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Dernière modification : 6-02-2020

Més(o)-  Du grec mesos [méso], milieu, médian. En anatomie, le terme "méso" désigne aussi un repli du péritoine.


Mésartérite - Mésectoderme - Mésencéphale - Mésencéphalite - Mésenchymateux - Mésenchymatose - Mésenchyme - Mésenchymome - Mésenchymopathie - Mésentère - Mésentère (racine du) - Mésentérectomie - Mésentérique - Mésentérite - Méso - Méso-acupuncture - Mésoappendice - Mésoblaste - Mésocæcum - Mésocœliaque - Mésocœliaque (appendicite) - Mésocœliaque (implantation) - Mésocœliaque (région) - Mésocolique - Mésocôlon - Mésocôlon ascendant - Mésocôlon descendant - Mésocôlon iliaque - Mésocôlon lombaire droit - Mésocôlon lombaire gauche - Mésocôlon sigmoïde - Mésocôlon transverse - Mésocolopexie - Mésoderme - Mésoduodénum - Mésogastre - Mésomorphe - Mésoperfusion - Mésophile - Mésophilie - Mésopuncture - Mésosalpinx - Mésosome - Mésothéliome - Mésothélium - Mésothérapeute - Mésothérapeutique - MésothérapieMésothérapie ponctuelle systématisée

Mésartérite
Angéiologie, pharmacologie  -  [Angl. : Mesarteritis]    N. f.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * artério : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Une artère est formée par la succession de 3 tuniques (externe, moyenne et interne) et la mésartérite est l'inflammation de la tunique moyenne. 
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Mésectoderme
Embryologie, anatomie, neurologie  -  [Angl. : Mesectoderm]    N. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -ecto : du grec ek-, ektos [ec-, ecto], au-dehors, à l’extérieur ; * derme : du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau. 
    On appelle mésectoderme la partie du mésenchyme qui est issue de l'ectoderme et en particulier de la crête neurale. L'ectoderme est le feuillet externe de l'embryon qui formera l'épiderme, les phanères, les organes sensoriels et le système nerveux. 
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Mésencéphale  
Anatomie, neurologie, neurochirurgie  -  [Angl. : Mesencephalon]    N. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -encéphale : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale. 
    Pendant le développement de l'embryon, le tube neural, dérivé de l'ectoderme, s'agrandit et développe à son extrémité antérieure 3 vésicules qui formeront le prosencéphale ou cerveau antérieur, le mésencéphale ou cerveau moyen et le rhombencéphale ou cerveau postérieur. Le tronc cérébral subit ensuite une courbure qui va progressivement amener le mésencéphale en position supérieure.
    Après de nombreuses évolutions, le prosencéphale donnera les hémisphères cérébraux (télencéphale) et le diencéphale ventral, le rhombencéphale se transforme en pont, bulbe rachidien et cervelet. Le mésencéphale et le rhombencéphale sont les seules structures qui subsistent du tronc cérébral embryonnaire.
    À la fin de l'évolution embryonnaire, le mésencéphale relie le diencéphale à la partie postérieure de l'encéphale. Il est formé des pédoncules cérébraux (face ventrale) des tubercules quadrijumeaux (face dorsale) et les pédoncules cérébelleux supérieurs. À noter que le mésencéphale est traversé par l'aqueduc de Sylvius.    Haut de page

Mésencéphalite
Anatomie, neurologie, neurochirurgie  -  [Angl. : Mesencephalitis]    N. f.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -encéphale : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La mésencéphalite est l'inflammation du mésencéphale - voir cette définition. 
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Mésenchymatose
Anatomopathologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Mesenchymayosis]    N. f.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -enchyme : du grec egkhuma, injection ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La mésenchymatose est un terme générique qui désigne une forme de dégénérescence pouvant affecter tous les tissus d'origine mésenchymateuse, comme les tissus conjonctifs, les vaisseaux du système circulatoire, sanguin et lymphatique, les muscles lisses et le cœur. 
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Mésenchyme   Mésenchymateux
Embryologie, anatomie  -  [Angl. : Mesenchyme, Mesenchymal]    N. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -enchyme : du grec egkhuma, injection. 
    Le mésenchyme est du tissu conjonctif embryonnaire lâche qui se forme à partir du mésoderme, l'un des trois feuillets dermiques et dont il constitue l'essentiel. Le mésenchyme formera ensuite tous les tissus conjonctifs, ainsi que les vaisseaux du système circulatoire, sanguin et lymphatique, des muscles lisses et du cœur. C'est lui également qui donne naissance au mésenchyme extraembryonnaire dans le cordon ombilical.
    L'adjectif mésenchymateux, se rapporte au mésenchyme ou à un tissu dont la structure se rapproche de celle du mésenchyme.
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Mésenchymome
Chirurgie abdominale  -  [Angl. : Mesenchymoma]    N. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -enchyme : du grec egkhuma, injection ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction. 
    Un mésenchymome est une tumeur du tissu conjonctif, généralement bénigne (donc non cancéreuse) qui se développe aux dépends des tissus environnants. À l'analyse anatomopathologique, on retrouve, dans le mésenchymome, des éléments de plusieurs tissus d'origine mésenchymateuse, comme du tissu osseux, cartilagineux, musculaire, ainsi que des tissus indifférenciés.
    C'est une forme de sarcome rare, dont l'existence même est remise en cause par certains spécialistes qui y voient plutôt une forme de liposarcome. Cette tumeur, qui peut prendre des dimensions importantes, semble bénigne. 
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Mésenchymopathie
Chirurgie abdominale  -  [Angl. : Mesenchymopathy]    N. f.  * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * -enchyme : du grec egkhuma, injection ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Terme générique qui désigne indifféremment toutes les pathologies susceptibles d'affecter le mésenchyme ou les tissus d'origine mésenchymateuse, comme le mésenchymome, la mésenchymatose, entre autres.    Haut de page

Mésentère   Mésentère (racine du)   Mésentérique
Anatomie, chirurgie abdominale  -  [Angl. : Mesentery, Root of mesentery, Mesenteric]    N. m.  * mésentère : du grec mesenterion, membrane qui enveloppe l'intestin grêle, ou * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * entère : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin. 
    Le mésentère est une partie du péritoine, en forme de long repli, qui relie le jéjuno-iléon (soit l'intestin grêle sauf le duodénum) à la paroi postérieure de l'abdomen. Cette jonction est réalisée au niveau de la racine du mésentère, qui s'étend depuis le côté gauche de la L2 (2e vertèbre lombaire) jusqu'à l'articulation sacro-iliaque (jonction entre le sacrum et le bassin) droite.
    Le mésentère est une membrane plissée qui a pour but d'innerver et d'irriguer l'intestin grêle ; il est donc parcouru par un nombre important de nerfs, de vaisseaux sanguins et lymphatiques.
    L'adjectif mésentérique se rapporte au mésentère et aux vaisseaux : artère et veine mésentériques.
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Mésentérectomie
Chirurgie abdominale  -  [Angl. : Mesenterectomy]    N. f.  * mésentère : du grec mesenterion, membrane qui enveloppe l'intestin grêle, ou * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * entère : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    La mésentérectomie est l'ablation de tout ou partie du mésentère. Cette intervention peut s'avérer nécessaire pour l'ablation d'une tumeur ou de kystes, dans le but d'éviter une éventuelle occlusion de l'intestin.
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Mésentérite
Chirurgie abdominale, pharmacologie  -  [Angl. : Mesenteritis]    N. f.  * mésentère : du grec mesenterion, membrane qui enveloppe l'intestin grêle, ou * méso : du grec mesos [méso], milieu, médian ; * entère : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La mésentérite est l'inflammation d'une portion plus ou moins importante du mésentère. C'est une pathologie rare qui provoque une rétraction locale ou diffuse du mésentère et qui peut présenter une certaine gravité, avec risque d'occlusion intestinale.
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Méso
Anatomie, gastroentérologie  -  [Angl. : Meso]    N. m.  * méso :
du grec mesos [méso], milieu. 
    Le méso est un repli du péritoine qui relie un segment du tube digestif ou un viscère à la paroi de l'abdomen ou à un autre organe. Placé en préfixe devant le nom d'un organe, méso indique un moyen de fixation ou d'attache de cet organe. Il contient les artères, les veines et les vaisseaux lymphatiques qui irriguent les organes, ainsi que les nerfs.
    Il existe de nombreux mésos dont quelques exemples sont décrits ci-dessous : mésocôlon ou méso du côlon, mésosalpinx ou méso des trompes, mésogastre ou méso de l'estomac, entre autres.     Haut de page

Mésoappendice   Mésogastre   Mésocæcum   Mésoduodénum
Anatomie, gastroentérologie  -  [Angl. : Mesoappendix, Mesogastrium, Mesocecum, Mesoduodenum]    N. m.  * méso :
du grec mesos [méso], milieu ; * appendice : du latin appendix, icis [appendic(o)-], ce qui est suspendu, de appendere, suspendre - relatif à l’appendice. 
    * Le mésoappendice est un repli du péritoine (voir ci-dessus la définition de méso) qui relie l'appendice au reste des viscères abdominaux et à la paroi abdominale. Les organes en place dans l'abdomen 
    * De la même façon, l'estomac est fixé par le mésogastre
(du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac), ce terme désignant aussi la partie médiane de l'abdomen (ombilicale), entre l'épigastre au-dessus et l'hypogastre en-dessous.     
    * Toujours concernant le tube digestif, le mésocæcum fixe la cæcum (voir ce terme) par sa partie postérieure à la paroi abdominale et le mésoduodénum est la partie du mésentère qui rattache le duodénum aux autres viscères et à la paroi abdominale.
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Mésomorphe
Anatomie, morphologie  -  [Angl. : Mesomorphic]    Adj.  * méso : du grec mesos [méso], milieu ; * morphe : du grec morphê [morph(o)-, -morphie, -morphique, -morphisme], forme ; * type : du grec tupos [-type, -typie, -typique], empreinte, modèle.  
    Le morphotype est l'ensemble des caractéristiques physiques naturelles qui permettent de classer un individu. Dans la classification, dite de W. H. Sheldon (médecin psychologue américain 1899 - 1977) on distingue 3 types corporels principaux auxquels sont associés 3 types psychologiques (tableau ci-dessous) : les types endomorphe, mésomorphe et ectomorphe. Mais il existe bien d'autres classifications. Pour plus de détails, voir "type".   Les différents types morphologiques humains        Haut de page

Mésoblaste   Mésoderme
Embryologie, anatomie  -  [Angl. : Mesoblast, Mesoderm]    N. m.  * méso :
du grec mesos [méso], milieu ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Le mésoblaste (syn. mésoderme) est l'un des trois feuillets primitifs de l'embryon, situé entre l'ectoderme externe et l'endoderme interne. Il apparaît environ 3 semaines après la fécondation de l'ovocyte par le spermatozoïde. Son développement donne naissance à un nombre important de tissus et organes : squelette, muscles et tissu conjonctif ; tout le système circulatoire (cœur, vaisseaux sanguins et lymphatiques), appareil urinaire et organes génitaux.
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Mésocœliaque   Mésocœliaque (appendicite)   Mésocœliaque (région)   Mésocœliaque (implantation)
Chirurgie digestive, gastroentérologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Mesoceliac, Mesoceliac appendicitis, Mesoceliac area, Mesoceliac implantation]    Adj.  * méso : du grec mesos [méso], milieu ; * cœliaque : du grec koilos, koilia [cœl(o)- cœli(o)-, -cœle, cèle], creux, ventre, cavité. 
    L'adjectif mésocœliaque se rapporte à "ce qui est situé au milieu du ventre" ou à ce qui est périombilical. Il est souvent utilisé pour désigner une forme d'appendicite ou d'implantation de l'appendice. L'appendicite mésocœliaque est donc l'inflammation de l'appendice quand celui-ci est implanté de façon mésocœliaque, ce qui représente une faible proportion dans les populations. Cet adjectif ne qualifie donc pas une forme d'inflammation, mais une caractéristique anatomique de l'appendice iléocæcal.

Explications. Dans sa partie initiale, c'est-à-dire au niveau de sa jonction avec l'iléon, le côlon (donc ascendant, côté droit) fait un angle qui est normalement d'environ 90° et la distance entre l'abouchement de l'iléon au côlon et l'insertion de l'appendice est de 1 à 2 cm. C'est ce que l'on appelle la "forme normale". Il existe une forme atténuée dans laquelle l'angle est obtus (supérieur à 90°) et l'appendice, plus ou moins dirigé vers le bas a une implantation dite sous-cæcale (certains écrivent aussi sous-cœcale).
    Il peut aussi être dirigé sur le côté et son implantation est alors qualifiée de latérocæcale (ou latérocœcale). Enfin, si l'angle est fermé ou aigu (inférieur à 90°), on dit que l'appendice a une implantation mésocœliaque car elle pointe souvent vers le haut dans la direction du milieu du ventre. Dans ce cas, elle peut passer devant l'iléon (implantation mésocœliaque pré-iléale) ou derrière l'iléon (implantation mésocœliaque postiléale ou rétro-iléale). 
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Mésocôlon   Mésocôlon ascendant   Mésocôlon lombaire droit   Mésocôlon transverse   Mésocôlon descendant   Mésocôlon lombaire gauche   Mésocôlon iliaque   Mésocôlon sigmoïde   Mésocolopexie  Mésocolique
Anatomie, gastroentérologie  -  [Angl. : Mesocolon, Ascending mesocolon, Right lombar mesocolon, Transverse mesocolon, Descending mesocolon, Left lombar mesocolon, Iliac mesocolon, Sigmoid mesocolon, Mesocolopexy, Mesocolic]    N. m.  * méso :
du grec mesos [méso], milieu ; * côlon : du grec kôlon [colo-], intestin ; racine des termes relatifs au côlon. 
    C'est le méso ou repli du péritoine (voir ci-dessus) qui fixe le côlon, portion terminale de l'intestin ou gros intestin, à la paroi abdominale postérieure. Ce méso est en fait divisé en plusieurs parties en fonction de la partie du côlon sur laquelle il s'insère. C'est ainsi que
    - le côlon ascendant, situé à droite et à l'embouchure de l'intestin grêle, est retenu par le mésocôlon ascendant ou mésocôlon lombaire droit ;
    - le côlon transverse est fixé par le mésocôlon transverse ;
    - le côlon descendant par le mésocôlon descendant ou mésocôlon lombaire gauche ;
    - enfin le sigmoïde, qui est retenu par le mésocôlon sigmoïde ou mésocôlon iliaque.

    La mésocolopexie
(du grec pexis [-pexie], fixation) est une intervention chirurgicale qui consiste à raccourcir le mésocôlon et à le refixer à la paroi abdominale, dans le but de diminuer ou de supprimer sa mobilité.
    Adj. mésocolique : qui se rapporte au mésocôlon. 
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Mésosalpinx
Anatomie, chirurgie générale  -  [Angl. : Mesosalpinx]    N. m.   * méso : du grec mesos [méso], milieu ; * salpinx : du grec salpigx, salpingos [salping(o)-, -salpinx], trompe de Fallope ou trompes utérines. 
    Le mésosalpinx est un repli du péritoine qui soutient et fixe la trompe de Fallope. 
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Mésosome
Cytologie, bactériologie  -  [Angl. : Mesosome]    N. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu ; * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Le mésosome est une invagination parfois importante de la membrane plasmique à l'intérieur du cytosol d'une cellule. Sa présence dans certaines bactéries (le mésosome est une invagination de la membrane plasmique bactérienne à laquelle est attachée le chromosome bactérien) a permis de comprendre les origines évolutives des organites intracellulaires limités par une membrane, comme le noyau, le RE ou réticulum endoplasmique, l'appareil de Golgi, les endosomes, les lysosomes et toutes les vésicules de transport.
    Exemple du noyau : dans une cellule procaryote très ancienne, une grande invagination de la membrane plasmique, donc un grand mésosome, a progressivement formé une enveloppe autour de l'ADN. Elle s'est finalement complètement détachée de la membrane plasmique par pincement et a ainsi donné naissance à un compartiment nucléaire entouré d'une double membrane. C'est ce qui explique que ce compartiment nucléaire ait la même composition que le cytosol. De plus, les pores nucléaires permettent la continuité et les échanges entre les deux compartiments, nucléaire et cellulaire.
    Il en est de même pour le RE, le Golgi et les vésicules, entre lesquels se produisent de très nombreux échanges de membranes. Les seuls organites qui ont une origine différente sont les mitochondries et les chloroplastes, qui ont leur propre génome. On admet aujourd'hui que ces organites résultent de l'absorption de bactéries qui auraient vécu en symbiose avec leurs cellules hôtes.
    La membrane des mitochondries et des plastes résulte donc de la membrane de ces bactéries symbiotiques, de même que leur lumière qui est le reste du cytoplasme bactérien. Cette hypothèse est confortée par le fait qu'il n'y a pas d'échanges de fragments membranaires entre les mitochondries et les chloroplastes avec le reste de la cellule. 
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Mésothérapie   Mésothérapeute   Mésothérapie ponctuelle systématisée   Mésothérapeutique 
Pharmacologie, médecine générale, médecines alternatives  -  [Angl. : Mesotherapy, Mesotherapist, Systematize Punctual Mesotherapy (MPS), Mesotherapeutic]    N. f.  * méso :
du grec mesos [méso], milieu ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    Le terme mésothérapie vient du mot mésoderme, feuillet moyen dans le développement précoce de l'embryon (entre l'endoderme et l'ectoderme). Syn. : méso-acupuncture, mésopuncture, mésoperfusion.
    C'est le docteur Michel PISTOR, médecin généraliste à Paris et président fondateur de la Société Internationale de Mésothérapie ("Injecter peu, rarement et au bon endroit"), qui aurait en 1958, proposé le nom de mésothérapie à cette technique qui a connu son essor dès 1952. Les injections se font dans le tissu conjonctif du derme, qui vient lui-même de mésoderme, dans un point d'acupuncture dont la paternité appartient à la médecine chinoise et dont le nom a été donné par le Dr. RUBIN.
    Le mésothérapeute utilise une technique d'injection (en continu, en coup par coup ou en rafale) avec une seringue et une aiguille fine (diamètre 0,4 mm) et courte (longueur 4 mm). Actuellement, le matériel d'injection a beaucoup évolué : pistolets injecteurs avec plusieurs aiguilles, pilotés par microprocesseurs. Le produit utilisé à faibles doses est souvent un mélange de plusieurs médicaments qualifiés d'allopathiques (par opposition aux produits homéopathiques) et dont les concentrations sont inférieures aux produits "classiques".
    Ce mélange contient toujours de la procaïne ou de la xylocaïne. On peut également injecter des produits homéopathiques. Les mésothérapeutes soignent de nombreuses affections par cette technique, à l'exception des cancers et des maladies dégénératives. Selon la pathologie à soigner, la mésoperfusion sera faite directement sur la zone douloureuse (arthrose du genou par exemple) ou sur la zone cutanée de projection de l'organe malade. Adj. : mésothérapeutique : qui se rapporte à la mésothérapie.


    La mésothérapie ponctuelle systématisée (MPS) fondée par le docteur MREJEN, neurorhumatologue, est basée sur des cartographies cutanées très précises qui permettent une action plus rapide, une meilleure efficacité et une moindre toxicité du fait des doses encore plus faibles de produits injectés. Elle est de plus en plus utilisée dans le traitement des microtraumatismes dans la médecine du sport et dans la médecine professionnelle.
    Il existe un IFMPS : Institut Français de Mésothérapie Ponctuelle Systématisée, 61 route de Montesson - 78110 Le Vésinet. Il est intéressant de noter que c'est un médecin acupuncteur français, le Dr. André COHEN, qui a mis au point une aiguille avec réservoir, pour l'acupuncture, la mésopuncture et la mésothérapie : la BMN® (Blue Medical Needle).        Haut de page

Méso-acupuncture   Mésopuncture   Mésoperfusion  
Pharmacologie, médecine générale, médecines alternatives  -  [Angl. : Mesoacupuncture, Mesopuncture, Mesoperfusion]    N. f.  * méso :
du grec mesos [méso], milieu ; * acu : du latin acutus, acumino [acu-], aigu, pointu, rendre pointu ; * puncture : du latin punctum, punctura [punct(o)-, -poncture, -puncture], point, piqûre ; * perfusion : construit comme transfusion : action de se répandre.  
    Le terme mésothérapie vient du mot mésoderme, feuillet moyen dans le développement précoce de l'embryon (entre l'endoderme et l'ectoderme). Syn. : méso-acupuncture, mésopuncture, mésoperfusion.
    C'est le docteur Michel PISTOR, médecin généraliste à Paris et président fondateur de la Société Internationale de Mésothérapie ("Injecter peu, rarement et au bon endroit"), qui aurait en 1958, proposé le nom de mésothérapie à cette technique qui a connu son essor dès 1952. Les injections se font dans le tissu conjonctif du derme, qui vient lui-même de mésoderme, dans un point d'acupuncture dont la paternité appartient à la médecine chinoise et dont le nom a été donné par le Dr. RUBIN.
    Le mésothérapeute utilise une technique d'injection (en continu, en coup par coup ou en rafale) avec une seringue et une aiguille fine (diamètre 0,4 mm) et courte (longueur 4 mm). Actuellement, le matériel d'injection a beaucoup évolué : pistolets injecteurs avec plusieurs aiguilles, pilotés par microprocesseurs. Le produit utilisé à faibles doses est souvent un mélange de plusieurs médicaments qualifiés d'allopathiques (par opposition aux produits homéopathiques) et dont les concentrations sont inférieures aux produits "classiques".
    Ce mélange contient toujours de la procaïne ou de la xylocaïne. On peut également injecter des produits homéopathiques. Les mésothérapeutes soignent de nombreuses affections par cette technique, à l'exception des cancers et des maladies dégénératives. Selon la pathologie à soigner, la mésoperfusion sera faite directement sur la zone douloureuse (arthrose du genou par exemple) ou sur la zone cutanée de projection de l'organe malade. Adj. : mésothérapeutique : qui se rapporte à la mésothérapie.


    La mésothérapie ponctuelle systématisée (MPS) fondée par le docteur MREJEN, neurorhumatologue, est basée sur des cartographies cutanées très précises qui permettent une action plus rapide, une meilleure efficacité et une moindre toxicité du fait des doses encore plus faibles de produits injectés. Elle est de plus en plus utilisée dans le traitement des microtraumatismes dans la médecine du sport et dans la médecine professionnelle.
    Il existe un IFMPS : Institut Français de Mésothérapie Ponctuelle Systématisée, 61 route de Montesson - 78110 Le Vésinet. Il est intéressant de noter que c'est un médecin acupuncteur français, le Dr. André COHEN, qui a mis au point une aiguille avec réservoir, pour l'acupuncture, la mésopuncture et la mésothérapie : la BMN® (Blue Medical Needle).
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Mésophile   Mésophilie
Microbiologie, médecine biologique  -  [Angl. : Mesophilic, Mesophily]    Adj. et n. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu ; * phile, philie : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime.  
    La psychrophilie (psychro- : du grec psukhros [psychro-], froid) est le fait d'aimer le froid. Ce terme s'applique essentiellement aux bactéries qui ne se développent pas à une température idéale voisine de 37° C, mais entre 15 et 20° C (0 à 25° C selon certains auteurs). En cela, elles sont différentes des bactéries cryophiles (même si ces deux termes sont le plus souvent donnés comme synonymes), dont la température idéale de développement est plutôt de 0° C voire en-dessous.
    L'adjectif psychrophile, utilisé aussi parfois comme substantif, caractérise un microorganisme qui se développe le plus favorablement entre 15 et 20° C. Pour simplifier : microorganisme se développant idéalement à une température inférieure ou égale à 0° C : cryophile ; entre 0° C et 20 - 25° C : psychrophile ; de 20 - 25° C à 55°C : mésophile : température supérieure à 55° C : thermophile. La mésophilie est le fait de se développer idéalement à des températures comprises entre 20-25° C et 55° C.     Haut de page.

Mésothélium   Mésothéliome
Anatomie, histologie  -  [Angl. : Mesothelium, Mesothelioma]    N. m.  * méso : du grec mesos [méso], milieu ; * thélium : du grec thêlê [-thélium], mamelon du sein. L’épithélium désignait autrefois la peau du mamelon. La terminaison « -thélium » est utilisée pour désigner divers tissus. 
    Le mésothélium est un tissu qui tapisse la surface interne des membranes séreuses. Il est constitué d'une couche à structure épithéliale de cellules aplaties et polygonales. Le mésothélium associé au tissu conjonctif sous-jacent constitue ce que l'on appelle une séreuse.
    Le mésothéliome
(du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction) est une tumeur bénigne ou maligne, qui se développe à partir du mésothélium des séreuses pleurales (poumon), péricardique (cœur) ou péritonéale (péritoine). Le mésothélium pleural est un cancer primitif de la plèvre, rare et qui se développe aux dépends de l'endothélium pleural. Il provoque un épanchement pleural hémorragique récidivant et particulièrement douloureux, mais aussi l'envahissement du péricarde et du péritoine, avec une évolution fatale en quelques mois.      Haut de page