autres constituants de la cellule, la morphologie du hyaloplasme ne peut être décrite d'une manière générale. Non seulement elle est différente selon les types cellulaires, mais pour une même cellule, elle varie constamment dans l'espace et dans le temps. Le hyaloplasme n'a pas la même structure d'une région à l'autre de la cellule et celle-ci change au cours de la vie cellulaire.

    Le microscope optique (à lumière) ne révèle aucun détail dans le hyaloplasme, c'est la raison pour laquelle on l'a souvent qualifié d'optiquement vide. Dans certaines cellules, on peut cependant mettre en évidence des différenciations dans la nature chimique ou l'état physique de régions particulières au hyaloplasme. Dans les cellules hépatiques par exemple, certaines plages du hyaloplasme sont très riches en glycogène, d'autres sont constituées essentiellement de lipides assemblés en gouttelettes et l'importance et la localisation de ces plages varie sans arrêt. C'est en observant le hyaloplasme au microscope électronique que l'on se rend mieux compte de sa grande hétérogénéité.

    On y distingue principalement :
* des structures fibreuses : filaments et microtubules,
* des structures granulaires : inclusions de glycogène et gouttelettes lipidiques.
* Quant à la composition chimique du hyaloplasme, on y trouve environ 85% d'eau, des protéines de structure et des protéines solubles (dont de nombreuses enzymes), divers ARN, ARNm (messager) et ARNt (de transfert) qui représentent 10 à 20% du total des ARN de la cellule, des sucres, des acides aminés, des nucléosides et nucléotides, de nombreux composés du métabolisme de la cellule ainsi qu'un nombre plus ou moins important de sels minéraux.

    Tous ces composants donnent au hyaloplasme une structure voisine de celle des colloïdes. Le hyaloplasme est le milieu dans lequel baignent tous les organites cytoplasmiques, qui y prélèvent toutes les substances nécessaires à leur développement et y rejettent certains de leurs déchets ou produits synthétisés.
    Hyaloplasme et nucléoplasme sont les parties de la cellule dans lesquelles s'effectue la quasi-totalité des réactions biochimiques. Ce n'est pas un milieu figé soumis au seul mouvement brownien, mais à plus grande échelle, certaines régions se déplacent par rapport à d'autres, montrant que le hyaloplasme est capable de produire un travail entraînant les molécules, les vésicules de sécrétion,  d'un point à un autre.  Organisation générale d'une cellule eucaryote      Haut de page

Hyaluronique (acide)   Hyaluronate   Hyalobiuronique (acide)   Hyaluronidase  
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique, dermatologie, ophtalmologie  -  [Angl. : Hyaluronic acid, Hyaluronate, Hyalobiuronic acid, Hyaluronidase]   N. f.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * uronique : de l’acide uronique, présent en grande quantité dans l'humeur vitrée, où fut découvert l'acide hyaluronique. 
    L'acide hyaluronique (ou hyaluronate ou AH) est un polymère de l'acide hyalobiuronique. C'est un polysaccharide de forte masse molaire qui constitue l'essentiel de l'humeur vitrée (80% du volume de l'œil) et que l'on trouve aussi dans les tissus conjonctifs et le liquide synovial, entre autres. Cet AH est aussi produit par les streptocoques hémolytiques des groupes A et C.
    Extrait autrefois des crêtes de coq, préparé aujourd'hui par génie génétique, l'AH est très utilisé en dermatologie cosmétique pour la récupération de l'élasticité et de la tonicité de la peau, l'effacement des rides, la cicatrisation des plaies épithéliales cutanées, en rhumatologie (forte présence d' AH dans la liquide synovial).
    Cet acide hyaluronique est omniprésent dans les espaces intercellulaires et en particulier dans les cartilages articulaires les valves cardiaques, les liquides de l'oreille interne. Son rôle essentiel est donc la lubrification et la protection des cartilages articulaires, l'absorption des chocs au niveau du derme et de l'épiderme. Les ophtalmologues l'utilisent à la fin d'une opération de la cataracte (mais aussi d'autres opérations) en soin postopératoire pour favoriser la cicatrisation des tissus. Cette molécule particulièrement utile est malheureusement de moins en moins fabriquée avec l'âge.

    La hyaluronidase (du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase) est une enzyme capable de dépolymériser l'acide hyaluronique (donc de diminuer la viscosité des milieux qui en contiennent) et qui accroît la diffusion des médicaments injectés par voie sous-cutanée, mais aussi les agents infectieux. Présente dans le sperme, cette hyaluronidase détruit l'acide hyaluronique qui entoure l'ovule, facilitant ainsi la pénétration du spermatozoïde. On en trouve également dans certains venins et bactéries pathogènes pneumocoques, streptocoques) qui s'en servent pour lyser les barrières protectrices.       Haut de page

Hyaloenchondrome
Cancérologie  -  [Angl. : Hyaloenchondroma]   N. m.  * hyalo : du grec hualos [hyal(o)-], verre et, par extension, transparent ; * en- : préfixe qui indique soit la position dans quelque chose, soit le fictif ; ce préfixe a la forme "em-" devant les radicaux commençant par b, p et m ; chondro : du grec khondros, [chondr(o)], cartilage ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Le hyaloenchondrome est plus connu aujourd'hui sous le nom de enchondrome. C'est une tumeur cartilagineuse, généralement bénigne, qui siège préférentiellement aux mains (surtout les phalanges et en particulier leurs extrémités proximales) et dans les os longs. Chez l'enfant, l'os porteur de cette affection est fragilisé et les risques de fractures sont accrus. Autre complication possible : la transformation en chondrosarcome.
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