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Dernière modification : 5-07-2020

Mots, expressions     Étymologie, définition.


Labilité - Labile - Labral - Labrum - Labrum acétabulaire - Lachanophobie - Laxatif - Laxité - Legionella pneumophila - Légionelle - Légionellose - Létal - Létalité - Létifère - Ligand - Ligase - Liniment - Liniment calcaire - Liniment oléocalcaire - Liniment camphré - Liniment térébenthique - Liquide de Fabiani - Loge de Barety - Loïmographie - Loïmographique - Loïmologie  - Loïmologiste - Loïmologue - Lordose - Lordose paralytique - Lordosique - Luette - Lusitrope - Lusitrope négatif - Lus - itrope positif - Lusitropie -

Labile   Labilité
Médecine biologique, médecine générale  -  [Angl. : Labile, Lability]   Adj.  * labile : du latin labilis, de labi, tomber, glisser.  
    Cet adjectif a aujourd'hui plusieurs sens, mais qualifie au départ un composé biologique ou biochimique instable ou qui se modifie facilement. On parle aussi d'une tension labile lorsqu'elle est instable. En psychopathologie, l'adjectif désigne un débit abondant et incontrôlé de la parole chez certains malades mentaux. En biologie, les cellules labiles sont celles qui se renouvellent tout au long de la vie. Labilité : n. f. - caractère de ce qui est instable.           Haut de page

Lachanophobie
Psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Lachanophobia]   N. f.  * lachano : du grec lachanon, légume, plante potagère ; * phobie : du grec phobos [-phobe, -phobie], crainte.  
    La lachanophobie est la crainte morbide, la peur irraisonnée des légumes et des plantes potagères.          Haut de page

Labrum    Labrum acétabulaire    Labral
Anatomie  -  [Angl. : Labrum ; Acetabular labrum]   N. m.  * labrum : du latin labrum, labea, labium, lèvre, bord, rebord.  
    Le mot latin labrum, utilisé dans la langue française, représente une structure anatomique en forme de bourrelet. C'est une formation annulaire (en forme d'anneau) que l'on trouve sur le pourtour de certaines surfaces articulaires et qui a pour but d'en augmenter la surface et la profondeur. C'est le cas notamment du labrum acétabulaire (1) ou bourrelet cotyloïdien (2).
   L'adjectif labral caractérise ce qui se rapporte au labrum.

(1) Acétabulaire : du latin acetabulum, vinaigrier, vase, gobelet mais aussi cavité cotyloïde. L'acétabule ou acétabulum est une cavité osseuse dans laquelle un autre os vient s'emboîter. En fait, il s'agit essentiellement de la cavité cotyloïde de l'os iliaque dans laquelle vient s'articuler la tête du fémur.
(2) Cotyloïde : du grec kotulê [cotyle], objet creux et du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. Le cotyle est connu aussi sous le nom d'acétabule ou acétabulum. Voir la définition ci-dessus.         Haut de page

Laxatif, ive
Gastroentérologie, pharmacologie  -  [Angl. : Laxative]   Adj. et n. m.  * laxatif : du latin laxare, relâcher.  
    L'adjectif laxatif, aussi souvent employé comme substantif, se rapporte à une action, un médicament, qui vont rendre les selles plus liquides et faciliter leur élimination, notamment chez les personnes atteintes de constipation chronique.        Haut de page

Laxité
Anatomopathologie, chirurgie  -  [Angl. : Laxity]   N. f.  * laxité : du latin laxitas, relâchement.  
    La laxité est un défaut ou une perte plus ou moins importante de la résistance et de l'élasticité des fibres musculaires et conjonctives qui soutiennent un organe. Cette laxité, si elle provoque une ptose importante d'un ou plusieurs organes, doit être traitée chirurcicalement.       Haut de page

Légionellose   Legionella pneumophila   Légionelle
Épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Legionellosis, Legionella pneumophila, Legionella]   N. f.  * légionelle : du fait que 180 personnes ont été contaminées à un congrès de l'American Legion, en 1976 ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Cette maladie, connue également sous le nom de maladie des légionnaires, est à déclaration obligatoire et due essentiellement à une bactérie du genre Legionella pneumophila. Legionella pneumophila  Elle sévit toute l'année, avec une recrudescence en été. Cette bactérie prolifère entre autres dans les eaux des systèmes de réfrigération, dans les circuits d'eau chaude.
    Les cas récents apparus dans les hôpitaux (20% des cas en France) sont des malades qui ont été contaminés en prenant leur douche, par inhalation de microgouttelettes d'eau très contaminée. En région parisienne, des études récentes ont montré que 70% des installations d'eau chaude et systèmes de climatisation contiennent des Légionelles. Après une période d'incubation de quelques jours, les symptômes qui apparaissent sont nombreux et dépendent de l'état général du malade : syndrome pseudogrippal, céphalées, douleurs abdominales et musculaires, diarrhées, toux sèche, fièvre qui s'élève progressivement.
    Après une semaine environ, la maladie peut régresser, mais les médecins prescrivent une antibiothérapie précoce. Sans traitement, chez les sujets faibles ou immunodéprimés, la mort par complications respiratoires est possible.

    En France, la surveillance de la légionellose a véritablement débuté en 1987 avec l'obligation de déclarer la maladie. Cette surveillance repose sur plusieurs systèmes complémentaires : les médecins déclarent la maladie aux médecins inspecteurs de la santé publique de la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociale).
    Depuis 1996, ce système est coordonné au niveau national par le Réseau National de Santé Publique, le Centre National de Référence (CNR) des Legionella qui dépend du ministère chargé de la santé et les Comités de lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN), responsables de la surveillance et de la prévention de infections nosocomiales en milieu hospitalier.

    Dans la presse du 07.08.2002 : "Un système de climatisation d'un centre communal de Barrow-in-Furness est soupçonné d'être à l'origine d'une épidémie de légionellose dans cette ville d'Angleterre. Les autorités sanitaires ont recensé 64 cas et s'attendent à 100 nouveaux cas dans les prochains jours à venir."
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Létal   Létalité   Létifère
Toxicologie, génétique  -  [Angl. : Lethal, Lethality, Mortigenous]   Adj.  * létal : du latin letum [létal], mort. 
    Létal signifie qui provoque la mort. Exemples : une dose létale de poison, une mutation létale (qui provoque la mort de l'embryon et donc un avortement spontané ou fausse couche).
    Létalité
: n. f. qui qualifie, pour une maladie ou un caractère génétique donné, le nombre ou le pourcentage de morts qu'ils ont occasionnées. Certaines mutations géniques ou accidents chromosomiques ont une létalité de 100% c'est-à-dire que les modifications qu'ils provoquent ne sont pas compatibles avec la vie.
    Létifère : adj. qui caractérise les processus ou les éléments qui entraînent la mort d'un individu ou d'un embryon.    Haut de page

Ligand
Physiologie cellulaire  -  [Angl. : Ligand]   N. m.  * ligand : du latin ligo, je m'attache. 
    On appelle ligand toute molécule qui se lie à un site spécifique sur une protéine ou une autre molécule : macromolécule, enzyme, récepteur, acide nucléique par exemple. La fixation d'un ligand sur le récepteur est spécifique, à haute affinité et réversible. Cette fixation peut être directe ou nécessiter un intermédiaire, comme un ion calcium. Dans de nombreux cas, la présence du ligand entraîne un changement de conformation de la macromolécule réceptrice et donc un changement de ses propriétés.    Haut de page

Ligase
Physiologie cellulaire  -  [Angl. : Ligase]   N. f.  * ligase : du latin ligare, lier et du suffixe -ase : suffixe qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Une ligase est une enzyme qui réunit ou relie deux molécules au cours d'un processus dépendant de l'énergie. C'est donc une réaction de synthèse et c'est la raison pour laquelle la ligase est synonyme de synthétase. L'ADN ligase, par exemple, relie deux molécules d'ADN par l'intermédiaire d'une liaison phosphodiester, avec hydrolyse d'une molécule d'ATP (adénosine triphosphate), cette hydrolyse fournissant l'énergie nécessaire à la synthèse.    Haut de page

Liniment   Liniment calcaire   Liniment oléocalcaire   Liniment camphré   Liniment térébenthique
Pharmacologie  -  [Angl. : Liniment, Calcareous liniment, Oleocalcareous liniment, Camphorated liniment, Terpentic liniment]   N. m.   * liniment : du latin linimentum, enduit, de linire, oindre.  
    La consistance d'un liniment est celle d'un lait corporel et l'un des premiers liniments, toujours utilisé aujourd'hui est le liniment calcaire ou oléocalcaire, préparé avec de l'huile (olives, chanvre par ex.) et de l'eau de chaux Ca(OH)2. Ce liniment a toujours été très employé contre l'érythème fessier des nourrissons et, pour les adultes, on y ajoute généralement quelques gouttes d'huiles essentielles.
    Les liniments servent essentiellement pour les massages, le démaquillage, les laits hydratants. Actuellement, le liniment prend le nom du principe actif qu'il contient. Ex. liniment camphré lorsqu'il contient du camphre, liniment térébenthique etc.    Haut de page

Liquide de Fabiani
Cardiologie, chirurgie cardiaque  -  [Angl. : fabiani's solution]   N. m.   * Fabiani : médecin cardiologue français qui a été l'assistant du professeur Carpentier Alain au service de chirurgie cardiovasculaire de l'hôpital Broussais.   
    Le professeur Jean-Noël Fabiani est actuellement membre du pôle cardiovasculaire de l'HEGP (Hôpital Européen Georges Pompidou) et enseigne à l'Université René Descartes. Avec son collègue Carpentier, il ont mis au point un liquide de cardioplégie chaude (*) ou arrêt thérapeutique du cœur à 37°C pour procéder à une intervention chirurgicale sur le cœur lui-même. Ce liquide est un mélange du sang du patient et d'un soluté de type CP1B qui protège le myocarde pendant son arrêt.
    Ils ont également mis au point une nouvelle voie d'administration du mélange cardioplégique, ainsi que l'utilisation du muscle squelettique comme substitut du muscle cardiaque pendant la durée de l'intervention sur le cœur. Ce liquide de cardioplégie chaude  est enrichi en potassium et contient également de la procaïne.
(*) En anglais : IWBC pour Intermittent Warm Blood cardioplegia ; CBC pour Cold Blood Cardioplegia.     Haut de page

Loge de Barety
Anatomie, pneumologie, cancérologie  -  [Angl. : Barety's chamber or space]   N. f.  * loge : du francique laubja, abri, cavité contenant un organe ; * Alexandre Barety : médecin français, né à Puget-Théniers le 22 mai 1844, mort à Nice le 28 février 1918. 
    La loge de Barety est un espace virtuel du médiastin, limité par la face antérolatérale de la trachée, la veine cave supérieure en avant, la crosse de la grande veine azygos en bas, l'artère sous-clavière droite en haut et l'œsophage en arrière. Cette loge de Barety se situe approximativement au niveau de la D4 (ou T4, 4e vertèbre dorsale ou thoracique) et contient entre autres le nerf X (vague ou pneumogastrique) et les ganglions lymphatiques paratrachéaux droits.
    Cette loge est évoquée dans des rapports d'investigation du médiastin, dans le cas d'une adénopathie (ganglions de taille supérieure à la normale) car c'est l'un des premiers relais ganglionnaires infectés.  Localisation de la loge de Barety      Haut de page

Loïmographie   Loïmographique   Loïmologie   Loïmologiste   Loïmologue
Épidémiologie et santé publique, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, médecine biologique  -  [Angl. : Loimography ; Loimology, loimologia ; Loimologist]   N. f. ; N. f. ; N. m.  * loïmo- : du grec loimos (λοιμοσ), peste, fléau contagieux. 
    Les mots créés à partir du grec loimos sont devenus des termes médicaux rares, que l'on retrouve dans certains écrits à partir du 17e siècle. C'est ainsi que le terme loïmologue (on peut aussi dire loïmologiste), a été employé par le Dr Nathaniel HODGES (1629 - 1688) dans un traité concernant la grande peste de Londres en 1665. Il était alors l'un des rares médecins restés sur place pour étudier cette épidémie, alors que la plupart des autres avaient fui la ville.
    La loïmologie est donc l'étude de la peste et des maladies dites pestilentielles, de leur contagiosité et la recherche de moyens pour empêcher leur propagation. De cette racine grecque dérive aussi la loïmographie, spécialité de la médecine qui traite de la description des plaies dues à la peste et ses différentes variantes   Plus de détails sur la peste
    Adj. : loïmographique : caractérise ce qui est en rapport avec la peste et les maladies pestilentielles.     Haut de page

Lordose   Lordose paralytique   Lordosique
Anatomie, rhumatologie, chirurgie orthopédique et traumatologique  -  [Angl. : Lordosis, Paralytic lordosis, Lordotic]   N. f.  * lordose : du grec lordôsis, de lordos, [lordose], voûte. 
    La lordose est une courbure anormale, à convexité antérieure de la colonne vertébrale, c'est-à-dire que les reins sont "creux" et que le ventre est anormalement projeté en avant. Les déformations de la colonne vertébrale  Siégeant au niveau lombaire, la lordose est souvent secondaire à la cyphose dorsale. On la rencontre aussi souvent chez les scoliotiques, surtout chez les enfants qui sont atteints de rachitisme.
    Il existe une forme rare de lordose, dite "paralytique" qui est liée soit à une atrophie des muscles spinaux, soit des muscles de la paroi abdominale. Dans ce cas précis, la déformation n'est qu'une conséquence de la paralysie. La lordose est l'inverse de la cyphose, dans laquelle la courbure de la colonne vertébrale dorsale est de convexité postérieure.
    Adj. et nom : lordosique : qui concerne la lordose ou qui en est atteint.     Haut de page

Luette
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Uvula palatina]   N. f.  * uvule : du latin uvula [uvul(o)-], petit grain de raisin, de uva, raisin et de ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif. 
    L'uvule est plus connue sous le nom de luette palatine. C'est une petite masse musculomuqueuse charnue de 10 à 15 mm, de forme conique, qui pend au milieu et en bas du voile du palais, au fond de la cavité buccale, juste au-dessus de la racine de la langue. Elle joue un rôle essentiel dans la déglutition et l'émission des sons en contrôlant l'écoulement de l'air à l'entrée du pharynx. C'est aussi elle qui est responsable des ronflements en gênant la respiration pendant le sommeil. Si ces ronflements sont excessifs, une uvulopalatoplastie ou uvulectomie peut nettement améliorer la situation. C'est une petite intervention chirurgicale qui consiste en l'ablation de la luette.     Haut de page

Lusitrope   Lusitrope négatif    Lusitrope positif
Cardiologie, pharmacologie  -  [Angl. : Lusitropic, Negative lusitropic, Positive lusitropic]   Adj. et nom  * lusi : du latin lusus, [lusi-], détente, de ludo, jouer. ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    L'adjectif lusitrope peut aussi être utilisé comme substantif et caractérise tout ce qui est susceptible d'améliorer la relaxation et la compliance (*) du myocarde. On parle d'un effet lusitrope positif si la relaxation et la compliance sont améliorés, d'effet lusitrope négatif dans le cas inverse.
    (*) Compliance : mesure de la capacité de distension d'un organe creux.    Haut de page

Lusitropie
Cardiologie, pharmacologie  -  [Angl. : Lusitropia, lusitropy]   N. f.  * lusi : du latin lusus, [lusi-], détente, de ludo, jouer. ; * tropie : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    La lusitropie est la vitesse de relaxation du myocarde. Voir la définition de lusitrope.     Haut de page