Retour à la page d'accueil  M - TERMINOLOGIE MEDICALE - M  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 6-02-2020

Mort-            du latin populaire mortus, du latin classique mortuus, mors, mortis : qui a cessé de vivre.
Mourir         du latin pop. morire, du latin class. mori : cesser de vivre.
Meurtr(e)-    de murtrir, meurtrir, "assassiner"
Morbide      du latin morbidus, de morbus, maladie


Meurtre - Meurtrier - Meurtrière - Meurtrir - Meurtrissure - Morbide - Morbidité - Morbifique - Morbigène - Morbilleux - Morbilliforme - Morbi-mortalité - Morbus - Mort - Mort accidentelle - Mortalité - Mortalité infantile - Mort ante partum - Mort apparente - Mort brutale - Mort cardiaque - Mort cérébrale - Mort clinique - Mortel - Mortelle - Mortellement - Mortinaissance - Mortinatalité - Mort in utero - Mort lente - Mort naturelle - Mort-né - Mort per partum - Mort relative - Mort subite - Mort subite du nourrisson - Mortuaire - Mort violente - Mourant - Mourir - Mouroir - Se mourir -

Meurtre   Meurtrier   Meurtrière   Meurtrir   Meurtrissure
Psychiatrie psychologie, médecine légale, pharmacologie  -  [Angl. : Murder, Murderer, Murderess, To bruise, Bruise]    N. m.  * meurtre : d
e murtrir, meurtrir, "assassiner". 
    Le meurtre est l'action de tuer volontairement un être humain. Syn. : homicide
(du latin cædere [-cide], tuer). Meurtrier, meurtrière : personne qui a commis un meurtre. Syn. : assassin, tueur, criminel.
    Meurtrir : c'est le fait de causer une blessure, intentionnellement ou involontairement, qui va laisser une trace appelée meurtrissure. On peut aussi meurtrir psychologiquement, blesser l'âme.
    Les meurtrissures couvrent en fait toute une série de traces résultant de blessures : hématomes, bleus, traces de fractures, de lacérations, de brûlures, de coupures, de crevasses, de morsures, entre autres. Les soins, souvent à base de cataplasmes, de compresses, vont dépendre de la gravité des meurtrissures, de leur nombre et de leur étendue. Les problèmes circulatoires dans les membres inférieurs (ulcères, phlébite, varices, œdèmes) peuvent également se traduire par une sensation de meurtrissure dans les jambes.            Haut de page

Mourir   Mourir (se)   Mourant   Mouroir
Médecine légale, médecine générale  -  [Angl. : To die, to expire, To be dying, to be at the point of death, Dying, expiring, A place where people are left to die]    Verbe.  * mourir : du latin pop. morire, du latin class. mori : cesser de vivre. 
    Mourir, c'est cesser de vivre. Comme pour le mot et adjectif "mort" ci-dessous, le verbe mourir entre dans la composition de centaines d'expressions. Pour n'en citer quelques-unes qui ont un rapport avec la médecine ou la physiologie : mourir de chaud, de froid, de faim, de soif, de peur, de vieillesse, de sa belle mort, dans son lit, assassiné, empoisonné, accidentellement etc.
    Se mourir : "mon mari se meurt" signifie être dans un état proche de la mort et qui y amène de façon irréversible. Syn. : mourant.
    Mouroir : c'est un endroit où l'on meurt. Péjorativement, ce terme peut désigner un endroit où les soins sont tellement insuffisants que l'on y meurt inexorablement.             Haut de page

Morbide   Morbidité   Morbifique   Morbigène    Morbilleux   Morbilliforme - Morbus
Médecine générale, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Morbid, Morbidity, morbidness, Morbific, id, Morbilleus, Morbilliform, Morbus]    Adj.  * morbide : du latin morbidus, malade. 
    L'adjectif morbide qualifie ce qui se rapporte à une maladie ou ce qui est susceptible de la provoquer. La morbidité traduit donc l'état d'une personne qui est malade. Le terme morbidité peut aussi exprimer le nombre de personnes qui sont malades dans une population donnée et pendant une période donnée, à ne pas confondre avec la mortalité qui exprime le nombre de décès dans une population donnée et pendant une période donnée.
    À titre d'exemple, si l'on considère la grippe, la mortalité est le nombre de personnes qui sont décédées en France du fait de cette grippe pendant les mois d'hiver (par exemple), alors que la morbidité va exprimer le nombre de tous ceux qui ont été malades de cette même grippe en France et pendant la même période d'hiver. À noter que ces valeurs s'expriment souvent en ‰ (pour mille).

    * Les adjectifs morbifique (
du latin morbificus, de morbus, maladie et du latin facere, faire) et morbigène (du latin et du grec genesis, naissance, formation, qui engendre) sont synonymes et traduisent la propriété de rendre malade ou d'évoquer la maladie, c'est-à-dire qu'ils sont souvent équivalents à pathogène.
    * Morbilleux, euse : (
du latin médical morbilli, rougeole, diminutif de morbus, maladie) cet adjectif caractérise ce qui se rapporte à la rougeole ou ce qui en résulte, comme une éruption morbilleuse par exemple.
    * L'adjectif morbilliforme (
du latin forma [-forme], moule, aspect) qualifie une éruption qui n'est pas due à la rougeole mais qui lui ressemble.
    * Morbus : mot latin qui signifie maladie et qui est parfois employé dans certaines expressions comme "cholera morbus" qui est le choléra, "morbus coxæ senilis" qui est la coxarthrose.           Haut de page

Morbimortalité
Médecine générale, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Morbidy and mortality]    N. f.  * morbi : du latin morbidus, malade ; * mortalité : du latin populaire mortus, du latin classique mortuus, mors, mortis : qui a cessé de vivre. 
    La morbimortalité (anc. orth. : morbimortalité) est le cumul de la morbidité et de la mortalité pour une pathologie donnée, c'est-à-dire l'état d'une personne qui est malade ou le nombre de personnes qui sont malades dans une population donnée et pendant une période donnée, et la mort éventuelle de cette personne ou le nombre de personnes qui sont décédées dans la population considérée et pendant la période de référence, pour la maladie considérée.
    En termes plus clairs, la morbimortalité représente le(s) facteur(s) de risque pour une pathologie. C'est ainsi que le tabagisme et l'obésité (entre autres) augmentent considérablement la morbimortalité cardiovasculaire.         Haut de page

Mort   Mort subite   Mort lente   Mort accidentelle   Mort naturelle   Mort apparente   Mort clinique   Mort relative   Mort violente   Mort brutale   Mort cérébrale   Mort cardiaque   Mortel   Mortellement   Mortuaire
Médecine légale, médecine générale  -  [Angl. : Death, Sudden death, Slow death, Accidental death, Natural death, Apparent death, Clinical death, Relative death, Violent death, id, Cerebral death, Cardiac death, Mortal, lethal, Mortal, Mortuary, funerary]    N. et adj. 
* mort : du latin populaire mortus, du latin classique mortuus, mors, mortis : qui a cessé de vivre ; * per : du latin per [per-], à travers, de part en part, au moyen de. À noter que ce préfixe peut avoir de nombreux autres sens et en particulier celui de superlatif, c’est-à-dire qu’il renforce le sens de ce qui suit ; * partum : du latin partus, accouchement, enfantement, action de procréer. 
    La mort est l'arrêt des fonctions vitales, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes d'interprétation - voir ci-dessous. Pour un médecin la mort se caractérise par des signes négatifs de vie et des signes positifs de mort.
* Quelques signes négatifs de vie : arrêt cardiovasculaire, arrêt respiratoire, refroidissement et rigidité cadavérique, aréflexie, disparition de la sensibilité et du tonus musculaire, pâleur cadavérique.
* Quelques signes positifs de mort : la baisse de la température corporelle, d'environ 1°C par heure dans des conditions d'habillement et de milieu extérieur "normales", la rigidité cadavérique qui apparaît progressivement, atteint un maximum environ 12 heures après le décès, peut persister 1 à 3 jours puis disparaît tout aussi progressivement. Apparition de lividités à partir de la 3e heure suivant le décès : elles résultent de la transsudation du sang (il sort des capillaires et se répand dans les espaces interstitiels) et se manifestent par une coloration rose violacée dans les parties dites déclives, c'est-à-dire les parties inférieures du corps. Le sang transsude en fonction de la pesanteur.

    L'adjectif "mort, e" a plusieurs sens selon le contexte dans lequel il est utilisé. "Cette personne est morte" signifie qu'elle a cessé de vivre, que son état correspond à la définition médicolégale de la mort. Syn. : elle est décédée. "Cet organe est mort" signifie qu'il n'est plus en relation vasculaire et nerveuse avec les autres parties du corps, notamment le système nerveux central. Il se nécrose (ou sera chirurgicalement enlevé) dans un corps qui lui, reste vivant. "Je suis mort !" est une expression que l'on emploie pour signifier un état de fatigue très avancé, le fait que l'on n'a plus d'énergie. Et les utilisations de cet adjectif sont particulièrement nombreuses dans d'autres domaines que la médecine ou la physiologie.

    * Une mort subite (accidentelle, par infarctus cardiaque ou cérébral, par rupture d'anévrisme . . .), par opposition à une mort lente, faisant suite à une longue maladie et/ou agonie. La mort subite, qui se développe de plus en plus dans les pays dits développés (jusqu'à 1 pour mille) intervient chez un sujet en apparente bonne santé. L'une des causes les plus fréquentes est l'accident cardiaque, avec une prédilection pour le ventricule gauche. Quelques autres causes de mort subite : rupture d'anévrisme (ou anévrysme), embolie pulmonaire, hémorragie digestive, choc anaphylactique (réaction allergique extrême), surdose de drogue, alcool compris etc.
    * Une mort naturelle, généralement due à l'âge et au dysfonctionnement progressif des organes vitaux, qui n'étonne pas l'entourage médical et familial, par opposition à une mort accidentelle brutale ou violente : traumatisme, assassinat, suicide . . .
    * Mort apparente : état de ralentissement extrême des fonctions vitales d'un individu, qui peut faire penser aux observateurs qu'il est mort. Cet état peut être réversible et faire l'objet d'une réanimation cardiorespiratoire.
    * Mort clinique ou mort relative : la personne n'est maintenue en vie que grâce à une assistance respiratoire, alimentaire, entre autres.
    * Mort cérébrale : c'est elle qui correspond actuellement à la définition médicolégale : l'électroencéphalogramme du patient est plat. On parle alors de coma dépassé.
    * Mort cardiaque : pendant longtemps, c'est elle qui permettait de confirmer le décès et donc de signer l'acte de décès. Avec les progrès de la réanimation, les lois ont changé : il faut aujourd'hui constater une mort cérébrale et/ou les signes positifs de mort et négatifs de vie. La mort cardiaque est la constatation, sur un électrocardiogramme, d'une inactivité prolongée des ventricules : asystolie ou absence totale de systole cardiaque, après échec de toutes les tentatives raisonnablement menées de réanimation cardiorespiratoire, comprenant aussi les tentatives médicamenteuses.
    Adjectifs : mortel, elle : qualifie ce qui est susceptible de mourir ou d'entraîner la mort ; mortellement : d'une façon comparable à la mort oui qui peut conduire à la mort - ex. blessé mortellement ; mortuaire : relatif à la mort et aux cérémonies des funérailles.            Haut de page

Mort-né, e   Mort per partum   Mort ante partum   Mort in utero  Mortinaissance   Mortinatalité   Mort subite du nourrisson   Mortalité infantile   Mortalité
Médecine légale, médecine générale, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : Stillborn, Per partum death, Antepartum death, In utero death, Fetal death rate, Stillborn rate, Sudden infant death, Infant mortality, Mortality]    N. et adj.  * mort : du latin populaire mortus, du latin classique mortuus, mors, mortis : qui a cessé de vivre. 
* Mort-né :
se dit d'un enfant mort en venant au monde, c'est-à-dire viable avant la naissance, mais expulsé mort par les voies naturelles au moment de l'accouchement - on dit aussi mort per partum. L'adjectif mort-né peut aussi qualifier un fœtus qui est mort in utéro après 180 jours de gestation, soit environ après le 6e mois. C'est la mort ante partum.
* La mort subite du nourrisson est le décès brutal et inattendu d'un nourrisson qui paraît en bonne santé et qui ne présente apparemment aucune pathologie pouvant menacer son pronostic vital. Elle est encore souvent inexpliquée, c'est-à-dire qu'après toutes les investigations biochimiques et médicales (autopsie), aucune cause n'est clairement établie.
    Dans nos pays fortement industrialisés, la mort subite du nourrisson peut affecter 1 à 3 enfants sur mille naissances, dans les six premiers mois de vie. On pense aujourd'hui que certains enfants sont plus prédisposés que d'autres (petit poids à la naissance, troubles neurologiques et/ou respiratoires à la naissance, entre autres) et que leur décès est dû à la conjonction de plusieurs facteurs environnementaux, tous plus ou moins agressifs : infection virale, RGO (reflux gastro-œsophagien favorisé chez les enfants couchés sur le ventre - on recommande aujourd'hui de les coucher à plat sur le dos, apnées du sommeil, tabagisme passif, entre autres.
* La mortinatalité est, pour un lieu donné et pendant une période donnée, l'ensemble des enfants mort-nés par rapport à l'ensemble des naissances pour ce lieu et cette période. On établit ainsi un taux de mortinatalité. Une mortinaissance est la naissance d'un enfant mort-né.
* La mortalité infantile désigne le nombre d'enfants qui meurent pendant leur première année de vie, ce nombre étant rapporté à 1000 naissances. Cette mortalité infantile est très variable selon les pays : à titre d'exemple, elle est de 7 ‰ (pour mille) en France et de 78 ‰ au Bengladesh. Dans nos pays industrialisés, l'essentiel de cette mortalité infantile se produit pendant les 2 premiers mois de la vie (mort subite du nourrisson).

* En règle générale, la mortalité peut aussi exprimer le nombre de décès dans une population donnée et pendant une période donnée, à ne pas confondre avec la morbidité qui exprime l'état d'une personne qui est malade ou le nombre de personnes qui sont malades dans une population donnée et pendant une période donnée.            Haut de page