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Dernière modification : 6-02-2020

Mal, malaise     Du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation.


Mal - Malaise - Malaise lipothymique - Malaise vagal - Mal blanc - Mal comitial - Mal curial - Mal de l'altitude - Mal de la rose - Mal de l'air - Mal de la route - Mal de mer - Mal des montagnes - Mal de Naples - Mal des Asturies - Mal des transports - Mal français - Mal (grand) - Maligne - Malignité - Malin - Mal napolitain - Mal (petit) - Mal sacré - Malnutrition - Maux -

Mal   Maux
Algologie, pharmacologie  -  [Angl. : Mal, evil, ill, wrong, pain, hurt, Diseases]    N. m.  * Mal, pl. maux : du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation. 
    Le terme mal (au pluriel maux), peut désigner ce qui est responsable d'une douleur, mais aussi la douleur ressentie. Très utilisé autrefois accompagné d'un nom propre ou d'un adjectif, il a servi à désigner un grand nombre de maladies. Ex. le grand mal ou mal comitial pour qualifier l'épilepsie, le mal curial pour la syphilis, le mal des montagnes etc.      Haut de page

Malaise
Nombreuses disciplines médicales  -  [Angl. : Uneasiness, discomfort, indisposition]    N. m.  * Malaise : Du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation ; * aise : du latin populaire adjacens, près de ; malaise vient de mal à l'aise. 
    Un malaise est une sensation de mal-être, d'indisposition générale, sans que l'on puisse, le plus souvent, en connaître les causes.     Haut de page

Malaise lipothymique
Neurologie, cardiologie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Lipothymic indisposition]    N. m.  * Malaise :
Du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation ; * aise : du latin populaire adjacens, près de ; malaise vient de mal à l'aise ; * lipo : du grec leipô [lip(o)-], laisser, abandonner ; * thymie : du grec thumia, de thumos [thym(o)-, -thymie, -thymique], esprit, cœur, affectivité, relatif à la passion. 
    La lipothymie est l'équivalent mineur de la syncope (perte de connaissance de quelques secondes à 2 - 3 minutes) avec impression de malaise diffus, jambes lourdes, brouillard visuel, acouphènes, étourdissements, palpitations et hypersudation, entre autres. Dans le malaise lipothymique, il n'y a ni arrêt respiratoire, ni arrêt cardiaque et la perte de connaissance est exceptionnelle.
    C'est le premier degré de la syncope qui peut intervenir, entre autres, lors d'un effort important et prolongé avec une température atmosphérique élevée. Parmi les autres causes connues : une perturbation du nerf X (pneumogastriques ou dixième paire de nerfs craniens), pression trop forte au niveau du cou (dans les carotides se trouvent des récepteurs de la pression osmotique). L'adjectif lipothymique se rapporte à ce type de malaise.     Haut de page

Malaise vagal
Neurologie  -  [Angl. : Vagal discomfort, vagal syncope]    N. m.  * Malaise : Du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation ; * aise : du latin populaire adjacens, près de ; malaise vient de mal à l'aise ; * vagal : du latin vagus [vag(o)-, -vagal], errant ; en biologie, se rapporte au nerf vague ou pneumogastrique, Xe paire de nerfs crâniens. 
    Un malaise vagal est un ensemble de symptômes qui résultent le plus souvent d'un hyperfonctionnement du nerf vague. Le nerf vague, appelé aussi nerf pneumogastrique, est le dixième et le plus long des nerfs crâniens (il y en a 12 paires, notées I à XII).  Né du bulbe rachidien, il s'étend au-dessous du diaphragme, et se ramifie vers le pharynx, l'œsophage, l'estomac, le foie, le larynx, la trachée, les poumons, le cœur et les reins.
    Son rôle est fondamental, puisqu'il régule la circulation et la respiration. Le système vague est antagoniste du système sympathique, avec lequel il est plus ou moins en équilibre. Connu également sous le nom de syndrome vasovagal ou syncope vagale, le malaise vagal a pour causes une vasodilatation périphérique, essentiellement au niveau des muscles, une bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque) par hyperexcitation du X.
    Il en résulte une brusque hypotension artérielle et, le plus souvent, une syncope, car le cerveau est brusquement sous-alimenté en dioxygène. Si elles sont souvent spectaculaires, les syncopes vagales sont généralement sans danger et ne laissent pas de séquelles.   Les nerfs crâniens     Haut de page

Mal blanc
Dermatologie, infectiologie  -  [Angl. : Whitlow]   N. m.  * Mal : du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; * panaris : du latin panaricium, inflammation aigüe du doigt, mal blanc. 
    Le mal blanc, plus connu sous le nom de panaris, est une infection phlegmoneuse (*) qui se développe à l'extrémité d'un doigt. Il résulte généralement d'une infection staphylococcique (les bactéries responsables sont des staphylocoques) aigüe des tissus de la troisième phalange, après inoculation septique (contaminante) par blessure ou piqûre. Mais le panaris peut aussi se développer ailleurs dans le doigt et peut résulter d'une infection par d'autres microorganismes.
    Les principaux signes cliniques sont :
- une tuméfaction rouge, chaude, douloureuse (douleur pulsatile) d'un doigt,
- l'installation d'une fièvre,
- une adénopathie satellite : inflammation des ganglions périphériques.
    En l'absence de traitement efficace, le risque d'une extension aux structures sous-jacentes avec possibilité de phlegmon des gaines voire d'ostéite n'est pas négligeable. Certaines formes de panaris pourront nécessiter l'ablation chirurgicale du ou des foyers infectieux, suivie d'une antibiothérapie.

(*) N. m.  * phlegmon : du latin médiéval phlegmon, du grec phlegein [-phlegmon], inflammation, brûlure.     Un phlegmon est l'inflammation aigüe ou subaigüe d'un tissu sous-cutané voire des structures plus profondes.

Mal de la rose   Mal des Asturies
Dermatologie, gastroentérologie, médecine biologique, pharmacologie  -  [Angl. : Pellagra, evil of Asturias, evil of the rose]    N. f.  * pellagre, pellagreux, euse : du latin pellis, peau et du grec agra, chasse [pellagre, -pellagreux], relatif   à la pellagre, due à une carence en vitamine PP. 
    Le mal de la rose ou mal des Asturies sont synonymes de la pellagre. La vitamine PP, préventive de la pellagre et isolée par Goldberger, fut identifiée en 1937 par Elvehjem, Madden et Strong à l'acide nicotinique. La pellagre est une maladie grave qui se manifeste par des lésions cutanées et des troubles digestifs et nerveux.

    * Pellagroïde : (du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence) adjectif qui caractérise ce qui ressemble à la pellagre.   
    * Pellagrogène : (du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre) adjectif signifiant : qui engendre la pellagre. Ex. un régime alimentaire sans vitamine PP est pellagrogène.
    * Pellagreux ou pellagreuse : adj. et substantif désignant une personne qui est atteinte de la pellagre.    Haut de page

Petit mal   Grand mal   Mal comitial   Mal sacré
Neurologie  -  [Angl. : Petit mal epilepsy, Grand mal epilepsy, Comitial mal, Epilepsy]    N. f.  * épilepsie : du latin epilêpsia, attaque.     
    Il n'y a pas une épilepsie, mais des formes nombreuses, aux manifestations très diverses, selon la zone cérébrale concernée. Les crises épileptiques sont dues à des décharges excessives des neurones cérébraux. Les crises qualifiées de "petit mal" atteignent surtout le jeune enfant et se manifestent essentiellement par des absences de durée relativement courtes (quelques secondes).
    Comme pour les autres formes, le traitement est basé sur des médicaments antiépileptiques. Les zones cérébrales concernées sont nombreuses et on connaît de nombreuses causes : alcoolisme, familiale (héréditaire), entre autres. 
    Adj. : * épileptique : qualifie une personne atteinte d'épilepsie ou ce qui concerne l'épilepsie ;
    * épileptiforme, épileptoïde : qui a l'apparence de l'épilepsie (pathologie nerveuse épileptiforme) ;
    * épileptogène : qui produit l'épilepsie, par ex. une tumeur ou une lésion cérébrale. 

    Phénomène électrique cérébral, l’épilepsie est une maladie très particulière qui ne ressemble à aucune autre. Sa manifestation la plus connue est la crise de «  grand mal », qui est spectaculaire, mais il existe également de nombreuses autres manifestations. Inquiétante à juste titre, l’épilepsie est toutefois le plus souvent bénigne et bénéficie d’une large gamme de traitements médicamenteux.
    Toute personne peut faire une fois dans sa vie une crise d’épilepsie (ou crise comitiale). Elle est due à une activation exagérée, brutale et passagère des cellules nerveuses du cortex cérébral. En revanche, on parle de maladie épileptique lorsque les crises se répètent pendant des mois, voire des années.
    Elle peut être sans cause apparente, ou provoquée par une tumeur cérébrale, une agression toxique médicamenteuse, une hypoglycémie ou une infection de type encéphalite). On distingue les épilepsies généralisées et les épilepsies partielles en fonction de la localisation des décharges électriques dans l’ensemble du cortex ou seulement dans une région.
    Comitial(e) : vient du latin comitialis morbus, de comitialis qui signifie interrompre les comices (assemblées publiques du peuple romain pour élire les magistrats et traiter les affaires publiques), c’est-à-dire, au niveau du cerveau, l’interruption du fonctionnement normal.
    Morbus
signifie maladie, mal physique.  Il existe de nombreux sites sur Internet, dont : FFRE : Fondation Française pour la Recherche sur l'Épilepsie, LFCE : Ligue Française Contre l'Épilepsie, entre autres.
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Mal de Naples   Mal français   Mal curial   Mal napolitain
Vénérologie, dermatologie, immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Disease of Naples, French disease, Curial disease, Neapolitan disease]    N. m.  * Mal, pl. maux : du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation ; * syphilis : du latin syphilis, du nom du berger Syphilus [syphil(o)-, -syphilitique], maladie vénérienne due au Tréponème pâle ou Treponema pallidum
    Autrefois appelée "le mal de Naples" ou "le mal napolitain" par les français, "il male francese" par les italiens, "the french disease" par les anglais, la syphilis a été redoutée pendant des siècles pour sa contagiosité, sa gravité et les tares qu'elle provoquait chez les enfants de syphilitiques. Connue aussi sous le nom de vérole
(du bas latin médical variola, de varius [vérole, variole], varié, maladie éruptive), elle a été essentiellement transportée et diffusée par les armées en campagne.
    Cette maladie vénérienne ou MST (maladie sexuellement transmissible) se transmet par contact entre les muqueuses génitales et était MDO (maladie à déclaration obligatoire - aux services de santé) jusqu'en juillet 2000. Des réseaux de surveillance ont depuis été mis en place du fait de la forte recrudescence (comme pour toutes les autres MST) de la syphilis, signalée régulièrement par les bulletins épidémiologiques du Ministère de la Santé. La liste des MDO peut être consultés sur le site de l'INVS (Institut National de Veille Sanitaire)
. On distingue essentiellement 3 phases dans le développement de la syphilis.

* Syphilis primaire.
    Elle débute au moment de l'inoculation, c'est-à-dire du rapport sexuel infectant.
Deux à trois semaines après la contamination apparaît un chancre sous la forme d'une érosion ronde et aplatie, rose, à base ferme et indurée (devenue plus dure). Ce chancre se situe chez l'homme sur la verge, le plus souvent sur le gland ou sous le prépuce. Cette situation et le fait qu'il soit indolore fait qu'il passe souvent inaperçu ou, si on le voit, on ne pense pas forcément à la syphilis.
    Chez la femme, il est le plus souvent localisé à l'intérieur du vagin, quelquefois à l'intérieur des petites lèvres et n'est découvert qu'à l'occasion d'un examen gynécologique.
    Chez l'homme comme chez la femme, un ou plusieurs ganglions se développent dans l'aine mais eux aussi sont indolores. À ce stade, tout concoure donc pour une contamination d'autres personnes, d'autant plus que le chancre est un véritable réservoir de tréponèmes, facilement reconnaissables avec un microscope optique. Le malade est déjà hautement contagieux. Il est donc particulièrement important de consulter son médecin au moindre doute et en finir une fois pour toutes avec le préjugé "syphilis = maladie honteuse".
    Si la maladie est diagnostiquée à ce stade, la guérison est totale et relativement rapide avec une antibiothérapie adaptée (pénicilline ou tétracycline) et une abstinence pendant la durée du traitement, ce qui est la moindre des choses. Des contrôles sérologiques seront ensuite pratiqués pendant quelques mois pour suivre l'évolution du traitement. Points importants à ne pas méconnaître : ► une première syphilis, même guérie "dans les temps" ne confère aucune immunité et le patient peut tout aussi facilement se réinfecter ; ► le chancre disparaît spontanément et le malade se croit guéri, alors que la maladie continue son évolution et sera de plus en plus difficile à soigner.

* Syphilis secondaire.
    Elle commence le deuxième mois et peut durer jusqu'à la troisième ou quatrième ou année. Pendant cette période où le malade reste contagieux, on voit d'abord apparaître une roséole dite syphilitique ou syphilis secondaire précoce (qui n'a donc rien à voir avec la roséole infantile) : ce sont des taches roses, peu colorées, qui apparaissent sur le ventre, les flancs, les plis.
Cette éruption s'accompagne d'un état correspondant à un syndrome grippal avec poussées de fièvre, courbatures, céphalées, fatigue, ainsi qu'une polyadénopathie caractéristique ; gonflement généralisé des ganglions lymphatiques.
    Ces taches ne sont pas douloureuses et, même si on ne fait rien, tout disparaît dans la plupart des cas ! Sinon, des plaques muqueuses rosées se recouvrent parfois d'un enduit blanchâtre, se développent sur la langue, au coin des lèvres et sur les organes génitaux. Les ganglions gonflent mais l'état général reste encore satisfaisant.
    Si le traitement est démarré à ce stade, tout disparaît. Sans traitement,  la roséole cède la place à des syphilides brunâtres qui dessinent un fin réseau à la base du cou, qui a été appelé "collier de Vénus" et qui résiste même très longtemps au traitement. Dans cette même période, les cheveux tombent par plaques en arrière et au-dessus des oreilles formant ce que les dermatologues appellent une alopécie en clairière, caractéristique de la syphilis.
    Si le traitement n'est toujours pas commencé, une deuxième éruption se produit, formée de centaines de papules saillantes, rouge foncé, sur tout le corps et tout particulièrement sur les mains et la plante des pieds. C'est la syphilis secondaire tardive. Certaines de ces papules s'ulcèrent et l'état général se dégrade très vite.

* Syphilis tertiaire.
    Toujours en l'absence de traitement, cette troisième phase se déclenche avec des atteintes cutanées : gommes (nodosités molles) qui finissent par s'ulcérer, tubercules et nodules aux jambes, organes génitaux et à la bouche, avec destruction simultanée des tissus osseux et cartilagineux. En même temps, les troubles neurologiques et cardiaques se précisent : tabès (atteinte de la moelle épinière), paralysie générale, douleurs viscérales paroxystiques, insuffisance aortique entraînant le plus souvent la mort.

* Sérodiagnostic de la syphilis : n
. m.  * séro :
du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies. 
    Le sérodiagnostic de la syphilis est une variante du VDRL ou Veneral Disease Research Laboratory.  * VDRL : en français : recherche de laboratoire sur les maladies vénériennes, encore que le VDRL concerne plus spécifiquement la syphilis.  Ce sérodiagnostic peut se faire par la réaction du VDRL. C'est une réaction d'agglutination passive réalisée entre un Ac anti-Ag cardiolipidique (Ac appelé réagine) et un Ag cardiolipidique normalement soluble, mais rendu particulaire par fixation sur un support figuré (particule en charbon ou latex généralement).
    Cette fixation a pour avantage de provoquer des réactions d'agglutination visibles facilement à l'œil nu. Pour le dépistage de la syphilis, le VDRL est souvent associé au test TPHA     Haut de page

Mal des transports   Mal de l'air   Mal de mer   Mal de la route
Pharmacologie  -  [Angl. : Motion sickness, Airsickness, Seasickness, Road sickness]    N. m.  * Mal, pl. maux : du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation
    Le mal des transports est aussi connu sous les noms de cinépathie (* ciné : du grec kinêsis [-cinèse, kin-, kinési-, -kinèse], mouvement ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel) ou ochopathie (du grec ochos, véhicule). Ce mal se traduit par des phénomènes bien connus : bâillements, nausées, vomissements, pâleur, sueurs, lipothymies, provoqués par les mouvements du véhicule.
    C'est ainsi que l'on peut distinguer le mal de l'air (transports en avion), le mal de mer (bateaux), le mal de la route (véhicules terrestres). C'est l'excitation du labyrinthe (dans l'oreille interne) qui est responsable de ces malaises chez certaines personnes.    Haut de page

Mal des montagnes   Mal de l'altitude
Pneumologie, hématologie  -  [Angl. : Altitude sickness]    N. m.  * Mal, pl. maux : du latin malum, male, d’une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse, qui cause des dommages ; peut aussi avoir valeur de négation
    Le mal des montagnes ou mal de l'altitude (ou d'altitude) est un ensemble de malaises que l'on observe chez des personnes qui s'élèvent à des altitudes supérieures à celles auxquelles leur organisme est habitué. Ces malaises sont d'autant plus importants que l'altitude est grande, mais la vitesse de l'ascension est aussi un facteur déterminant. C'est la raison pour laquelle les carlingues d'avions sont pressurisées. Chez certaines personnes, ce mal des montagnes peut commencer à se manifester dès 2000 m.
    Parmi les principaux symptômes : céphalées (maux de tête), nausées, tachycardie ou accélération du rythme cardiaque, hyperpnée ou accélération des mouvements respiratoires en même temps qu'augmentation de leur amplitude. Dans les cas les plus graves, on a pu noter des œdèmes pulmonaires et/ou cérébraux.
    Le traitement consiste avant tout à redescendre le malade à une altitude raisonnable et à le réhydrater. En effet, en altitude, la pression atmosphérique (barométrique) diminue, de même que la pression partielle des différents gaz qui constituent l'air, y compris la vapeur d'eau. L'hématose (échanges gazeux respiratoires) a donc de plus en plus de mal à se réaliser.     Haut de page

Malin   Maligne
Cancérologie, oncologie, nombreuses disciplines  -  [Angl. : Malignant]    Adj.  * Malin, maligne : du latin malignus [malin, igne], méchant, qui cherche à nuire. 
    Les adjectifs malin, maligne, caractérisent une maladie dont la gravité va toujours en augmentant, ou une tumeur susceptible de se généraliser (métastases) et d'entraîner à plus ou moins brève échéance, la mort du patient qui en est atteint.     Haut de page

Malignité
Cancérologie, oncologie, nombreuses disciplines  -  [Angl. : Malignancy]    N. f.  * Malignité : du latin malignitas, méchant, qui cherche à nuire, qui a un caractère malin
    La malignité est le caractère insidieux et redoutable d'une maladie dans laquelle apparaissent des symptômes anormaux avec une évolution irréversible vers la mort. C'est aussi le caractère d'une tumeur qui envahit progressivement l'organisme et dont l'issue est fatale.     Haut de page

Malnutrition
Physiologie de la nutrition et de la digestion, diététique  -  [Angl. : Malnutrition]   N. f.  * nutrition : du bas latin nutritio, de nutrire [nutrition, nutritif, ive], nourrir ; * - : du préfixe latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * mal- : du latin male, d'une manière mauvaise, défectueuse, désagréable, douloureuse ; peut aussi avoir valeur de négation ; * sous : du latin subtus, dessous, indique la position par rapport à ce qui est dessus ou à ce qui enveloppe. 
   Parmi les problèmes nutritionnels qui engendrent des troubles parfois sévères, on peut en retenir trois : la dénutrition, la malnutrition et la sous-nutrition ou sous-alimentation.
* La dénutrition : elle est définie comme une désassimilation supérieure à l'assimilation, c'est-à-dire que les cellules de l'organisme ne reçoivent plus suffisamment de nutriments.
* La malnutrition : un individu malnutri a une alimentation qui ne correspond pas à ses besoins, à son activité. Il en résulte un déséquilibre alimentaire général. Cette malnutrition affecte environ les deux tiers de l'humanité.
* La sous-nutrition : quel que soit l'individu concerne : homme, femme, nourrisson, enfant, adulte, sédentaire ou très actif, la sous-nutrition, rarement volontaire, le plus souvent subie, est une alimentation insuffisante. Les conséquences, notamment dans les famines qui affectent des régions entières ou des pays, peuvent être particulièrement dramatiques.     Haut de page