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Dernière modification : 6-02-2020

Méning(o)-     Du latin meninga [méning(o)-, -méningé(e)], méninges. Les méninges sont les membranes protectrices et nourricières du système nerveux central, qui contiennent du liquide céphalorachidien.


Méninge - Méningé - Méninge externe - Méninge interne - Méninge moyenne - Méningiomatose - Méningiome - Méningite - Méningite aseptique - Méningite bactérienne - Méningite tuberculeuse - Méningite virale - Méningocèle

Méninge   Méningé   Méninge externe   Méninge interne   Méninge moyenne
Neurologie, anatomie, neurochirurgie  -  [Angl. : Meninx, pl. meninges, Meningeal, External meninx, dura mater, Internal meninx, pia mater, Medial meninx, arachnoid]    N. f. 
* méninge : du latin meninga [méning(o)-, -méningé(e)], méninges, membranes du système nerveux central, qui contiennent du liquide céphalorachidien. 
    On appelle méninge chacune des 3 membranes qui protègent le système nerveux central : encéphale et moelle épinière. Les méninges autour de la moelle épinière  On distingue
- la méninge externe ou dure mère, résistante et protectrice, au contact de l'os,
- la méninge moyenne ou arachnoïde qui contient le LCR (liquide céphalorachidien, et
- la méninge interne ou pie mère fine et richement vascularisée. 
    Adj. : méningé : qui se rapporte aux méninges. Ex. : le syndrome méningé.       Haut de page

Méningiome   Méningiomatose
Neurochirurgie, imagerie médicale et interventionnelle
  -  [Angl. : Meningioma, Meningiomatosis]    N. m. * méningo :
du latin meninga [méning(o)-, -méningé(e)], méninges, membranes du système nerveux central, qui contiennent du liquide céphalorachidien ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    Tumeur bénigne, c'est-à-dire non invasive ni métastasique, qui apparaît au niveau des méninges, en-dehors du système nerveux. Le méningiome (20% des tumeurs du système nerveux central) se développe lentement et forme progressivement une lésion ferme et globuleuse qui repousse et irrite le tissu nerveux ou osseux voisin. Mis en évidence par le scanner et l'IRM, les méningiomes se traitent par voie chirurgicale. La méningiomatose est la présence simultanée de nombreux méningiomes.      Haut de page

Méningite   Méningite aseptique   Méningite bactérienne   Méningite tuberculeuse   Méningite virale
Neurologie, médecine biologique
  -  [Angl. : Meningitis, Aseptic meningitis, Bacterial meningitis, Tubercular meningitis , tuberculous meningitis, Viral meningitis]    N. f.  * méningo :
du latin meninga [méning(o)-, -méningé(e)], méninges, membranes du système nerveux central, qui contiennent du liquide céphalorachidien ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    Ce terme désigne plusieurs pathologies qui ont toutes en commun une inflammation des méninges de l'axe cérébrospinal : encéphale et moelle épinière. Les causes sont nombreuses : méningocoque (bactérie), virus, tumeur méningée, parasites etc. Dans tous les cas, après une période d'incubation de 2 à 5 jours, les symptômes sont de violentes céphalées, accompagnées parfois de raideur de la nuque, de vomissements, de troubles moteurs ou psychiques, de photophobie, de fièvre et, pour certaines formes dites fulminantes (l'incubation ne dure alors qu'une dizaine d'heures), une mort rapide. Selon les organes atteints, on parle de méningite cérébrale (inflammation des méninges du cerveau), spinale (méninges de la moelle épinière) ou cérébrospinale (toutes les méninges). Parmi les formes les plus fréquentes :

* La méningite aseptique : comme son nom l'indique, elle n'est pas due à l'action d'un germe. On constate une augmentation de volume et/ou de pression du LCR (liquide céphalorachidien contenu dans l'arachnoïde ou méninge moyenne).
* La méningite tuberculeuse, consécutive à une tuberculose avec formation de structures appelées tuberculomes au niveau des méninges. Cette forme était en voie de disparition, mais de nouveaux cas sont signalés, notamment chez les personnes immunodéprimées (SIDA).
* L
a méningite virale. Le LCR est légèrement trouble à l'examen (après ponction lombaire à l'aide d'un trocart). Ces méningites ne nécessitent généralement pas de traitement particulier et guérissent spontanément en 1 à 2 semaines. Les souches responsables sont nombreuses : entérovirus, virus des oreillons (Myxovirus parotidis), mais aussi adénovirus, herpes virus.
* La méningite bactérienne est la forme la plus redoutée et qui nécessite des soins d'urgence. Les germes en cause peuvent être des méningocoques, mais aussi des pneumocoques, staphylocoques ou streptocoques. Ces bactéries sont pyogènes (formes purulentes) dans un quart des cas et ce sont les formes les plus redoutées.
    Parmi les germes les plus fréquents : Neisseria meningitidis, présent sous 3 formes en France. La forme B représentait 80 à 90% des infections, la forme C environ 10% à 20%, alors que la forme A est pratiquement inexistante. Ces dernières années, on constate une augmentation encore inexpliquée de la forme C qui concerne 30 à 40% des cas déclarés.
    En France (et dans la plupart des pays européens), il existe un vaccin  combiné Méningitec pour les formes A et C, la forme B étant peu immunogène.  L'avantage de ce nouveau vaccin est qu'il peut être administré dès l'âge de 2 mois (contre 18 mois pour les autres vaccins) et qu'il limite la propagation du germe. Autres germes redoutés : le pneumocoque Pneumococcus pneuminiae et la bactérie Haemophilus influenzae. Cette dernière est surtout fréquente chez les jeunes enfants et peut être responsable de redoutables séquelles neurologiques.

    C'est à cause de la grande contagiosité de la méningite que toutes les personnes ayant été en contact avec un malade doivent (mais ne sont pas obligées) se faire vacciner. En octobre 2002, une grande campagne de vaccination préventive contre la méningite de type C (pour les sujets de 2 mois à 25 ans) a commencé en Pyrénées Atlantiques, dans les Landes et les Hautes Pyrénées, où les cas déclarés sont plus nombreux que dans les autres régions, sans pour autant constituer une épidémie.

Les 3 vaccins disponibles :
        1 - Le vaccin conjugué contre le méningocoque de sérogroupe C
        2 - Le vaccin contre les méningocoques des sérogroupes A+C
        3 - Le vaccin tétravalent contre les méningocoques des sérogroupes A,C,Y,W135 réservé aux centres agréés de vaccination. C'est ce vaccin qui est obligatoire pour les personnes qui se rendent en pèlerinage à la Mecque. Cette vaccination doit dater de plus de 10 jours et de moins de trois ans.

Le vaccin est recommandé :
        * Aux enfants de plus de 2 ans et aux jeunes adultes se rendant dans une zone où sévit une épidémie
        * Aux personnes quel que soit leur âge, se rendant dans cette zone pour y exercer une activité dans le secteur de la santé ou auprès des réfugiés
        * Aux personnes se rendant dans une zone d'endémie (ceinture de la méningite en Afrique) au moment de la saison de transmission dans des conditions de contact étroit et prolongé avec la population locale
        * Aux sujets ayant été en contact avec un cas d'infection à méningocoque C
        * Aux personnes vivant dans des zones géographiques où les infections sont fréquentes
        * Aux enfants immunodéprimés.     Haut de page

Méningocèle
Embryologie, neurochirurgie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Meningocele]    N. f. 
* méningo : du latin meninga [méning(o)-, -méningé(e)], méninges, membranes du système nerveux central, qui contiennent du liquide céphalorachidien ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. 
    La méningocèle est une hernie des enveloppes méningées à travers un orifice pathologique du canal rachidien. Cette hernie est recouverte par la peau, à travers le crâne ou plus fréquemment le rachis. La cause la plus fréquente est une malformation congénitale qui provoque, pendant les 4 premières semaines de la vie embryonnaire, la fermeture incomplète du tube neural, ébauche du système nerveux central. La méningocèle contient du LCR (liquide céphalorachidien) et doit être traitée chirurgicalement le plus tôt possible.
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