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Dernière modification : 6-02-2020

MALPIGHI Marcello : médecin et biologiste Italien, né le 10 mars 1628 à Crevalcore, dans la région de Bologne, mort le 30 novembre 1694 à Rome. Marcello MALPIGHI est considéré comme le fondateur de l'anatomie microscopique, de l'histologie, structure microscopique des tissus. Éponymes associés : on lui doit les descriptions des corpuscules et des pyramides du rein, qualifiés de malpighiens ou ... de Malpighi, les corps malpighiens de la rate, la couche épidermique des cellules de Malpighi, entre autres. Pour plus de détails, voir sa biographie.


Malpighi (canal de) - Malpighi-Gartner (canal de) - Malpighi (capsule de) - Malpighi (cellule de) - Malpighi (corps muqueux de) - Malpighi (corpuscule de) - Malpighi (couche de) - Malpighi (glomérule de) - Malpighi (pyramide de) - Malpighien, ienne - Malpighien (épithélium) - Malpighienne (cellule) -

Canal de Malpighi    Canal de Malpighi-Gartner   
Anatomie, embryologie  -  [Angl. : vestige of ductus deferens]   N. m.  * MALPIGHI Marcello : médecin et biologiste Italien, né le 10 mars 1628 à Crevalcore, dans la région de Bologne, mort le 30 novembre 1694 à Rome ; * GARTNER Hermann Treschow, anatomiste danois 1785 - 1827).
   Les deux canaux de Wolff (appelés actuellement les conduits mésonéphriques ou mésonéphrotiques) apparaissent pour la première fois aux environs du 24e jour de gestation sous forme de deux cordons fermes dans le mésoderme intermédiaire de la région thoracique, puis ils croissent en direction caudale par prolifération et migration pour atteindre les parois ventrolatérales du cloaque, auquel ils fusionnent au 26e jour de la gestation. Cette région deviendra le trigone de la paroi postérieure de la future vessie ; les deux cordons se creusent à partir de leur extrémité distale pour former les canaux de Wolff, ou conduits mésonéphriques et les tubules du rein primitif transitoire qui sont fonctionnels entre les 6e et 10e semaines de gestation et produisent de l'urine. Elles perdent leur fonction rénale à partir de la 10e semaine de gestation.
    De la partie caudale du canal de Wolff, à la zone de fusion avec le cloaque, naît le bourgeon urétéral dont l'extrémité crâniale se dirige vers le haut, vers le métanéphros (le rein définitif) et donne naissance à l'uretère et aux calices rénaux.

    Chez le fœtus de sexe masculin, la différenciation sexuelle commence à la fin de la 6e semaine de gestation sous l'influence d'un gène spécifique du chromosome Y (le gène SRY qui aboutit à la production de la protéine SRY). Les canaux de Wolff persistent avec quelques tubules mésonéphriques pour former quelques éléments de l'appareil urinaire et génital : les cônes efférents des testicules avec les tubes séminifères, puis l'épididyme, le canal déférent, la vésicule séminale qui s'ouvre sur le canal éjaculateur.
La prostate et les glandes bulbo-urétrales naissent de l'urètre pelvien adjacent.
    Chez le fœtus du sexe féminin, en l'absence de testostérone et d'hormone antimüllérienne (HAM), les canaux de Wolff dégénèrent après avoir participé à la formation des ovaires, mais leur dégénérescence est incomplète et leurs reliquats embryonnaires peuvent être observés chez les filles et chez les femmes adultes.

   Au cours de la 6e-7e semaine se forment les deux canaux de Müller (appelés actuellement les conduits paramésonéphriques ou paramésonéphrotiques). Ces canaux, chez le fœtus du sexe féminin ne sont pas inhibés et plus tard, entre les 10e et 12e semaines de gestation, ils donneront naissance au tractus génital interne (les trompes utérines, l'utérus avec l'endomètre et enfin la partie haute du vagin).

   Le conduit déférent vestigial, anciennement canal de Gartner ou de Malpighi-Gartner est la portion caudale du canal de Wolff. Il commence au niveau du paroophoron (vestige de la partie urinaire du corps de Wolff), puis il descend le long de l'utérus, jusqu'à l'isthme utérin, pénètre dans le col utérin en se dilatant en ampoule, et continue jusqu'à la paroi latérale du vagin. Ensuite, ce conduit déférent vestigial pénètre dans la paroi vaginale, la parcourt de haut en bas et se termine à la base de l'hymen ou dans le sillon vestibulohyménéal.
   Le conduit déférent vestigial se voit chez le fœtus du sexe féminin, mais sa régression se poursuit dans l'enfance pour disparaître complètement, pouvant parfois donner naissance à des kystes dits wolffiens, ou gartnériens ou mésonéphrotiques.    Haut de page

Capsule de Malpighi
Anatomie, histologie  -  [Angl. : Malpighi's capsula]   N. f.  * capsule : du latin capsula [-capside], petite boîte ; * Malpighi : Marcello Malpighi, médecin et naturaliste italien, né le 10.03.1628 à Crevalcore, mort le 29.11.1694 à Rome ; il est considéré comme le fondateur de l'histologie ou anatomie microscopique. 
    Connue aussi sous le nom de capsule splénique, c'est une structure fibroélastique qui enveloppe la pulpe splénique (donc la rate) et qui forme dans l'organe un fin réseau de soutien qui sépare les lobes et les lobules. Au niveau du hile, la capsule se réfléchit sur les vaisseaux et prend le nom de capsule de Malpighi. À la surface de la rate la capsule est intimement unie au péritoine splénique. Les deux membranes sont presque confondues, sauf au niveau du hile.     Haut de page

Cellule de Malpighi   Cellule malpighienne
Cytologie, histologie, dermatologie, gynécologie  -  [Angl. : Malpighi's cell]   N. f.  * cellule : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des termes relatifs à la cellule ; * Malpighi : Marcello Malpighi, médecin et naturaliste italien, né le 10.03.1628 à Crevalcore, mort le 29.11.1694 à Rome ; il est considéré comme le fondateur de l'histologie ou anatomie. microscopique. 
   Les cellules de Malpighi ou cellules malpighiennes sont des cellules squameuses (car elles ressemblent à des écailles de poisson) que l'on trouve dans la peau, notamment dans l'épiderme et dans plusieurs tissus de revêtement de cavités internes, en particulier au niveau du col de l'utérus et du vagin. C'est au cours de l'analyse microscopique d'un frottis réalisé au niveau du col de l'utérus ou/et de la paroi vaginale que l'on peut, en détectant une éventuelle modification de ces cellules de Malpighi, mettre en évidence une pathologie.    Haut de page

Corps muqueux de Malpighi   Couche de Malpighi    Épithélium malpighien
Cytologie, histologie, dermatologie  -  [Angl. : Malpigian layer, squamous cell layer]   N. m. / N. f. / N. m.  * muqueux : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine], humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * épithélium : du grec epi [épi-], sur, dessus et du grec thêlê [-thélium], mamelon du sein. L'épithélium désignait autrefois la peau du mamelon et désigne aujourd'hui un tissu de revêtement ; * Malpighi : Marcello Malpighi, médecin et naturaliste italien, né le 10.03.1628 à Crevalcore, mort le 29.11.1694 à Rome ; il est considéré comme le fondateur de l'histologie ou anatomie microscopique. 
   La couche de Malpighi ou épithélium malpighien ou corps muqueux de Malpighi est la partie de l'épiderme comprise entre la couche basale et la couche granuleuse. À l'observation microscopique, on y distingue plusieurs assises stratifiées de cellules polyédriques, dites malpighiennes, disposées en mosaïque et qui tendent à s'aplatir et à devenir horizontales au fur et à mesure de leur progression vers la surface épidermique tandis que leur noyau s'estompe, ce qui correspond à la maturation kératinocytaire.  Les principales couches de l'épiderme    Haut de page

Malpighien   Malpighienne
Cytologie, histologie, dermatologie  -  [Angl. : Malpighian]   Adj. * malpighien, ienne : de Marcello Malpighi, médecin et naturaliste italien, né le 10.03.1628 à Crevalcore, mort le 29.11.1694 à Rome ; il est considéré comme le fondateur de l'histologie ou anatomie microscopique. 
   Les adjectifs malpighien, malpighienne caractérisent ce qui se rapporte aux cellules et aux structures histologiques découvertes et décrites par Malpighi, c'est-à-dire les cellules malpighiennes, le corps muqueux, les glomérules et pyramides rénales, la capsule, le canal, entre autres. Pour plus de détails sur ces structures, voir les différentes définitions.   Haut de page

Pyramide de Malpighi    Corpuscule de Malpighi    Glomérule de Malpighi
Urologie néphrologie, anatomie, chirurgie  -  [Angl. : Malpighian pyramid ; Malpighi's corpuscle ; Malpighian glomerulus]   N. f. / N. m. / N. m.  * pyramide : du latin pyramis, -idis, du grec puramis, -idos, qui désigne un grand monument égyptien à base quadrangulaire et quatre faces triangulaires ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * Malpighi : Marcello Malpighi, médecin et naturaliste italien, né le 10.03.1628 à Crevalcore, mort le 29.11.1694 à Rome ; il est considéré comme le fondateur de l'histologie ou anatomie microscopique. 
    Le rein est un organe pair, de couleur brun rouge, situé dans la région lombaire de part et d'autre de la colonne vertébrale, et dont la principale fonction est la fabrication et la sécrétion de l'urine. En forme de gros haricot aplati, le rein mesure environ 12 x 6 x 3 cm. Le droit est situé juste sous le foie, alors que le gauche est contre la rate. Les reins sont entourés par une capsule fibreuse et très résistante. Coupe sagittale d'un rein 
    On trouve ensuite, de l'extérieur vers l'intérieur, une zone corticale ou cortex ou zone glomérulaire, qui contient jusqu'à un million de glomérules (voir ci-dessous) ou corpuscules de Malpighi ou glomérules de Malpighi par rein. Puis la zone médullaire, formée par les pyramides de Malpighi, elles-mêmes constituées d'un nombre plus ou moins important de tubes collecteurs. Tous ces tubes collecteurs s'ouvrent dans les calices, qui donnent accès au bassinet, zone où est collectée l'urine avant d'être évacuée par les uretères  vers la vessie. Schéma simplifié de l'appareil urinaire 
   
* Des cellules aux reins : Les déchets cellulaires sont pris en charge par la lymphe interstitielle, puis passent dans les capillaires sanguins --> veines caves --> oreillette droite --> ventricule droit --> artères pulmonaires --> poumons --> veines pulmonaires --> oreillette gauche --> ventricule gauche --> artère aorte --> artères rénales --> reins, à raison de 1 500 litres de sang par jour !

* Les trois fonctions du rein : c'est un organe particulièrement bien vascularisé. Les capillaires issus de l'artère rénale se pelotonnent et forment les glomérules. Ce sont eux qui constituent l'essentiel de la zone corticale ou glomérulaire, entre la capsule fibreuse et les pyramides de Malpighi.
    Autour de chaque glomérule, une capsule creuse ou capsule de Bowman est le point de départ d'un tube urinifère (à ne pas confondre avec le tube collecteur). Détail d'un néphron et de son tube collecteur 

On appelle néphron l'ensemble glomérule + capsule + tube urinifère. C'est l'unité anatomique et fonctionnelle de filtration.
    Détail important pour comprendre l'efficacité du filtre rénal : les néphrons d'un rein mis bout à bout représentent environ 75 kilomètres !

1 - Par différence de pression, 170 litres d'urine primitive passent chaque jour des glomérules (pression > 50 mm Hg) dans les capsules (p = 10 mm Hg). Les activités du néphron  Cette urine primitive est constituée d'eau et de petites molécules, sels minéraux, glucides ... Cette première phase est la filtration glomérulaire.
2 - Pendant le trajet dans les tubes urinifères, 99% de l'urine primitive sont réabsorbés par les réseaux capillaires (eau, sels minéraux, glucose ...). Certaines substances ne sont éliminées dans l'urine que si leur concentration dans le sang dépasse un certain seuil : 1,7 g/L pour le glucose, 5,6 g/L pour le sel NaCl etc. Ce sont des substances à seuil.
    D'autres sont éliminées quelle que soit leur concentration : urée, acide urique, enzymes et hormones dégradées, médicaments, nicotines, anabolisants, certaines drogues ou leurs produits de dégradation ... Ce sont les substances sans seuil. Cette deuxième phase est la réabsorption tubulaire.
3 - Le rein transforme des substances toxiques (ammoniaque par ex.) en produits inoffensifs : acide hippurique, sels ammoniacaux, et synthétise des pigments urinaires : urochrome et urobiline. Cette troisième phase est celle des synthèses.

Trajet complet de l'urine : néphrons --> tubes collecteurs --> calices --> bassinet --> uretères --> vessie --> urètre --> miction.

   En filtrant sélectivement le sang et en réabsorbant les éléments utiles, le rein joue un rôle détoxiquant et assure la régulation du volume et de la composition chimique du milieu intérieur, c'est-à-dire le maintien de l'HOMÉOSTASIE, grâce à l'action conjuguée de plusieurs hormones, dont l'ADH, antidiurétique (hypothalamus et hypophyse) et l'aldostérone (surrénale). Le rein sécrète aussi l'EPO ou érythropoïétine, hormone qui permet la maturation des globules rouges dans la moelle osseuse. Il permet en outre la transformation de la vitamine D en sa forme active.    Haut de page