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Dernière modification : 22-10-2020

Abréviations- I     Signification


IA - IAC - IAD - IASC - IC - ICC - ICD - ICM - ICSI - IDC - IDE - IDGR - IDM - IDP - IDR (1)IDR (2) - IEC - IFFS - IFM - Ig - IgA - IgD - IgE - IgG - IgG EA - IgG anti EA - IgG EBNA - IgG anti-EBNA - IgG VCA - IgG anti-VCA - IGF - IGF-I - IGF-II - IGF-BP - IGF-BP3 - IgM - IgM VCA - IgM anti-VCA - IGRA - IHC - IHU - IL - IL-1 - IL-2 - IL-3 - IL-4 - IL-5 - IL-6 - IL-7 - IMAO - IMAO A - IMAO B - IMC - IMID - IMP - INR - INVS - IP - IPCB - IR - IRC - IRCAD - IRM - IRMf - ISRS - IST - IT - ITI - ITL (thyroxine) - ITL (tuberculose) - ITS - IU - IUE - IVA - IVG - IVRS -

IA
Coloproctologie, chirurgie digestive -  [Angl. : Anal incontinence]     Abrév.  Incontinence anale (ou fécale). * in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * continence : du latin continentia, de continere, contenir. 
    C'est l'incapacité de contrôler volontairement l'émission des matières fécales. Les causes de l'IA peuvent être très nombreuses et variées et le traitementdépendra du degré d'atteinte et da la qualité de vie.   Haut de page

IAC   IASC  IAD 
Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction -  [Angl. : Artificial insemination by husband (AIH), Artificial insemination by donor (AID)]     Abrév.  Insémination Artificielle avec sperme du Conjoint* in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * sémination : du latin seminalis, de semen [sémin(o)-, -séminal], semence. 
    Appelée aussi insémination intraconjugale. Technique de PMA (procréation médicalement assistée) qui consiste à injecter directement les spermatozoïdes du conjoint dans les voies génitales féminines. Cela suppose un traitement préalable de la femme (traitement hormonal de stimulation de l'ovulation, généralement mono-ovulante), ainsi que du sperme, recueilli par masturbation.

    Deux techniques différentes sont pratiquées selon les cas :
* injection intracervicale dans laquelle les spermatozoïdes sont déposés au niveau du col et maintenus le plus longtemps possible en contact avec la glaire cervicale, soit
* injection intra-utérine ou dans les  trompes.
    Si le conjoint ne peut donner son sperme, on pratique l'IAD : Insémination Artificielle avec sperme d'un Donneur. Le sperme provenant d'un CECOS (Centre d'étude et de conservation des ovocytes et du sperme) est préalablement décongelé. L'insémination artificielle est généralement décidée après un "test de Hühner" postcoïtal négatif et une pénétration de la glaire in vitro des spermatozoïdes positive.    Haut de page

IC
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Coagulation index]     Abrév.  Indice de coagulabilité  * indice : du latin indicium [indice], de index, indicis, signe qui met sur la piste ou qui révèle quelque chose ; * coagulo : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer * able : suffixe qui transforme un verbe en adjectif ; * ité : du suffixe -(e)té, -(i)té qui transforme un adjectif en substantif. 
    L'indice de coagulabilité ou IC peut être mesuré avec des techniques différentes, mais il est toujours le résultat d'un rapport : le temps de coagulation du malade / le temps de coagulation témoin. Si tout est normal, ce rapport est proche de 1. Il est plus élevé si le patient présente une hypercoagulabilité, plus ou moins inférieur à 1 en cas d'hypocoagulabilité.    Haut de page

ICC
Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire, génétique [Angl. : Chronic (or congestive) cardiac failure]     Abrév.  Insuffisance cardiaque chronique (ou congestive)* in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * suffisance : du latin sufficere [suffisant, suffisance], suffire, avoir la quantité nécessaire pour ; * cardiaque : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. 
    Causes : HTA (hypertension artérielle), mais aussi des causes génétiques. En effet,plusieurs gènes ont été localisés à ce jour.  Haut de page

ICD
Génétique, algologie  -  [Angl. : Congenital insensitivity to pain]     Abrév.  Insensibilité congénitale à la douleur* in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * sensibilité : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir. 
    Le fait de ressentir la douleur lors d'agressions du milieu extérieur ou suite à un dysfonctionnement à l'intérieur de notre corps, représente un moyen d'information et donc de défense particulièrement efficace, puisque c'est elle qui va mettre en route des mécanismes réflexes et des comportements destinés à nous protéger.
    Un nombre restreint de personnes (environ une centaine connue dans le monde) sont atteintes d'ICD ou analgésie congénitale, c'est-à-dire que dès leur naissance, leur perception des sensations douloureuses est considérablement altérée, alors que les sensations non douloureuses (tactiles par ex.) sont normales. En réalité, l'ICD est une neuropathie sensitive héréditaire ou NSH dont il existe plusieurs formes, classées selon les auteurs en quatre ou cinq types.      Haut de page

ICM
Médecine hospitalière, recherche médicale -  [Angl. : Institute of the brain and spinal cord]     Abrév.  Institut du Cerveau et de la Moelle épinière
    Extraits du site icm-institute.org.
"En juillet 2010, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministère de la Santé ont lancé un appel à projets portant sur la création d’Instituts Hospitalo-Universitaires (I.H.U), dans le cadre du programme « Investissements d’avenir ». Doté d’une enveloppe de 850 millions d’euros, cet appel à projets permet de faire émerger des centres d’excellence qui renforceront l’attractivité de la France dans le domaine de la recherche en santé. Chaque I.H.U. associe autour d’une spécialité, une université, un établissement de santé et des établissements de recherche. Seuls 6 projets ont été retenus pour leurs qualités exceptionnelles."

    Exemple : l'HIU-A-ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière). Extrait du site icm-institute.org.
L'IHU-A-ICM a pour objectifs :

  • le développement d’une recherche de niveau international dans le domaine des maladies du système nerveux (neurologie et psychiatrie),
  • la création de plateformes technologiques de pointe,
  • la valorisation des résultats de la recherche,
  • le partenariat de recherche avec les industriels,
  • la formation des futurs professionnels de santé, de l’administration de la santé et de l’industrie de la santé,
  • l'amélioration des soins et le transfert des soins de l'hôpital jusqu’au domicile des patients."      Haut de page
  • ICSI
    Gynécologie obstétrique, médecine de la reproduction -  [Angl. : Intra Cytoplasmic Sperm Injection]     Abrév.  * ICSI : injection intracytoplasmique de sperme. 
        Ou fécondation in vitro avec micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI  Cette techniquede PMA (procréation médicalement assistée) présente de nombreux pointscommuns avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à des couplesavec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas. L'injectiondirecte d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocytefavorise la fécondation.
        Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares(azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canaldéférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue etle biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvementbactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmeset chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.    Haut de page

    IDE
    Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales -  [Angl. : Registered nurse]  Abrév.  Infirmière diplomée d'état* infirmière : cemot résulte de la réfection d'après le latin infirme, de l'ancienfrançais enfermier, personne qui soigne les malades sous la direction d'un médecin ; le féminin désigne aujourd'hui une profession médicale organisée, soumise à des diplômes.
        La réussite du concours d'entrée en institut de formation en soins infirmiers subordonne l'accession à un Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) dans lequel une formation en alternance débouche sur la présentation du diplôme d'État d'infirmier. L'admission se fait au niveau du baccalauréat (obligatoire).   

    Extrait du site cidj.com : " Au sein de l'hôpital, l'infirmier ou l'infirmière est un maillon important de l'équipe médicale. Il doit être capable d'apporter son concours à l'élaboration d'un diagnostic.
        Il procède aux soins spécifiques et d'hygiène nécessités par l'état de santé du malade : prise de la tension et de la température, pose de pansements, prélèvements sanguins et injections, préparation et distribution des médicaments, préparation du patient pour le bloc opératoire... L'infirmier assure également des tâches administratives : suivi des dossiers médicaux...
        Il fait le lien entre le malade et le milieu hospitalier. Il se doit d'être à l'écoute, de rencontrer les familles, d'assurer un accompagnement et un suivi psychologique. Le métier est éprouvant physiquement et psychologiquement.

       L'organisation du travail implique une présence permanente auprès des malades. Le travail de nuit et pendant le week-end est une des caractéristiques du métier.
       Si 85 % des infirmiers travaillent en hôpital, établissement public ou privé, certains ouvrent un cabinet en libéral (2 000 à 3 000 par an) d'autres exercent dans les établissements scolaires, dans des structures de médecine du travail ou d'autres types de structures (maisons de retraite, centres de réadaptation, centres anti-cancéreux ou de soins palliatifs...). Le métier est très féminisé : 87 % des infirmiers sont des femmes. "    Haut de page

    IDR (1)
    Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique -  [Angl. : Intradermal reaction]     Abrév.  Intradermoréaction.   * intra : du latin intra à l’intérieur ; * dermo : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * réaction : de agir, en alchimie, et du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. 
        Test cutané à la tuberculine permettant de dépister les sujets porteurs debacilles tuberculeux. Cette IDR doit être employée dès la connaissance de la séropositivité. La piqûre est effectuée sous la peau préalablement par le praticien.
        En France, le test consiste en l'injection de 0,1 mL de tuberculine Mérieux, soit une dose de 10 UI par voie intradermique stricte, sur la face antérieure de l'avant-bras. Les résultats sont lus à la 72e heure, exprimés en diamètre d'induration en mm. Le seuil de positivité est de 5 mm. L'expression intradermoréaction s'applique aussi à la recherche d'autres pathologies, comme la lèpre par exemple. Voir test à la lépromine.   Haut de page

    IDR (2)   IDGR   IDC   IDP
    Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : RDW : Red (cell) Distribution Width, id, Cell distribution width, Platelet distribution width]     Abrév.  Indice de distribution des globules rouges* indice : du latin indicium [indice], de index, indicis, signe qui met sur la piste ou qui révèle quelque chose. 
        Les indices érythrocytaires concernent les globules rouges ou érythrocytes et sont destinés à mettre en évidence une anisocytose et/ou  une anémie hypochrome ferriprive, c'est-à-dire une carence en fer qui va affecter de façon plus ou moins sévère la constitution de l'hémoglobine et donc la qualité des échanges gazeux respiratoires.
        Contrairement au VGM (volume globulaire moyen) et à la TCMH (teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine) qui diminuent dans ce type d'anémie, l'IDR (valeur normale comprise entre 10 et 15%) augmente et dépasse la valeur seuil de 15%.
        Synonymes : IDC (indice de distribution cellulaire), RDW pour Red (cell) Distribution Width, ce qui se traduit par "étendue de la distribution des (cellules ou globules) rouges" et signifie donc la même chose. Si nécessaire les laboratoires d'analyses médicales et biochimiques déterminent aussi l'IDP ou indice de distribution des plaquettes.     Haut de page

    IDM
    Cardiologie, angiologie, médecine d'urgence, pharmacologie  -  [Angl. : Myocardial infarction (or infarct)]     Abrév. : Infarctus du myocarde* infarctus : du latin in- qui a ici le sens de « aller vers » et farcio, farctum ou fartum, bourrer, farcir ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * carde : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. 
        Nom générique qui désigne la nécrose (ou mort tissulaire) d'un organe ou d'une partie d'un organe, liée à un arrêt brutal de la circulation artérielle. Un infarctus est dû à l'obstruction de l'artère  vascularisant la région nécrosée, par une thrombose (c'est-à-dire la formation d'un caillot sanguin obstructif), une embolie (migration d'un caillot ou d'un fragment d'athérome venu d'une zone plus en amont), d'un spasme de la couche musculaire de la paroi d'une artère qui en diminue le diamètre de façon importante, entre autres.
        En fait, tous les organes peuvent être atteints, mais certains sont plus "sensibles" du fait de leur importance vitale : cerveau (infarctus cérébral ou AVC - accident vasculaire), myocarde (couche musculaire de cœur), poumon, mais aussi rein, os, rate, intestin ...

        Les médecins distinguent habituellement deux types d'infarctus en fonction du type d'irrigation artérielle de l'organe :
    - l'infarctus blanc qualifie un organe qui n'est plus irrigué, c'est-à-dire lorsque la circulation est terminale et assurée par un seul tronc artériel (cœur, rein, cerveau) ;
    - l'infarctus rouge quand la circulation artérielle comporte deux troncs et/ou de nombreuses anastomoses entre eux.

    Infarctus du myocarde
        C'est la nécrose d'une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque ou myocarde, résultant d'une obstruction brutale d'une artère coronaire. Privées de sang et d'oxygène, les cellules cardiaques meurent et libèrent leurs enzymes qui détruisent le territoire environnant. La cause la plus fréquente de l'infarctus du myocarde est la formation d'un thrombus (caillot) sur une plaque d'athérome située contre la paroi de l'artère coronaire. Il existe souvent des signes annonciateurs tels l'angor ou angine de poitrine, douleurs parfois paroxysmiques avec sensation d'être pris dans un étau, au niveau du sternum, du bras gauche et jusque vers la mâchoire.
        Ces crises se reconnaissent au fait qu'elles ne durent généralement pas plus de 2 à 3 minutes, alors que pour l'infarctus, les douleurs sont du même type, mais avec des crises de 30 minutes à une heure, parfois plus. Le diagnostic est fait par dosage dans le sang des enzymes cardiaques (augmentation de la créatine-kinase) et par un électrocardiogramme qui met en évidence la souffrance cardiaque par des ondes Q de nécrose.
        Le traitement doit être hospitalier et consiste en l'injection de thrombolytiques qui vont dissoudre le caillot (streptokinase ou urokinase) et en l'administration de trinitrine qui a un puissant effet vasodilatateur. Autres médicaments souvent associés : bêtabloquants, aspirine, héparine. Après diagnostic et traitement, une angioplastie peut être décidée si l'état de l'artère le permet.     Haut de page.

    IEC
    Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire -  [Angl. : Angiotensin converting enzyme (inhibitor)]     Abrév.  Inhibiteurs de l'enzyme de conversion* inhibiteur : du latin inhibere [-inhibiteur], retenir.
        Classe de médicaments qui provoquent une baisse de la concentration plasmatique de l'angiotensine II (responsable d'une vasoconstriction, donc d'une HTA ou hypertension artérielle), de l'aldostérone et augmentent celle de la bradykinine.
        Utilisés dans le traitement de l'HTA, de l'insuffisance cardiaque et des néphropathies diabétiques, ils ont cependant de nombreux effets secondaires indésirables : toux sèche, éruptions cutanées et souvent insuffisance rénale (d'où la nécessité de mesures régulières du taux de créatinine dans le sang).  Haut de page.

    IFFS
    Médecine de la reproduction, recherche médicale -  [Angl. : International Federation of Fertility Societies]     Abrév.  * IFFS : Fédération Internationale des Sociétés de Fertilité.  
        Extraits du site : "Les objectifs de la Fédération sont :
    a) de stimuler la recherche fondamentale et appliquée ainsi que la dissémination des connaissances de tous les aspects se rapportant à la reproduction et à la fertilité ;
    b) d'encourager la création de sociétés consacrées à la recherche fondamentale et appliquée dans les domaines de la reproduction et de la fertilité ;
    c) de contribuer à la standardisation de la terminologie et à l'évaluation des procédures de diagnostiques et de thérapies dans le domaine de la reproduction ;
    d) d'organiser à intervalles réguliers des congrès mondiaux qui se tiendront successivement dans un pays différent ; de promouvoir, sur demande, des congrès régionaux ou nationaux organisés par des sociétés membres ; dans la mesure du possible, d'aider à coordonner les dates des conférences qui traitent de la reproduction ;
    e) de représenter des sociétés membres quand une action commune s'avèreopportune ;
    f) d'établir et de maintenir des relations avec les autres organisations et de promouvoir toute activité quifont avancer les objectifs de la Fédération"
    .   Haut de page

    IFM
    < span style="color: #800000">Gynécologie obstétrique, immunologie allergologie, génétique -  [Angl. : Fetomaternal blood group incompatibility]     Abrév.  Incompatibilité sanguine fœto-maternelle. * in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * compatibilité : du latin compati [-compatible, -compatibilité], souffrir avec ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus, c’est-à-dire au produit de la conception non encore arrivé à terme mais ayant déjà les formes de l’espèce visibles à l’œil nu ; * maternelle : du latin maternus, de mater [matern(o)-, -maternel], mère. 
       Il peut arriver qu'une mère Rh- (rhésus négatif) porte un fœtus Rh+ (ou Rh D). Dans les premiers mois de la grossesse, la mère fabrique des IgG anti-D (immunoglobulines - ce sont des anticorps) qui traversent la barrière placentaire et passent dans le sang du fœtus.
        À la fin de la grossesse, le sang fœtal contient deux fois plus d'IgG anti-D que celui de la mère. Le risque pour le fœtus de développer dès sa naissance une MHNN (maladie hémolytique du nouveau-né) n'est pas négligeable. Pour éviter les problèmes dus à l'action du système immunitaire, on injecte à la mère des anticorps anti-D.   Haut de page

    IgA   IgD   IgE   Igp  IgG   IgM
    Immunologie allergologie, médecine biologique -   [Angl. : Immunoglobulin, Immunoglobulin A, Immunoglobulin D, Immunoglobulin E, Immunoglobulin G, Immunoglobuilin M]     Abrév.  Immunoglobuline.   * immuno : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
        Syn. : Anticorps.Les immunoglobulines sont des molécules synthétisées par notre organisme, souvent en réponse à la présence d'antigènes reconnus comme non-soi. Ce sont les lymphocytes B, spécialisés et différenciés en plasmocytes qui fabriquent les différentes catégories d'immunoglobulines. Une molécule d'immunoglobuline  (Ig) est formée de 2 chaînes légères et de 2 chaînes lourdes. Elle possède 2 sites de fixation des déterminants antigéniques ou épitopes, formés par les extrémités variables d'une chaîne légère, associée à l'extrémité variable d'une chaîne lourde.

        On distingue essentiellement :
    * Les anticorps circulants : IgM et IgG, sécrétés dans le sang par les LB (lymphocytes B) devenus plasmocytes après stimulation par du non-soi
    * Les anticorps maternels : immunoglobulines fabriquées par la mère et qui traversent la barrière du placenta pour assurer la défense immunitaire du fœtus
    * Les anticorps membranaires : IgM et IgD, enchâssés dans la membrane des LB. Ce sont des récepteurs membranaires appelés récepteurs B qui sont capables de fixer les déterminants antigéniques. Chaque LB n'exprime à sa surface qu'une seule catégorie d'AC membranaire.
    * Les anticorps monoclonaux, créés par une seule catégorie de LB.
    * Lesanticorpssolubles:IgG,IgM,sécrétésparlemilieuintérieur. Le rôle essentiel d'une immunoglobuline est de se fixer surl'antigène qui a provoqué sa fabrication, puis de le neutraliser.

    - Immunoglobulines A ou IgA : produites par certains tissus lymphoïdes et sécrétées localement dans le tube digestif, la salive, les larmes, le lait maternel, les IgA empêchent les bactéries et les virus de se lier aux cellules épithéliales des muqueuses. Elles sont très abondantes dans le colostrum (premier lait sécrété juste après l'accouchement) et protègent le nourrisson des infections gastro-intestinales.
    - Immunoglobulines D : elles sont peu abondantes et encore assez mal connues. Les IgD sont implantées dans la membrane des lymphocytes B. Elles constituent les récepteurs B.
    - Immunoglobulines E ou IgE : elles sont impliquées dans les réactions inflammatoires locales. On trouve les IgE le plus souvent liées aux récepteurs membranaires des mastocytes et des granulocytes basophiles. En présence de leur antigène spécifique, les IgE liées aux mastocytes provoquent leur dégranulation et une réaction allergique.
    - Immunoglobulines G ou IgG : elles sont sécrétées par les plasmocytes à la fin de la réponse immunitaire primaire et durant la réponse immunitaire secondaire. Les IgG sont des anticorps circulants qui traversent facilement les parois des vaisseaux sanguins et gagnent les liquides interstitiels, peuvent ainsi franchir le placenta et donner une immunité passive au fœtus. Les IgG se fixent sur les antigènes bactériens, viraux, sur les toxines et déclenchent l'action du complément.
    - Immunoglobulines M ou IgM : ce sont les premières immunoglobulines sécrétées par les plasmocytes au cours de la réponse immunitaire primaire. Les IgM sont sécrétées sous forme de pentamères de 5 IgM reliées entre elles par un peptide de jonction. Avec les IgD, les IgM constituent les récepteurs spécifiques des lymphocytes B ou récepteurs B.  Schéma d'une IgM    Haut de page

    IgG VCA   IgG anti-VCA   IgG EBNA   IgG anti-EBNA   IgG EA   IgG anti-EA   IgM VCA   IgM anti-VCA
    Immunologie allergologie, médecine biologique -   [Angl. : IgG VCA (Virus capside Antigen), IgG anti-VCA (Virus capside Antigen), IgG EBNA (Epstein Barr Nuclear Antigen), IgG anti-EBNA (Epstein Barr Nuclear antign), IgG EA (Early antigen), IgG anti-EA (early antigen), IgM VCA (virus capside antigen), IgM anti-VCA (virus capside antigen)]     Abrév.  ImmunoglobulineSérologie anti-EBV. * immuno : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * globulo : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.
        Ce paragraphe est consacré à la sérologie anti-EBV : * séro : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * EBV : virus d'Epstein - Barr.  

        Quand la contagion est faite (voir MNI ou mononucléose infectieuse), les virus se multiplient dans les ganglions lymphatiques et se retrouvent dans la salive. Les HHV4 ou EBV se fixent aux cellules de l’épithélium oropharyngé,  y pénètrent, piratent leur ADN pour que ces cellules fabriquent des virus. Celles qui synthétisent l’antigène VCA (Virus Capside Antigen) meurent et libèrent l’Ag VCA qui va être reconnu par les cellules immunocompétentes de notre défense immunitaire.

    Remarque : La réaction immunitaire avec un schéma des médiations cellulaire et humorale est expliquée à « immunitaire » lettre "I".
        D’autres cellules atteintes se transforment et expriment un autre Ag : EBNA (Epstein Barr Nuclear Antigen). Ces cellules seront aussi détruites par la réponse immunitaire à médiation cellulaire.
        Quant à l’antigène EA (Early Antigen), il n’induit qu’une synthèse fugace d’Ac (anticorps), alors que les Ag VCA et EBNA induiront une production d’Ac pendant toute la vie.
        Les anticorps dosés sont IgM et IgG anti-VCA, IgM et IgG anti-EA et IgG anti-EBNA. Les techniques utilisées pour ces dosages varient selon les laboratoires : immunofluorescence indirecte sur des cellules infectées par EBV, tests rapides, dosage immunoenzymatique (ELISA). Le but est de diagnostiquer une primo-infection, une infection ancienne ou une infection néoplasique liée au EBV. Le tableau de résultats suivant permet d'apprécier le degré d'infection. La sérologie anti-EBV     Haut de page

    IGF  IGF-I   IGF-II   IGF-BP   IGF-BP3
    Immunologie allergologie, médecine biologique -   [Angl. : Insuline-like Growth Factor, Insuline-like Growth Factor-I, Insuline-like Growth Factor-II, Insuline-like Growth Factor-BP (binding protein), Insuline-like Growth Factor-BP3 (binding protein)]     Abrév.  Insuline-like Growth Factor (ou facteur de croissance ressemblant à l'insuline).
        Les IGF sont des facteurs de croissance qui vont intervenir à tous les stades de la vie, donc chez l'embryon, le fœtus et l'adulte. Ils doivent leur nom au fait qu'ils sont très proches de l'insuline. Dans la plupart des cas, ils sont liés à des protéines spécifiques ou IGF-BP (pour Binding Protein) dont on connaît actuellement 6 variétés, la plus importante dans le plasma étant IGF-BP3.
        Les IGF les plus importantes à doser sont IGF-I, IGF-II, notamment dans la recherche d'un déficit en hormone de croissance, dans l'acromégalie, le syndrome de Turner et le nanisme, entre autres. IGF-I est sécrétée par le foie et dépend de l'hormone somatotrope.
        Les IGF sont aussi qualifiées de NSILA (Non Suppressible Insuline-Like Activity) mettant ainsi en évidence leur activité de type insulinique. Ces IGF ou NSILA sont des protéines qui font partie des somatomédines (* somato : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps ; * médine : du grec médô [-médine], je règle, je prends soin), c'est-à-dire des polypeptides de composition proche de la proinsuline et qui agissent comme des médiateurs de l'action de l'hormone de croissance sur les tissus extrasquelettiques.      Haut de page

    IGRA
    Immunologie allergologie, infectiologie -  [Angl. : Interferon Gamma Release Assay]     Abrév.  Test (ou essai) de libération (ou relargage) de l'interféron gamma.   * test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * interféron : du latin inter entre, parmi, utilisé pour indiquer la mise en relation de 2 ou plusieurs choses ; * féron : du latin ferio, ferire [-férer, -férence, -féron], frapper, atteindre ; * gamma : du grec γ 3e lettre de l’alphabet correspondant à la lettre g utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire. 
        On parle d'infection tuberculeuse latente (ITL), lorsqu'une personne est porteuse du bacille Mycobacterium tuberculosis, responsable de la tuberculose et que celui-ci ne se multiplie pas. L'infection est asymptomatique. Ces patients sont infectés mais n'ont pas la forme active de la tuberculose maladie (TM) et ne sont pas contagieux. L'ITL a pour conséquence une réaction au test cutané à la tuberculine (IDR ou intradermoréaction) ou par un résultat positif au test de libération de l'interféron gamma (IGRA).
       Le risque de transmission de la tuberculose entre patient et soignant doit faire l'objet d'une vigilance particulière en milieu de santé. En plus des mesures habituelles, les tests IGRA de nouvelle génération est apparu.

       On dispose actuellement du test Quantiferon-TB® Gold Plus (QFT-Plus) qui est plus efficace pour la détection des cellules T CD4 (lymphocytes T) mémoires effectrices anti Mycobacterium tuberculosis (Mtb). La sensibilité du test s'en trouve augmentée.      Haut de page

    IHC
    Immunologie allergologie
     -  [Angl. : Immunohistochemistry]     Abrév.  Immunohistochimie.   * immuno : du mot immunité, capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * histo : du grec histos ou histion [hist(o), histio-], tissu ; * chimie : du grec khêmê [chimi(o)-, chém(o)-], trou, relatif à un produit chimique. 
        C'est une technique qui permet de mettre en évidence des sites antigéniques surune coupe de tissu grâce à des anticorps spécifiques et à une mise enévidence utilisant un procédécolorimétrique.    Syn.: immunocytochimie. Même type de réaction sur des cellules.   Haut de page

    IHU
    Médecine hospitalière, recherche médicale -  [Angl. : University Hospital Institute]     Abrév.  Institut Hospitalo-Universitaire.  
        Extraits du site icm-institute.org.
    "En juillet 2010, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministère de la Santé ont lancé un appel à projets portant sur la création d’Instituts Hospitalo-Universitaires (I.H.U), dans le cadre du programme « Investissements d’avenir ». Doté d’une enveloppe de 850 millions d’euros, cet appel à projets permet de faire émerger des centres d’excellence qui renforceront l’attractivité de la France dans le domaine de la recherche en santé. Chaque I.H.U. associe autour d’une spécialité, une université, un établissement de santé et des établissements de recherche. Seuls 6 projets ont été retenus pour leurs qualités exceptionnelles."

        Exemple : l'HIU-A-ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière). Extrait du site icm-institute.org.
    L’IHU-A-ICM a pour objectifs :

    • le développement d’une recherche de niveau international dans le domaine des maladies du système nerveux (neurologie et psychiatrie),
    • la création de plateformes technologiques de pointe,
    • la valorisation des résultats de la recherche,
    • le partenariat de recherche avec les industriels,
    • la formation des futurs professionnels de santé, de l’administration de la santé et de l’industrie de la santé,
    • l’amélioration des soins et le transfert des soins de l’hôpital jusqu’au domicile des patients."

       Voir aussi les définitions ICM et BHE (barrière hémato-encéphalique).    Haut de page

    IL   IL-1   IL-2   IL-3   IL-4   IL-5   IL-6   IL-7
    Immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : Interleukin, Interleukin 1 à 7]     Abrév.  Interleukine* inter : du latin inter entre, parmi, utilisé pour indiquer la mise en relation de 2 ou plusieurs choses ; * leuko : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
        Les chimiokines ou interleukines (abréviation IL) sont les hormones du système immunitaire, de nature protéique, sécrétées par les cellules immunitaires et qui vont agir sur d'autres cellules possédant les récepteurs spécifiques à ces molécules. On les retrouve dans les coopérations cellulaires et les régulations des réponses immunitaires. Ces chimiokines sont également appelées lymphokines lorsqu'elles sont sécrétées par les monocytes, les macrophages et toutes les autres CPA (= cellules présentatrices de l'antigène).

        Parmi les plus importantes :
    * L'interleukine-1 ou IL-1 qui est produite par les macrophages activés, c'est-à-dire qui ont phagocyté un antigène et qui déclenche la mise en place des récepteurs à l'interleukine-2 à la surface des lymphocytes T4 (LT4 ou CD4) et des lymphocytes T8 (LT8 ou CD8).

    * L'interleukine-2 (IL-2) est produite par les lymphocytes T auxiliaires à la suite de leur stimulation par l'interleukine-1. L'interleukine-2 provoque la multiplication des lymphocytes T8, ainsi que des lymphocytes B.

    * L'interleukine 3 (IL-3) est libérée par les lymphocytes T de type CD4+. Elle induit dans la moelle osseuse la différenciation des polynucléaires, macrophages, mégacaryocytes et mastocytes. Son utilisation dans le traitement des thrombopénies et des neutropénies a été suggérée.

    * L'interleukine-4 (IL-4) est produite par les lymphocytes T4 devenus lymphocytes T auxiliaires. Cette hormone agit sur les LB non activés en induisant l'expression et la mise en place des antigènes du CMH de classe II, puis elle stimule leur multiplication et la production d'anticorps par les LB devenus plasmocytes. C'est la raison pour laquelle l'interleukine-4 est appelée facteur de stimulation des lymphocytes B.

    * L'interleukine-5 (IL-5) est sécrétée par les lymphocytes T CD4 et des mastocytes. C'est un véritable facteur de croissance hématopoïétique car elle stimule la croissance, la différenciation et l'activité des éosinophiles (ce sont des globules blancs polynucléaires) qui jouent un rôle important dans la lutte contre les infections à parasites. En effet, quand un sujet est soumis à une infection parasitaire, on note fréquemment une augmentation des éosinophiles, ce qui représente en fait un bon moyen de défense.
        L'interleukine-5 induit aussi la prolifération des lymphocytes B et leur sécrétion d'immunoglobulines (anticorps). Elle active en plus les lymphocytes T cytotoxiques qui s'attaquent directement aux cellules reconnues comme non-soi.

    * L'interleukine-6 (IL-6), appelée aussi b-interféron est une cytokine multifonctionnelle produite par une grande diversité de cellules et en particulier par des fibroblastes et des cellules tumorales. Elle active la production d'anticorps par les plasmocytes. Les biologistes pensent que cette interleukine pourrait avoir une action antivirale.

    * L'interleukine-7 (IL-7) est produite par les cellules dendritiques. Elle favorise la différenciation des lymphocytes proB en lymphocytes pré-B et joue un rôle de facteur de croissance hématopoïétique, surtout sur la lignée B. Elle est présente dans certains granules des plaquettes ou thrombocytes qui la libèrent lors de leur activation.

    * Il existe encore bien d'autres interleukines - on en est actuellement à IL-16 - et les chercheurs continuent à en découvrir d'autres.  Haut de page

    IMAO   IMAO A   IMAO B
    Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie
     -  [Angl. : MAOI - Monoamine Oxidase inhibitor, MAOI A - Monoamine Oxidase inhibitor A, MAOI B - Monoamine Oxidase inhibitor B]     Abrév.  Inhibiteursde la Monoamine Oxydase. * inhibiteur : du latin inhibere [-inhibiteur], retenir ; * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique : * amine : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) ; * oxydo : du grec oxos [oxy-, -oxydation] : relatif à l'oxygène ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
        Les IMAO sont des antidépresseurs. Ilexiste deux types de Monoamine Oxydase (MAO)
    - les MAO A responsables de la dégradation de la noradrénaline et de la sérotonine, qui se trouventdans le système nerveux central, le foie et l’intestin,
    - les MAO B responsablesde la dégradation de la phényléthylamine et de la benzidamine, qui se trouventdans le système nerveux central et les plaquettes.

        Les inhibiteurs des MAO(IMAO) : phénelzine (Nardelzine), iproclozide (Iproclozide), moclobémide (Aurorix), nialamide (Niamid), sont potentiellement dangereux, mais leurs interactions médicamenteuses sont maintenant bien connues notamment avec la péthidine et les agents sympathomimétiques. Ces interactions ont longtemps conduit les anesthésistes à recommander l'arrêt de ces produits trois semaines au moins avant toute intervention chirurgicale élective.
        On considère aujourd'hui que l'on peut anesthésier en toute sécurité un patient sous IMAO, à condition de le savoir et de bien en connaître les interactions potentielles. De plus, il existe maintenant des IMAO plus spécifiques des monoamines oxydases de type A (moclobémide), dépourvus d'effets anticholinergiques, et de métabolisme plus rapide, avec lesquels il n'a pas été retrouvé d’interaction médicamenteuse dangereuse en anesthésie.     Haut de page

    IMC (1)   BMI
    Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire
     -  [Angl. : Body mass index ; BMI]     Abrév.  Indice de masse corporelle ou indice de Quetelet.
        On divise le poids (en kg) par la taille (en m) au carré.
    * Si le résultat (chiffres communiqués par le Comité Expert de l'organisation Mondiale de la Santé) estinférieur à 18,5, il y a déficit pondéral et la personne souffre de maigreur.
    * Si l'IMC est compris entre 18,5 et 24,9 le poids est considéré comme satisfaisant.
    * Entre 25 et 29,9, on considère que l'obésité est légère. Elle est qualifiée de surpoids ou degré 1 d'excès de poids.
    * Entre 30 et 39,9, obésitéou degré 2 d'excès de poids.
    * Supérieur à 40 : obésité grave (ou massive) ou degré 3 d'excès de poids, avec plus de 100% d'excès de poids.
        Exemple :individu de 1,80 m et 85 kg. Son IMC est égal à  85 : (1,80)2 = 85 : 3,24 = environ26, soit une légère obésité.      Haut de page

    IMC (2)
    Neurologie, pédiatrie, kinésiologie kinésithérapie -  [Angl. : Cerebral palsy]     Abrév.  Infirmitémotrice cérébrale. * infirmité : ce mot résulte de la réfection d'après le latin infirmus, de l'ancien français enferme, malade ; au sens classique, infirme signifie donc "qui ne jouit pas de toutes ses facultés physiques" ; * motrice : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau. 
        L'IMC est due à des lésions du cerveau, survenuesavant, pendant ou après la naissance. Les causes peuvent être très variées :maladie infectieuse pendant la grossesse, hypoxie pendant l'accouchement ...Les formes d'IMC sont nombreuses et affectent essentiellement les mouvements, l'équilibre,mais aussi les organes sensoriels.      Haut de page

    IMID
    Immunologie allergologie, médecine biologique  -  [Angl. : Immune-mediated inflammatory diseases]     Abrév.  Maladies inflammatoires à médiation immunitaire* maladie : du latin impérial male habitus, en mauvais état, qui souffre d'une altération de la santé ; * inflammatoire : du latin inflammare [-inflammation, -inflammatoire], action d'enflammer ; * médiation : du bas latin mediator, en physiologie : qui intervient entre deux structures nerveuses ; * immunitaire : du latin immunitas, exemption, dispense, remise, de im- privatif et munus, charge ; aujourd'hui : capacité d'un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers. 
        Une maladie inflammatoire à médiation immunitaire (IMID) est le résultat d'une dérégulation immunitaire qui active, de façon inappropriée, certaines cytokines inflammatoires (IL-1, IL-6, IL-12, TNF alpha, entre autres), avec des conséquences pathologiques plus ou moins graves. Quelques exemples parmi de nombreux autres : les maladies auto-immunes, la spondylarthrite ankylosante, le psoriasis et l'arthrite psoriasique, la maladie de Behcet, l'arthrite, les MII (maladies infectieuses de l'intestin, dont la maladie de Crohn), les allergies et de nombreuses maladies cardiovasculaires et infectieuses.
        Les traitements sont à base de thérapies immunomodulatrices et/ou d'anticytokines.       Haut de page

    IMP
    Odontostomatologie  -   [Angl. : Implantology]  Abrév. Implantologie.   * implant : du latin implantare, planter, insérer, fixer ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude, rapport. 
        La CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) éditée par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) est un codage des actes médicaux pour simplifier les règles de facturation. IMP est l'abréviation qui signifie implantologie.      Haut de page

    INR
    Cardiologie, angiologie et médecine vasculaire, médecine biologique -   [Angl. : INR - International Normalized Ratio]   Abrév.  International Normalized Ratio ou Rapport international normalisé.
        L'INR est une mesure effectuée par un laboratoire d'analyses médicales qui permet d'évaluer l'action de l'AVK (antivitamine K) en prise orale (exemple Préviscan®) sur la fluidité du sang. C'est un indicateur dérivé du TP ou temps de prothrombine qui permet à un patient d'adapter précisément sa posologie d'AVK. Les laboratoires utilisent la formule suivante :


    Pour le temps de Quick et le temps de prothrombine, voir Temps de prothrombine
    IMPORTANT : La valeur cible de l'INR pour un traitement par AVK n'est pas la même pour tous les patients et dépend de la pathologie. Si on considère que la norme biologique de l'INR est égale à 1 et celle du taux de prothrombine = 100%, voici le tableau qui donne les valeurs cibles pour les principales pathologies dans lesquelles on utilise un AVK.       Taux de Prothrombine et INR  

    Lien internet (et téléchargement) du  Carnet "Vous et votre traitement anticoagulant par AVK" édité à l'attention des patients sous la coordination de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS).
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    INVS
    Épidémiologie et santé publique
     -  [Angl. : National Institute of Health Watch]     Abrév.  InstitutNational de Veille Sanitaire   Extraits du site officiel de l'InVS:
        « L’Institut de Veille Sanitaire (InVS) est un établissement public de l’État qui a été créé (par la loi) afin de renforcer le dispositif de sécurité et de veille sanitaire en France. L’Institut de Veille Sanitaire - qui succède au Réseau National de Santé Publique - est placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Santé.
        La mission générale de l’Institut de Veille Sanitaire est de surveiller, en permanence, l’état de santé de la population et son évolution. Cette mission repose plus spécifiquement sur des activités de surveillance épidémiologique, d’évaluation de risques, et d’observation de la santé. L’InVS est chargé, en particulier, de :   
    · détecter toute menace pour la santé publique et d’en alerter les pouvoirs publics,   
    ·> rassembler, analyser et valoriser les connaissances sur les risques sanitaires, leurs causes et leurs évolutions,   
    · participer au recueil et au traitement des données sur l’état de santé de la population,   
    · réaliser ou appuyer toute action (enquête, étude, expertise…) nécessaire à l’exercice de ses missions … »
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    IP
    Cardiologie, pédiatrie, imagerie médicale -  [Angl. : PI pulmonary insufficiency]     Abrév.  Insuffisance pulmonaire. * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-). 
        Dans l'insuffisance pulmonaire, la valve artérielle sigmoïde (pulmonaire) ne se ferme pas correctement, ce qui provoque un reflux du sang de l'artère pulmonaire vers le ventricule droit pendant la diastole.   Coupe du cœur         Haut de page

    IPCB
    Chirurgie artérielle, angiologie  -  [Angl. : AAPI - Ankle/arm pressure index ou ABPI - Ankle/brachial pressure index]   Abrév.  Indice de pression cheville / bras
        Les pathologies nécessitant un pontage aorto-unifémoral ou PAUF (une seule jambe concernée) ou aortobifémoral ou PABF (les deux membres inférieurs) sont essentiellement l'AAA (anévrisme aortique abdominal) ou l'AOMI (artériopathie oblitérante des membres inférieurs).
        Le pontage consiste à shunter la zone anévrismale ou atteinte par une athérosclérose sévère, à l'aide d'un fragment artériel de synthèse (généralement du dacron) spécifique au patient à opérer (correspondant à ses mensurations). Pour localiser le PAUF ou le PABF, il faut savoir que l'aorte abdominale se divise en 2 artères iliaques juste en dessous de l'ombilic, et qu'à chacune de ces artères iliaques succède une artère fémorale au niveau du pli de l'aine.

        Ces pontages, lorsqu'ils doivent être réalisés, c'est-à-dire lorsque l'angioplastie transluminale s'avère impossible, se font donc de l'aorte abdominale jusqu'à l'artère fémorale, en aval des zones lésées. Pour évaluer la gravité  de la MAP (maladie artérielle périphérique) d'un patient, on mesure l'IPCB au niveau de la cheville et du coude.
    - L'indice normal est supérieur à 1.
    - Si l'IPCB est compris entre 0,5 et 0,9, le sujet ressent des douleurs à la marche qui disparaissent spontanément et rapidement à la marche. C'est ce que l'on appelle la claudication intermittente ou CI. 
    - Dans l'ICM ou ischémie critique des membres, l'IPCB est inférieur à 0,5 et le sujet ressent des douleurs au repos, y compris pendant le repos nocturne. La position assise, jambes pendantes soulage peu à peu ces douleurs, mais altèrent fortement le sommeil. Ces douleurs peuvent céder aux opiacés mais, sans traitement, des ulcères peuvent apparaître, voire des zones gangréneuses.        Haut de page

    IR
    Ophtalmologie, chromothérapie  -  [Angl. : Infrared]     Abrév.  Infrarouge * infra : du latin infra, au-dessous, en position inférieure, souvent synonyme du préfixe sub- ; * rouge :du latin rubeus, rougeâtre. 
        Dans le spectre d'émission de la lumière blanche, l'infrarouge est invisible pour l'œil humain. En effet, l'infrarouge a une longueur supérieure à 700 nm (1 nanomètre = 10-9 m) et l'œil ne perçoit que les longueurs d'ondes comprises entre 400 et 700 nm. À noter que l'on dit infrarouge pour une longueur d'onde supérieure à celle du rouge, car on se base sur la fréquence qui est l'inverse de la longueur d'onde. La fréquence de l'IR est donc inférieure à celle du rouge.
        Le rayonnement infrarouge est utilisé depuis longtemps en médecine (c'est l'infrathermothérapie) pour ses caractéristiques thermiques et en médecine biologique pour la mise en évidence de nombreuses substances dans des analyses.   Spectre de la lumière blanche      Haut de page

    IRC
    Néphrologie urologie -  [Angl. : Chronic renal failure]     Abrév.  Insuffisancerénale chronique.   * in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * suffisance : du latin sufficere [suffisant, suffisance], suffire, avoir la quantité nécessaire pour ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. 
        C'est la diminution prolongée, souvent définitive, des fonctions rénales exocrine et endocrine. La filtration glomérulaire chute, provoquant une augmentation de la créatininémie (taux de créatine dans le sang) et une diminution de la clairance (*) de la créatine. Mais le seul marqueur de l'IRC est la clairance de l'inuline (**) : valeur normale : 120 mL + ou - 20 à 30%.

    (*) La clairance (= clearance) est le volume sanguin (ou de plasma) en mL que le rein (mais aussi le foie, l'intestin) est capable de débarrasser complètement d'une substance donnée en une minute.
    (**) Variété d'amidon présente dans le rhizome de certains végétaux et utilisée pour mesurer le degré de l'IRC.  Haut de page

    IRCAD
    Cancérologie, recherche médicale -  [Angl. : Research Institute against Digestive Cancer]     Abrév.  Institutde Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif
        L'IRCAD est présidé par le professeur Jacques MARESCAUX (Chef de service de chirurgie digestive et endocrinienne des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et fondateur de l'EITS - Institut Européen de Téléchirurgie). La première intervention chez l'homme en chirurgie digestive a été réalisée par le professeur Jacques Marescaux, le 30 septembre 1990 avec le robot Zeus, à commande vocale.
        Depuis 1994, plus de 5 000 chirurgiens d'une cinquantaine de pays sont venus se former à la téléchirurgie à Strasbourg, faisant de l'IRCAD le premier centre de formation en téléchirurgie au monde.  Haut de page

    IRM    IRMf
    Imagerie médicale et interventionnelle -  [Angl. : MRI : Magnetic resonance imaging]     Abrév.  Imageriepar résonance magnétique. * résonance : du latin resonantia [résonance, résonateur], phénomène d’interaction qui se produit entre les atomes et le rayonnement électromagnétique auquel ils sont soumis ; * magnétique : du grec magnês lithos, pierre aimantée ou pierre de Magnésie, du nom de la ville d'Asie Mineure dans laquelle on trouvait une grande quantité de minerai aimanté. 
        L'IRM est le moyen le plus moderne d'obtenir des images détaillées de l'organisme. Contrairement aux rayons X, aucune radiation n'est utilisée. Cet appareil fonctionne au moyen d'un aimant et d'ondes radio pour produire des images des organes et des tissus de l'organisme. Dans le champ magnétique intense, les noyaux d'hydrogène de l'eau du corps s'orientent tous dans le même sens. Durant quelques millièmes de seconde, on émet des ondes perturbatrices. Les noyaux changent d'orientation avant de reprendre leur position initiale.

        Ces variations du champ magnétique sont numérisées et traduites en images par un ordinateur. L'examen est sans douleur. Puisque l'on utilise des aimants, tous les objets métalliques doivent être enlevés avant de pénétrer dans la salle d'examen. Pour une IRM de la tête, on fixe la tête avec des bandes de Velcro. Il est important de rester immobile pendant toute la procédure. Un tout petit mouvement peut altérer les images.
        En plus des bandes de Velcro, un casque peut aussi être placé sur la tête. Tandis que le patient est allongé sur une table étroite et plate, celle-ci est introduite dans un grand cylindre. L'examenpeut durer 20 minutes à une heure. Pendant que les images sont prises, l'appareil produit un bruit de tambour ou de battement. Le produit radio-opaque utilisé en injection intraveineuse est l'oxyde de gadolinium.   Voir aussi RMN. 
        L'IRMf ou imagerie par résonance magnétique fonctionnelle permet de visualiser en temps réel le fonctionnement des différentes aires cérébrales.      Haut de page

    ISRS
    Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie -  [Angl. : SSRI : Selective serotonin reuptake inhibitor]     Abrév.  Inhibiteur(s)spécifique(s) de la recapture de la sérotonine. * inhibiteur : du latin inhibere [-inhibiteur], retenir ; * séro : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * tonine : du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension. 
        Classe de médicaments antidépresseurs, utilisés dans le traitement de la dépression majeure, dans la prévention de la dépression secondaire dans certains troubles psychiatriques (tels la schizophrénie ou la démence), mais aussi dans les cas de boulimie et troubles obsessifs compulsifs. Ces molécules agiraient directement sur les neurones à sérotonine, puis indirectement sur d'autres systèmes neuronaux.
        Le Prozac et le Deroxat sont les ISRS les plus cités par les médecins généralistes. Actuellement, cesmolécules sont également prescrites dans le traitement des TOC (troubles obsessionnels compulsifs).     Haut de page

    IST    ITS
    Infectiologie, vénérologie, médecine biologique, pharmacologie  -  [Angl. : Sexually transmitted infection]   Abrév.  Infection sexuellement transmissible, Infection à transmission sexuelle  infection : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller ; * sexuellement : du latin sexus, sexualis [sex(o)-, -sexuel], relatif aux sexes mâle et femelle, à la sexualité et à la reproduction ; * transmissible : du latin transmissus, de transmittere [transmettre, transmissible], aller au-delà, permettre le passage, agir comme intermédiaire. 
        Les maladies (ou infections) sexuellement transmissibles (MST) étaient autrefois synonymes de maladies vénériennes et sont aussi appelées MTS ou maladies à transmission sexuelle (du latin venerius, de Vénus [vénér(o)-, -vénérien], déesse de l’amour). Leur caractéristique essentielle est qu'elles sont contractées ou transmises lors de rapports sexuels. Il n'est pas question dans ce paragraphe de les détailler toutes, la plupart d'entre elles étant déjà décrites sous leurs noms.
        Il y a une trentaine d'années, les principales maladies sexuelles étaient
    * la syphilis ou vérole dont le responsable est le tréponème pâle ;
    * la blennorragie ou chaude pisse due au gonocoque de Neisser ;
    * le chancre mou connu aussi sous le nom de chancrelle, dû au bacille Haemophilus ducreyi ;
    * la lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre, dont le germe responsable est une Chlamydia (bactérie).

        Actuellement, les MST ont pris une telle ampleur que ces quatre maladies n'en représentent qu'à peine 15%. Quelques MST d'apparition plus récente :
    * le SIDA ou syndrome d'immunodéficience acquise, identifié en 1982 par l'équipe du Pr. Luc Montagnier (prix Nobel de médecine en 2008), qui est aussi transmissible par la voie sanguine (transfusion sanguine, toxicomanie par injections intraveineuses) ; 
    * l'herpès génital dû au virus HSV2, Herpes Simplex Viridae 2 (ou HHV2) ;
    * l'hépatite B dont le responsable est le VHB (virus de l'hépatite B).
        Il existe bien d'autres MST, comme les candidoses (Chlamydia), les trichomonases (Trichomonas - c'est un protozoaire), les pédiculoses avec pou du pubis ou morpion, sarcopte de la gale (acarien), les mycoplasmoses, entre nombreuses autres, Les personnes les plus touchées par les MST sont celles qui ont de nombreux partenaires sexuels et il est particulièrement important que ces rapports soient protégés (préservatifs) et que les dépistages soient précoces.    Haut de page

    IT
    Hématologie, épidémiologie et santé publique
     -  [Angl. : Transfusion incident]     Abrév.  Incidenttransfusionnel* trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * fusion : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre. 
        Par décision DG n° 2001-50 du 7 mai 2001, l'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) a créé un traitement automatisé d'informations relatives aux incidents transfusionnels. Les informations sont issues de la Fiche d'incident transfusionnel remplie par l'établissement de soins ou de transfusion sanguine.     Haut de page

    IU   IUE
    Chirurgie urologique, chirurgie plastique reconstructrice et esthétique, pharmacologie, kinésiologie kinésithérapie -  [Angl. : Urinary incintinence, Effort urinary incontinence]     Abrév.  Incontinence urinaire, incontinence urinaire d'effort.   * in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * continence : du latin continentia, de continere, contenir ; * urinaire : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
        L'incontinence urinaire touche plus de 2 millions de personnes en France  et concerne 2 femmes pour 1 homme. Il s'agit généralement de petites fuites qui se produisent lorsque la vessie est trop pleine (pression intravésicale supérieure à la résistance du sphincter urétral), quand il y a une déficience des muscles lisses et sphincters, après plusieurs accouchements avec épisiotomie, entre autres.
        Les traitements sont nombreux et dépendent de l'importance de l'IU ou de l'IUE : médicaments, rééducation par kinésithérapie, chirurgie réparatrice. Il existe un certain nombre de méthodes chirurgicales, qui ont toutes pour but defixer le vagin et/ou la vessie et l'urètre. Voir le terme" colposuspension".     Haut de page

    ITI
    Médecine biologique, épidémiologie et santé publique, recherche médicale  [Angl. : Inhibitor of reverse trabscriptase]     Abrév.  Inhibiteurs de la transcriptase inverse. * inhibiteur : du latin inhibere [-inhibiteur], retenir.  
        Issus de la recherche sur les moyens de lutter contre le VIH responsable du SIDA, les ITI sont des molécules qui interviennent dans la cellule pour entraver l'action d'une enzyme virale, la transcriptase inverse, et empêcher ainsi la transcription de l’ARN du virus en ADN viral qui parasite l'ADN de la cellule hôte (LT4).
        Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l'organisme dès les années 80 (AZT) et le début des années 90 (ddI, ddC). La famille s'est agrandie, et l'on compte aujourd'hui près d'une dizaine d'inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).     Haut de page

    ITL (thyroxine)
    Médecine biologique, endocrinologie et métabolisme  [Angl. : Free thyroxine index]     Abrév.  Indice de thyroxine libre. * index : du latin index, indicateur ; * thyro : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.  
       La thyroxine est l'une des hormones synthétisées par les cellules (thyrocytes) des vésicules thyroïdiennes. Appelée également T4 ou tétraiodothyronine, elle est fabriquée à partir de la thyréoglobuline qui fixe 4 atomes d'iode. Elle agit sur le métabolisme cellulaire en augmentant la production d'énergie sous forme d'ATP (adénosine triphosphate). Dans les analyses biologiques, on distingue la T4 libre ou FT4 (Free-T4) et la T4 totale. La FT4 représente environ 0,04% de la T4 totale et ses valeurs de référence sont : de 7,5 à 20 pg/mL (picogrammes par millilitre), soit 9,6 à 25,6 pmol/L (picomoles par litre). Les taux de FT4 augmentent dans les hyperthyroïdies et diminuent dans les hypothyroïdies.    Haut de page

    ITL (tuberculose)
    Médecine biologique, infectiologie  [Angl. : Latent TB infection]     Abrév.  Infection tuberculeuse latente * infection : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller ; * tuberculeuse : du latin médicinal tuberculum, de tuber [tubercul(o)-] petite tumeur ; * latente : du latin latens, -entis, de latere [latent, latente, latence], être caché, qui existe sans manifester sa présence. 
        Par définition, une tuberculose est qualifiée de bacillifère lorsque le malade (en fait, c'est lui qui est bacillifère) présente, à l'examen microscopique, des bacilles tuberculeux dans ses crachats. Ces bacilles sont aussi appelés BAAR : bacilles acido-alcoolo-résistants. Si ces bacilles ne sont plus ou pas présents, la TB est non bacillifère.
        Il est intéressant de noter que les enfants ne sont que très rarement bacillifères. Cependant, lorsqu'un enfant est atteint de tuberculose, le "Guide des conduites à tenir en cas de maladies transmissibles dans une collectivité d'enfants", édité par le Conseil Supérieur d' Hygiène Publique de France en novembre 2003, précise que l'éviction est obligatoire et que l'enfant ne pourra retourner à l'école qu'avec un certificat attestant qu'il n'est plus bacillifère.
        Les spécialistes parlent de TB (tuberculose) infection ou tuberculose latente ou primo-infection, quand le développement d'une immunité cellulaire spécifique, dans laquelle diverses catégories de lymphocytes T jouent un rôle majeur, limite la multiplication bacillaire. Le sujet reste asymptomatique, mais cette TB infection témoigne d'un contact antérieur avec Mycobacterium tuberculosis.
        Elle se traduit par une réaction d'hypersensibilité de type retardé à la tuberculine. La réaction tuberculinique est positive (il y a « virage »), mais elle s'accompagne d'un examen clinique normal, d'une radiographie thoracique normale et d'une bactériologie négative (TB non bacillifère).
        Dans certains cas, la multiplication des bacilles a quand même lieu et la malade passe, rapidement ou après plusieurs années, dans la phase dite de tuberculose active ou tuberculose maladie.    Haut de page

    IVA
    Anatomie, cardiologie, angiologie  [Angl. : Anterior interventricular artery]   Abrév. (artère) InterVentriculaire Antérieure  * inter : du latin inter entre, parmi, utilisé pour indiquer la mise en relation de 2 ou plusieurs choses ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau oudu larynx ; * antérieure : du latin anterior [antér(o)-, antério-], placé devant, plus en avant. 
       Dans le réseau coronarien, l'artère coronaire gauche se sépare en deux branches principales : l'artère circonflexe (abréviation CX) et l'artère interventriculaire antérieure (IVA). Cette bifurcation se fait dans la partie proximale de la coronaire, juste après le tronc commun. L'IVA circule dans le sillon interventriculaire antérieur, jusqu'à l'apex (pointe) du ventricule gauche, et est divisée en trois parties : IVA proximale ou IVA 1, IVA moyenne ou IVA 2 et IVA distale ou IVA 3.     Irrigation du cœur : les artères coronaires       Haut de page

    IVG
    Gynécologie obstétrique -  [Angl. : Abortion]     Abrév.  Interruption volontaire de grossesse.
        Le 17 janvier 1975, Madame Simone WEIL fait voter la loi sur l'interruption volontaire de grossesse. La loi prévoyait un délai de 10 semaines, sauf si la vie de la mère était en danger ou si une amniocentèse permettait de déceler une anomalie génique ou chromosomique grave. Ce délai a été porté à 12 semaines depuis Le 30 mai 2001, date à laquelle Madame Martine AUBRY fait voter une nouvelle loi, qui permet aussi aux mineures de décider une IVG sans l'accord des parents, mais à condition qu'elles soient accompagnées d'un adulte.       Haut de page

    IVRS
    Pneumologie, otorhinolaryngologie, pédiatrie  -  [Angl. : URI ou URTI : Upper respiratory tract infection]     Abrév.  Infection des voies respiratoires supérieures. L'IVRS est l'une des affections rencontrées fréquemment chez les jeunes enfants. Elle affecte essentiellement la sphère ORL et se complique souvent d'otite, de rhume, de sinusite, entre autres. Lorsque l'IVRS évolue défavorablement, elle se propage vers les voies respiratoires inférieures, trachée, bronches et bronchioles, occasionnant la trachéite, la bronchiolite ou la bronchite.   Les voies aériennes supérieures          Haut de page