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Dernière modification : 28-10-2020

Abréviations - L     Signification


LA - LAL - LAM - LANL - LASER - LASIK - LB agar - LB (milieu) - LBA - LCA - LCAE - LCAT - LCH - LCP - LCPI - LCR - LCS - LDH - LDH1 - LDH2 - LDH3 - LDH4 - LDH5 - LDL - LDL-C - LEAD - LED - LET - LF - LFCELH (1) - LH (2) - LIP - LLC - LLE - LLI - LMC - LMH - LMNH - LNHLP - LRBI - LSD - LSD 25 - LTD - LTH - LUC - LVP -

LA
Algologie, anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : LA - Local anaesthesia ou anesthesia]   Abrév.  En français : Anesthésie locale.   * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio, esthésie], sensation, perception. 
    L'anesthésie locale, ou locorégionale a pour but l'insensibilisation d'un territoire donné et limité. On distingue essentiellement l'anesthésie locale transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les anesthésiques locaux ou locorégionaux bloquent les canaux sodium (Na+) des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique. La conduction nerveuse est bloquée, donc le message de la douleur, de façon réversible.
    Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres. La lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples :
* TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ;
* LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ;
* Crème EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile ; Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.

    L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la peau est saine) et de son épaisseur. À noter que sur une muqueuse, la vitesse d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la distension douloureuse et traumatisante des tissus.
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LAL   LAM
Cancérologie, hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Acute lymphoblastic leukaemia (or leukemia), Acute myeloblastic leukaemia (or leukemia)]   Abrév.  Leucémie Aiguë Lymphoblastique, Leucémie Aiguë Myéloblastique.  * leuco :
du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * aiguë : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * myélodu grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle. ; * blasto : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
   C'est le type de leucémie le plus fréquent chez l'enfant. Près de 75 % des enfants atteints de leucémie en sont affectés. Ce type de leucémie atteint d'ailleurs une plus grande proportion de garçons que de filles. La leucémie aiguë lymphoblastique apparaît lorsque le corps produit trop de cellules appelées « lymphocytes ». Ces cellules  demeurent immatures (au lieu de devenir matures et de protéger le corps contre les infections) et portent alors le nom de « blastes ».
    Les blastes envahissent la moelle osseuse (blastose) et affectent rapidement les globules blancs, les globules rouges et les plaquettes. Les personnes qui souffrent de leucémie aiguë lymphoblastique montrent des symptômes souvent associés au rhume ou à la grippe, ce qui retarde parfois le diagnostic de la leucémie.

    La réduction du nombre de globules rouges se manifeste par la pâleur de la peau, la fatigue, une faiblesse générale, des maux de tête et une perte d'énergie et d'appétit. La prolifération de globules blancs anormaux entraîne une réduction du nombre de plaquettes, ce qui affecte la fonction de coagulation, favorisant les ecchymoses ou « bleus » et les saignements. Ces symptômes augmentent à mesure que les blastes se multiplient dans la moelle osseuse et se déversent dans le sang.
    Le diagnostic se fait à l'aide d'un hémogramme, un examen médical qui permet de détecter la présence de blastes dans le sang. Le diagnostic est confirmé par une ponction de la moelle osseuse et la constatation de son envahissement par les blastes. Forme très voisine : LAM ou leucémie aiguë myéloblastiqueSchéma d'un blaste (entouré de globules rouges)    Haut de page

LANL
Cancérologie, hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Acute non-lymphoblastic leukaemia (or leukemia)]   Abrév.  Leucémie Aiguë Non Lymphoblastique* leuco :
du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * aiguë : du latin acutus [aigu, aiguë], effilé, pointu ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * blasto : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. 
    Certaines maladies sanguines peuvent se transformer au cours de leur évolution en leucémie aiguë. C'est le cas des syndromes myéloprolifératifs chroniques et en particulier de la leucémie myéloïde qui se transforme toujours en leucémie aiguë. Il en est de même pour les myélodysplasies qui correspondent à un ensemble assez hétérogène d'états hématologiques caractérisés par une insuffisance médullaire  ou dysmyélopoïèse. Ces états se transforment avec une fréquence et une vitesse variable en LANL. Le pronostic des leucémies aigües secondaires est très mauvais.    Haut de page

LASER
Dermatologie, ophtalmologie, chirurgie générale
  -  [Angl. : LASER - Light amplification by stimulated emission of radiation]   Abrév.  En français : * LASER : lumière amplifiée par émission stimulée de radiation (rayonnement). 
    Faisceau de lumière de forte intensité, émis dans l'infrarouge ou dans les longueurs d'ondes de la lumière visible. Selon le type de laser utilisé, on peut sectionner, coaguler, polymériser, vaporiser etc...       Haut de page

LASIK
Anatomie, ophtalmologie, chirurgie ophtalmique  -  [Angl. : Laser Assisted Intrasomal Keratomileusis]   Abrév.  Laser Assisted Intrasomal Keratomileusis .
      La cornée * cornée :
du latin cornea tunica [cornée], partie antérieure transparente de l’œil est une membrane fibreuse, résistante et transparente, qui fait suite à la sclérotique (ou blanc de l'œil) et qui constitue la paroi avant de la chambre antérieure de l'œil. La jonction entre sclérotique et cornée est appelée limbe sclérocornéen. Une particularité importante de la cornée : elle ne possède aucun vaisseau sanguin et ses échanges nutritionnels et gazeux sont assurés par l'air et le film lacrymal pour les échanges gazeux et les sels minéraux, par l'humeur aqueuse côté intérieur. La cornée n'étant pas recouverte par la conjonctive dans sa zone centrale, constitue le premier milieu transparent de l'œil, mais aussi la première lentille. Elle joue donc un rôle optique et protecteur très important.
    Pour comprendre les interventions de chirurgie ophtalmique pratiquées sur la cornée, il faut en connaître au moins sa structure simplifiée. Elle est formée de 5 couches ; de l'extérieur vers l'intérieur :
* la couche épithéliale, constamment irriguée par le film lacrymal et elle-même constituée de plusieurs couches de cellules
* la membrane élastique antérieure, connue aussi sous le nom de membrane de Bowman ou membrane de Reichert
* la couche de substance propre
* la couche basale postérieure ou membrane de Descemet
* la couche endothéliale qui représente l'essentiel de l'épaisseur de la cornée (environ 0,5 mm). 

      Pour corriger certaines anomalies comme la myopie, la presbytie, l'hypermétropie, l'astigmatisme, les ophtalmologistes utilisent la chirurgie dite réfractive qui a pour but de modifier ou "surfacer" la courbure de la cornée. Sans entrer dans les détails, voici les principales phases de l'opération dite méthode LASIK  - ou procédé LASIK (il y a plusieurs variantes de cette méthode en fonction du matériel utilisé). LASIK = Laser ASsisted Intrasomal Keratomileusis
- Un volet cornéen ou corneal flap est découpé en ménageant une charnière, soit manuellement avec un microkératome, soit sans intervention manuelle, grâce à un laser femtoseconde (tous les centres pratiquant le LASIK n'en sont pas équipés) qui émet des tirs de 10- 15 s.
- Le laser Excimer (terme formé par Exc[ited] et [d]imer) effectue la modification de la courbure en aplanissant la cornée par photoablation.
- Le volet épithélial est remis en place, tient tout seul et permet une récupération visuelle très rapide (le lendemain). Ces nouvelles techniques "tout laser" se font sous anesthésie locale et ont considérablement réduit la douleur liée à l'utilisation du microkératome.     Schéma de l'œil normal      Haut de page

LB   LB agar  
Médecine biologique, microbiologie  -  [Angl. : Luria Bertani or Lysogeny Broth]   Abrév.  Luria Bertani ou Lysogeny Broth.  
    Pour la petite histoire, le milieu LB est appelé à tort milieu Luria Bertani, du nom de 2 biologistes qui ont eu leurs heures de gloire dans les années 1940 à 50 : Salvador LURIA et Giuseppe BERTANI. Selon les dires de l'un d'eux il s'agit d'une confusion, les lettres LB signifiant à l'origine Lysogeny Broth, c'est-à-dire bouillon de culture pour l'étude de la lysogénie.
    Mais dans la plupart des publications scientifiques, milieu LB est aujourd'hui synonyme de milieu Luria Bertani. En principe, il s'agit d'un milieu liquide. Pour un milieu solide, on utilise "LB agar", c'est-à-dire le même que précédemment auquel on additionne 15 à 20 g de gélose (agar agar) selon le résultat désiré. Le milieu ainsi gélosé est placé en étuve à 121°C pendant 20 minutes, puis laissé à refroidir jusqu'à 50°C environ (*) avant d'être coulé en zone stérile dans les boîtes de Pétri.

    (*) Le fait de ne couler le milieu qu'à une t° d'environ 50°C va limiter la formation de buée dans les boîtes de Pétri.
Plus de détails sur le milieu LB liquide : pour
* 1 litre d'eau déminéralisée
* 10 g de Bacto-Tryptone
* 5 g de Bacto-Yeast Extract
* 5 g de sel NaCl.
    Si on commande les produits lyophilisés, on peut aussi mélanger 25g de milieu LB Broth, parfois appelé milieu Miller, avec 1L eau déminéralisée. Faire ensuite l'autoclavage comme indiqué ci-dessus.       Haut de page

LBA
Pneumologie, imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : Broncho-alveolar lavage]   Abrév.  Lavage broncho-alvéolaire.  * broncho :
du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche ; * alvéolo : du latin alveolus, de alveus [alvéol(o)-, alvéolaire], cavité de ruche, désigne en biologie une petite cavité ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine. 
    C'est une injection-aspiration d'un liquide physiologique dans les voies respiratoires, à l'aide d'un fibroscope (tube flexible, de petit calibre, introduit par le nez ou la bouche). Le liquide est ensuite récupéré et analysé. Cet examen permet aussi d'effectuer éventuellement une biopsie. Voir bronchoalvéolaire.       Haut de page

LCA   LCAE   LCP   LCPI   LLE   LLI
Rhumatologie, anatomie
  -  [Angl. : Anterior cruciate ligament (of the knee), Antero-external cruciate ligament, Posterior cruciate ligament, Postero-internal cruciate ligament, Latero-external ligament, Latero-internal ligament]   Abrév.  Ligament croisé antérieur (ou LCAE : ligament croisé antérieur externe).  * ligament :
du latin ligamentum [ligament(o)-], bande, bandage, lien. 
    Le ligament croisé antérieur est situé au milieu du genou, dans la cavité médiane du fémur.  Schéma des ligaments du genou  Il est oblique vers le haut, l'arrière et l'extérieur, situé devant le LCP ou ligament croisé postérieur (ou LCPI : ligament croisé postérieur interne). Ces 2 ligaments sont croisés et ont pour rôle de stabiliser l'articulation du genou et en particulier d'empêcher la rotation du tibia par rapport au fémur. Sur le schéma, on distingue également le LLI (ligament latéral interne) et le LLE (ligament latéral externe).      Haut de page

LCAT
Médecine biologique, angiologie, cardiologie  -  [Angl. : Lecithin-cholesterol acyl transferase (deficiency)]   Abrév.  Lécithine cholestérol acyl transférase.  * lécithine :
du grec lekithos [lécith(o)-, lécithine], jaune d’œuf, synonyme de vitellus ; la lécithine est un lipide phosphoré abondant dans le jaune d’œuf et le système nerveux ; * cholé : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile ; * stérol : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau stérol. 
   La LCAT, lécithine cholestérol acyl transférase, est une enzyme plasmatique circulante d'origine hépatique, qui permet l'estérification du cholestérol. Son dosage est toujours d'un grand intérêt et remplace avantageusement l'établissement du rapport cholestérol estérifié / cholestérol total, qui est de plus en plus abandonné.

      Le déficit en LCAT peut être d'origine génétique (maladie rare) et provoque un déficit de l'estérification du cholestérol plasmatique et son accumulation dans de nombreux organes, dont la cornée (on parle du syndrome des "yeux de poisson"), dans le rein qui perd peu à peu ses fonctionnalités etc.         Haut de page

LCH
Obstétrique, néonatalogie  -  [Angl. : Congenital dislocation of the hip]   Abrév.  Luxation congénitale de la hanche  * lux(o)- : du latin luxo, luxer, déboîter, démettre, disloquer ; * -ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom ; * con : lorsqu'il s'agit d'un préfixe, vient du latin cum, avec ; * génito, génital : du latin genitalis, de genitum, genere [génit(o)-, -génital], engendrer. 
    Une luxation est qualifiée de congénitale (ou héréditaire) lorsqu'elle apparaît avant la naissance ou pendant l'accouchement. L'une des formes les plus connues et fréquentes est la luxation congénitale de la hanche ou LCH. Elle résulte d'une malformation de l'articulation coxofémorale (entre le bassin et le fémur), dans laquelle la cavité cotyloïde (la cavité dans laquelle vient se loger la tête du fémur) est insuffisamment développée et n'entoure pas complètement cette tête du fémur. Selon la gravité de cette dysplasie, l'articulation est "simplement" luxable ou luxée en permanence.
    C'est une pathologie qui affecte davantage les filles que les garçons et un test est systématiquement pratiqué à la naissance : il s'agit du signe du ressaut (de l'ancien verbe "ressaillir") ou signe d'Ortolani - pédiatre italien né le 25 juillet 1904 à Altedo, près de Bologne, mort en 1983 - (ou manœuvre du ressaut ou manœuvre d'Ortolani), qui correspond à la réduction brutale de la luxation lorsque le médecin rapproche la cuisse de l'axe du corps.

Technique : le médecin saisit les 2 genoux entre le pouce et l'index en plaçant les 3 autres doigts sur la face externe de la cuisse. Les genoux et les hanches sont fléchis. En imprimant un mouvement d'abduction (écartement d'un membre ou d'un segment de l'axe du corps) on peut percevoir un ressaut dit « de rentrée » signifiant que la hanche est luxée mais réductible : c'est une forme sévère de LCH. Lors du mouvement d'adduction (rapprochement d'un membre ou d'un segment de l'axe du corps) on peut percevoir un ressaut de sortie qui témoigne d'une hanche en place mais luxable : c'est une forme moins sévère de LCH. Ce ressaut peut persister très longtemps.
    Il existe aussi le signe de Barlow ou manœuvre de Barlow, quand le signe d'Ortolani est négatif. Technique : l'enfant est sur le dos, une main tient le bassin et l'autre main saisit la cuisse en abduction. Pendant que la cuisse est maintenue en abduction, la main imprime des mouvements antéropostérieurs (poussée du membre vers le corps puis étirement). On met en évidence le signe du piston qui prouve l'instabilité.
    Ce signe est important lorsque le signe d'Ortolani est négatif, dans les luxations graves. Pas de ressaut, mais sensation de piston. L'un des principaux traitements de la LCH est le port, pendant environ 3 mois, d'une culotte d'abduction appelée aussi culotte d'Ortolani, qui met les cuisses du nouveau-né perpendiculaires à l'axe du corps, dans le plan frontal (celui qui passe par les 2 épaules).         Haut de page

LCR   LCS
Neurologie, imagerie médicale et interventionnelle, médecine biologique  -  [Angl. : Cerebrospinal fluid]   Abrév.  Liquide céphalo-rachidien, liquide cérébro-spinal.  * céphalo :
du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête ; * rachidien : du grec rhakhis [rachi-, -rachie], axe et, par extension, colonne vertébrale ou liquide céphalorachidien ; * cérébro : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau ; * spinal : du latin spina [spin(o)-, -spinal], épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière.  
    Le liquide céphalorachidien ou cérébrospinal se trouve dans les cavités de l'encéphale, dans la moelle épinière (canal de l'épendyme) et dans la méninge moyenne. Son rôle est essentiellement mécanique : il maintient l'axe cérébrospinal en état de flottaison, lui assurant ainsi une protection particulièrement efficace.
  Caractéristiques biologiques et physiques du LCR 
    Ce LCR est sécrété par les plexus choroïdes des ventricules latéraux, mais aussi des troisième et quatrième ventricules. Le sens d'écoulement du LCR le mène des ventricules latéraux vers le 3e ventricule par les orifices de Monro, puis dans le 4e ventricule par l'aqueduc de Sylvius. Il passe ensuite à travers les foramens de Magendie et de Lushcka pour rejoindre la citerne cérébellomédullaire et la citerne cérébellopontique (ou pontocérébelleuse). Le LCR est ensuite progressivement réabsorbé par des granulations dites de Pacchioni, situés entre l'arachnoïde et la dure-mère.       Haut de page

LDH   LDH1   LDH2   LDH3   LDH4   LDH5
Biochimie, hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : LDH - Lactate dehydrogenase]   Abrév.  Lactate déshydrogénase - ou lactase-déshydrogénase.  * lacto :
du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait ; * dés- : du préfixe latin de- [dé-,  dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * géno : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase). 
Synonymes : lacticodéshydrogénase, déshydrogénase de l'acide lactique, lactase déshydrogénase, LDH, SLDH -lacticodéshydrogénase sérique, DLH.
    Les déshydrogénases sont des enzymes synthétisées par nos cellules, transporteuses d'hydrogène et qui, de ce fait, catalysent des réactions d'oxydation par déshydrogénation, ou de réduction par hydrogénation. La LDH permet une réduction réversible très importante de l'acide pyruvique en acide lactique :
acide pyruvique + DPNH
<-----> acide lactique + DPN
(DPN = diphosphopyridine nucléotide et DPNH = diphosphopyridine nucléotide réduit).

    Le dosage de la LDH se fait sur une petite quantité de sérum frais non hémolysé (les hématies ou globules rouges contiennent presque 250 fois plus de LDH que le sérum). Il existe plusieurs méthodes de dosages et donc plusieurs unités. Voici, en UI (unités internationales) les valeurs normales : 100 à 240 UI/L à 25°C, 140 à 330 UI/L à 30°C, 200 à 480 UI/L à 37°C. À noter que ces valeurs sont naturellement plus importantes chez le nouveau-né et chez le jeune enfant. Les organes les plus riches en LDH sont, par ordre décroissant : les muscles squelettiques, le foie, les reins, le myocarde, les ganglions lymphatiques, le rate, le cortex cérébral et cérébelleux, l'estomac, le pancréas, les hématies. Compte tenu de l'universalité de la répartition de cette enzyme dans les tissus de l'organisme, son augmentation ne sert le plus souvent qu'à indiquer que le patient souffre d'une maladie à évolution active.
* Dans l'infarctus du myocarde, les chiffres sont 7 à 10 fois plus élevés que la normale dans les 2 à 3 jours qui suivent l'accident et ne redeviennent normaux qu'entre le 7e et le 11e jour, alors que les taux de SGOT - aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxalo-acétique - voir cette abréviation à la lettre S - baissent souvent dès le 5e jour.
* En pathologie hépatique, le taux de LDH est proportionnel à la gravité de l'atteinte tissulaire, ce qui lui donne une réelle valeur. En association avec SGPT - alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), également appelée transaminase glutamique-pyruvique - le taux de SLDH peut aider à différencier un ictère hémolytique d'un ictère par hépatite. Dans le premier cas, seules les SLDH sont augmentées, alors que dans le deuxième, les deux taux sont plus élevés.
* Dans les syndromes néphrotiques ou les insuffisances rénales aiguës, la LDH est presque toujours très élevée et, dans les homotransplantations (greffe rénale), l'élévation de la LDH est d'autant plus importante que la greffe est mal tolérée.
* Enfin, de nombreuses autres affections peuvent augmenter de façon significative la LDH : opérations et accidents qui détruisent du tissu musculaire, anémie pernicieuse, crises hémolytiques, MNI (mononucléose infectieuse), tous les cancers ...

    Grâce à des méthodes électrophorétiques et chromatographiques, on a isolé 5 isoenzymes de la LDH (ce sont des variantes chimiques), notées 1 à 5. Ces LDH sont toutes formées de 4 peptides, dont 2 fondamentaux : le peptide H (de l'anglais Heart, cœur) et le peptide M (muscle et foie). Leur classification de 1 à 5 a été faite en fonction de leur vitesse de migration électrophorétique, LDH1 étant la plus rapide, LDH5 la plus lente.
    Chez un individu sain, le rapport LDH1/LDH2 < 1. L'augmentation de la concentration sanguine d'une isoenzyme révèle une destruction des cellules du tissu correspondant.
    * En pratique, on se sert surtout de la LDH1 dans le diagnostic de l'infarctus du myocarde, car elle devient supérieure à LDH2 (maximum après 2 à 3 jours et le reste pendant 11 à 12 jours. C'est donc un bon marqueur clinique de l'infarctus.
    * Dans l'hépatite virale, c'est la LDH5 qui augmente très fortement et peut alors représenter jusqu'à 50 % de la LDH totale. La LDH4 subit une petite augmentation. La LDH5 peut rester élevée plusieurs mois après l'hépatite et le retour à un taux normal est signe de guérison.
    * Dans les néoplasies comme les leucémies et les lymphomes, on observe essentiellement une élévation de LDH2, LDH3 et LDH4. Leurs dosages répétés permettent d'avoir une bonne idée de l'évolution de ces maladies. Les isoenzymes de la LDH       Haut de page

LDL    LDL-C
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Low Density Lipoprotein, Low Density Lipoprotein cholesterol]   Abrév.  Cholesterol contenu dans les lipoprotéines lourdes   * cholo, cholé : du grec kholê [chol(é)], bile ; * stéro, stérol : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol.  
    Le cholestérol est un lipide formé à partir d'un noyau stérol. On le trouve dans toutes les membranes cellulaires et il entre dans la composition de nombreuses hormones. Le foie en fabrique jusqu'à 1,2 g/jour et il est aussi synthétisé dans les glandes surrénales.
    Pendant longtemps, on a mesuré dans le sang, le rapport entre le cholestérol total libre et le cholestérol estérifié. Les valeurs normales de ce rapport varient entre 0,60 et 0,80.
    Actuellement, on dose le cholestérol HDL (high density lipoproteines ou alpha lipoprotéines) ou cholestérol à haute densité qui a la propriété d'éliminer le cholestérol des parois des artères et de le transporter vers le foie où il est dégradé. C'est le "bon cholestérol". On dose aussi le cholestérol LDL (low density lipoproteines ou ß lipoprotéines) ou cholestérol à basse densité qui a tendance à déposer le cholestérol sur les parois artérielles. C'est le "mauvais cholestérol".

    Le rapport moyen LDL sur HDL est < 3,5 chez l'homme, < 3,2 chez la femme. Des études menées actuellement tendent à montrer que le cholestérol joue un rôle bénéfique au niveau de l'encéphale, notamment en ce qui concerne l'établissement de nouvelles synapses. Les statines sont des médicaments qui ont la faculté de faire baisser le taux de LDL. En 2004, une nouvelle molécule a été découverte : c'est la rosuvastatine, appartenant elle aussi aux statines mais plus efficace et qui devrait bientôt être commercialisée.  Schéma de la molécule de cholestérol       Haut de page

LED   LEAD
Immunologie allergologie
  -  [Angl. : Systemic lupus erythematosus]   Abrév.  Lupus érythémateux disséminé. * lupus :
du latin lupus [lup(o)-], signifiant ulcère, affection inflammatoire à évolution prolongée et se rapportant essentiellement au visage ; * érythémateux : du grec eruthêma, -atos [érythém(o)-], rougeur, inflammation. 
    Le lupus érythémateux disséminé est une maladie auto-immune caractérisée par un trouble sévère de l'immunité. Il est caractérisé par la présence d’une grande variété d’autoanticorps circulants dont les plus spécifiques sont dirigés contre un ou plusieurs composants du noyau cellulaire. Ainsi défini, le lupus reste une entité clinique hétérogène aux manifestations protéiformes, de pronostic incertain.
    Le LED est associé aux allèles DR2 et DR3 du système HLA et s’observe dans certains déficits congénitaux en fractions du complément. Les facteurs d’environnement ont également de l’importance. Les hormones sexuelles influencent fortement le lupus.
    De nombreux médicaments mais aussi des agents retrouvés dans l’alimentation ou les cosmétiques peuvent induire un LED ou favoriser une poussée. Les rayons ultraviolets ont un rôle néfaste reconnu.  
    L E A D : lupus érythémateux aigu disséminé
. Cette affection peut entraîner potentiellement une destruction de tous les organes.       Haut de page

LF
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle
  -   [Angl. : Femoral length]   Abrév.  Longueur fémorale. * fémorale :
du latin femur [fémor(o)-, -fémoral], cuisse, relatif à l’os de la cuisse ou à la cuisse. 
    La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes :
- PC ou périmètre crânien,
- PA
ou périmètre abdominal,
- LF : longueur fémorale,
- BIP
: c'est le diamètre bipariétal,
- DAT
: diamètre abdominal transverse.       Haut de page

LET
Algologie, anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : LET - Lidocaine, epinephrine and tetracaine]   Abrév.  * LET : Lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2%. 
    Le LET est l'un des médicaments utilisés dans l'anesthésie locale. On distingue essentiellement l'anesthésie locale transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les anesthésiques locaux ou locorégionaux bloquent les canaux sodium (Na+) des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique. La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la douleur) de façon réversible.
    Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres.
    La lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples :
- TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ;
- LET : Lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ;
- Crème EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile ; Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.

    L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la peau est saine) et de son épaisseur.
    À noter que sur une muqueuse, la vitesse d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la distension douloureuse et traumatisante des tissus.       Haut de page

LFCE
Neurologie, associations de malades, recherche médicale
  -  [Angl. : French League against Epilepsy]   Abrév.  Ligue Française Contre l'Épilepsie. * épilepsie : du latin epilêpsia, attaque. 
Extraits du site de la LFCE :
    "La Ligue Française Contre l'Épilepsie a été créée il y a 50 ans. Elle regroupe 600 professionnels (médecins, professions paramédicales ou sociales), qui consacrent leur savoir et leur énergie au service des patients épileptiques. La Ligue édite des revues d'information, organise des réunions scientifiques et de formation et participe intensément à l'enseignement de l'épileptologie. En collaboration avec les associations de patients, elle agit aussi pour l'amélioration du statut des sujets épileptiques.
    C'est pour nous un combat de tous les jours et le site web en est le nouvel instrument qui vous permettra d'adhérer pour certains, de dialoguer pour d'autres et d'obtenir les réponses aux questions que vous vous posez. C'est aussi un endroit qui vous permettra d'établir des liens vers des sites d'information complémentaire. C'est à ce prix qu'ensemble nous ferons reculer la maladie dont le coût social élevé représente un problème majeur de santé publique."       Haut de page

LH (1)
Endocrinologie et métabolismes, médecine biologique, médecine de la reproduction  -  [Angl. : LH - Luteinizing hormone]   Abrév.  Hormone lutéinisante.  * hormone :
du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * lutéo, lutéino : du latin luteus [luté(o)-, -lutéal, -lutéinie, -lutéinique], jaune ; * isante : du suffixe -isé(e), -isant(e), qui transforme un substantif en adjectif ou un autre substantif. 
    Comme la FSH, l
a LH ou hormone lutéinisante (Luteinizing Hormone) est produite par l'antéhypophyse ou adénohypophyse. Chez la femme, sa sécrétion est pulsatile et cyclique. C'est un pic de LH ou "décharge ovulante", produit sous contrôle hypothalamique, qui déclenche l'ovulation, par rétrocontrôle positif. Ensuite, le rétrocontrôle redevient négatif : la LH déclenche la transformation du follicule de De Graaf vidé de son ovocyte II en corps jaune.
    Chez l'homme, la LH stimule le développement des cellules interstitielles ou cellules de Leydig du testicule, ainsi que la production de testostérone. Le contrôle du taux de LH est assuré par un rétrocontrôle des stéroïdes gonadiques et par l'inhibine.
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LH (2)    LMH
Cancérologie  -  [Angl. : Hodgkin's lymphoma]   N. pr.  Lymphome de Hodgkin ou Lymphome malin de Hodgkin ; * Hodgkin : du médecin anglais Thomas Hodgkin, né en 1798 à Pentonville, mort en 1866 à Jaffa.
    Thomas Hodgkin était anatomopathologiste, et a donné en 1832 la première description de la maladie qui reçut son nom en 1865.  C'est un lymphome (cancer des ganglions lymphatiques), caractérisé par la présence de cellules de Sternberg (énormes cellules à plusieurs noyaux), appelées aussi cellules réticulaires, en même temps que de très nombreux lymphocytes et granulocytes. Certains patients montrent des traces du virus VEB (d'Epstein-Barr) dans les cellules de Sternberg.
    Le traitement actuel du LH (ou plus rarement LMH) repose essentiellement sur la radiothérapie et la chimiothérapie, mais de nouveaux protocoles sont à l'étude pour augmenter encore les pourcentages de guérison (actuellement plus de 80%) de ce cancer qui frappe surtout des sujets jeunes (entre 30 et 40 ans).
    Syn. : MDH, lymphogranulomatose bénigne. À noter qu'il existe plusieurs formes de MDH : * forme localisée de stade IE (atteinte pariétale digestive), ou de stade IIE1 (
atteinte ganglionnaire paratumorale) ou de stade IIE2 (atteinte ganglionnaire à distance de plus mauvais pronostic) ; * Il existe également des formes localisées dites "bulky" avec extension ganglionnaire locorégionale. Le terme "bulky", (de l'anglais bulk, grosseur, volume, bulky, volumineux, encombrant) utilisé par les Anglo-saxons dans l'expression "bulky-disease" traduit le fait que les tumeurs deviennent volumineuses et encombrantes.      Haut de page

LIP
Médecine biologique, pneumologie  -  [Angl. : Lymphocytic interstitial pneumonopathy, Virulent pneumonopathy, Atypical pneumonia, Virulent pneumonia]   Abrév. Pneumonie interstitielle lymphocytique  * pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon. Syn. pulm(o)- ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Syn. : SRAS : syndrome respiratoire aigu sévère.
Le 12 mars 2003, l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) déclenche une alerte mondiale contre une nouvelle forme de pneumopathie qui s'est déclarée en Asie (probablement à Canton en Chine le 16 novembre 2002), puis très vite répandue dans de nombreux pays via les transports aériens. Les symptômes sont plutôt "classiques" : fièvre pouvant dépasser 38°C, toux, dyspnée (respiration difficile).
    Cette nouvelle forme de pneumopathie est qualifiée d'atypique car elle touche simultanément les 2 poumons et l'imagerie médicale ne montre pas les images habituelles d'une infection. Des recherches menées très rapidement ont d'abord fait penser (19 mars - équipe de Hong Kong) à un virus de la famille des paramyxoviridae, puis (21 mars - équipe américaine) à un coronavirus muté.
    Il n'y a pas encore de certitude quant à la nature de ce virus et donc pas de traitement. À la fin du mois de mars, l'Institut Pasteur confirme qu'il s'agit bien d'un coronavirus (comme le virus du rhume) et le 31 mars, on compte plus de 1600 personnes infectées et déjà 60 morts. En avril, on utilise toujours la ribavirine (antivirus à large spectre), faute de mieux. Le 13 avril, une équipe de chercheurs canadiens annonce avoir décrypté le génome de coronavirus (en quelques semaines, ce qui constitue une prouesse), ce qui devrait permettre de mettre au point assez rapidement un test.
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LLC
Cancérologie, hématologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Chronic lymphatic leukaemia]   Abrév.  Leucémie lymphoïde chronique.  * leuco :
du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. 
      Dans la LLC, on observe une prolifération de cellules lymphocytaires monoclonales de la lignée B (hyperlymphocytose B), une infiltration clonale sanguine et médullaire de cellules lymphocytaires incompétentes. C'est une affection du sujet âgé, exceptionnelle avant 40 ans ; le pic de fréquence se situe entre 50 et 70 ans.
    Il existe également une forme de leucémie lymphoïde chronique à cellules T. Ces cellules s'accumulent dans la moelle osseuse, les ganglions, le foie, la rate. La majorité des patients n'ont pas de symptômes et la maladie est découverte au hasard d'une prise de sang. L'évolution des LLC est stable et ne modifie pas l'espérance de vie.      Haut de page

LMC
Génétique, hématologie, cancérologie oncologie  -  [Angl. : Chronic myeloid leukaemia]   Abrév.  Leucémie myéloïde chronique.  * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. 
    La LMC ou leucémie myéloïde chronique est une pathologie acquise (donc non héréditaire) qui résulte d'une transformation néoplasique de certaines cellules souches, notamment des leucocytes granulocytes. C'est donc au niveau de la moelle osseuse (= myéloïde) que se situe l'anomalie, sous forme d'un syndrome myéloprolifératif (prolifération des cellules dans la moelle osseuse). Au niveau de la mise en évidence dans les laboratoires, la LMC se caractérise par la présence de cellules dites de Philadelphie.
    Il s'agit en fait d'une anomalie chromosomique : les 2 chromosomes 9 et 22 effectuent une translocation réciproque (c'est un échange de fragment chromosomique) notée t(9-22), ce qui aboutit à la quasi fusion anormale des 2 gènes BCR (sur le 22) et ABL (sur le 9). Sur ce chromosome 22 anormal, appelé chromosome de Philadelphie ou chromosome Ph1, le nouveau gène résultant de cette fusion, noté BCR-ABL produit alors une protéine de fusion anormale et qui a une activité tyrosine kinase.

    En France, on compte environ 500 nouveaux cas par an, essentiellement chez les hommes, avec un âge médian de 50 ans. Cette maladie est silencieuse pendant plusieurs années et c'est en général à l'occasion d'une banale analyse de sang avec NFS (numération, formule sanguine) que l'on découvre des leucocytes en excès (hyperleucocytose), comme les plaquettes, alors que les hématies sont généralement diminuées, parfois une splénomégalie (rate anormalement grande) ou un état général dégradé avec fatigue, fièvre, amaigrissement, douleurs osseuses, entre autres.
    Pour un diagnostic fiable, on procède à une ponction biopsie de moelle osseuse, dans le sternum ou l'os iliaque. Le myélogramme (analyse des cellules de la moelle osseuse) montre alors une hyperplasie (prolifération anormale) des cellules souches des granulocytes, variété de globules blancs qui présentent des granulations dans leur cytoplasme. Cette hyperplasie se fait évidemment au détriment des autres structures, ce qui explique l'anémie, c'est-à-dire la diminution des hématies ou globules rouges.

    Après une phase souvent longue et silencieuse, la LMC peut évoluer subitement en leucémie aiguë et les traitements varieront, selon le degré de gravité, entre la monochimiothérapie orale (Hydréa, Misulban) qui réduit le nombre des leucocytes, l'interféron alpha qui allonge la durée de vie, la greffe de moelle osseuse si l'âge du malade le permet et s'il existe un donneur histocompatible. Très récemment, l'imatinib a obtenu son AMM (autorisation de mise sur le marché). C'est un inhibiteur des cellules qui expriment le gène BCR-ABL.      Haut de page

LNH   LMNH
Cancérologie, hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Non-Hodgkin's lymphoma, Non-Hodgkin's malignant lymphoma]   Abrév.  Lymphome non hodgkinien * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction
    Les LNH désignent les lymphomes en-dehors de la maladie de Hodgkin, qui sont des tumeurs ayant pour racine les lignées B ou T des lymphocytes. Ces tumeurs peuvent être faiblement malignes ou très actives. Syn. : LMNH : lymphome malin non hodgkinien. C'est une forme très répandue de cancer, notamment chez les sujets jeunes.
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LP
Pharmacologie  -  [Angl. : Extended-release (medication)]   Abrév.  Libération prolongée
    Les médicaments dont le nom est suivi de la mention LP ont une action qui se prolonge dans le temps. Les techniques pour créer un médicament LP sont nombreuses. Par exemple :
* utilisation du principe de l'osmose : l'eau pénètre progressivement dans le médicament et libère le principe actif lentement et régulièrement ;
* enrobages multiples ou couches successives ;
* constitution d'un gel intestinal qui diffusera lentement les molécules actives, entre autres.       Haut de page

LRBI
Médecine biologique, hématologie
  -   [Angl. : Lymphoreticulosis, benign inoculation, cat-scratch disease]   Abrév.  Lymphoréticulose bénigne d'inoculation.  * lympho :
du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * réticulo : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.  
    Syn. : CSD (cat scratch disease), MGC (maladie des griffes du chat). Transmise à 90% par des griffures ou morsures de chat, la LRBI ou lymphoréticulose bénigne d'inoculation, est due à un bacille : Bartonella henselae. Les symptômes peuvent être nombreux et variés : syndrome oculoganglionnaire, encéphalite, éruptions, purpura, microangiopathies, anémie hémolytique ... Repérée par sérodiagnostic, elle guérit souvent seule ou avec des antibiotiques.       Haut de page

LSD   LSD 25
Toxicologie, médecine biologique, pharmacologie  -  [Angl. : LSD or LSD-25 - Lysergic acid diethylamide]   Abrév. Diéthylamide de l'acide lysergique. 
* di- : du préfixe grec di, deux fois ; * éthyl : du latin aether, du grec hulê [éthan(o)-, éthyl(o)-], bois ; relatif à l’éthane, gaz combustible C2H6 ; * amide : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution à l'hydrogène de l'ammoniac de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine). 
    C'est entre les années 1918 et 1944 que les laboratoires SANDOZ effectuent des recherches sur l'ergot de seigle : Claviceps purpurea. Le 16 avril 1943 le chercheur suisse Albert HOFMANN découvre accidentellement les propriétés hallucinogènes du LSD 25, diéthylamide de l'acide lysergique. Le chiffre 25 indique simplement que ce produit synthétisé était le 25ème corps d'une série de 27 molécules synthétisées dans cette même famille.

    Le LSD 25 se présente sous forme d'un liquide incolore et inodore à sa sortie des laboratoires clandestins, mais on peut le rencontrer sous forme cristallisée ; il est alors blanchâtre.
Le LSD ou lysergide est un hallucinogène extrêmement puissant qui est obtenu de façon synthétique à partir de l'ergot de seigle. Il provoque une modification des perceptions sensorielles, des hallucinations visuelles et un état psychique proche du rêve ou du délire.
    Cette puissante drogue est souvent mal supportée et provoque alors le trip ou "mauvais voyage" accompagné de violentes angoisses, de sentiment de panique, d'actes particulièrement violents et même de suicides. On a également observé que le LSD provoque une dégradation des chromosomes.
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LTD
Médecine du travail  -  [Angl. : LTD - Long-term disease]   Abrév.  En français ALD : Affection de longue durée
    Un certain nombre d'affections dites de longue durée et reconnues comme telles ouvrent droit au remboursement des soins à 100 % (sans ticket modérateur) par les organismes de sécurité sociale. L'Affection Longue Durée est définie par l'article L 324 du Code de la Sécurité Sociale. Elle est constatée par le médecin traitant qui remplit un protocole de soins définissant la pathologie qui peut être prise en charge dans le cadre d'une affection longue durée. Celui-ci envoie ensuite le document au médecin conseil de la Caisse d'Assurance Maladie dont dépend l'assuré.

* Une réponse survenant en moyenne entre 8 et 15 jours environ est envoyée au médecin qui en a fait la demande.
* Il arrive parfois que le patient soit convoqué par le médecin conseil afin qu'il prenne sa décision.
* En cas d'avis favorable, une attestation en double exemplaire mentionnant l'ALD sont envoyées au médecin qui en remet une au malade.
* L'assuré s'engage à le présenter aux différents médecins qu'il est amené à consulter dans le cadre de son Affection Longue Durée.
* Il faut ensuite mettre à jour sa carte vitale dans une borne.
* En cas de refus, vous pouvez contester la décision en vous renseignant auprès de votre Caisse.      Haut de page

LTH
Endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Luteotropic hormone]   Abrév. 
En français :  * LTH : hormone lutéotrope ; * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * lutéo : du latin luteus [luté(o)-, -lutéal, -lutéinie, -lutéinique], jaune ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    L'hormone lutéotrope
est aussi connue sous le nom de prolactine ou PRL ou mammotropine. C'est une hormone peptidique qui est sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse (antéhypophyse) et qui agit sur la sécrétion lactée. Son action est dépendante des œstrogènes et de la progestérone. Après l'accouchement, c'est la prolactine qui déclenche la lactation mais aussi qui rend le corps fonctionnel par la stimulation de la sécrétion de progestérone. Syn. : hormone galactogène.        Haut de page

LUC
Médecine biologique, hématologie, immunologie  -  [Angl. : Large Unstained Cells]   Abrév.  Grande cellule (lymphocytre) non colorée.
    Les LUC sont des grands lymphocytes non colorés et hyperactifs, mais dépourvus d'activité peroxydasique. Leur présence dans le sang est considérée comme normale tant qu'ils ne dépassent 4%. La recherche de l'indice LUC utilise un appareil robotisé qui permet un calcul du nombre de ces LUCs. Cette forme d'hyperlymphocytose pourrait être due à un syndrome mononucléosique (voir mononucléose), ou à une réaction immunitaire contre un AG (antigène) infectieux comme EBV (virus d'Epstein Barr), CMV (cytomégalovirus), HIV (virus de l'immunodéficience humaine), HBV (virus de l'hépatite B), rubéole, entre autres.
    L'hyperlymphocytose chronique peut aussi orienter vers une LLC ou leucémie lymphoïde chronique. L'établissement d'un indice LUC élevé indique une pathologie lymphomateuse et devra être suivi d'autres analyses et investigations pour établir un diagnostic plus précis.       Haut de page

LVP
Neurologie, médecine biologique  -  [Angl. : Lysine-vasopressin]   Abrév.  Lysine-vasopressine  * lys- : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif ; * vaso : du latin vas [vaso-], récipient, canal, vaisseau ; * pressine : du latin pressare, presser. 
   L'ADH ou hormone antidiurétique ou vasopressine est une hormone qui intervient dans la régulation des mouvements de l'eau dans l'organisme en diminuant les sorties d'eau dans les urines. C'est un polypeptidique de 9 acides aminés, synthétisé dans l'hypothalamus puis acheminé par le flux axonique jusqu'à l'hypophyse postérieure où il est stocké. Son action s'exerce sur le rein en favorisant la réabsorption de l'eau en augmentant les perméabilités du tube contourné distal et du tube collecteur. Sa sécrétion est activée par une hyperosmolarité plasmatique (osmorécepteurs hypothalamiques), une hypovolémie (volorécepteurs de l'oreillette gauche), une hypotension (barorécepteurs du sinus carotidien et de la crosse aortique). L'hypotonie plasmatique, l'hypervolémie et l'hypertension inhibent sa sécrétion.
    Le test à la lysine-vasopressine ou LVP consiste à provoquer, chez un malade, la libération d'ACTH en lui injectant un extrait posthypophysaire ou, plus simplement un produit de synthèse ayant les mêmes propriétés, comme la lysine-vasopressine. Sans entrer dans les détails, ce test à la LVP est destiné à évaluer l'état de l'hypophyse.
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