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Dernière modification : 6-02-2020

Mér(o)-, -mère, -mérisme :    Du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément. Les éléments "mér(o)-, -mère, -mérie, -mérisme" ont formé des composés qui indiquent tous une notion de partition, d'éléments, notamment en embryologie, pendant le développement fœtal.

Les termes ne commençant pas par mér(o)- mais contenant cette racine ou se terminant par -mère, -mérie, -mérisme, ont déjà été décrits sur d'autres pages. Les liens ci-dessous renvoient donc directement à ces descriptions.


Méralgie - Méralgie paresthésique - Méralgie paresthésique de la cuisse - Méristème - Méristique - Méroblastique - Mérocrine - Mérodiastolique - Mérogenèse - Mérogonie - Mérogonie androïde - Mérogonie diploïde - Mérogonie gynoïde - Mérospermie - Mérosystolique - Mérotomie - Mérozoïte -
AlvéolomérotomieAndromérogonie - Ankylomérisme - Blastomère - Chromomère - Dimère - Ectomère - Encéphalomère - Gynomérogonie - Monomère - Polymère - Protomère - Sarcomère - Stéatomérie - Tétramère -

Méralgie   Méralgie paresthésique   Méralgie paresthésique de la cuisse
Algologie, myologie  -  [Angl. : Meralgia ; Meralgia paraesthetica]    N. f.  * mér(o)-du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * algie : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur ; * par : du grec para, à côté de ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. 
   Étymologiquement parlant, une méralgie est une douleur ressentie au niveau d'un membre. Dans la pratique médicale, le terme méralgie ou plus exactement les expressions méralgie paresthésique ou méralgie paresthésique de la cuisse, définissent des sensations étranges, voire des douleurs qui se manifestent au niveau de la cuisse et qui ont pour origine le nerf fémorocutané ou fémoral cutané latéral.
    Les patients qui en sont atteints décrivent, sur la face antérolatérale de la cuisse, des sensations de fourmillement, d'endormissement, parfois de chocs électriques, de douleur lors du moindre contact. Tout traumatisme, altération, compression, irritation, subi par le nerf fémorocutané, lequel sort entre L2 et L3 (2e et 3e vertèbres lombaires), peut provoquer ces méralgies paresthésiques.        Haut de page

Méristème   Méristique
Botanique, physiologie  -  [Angl. : Meristem, Meristic]    N. m.  * méristème : du grec meristos, partager. 
    Le méristème est l'extrémité de la racine formée de tissu indifférencié et dans lequel se produisent de nombreuses divisions cellulaires ou mitoses. L'adjectif méristique qualifie ce qui est divisé de façon régulière.        Haut de page

Méroblastique   Mérogonie   Mérogonie androïde   Mérogonie gynoïde   Mérogonie diploïde
Embryologie  -  [Angl. : Meroblastic, Merogony, Andromerogony, Gynomerogony, Diploid merogony]    Adj.  * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * blastique : du grec blastos [-blaste, blast(o)-, -blastique], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Dans les œufs méroblastiques, seul le vitellus se segmente. Cet adjectif qualifie donc des œufs qui ne se segmentent que partiellement, par opposition aux œufs holoblastiques qui se segmentent totalement. Ce phénomène de développement à partir d'une segmentation partielle d'un œuf est aussi connu sous le nom de mérogonie
(du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence).
    Plus généralement, la mérogonie désigne le développement d'un individu à partir d'un fragment d'œuf fécondé, et en particulier d'une cellule sans le noyau. Si la cellule utilisée contient le pronucleus mâle (et pas le pronucleus femelle), on parle d'une mérogonie androïde ou andromérogonie ; si elle contient le pronucleus femelle uniquement, c'est une mérogonie gynoïde ou gynomérogonie. Enfin, si les pronuclei mâle et femelle sont présents, il s'agit alors d'une mérogonie diploïde.        Haut de page

Mérocrine  
Adénologie, hormonologie  -  [Angl. : Merocrine]    Adj.  * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * crine : du grec ekkrinein [-crine, -crinien, -crinie], excréter. 
    Il existe plusieurs types de sécrétion des glandes, mais la sécrétion mérocrine est de loin la plus fréquente et concerne par exemple nos glandes salivaires, le pancréas exocrine, la sécrétion protéique des glandes mammaires. Cette sécrétion se fait selon le mode classique de l'exocytose : * exo :
du latin ex-, du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de ; * cytose : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule.  
    À l'intérieur de la cellule, au niveau de l'appareil de Golgi, des vésicules de transport quittent la face trans des saccules et déversent leur contenu dans le milieu extracellulaire. En même temps, les cellules acquièrent des substances de l'environnement en les entourant d'une enveloppe membranaire.  Schéma de l'endocytose et de l'exocytose  La membrane plasmique (cellulaire) s'invagine et forme une poche qui finit par se refermer. S'il s'agit de molécules utiles pour la cellule, la vésicule s'ouvre et déverse son contenu dans le cytoplasme. La membrane de la vésicule vide migre ensuite vers la membrane plasmique et fusionne avec elle. Il y a ainsi constamment des échanges de fragments membranaires entre la membrane plasmique et certains organites, dont l'appareil de Golgi.
    Dans de très nombreux cas, les substances extracellulaires sont reconnues par des récepteurs membranaires. Ex. acétylcholine,  nombreuses hormones, cholestérol LDL ... De telles régions de la membrane sont appelées des puits recouverts car leur surface interne est recouverte d'autres protéines fibreuses, dont la plus connue est la clathrine. Au contact molécule - récepteur, il y a formation d'une vésicule recouverte d'endocytose. À noter que l'on appelle ligand une hormone, un virus ... qui vient se fixer sur un récepteur membranaire.
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Mérodiastolique   Mérosystolique
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : Merodiastolic, Merosystolic]    Adj.   * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * diastolique : du grec diastellein [diastole], dilater. 
    On qualifie un élément de mérodiastolique lorsqu'il ne concerne qu'une partie de la diastole, c'est-à-dire de la phase de relâchement pendant laquelle les cavités cardiaques se remplissent (par exemple un souffle ou tout autre bruit anormal).
    De la même façon, un événement mérosystolique
(du latin systole [systole, systolie], contraction, période de contraction du muscle cardiaque) ne concerne qu'une partie de la systole, période pendant laquelle les cavités du cœur se contractent et éjectent le sang qu'elles contiennent.        Haut de page

Mérogenèse
Embryologie, anatomie, génétique  -  [Angl. : Merogenesis]    N. f.  * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * genèse : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre. 
    La mérogenèse est un autre nom pour désigner la segmentation (* segment : du latin segmentus, de secare [segment, segment(o)-], couper, partie bien délimitée). La fécondation de l'ovocyte II par le spermatozoïde déclenche la fin de la méiose, puis le pronucleus mâle et le pronucleus femelle fusionnent pour former le zygote. Celui-ci poursuit son trajet de la trompe (où a eu lieu la fécondation) vers l'utérus et subit en même temps les premières phases de la segmentation., c'est-à-dire des divisions cellulaires successives.
    Pendant ces premières divisions, les cellules filles ou blastomères n'augmentent pas de volume, ce qui permet à l'embryon de ne pas changer de taille. À partir du stade 8 - 16, les cellules de l'embryon vont se regrouper en 2 ensembles : l'un externe ou périphérique est nommé le trophoblaste, l'autre interne ou central est l'embryoblaste. Cette différenciation est très importante, car les cellules externes donneront naissance aux annexes : placenta et membranes associées à l'embryon, alors que les cellules internes donneront naissance à l'embryon proprement dit.
    La segmentation aboutit à la morula (du nom latin morum, mûre), qui va commencer à s'insérer dans l'endomètre. À environ 100 cellules, l'embryon est une sphère creuse remplie de liquide : le blastocyste.       Haut de page

Mérospermie
Physiologie animale  -  [Angl. : Merospermy]    N. f.  * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * spermie : du grec sperma, spermatos [spermat(o)-, spermo-, -sperme], semence. 
    La mérospermie est un mode de reproduction particulier dans lequel le gamète mâle pénètre normalement dans l'ovule, mais ne fait que déclencher le développement de l'œuf, sans qu'il ne s'unisse au noyau femelle. Ce type de reproduction observé par exemple chez les nématodes, est proche de la parthénogenèse.        Haut de page

Mérotomie
Physiologie, cytologie  -  [Angl. : Merotomy]    N. f.   * méro : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    La mérotomie est une pratique qui consistait à couper un organisme ou un organe pour observer son potentiel de survie. En cytologie ou physiologie cellulaire la mérotomie est une fragmentation chirurgicale de la cellule qui a permis de montrer que le noyau est indispensable pour la survie de la cellule eucaryote car le cytoplasme ne peut survivre sans la présence du noyau. Par contre, il suffit de la présence du noyau ou, plus étonnant d'un fragment de noyau, pour que la cellule survive.      Haut de page

Mérozoïte
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Merozoite]    N. m.  * méro :
du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément ; * zoïte : du grec zôo, zôon [zoo-, zoaire, zoïte], être vivant, animal. 
    On appelle schizonte la forme intracellulaire des parasites responsables du paludisme, tel Plasmodium falciparum, qui provoque chez l'homme la fièvre tierce maligne. Cycle de Plasmodium falciparum 
    Le moustique Anopheles inocule des sporozoïtes lors de sa piqûre et ceux-ci, transportés par le sang, ont la propriété de pouvoir rentrer dans les cellules hépatiques. Ils s'y développent en volumineux schizontes qui se découpent (d'où leur nom) et donnent naissance à de très nombreux schizozoïtes ou mérozoïtes. On retrouve ensuite ces schizozoïtes dans les globules rouges ou hématies ou érythrocytes, ainsi que dans les autres tissus, où ils multiplient leurs noyaux - c'est une forme de reproduction asexuée.
    Progressivement, ils se chargent de pigments noirs provenant de la désagrégation de l'hémoglobine. Dans les hématies se produit une véritable schizogonie
(du grec gonos [gon(o)-, -gonie], semence) qui peut se renouveler plusieurs fois et qui libère, lors de l'éclatement de l'hématie, un nombre très important de schizozoïtes. Dans les hématies infectées, certains schizozoïtes se transforment en gamontes, puis en gamétocytes mâles et femelles. 
    Lors d'une piqûre, l'Anopheles injecte d'abord sa salive (avec les sporozoïtes), puis aspire le sang de l'être humain qui contient des hématies avec gamétocytes. Le cycle se poursuit dans le moustique. D'abord dans l'intestin : le gamonte femelle ne se transforme pas, alors que le gamonte mâle se divise en éléments filamenteux. La fécondation a lieu. La nouvelle cellule passe alors dans les glandes salivaires pour s'y diviser, après plusieurs modifications, en nombreux sporozoïtes. Le cycle recommence.       Haut de page