Retour à la page d'accueil  H - TERMINOLOGIE MEDICALE - H  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 9-06-2020

Hydr-, hydr(o)-     Du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique], eau. À ne pas confondre avec la racine "hidr(o)-", du grec hidrôs [hidr(o)-], sueur.
Hydarthrose - Hydarthrose du genou - Hydramnios - Hydranencéphalie - Hydroaérique - Hydrocèle - Hydrocéphale - Hydrocéphalie - Hydrocholécyste - Hydrocortisone - Hydrogène - Hydrolipodystrophie - Hydrome - Hydronéphrose - Hydropéricarde - Hydrophile - Hydrophilie - Hydrophobe - Hydrophobie - Hydropisie - Hydropneumatocèle - Hydropneumatose - Hydropneumopéricarde - Hydropneumopéritoine - Hydropneumothorax - Hydrostatique - Hydrostatique (pression) - Hydrothérapie - Hydrothermothérapie - Hydrothorax - Hydrosalpinx 

Hydarthrose    Hydarthrose du genou
Rhumatologie  -  [Angl. : Hydrarthrosis]   N. f.  * hyd- : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Une hydarthrose est un épanchement de liquide séreux à l'intérieur de la cavité articulaire (appelée aussi parfois improprement épanchement de synovie). La synovie est le liquide séreux qui permet de lubrifier les surfaces articulaires en contact, sécrété par la synoviale, membrane qui tapisse la face interne d'une cavité articulaire.
    Une hydarthrose peut résulter
- d'un traumatisme (fracture ou entorse, lésion au niveau d'un ménisque)
- d'une arthrose (pathologie relativement fréquente chez les personnes d'un certain âge et plus particulièrement chez les femmes),
- d'une maladie inflammatoire articulaire comme la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante, entre autres.

    L'une des formes les plus connue est l'hydarthrose du genou, qui se traduit généralement par un gonflement de l'articulation au-dessus de la rotule ou dans le creux poplité. Elle est facilement mise en évidence par un simple examen radiographique et soignée, si nécessaire, par une ponction du liquide séreux. D'autres articulations sont susceptibles d'être atteintes d'hydarthrose, mais dans ce cas, elles sont toujours associées à celle du genou.     Haut de page

Hydramnios
Gynécologie obstétrique  -  [Angl. : Hydramnios]   N. m. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * amnios : du grec amnios [amnio-], agneau, relatif à l’amnios. 
    Les obstétriciens parlent d'hydramnios lorsque le liquide amniotique est trop abondant : supérieur à un litre et parfois beaucoup plus. Cette pathologie se rencontre dans environ un cas sur 200 pour les grossesses uniques et un cas sur 10 pour les grossesses multiples.
    Parmi les principales causes de l'hydramnios :
- un dysfonctionnement de la circulation sanguine entre le placenta et le fœtus,
- un diabète sucré de la mère,
- une malformation fœtale, entre autres.

    Rare au début de la grossesse, c'est pendant les trois à quatre derniers mois que l'hydramnios se constitue, provoquant un excès de volume et une tension du ventre, avec gêne abdominale, respiratoire, parfois œdème des chevilles, dus à la compression de la veine cave inférieure par l'utérus.
    Le dépistage se fait par échographie et il n'est pas rare que le médecin demande alors une ponction amniotique avec détermination du caryotype pour dépister une éventuelle anomalie chromosomique. Quant au traitement, il consiste en une mise au repos et une surveillance plus étroite, compte tenu du fait que la ponction de liquide amniotique peut soulager la mère dans les cas d'hydramnios important, mais représente toujours un certain risque.
    Syn. : hydropisie
(du grec piezo [-pièse, -piésie, -pisie], écraser, presser) de l'amnios.     Haut de page

Hydranencéphalie
Anatomie, neurologie
  -  [Angl. : Hydranencephaly]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * an- : du préfixe "an-"  privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * encéphalie : du grec enkephalos [encéphal(o)-], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale.
    L'hydranencéphalie est la phase ultime et majeure des encéphalopathies circulatoires, consistant en une anomalie des structures cérébrales qui renferment le liquide céphalorachidien (LCR). La presque totalité des 2 hémisphères cérébraux est remplacée par une vaste cavité remplie de LCR, avec présence d'une petite bande de cortex.
    L'origine de cette pathologie est à rechercher dans la présence d'une thrombose carotidienne bilatérale ayant entraîné un déficit de l'irrigation du cerveau et donc de son développement.   Haut de page

Hydroaérique  
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hydroaeric (image)]   Adj. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * aéro : du grec aêr [aér(o)-, -aérique], air ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    En radiologie, une image hydroaérique est obtenue lorsqu'il y a superposition d'une partie liquidienne et d'un épanchement gazeux. De nombreuses affections donnent une image radiologique hydroaérique :
* l'hydropneumatocèle
(du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz et du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie) est une hernie qui contient à la fois du liquide et du gaz.
* L'hydropneumatose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) est une collection de liquide et de gaz dans les tissus.

    Pour désigner une collection de liquide et de gaz dans un organe, ou utilise donc hydropneumo- suivi du nom de l'organe ou de la racine qui désigne cet organe :
- hydropneumopéricarde (liquide + air dans le péricarde),
- hydropneumopéritoine (id. dans la cavité péritonéale),
- hydropneumothorax (dans la cavité pleurale formée par les deux feuillets de la plèvre) etc.

    Les niveaux hydroaériques (c'est-à-dire les emplacements de collections de liquide et de gaz) sont recherchés en pneumologie ou en médecine digestive, généralement en urgence, par un ASP (radiographie de l'abdomen sans préparation) ou avec un scanner ou une IRM. Dans l'intestin grêle ou le côlon, un niveau hydroaérique peut être constitué, en plus des gaz, par du liquide qui n'est plus absorbé et/ou par une hypersécrétion de suc digestif.
    La localisation et le nombre des niveaux hydro-aériques permet souvent au médecin de déterminer le type de pathologie : occlusion du grêle (nombreux petits niveaux H-A), sténose du pylore (sortie de l'estomac vers l'intestin grêle) : un seul grand niveau H-A etc.
   Haut de page

Hydrome
Chirurgie orthopédique et traumatologique, médecine générale  -  [Angl. : Hydroma]   N. f.   * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Le terme hydrome n'est pratiquement plus utilisé aujourd'hui et a été remplacé par le mot bursite (* burso : du latin bursa, bourse, du grec bursa, outre ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.) 
    La bursite est l'inflammation aigüe ou chronique d'une ou plusieurs bourses séreuses. Syn. : hygroma, hydrome. Selon le lieu et la cause de cette inflammation, son importance, ses conséquences, on distingue plusieurs formes de cette affection qui est souvent assimilable à une tendinite, tant les tendons et les bourses séreuses sont intimement liés. 

    La patte d'oie est une formation anatomique située à la partie supérieure et interne du tibia (ou inférieure et interne du genou). Elle est constituée par 3 tendons reliés à des muscles de la cuisse : le couturier, le droit interne et le demi-tendineux. La tendinite de la patte d'oie ou bursite (ou hydrome) de la patte d'oie correspond à l'inflammation de l'insertion tendineuse de ces 3 muscles et de leurs bourses séreuses.
    Cette pathologie se rencontre aussi chez la femme après la ménopause, surtout si elle est en surpoids, et elle peut être associée avec une arthrose du genou et la douleur irradie souvent dans la jambe. Elle survient surtout pendant l'exercice sportif et aussi à la montée et à la descente des escaliers, parfois la nuit.
    Le traitement repose sur des infiltrations locales de corticoïdes (2 à 3) et la kinésithérapie. Quant à la bursotomie
(du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe) il s'agit d'une incision chirurgicale d'une bourse séreuse.   Haut de page

Hydropneumatocèle  
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hydropneumatocele]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * pneumato : du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. 
    En radiologie, une image hydroaérique est obtenue lorsqu'il y a superposition d'une partie liquidienne et d'un épanchement gazeux. De nombreuses affections donnent une image radiologique hydroaérique :
* l'hydropneumatocèle
(du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz et du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie) est une hernie qui contient à la fois du liquide et du gaz.
* L'hydropneumatose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) est une collection de liquide et de gaz dans les tissus.

    Pour désigner une collection de liquide et de gaz dans un organe, ou utilise donc hydropneumo- suivi du nom de l'organe ou de la racine qui désigne cet organe :
- hydropneumopéricarde (liquide + air dans le péricarde),
- hydropneumopéritoine (id. dans la cavité péritonéale),
- hydropneumothorax (dans la cavité pleurale formée par les deux feuillets de la plèvre) etc.

    Les niveaux hydroaériques (c'est-à-dire les emplacements de collections de liquide et de gaz) sont recherchés en pneumologie ou en médecine digestive, généralement en urgence, par un ASP (radiographie de l'abdomen sans préparation) ou avec un scanner ou une IRM. Dans l'intestin grêle ou le côlon, un niveau hydroaérique peut être constitué, en plus des gaz, par du liquide qui n'est plus absorbé et/ou par une hypersécrétion de suc digestif.
    La localisation et le nombre des niveaux hydro-aériques permet souvent au médecin de déterminer le type de pathologie : occlusion du grêle (nombreux petits niveaux H-A), sténose du pylore (sortie de l'estomac vers l'intestin grêle) : un seul grand niveau H-A etc.
   Haut de page

Hydropneumatose  
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hydropneumatosis]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * pneumato : du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
   
En radiologie, une image hydroaérique est obtenue lorsqu'il y a superposition d'une partie liquidienne et d'un épanchement gazeux. De nombreuses affections donnent une image radiologique hydroaérique :
* l'hydropneumatocèle
(du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz et du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie) est une hernie qui contient à la fois du liquide et du gaz.
* L'hydropneumatose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) est une collection de liquide et de gaz dans les tissus.

    Pour désigner une collection de liquide et de gaz dans un organe, ou utilise donc hydropneumo- suivi du nom de l'organe ou de la racine qui désigne cet organe :
- hydropneumopéricarde (liquide + air dans le péricarde),
- hydropneumopéritoine (id. dans la cavité péritonéale),
- hydropneumothorax (dans la cavité pleurale formée par les deux feuillets de la plèvre) etc.

    Les niveaux hydroaériques (c'est-à-dire les emplacements de collections de liquide et de gaz) sont recherchés en pneumologie ou en médecine digestive, généralement en urgence, par un ASP (radiographie de l'abdomen sans préparation) ou avec un scanner ou une IRM. Dans l'intestin grêle ou le côlon, un niveau hydroaérique peut être constitué, en plus des gaz, par du liquide qui n'est plus absorbé et/ou par une hypersécrétion de suc digestif.
    La localisation et le nombre des niveaux hydro-aériques permet souvent au médecin de déterminer le type de pathologie : occlusion du grêle (nombreux petits niveaux H-A), sténose du pylore (sortie de l'estomac vers l'intestin grêle) : un seul grand niveau H-A etc.
   Haut de page

Hydropneumopéricarde
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hydropneumopericardium]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * pneumo : du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz : * péri : du grec peri [péri-], autour de : * carde : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. 
    En radiologie, une image hydroaérique est obtenue lorsqu'il y a superposition d'une partie liquidienne et d'un épanchement gazeux. De nombreuses affections donnent une image radiologique hydroaérique :
* l'hydropneumatocèle
(du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz et du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie) est une hernie qui contient à la fois du liquide et du gaz.
* L'hydropneumatose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) est une collection de liquide et de gaz dans les tissus.

    Pour désigner une collection de liquide et de gaz dans un organe, ou utilise donc hydropneumo- suivi du nom de l'organe ou de la racine qui désigne cet organe :
- hydropneumopéricarde (liquide + air dans le péricarde),
- hydropneumopéritoine (id. dans la cavité péritonéale),
- hydropneumothorax (dans la cavité pleurale formée par les deux feuillets de la plèvre) etc.

    Les niveaux hydroaériques (c'est-à-dire les emplacements de collections de liquide et de gaz) sont recherchés en pneumologie ou en médecine digestive, généralement en urgence, par un ASP (radiographie de l'abdomen sans préparation) ou avec un scanner ou une IRM. Dans l'intestin grêle ou le côlon, un niveau hydroaérique peut être constitué, en plus des gaz, par du liquide qui n'est plus absorbé et/ou par une hypersécrétion de suc digestif.
    La localisation et le nombre des niveaux hydro-aériques permet souvent au médecin de déterminer le type de pathologie : occlusion du grêle (nombreux petits niveaux H-A), sténose du pylore (sortie de l'estomac vers l'intestin grêle) : un seul grand niveau H-A etc.
   Haut de page

Hydropneumopéritoine  
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hydropneumoperitoneum]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * pneumo : du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz : * péritoine : du latin peritonaeum, du grec peritonaion [péritoné(o)-], ce qui est tendu autour, relatif au péritoine, membrane qui tapisse l’abdomen et les viscères abdominaux. 
   
En radiologie, une image hydroaérique est obtenue lorsqu'il y a superposition d'une partie liquidienne et d'un épanchement gazeux. De nombreuses affections donnent une image radiologique hydroaérique :
* l'hydropneumatocèle
(du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz et du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie) est une hernie qui contient à la fois du liquide et du gaz.
* L'hydropneumatose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) est une collection de liquide et de gaz dans les tissus.

    Pour désigner une collection de liquide et de gaz dans un organe, ou utilise donc hydropneumo- suivi du nom de l'organe ou de la racine qui désigne cet organe :
- hydropneumopéricarde (liquide + air dans le péricarde),
- hydropneumopéritoine (id. dans la cavité péritonéale),
- hydropneumothorax (dans la cavité pleurale formée par les deux feuillets de la plèvre) etc.

    Les niveaux hydroaériques (c'est-à-dire les emplacements de collections de liquide et de gaz) sont recherchés en pneumologie ou en médecine digestive, généralement en urgence, par un ASP (radiographie de l'abdomen sans préparation) ou avec un scanner ou une IRM. Dans l'intestin grêle ou le côlon, un niveau hydroaérique peut être constitué, en plus des gaz, par du liquide qui n'est plus absorbé et/ou par une hypersécrétion de suc digestif.
    La localisation et le nombre des niveaux hydro-aériques permet souvent au médecin de déterminer le type de pathologie : occlusion du grêle (nombreux petits niveaux H-A), sténose du pylore (sortie de l'estomac vers l'intestin grêle) : un seul grand niveau H-A etc.
   Haut de page

Hydropneumothorax
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hydropneumothorax]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * pneumo : du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz : * thorax : du grec thôrax, thôrakos [thorac(o)-], cavité limitée par les côtes et le diaphragme. 
   
En radiologie, une image hydroaérique est obtenue lorsqu'il y a superposition d'une partie liquidienne et d'un épanchement gazeux. De nombreuses affections donnent une image radiologique hydroaérique :
* l'hydropneumatocèle
(du grec pneuma, pneumatos [pneumat(o)-], souffle – relatif à l’air ou aux gaz et du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie) est une hernie qui contient à la fois du liquide et du gaz.
* L'hydropneumatose
(du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques) est une collection de liquide et de gaz dans les tissus.

    Pour désigner une collection de liquide et de gaz dans un organe, ou utilise donc hydropneumo- suivi du nom de l'organe ou de la racine qui désigne cet organe :
- hydropneumopéricarde (liquide + air dans le péricarde),
- hydropneumopéritoine (id. dans la cavité péritonéale),
- hydropneumothorax (dans la cavité pleurale formée par les deux feuillets de la plèvre) etc.

    Les niveaux hydroaériques (c'est-à-dire les emplacements de collections de liquide et de gaz) sont recherchés en pneumologie ou en médecine digestive, généralement en urgence, par un ASP (radiographie de l'abdomen sans préparation) ou avec un scanner ou une IRM. Dans l'intestin grêle ou le côlon, un niveau hydroaérique peut être constitué, en plus des gaz, par du liquide qui n'est plus absorbé et/ou par une hypersécrétion de suc digestif.
    La localisation et le nombre des niveaux hydro-aériques permet souvent au médecin de déterminer le type de pathologie : occlusion du grêle (nombreux petits niveaux H-A), sténose du pylore (sortie de l'estomac vers l'intestin grêle) : un seul grand niveau H-A etc.
   Haut de page

Hydrocèle
Andrologie
  -  [Angl. : Hydrocele]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. 
    En fin de grossesse, les testicules descendent dans les bourses, entraînant avec eux leur revêtement péritonéal. Le canal péritonéovaginal par lequel ils sont passés se referme et les testicules restent entourés d'un double feuillet : c'est la vaginale. 
    L'hydrocèle est un sac herniaire rempli de liquide séreux. C'est une pathologie qui se rencontre au niveau des testicules chez l'homme d'un certain âge ou chez le nouveau-né. Le liquide s'accumule dans l'enveloppe qui entoure le testicule (la vaginale) ou dans le cordon spermatique. Le traitement consiste à ponctionner le liquide, puis à réparer la membrane du testicule afin d'éviter une récidive.     Haut de page

Hydrocéphalie   Hydrocéphale
Neurologie, neurochirurgie
  -  [Angl. : Hydrocephalia, Hydrocephalic]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * céphalie : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête.
    Dilatation anormale des cavités intracrâniennes (ventricules qui contiennent le liquide céphalorachidien), par un processus actif entraînant une souffrance cérébrale. Cette hypertrophie se fait aux détriments du tissu nerveux. Hydrocéphale : qui présente les caractères de l'hydrocéphalie.    
Haut de page

Hydrocholécyste
Hépatologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Hydrocholecystis]   N. m.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; *cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * cyste : du grec kustis [-cyste, cyst(o)], vessie. 
    L'hydrocholécyste correspond à une dilatation importante de la vésicule biliaire. Cette pathologie, facilement mise en évidence par échographie, résulte généralement de l'obstruction du canal cystique par un calcul biliaire.  Relations foie, pancréas et duodénum      Haut de page

Hydrocortisone
Endocrinologie et métabolismes, biochimie
  -  [Angl. : Hydrocortisone]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * cortisone : de l’anglais  cortisone, relatif à l’hormone du même nom ou qui en contient. 
    L'hydrocortisone est une hormone plus connue sous le nom de cortisol, sécrétée par la corticosurrénale. Elle agit sur de nombreuses fonctions : métabolisme des sucres (hyperglycémie et hyperinsulinisme), métabolisme des protides (augmente leur destruction), des lipides (élève le taux de cholestérol et de triglycérides), de l'eau (augmente la diurèse), métabolisme de l'os (inhibe l'action de la  vitamine D et de l'hormone de croissance) etc.  Emplacement des surrénales      Haut de page

Hydrogène
Chimie, biochimie  -  [Angl. : Hydrogen]  
N. m.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'hydrogène, identifié en 1766 par Cavendish, est le premier élément de la classification périodique. C'est un élément gazeux, plus léger que l'air, inflammable, incolore, inodore et insipide. Numéro atomique : 1 ; masse atomique 0,00797 ; densité par rapport à l'air : 0,007.
   Dans l'hydrogène ordinaire, le noyau est constitué d'un unique proton, autour duquel ne gravite qu'un seul électron. L'ion hydrogène H- est l'élément actif de tous les acides et c'est sa concentration dans une solution qui détermine le pH (potentiel hydrogène) de cette solution.
   Il existe deux isotopes :
- le deutérium : noyau avec un proton et un neutron ; noté symboliquement D ou 2H ; non radioactif ;
- le tritium : noyau avec un proton et 2 neutrons ; noté symboliquement T ou 3H ; radioactif ; l'hydrogène ordinaire peut aussi être nommé protium et noté 1H.    Tableau périodique des éléments      Haut de page

Hydrolipodystrophie
Dermatologie, chirurgie plastique reconstructrice et esthétique
  -  [Angl. : Hydrolipodystrophy]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement. 
    Il s'agit en fait de la cellulite, tissu adipeux qui s'accumule dans certaines régions du corps. Les traitements de l'hydrolipodystrophie sont nombreux et variés, mais doivent être adaptés au sujet et aux zones concernées. Parmi les traitements actuellement proposés figurent l'acupuncture, l'électrostimulation, la cellulolipolyse, l'électrolipolyse, la liposuccion etc.
     Haut de page

Hydronéphrose
Néphrologie urologie, chirurgie urologique, imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : Hydronephrosis]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * néphro : du grec nephros [néphr(o)-], rein ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
      Accumulation d'urine dans le bassinet, qui provoque une hypertrophie du rein. Cette hydronéphrose est due à l'obstruction des voies urinaires, généralement par un ou plusieurs calculs (lithiases rénales), une tumeur, entre autres, mais la gêne peut aussi provenir de l'extérieur (tumeur ou lymphome qui appuie sur l'uretère).       Haut de page

Hydropéricarde
Cardiologie
  -  [Angl. : Hydropericardium]   N. m. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * carde : du grec kardia [cardio, -carde, -cardie], cœur. 
    Présence de liquide habituellement séreux dans le péricarde. Parmi les causes possibles : myxœdème, hydropisie (œdème généralisé).  L'hydropéricarde peut aussi avoir une cause accidentelle : cas de bébés avec hydropéricardes chez lesquels un cathéter veineux ombilical a été placé trop loin. Le traitement consiste en la ponction du liquide péricardique.    Haut de page

Hydrophile   Hydrophilie
Biochimie, pharmacologie  -  [Angl. : Hydrophil, hydrophilic, Hydrophilia]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * phile, philie : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime. 
    L'adjectif hydrophile signifie "qui aime l'eau", qui est avide d'eau, qui absorbe l'eau. Certaines fibres végétales ou synthétiques sont hydrophiles, comme le coton hydrophile. On qualifie aussi d'hydrophiles certaines matières colloïdales qui gonflent en présence d'eau ou d'autres liquides (syn. lyophile). L'hydrophilie est le fait d'être hydrophile, c'est-à-dire d'absorber l'eau.    Haut de page

Hydrophobe   Hydrophobie
Biochimie, pharmacologie  -  [Angl. : Hydrophobic, Hydrophobia]   Adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * phobe, phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte. 
    L'adjectif hydrophobe signifie "qui a l'eau en horreur", qui n'a aucune affinité pour l'eau. En chimie, un groupement hydrophobe s'éloigne toujours le plus possible de l'eau. L'hydrophobie est la propriété de toutes les substances qui n'absorbent pas l'eau.     Haut de page

Hydropisie
Histologie cytologie, médecine générale
  -  [Angl. : Hydrops, dropsy]   N. f.  
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * pisie : du grec piezo [-pièse, -piésie, -pisie], écraser, presser. 
    L'hydropisie est un œdème généralisé à tout le corps, c'est-à-dire à tous les tissus cellulaires, provoquant un gonflement général du corps et des membres. Causes possibles : maladie des reins, du foie, du cœur, rougeole, scarlatine, paludisme, tuberculose, certains cancers ...  Syn. anasarque.      Haut de page

Hydrostatique    Hydrostatique (pression)
Hématologie, analyses biologiques  -  [Angl. : Hydrostatic]   N. f. et adj.  * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * statique : du grec statos, stasis [stat(o)-, -stat, -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable ; * pression : du latin pressare [press(o)-, -presseur, -pressine, pression, -pressure], presser. 
    L'hydrostatique est une spécialité de la mécanique des fluides qui s'occupe plus particulièrement de l'équilibre des liquides. La pression hydrostatique est la pression qu'exerce l'eau sur la surface d'un corps immergé. Cette pression augmente d'environ une atmosphère (76 cm de mercure par cm2, soit environ 13,6 x 76 = 1033 g/cm2) par 10 mètres de profondeur. Cette pression vient compléter la pression osmotique dans l'étude de la mécanique des fluides.
    Les variations brusques et répétées de la pression hydrostatique (plongeurs) et de la pression atmosphérique (aviateurs) peuvent provoquer des barotraumatismes et nécessiter l'utilisation d'un caisson hyperbare.     Haut de page

Hydrothérapie   Hydrothermothérapie  
Kinésiologie kinésithérapie, soins infirmiers, rhumatologie  -  [Angl. : Hydrotherapy, Hydrothermotherapy]   N. f. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    L'hydrothérapie désigne tous les soins qui utilisent l'eau, et ils sont nombreux : douches pour les entorses, les tendinites, enveloppements humides froids pour les maladies inflammatoires, chauds pour les abcès, bains sédatifs dans le traitement des rhumatismes et des névralgies, bains antiseptiques pour les plaies infectées, bains émollients pour le psoriasis etc.
    Les bains en piscine permettent une meilleure rééducation des opérés du squelette ou du système musculaire. Lorsque ces soins utilisent des eaux naturelles chaudes, on parle d'hydrothermothérapie. Nombreux synonymes en fonction des soins dispensés : balnéothérapie, cure thermale, thalassothérapie, kinébalnéothérapie ...
      Haut de page

Hydrosalpinx
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique  -  [Angl. : Hydrosalpinx]   N. m. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * salpinx : du grec salpigx, salpingos [salping(o)-, -salpinx], trompe (de Fallope ou trompes utérines). 
    Un hydrosalpinx est un enkystement de liquide séreux qui se produit dans une trompe de Fallope, parfois dans les deux, le plus souvent dans sa partie infundibulaire (de infundibulum, entonnoir, donc près du pavillon). Dans la plupart des cas, l'hydrosalpinx résulte d'une salpingite (infection de l'une ou des 2 trompes) mal soignée et peut être responsable d'une stérilité par imperméabilisation des trompes.
    Si la dilatation de la trompe est importante, l'hydrosalpinx, bien visible à l'échographie, peut provoquer des douleurs vives. Le traitement est fait par cœlioscopie ombilicale et consiste à drainer le liquide. Par contre, si la muqueuse a été altérée, l'ablation de la trompe est indispensable.
      Haut de page

Hydrothorax
Pneumologie, pédiatrie
  -  [Angl. : Hydrothorax]   N. m. 
* hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * thorax : du grec thôrax, thôrakos [thorac(o)-], cavité limitée par les côtes et le diaphragme. 
    Présence dans la cavité thoracique d'une quantité plus ou moins importante de liquide séreux, provenant en général d'un épanchement pleural, c'est-à-dire du liquide qui se trouve entre les deux feuillets de la plèvre. Cette pathologie arrive parfois chez le nouveau-né, voire même chez le fœtus. Elle peut être mise en évidence par l'échographie.      Haut de page