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Dernière modification : 21-02-2021

Hyper-     Préfixe du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité. Ce préfixe, très utilisé en médecine, biologie et physique, exprime souvent le plus haut degré, l'exagération, l'excès.


Hyperacidité - Hyperactivité - Hyperalbuminorachie - Hyperaldostéronisme - Hyperalgésie -  Hyperammoniémie - Hyperammoniurie - Hyperazotémie - Hyperbare - Hyperbilirubinémie - Hypercalcémie - Hypercalciurie - Hypercapnie - Hypercapnique - Hypercatabolisme - Hypercéphale - Hypercéphalie - Hypercholestérolémie - Hypercholie - Hyperchroma - Hyperchrome - Hyperchromémie - Hyperchromie - Hyperchromique - Hyperchylomicronémie - Hypercinésie - Hypercinésie cardiaque - Hypercorticisme - Hypercorticisme androgénique - Hypercorticisme glycocorticostéroïde - Hypercorticisme métabolique - Hypercrinie - Hypercrinique - Hypercrinisme - Hypercrisie - Hypercyphose - Hyperdense - Hyperdensité - Hyperdiurèse - Hyperéchogène - Hyperéchogénicité - Hyperémie - Hyperémie active - Hyperémie passive - Hyperémotif, ive - Hyperémotivité - Hyperendocrinie - Hyperesthésie - Hyperestrogénie - Hyperfibrinolyse - Hyperfolliculinie - Hypergalactie - Hypergammaglobulinémie - Hypergenèse - Hypergénésie - Hypergénétique - Hypergénie - Hyperglobulinémie - Hyperglycémie - Hyperglycémique - Hyperhémie - Hyperhémie active - Hyperhémie passive - Hyperhémolyse - Hyperhémolyse corpusculaire - Hyperhémolyse extracorpusculaire - Hyperhidrose - Hyperhydrose - Hyperkératose - Hyperkinésie - Hyperkinésie cardiaque - Hyperkinésie réflexe - Hyperleucocytose - Hyperlipacidémie - Hyperlipémie - Hyperlipidémie - Hyperlipoprotéinémie - Hyperlordose - Hypermagnésémie - Hyperménorrhée - Hypermétrope - Hypermétropie - Hypernatrémie - Hypernatriurie - Hypernatrurie - Hypernéphrome - Hyperœstrogénie - Hyperorexie - Hyperostéoblastose - Hyperostéoclasie - Hyperostéoclastose -

Hyperacidité
Gastroentérologie, pharmacologie [Angl. : Hyperacidity]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * acidité : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante.
    Manifestation chimique de l'hyperchlorhydrie, c'est-à-dire une hypersécrétion du suc gastrique (pH = 1,7). La paroi interne (chorion) de notre estomac comprend un nombre très important de glandes qui sécrètent essentiellement 3 substances : le mucus protecteur, le pepsinogène (à l'origine de la pepsine, principale enzyme digestive gastrique) et l'acide chlorhydrique (HCl). 
    L'hyperacidité se manifeste par des douleurs ou des brûlures gastriques, apparaissant assez tôt après les repas, et par des renvois acides. Les cellules sécrétrices dans les puits gastriques      Haut de page

Hyperactivité
Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie  -  [Angl. : Hyperactivity]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * activité : du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. 
    Aux États-Unis, les parents ont recours à une prescription massive de Ritalin chez les jeunes enfants considérés comme hyperactifs. Ce produit semble efficace lorsqu'il est associé à une psychothérapie, mais il entraîne des effets secondaires tels que insomnie, nervosité, anorexie. En France, 3000 enfants sont actuellement traités au Ritalin.     Haut de page

Hyperalbuminorachie
Biochimie, médecine biologique, neurologie  -  [Angl. : Hyperalbuminorachia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * albumino : du latin albumen, albuminis, blanc d'œuf ; * rachie : du grec rhakhis [rachi-, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale ou liquide céphalorachidien.
    L'albuminorachie au sens strict est la présence et le taux d'albumine dans le LCR ou liquide céphalorachidien, mais ce terme est souvent employé de façon incorrecte comme synonyme de protéinorachie. Les valeurs normales de l'albuminorachie sont comprises entre 149 et 334 mg/L (milligrammes par litre), soit environ 0,15 à 0,33 g/L. De nombreux laboratoires d'analyses médicales considèrent que 0,22 g/L est une valeur moyenne "normale" et que l'hyperalbuminorachie commence après 0,3 g/L. Un excès d'albumine dans le LCR peut s'observer dans les complications neurologiques du diabète, dans les compressions médullaires ou les méningites.     Haut de page

Hyperaldostéronisme
Endocrinologie et métabolismes, cardiologie angiologie  -  [Angl. : Hyperaldosteronism]   N. m.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * aldo : de aldéhyde, mot emprunté à l’allemand Aldehyd, lui-même composé avec le latin moderne alcohol dehydrogenatum ; * stérone : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs. 
    Pour bien comprendre cette pathologie, il faut connaître le principe du système rénine-angiotensine-aldostérone. Quelques rappels préalables.

* La rénine (* réno : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif) est une enzyme protéolytique (qui agit sur les protéines) sécrétée par l'appareil juxtaglomérulaire du rein (zone située à proximité des glomérules). La rénine n'a pas d'action directe sur l'organisme, mais fait partie de ce que l'on appelle le système rénine-angiotensine ou encore le système rénine-angiotensine-aldostérone.  Elle provoque l'hydrolyse dans le sang de l'angiotensinogène produit par le foie, en angiotensine I (décapeptide), elle-même transformée en angiotensine II (octopeptide) par une enzyme appelée enzyme de conversion, qui est la substance vasoconstrictrice la plus puissante de l'organisme.

* L'angiotensine (* angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * tensine : du latin tendere [-tenseur, -tension, -tensine], tendre) aussi appelée parfois hypertensine est en fait l’angiotensine II. Elle joue un rôle important dans la régulation de la sécrétion de l'aldostérone, par l'intermédiaire du système rénine-angiotensine. Elle provoque la constriction des artérioles, ce qui a pour effet immédiat d'augmenter la TA (tension artérielle). Autre effet de l'angiotensine II : elle active la production d'aldostérone par les cellules glomérulées de la corticosurrénale. Il en résulte une contraction des muscles lisses et, par conséquence, une vasoconstriction importante des capillaires sanguins, essentiellement au niveau viscéral ou splanchnique.
   En élevant la pression artérielle par vasoconstriction, elle maintient une pression de filtration suffisante dans le glomérule du néphron. Par la suite, cette angiotensine II est une nouvelle fois transformée en angiotensine III qui a une toujours une action hypertensive, mais beaucoup moins importante que l'angiotensine II. Syn. angiotonine.

* L’aldostérone (* aldo : du mot ald[éhyde], lui-même formé à partir de al[cool] déhyd[rogenatum] ; * stérone : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau stérol) est une hormone minéralocorticoïde sécrétée par la corticosurrénale et qui agit sur l'équilibre hydrominéral. Stéroïde, de poids moléculaire 360, elle est impliquée dans la régulation de l'équilibre hydrominéral. Elle agit au niveau du rein, plus précisément des néphrons, en augmentant la réabsorption du sodium urinaire (NaCl) et en favorisant l'excrétion du potassium dans les urines, ce qui provoque une rétention d'eau. De plus, cette hormone déterminant une sensation de soif au niveau des centres hypothalamiques (dipsostat - du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif ; du grec statos,  stasis [stat(o)-, -stat,  -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable), le sujet boit ce qui contribue à augmenter la volémie. La libération de l'aldostérone étant sous la dépendance de l'angiotensine II, une partie de l'action hypertensive de l'angiotensine II est due à la libération d'aldostérone.

L'aldostéronisme (ou hyperaldostéronisme ou HAP) est la sécrétion excessive d'aldostérone par les glandes surrénales, ce qui perturbe le bilan sodium - potassium et provoque une HTA ou hypertension artérielle, une rétention du sodium Na (hypernatrémie) et une fuite urinaire de potassium K (hypokaliémie inférieure à 3,7 mmol/L, associée à une hyperkaliurie).
     Ce qui peut se résumer dans le sang par "Trop de sodium, plus assez de potassium". Le taux d'aldostérone plasmatique atteint des valeurs très élevées.

Valeurs normales de l'aldostérone dans le sérum : chez le sujet couché (ou en décubitus) : 30 à 150 ng/L, soit 80 à 400 pmol/L (n = nano = 10-9 ; p = pico = 10-12) ; chez le sujet debout (orthostatisme) : 80 à 300 ng/L, soit 220 à 800 pmol/L (ces valeurs pouvant légèrement varier d'un laboratoire à l'autre).
    On peut également mesurer la rénine active ou ARP, activité rénine plasmatique qui, dans cette pathologie, est < 10 ng/L et non stimulée par l'orthostatisme, puis calculer le rapport aldostérone sérique / rénine ou AS / ARP. Une valeur supérieure à 23 de ce rapport, avec des valeurs exprimées en pg/mL, est généralement en faveur d'un aldostéronisme primaire.
    Pour affiner le diagnostic, le calcul du rapport AS / ARP est généralement suivi d'un test de freination ou test de charge en sel (2 L de sérum physiologique salé en 2 h) ou administration de captopril, molécule présente dans de nombreux médicaments et appartenant aux IEC (inhibiteurs de l'enzyme de conversion). Le test de freinage est considéré comme positif si les valeurs de l'aldostéronémie sont nettement diminuées.

    L'aldostéronisme entraîne une alcalose métabolique (*). On distingue l'hyperaldostéronisme primaire, forme la plus fréquente, dû souvent à la présence d'un adénome surrénalien, tumeur non cancéreuse (c'est le syndrome de CONN) et  l'hyperaldostéronisme secondaire, dans lequel tout le système rénine - angiotensine - aldostérone est perturbé. A noter que la sécrétion d'aldostérone est très augmentée pendant les grossesses à partir du 3e trimestre.
    Le traitement habituel de l'hyperaldostéronisme primaire est l'ablation chirurgicale de la surrénale portant la tumeur.

(*) Alcalose : n. f.  (* alcalo : de l’arabe al-qilyi (1509) [alcali, alcalin(o)-], la soude ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques). 
    À l'inverse de l'acidose, l'alcalose est un excès d'alcalinité du sang et de la lymphe. Le pH sanguin peut atteindre voire dépasser 7,45, alors qu'il est normalement très stable et compris entre 7,36 et 7,42 pour le sang veineux, 7,38 à 7,45 pour le sang artériel. A noter que si l'on injecte des produits alcalins ou acides par voie intraveineuse, cela produit une importante variation du pH, mais celle-ci est de très courte durée, du fait de l'important pouvoir tampon du sang.
    En ce qui concerne l'acidose ou l'alcalose, les limites de pH compatibles avec la vie seraient, d'après certains auteurs, de 6,95 à 7,55.
* L'alcalose peut résulter soit d'une fuite d'acide (vomissements importants par ex.), soit d'un excès de produits basiques, ces deux causes provoquant ce que l'on appelle l'alcalose métabolique ou alcalose non gazeuse ou alcalose fixe.
* Dans les hyperventilations, il se produit une perte très importante de CO2 et donc d'anhydride carbonique qui n'a pas le temps d'être compensée et qui provoque aussi une alcalose qualifiée de gazeuse ou respiratoire. En fait, on constate une alcalose dans le sang lorsqu'elle n'est pas compensée. Il existe des alcaloses dites compensées lorsque l'alcalose se produit en même temps qu'un ou plusieurs autres mécanismes qui augmentent cette augmentation de l'alcalinité.    Haut de page

Hyperalgésie
Médecine de la douleur, nombreuses disciplines  -  [Angl. : Hyperalgesia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * algo, algésio : du grec algos, algêsis, douleur.
   L'hyperalgésie, parfois assimilée à une allodynie est une sensation accrue de douleur ou d'inconfort produite par des stimuli mimimalement non nocifs, en raison de lésions des tissus mous contenant des nocicepteurs ou d'une lésion d'un nerf périphérique. On appelle allodynie la douleur provoquée par une stimulation normalement non douloureuse (on dit aussi stimulation non nociceptive).     Haut de page

Hyperammoniémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hyperammoniaemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * ammo-, ammonio- : du latin ammoniacum, de Ammon, dieu égyptien (parce que l’on préparait autrefois cette substance près de son temple en Lybie), gaz ammoniac à l’odeur très piquante (NH3) ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    L'ammoniémie est la présence d'ammoniaque (ammoniac gazeux  NH3 combiné à une molécule d'eau H2O selon la réaction NH3 + H2O --> NH4OH) dans le sang. Cet ammoniaque provient pour la plus grande partie de la dégradation enzymatique des protéines alimentaires et du métabolisme des bactéries intestinales, mais aussi, pour une fraction beaucoup plus faible, de la désamination de la glutamine.
    La molécule d'ammoniaque est ensuite décomposée en ion ammonium NH4+ (et en OH-). Cet ion ammonium, qui participe de façon importante à l'équilibre acidobasique du milieu intérieur, est ensuite rapidement transformé en urée (car il est toxique) par le foie, ce qui explique que l'ictère et l'insuffisance hépatique figurent parmi les principales causes d'hyperammoniémie (excès d'ammoniaque dans le sang).
    Les valeurs de référence (ou physiologiques, ou "normales") de l'ammoniémie peuvent varier d'un laboratoire à l'autre, mais on admet généralement les limites suivantes :
* dans le sang veineux, de 0,25 à 0,65 mg/L, soit (en multipliant par 58,72) de 15 à 38 µmol/L ;
* dans le sang artériel, de 0,27 à 0,85 mg/L, soit de 16 à 50 µmol/L.

    Dans les pathologies citées ci-dessus et dans certaines hyperammoniémies héréditaires, les valeurs peuvent atteindre et même dépasser 5 à 10 mg/L.
    L'hyperammoniémie provoque généralement des troubles digestifs et des troubles nerveux, qualifiés d'encéphalopathie hépatique.     Haut de page

Hyperammoniurie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hyperammoniuria]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * ammo-, ammonio- : du latin ammoniacum, de Ammon, dieu égyptien (parce que l’on préparait autrefois cette substance près de son temple en Lybie), gaz ammoniac à l’odeur très piquante (NH3) ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
      L'ammoniurie est la présence d'ammoniaque (ammoniac gazeux  NH3 combiné à une molécule d'eau H2O selon la réaction NH3 + H2O --> NH4OH) dans l'urine, résultant de son élimination par les reins. Cet ammoniaque provient pour la plus grande partie de la dégradation enzymatique des protéines alimentaires et du métabolisme des bactéries intestinales, mais aussi, pour une fraction beaucoup plus faible, de la désamination de la glutamine.
    L'ammoniurie est sous la dépendance de nombreux facteurs. C'est ainsi qu'une hyperammoniurie (excès d'ammoniaque dans l'urine) peut apparaître lors d'un régime très riche en protéines et pauvre en glucides, en fin de grossesse, dans les acidoses métaboliques dues au diabète, au jeûne, à une déshydratation, des vomissements et/ou diarrhées, dans les acidoses respiratoires, le syndrome de Fanconi, l'hyperaldostéronisme primaire, entre autres.
    A l'inverse, l'hypoammoniurie peut résulter d'alcalose métabolique ou respiratoire, d'une néphropathie, d'une maladie d'Addison.

    Le dosage de l'ammoniaque urinaire est délicat et ne peut se faire que sur une urine fraîchement émise, pour éviter l'ammoniaque qui pourrait résulter de la fermentation de l'urine ou de la décomposition de l'urée. La mesure directe étant particulièrement difficile, les laboratoires d'analyses biomédicales utilisent la détermination du trou anionique urinaire Na + K - Cl. Sans entrer dans le détail de cette détermination on peut retenir que la valeur normale est positive, ce qui n'est pas le cas dans une acidose respiratoire par exemple.     Haut de page

Hyperazotémie
Hématologie, néphrologie urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hyperazotaemia, hyperazotemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * azoto : du préfixe a privatif et du grec zôê , la vie, [azot(o)-] : l’azote ne permet pas la vie ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang.
    Augmentation pathologique de la quantité d'azote dans le sang (azotémie), due à une insuffisance rénale ou hépatique. La mesure de l'azote se fait par le dosage de l'urée. L'hyperazotémie extrarénale peut également apparaître avec certains médicaments comme les tétracyclines, ou dans l'hypoplasie du ventricule gauche, malformation grave du cœur chez le fœtus, pouvant nécessiter une ITG (interruption thérapeutique de grossesse).       Haut de page

Hyperbare
Médecine d'urgence, médecine du sport  -  [Angl. : Hyperbaric]   Adj.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * bare : du grec baros [-bare, bar(o)-], pesanteur. 
    L'adjectif hyperbare qualifie une pression supérieure à la pression atmosphérique normale. Lorsque des plongeurs remontent trop vite, sans respecter les paliers de décompression, l'azote du sang forme une multitude de petites bulles dans le sang. Le seul moyen de traitement est de les placer le plus tôt possible dans un caisson hyperbare où ils seront de nouveau soumis à la pression qu'ils subissaient lors de leur plongée. Cette pression est ensuite diminuée très lentement (parfois en plusieurs jours) pour permettre à l'organisme de s'adapter.    Haut de page

Hyperbilirubinémie
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hyperbilirubinaemia, hyperbilirubinemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * rubine : du latin ruber [rubine], rouge, ancien nom de certains pigments rouges ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    La bilirubinémie ou bilirubinémie totale représente la quantité de bilirubine (libre et conjuguée) dans le sang, bien que la bilirubine conjuguée soit normalement absente du sérum. Ce pigment biliaire est normalement présent dans le sang sous forme de bilirubine libre et est responsable de la coloration jaunâtre du plasma et du sérum sanguin.
    Il existe dans le commerce, des bandelettes réactives du type "Bilur-Test" qui permettent une bonne appréciation de la bilirubinémie. Les valeurs normales de la bilirubinémie varient entre 3 et 8 mg/L, soit 5,1 à 13,7 μmol/L et ces valeurs sont normalement un peu inférieures chez la femme.
- L'hyperbilirubinémie, lorsqu'elle dépasse 20 mg/L, traduit l'existence d'un ictère ou jaunisse.
- L'hypobilirubinémie se produit dans des périodes hémorragiques ou dans certaines anémies.     Haut de page

Hypercalcémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hypercalcaemia, hypercalcemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * calci : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    Une hypercalcémie traduit un excès de calcium dans le sang et commence au-dessus de 0,105 g de Ca (calcium) par litre, soit plus de 2,6 mmol/L. En général, une hypercalcémie est toujours en rapport avec une augmentation du Ca ionisé (Ca++), anomalie que l'on peut rencontrer dans certaines pathologies, comme l'hypervitaminose D, l'hyperparathyroïdie (sécrétion trop importante de la parathormone par les glandes parathyroïdes), la maladie de Recklinghausen, l'ostéolyse due à un cancer osseux, une leucémie lymphoïde, un myélome, la maladie de Hodgkin, entre autres.
    A noter que l'hypercalcémie augmente l'amplitude des battements cardiaques et ralentit leur fréquence.    Haut de page

Hypercalciurie
Urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hypercalciuria]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * calci : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    Une hypercalciurie traduit un excès de calcium dans l'urine et ses causes sont pratiquement les mêmes que pour l'hypercalcémie. Elle commence au-dessus de 0,30 g de Ca par 24h, soit plus de 7,5 mmol. Quand elle n'est pas due à une hypercalcémie, il peut s'agir d'une affection rénale qui empêche la réabsorption du calcium.    Haut de page

Hypercapnie   Hypercapnique
Hématologie, biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Hypercapnia, Hypercapnic]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * capnie : du grec kapnos [capn(o)-, -capnie], vapeur, fumée ; en biologie, relatif au dioxyde de carbone CO2. 
    L'hypercapnie est l'excès de dioxyde de carbone dans le sang, donc d'acide carbonique (acidose). Elle peut être provoquée dans "l'hypercapnie permissive intentionnelle" destinée à protéger les alvéoles pulmonaires et leurs réseaux de capillaires, mais elle n'est pas sans danger. Dans les autres cas, elle est provoquée par tout ce qui empêche une ventilation normale : bronchite, bronchiolite, dyspnée etc. Dans certains cas graves, l'hypercapnie entraîne une acidose pouvant être mortelle.
    L'adjectif hypercapnique s'applique donc à un sang qui contient trop de dioxyde de carbone (CO2).     Haut de page

Hypercatabolisme
Gériatrie, alimentation et métabolisme - [Angl. : Hypercatabolism]   N. m.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * cata : du grec kata [cata-], en descendant, contre, en commençant, en achevant, exprimant une idée de dégradation, de recul ; * bolo : du grec bolos, bolê [-bole, -bolie, -bolisme], jet, action de jeter ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs.   
    À partir de la définition du catabolisme (ou pour faire simple anabolisme = synthèse de molécules organiques ; catabolisme = destruction de molécules organiques ; métabolisme = les deux précédents), on peut définir l'hypercatabolisme comme une destruction anormalement accélérée de certaines molécules organiques.
    En réalité, il existe un syndrome d'hypercatabolisme, généralement observé chez les personnes âgées et qui est dû à une dénutrition endogène, donc ne résultant pas d'une diminution des apports alimentaires, bien que les deux aient en général un effet d'entraînement réciproque.

    Ce syndrome d'hypercatabolisme est la conséquence d'inflammations chroniques et aigües (infections, tumeurs) qui provoquent une hyperactivité ou hypermétabolisme des lymphocytes, mais aussi d'une hyperactivité des cellules phagocytes dont le rôle est la destruction d'autres cellules reconnues comme n'appartenant pas ou plus au soi. Il en résulte la destruction prématurée de certains tissus.
    En plus de tous ces dérèglements, l'organisme d'une personne très âgée est en plus souvent obligé de faire de nombreuses "réparations", notamment d'escarres, de fractures ...  On sait aujourd'hui que ce syndrome est dû à l'activation et à l'augmentation de certaines cytokines (IL1 et IL6) et du TNF qui stimulent les lymphocytes, les phagocytes et qui ont en plus un effet anorexigène. Il y a un véritable effet "boule de neige".     Haut de page

Hypercéphalie   Hypercéphale
Anatomie, embryologie, imagerie médicale et interventionnelle  [Angl. : Hypercephaly, Hypercephalic, hypercephalous]    N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * céphalie : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête.
    Les mots hypercéphalie et hypercéphale sont des synonymes très rarement utilisés de macrocéphalie et macrocéphale. La macrocéphalie est une anomalie du développement embryonnaire qui se traduit par une tête exagérément grande. Ce dysfonctionnement est du type ostéochondrodysplasie (dysfonctionnement au niveau du développement des cartilages de conjugaison), et peut être détectée lors d'un contrôle échographique anténatal. Elle est généralement létale et se présente parfois sous la forme d'un crâne "en trèfle".  
    Macrocéphale : on qualifie de macrocéphale un fœtus atteint de macrocéphalie.      Haut de page

Hypercrinie   Hyperendocrinie   Hypercrinisme   Hypercrinique
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hypercrinia, Hyperendocrinia, Hypercrinism, Hypercrinic]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * crinie, crinisme, crinique : du grec ekkrinein [-crine, -crinien, -crinie], excréter. 
    L'hypercrinie est la sécrétion excessive, d'une ou plusieurs glandes endocrines, c'est-à-dire hormonales, mais aussi les troubles qui en résultent. Dans la plupart des cas, cette pathologie est due au dysfonctionnement d'une ou plusieurs glandes qui peut alors provoquer des dérèglements en cascade. Le traitement peut consister en une hormonothérapie, en une chirurgie réparatrice des glandes (thyroïde par ex.) ou à des médicaments qui vont ralentir l'hypercrinie.
    Syn. : hyperendocrinie, hypercrinisme. L'adjectif hypercrinique qualifie une glande ou un tissu glandulaire dont la sécrétion est excessive.    Haut de page

Hyperesthésie
Neurologie  -  [Angl. : Hyperesthesia, hyperaesthesia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. 
   Le mot esthésie est davantage utilisé comme suffixe et désigne en même temps la sensation (perçue par un organe sensoriel) ou la sensibilité. L'hyperesthésie est l'augmentation de la capacité de perception sensitive élémentaire ; elle concerne tous les récepteurs sensoriels : cutanés, auditifs, gustatifs etc.    Haut de page

Hyperfibrinolyse
Hématologie, biochimie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Hyperfibrinolysis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * fibrino : du latin fibra [fibr(o)-], filament ; * lyse : du grec lusis [lyso-, lyse, -lytique], dissolution. 
    Contrairement aux mécanismes de la coagulation, le système fibrinolytique (= qui assure la fibrinolyse) permet la destruction des caillots ou thromboses qui se forment dans ou en-dehors des vaisseaux sanguins. Ces deux mécanismes (coagulation et fibrinolyse) sont sous l'action d'un grand nombre de substances activatrices et inhibitrices qui les régulent.
    L'hyperfibrinolyse est la destruction excessive et pathologique de la fibrine, due essentiellement à une molécule protéolytique : le plasminogène, lui-même activé en plasmine. Conséquence d'une hyperfibrinolyse : le caillot est dissout avant que les tissus lésés n'aient eu le temps de se réparer, ce qui produit une hémorragie.        Haut de page

Hyperfolliculinie  
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hyperfolliculinism]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * folliculo : du latin folliculus [follicul(o)-, -folliculaire], petit sac ; * -inie : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    L'hyperfolliculinie est en fait une hyperœstrogénie (ou hyperestrogénie), due à une hypersécrétion d'œstrogène ou à une interaction médicamenteuse : pilule contraceptive mal adaptée, mauvais dosage dans les traitements de la ménopause ... Quelques rappels sur les œstrogènes :

    N. m. * œstro : du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre.  En fait, il y a plusieurs œstrogènes. Ce sont des hormones synthétisées à partir du cholestérol et produites par la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien.
    La plus active des hormones de type œstrogènes est l'œstradiol. Leur action s'effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l'endomètre (revêtement interne de l'utérus), mais aussi sur les glandes du col de l'utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Au moment de la puberté, les œstrogènes sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins. En biochimie, les œstrogènes sont classés parmi les phénolstéroïdes. Syn. : Estrogènes. En pharmacologie, les œstrogènes de synthèse sont utilisés pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, sous forme d'injections ou de produits transdermiques (gels ou patches), mais aussi pour la contraception. Voir œstroprogestatifs.
    L'œstrone ou estrone ou folliculine est la plus anciennement connue du groupe des œstrogènes ; elle résulte d'une oxydation de l'œstradiol.
    Autre œstrogène : l'œstriol ou corps de Marrian, que l'on trouve dans l'urine et qui est un autre dérivé de l'oxydation de l'œstradiol. L'œstriol est plus abondant dans l'urine pendant la première partie du cycle, et on l'utilise, associé à la progestérone, dans le TSH (traitement substitutif hormonal) de la ménopause. Syn. : Estriol
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Hypergalactie
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hypergalactia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * galacto : du grec gala, galaktos [galacto-, -galactie], lait ; * -ie : du suffixe -ie, -ié, -é qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif.
    L'hypergalactie correspond à la sécrétion d'une quantité anormalement élevée de lait chez les femmes qui allaitent, alors que la qualité reste normale. Les femmes ou nourrices concernées seraient plutôt lymphatiques, faisant peu d'exercices physiques, bien portantes et mangeant beaucoup.        Haut de page

Hypergammaglobulinémie    Hyperglobulinémie
Endocrinologie et métabolismes, immunologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hypergammaglobulinaemia, hypergammaglobulinemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Les gammaglobulines représentent un groupe très important de protéines sériques (qui circulent dans le sang - 6 à 12 g/L) et qui ont la particularité de présenter une grande mobilité à l'électrophorèse. Les gammaglobulines comprennent entre autres les immunoglobulines (ce sont des anticorps - voir ce terme) mais aussi d'autres globulines non immunocompétentes.

    On utilise certaines gammaglobulines provenant d'un donneur sain ou en cours de guérison d'une maladie ou après qu'il ait été vacciné, pour renforcer une immunité défaillante ou lutter à titre curatif contre une maladie donnée. C'est le cas notamment pour la diphtérie, le tétanos, la varicelle, le zona, la rubéole, les oreillons, la variole, la coqueluche, l'hépatite B.
    L'hypergammaglobulinémie est la présence en quantité excessive de gammaglobulines dans le sang, ce qui est généralement le signe d'une infection chronique. Le terme hypergammaglobulinémie est souvent employé comme synonyme de hyperglobulinémie. Cette dernière est qualifiée de monoclonale si un seul type de globuline est concerné, de polyclonale si plusieurs types de globulines sont présentes en excès dans le sang.        Haut de page

Hypergenèse   Hypergénésie   Hypergénétique   Hypergénie
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hypergenesis, Hypergenetic, Hypergenesis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * genèse, génésie, génie : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'hypergenèse est une altération du métabolisme et des synthèses organiques dans laquelle on observe une production excessive de cellules, de tissu ou d'organes du corps. C'est la naissance en excès d'éléments anatomiques dans un tissu donné qui caractérise l'hypergenèse et qui conduit soit à une tumeur, soit à un organe surnuméraire.
   L'hypergénésie ou hypergénie est le fait de cette production anormale et surnuméraire de cellules ou d'organes. L'adjectif hypergénétique caractérise ce qui a un rapport avec l'hypergenèse.        Haut de page

Hyperœstrogénie   Hyperestrogénie  
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hyperoestrogenism]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * œstro : du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes ; * génie : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'hyperœstrogénie (ou hyperestrogénie) est en fait une hyperfolliculinie, due à une hypersécrétion d'œstrogène ou à une interaction médicamenteuse : pilule contraceptive mal adaptée, mauvais dosage dans les traitements de la ménopause ... Quelques rappels sur les œstrogènes :

    N. m. * œstro : du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre.  En fait, il y a plusieurs œstrogènes. Ce sont des hormones synthétisées à partir du cholestérol et produites par la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien.
    La plus active des hormones de type œstrogènes est l'œstradiol. Leur action s'effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l'endomètre (revêtement interne de l'utérus), mais aussi sur les glandes du col de l'utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Au moment de la puberté, les œstrogènes sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins.
    En biochimie, les œstrogènes sont classés parmi les phénolstéroïdes. Syn. : Estrogènes. En pharmacologie, les œstrogènes de synthèse sont utilisés pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, sous forme d'injections ou de produits transdermiques (gels ou patches), mais aussi pour la contraception. Voir œstroprogestatifs.
    L'œstrone ou estrone ou folliculine est la plus anciennement connue du groupe des œstrogènes ; elle résulte d'une oxydation de l'œstradiol.
    Autre œstrogène : l'œstriol ou corps de Marrian, que l'on trouve dans l'urine et qui est un autre dérivé de l'oxydation de l'œstradiol. L'œstriol est plus abondant dans l'urine pendant la première partie du cycle, et on l'utilise, associé à la progestérone, dans le TSH (traitement substitutif hormonal) de la ménopause. Syn. : Estriol.
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Hyperglycémie   Hyperglycémique
Hématologie, diabétologie, nutrition et diététique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hyperglycaemia, hyperglycemia, Hyperglycaemic, hyperglycemic]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * glyco : du grec glukus [gluc(o)-  ou  glyc(o)-], de saveur sucrée ; le plus souvent : relatif au glucose ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Augmentation pathologique du glucose dans le sang (les valeurs normales oscillent entre 0,8 et 1,2 grammes de glucose par litre de sang). L'hyperglycémie est due à un dysfonctionnement de la régulation, assuré par de nombreuses hormones, dont l'insuline (hypoglycémiante) et le glucagon (hyperglycémiant), toutes deux fabriquées par les cellules des îlots de Langerhans dans le pancréas.
    Dans le diagnostic d'un diabète sucré, on pratique couramment deux examens : l'HGPO (hyperglycémie provoquée par voie orale) et l'HGPV (par voie veineuse). Une quantité déterminée de glucose est absorbée par voie orale ou injectée et on mesure ensuite la capacité de l'organisme à faire diminuer cette hyperglycémie en fonction du temps.
    Adj. : hyperglycémique : qui caractérise l'hyperglycémie         Haut de page

Hyperkératose
Dermatologie, génétique  -  [Angl. : Hyperkeratosis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * kérato : du grec keras, keratos, [kéra-, kérat-, kérato], corne, cornée ; * ose :du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    La couche cornée de la peau se développe de façon excessive. L'hyperkératose est aussi connue sous le nom d'acanthokératodermie ou de kératodermie. Elle peut se développer à plusieurs endroits du corps, mais les plus fréquents restent les pieds : formation de cors, durillons, pouvant atteindre plusieurs centimètres de large.
    Dans certains cas, les douleurs générées par ces épaississements peuvent gêner la marche. Il existe des formes familiales (donc à transmission génétique) d'acanthokératodermie, qui touche la paume des mains et des pieds. Cette pathologie est transmise selon le mode autosomique dominant, c'est-à-dire qu'il suffit que l'un des parents soit atteint pour que tous les enfants le soient.
    Elle débute très tôt chez le jeune enfant et se traduit par des paumes et plantes érythémateuses, avec une peau qui s'épaissit de plus en plus par production excessive de kératine.     Haut de page.

Hyperleucocytose
Hématologie, immunologie allergologie, médecine biologique -  [Angl. : Hyperleukocytosis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    Une leucocytose (syn. hyperleucocytose) est une augmentation anormale importante du nombre des leucocytes (ou globules blancs) dans le sang. On considère qu'une leucocytose est installée lorsque le nombre total des globules blancs est supérieur à 10 000 par mm3 de sang (valeurs normales : entra 4 000 et 10 000).
    Dans certaines pathologies et en-dehors des leucémies, on a compté près de 100 000 leucocytes/mm3. L'hyperleucocytose s'observe dans de très nombreuses pathologies : entre autres les angines, pneumonies, pleurésies, abcès, péritonites, appendicites purulentes, septicémies, coqueluche, méningites, tuberculose, syphilis etc.     Haut de page.

Hyperlipacidémie
Hématologie, diabétologie, médecine biologique, nutrition et diététique  -  [Angl. : Hyperlipacidaemia, hyperlipacidemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * acido : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Augmentation pathologique des acides gras dans le sang. Elle apparaît chez les malades atteints de diabète de type II (insulinorésistant) et généralement obèses. Normalement les triglycérides du tissu adipeux sont hydrolysés en acides gras libres et en glycérol.
    Dans l'hyperlipacidémie, les triglycérides sont en quantité trop importante et les acides gras s'accumulent dans les tissus musculaires, perturbant le métabolisme des glucides et l'utilisation du glucose. Il en résulte une résistance augmentée à l'insuline.       Haut de page

Hyperlipidémie   Hyperlipémie  
Hématologie, médecine biologique, nutrition et diététique  -  [Angl. : Hyperlipidaemia, hyperlipidemia, Hyperlipaemia, hyperlipemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * lipido : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
   Augmentation pathologique des graisses dans le sang. Il existe un test d'hyperlipémie postprandiale qui consiste à comparer le cholestérol total, les lipides totaux et les triglycérides 8h et 12h après un repas de 1300 à 1500 calories, riche en lipides.
    Chez le sujet normal, les valeurs sont les mêmes entre la 8e et la 12e heure. Syn. : hyperlipémie, hyperlipoprotéinémie A noter que chilomicrons, HDL, LDL sont des lipides du type cholestérol, associés à des groupements protéiques.

    Il existe une classification dite de Fredrickson, qui distingue 5 types d'hyperlipoprotéinémies.  
* Le type I est une forme héréditaire correspondant à un déficit enzymatique de protéine lipase. Le sérum est lactescent et les lipides totaux peuvent atteindre 100 g/L. Syn. : hyperchylomicronémie (les chylomicrons sont les lipoprotéines riches en triglycérides qui apparaissent dans le sang pendant la digestion des graisses) ou hypertriglycéridémie.

* Le type II est une hypercholestérolémie "pure", dont on connaît une forme héréditaire : l'hypercholestérolémie familiale. C'est une forme très athérogène (dépôt d'athéromes dans les artères). 

* Le type III est une hyperlipidémie "mixte" concernant les chylomicrons et le cholestérol, forme très athérogène, s'accompagnant fréquemment d'obésité et de diabète.

* Le type IV concerne l'augmentation des triglycérides endogènes (synthétisés par l'organisme). Il implique un régime sans sucre ni alcool.

* Le type V est très rare. Le sérum est opalescent, contenant trop de chylomicrons et de lipomicrons (triglycérides endo et exogènes).

    En pratique, sur une fiche d'analyse de sang, on distingue 2 types de cholestérol en fonction des lipoprotéines qui le transportent.
- Les HDL (high density lipoprotein) ou lipoprotéines lourdes, ou "bon" cholestérol, transportent le cholestérol vers le foie où il est éliminé.
- Les LDL (low density lipoprotein) ou lipoprotéines légères, ou "mauvais" cholestérol déposent le cholestérol dans les tissus périphériques et notamment sur les parois artérielles où il ne tarde pas à constituer des athéromes. 17% de la population française ayant trop de cholestérol, l'hypercholestérolémie constitue un véritable problème de santé publique.    Haut de page

Hyperlipoprotéinémie  
Hématologie, médecine biologique, nutrition et diététique  -  [Angl. : Hyperlipoproteinaemia, hyperlipoproteinemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * lipo : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * protéino : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
   Augmentation pathologique des graisses dans le sang. Il existe un test d'hyperlipémie postprandiale qui consiste à comparer le cholestérol total, les lipides totaux et les triglycérides 8h et 12h après un repas de 1300 à 1500 calories, riche en lipides.
    Chez le sujet normal, les valeurs sont les mêmes entre la 8e et la 12e heure. Syn. : hyperlipémie, hyperlipoprotéinémie A noter que chilomicrons, HDL, LDL sont des lipides du type cholestérol, associés à des groupements protéiques.

    Il existe une classification dite de Fredrickson, qui distingue 5 types d'hyperlipoprotéinémies.  
* Le type I est une forme héréditaire correspondant à un déficit enzymatique de protéine lipase. Le sérum est lactescent et les lipides totaux peuvent atteindre 100 g/L. Syn. : hyperchylomicronémie (les chylomicrons sont les lipoprotéines riches en triglycérides qui apparaissent dans le sang pendant la digestion des graisses) ou hypertriglycéridémie.

* Le type II est une hypercholestérolémie "pure", dont on connaît une forme héréditaire : l'hypercholestérolémie familiale. C'est une forme très athérogène (dépôt d'athéromes dans les artères). 

* Le type III est une hyperlipidémie "mixte" concernant les chylomicrons et le cholestérol, forme très athérogène, s'accompagnant fréquemment d'obésité et de diabète.

* Le type IV concerne l'augmentation des triglycérides endogènes (synthétisés par l'organisme). Il implique un régime sans sucre ni alcool.

* Le type V est très rare. Le sérum est opalescent, contenant trop de chylomicrons et de lipomicrons (triglycérides endo et exogènes).

    En pratique, sur une fiche d'analyse de sang, on distingue 2 types de cholestérol en fonction des lipoprotéines qui le transportent.
- Les HDL (high density lipoprotein) ou lipoprotéines lourdes, ou "bon" cholestérol, transportent le cholestérol vers le foie où il est éliminé.
- Les LDL (low density lipoprotein) ou lipoprotéines légères, ou "mauvais" cholestérol déposent le cholestérol dans les tissus périphériques et notamment sur les parois artérielles où il ne tarde pas à constituer des athéromes. 17% de la population française ayant trop de cholestérol, l'hypercholestérolémie constitue un véritable problème de santé publique.    Haut de page

Hypermagnésémie
Médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Hypermagnesaemia]    N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * magnés(io)- : du latin médiéval magnesia, de magnesius [magnési(o)-, -magnésien], lui-même de magnes, lapis ou pierre d'aimant ; relatif au magnésium (Mg) ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    La magnésémie ou magnésiémie est le taux de magnésium dans le sang. Le taux normal dans le sérum est en moyenne de 15 à 22 mg/L (milligrammes par litre) soit 1,5 à 2 mEq/L ou 0,8 à 1,3 mmol/L. Dans le sang, il se présente sous trois formes différentes : 55% diffusible ionisé, 13% diffusible complexé et 32% non diffusible, lié aux protéines.
    Dans les laboratoires d'analyses biologiques, on dose le magnésium érythrocytaire (valeur moyenne 40 à 60 mg/L) et le magnésium sérique.

    L'hypermagnésémie : valeurs supérieures à 24 mg/L. Principaux symptômes : dépression du SNC (système nerveux central) et de l'excitabilité neuromusculaire, troubles digestifs. Principales causes : diminution de la filtration rénale, hypothyroïdie, hyperparathyroïdie, hypoaldostéronisme, entre autres, intoxications médicamenteuses ou industrielles, entre autres. 
    L'hypomagnésie désigne une quantité insuffisance de magnésium dans l'organisme. Un adulte contient environ 20 grammes de magnésium, dont 70% dans les os, avec les sels de calcium et les phosphates. L'hypomagnésie peut s'observer pendant la grossesse, chez les alcooliques, pendant une pancréatite aigüe et lors de dérèglements des parathyroïdes. 
    Quand l'insuffisance se situe au niveau du sang, c'est l'hypomagnésémie, qui peut correspondre à une fuite de magnésium (généralement sous forme de phosphates). Elle est généralement associée à une hypermagnésurie.    Haut de page

Hyperlordose
Anatomie, rhumatologie, chirurgie orthopédique et traumatologique  -  [Angl. : Hyperlordosis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * lordose : du grec lordôsis, de lordos, [lordose], voûte. 
    La lordose est une courbure anormale, à convexité antérieure de la colonne vertébrale, c'est-à-dire que les reins sont "creux" et que le ventre est anormalement projeté en avant. L'hyperlordose est une exagération  de cette courbure. Siégeant au niveau lombaire, elle est souvent secondaire à la cyphose dorsale. On la rencontre aussi souvent chez les scoliotiques, surtout chez les enfants qui sont atteints de rachitisme.
    Il existe une forme rare de lordose, dite "paralytique" qui est liée soit à une atrophie des muscles spinaux, soit des muscles de la paroi abdominale. Dans ce cas précis, la déformation n'est qu'une conséquence de la paralysie. La lordose est l'inverse de la cyphose, dans laquelle la courbure de la colonne vertébrale dorsale est de convexité postérieure.  Les déformations de la colonne vertébrale      Haut de page

Hyperchylomicronémie  
Hématologie, médecine biologique, nutrition et diététique  -  [Angl. : Hyperchylomicronaemia, hyperchylomicronemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * chylo : du latin médical chylus, du grec khulos [chyl(o)-, -chylie], suc ; * micron : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Augmentation pathologique des graisses dans le sang. Il existe un test d'hyperlipémie postprandiale qui consiste à comparer le cholestérol total, les lipides totaux et les triglycérides 8h et 12h après un repas de 1300 à 1500 calories, riche en lipides.
    Chez le sujet normal, les valeurs sont les mêmes entre la 8e et la 12e heure. Syn. : hyperlipémie, hyperlipoprotéinémie A noter que chilomicrons, HDL, LDL sont des lipides du type cholestérol, associés à des groupements protéiques.

    Il existe une classification dite de Fredrickson, qui distingue 5 types d'hyperlipoprotéinémies.  
* Le type I est une forme héréditaire correspondant à un déficit enzymatique de protéine lipase. Le sérum est lactescent et les lipides totaux peuvent atteindre 100 g/L. Syn. : hyperchylomicronémie (les chylomicrons sont les lipoprotéines riches en triglycérides qui apparaissent dans le sang pendant la digestion des graisses) ou hypertriglycéridémie.

* Le type II est une hypercholestérolémie "pure", dont on connaît une forme héréditaire : l'hypercholestérolémie familiale. C'est une forme très athérogène (dépôt d'athéromes dans les artères). 

* Le type III est une hyperlipidémie "mixte" concernant les chylomicrons et le cholestérol, forme très athérogène, s'accompagnant fréquemment d'obésité et de diabète.

* Le type IV concerne l'augmentation des triglycérides endogènes (synthétisés par l'organisme). Il implique un régime sans sucre ni alcool.

* Le type V est très rare. Le sérum est opalescent, contenant trop de chylomicrons et de lipomicrons (triglycérides endo et exogènes).

    En pratique, sur une fiche d'analyse de sang, on distingue 2 types de cholestérol en fonction des lipoprotéines qui le transportent.
- Les HDL (high density lipoprotein) ou lipoprotéines lourdes, ou "bon" cholestérol, transportent le cholestérol vers le foie où il est éliminé.
- Les LDL (low density lipoprotein) ou lipoprotéines légères, ou "mauvais" cholestérol déposent le cholestérol dans les tissus périphériques et notamment sur les parois artérielles où il ne tarde pas à constituer des athéromes. 17% de la population française ayant trop de cholestérol, l'hypercholestérolémie constitue un véritable problème de santé publique.    Haut de page

Hypercinésie   Hyperkinésie   Hypercinésie cardiaque   Hyperkinésie cardiaque   Hyperkinésie réflexe
Neurologie, cardiologie  -  [Angl. : Hyperkinesia, Cardiac hyperkinesia, Reflex hyperkinesia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * cinésie, kinésie : du grec kinêsis [-cinèse, kin-, kinési-, -kinèse], mouvement. 
    L'hypercinésie (syn. hyperkinésie) peut se définir comme une amplitude excessive des mouvements ou une fréquence anormalement élevée de ces mouvements. Dans certaines affections neurologiques, l'hypercinésie est le fait que le patient fasse des mouvements involontaires incontrôlés. On parle aussi d'hyperkinésie dans certains tests cardiaques (notamment dans les tests d'effort sur tapis ou sur vélo), lorsque le rythme cardiaque est supérieur (tachycardie) à ce qui est attendu compte tenu des caractéristiques physiologiques du sujet comme le poids, l'âge par exemple.
    Il existe une autre forme d'hyperkinésie, qualifiée de réflexe (ou signe de Claude) et qui se traduit, chez des personnes hémiplégiques, par des mouvements réflexes qui se produisent au niveau de membres paralysés. Cette hyperkinésie réflexe est toujours un bon signe précoce quant à une future récupération de l'activité fonctionnelle motrice du membre concerné.
    On connaît de nombreuses affections dans lesquelles apparaissent des mouvements de type hyperkinésie, comme les chorées (dont celle bien connue de Huntington), les tics, les tremblements, les TOCs (troubles obsessionnels compulsifs), entre autres.     Haut de page

Hypercorticisme   Hypercorticisme androgénique   Hypercorticisme glycocorticostéroïde   Hypercorticisme métabolique
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique  -  [Angl. : Hypercorticism, Androgenic hypercorticism, Glycocorticosteroid hypercorticism, Metabolic hypercorticism]   N. m.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * cortico : du latin cortex, corticis, écorce, racine des termes relatifs au cortex (cérébral, surrénal) ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs. 
    Quelques rappels sur la surrénale. La surrénale (il y en a deux, une au pôle supérieur de chaque rein) est une glande endocrine (qui sécrète des hormones dans le sang), entourée de tissu adipeux et de forme plus ou moins tricônique. Elle ne doit son nom qu'à la proximité du rein, car elle n'a aucune relation avec cet organe. Elle a une couleur jaune chamois et pèse environ 5 grammes.
Chaque surrénale est formée de deux parties :

* La corticosurrénale, partie périphérique de la glande, formée de 3 couches, chacune étant spécialisée dans la synthèse de certaines hormones stéroïdes :
    - la plus externe est la zone glomérulée qui fabrique des minéralocorticoïdes, essentiellement l'aldostérone, sous l'action du système rénine-angiotensine (ensemble de substances qui régulent la tension artérielle). L'aldostérone joue un rôle déterminant dans l'équilibre hydroélectrolytique : maintien des volumes liquidiens et des concentrations en sodium de l'organisme. Puis
    - la zone fasciculée qui synthétise des glucocorticoïdes (ou glycocorticoïdes) dont le cortisol qui favorise la dégradation des protéines, augmente les réserves lipidiques et possède un fort pouvoir anti-inflammatoire. Enfin
    - la zone réticulée, la plus interne qui sécrète des gonadocorticoïdes : œstrogènes et androgènes, notamment la fameuse DHEA ou déhydroépiandrostérone. Ces hormones agissent sur le métabolisme des glucides et leur production est sous la dépendance de l'ACTH, (ou corticotrophine), hormone sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse. Exception : la zone glomérulée est sous le contrôle du système rénine-angiotensine (rénal).

* La médullosurrénale qui est la partie centrale, est formée de cellules produisant des catécholamines (ce sont des neurotransmetteurs) essentiellement de l'adrénaline  et de la noradrénaline. La sécrétion de la médullosurrénale est sous le contrôle du système nerveux autonome. Elle augmente la production d'adrénaline et de noradrénaline lorsque l'organisme doit faire face à une situation difficile.
    Ces hormones transmettent les impulsions nerveuses du système nerveux autonome, ce qui accélère le rythme cardiaque, contracte les vaisseaux sanguins, dilate les voies respiratoires et stimule le métabolisme.

    Les principaux dysfonctionnements des surrénales provoquent des troubles caractéristiques connus sous les noms de maladie d'Addison ou maladie bronzée (trop faible production d'hormones), maladie de Conn due à une hypersécrétion d'aldostérone (tumeur des corticosurrénales), maladie de Cushing : hypersécrétion de glycocorticoïdes.
  Structure de la surrénale    Localisation des surrénales    Schéma de la molécule d'adrénaline    Schéma de la molécule de noradrénaline
    Le corticisme ou hypercorticisme correspond à une hyperactivité de la zone corticale des surrénales (corticosurrénales) donc à une hypersécrétion de minéralocorticoïdes comme l'aldostérone, de cortisol ou d'androgènes. Le corticisme désigne l'ensemble des troubles qui résultent de cette production excessive d'hormones surrénaliennes, ou qui sont dus à une administration thérapeutique prolongée de ces hormones. Selon la ou les hormones sécrétées en excès, on parle d'hypercorticisme métabolique ou h. glycocorticostéroïde hypersécrétion de cortisol, d'hypercorticisme androgénique ou d'hypercorticisme minéralocorticoïde.
    L'hypercorticisme est une affection relativement rare, qui est généralement due à la présence d'un adénome sur l'hypophyse et correspond alors à la maladie de Cushing. Dans l'hypercorticisme androgénique, ce sont les androgènes qui sont sécrétés en excès et ce dysfonctionnement se manifeste, chez les femmes, par un virilisme : pilosité accrue, voix masculine, entre autres. La cause est souvent une tumeur surrénalienne.     Haut de page

Hypercholestérolémie
Hématologie, médecine biologique, nutrition et diététique -  [Angl. : Hypercholesterolaemia, hypercholesterolemia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Augmentation pathologique des graisses dans le sang. Il existe un test d'hyperlipémie postprandiale qui consiste à comparer le cholestérol total, les lipides totaux et les triglycérides 8h et 12h après un repas de 1300 à 1500 calories, riche en lipides.
    Chez le sujet normal, les valeurs sont les mêmes entre la 8e et la 12e heure. Syn. : hyperlipémie, hyperlipoprotéinémie. A noter que chilomicrons, HDL, LDL sont des lipides du type cholestérol, associés à des groupements protéiques.

    Il existe une classification dite de Fredrickson, qui distingue 5 types d'hyperlipoprotéinémies.  
* Le type I est une forme héréditaire correspondant à un déficit enzymatique de protéine lipase. Le sérum est lactescent et les lipides totaux peuvent atteindre 100 g/L. Syn. : hyperchylomicronémie (les chylomicrons sont les lipoprotéines riches en triglycérides qui apparaissent dans le sang pendant la digestion des graisses) ou hypertriglycéridémie.

* Le type II est une hypercholestérolémie "pure", dont on connaît une forme héréditaire : l'hypercholestérolémie familiale. C'est une forme très athérogène (dépôt d'athéromes dans les artères). 

* Le type III est une hyperlipidémie "mixte" concernant les chylomicrons et le cholestérol, forme très athérogène, s'accompagnant fréquemment d'obésité et de diabète.

* Le type IV concerne l'augmentation des triglycérides endogènes (synthétisés par l'organisme). Il implique un régime sans sucre ni alcool.

* Le type V est très rare. Le sérum est opalescent, contenant trop de chylomicrons et de lipomicrons (triglycérides endo et exogènes).

    En pratique, sur une fiche d'analyse de sang, on distingue 2 types de cholestérol en fonction des lipoprotéines qui le transportent.
- Les HDL (high density lipoprotein) ou lipoprotéines lourdes, ou "bon" cholestérol, transportent le cholestérol vers le foie où il est éliminé.
- Les LDL (low density lipoprotein) ou lipoprotéines légères, ou "mauvais" cholestérol déposent le cholestérol dans les tissus périphériques et notamment sur les parois artérielles où il ne tarde pas à constituer des athéromes. 17% de la population française ayant trop de cholestérol, l'hypercholestérolémie constitue un véritable problème de santé publique.     Haut de page

Hypercholie
Hépatologie, sécrétions et métabolismes  -  [Angl. : Hypercholia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * cholie : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile.
    L'hypercholie est la sécrétion anormalement importante de bile. Ce terme est synonyme de polycholie, qui a la même signification.     Haut de page

Hyperchromie   Hyperchromémie    Hyperchroma
Hématologie, dermatologie  -  [Angl. : Hyperchromia, Hyperchromaemia, Hyperchroma]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * chrom(ie) : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang.
    L'hyperchromie ou hyperchromémie (ou son synonyme désuet hyperchrome) est une coloration excessive des globules rouges ou hématies ou érythrocytes, résultant d'un excès d'hémoglobine dans ces cellules. Il existe un index colorimétrique du sang qui montre, dans ce cas, des valeurs supérieures à la normale.
    L'hyperchromie désigne également une pigmentation excessive de tout ou partie de la peau, comme dans le lentigo, les éphélides, les mélanodermies, entre autres.     Haut de page

Hyperchrome   Hyperchromique
Hépatologie, sécrétions et métabolismes  -  [Angl. : Hypercholia]   Adj.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * chrome, chromique : du grec khrôma, khrômatos [chroma-, chromat(o)-, -chromie, chrom(o)-], couleur.
    Ces deux adjectifs désignent une forme d'anémie connue aussi sous les noms d'anémie pernicieuse (du latin perniciosus, de pernicies, destruction, se dit de ce qui cause du mal, qui représente un danger pour la santé) ou anémie globulaire qui se caractérise par le fait que les globules rouges ou hématies ou érythrocytes ont une teneur en hémoglobine supérieure à la normale.
    Cela se traduit par un indice colorimétrique du sang plus élevé et une CCMH (concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine) élevée. En même temps, le nombre des hématies diminue, justifiant le nom d'anémie.     Haut de page

Hypercrisie
Médecine générale  -  [Angl. : Hypercrisia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * crise : du latin médical crisis, du grec médical krisis [crise], manifestation aigüe d'un trouble physique ou moral chez une personne ; * ie : du suffixe -ie, -ié, -é  qui transforme une racine ou un adjectif en un substantif. 
    Terme aujourd'hui très peu utilisé, l'hypercrisie désignait une crise d'une violence inhabituelle, quelle que soit la pathologie qui déclenchait ces crises.     Haut de page

Hypercyphose
Orthopédie, chirurgie orthopédique et traumatologique, rhumatologie, kinésiologie kinésithérapie -  [Angl. : Hyperkyphosis]   N. f.   * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * cypho : du grec kuphôsis [cyph(o)-], courbure ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    La cyphose est une courbure anormalement exagérée de la colonne dorsale, à convexité postérieure.  Elle est normale au niveau dorsal, (c'est l'une des 4 courbures qui traduisent le passage à la bipédie) sauf si elle est excessive. Elle est tout à fait anormale si elle est présente à un autre niveau que la colonne dorsale (ex. cyphose lombaire). L'hypercyphose est l'exagération d'une cyphose.

    Dans la maladie de Scheuermann, on note une cyphose juvénile chez les jeunes enfants ou cyphose de l'adolescent, qui peut être importante au point de nécessiter le port d'un corset ou une intervention de chirurgie orthopédique. Il est important de noter qu'une cyphose résultant d'un geste souvent répété (cyphose d'effort par exemple) mais aussi une lordose ou une scoliose, peuvent provoquer des douleurs au niveau des hanches (coxalgies) et, en réaction, des problèmes posturaux notamment au niveau de la marche. On parle alors de cyphose posturale. Une cyphose peut aussi être la cause d'une pathologie plus complexe : la camptocormie ou camptorachis (voir ces termes sous la racine "campt(o)-").

    Chez l'adolescent, on appelle cyphose dorsale asthénique, une cyphose posturale dans laquelle il n'y a pas de lésions osseuses. On parle de cyphose nasale lorsque l'arête nasale forme un angle anormalement important. Dans les cyphoses angulaires, l'angle mesuré (généralement entre la 3e et la 12e vertèbres dorsales) est tel que des douleurs sont quasi générales.   Un exemple de cyphose dorsale     Haut de page

Hyperdense   Hyperdensité
Anatomie, ostéologie, imagerie médicale  -   [Angl. : Hyperdense, Hyperdensity]   Adj. / N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * dense, densité : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense.
     En tomodensitométrie (TDM), chaque structure observée est caractérisée par sa densité. Une lésion sera dite hyperdense si elle apparaît plus dense que la "normale" dans son environnement, hypodense si sa densité est plus faible, isodense si sa densité est similaire.
    La valeur de la densité obtenue par TDM en un point donné est comparée à une échelle arbitraire qui sert de référence : l'échelle de Hounsfield, graduée en unités Hounsfield (UH).
    Quelques exemples :
- Os : de + 1 200 UH pour l'os compact à + 200 UH pour les os spongieux.
- Eau : 0 UH
- Tous les tissus de nos organes : de + 200 UH pour les tissus faiblement calcifiés à - 100 pour les tissus graisseux.
- L'air : - 1 000 UH.
    Sur l'écran ou les reproductions, le contraste va du noir pour l'air au blanc pour l'os compact.

    L'hypodensité est donc le fait, pour un tissu donné, d'être hypodense. Il en est de même pour l'hyperdensité pour un tissu hyperdense, et pour l'isodensité pour un tissu isodense.    Un exemple d'hyperdensité         Haut de page

Hyperdiurèse
Néphrologie urologie, endocrinologie et métabolismes  -   [Angl. : Hyperdiuresis, polyuria]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * diurèse : * dia : du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers » ; * urèse : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse, -urétique], urine.
    On parle d'hyperdiurèse, ou plus exactement de polyurie, lorsque le volume des urines émises dépasse 3 litres / 24h. Parmi les causes les plus fréquentes, il faut citer la polydipsie (absorption excessive de liquide, souvent due à un dysfonctionnement rénal), le diabète insipide central, résultant fréquemment d'une sécrétion insuffisante ou nulle d'ADH, l'hormone antidiurétique, et le diabète insipide néphrogénique, dans lequel la sécrétion d'ADH est normale, mais qui résulte d'une anomalie au niveau de la réabsorption de l'eau par les néphrons du rein.       Haut de page

Hyperéchogène   Hyperéchogénicité
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Hyperechogenic, Hyperechogenicity]   N. m.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * écho : du latin echo ou du grec êchô [écho-], répétition d’un son répercuté par un obstacle ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    L'échographe est un appareil basé sur l'émission d'ultrasons à haute fréquence (2,5 à 10 MHz en fonction de la résolution recherchée et de l'organe étudié) et sur la réception des échos renvoyés par les différentes structures tissulaires de l'organisme. Ces ultrasons sont totalement inoffensifs pour l'organisme, se déplacent à environ 1500 m/s dans les tissus. Les appareils actuels effectuent 15 à 30 émissions - réceptions par seconde, ce qui permet d'obtenir des images dynamiques.
    Adj. échogène : qui renvoie tout ou partie des ultrasons qu'il reçoit sous forme d'un écho ; l'échogénicité est le fait, pour un organe soumis aux ultrasons d'un échographe, de renvoyer un écho.

* Anéchogène : (du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de ») qualifie un milieu qui ne renvoie aucun écho lors d'un examen médical tel que l'échographie, par ex. Dans ce cas, la zone de l'écran correspondant à ce liquide est noire. L'urine contenue dans la vessie est normalement anéchogène aux ultrasons car c'est un liquide simple, sans particules, de même pour l'eau ou le liquide contenu à l'intérieur d'un kyste liquidien.
* Normoéchogène : (du latin norma [norm(o)-], règle, équerre, mais aussi normal, correspondant à une valeur moyenne) la normoéchogénicité, pour un milieu normoéchogène, est le fait de renvoyer un écho conforme à une structure normale de ce milieu.
* Hypoéchogène : (du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale) qui ne génère que peu d'échos, donnant des plages d'un gris très sombre, proches du noir sur l'écran de l'échographe. Ex. des liquides légèrement chargés en particules.
    On trouve ensuite, avec une échogénicité croissante, les liquides avec phases solides comme le sang, les mucus, qui font apparaître des gris plus ou moins homogènes, puis les tissus mous (muscles, placenta), gris clairs, et les tissus solides (os) qui sont très échogènes et apparaissent pratiquement blancs. L'hypoéchogénicité est le fait, pour un milieu donné, d'être hypoéchogène.
* Hyperéchogène : (du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité) l'hyperéchogénicité est le fait de renvoyer un écho fort, ce qui peut s'observer dans l'étude des tissus durs, les os et des calculs mais également les gaz contenus dans les viscères (notamment le colon), certains angiomes, certaines métastases et ceci d'autant plus qu'elles sont déjà calcifiées.   

  Échographie
: n. f. -  technique d'imagerie médicale qui utilise l'échographe. Cette technique est de plus en plus utilisée du fait de son innocuité, et elle permet d'observer des tissus fragiles comme l'œil, le fœtus ... 
  Échographique : adj. qui se rapporte à l'échographie.  Un exemple d'échographe    Haut de page

Hyperémie   Hyperhémie   Hyperémie active   Hyperémie passive   Hyperhémie active   Hyperhémie passive
Angiologie  -  [Angl. : Hyperaemia, hyperemia, Active hyperaemia, Passive hyperaemia]   N. f.    * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    L'hyperémie ou hyperhémie est l'accumulation de sang dans les vaisseaux d'un ou de plusieurs organes. On distingue l'hyperémie active ou hyperhémie active ou congestion active lorsque cette accumulation se produit dans les artères et l'hyperémie passive ou hyperhémie passive ou congestion passive quand elle a lieu dans les veines.
    Cette hyperémie passive se produit par exemple, lorsque l'on place un garrot élastique sur le bras pour procéder à un prélèvement de sang veineux.     Haut de page

Hyperémotif, ive   Hyperémotivité
Psychologie  -  [Angl. : Hyperemotive ; Hyperemotivity]   N. f.    * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * émotivité : du latin motio, mouvement, trouble moral ; émotivité vient probablement de l'anglais emotivity. 
    Une personne hyperémotive réagit de façon excessive et parfois inadéquate aux impressions perçues. Il semble que l'hyperémotivitéé puisse prédisposer ces personnes à des crises d'anxiété, des réactions obsessionnelles, voire à l'hypocondrie.     Haut de page

Hyperhémolyse   Hyperhémolyse corpusculaire   Hyperhémolyse extracorpusculaire
Médecine biologique  -  [Angl. : Hyperhaemolysis, hyperhemolysis]   N. f.    * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution. 
    L'hémolyse physiologique est la destruction normale des globules rouges ou hématies ou érythrocytes, qui ont une durée de vie normale de 100 à 120 jours. Ils sont remplacés au même rythme par des cellules "neuves" résultant de l'érythropoïèse. Il peut arriver que cette durée de vie devienne nettement inférieure à 100 jours (jusqu'à 20 jours dans les cas sévères) et la destruction des globules rouges s'accélère ; on parle alors d'hyperhémolyse (c'est une hémolyse pathologique) qui se traduit rapidement par une anémie dite régénérative.

    En effet, la moelle osseuse peut augmenter sa capacité à régénérer de nouvelles cellules, mais elle peut être "débordée" par une destruction trop massive. Les causes pouvant produire une hyperhémolyse sont nombreuses et on distingue l'hyperhémolyse corpusculaire lorsque les causes dites intrinsèques, émanent directement des hématies, et l'hyperhémolyse extracorpusculaire quand elles sont extérieures ou extrinsèques aux hématies.
    Parmi les causes intrinsèques : anomalies de la membrane du globule rouge, anomalie de l'hémoglobine (comme dans la drépanocytose ou la thalassémie), déficit d'une enzyme comme la G6PD par exemple.
    Parmi les causes extrinsèques : toxines, médicaments, maladies autoimmunes, microangiopathies, infections.     Haut de page

Hyperhidrose   Hyperhydrose
Dermatologie  -  [Angl. : Hyperhidrosis, Hyperhydrosis]   N. f.    * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    L'hyperhidrose ou hyperhydrose correspond à une production excessive de sueur. Cette hyperhidrose se produit essentiellement au niveau des mains, des aisselles ou des pieds, et les personnes qui en sont atteintes doivent changer de vêtements fréquemment et lutter contre des odeurs désagréables, dues à l'action des bactéries en milieu constamment humide.
    Dans les cas excessifs, les traitements sont
* pharmaceutiques : injection de toxine botulique sous la peau, anticholinergiques, solutions à base d'aluminium, formaldéhyde,
* chirurgicaux : liposuccion qui élimine un certain nombre de glandes sudoripares, ablation de la peau dans les zones concernées puis greffe, cette dernière solution étant rarement pratiquée, section du nerf sympathique (sympathectomie) dans la région haute de la colonne vertébrale, qui contrôle la sueur. Le type de traitement dépend du patient et du degré de son hyperhidrose.     Haut de page

Hyperménorrhée
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Hypermenorrhoea]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * méno : du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler. 
    L'hyperménorrhée consiste en écoulement persistant, hémorragique, après la durée normale des règles. Les causes sont nombreuses. Chez une jeune fille en fin de puberté ou chez une femme en périménopause, l'endomètre peut s'épaissir de façon excessive et provoquer des saignements sur une durée beaucoup plus longue que les règles habituelles.
    Dans d'autres cas, une GEU (grossesse extra-utérine) ou une fausse couche (avortement spontané) peuvent aussi être à l'origine d'une hyperménorrhée. Syn. : ménorragie.    Haut de page

Hypermétropie   Hypermétrope
Ophtalmologie, chirurgie ophtalmologique  -  [Angl. : Hypermetropia, Hypermetrope]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * métr- : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * -ope, -opie : du grec ôps, opsis [ops, -opie, -opsie], œil, vue. 
    L'hypermétropie est un défaut de l'accommodation de l'œil, généralement dû au fait que, chez les personnes d'un certain âge, le cristallin a perdu de sa souplesse. Les rayons lumineux parallèles convergent au-delà de la rétine et l'image se forme donc en arrière de cette rétine. Cela explique que les personnes hypermétropes qui n'ont pas de correction optique allongent les bras pour lire, rapprochant de ce fait l'image par rapport à la rétine.
    La correction de ce défaut de réfraction consiste en des verres ou des lentilles convergents. À noter que l'adjectif hypermétrope, qui qualifie une personne atteinte d'hypermétropie, s'emploie aussi comme substantif.     Haut de page

Hypernatrémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hypernatraemia, hypernatremia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * natro : de natron, natrium, [natr(o)-], ancien nom du sodium ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    Quantité anormalement élevée de sodium dans le sang. Les valeurs normales du sodium sanguin (essentiellement lié au chlore sous forme de chlorure de sodium ou NaCl) vont de 3,10 à 3,30 g/litre. L'hypernatrémie est relativement rare, due à une hémoconcentration, c'est-à-dire à une déshydratation des compartiments intra et extracellulaires. Il y a fuite d'eau avec rétention relative du sodium.
    Cette pathologie peut intervenir lors d'un fort coup de soleil, d'une hyperventilation, de diarrhées chroniques, de dysfonctionnement rénal. Dans ce dernier cas, les néphrons réabsorbent trop de sodium : c'est le syndrome de Conn. Les hypernatrémie accompagnent souvent l'insuffisance cardiaque ou un hyperfonctionnement de la corticosurrénale.
    On a également constaté des hypernatrémies lors de traitements par perfusion (excès de sérum salé), d'accident du rein artificiel (hémodialyse), ou chez des bébés et vieillards qui ne boivent pas assez.        Haut de page

Hypernatriurie   Hypernatrurie
Urologie, médecine biologique  -  [Angl. : Hypernatriuria]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * natro : de natron, natrium, [natr(o)-], ancien nom du sodium ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    L'hypernatriurie (syn. hypernatrurie) est la présence excessive de sodium dans les urines. Il s'agit essentiellement de chlorure de sodium (le sel de cuisine), dont nos besoins quotidiens avoisinent 5g/jour, et qui provient essentiellement des aliments.
    On a constaté que l'hypernatrurie est constante chez les personnes atteintes d'insuffisance corticosurrénale, alors que l'hyponatrurie résulte le plus souvent d'une dénutrition, ou d'une cirrhose hépatique.     Haut de page

Hypernéphrome
Cancérologie, néphrologie urologie, génétique  -  [Angl. : Hypernephroma]   N. m.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * natro : de natron, natrium, [natr(o)-], ancien nom du sodium ; * néphro : du grec nephros [néphr(o)-, -néphrie], rein * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Syn. : CCR (carcinome à cellules rénales), adénocarcinome rénal, néphrocarcinome, néphroépithéliome. Le CCR représente environ 90% des cancers rénaux, atteint davantage les hommes que les femmes, généralement après 50 ans et est responsable de 2000 décès chaque année en France. Il se révèle généralement par la présence de sang dans les urines (mais cette présence de sang ne signifie pas obligatoirement cancer du rein), parfois par une douleur du rein atteint par la tumeur.
    Un examen d'imagerie médicale : échographie rénale, urographie, scanner ... permet le plus souvent de voir un gros rein tumoral. S'il n'y a pas de métastases, le traitement consiste en une ablation chirurgicale du rein malade, de sa loge et des ganglions environnants. En cas de métastases, généralement osseuses, veineuses, pulmonaires ou hépatiques, l'ablation sera complétée par une immunothérapie et/ou une chimiothérapie. A noter que le terme hypernéphrome est dû au fait que l'on a cru, dans un premier temps, que ce cancer avait son origine dans la surrénale.

    On connaît certaines formes familiales (héréditaires), en relation avec la maladie de Von Hippel-Lindau (VHL). Le gène VHL a été localisé sur le chromosome 3 dès 1993 et des anomalies de ce gène sont présentes dans les cellules tumorales de certains CCR. Des études récentes laissent supposer que la mutation du gène VHL induit la formation d'une protéine anormale, mais que les facteurs environnementaux sont aussi à prendre en compte.       Haut de page

Hyperorexie
Physiologie, psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Hyperorexia]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * orexie : du grec orexis [orexie], appétit.
    L'hyperorexie est plus connue sous le nom de boulimie. Syn. : polyphagie (ou hyperphagie).
    L'hyperorexie est un appétit excessif qui entraîne une personne à manger exagérément. Certains ouvrages décrivent le cas d'un enfant qui, blessé au crâne par le sabot d'un cheval, réclama à manger dès qu'il reprit connaissance. Il était insatiable et cette boulimie soudaine ne s'arrêta que lorsqu'on lui enleva les fragments d'os qui comprimaient le lobe frontal de son encéphale.
    En réalité, la sensation de faim est régulée par 2 centres cérébraux : celui de la faim et celui de la satiété, l'un et l'autre pouvant être touchés par des affections diverses. En plus des cas de faim purement organiques, il existe une polyphagie d'origine névrotique. Les psychiatres ont montré que cette affection est souvent associée à l'image maternelle et à la tendresse. Le boulimique cherche à combler un vide affectif, les aliments ayant valeur de compensation.       Haut de page

Hyperostéoblastose
Physiologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Hyperosteoblastosis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * blasto : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    L'ostéoclasie est un phénomène naturel de résorption du tissu osseux, dû à l'activité des ostéoclastes. L'hyperostéoclasie, ou son synonyme hyperostéoclastose, représente la destruction accélérée du tissu osseux qui intervient dans la maladie osseuse de Paget, l'hyperparathyroïdie, entre autres, alors que l'hyperostéoblastose est la synthèse, le renouvellement anormalement rapide de ce tissu osseux.
    La maladie osseuse de Paget se caractérise par 3 phases essentielles.
- La phase ostéolytique, visible sur les os longs et la boîte crânienne, se caractérise par une destruction rapide des trabécules osseuses par un nombre important d'ostéoclastes de grande taille et qui sont plurinucléés. Dans les os longs, on observe une fibrose médullaire (*).
- La phase mixte qui suit se traduit par une hyperostéoblastose, résultant de l'activité des ostéoblastes, eux aussi présents en très grand nombre. Il en résulte un renouvellement osseux important, mais les nouvelles trabécules de cet os néoformé ne présentent plus de structure organisée : elles sont entremêlées de façon anarchique. L'os est moins solide, se déforme plus facilement et n'est pas à l'abri de fissures ou de fractures. Dans cet os qualifié de pagétique, on note également une hypervascularisation.
- La phase quiescente (sans activité particulière de synthèse ou de multiplication) pendant laquelle les ostéoblastes et les ostéoclastes ont une activité ralentie.

(*) Fibrose médullaire : syn. : myélofibrose. C'est l'apparition d'un réseau fibreux anormal, avec fibres de réticuline et de collagène, qui désorganise complètement la structure de la moelle osseuse. Celle-ci se sclérose progressivement. Toutes les cellules de la moelle osseuse sont modifiées, y compris les cellules hématopoïétiques qui n'assurent plus leur rôle de renouvellement des cellules sanguines. Le foie et la rate, qui prennent en charge l'hématopoïèse, s'hypertrophient (splénomégalie et hépatomégalie).         Haut de page

Hyperostéoclasie    Hyperostéoclastose   
Physiologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Hyperosteoclasis]   N. f.  * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * ostéo : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * clasie : du grec klastos [-clasie, -claste], briser ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    L'ostéoclasie est un phénomène naturel de résorption du tissu osseux, dû à l'activité des ostéoclastes. L'hyperostéoclasie, ou son synonyme hyperostéoclastose, représente la destruction accélérée du tissu osseux qui intervient dans la maladie osseuse de Paget, l'hyperparathyroïdie, entre autres, alors que l'hyperostéoblastose est la synthèse, le renouvellement anormalement rapide de ce tissu osseux.
    La maladie osseuse de Paget se caractérise par 3 phases essentielles.
- La phase ostéolytique, visible sur les os longs et la boîte crânienne, se caractérise par une destruction rapide des trabécules osseuses par un nombre important d'ostéoclastes de grande taille et qui sont plurinucléés. Dans les os longs, on observe une fibrose médullaire (*).
- La phase mixte qui suit se traduit par une hyperostéoblastose, résultant de l'activité des ostéoblastes, eux aussi présents en très grand nombre. Il en résulte un renouvellement osseux important, mais les nouvelles trabécules de cet os néoformé ne présentent plus de structure organisée : elles sont entremêlées de façon anarchique. L'os est moins solide, se déforme plus facilement et n'est pas à l'abri de fissures ou de fractures. Dans cet os qualifié de pagétique, on note également une hypervascularisation.
- La phase quiescente (sans activité particulière de synthèse ou de multiplication) pendant laquelle les ostéoblastes et les ostéoclastes ont une activité ralentie.  

(*) Fibrose médullaire : syn. : myélofibrose. C'est l'apparition d'un réseau fibreux anormal, avec fibres de réticuline et de collagène, qui désorganise complètement la structure de la moelle osseuse. Celle-ci se sclérose progressivement. Toutes les cellules de la moelle osseuse sont modifiées, y compris les cellules hématopoïétiques qui n'assurent plus leur rôle de renouvellement des cellules sanguines. Le foie et la rate, qui prennent en charge l'hématopoïèse, s'hypertrophient (splénomégalie et hépatomégalie).      Haut de page