Retour à la page d'accueil  M - TERMINOLOGIE MEDICALE - M  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 6-02-2020

n(o)-       Du grec mên [méno-], mois, mêniaia, "menstrues", pluriel neutre substantivé de l'adjectif mêniaios "qui dure un mois". L'élément "mén(o)-" a également pour origine le latin mensis, "mois" et les composés avec cet élément se rapportent aux menstruations ou règles.
Menstr-       Du latin menstrua, de mensis [-menstruel], mois, relatif aux menstruations, donc aux règles. L'élément "menstr-" est synonyme de "mén(o)-", du grec mên [méno-], mois, mêniaia, "menstrues", pluriel neutre substantivé de l'adjectif mêniaios "qui dure un mois".


Ménarche - Ménométrorragie - Ménopause - Ménopausée - Ménorragie - Ménorrhée - Ménostasie - Ménothermique - Menstruation - Menstruation rétrograde - Menstruel - Menstrues  

Ménarche
Gynécologie  -  [Angl. : Menarche]   N. f.  * mén- : du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * arche : du grec arkhê, arkhein [-arche, archie, -arque], ce qui est en avant, commencement, commandement. 
    La ménarche est, chez la jeune fille, la période de la puberté pendant laquelle se produisent les premières règles.
La prématurité ménarche est l'apparition anormalement précoce des règles chez une fillette.      Haut de page

Ménométrorragie
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Menometrorrhagia]   N. f.  * méno :
du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * métro : du grec mêtro [-mètre, métr(o)-, -métrie], matrice, utérus ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement. 
    On désigne par ménométrorragie (anc. orth. : méno-métrorragie) une hémorragie anormale de l'utérus qui survient à la suite de règles normales. L'appareil génital féminin  Il s'agit dans la plupart des cas d'un dérèglement hormonal qui pourra être corrigé après dosage des hormones sanguines, mais cette affection peut aussi avoir d'autres causes : tumeur par exemple.      Haut de page

Ménopause   Ménopausée
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Menopause, Menopaused]   N. f. 
* méno : du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * pause : du latin pausa, du grec pausis [-pause], suspension, arrêt, arrêt momentané. 
    La ménopause est l'arrêt naturel des règles, qui survient en général entre 45 et 55 ans et qui résulte du fait que les ovaires ne sécrètent plus d'hormones. Les cycles sexuels chez la femme  C'est notamment cette carence en œstrogènes qui provoque souvent une augmentation de poids. Surveillance de l'alimentation et exercices physiques réguliers doivent donc être de règle.
    La ménopause peut survenir après l'ablation des ovaires ou une radiothérapie qui détruit les tissus producteurs d'hormones dans les ovaires. Il en résulte un hyperfonctionnement de l'hypophyse et donc une hypersécrétion de ses hormones : hormone stimulant les follicules (FSH) et hormone lutéinisante (LH), perturbant l'humeur, la faim et le sommeil.  Les bouffées de chaleur parfois très gênantes sont fréquentes.
    Il existe une Association Française pour l'Etude de la Ménopause (AFEM) qui a un site Internet.  L'un des facteurs inéluctables de la postménopause est la perte de masse osseuse qui entraîne progressivement l'installation d'une ostéoporose, avec tassement des vertèbres et éventuellement fractures des structures porteuses (col du fémur par ex.). Le traitement est essentiellement hormonal, par voie orale ou percutanée (gels et patchs) dès que la carence est installée. 
    Adj. : ménopausée : se dit d'une femme qui est entrée en ménopause.      Haut de page

Ménorragie
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Menorrhagia]   N. f.  * méno :
du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement. 
    La ménorragie
consiste en écoulement persistant, hémorragique, après la durée normale des règles. Les causes sont nombreuses. Chez une jeune fille en fin de puberté ou chez une femme en périménopause, l'endomètre peut s'épaissir de façon excessive et provoquer des saignements sur une durée beaucoup plus longue que les règles habituelles. Dans d'autres cas, une GEU (grossesse extra-utérine) ou une fausse couche (avortement spontané) peuvent aussi être à l'origine d'une ménorragie.
    Syn. : hyperménorrhée.
      Haut de page

Ménorrhée
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Menorrhoea, menorrhea]   N. f.  * méno :
du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie], couler. 
    La ménorrhée désigne la période des règles. Elle intervient au début du cycle (le premier jour des règles est le premier jour du nouveau cycle) et correspond à l'élimination progressive (en général 4 à 5 jours) du revêtement interne de l'utérus, appelé endomètre. S'il n'y a pas eu fécondation de l'ovocyte II (ovule) le corps jaune (ancien follicule de De Graaf dans l'ovaire) dégénère et la baisse de la progestérone qu'il produisait provoque l'élimination de l'endomètre.
    La ménorrhée est un phénomène naturel, cyclique (en moyenne tous les 28 jours) qui ne s'arrête que pendant les grossesses et après la ménopause.     Haut de page

Ménostasie
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Menostasis]   N. f.  * méno :
du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * stase : du grec stasis [-stase, -stasie], station verticale, base, arrêt.  
    La ménostasie est l'a
bsence de flux menstruel, de règles ou encore l'aménorrhée. Elle est « primaire »  si  la  femme  n'a jamais eu de règles, elle est « secondaire » lorsqu'elle survient chez une femme qui avait déjà eu des règles auparavant. Le traitement de cette affection se fait essentiellement par dosage des hormones, puis hormonothérapie. La ménostasie ou aménorrhée est normale pendant la grossesse ou après la ménopause.    Haut de page

Ménothermique
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Menothermal (curve)]   Adj.  * méno :
du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * thermique : du grec thermos ou thermainein [-therme, therm(o), thermique], chaleur, chauffer. 
    Une courbe ménothermique retrace les variations de la température corporelle au cours d'un cycle. Pour établir une telle courbe, la femme doit prendre sa température tous les matins à la même heure, si possible avant de se lever. Le jour de l'ovulation, le changement des taux d'hormones circulant dans le sang (arrivée de progestérone) provoque une élévation d'environ un demi degré Celsius.
    Cette élévation disparaît en fin de cycle, s'il n'y a pas eu de fécondation, au moment où le corps jaune régresse. Il est intéressant d'établir de telles courbes ménothermiques pour une femme qui veut pratiquer une contraception sans contraceptifs, uniquement basée sur l'évaluation du jour de l'ovulation. La méthode reste cependant très aléatoire car de nombreux facteurs peuvent perturber la courbe (se lever la nuit, toute maladie etc.).        Haut de page

Menstruation   Menstrues   Menstruel
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes
  -  [Angl. : Menstruation, Menstruum, Menstrual]   N. f.  * menstr(ue) :
du latin menstrua, de mensis [-menstruel], mois, relatif aux menstruations, donc aux règles ; * ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    Ce terme désigne les règles, phénomène cyclique, correspondant au début d'un nouveau cycle et qui consiste en l'élimination d'une grande partie de l'endomètre, revêtement interne de l'utérus. La menstruation est constituée de sang et de mucosités. Elle intervient chaque fois qu'il n'y a pas eu de fécondation et ne cesse que pendant la grossesse et après la ménopause.
    Syn. : menstrues, règles. Adj. :  menstruel : qui se rapporte aux règles.    Haut de page

Menstruation rétrograde
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique  -  [Angl. : Retrograde menstruation]   N. f. 
* menstr(ue) :
du latin menstrua, de mensis [-menstruel], mois, relatif aux menstruations, donc aux règles ; * ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom ; * rétro : du latin retro [rétro-], en arrière de, derrière ; * grade : du latin gradi [-grade], marcher, (en position).
    La menstruation rétrograde représente le fait que, pendant la menstruation, une partie plus ou moins importante du flux menstruel (sang et fragments de la muqueuse endométriale) ne passe pas par la voie normale (col de l'utérus --> vagin --> vulve), mais s'engage dans les trompes de Fallope et arrive dans la cavité abdominale.
    Le risque est une endométriose (* endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * métro : du grec mêtro [-mètre, métr(o)-, -métrie], matrice, relatif à l'utérus ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques). On estime que près de 10 % des femmes de 30 à 40 ans seraient atteintes à des degrés divers, d'endométriose. Ces amas siègent de préférence au niveau des ovaires, du cul-de-sac postérieur et des ligaments utérosacrés. Les symptômes de cette affection se caractérisent par leur périodicité et les lésions sont généralement découvertes de façon fortuite, lors d'un examen effectué pour une autre recherche.
    On évoque souvent les "6 D" qui caractérisent l'endométriose : dyspareunie (rapports sexuels douloureux avec saignements), dysménorrhée (règles anormales en temps ou en volume), dysovulation, douleur pelvienne chronique, défécation (selles) douloureuse, diarrhées, douleur pelvienne chronique, dysurie (miction impérieuse et douloureuse). Tous les examens classiques, mais surtout la cœlioscopie et l'IRM, mettent en évidence l'endométriose. Dans les formes graves, le traitement est hormonal ou chirurgical.
    Haut de page