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Dernière modification : 22-10-2020

Im-, in-     Du préfixe latin in-, privé de. Ces préfixes indiquent aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ils peuvent également signifier "aller vers".


Impacter - Impacteur - Impaction - Impaction chirurgicale - Impaludation - Impaludé - Impétigo - Inappétence - Incompatibilité - Incompatibilité maternofœtale - Incompatibilité pharmacologique - Incompatibilité sanguine - Incontinence - Incontinence anale - Incontinence cardiale - Incontinence fécale - Incontinence postmictionnelle - Incontinence urinaire - Incontinence urinaire d'effort - Incontinence urinaire par impériosité - Incontinence urinaire par regorgement - Incontinence urinaire réflexe - Incubateur - Incubation - Incurable - Incurie - Indésirable (effet) - Indication - Indication thérapeutique - Infarcectomie - Infarctus - Infarctus blanc - Infarctus cérébral - Infarctus du myocarde - Infarctus rouge - Infartectomie - Infertile - Infertilité - Infiltrat - Infiltration - Infirme - Infirmier, ère - Infirmité - Inflammation - Inflammatoire (réaction) - Inflexion - Information médicale - Inhibiteur, trice - Inhibiteur de la pompe à protons - Inhibiteur de la pompe H+ K+ ATPase - Inhibiteur de la pompe ATPasique protons, potassium - Inhibiteur de la pompe à acide - Inhibiteur des récepteurs H2 - Inhibition - Injectable - Injecté - Injecter - Injection - Injection anatomique - Injection déchainante - Injection hypodermique - Injection intraartérielle - Injection intraarticulaire - Injection intracardiaque - Injection intradermique - Injection intramusculaire - Injection intraveineuse - Injection préparante - Injection sclérosante - Injection sous-cutanée - Innocuité - Insensibilité congénitale à la douleur - Insomniaque - Insomnie - Insomnie d'endormissement - Insomnie idiopathique - Insomnie intrinsèque - Intima - Intoxication - Intoxication alimentaire - Intoxication chimique - Intoxication endogène - Intoxication exogène - Intoxication médicamenteuse - Intrinsèque - Involucre -

Impaludation   Impaludé
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Impaludation, Contaminated by the malaria]     N. f.  * im- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * paludo : du latin palus, paludis [palud(o)-, -paludéen], marais ; * ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom.  
    L'impaludation est le fait de contracter le paludisme, soit de façon naturelle par piqûre d'un moustique du genre Anopheles, soit à titre thérapeutique. Cette méthode, actuellement abandonnée, visait à stimuler les défenses naturelles de l'individu sain, auquel on injectait le Plasmodium responsable du paludisme.
    Elle était essentiellement destinée à lutter contre la paralysie générale due au paludisme. Syn. : paludothérapie.  Adj. : impaludé : qualifie un malade atteint de paludisme par piqûre du moustique, ou par paludothérapie.  Le cycle du Plasmodium     Haut de page

Impaction   Impaction chirurgicale   Impacter   Impacteur
Orthopédie, chirurgie orthopédique, traumatologie  -  [Angl. : Impaction, Surgical impaction, To impact, impactor]     N. f.  * im- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * paction : du latin pango, pactum, pactere [-paction], enfoncer, ficher.  
    L'impaction caractérise une fracture particulièrement sévère, avec plusieurs fragments qui s'encastrent les uns dans les autres, ou une rupture avec enfoncement d'un côté et saillie de l'autre. En chirurgie, l'impaction peut être provoquée et consiste à faire pénétrer l'un dans l'autre les deux fragments d'une fracture. Impacter : pratiquer une impaction chirurgicale à l'aide d'un instrument spécifique : l'impacteur.    Haut de page

Impétigo
Dermatologie  -  [Angl. : Impetigo]   N. m.  * impétigo : du latin impetigo, impetiginis, éruption cutanée, de impetere, se jeter sur, attaquer, formé de im-, "aller vers" et de petere, "chercher à atteindre".  
    Le mot impétigo est générique, en ce sens qu'il existe un nombre important de formes d'impétigo : herpétique, granulata, syphilitique, entre autres. Un impétigo est une éruption cutanée contagieuse, généralement due à des bactéries comme les streptocoques, les staphylocoques, et qui se caractérise par la formation de pustules avec des croûtes épaisses. Fréquent chez les enfants, l'impétigo disparaît le plus souvent sans laisser de traces.    Haut de page   

Inappétence
Diététique, psychologie  -  [Angl. : Inappetance]     N. f.  * in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * appétence : du latin appetitus, désir, de appetere [appétit, appétence, appét(o)-], convoiter, avoir envie. 
    Comme le mot appétit, les mots appétence, appétition, appétibilité et le verbe appéter ne sont souvent mis en relation qu'avec l'alimentation : l'appétit et l'appétence sont des désirs de s'alimenter, de manger, alors qu'ils ont un sens plus général. On peut avoir de l'appétit ou de l'appétence pour bien d'autres choses que des aliments, sachant que ces termes signifient aussi "avoir envie de".
    Je cite un dictionnaire : "Satisfaire ses appétits naturels. L'appétit de possession des exploiteurs n'aura jamais de limites. Une femme appétissante dont la fraîcheur et les formes provoquent une attirance sexuelle." Il en va de même de l'inappétence qui signifie le manque d'appétit (syn. anorexie), voire un dégoût pour les aliments, mais aussi un affaiblissement du (des) désir(s) : sexuel, désir de possession...    Haut de page

Incompatibilité   Incompatibilité maternofœtale   Incompatibilité pharmacologique   Incompatibilité sanguine
Médecine biologique, biochimie, hématologie, allergologie  -  [Angl. : Incompatibility, Fetomaternal blood group incompatibility, Pharmacologic incompatibility, Blood (group) incompatibility]     N. f.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * compatible : du latin compati [-compatible, -compatibilité], souffrir avec. 
    En médecine et biochimie, l'incompatibilité est le fait, pour deux ou plusieurs substances, de ne pas pouvoir être mélangées, voire même simplement mises en présence, sans créer un risque plus ou moins grave pour la santé. Quelques exemples parmi les plus connus :

* Incompatibilité maternofœtale (ou fœtomaternelle) : * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus, c’est-à-dire au produit de la conception non encore arrivé à terme mais ayant déjà les formes de l’espèce visibles à l’œil nu ; * maternelle : du latin maternus, de mater [matern(o)-, -maternel], mère. 
    Il peut arriver qu'une mère Rh- (rhésus négatif) porte un fœtus Rh+ (ou Rh D). Ce facteur est inconnu du système immunitaire de la mère. Lors de l'accouchement, il y a généralement contact et mélange du sang du nouveau-né avec celui de sa mère. Même si le nombre de globules rouges du fœtus qui sont passés dans le sang maternel est faible, la mère va fabriquer des AC (anticorps) anti Rh+ qu'elle gardera toute sa vie (programme stocké dans les lymphocytes mémoire).
    C'est lors d'une prochaine grossesse (avec un fœtus Rh+) que les AC maternels (des IgG anti-D) vont traverser la barrière placentaire et détruire les hématies du fœtus, provoquant une hémolyse et ce que les obstétriciens appellent l'ictère néonatal précoce. Pour éviter les problèmes dus à l'action du système immunitaire, on injecte aux mères concernées par cette incompatibilité rhésus, des anticorps anti-D qui vont détruite immédiatement les hématies Rh- présentes dans leur sang, évitant ainsi la fabrication d'AC.

* Incompatibilité pharmacologique : * pharmacologique : >du grec pharmakeia, de pharmakon [pharmac(o)-], remède. 
    L'incompatibilité pharmacologique peut résulter de la prise simultanée de plusieurs médicaments dont le mélange est susceptible de provoquer l'inactivation de l'un ou plusieurs de ces médicaments, ou même la production de molécules toxiques pour l'organisme. C'est la raison pour laquelle il est important de lire attentivement les notices, ou de signaler à son médecin les traitements en cours. En cas de doute, on peut aussi demander l'avis du pharmacien.

* Incompatibilité sanguine : * sang : du latin sanguis, sanguinis, sanguinare [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], liquide rouge qui circule dans les veines et les artères.
    Lorsqu'un corps étranger ou antigène (AG) est introduit dans notre organisme (organe non compatible, sang anisogroupe, bactérie, virus, pollen ...), notre système immunitaire fabrique un anticorps (AC) capable de le neutraliser. Les réactions sont complexes et mettent en jeu de nombreux éléments : polynucléaires, lymphocytes, complément ...  En ce qui concerne le sang, les 4 groupes sont déterminés par la présence ou l'absence de 2 protéines  agglutinogènes, jouant le rôle d'antigènes, à la surface des hématies et appelées A et B.

Particularité : les AC existent de façon naturelle dans le sang. Ce sont les agglutinines a (anti A) et b (anti B). C'est ainsi qu'une personne du groupe A possède la protéine A sur ses hématies et possède également l'agglutinine b (anti B) dans son plasma. Voir tableau. 
Exemple : si l'on transfuse du sang B à un sujet A, ses AC b vont agglutiner le sang B et atteindre du même coup le sang du receveur. C'est l'accident hémolytique (hémo = sang). 
Remarque : Si la quantité de sang à transfuser est importante, (supérieure à 1 litre), et à plus forte raison s'il s'agit d'une exsanguino-transfusion ou d'une circulation extracorporelle, on ne doit pas injecter de sang dont les AC agglutineraient ou revêtiraient les globules du receveur. La transfusion devient alors nécessairement isogroupe

FACTEUR RHÉSUS : même principe que les groupes sanguins, mais totalement indépendant de ces groupes. 85% des humains ont cette protéine (= agglutinogène) et sont Rh+ (DD ou Dd). 15% ne l'ont pas et sont Rh- (dd). On utilise un sérum anti Rh (ou anti D) pour la détermination. À noter cependant que les anticorps anti Rh n'existent pas de façon naturelle dans le sang.  

Remarque : sur les hématies de tous les groupes existe la substance H. Sur un groupe A "fort", (ou B "fort" ou AB "fort"), il y en a très peu => anti H - . Sur un groupe A "faible", il y en a plus => anti H +. Chez une personne O : ni A, ni B => uniquement H => anti H +.   Anti H est + chez tous les O, mais n'est pas caractéristique de ce groupe.  Tableau receveurs - donneurs   Réactions d'agglutination           Haut de page

Incontinence
Urologie, gastroentérologie  -  [Angl. : Incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir. 
   L'incontinence est, de façon générale, l'émission involontaire de matières fécales ou d'urines. Parmi les causes les plus nombreuses, on peut citer la fistule urinaire ou digestive, une lésion du sphincter vésical (de la vessie) ou anal, un prolapsus génital avec cystocèle, des lésions du système nerveux central, entre autres.     Haut de page

Incontinence anale   Incontinence fécale
Gastroentérologie  -  [Angl. : Anal incontinence ; Fecal (or faecal) incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * anale : du latin anulus [an(o)-, -anal], anneau, relatif à l'anus ; * fécale : du latin faeces, de faex [fécal(o)-, fécal], lie (comme un dépôt), relatif aux excréments solides. 
   On parle d'incontinence anale ou fécale lorsqu'il y a, chez un patient, écoulement ou émission par l'anus d'une matière excrémentielle, liquide ou solide, indépendamment de sa volonté ou sans qu'il s'en aperçoive.
   Les causes de cette forme d'incontinence sont nombreuses :
- affection gastroentérologique, comme un cancer de l'anus, du rectum, un fécalome, une diarrhée, la compliance rectale (compliance = vidange) qui ne se fait plus correctement ...
- affection neurologique
- traumatisme obstétrical, dysfonctionnement sphinctérien, entre autres.
    Le traitement dépend de la cause : élimination du fécalome, médicaments antidiarrhéiques, kinésithérapie de rééducation, chirurgie en cas de prolapsus ou de dysfonctionnement sphinctérien.   Le gros intestin ou côlon    Haut de page

Incontinence cardiale
Gastroentérologie  -  [Angl. : Cardial incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * cardiale : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], lui-même du grec tardif kardiakos, cœur ou estomac. 
   Le cardia est un sphincter qui se trouve à la jonction de l'oesophage et de l'estomac. Son rôle est d'empêcher le reflux gastroœsophagien, c'est-à-dire le retour du contenu très acide de l'estomac vers l'œsophage. C'est ce reflux acide qui est responsable des sensations de brûlures. L'incontinence cardiale résulte d'un dysfonctionnement du sphincter cardial. La hernie hiatale est l'une des nombreuses causes de l'incontinence cardiale.    L'estomac       Haut de page

Incontinence urinaire par impériosité    Incontinence urinaire réflexe
Urologie, chirurgie réparatrice  -  [Angl. : Urinary urge incontinence ; Reflex urge incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * impériosité : du latin imperiosus, de imperium, empire, qui s'impose avec le caractère d'une obligation ; * réflexe : du latin reflectere [-réflexe], retourner vers. 
   L'incontinence urinaire par impériosité correspond à des fuites d'urine liées à des contractions non maitrisable du muscle de la vessie. Le besoin d'uriner est d'une telle urgence qu'il ne peut être arrêté par la contraction volontaire du sphincter. L'incontinence urinaire réflexe ne diffère de celle par impériosité, que par le fait qu'elle se produit sans aucune sensation du besoin d'uriner.        Schéma simplifié de l'appareil urinaire        Les sphincters de la vessie      Haut de page

Incontinence postmictionnelle
Urologie, chirurgie réparatrice  -  [Angl. : Post voiding incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * post : du latin post, après, dans le temps et dans l'espace ; * mictionnelle : du bas latin mictio, de mingere [micti(o)-], uriner. 
   L'incontinence postmictionnelle est un écoulement involontaire de gouttes d'urine qui se produit après la miction et est plus connue sous le nom de gouttes retardataires. Ce symptôme est souvent dû à une hypertrophie de la prostate et doit inciter l'homme qui en est atteint, à consulter un urologue.      L'appareil urinaire masculin      Haut de page

Incontinence urinaire
Urologie, chirurgie réparatrice, kinésithérapie  -  [Angl. : Urinary incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * urinaire : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
   L'incontinence urinaire est l'incapacité de contrôler volontairement l'émission d'urine. Il existe de nombreuses formes et de nombreuses causes de cette incontinence : d'effort, postmictionnelle, orthostatique, réflexe, entre autres. Pour plus de renseignements, voir ces différentes définitions.      Schéma simplifié de l'appareil urinaire        Les sphincters de la vessie      Haut de page

Incontinence urinaire par regorgement
Urologie, chirurgie réparatrice, kinésithérapie  -  [Angl. : Overflow incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * urinaire : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
   Cette forme d'incontinence n'est pas due à un dysfonctionnement du sphincter de la vessie. Elle se produit chez des personnes qui font de la rétention d'urine, suite à la présence d'un obstacle à son écoulement normal et volontaire. La vessie se remplit au-delà de ce que peut retenir le sphincter et l'urine s'écoule par regorgement.   Schéma simplifié de l'appareil urinaire        Les sphincters de la vessie     Haut de page

Incontinence urinaire d'effort
Urologie, chirurgie réparatrice, kinésithérapie  -  [Angl. : Stress urinary incontinence]     N. f.   * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier "aller vers" ; * continence : du latin continentia, de continere [continence, continent, e], contenir ; * urinaire : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
   L'incontinence urinaire d'effort ou IUE se traduit par des fuites involontaires d'urine provoquées par des efforts physiques. C'est la pression abdominale, résultant de l'effort et transmise à la vessie, qui ne permet plus au système sphinctérien d'assurer la fermeture de la vessie. D'autres facteurs peuvent intervenir dans cette forme d'incontinence, comme l'état du périnée, des troubles de la statique, par exemple.   Schéma simplifié de l'appareil urinaire        Les sphincters de la vessie     Haut de page

Incubation   Incubateur
Parasitologie, pathologies infectieuses et tropicales, médecine biologique, pharmacologie  -  [Angl. : Incubation ; Incubator]   N. f. ; N. m.   * incubation : du bas latin incubatio, couvaison, du latin classique in- et de cubare, être couché. 
   En médecine, l'incubation (synonyme : temps de latence) est le temps qui s'écoule entre la contamination d'une personne par un germe pathogène et l'apparition de la maladie infectieuse qui en résulte. Ce temps peut varier de quelques jours à plusieurs semaines en fonction des germes responsables. L'incubation désigne aussi, pour une mise en culture d'un germe pathogène ou pour son développement et ses réactions vis-à-vis des antibiotiques (*), le temps qui s'écoule entre la réalisation de la culture et sa mise à l'étuve (ou incubateur) d'une part, le développement de cette culture et l'observation de l'action des antibiotiques d'autre part.

(*) La réalisation d'un antibiogramme est une méthode biologique basée sur la mise en culture des germes éventuellement présents dans un liquide biologique (sang, urine, liquide céphalorachidien) et permettant de déterminer quels antibiotiques peuvent entraver leur développement.
    La méthode la plus courante consiste à placer des disques imprégnés de divers antibiotiques sur une culture de la bactérie examinée et à mesurer, après incubation, le diamètre de la zone d'inhibition de culture autour du disque.  Selon ce diamètre, on dira que la souche est, pour un antibiotique donné, sensible, résistante ou intermédiaire. Pour la technique concernant l'antibiogramme, voir la page "Mise en évidence de l'action d'un antibiotique"    Schéma d'un antibiogramme.     Haut de page

Incurable   Incurie
Médecine générale  -  [Angl. : Incurable, Carelessness, heedlessness]     Adj. et nom  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * curable : du latin cura [-cure, -curie], soin. 
    Adjectif signifiant qu'une maladie ne peut être guérie. On qualifie aussi d'incurable un malade pour lequel il n'y a plus aucun espoir de guérison. Incurie : c'est l'absence totale de soins dans le traitement d'une pathologie. Faire preuve d'incurie signifie un laisser-aller et une négligence manifestes.     Haut de page

Indésirable (effet)
Pharmacologie, toxicologie  -  [Angl. : Unwanted (effect)]     Adj.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * désirable : du latin desiderare, souhaiter la possession, la jouissance ou la réalisation de quelque chose. 
    Les effets secondaires d'un médicament, dont la plupart sont en général indiqués sur la notice, peuvent être inexistants, bénéfiques (c'est le but recherché) ou néfastes. Ces effets indésirables, comme les autres d'ailleurs peuvent être très différents d'un sujet à l'autre, varier en fonction du sexe, du type d'administration (voie orale, sous-cutanée, intraveineuse, rectale ...) L'excipient d'un médicament, généralement choisi pour sa neutralité chimique, peut aussi, dans certains cas, agir sur les effets secondaires.
    Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), un médicament a des effets indésirables quand : la prise du médicament est fatale,  lorsqu'il met la vie du patient en danger, quand ce traitement est susceptible de provoquer un handicap permanent, quand il entraîne l’hospitalisation du patient ou la prolongation de son hospitalisation en cas de surinfection nosocomiale par exemple, quand il favorise une malformation congénitale ou la survenue d’une affection maligne.    Haut de page

Indication   Indication thérapeutique
Pharmacologie, médecine générale  -  [Angl. : Indication, Therapeutic indication]     N. f.  * indication : du latin indicatio, de indicare [-indication], désignation. 
    L'indication, pour un médicament, est le fait qu'il convienne pour guérir telle pathologie. À titre d'exemple, les antibiotiques sont indiqués pour lutter contre le développement des bactéries, ils ne sont pas indiqués contre les virus, car sans action. Le terme indication figure normalement sur la notice de tous les médicaments. On parle aussi d'indication thérapeutique  (du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner) pour tout acte, y compris chirurgical, qui a pour but de soulager une pathologie.     Haut de page

Infarctus   Infarctus du myocarde   Infarctus cérébral   Infarctus blanc   Infarctus rouge   Infarcectomie   Infartectomie
Cardiologie, angiologie, médecine d'urgence, pharmacologie  -  [Angl. : Infarct, infarction, Myocardial infarction (or infarct), Cerebral infarction (or infarct), Anemic infarct, hemorrhagic infarct, Infarctectomy]     N. m.  * infarctus : du latin in- qui a ici le sens de « aller vers » et farcio, farctum ou fartum, bourrer, farcir. 
    Nom générique qui désigne la nécrose (ou mort tissulaire) d'un organe ou d'une partie d'un organe, liée à un arrêt brutal de la circulation artérielle. Un infarctus est dû à l'obstruction de l'artère  vascularisant la région nécrosée, par une thrombose (c'est-à-dire la formation d'un caillot sanguin obstructif), une embolie (migration d'un caillot ou d'un fragment d'athérome venu d'une zone plus en amont), d'un spasme de la couche musculaire de la paroi d'une artère qui en diminue le diamètre de façon importante, entre autres.
    En fait, tous les organes peuvent être atteints, mais certains sont plus "sensibles" du fait de leur importance vitale : cerveau (infarctus cérébral ou AVC - accident vasculaire), myocarde (couche musculaire de cœur), poumon, mais aussi rein, os, rate, intestin ...

    Les médecins distinguent habituellement deux types d'infarctus en fonction du type d'irrigation artérielle de l'organe :
- l'infarctus blanc qualifie un organe qui n'est plus irrigué, c'est-à-dire lorsque la circulation est terminale et assurée par un seul tronc artériel (cœur, rein, cerveau) ;
- l'infarctus rouge quand la circulation artérielle comporte deux troncs et/ou de nombreuses anastomoses entre eux. L'infarcectomie ou infartectomie(du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe) est la résection chirurgicale d'un infarctus.

Infarctus cérébral.
    Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des complications aigües (soudaines) d'une maladie vasculaire, dus à un arrêt de la vascularisation sanguine (ischémie cérébrale) dans un territoire cérébral (infarctus cérébral) ou à la rupture d'un vaisseau (hémorragie cérébroméningée). Ils représentent en France la troisième cause de mortalité et la première cause d'invalidité. Leur manifestation la plus habituelle est l'hémiplégie (paralysie d'un hémicorps).
    Dans le langage populaire, un AVC est aussi appelé "attaque"  ou "congestion cérébrale". Le nombre de nouveaux cas annuels est évalué à 100 000 pour la France, et il y a 35 000 récidives annuelles chez d'anciens malades. Le nombre de personnes atteintes d'AVC est estimé en France à 500 000. Ils sont un peu plus fréquents chez l'homme (4 hommes pour 3 femmes), surviennent plus souvent en hiver. Le nombre de cas augmente avec l'âge, l'incidence étant de 40 pour 1000 au-delà de 85 ans. 
    La lésion cérébrale entraîne des déficiences variées. Si le déficit moteur est le plus habituel, d'autres troubles sont observés : troubles de la sensibilité, atteintes variées des fonctions cognitives (langage, compréhension, mémoire, perception du temps et de l'espace...).

Infarctus du myocarde
    C'est la nécrose d'une partie plus ou moins importante du muscle cardiaque ou myocarde, résultant d'une obstruction brutale d'une artère coronaire. Privées de sang et d'oxygène, les cellules cardiaques meurent et libèrent leurs enzymes qui détruisent le territoire environnant. La cause la plus fréquente de l'infarctus du myocarde est la formation d'un thrombus (caillot) sur une plaque d'athérome située contre la paroi de l'artère coronaire. Il existe souvent des signes annonciateurs tels l'angor ou angine de poitrine, douleurs parfois paroxysmiques avec sensation d'être pris dans un étau, au niveau du sternum, du bras gauche et jusque vers la mâchoire.
    Ces crises se reconnaissent au fait qu'elles ne durent généralement pas plus de 2 à 3 minutes, alors que pour l'infarctus, les douleurs sont du même type, mais avec des crises de 30 minutes à une heure, parfois plus. Le diagnostic est fait par dosage dans le sang des enzymes cardiaques (augmentation de la créatine-kinase) et par un électrocardiogramme qui met en évidence la souffrance cardiaque par des ondes Q de nécrose.
    Le traitement doit être hospitalier et consiste en l'injection de thrombolytiques qui vont dissoudre le caillot (streptokinase ou urokinase) et en l'administration de trinitrine qui a un puissant effet vasodilatateur. Autres médicaments souvent associés : bêtabloquants, aspirine, héparine. Après diagnostic et traitement, une angioplastie peut être décidée si l'état de l'artère le permet.     Haut de page

Infertilité   Infertile
Médecine générale, gynécologie, andrologie  -  [Angl. : Infertility ; Infertile ]   N. f. ; Adj.  * infertilité, infertile : du bas latin infertilis, qui ne peut se reproduire.
    L'infertilité est l'impossibilité, le plus souvent passagàre ou temporaire, de se reproduire. L'adjectif infertile caractérise donc une personne qui présente cette difficulté, mais cela ne signifie pas qu'elle est stérile, c'est-à-dire définitivement dans l'incapacité de se reproduire.     Haut de page

Infiltration    Infiltrat
Médecine générale, pharmacologie, algologie  -  [Angl. : Infiltration ; Infiltrat]   N. f. ; N. m.  * infiltration, infiltrat : du latin populaire infiltrare, de in-, "aller vers" et de filtrum, s'écouler en passant à travers.
    On définit l'infiltration comme l'envahissement d'un tissu, d'un organe, par un liquide organique, un médicament liquide injecté, un gaz, une tumeur, qu'elle soit bénigne ou maligne, voire par d'autres cellules, comme les adipocytes par exemple. L'infiltrat est ce qui infiltre un tissu. Le mot infiltration désigne aussi, par le but analgésique recherché, l'injection d'un liquide médicamenteux au contact d'un nerf ou de ganglions pour interrompre momentanément leurs fonctions.      Haut de page

Infirme    Infirmité
Médecine générale, neurologie, génétique -  [Angl. : Infirm, disabled ; Infirmity]   Adj. et nom / N. f.  * infirme, infirmité : du latin infirmus, faible.
    Une personne infirme (cet adjectif est aussi utilisé comme substantif) est atteinte d'infirmité, c'est-à-dire qu'elle a perdu une partie de son intégrité corporelle, motrice ou psychique, suite à un traumatisme ou à cause d'une affection génétique. Syn. : handicapé(e), invalide.      Haut de page

Infirmier, ère
Médecine générale, épidémiologie et santé publique -  [Angl. : Nurse]   N. f.  * infirmière : ce mot résulte de la réfection d'après le latin infirme, de l'ancien français enfermier, personne qui soigne les malades sous la direction d'un médecin ; le féminin désigne aujourd'hui une profession médicale organisée, soumise à des diplômes. 
    Extrait du site cidj.com : " Au sein de l’hôpital, l’infirmier ou l'infirmière est un maillon important de l’équipe médicale. Il doit être capable d’apporter son concours à l’élaboration d’un diagnostic.
    Il procède aux soins spécifiques et d’hygiène nécessités par l’état de santé du malade : prise de la tension et de la température, pose de pansements, prélèvements sanguins et injections, préparation et distribution des médicaments, préparation du patient pour le bloc opératoire... L'infirmier assure également des tâches administratives : suivi des dossiers médicaux...
    Il fait le lien entre le malade et le milieu hospitalier. Il se doit d’être à l’écoute, de rencontrer les familles, d’assurer un accompagnement et un suivi psychologique. Le métier est éprouvant physiquement et psychologiquement.

   L’organisation du travail implique une présence permanente auprès des malades. Le travail de nuit et pendant le week-end est une des caractéristiques du métier.
   Si 85 % des infirmiers travaillent en hôpital, établissement public ou privé, certains ouvrent un cabinet en libéral (2 000 à 3 000 par an) d'autres exercent dans les établissements scolaires, dans des structures de médecine du travail ou d'autres types de structures (maisons de retraite, centres de réadaptation, centres anti-cancéreux ou de soins palliatifs...). Le métier est très féminisé : 87 % des infirmiers sont des femmes. "      Haut de page

Inflammation   Inflammatoire (réaction)
Immunologie allergologie, algologie  -  [Angl. : Inflammation, Inflammatory reaction]     N. f.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * flamme : de flamma, gaz incandescent qui se dégage d'une matière en combustion ; * ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom ou ; * inflammation : du latin inflammatio, s'enflammer. 
    On qualifie d'inflammation un ensemble de phénomènes réactionnels qui se produisent en un point donné, à la suite d'une irritation ou du développement d'un agent pathogène. Les quatre symptômes "classiques" de l'inflammation locale sont : chaleur, rougeur, douleur, gonflement ou tuméfaction.
    L'une des premières réactions est la dilatation des capillaires sanguins et l'accélération de la circulation capillaire. Il en résulte la rougeur et l'augmentation locale de la température. La transsudation, sortie normale de plasma à travers les parois très fines, s'accélère et entraîne la formation d'un œdème. L'augmentation de la pression due à cet œdème est l'un des facteurs qui stimule les terminaisons nerveuses.
    Dans le cas d'une infection microbienne, les toxines libérées sont aussi un facteur d'excitation. Dans la majorité des cas, le stimulus initial provoque le destruction ou l'altération de cellules particulières : les mastocytes et/ou les granulocytes basophiles (ce sont des globules blancs qui se colorent avec des colorants basiques) qui ont alors la particularité de libérer de l'histamine.

    Une véritable réaction en chaîne se produit alors : arrivée massive de granulocytes neutrophiles, puis de monocytes qui se transforment en macrophages. Le rôle de ces dernières cellules est de "nettoyer" par phagocytose les restes de cellules lésées et les microorganismes pathogènes. Elles libèrent aussi des substances pyrogènes capables de faire monter la température corporelle (fièvre).    Haut de page

Inflexion
Anatomie, nombreuses disciplines -  [Angl. : Inflexion]   N. f.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * flexion : du latin classique flexio, de flexum, mouvement par lequel une chose ou une partie du corps fléchit. 
   Le mot inflexion peut signifier courbe ou déviation d'un organe, mais aussi changement du ton de la voix, déviation vers le côté du tronc du bébé pendant un accouchement par le siège, entre autres.     Haut de page

Information médicale
Spécialité médicale -  [Angl. : Medical information]   N. f.  * médicale : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine. 
   L'information médicale est une spécialité médicale qui est apparue il y a une quinzaine d'années. Les médecins qui l'exercent sont appelés "médecins DIM" (Département d'Information Médicale).
    Depuis l'apparition du PMSI (Programme de Médicalisation du Système d'Information) les médecins DIM sont chargés de recueillir, contrôler, et transmettre toutes les informations médicalisées structurées et codées depuis les établissements d'hospitalisation vers les organismes payeurs et contrôleurs. Ce programme a permis la mise en place récente de la tarification à l'activité pour les établissements publics et privés.    Haut de page

Inhibiteur de la pompe à protons   Inhibiteur de la pompe H+, K+, ATPase   Inhibiteur de la pompe ATPasique protons, potassium   Inhibiteur des récepteurs H2   Inhibiteur de la pompe à acide
Gastroentérologie, endocrinologie et métabolisme, pharmacologie  -  [Angl. : Proton pump inhibitor, H+- K+ ATPase pump inhibitor, ATPasic proton potassium pump inhibitor, H2 receivers inhibitor, Inhibitor of acid pump]     N. m.  * inhibiteur : du latin inhibitio, opposition, défense, de inhibere, retenir. 
    Pour bien comprendre comment fonctionnent les inhibiteurs et antagonistes de la pompe à protons, (syn. pompe H+ K+ ATPase, pompe ATPasique protons, potassium, pompe à acide) il est nécessaire de connaître le fonctionnement de la pompe à protons. Voir pompe à protons. Il existe 2 façons d'inhiber la production acide des cellules pariétales de l'estomac :
- en agissant directement sur les récepteurs H2 à histamine ou
- en bloquant la pompe à protons.

* Les antagonistes (principes actifs) des récepteurs H2 à histamine sont la cimétidine (Ex. Stomédine ®), la ranitidine (Ex. Azantac ®, Raniplex ®), la famotidine (Ex. Pepcidac ®, Pepdine ®) la nizatidine. En se fixant sur les récepteurs H2 à la place de l'histamine, ces molécules bloquent la chaîne des réactions qui aboutit au transfert des H+ et à la fabrication d'acide chlorhydrique.

* Les inhibiteurs de la pompe à protons comme l'oméprazole (Ex. Mopral ®), le lanzoprazole (Ex. Ogast ®, Lanzor ®) ou le pantoprazole (Ex. Inipomp ®) agissent directement sur la protéine transmembranaire pompe H+ / K+ - ATPase, empêchant ainsi l'acidification su suc gastrique.
    Ces anti-H2 et inhibiteurs de la pompe à protons sont utilisés pour réduire l'acidité gastrique dans plusieurs pathologies, comme le RGO ou reflux gastroœsophagien, les ulcères œsophagiens, gastriques et duodénaux, entre autres.    Haut de page

Inhibition   Inhibiteur, trice
Médecine générale, soins infirmiers, nombreuses spécialités  -  [Angl. : Inhibition ; Inhibitor]     N. f. ; Adj.  * inhibition : du latin inhibitio, inhibere [-inhibiteur], retenir. 
    * L'inhibition est la diminution de l'activité d'une cellule ou d'un organe : cellule sécrétrice, neurone, fibre musculaire, sous l'action qualifiée d'inhibitrice d'un influx nerveux ou d'une hormone. Une telle inhibition peut aller jusqu'au blocage, à l'arrêt complet d'un processus psychologique. En biochimie, une action ou une substance inhibitrice, peuvent ralentir considérablement la vitesse d'une réaction.
    * Les adjectifs inhibiteur (utilisé aussi comme substantif), inhibitrice, caractérisent ce qui est capable de ralentir une action biologique ou physiologique.    Haut de page

Injectable   Injecté    Injecter   Injection
Médecine générale, soins infirmiers, nombreuses spécialités  -  [Angl. : Injectable ; Injected ; Injection]     Adj. ; Adj. ; Verbe ; N. f.  * inject(o)- : du latin injectare [injection], introduire par jet, par pression un liquide, un gaz dans un organisme, de in-, aller vers et de jacere, jactus, jeter. 
    * En médecine et soins paramédicaux, l'injection désigne l'action d'introduire sous pression un liquide ou un gaz dans un organe, un tissu, une cavité naturelle et, par métonymie, le produit injecté.
    * On qualifie d'injectable toute substance, solution, préparation magistrale, préparée pour être injectée dans un patient.
    * Le verbe injecter désigne le fait, pour un médecin ou une infirmière, d'introduire à l'aide d'une seringue, une solution médicamenteuse dans un muscle, une veine, une artère d'un patient.
    * L'adjectif injecté qualifie un produit médicamenteux qui a été introduit avec une seringue dans un organisme, mais aussi un organe ou un tissu qui est anormalement ou passagèrement rempli d'un liquide inhabituel. Ex. un œil injecté de sang.    Haut de page

Injection anatomique   Injection déchainante   Injection hypodermique   Injection intraartérielle   Injection intraarticulaire  Injection intracardiaque   Injection intradermique   Injection intramusculaire   Injection intraveineuse   Injection préparante   Injection sclérosante   Injection sous-cutanée
Médecine légale, soins infirmiers, études médicales  -  [Angl. : Anatonomical injection ; Releasing injection ; Hypodermal injection ; Intraarterial injection ; Intraarticular injection ;   Intracardiac injection ; Intradermal injection ; Intramuscular injection ; Intravenous injection ; Preparatory injection ; Sclerosing injection ; Subcutaneous injection]     N. f.  * injection : du latin injectare [injection], introduire par jet, par pression un liquide, un gaz dans un organisme, de in-, aller vers et de jacere, jactus, jeter. 
   Sans trop entrer dans les détails, ce paragraphe a pour seul but de décrire succintement les principales formes d'injections pratiquées par les médecins et le personnel soignant. Tous ces actes se pratiquent bien évidemment en respectant strictement les règles d'aseptie propres à chacun d'eux.
* Injection anatomique - du latin anatomia, du grec anatemnein [anatom(o)-], disséquer - Il s'agit d'injections de produits traçants dans un organe, un muscle ou le système artériel, veineux ou lymphatique d'un cadavre, avant sa dissection.
* Injection déchaînante - Injection préparante - * - : du préfixe latin de [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * chaîne : du latin catena, composé de maillons - Lorsqu'un organisme a été sensibilisé (par une injection préparante) à un antigène, on appelle injection déchaînante, celle qui déclanche l'accident anaphylactique.
* Injection hypodermique ou injection sous-cutanée - * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * dermique : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau - C'est une injection simple et "classique" qui consiste à injecter le produit médicamenteux dans l'hypoderme, couche inférieure du derme, après avoir formé un pli avec la peau.
* Injection intraartérielle (anc. orth. intra-artérielle) - * intra : du latin intra à l’intérieur ; * artérielle : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes - Pratiquée bien plus rarement, elle est réservée à certains traitements ou interventions et reste une affaire de spécialistes : aseptie rigoureuse (bétadine p. ex.), compression, entre autres. Quelques exemples : injection d'un vasodilatateur en cas d'artérite, d'un thrombolytique pour dissoudre un caillot, d'une chimiothérapie en traitement localisé d’un cancer.
* Injection intraarticulaire - * intra : du latin intra à l’intérieur ; * articulaire : du latin articulus [articul(o)-, -articulaire], articulation - Appelée plus classiquement infiltration, cette injection est très souvent réservée au traitement d'une affection rhumatologique. Du fait que le produit, généralement un corticoïde, se retrouve directement dans l'articulation, son efficacité s'en trouve grandement renforcée. D'autres produits peuvent être injectés de cette façon, comme les anesthésiques locaux et les produits de viscosupplémentation utilisés dans certain type d'arthrose.
* Injection intracardiaque - * intra : du latin intra à l’intérieur ; * cardiaque : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur - Il s'agit généralement d'une injection d'adrénaline ou de chlorure de sodium, directement dans la cavité ventriculaire, à travers le myocarde. Cette injection d'extrême urgence est pratiquée dans les arrêts cardiorespiratoires, associée au massage cardiaque et au défibrillateur.
* Injection intradermique - * intra : du latin intra à l’intérieur ; * dermique : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau - Pratiquées pour des injections de faible volume (inférieur à 1 mL), les injections intradermiques sont essentiellement destinées à l'intradermoréaction dans le dépistage de la tuberculose ou la recherche de positivité à la vaccination antituberculeuse (BCG).
* Injection intramusculaire - * intra : du latin intra à l’intérieur ; * musculaire : du latin musculus [muscul(o)-], petite souris. - L'injection intramusculaire, généralement dans le quart supéroexterne de la fesse, est utilisée pour des médicaments ne pouvant pas être injectés rapidement par voie veineuse. Elle est moins utilisée actuellement, notamment chez les personnes sous anticoagulants, à cause de ses risques hémorragiques.
* Injection intraveineuse - * intra : du latin intra à l’intérieur ; * veineuse : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines. - L'injection intraveineuse est pratiquée lorsque le médicament, le marqueur, la drogue, doit agir rapidement. Les sites les plus souvent utilisés sont les veines du pli du coude, celles de l'avant-bras ou du dos de la main.
* Injection sclérosante - * sclérosante : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur. C'est l'injection dans un vaisseau, d'une substance qui va provoquer l'oblitération de ce vaisseau. Ces injections sclérosantes sont réservées aux traitements des pathologies variqueuses, donc des varices des veines, mais aussi pour certains angiomes (ou taches de vin).   Haut de page

Innocuité
Pharmacologie, allergologie immunité, toxicologie  -  [Angl. : Innocuous, harmlessness]     N. f.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; : du latin nocivus, de nocere [noci-, nocie], nuire, douleur, mais aussi du latin innocuus, inoffensif. 
    L'innocuité est la qualité de ce qui n'est pas nuisible et se rapporte le plus souvent à un médicament.   Haut de page

Insomnie   Insomnie d'endormissement   Insomnie idiopathique   Insomnie intrinsèque   Insomniaque
Neurologie, psychologie psychiatrie, pharmacologie  -  [Angl. : Insomnia, Sleep insomnia, Idiopathic insomnia, Intrinsic insomnia, Insomniac]     N. f.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * somnie : du latin somnus [somn(o), -somnie], sommeil. 
    L'insomnie est l'insuffisance ou l'absence de sommeil, qui ne permettent pas une bonne réparation. Le sommeil est entrecoupé de réveils, d'éveils précoces.
* L'insomnie d'endormissement est la forme la plus importante de ces troubles du sommeil. Le sujet ne s'endort pas avant plusieurs heures, conséquence d'un état anxieux, d'une mauvaise hygiène de vie (alcoolisme, tabagisme, repas trop important ou pris trop tard ...)
    Cette forme d'insomnie peut aussi se manifester dans la deuxième partie de la nuit, après 3 heures du matin : le sujet se réveille anxieux ou dominé par des pensées obsédantes, puis finit sa nuit par un sommeil de mauvaise qualité. Il peut être la cause de céphalées pendant la journée, d'irritabilité, de somnolences. Le SAS ou syndrome d'apnée du sommeil peut aussi être à l'origine d'insomnie.

* L'insomnie idiopathique est une forme rare qui se manifeste dès la naissance et qui est une forme d'insomnie intrinsèque. Cette forme de trouble du sommeil provient vraisemblablement d'un dysfonctionnement neurologique du système veille - sommeil. Adj. insomniaque : qui est atteint d'insomnies.   Haut de page

Insensibilité congénitale à la douleur
Génétique, algologie  -  [Angl. : Congenital insensitivity to pain]     N. f.  * in : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; * sensibilité : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir. 
    Le fait de ressentir la douleur lors d'agressions du milieu extérieur ou suite à un dysfonctionnement à l'intérieur de notre corps, représente un moyen d'information et donc de défense particulièrement efficace, puisque c'est elle qui va mettre en route des mécanismes réflexes et des comportements destinés à nous protéger.
    Un nombre restreint de personnes (environ une centaine connue dans le monde) sont atteintes d'ICD ou analgésie congénitale, c'est-à-dire que dès leur naissance, leur perception des sensations douloureuses est considérablement altérée, alors que les sensations non douloureuses (tactiles par ex.) sont normales. En réalité, l'ICD est une neuropathie sensitive héréditaire ou NSH dont il existe plusieurs formes, classées selon les auteurs en quatre ou cinq types.   Haut de page

Intima
Anatomie, angiologie  -  [Angl. : Intima]     N. f.  * intima : du latin intimus, ce qui est le plus en-dedans, au fond, superlatif de interior, intérieur. 
   Dans la structure d'un vaisseau sanguin, veine ou artère, l'intima est la couche ou tunique la plus interne.
* Une veine est un vaisseau sanguin qui assure la circulation de retour, des capillaires jusqu'au cœur (entrée dans l'oreillette droite par les veines caves supérieure et inférieure). Plus nombreuses que les artères, certaines d'entre elles présentent des replis : les valvules, qui ont pour rôle de favoriser le reflux du sang, notamment dans les membres inférieurs.
    C'est la dilatation excessive de ces valvules qui provoque les varices. Des veines profondes suivent le trajet des artères, mais la plupart d'entre elles sont superficielles (visibles sur le dos de la main et la face interne du poignet, par exemple). Elles sont composées de 3 tuniques : intima (interne), media (moyenne) et externa (externe ou adventice). Elles n'ont pas le même tonus que les artères : une veine sectionnée s'affaisse, alors qu'une artère garde une section circulaire.    Coupe transversale d'une veine  
* Une artère est un vaisseau sanguin qui conduit le sang des ventricules à tous les organes du corps et qui permet l'alimentation de toutes les cellules en dioxygène et en nutriments. Formées de 3 couches ou tuniques, les artères possèdent des fibres musculaires lisses qui leur permettent de changer de diamètre. Grâce à cette propriété, elles peuvent supporter l'importante pression sanguine générée par les puissantes contractions ventriculaires.
    L'artère pulmonaire fait sortir le sang du cœur par le ventricule droit et l'amène aux poumons où il perd son dioxyde de carbone et se recharge en dioxygène. La plus grosse artère de notre corps est l'aorte qui part du ventricule gauche puis distribue le sang oxygéné à tout le corps. Les échanges essentiels se font au niveau des capillaires, formés d'une seule couche de cellules, vaisseaux intermédiaires entre les artères et les veines.
    Le Doppler (ou écho-Doppler) qui utilise les ultrasons et l'angiographie (ou artériographie), avec rayons X et injection d'un produit radio-opaque, demeurent aujourd'hui encore les examens de base pour estimer l'état du système artériel.  Structure d'une artère     Haut de page

Intoxication   Intoxication alimentaire   Intoxication endogène   Intoxication exogène   Intoxication médicamenteuse   Intoxication chimique
Gastroentérologie, pharmacologie, médecine biologique  -  [Angl. : Intoxication, Alimentary intoxication, Endogenous intoxication, Exogenous intoxication, Drug intoxication, Chemical intoxication]     N. f.  * in- : du préfixe latin in-, privé de, indique aussi le contraire, la négation ; selon les mots, ce préfixe peut aussi signifier « aller vers » ; * toxico : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison. 
    L'intoxication est synonyme d'empoisonnement. Les causes peuvent être particulièrement nombreuses, tant il existe de substances susceptibles de provoquer une intoxication. Parmi les plus fréquentes et les plus connues, les intoxications alimentaires, chimiques et médicamenteuses (il y en a d'autres). En règle générale, on distingue les intoxications exogènes, dues à des substances potentiellement toxiques introduites dans l'organisme et les intoxications endogènes qui résultent de substances produites dans l'organisme (microorganismes toxiques par ex.) ou même par l'organisme en cas de dysfonctionnement d'un ou plusieurs organes (foie, reins, entre autres).

* Intoxication alimentaire : tout aliment dégradé est susceptible de provoquer une intoxication plus ou moins sévère, et les responsables sont le plus souvent des germes bactériens. On peut également dans ces intoxications alimentaires les intolérances à des constituants tels le lactose, le gluten ... du fait des allergies aux conséquences parfois graves qu'ils peuvent provoquer.

* Intoxication médicamenteuse : elles sont encore relativement fréquentes chez les personnes qui pratiquent l'automédication, évitant ainsi le double contrôle habituellement exercé par le médecin prescripteur et le pharmacien qui délivre les médicaments. Ces intoxications peuvent être particulièrement graves si le patient cumule des médicaments incompatibles.

* Intoxication chimique : il s'agit d'accidents domestiques tels les ingestions accidentelles de produits d'entretien toxiques (eau de Javel, soude caustique, acides ...) mais aussi d'intoxications professionnelles par inhalation, contacts cutanés.    Haut de page

Intrinsèque
Physiologie  -  [Angl. : Intrinsic]     Adj.  * intrinsèque : du latin scolastique intrinsecus, au-dedans, à l’intérieur de lui-même ou d’un tissu, d’un organe. 
    Cet adjectif qualifie ce qui est propre à un tissu ou à un organe. Ex. muscles intrinsèques de la langue qui sont situés à l'intérieur de la langue ; l'innervation intrinsèque du cœur désigne les nerfs qui sont situés à l'intérieur même du cœur.     Haut de page

Involucre
Ostéologie, infectiologie  -  [Angl. : Involucrum]     N. m.  * involucre : du latin involucrum, enveloppe, couverture, de involvere, faire rouler sur.
   Un involucre est une couche de néoformée osseuse à l'extérieur d'un os existant, qui résulte de l'arrachement du périoste par l'accumulation de pus dans l'os. Le périoste détaché continue à former du tissu osseux. Cette situation se rencontre dans l'ostéomyélite, infection plus ou moins grave de la moelle osseuse qui suppure. Le responsable est le staphylocoque doré. Que la forme soit aigüe ou chronique, il s'agit toujours d'une affection grave.   Haut de page