Retour à la page d'accueil  M - TERMINOLOGIE MEDICALE - M  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 6-02-2020

Micro-     Du grec mikros [micr(o)-, -micrie], petit. Formant un nombre très important de composés, "micro-" est particulièrement productif dans les domaines où les investigations à petite échelle se développent, comme la biologie, l'embryologie, la chimie, la physique nucléaire, l'informatique, l'électronique. Dans les sciences humaines, il s'oppose souvent à "macro-".


Microalbuminurie - Microangiopathie - Microangioscopie - Microbouturage - Microcéphale - Microcéphalie - Microcorie - Microcytaire - Microcyte - Microcytémie - Microcytose - Microdélétion - Microglie - Micromastie - Micrométastase - Micronodulaire - Micronodulation - Micronodule - Microprotéinurie - Micropupille - Microscope - Microscope à balayage - Microscope à contraste de phase - Microscope à fluorescence - Microscope à immersion - Microscope à rayons X - Microscope à ultraviolets - Microscope binoculaire - Microscope électronique - Microscope monoculaire - Microscopie - Microscopique - Microsome - Microsomes (fraction) - Microsphérocyte - Microsphérocytose - Microsphygmie - Microspora - Microsporide - Microsporidie - Microsporidiose - Microsporie - Microsporique - Microsporon - Microsporon audouinii - Microsporon canis - Microsporon furfur - Microsporon gypseum - Microsporum - Microtie - Microtome - Microtomie - Microtomisation - Microtubule - Microtubule astral - Microtubule kinétochorien - Microtubule polaire ou interpolaire -

Microalbuminurie
Médecine biologique, urologie néphrologie, diabétologie  -  [Angl. : Microalbuminuria]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * albumine : du latin albumen, albuminis, blanc d'œuf ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
    La microalbuminurie ou son synonyme microprotéinurie est une albuminurie pathologique de faible quantité, débutante et que l'on ne peut pas mettre en évidence avec les bandelettes colorimétriques, mais uniquement par des méthodes immunochimiques. Elle peut traduire un diabète débutant ou une néphropathie qui se met en place. Pour être plus précis, la microalbuminurie se situe entre 20 et 200 μg/mL d'urine (microgrammes par millilitre).  Haut de page

Microangiopathie
Diabétologie, urologie néphrologie  -  [Angl. : Microangiopathy]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.
    Le mot microangiopathie est un terme générique qui désigne toutes les affections concernant les vaisseaux sanguins de petit diamètre et les capillaires. Cette pathologie se rencontre essentiellement chez les sujets souffrant de diabète et se manifeste au niveau des reins (atteinte des glomérules) et de la rétine. Les petits vaisseaux sanguins s'infiltrent progressivement de glycoprotéines et vont progressivement s'altérer.
    Il en résulte une mauvaise oxygénation des tissus concernés. Les conséquences d'une microangiopathie sont particulièrement redoutables au niveau de la rétine, su système nerveux et des reins. Le traitement est un contrôle strict de la glycémie.      Haut de page

Microangioscopie
Anatomie, angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Microangioscopy]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * scopie : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder. 
    La microangioscopie est un examen non invasif et facile à réaliser. On observe au microscope le rebord d'un ongle préalablement désinfecté, la main étant posée sur une plaque éclairante. Au microscope, le médecin repère l'existence éventuelle de capillaires dilatés, ainsi que leur densité. De tels mégacapillaires anormalement dilatés sont le signe d'une microangiopathie (ou atteinte des vaisseaux de petit calibre).
    Cet examen est pratiqué chez les sujets qui présentent un acrosyndrome (anomalie de circulation dans les extrémités), comme le syndrome de RAYNAUD. Syn. : capillaroscopie.      Haut de page

Microbouturage
Biotechnologie  -  [Angl. : Microbouturage]    N. m.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * bouturage : du francique bôtan, frapper, pousser dehors, parce qu'on boute en terre le fragment végétal coupé. 
    La description qui suit est le compte-rendu d'une séance de microbiologie que j'ai effectuée avec des élèves.

Principe
   On prélève un fragment sur une plante mère, que l'on met en culture stérile sur un milieu nutritif approprié (*). Un massif cellulaire se développe. Il sera ensuite fagmenté et remis en culture. C'est le microbouturage. On refait plusieurs fois l'opération. Une dernière mise en culture permet d'obtenir un grand nombre de plantules génétiquement identiques. C'est un clone, obtenu par multiplication végétative.

Matériel
    1. Matériel stérile : milieu de culture (1 flacon pour 1 ou 2 élèves). Boîte de Pétri 3 par table. Pince + scalpel dans emballage papier aluminium. Eau (1 L  pour la séance).
    2. Matériel non stérile : masque et gants à usage unique (recommandés), eau de Javel 70° chlore diluée à 40 g par litre, alcool à 70°, bec Bunsen, étiquettes, 1 Saintpaulia, une endive, germe de pomme de terre. Disposition du plan de travail et premières opérations  

Préparation de l'implant
* Avant la séance, il est indispensable de nettoyer soigneusement les paillasses à l'eau de Javel (non diluée).
* Les élèves se laveront soigneusement les mains ou porteront des gants. 
* Toutes les manipulations se feront dans la zone stérile. Attention à la flamme ! Ne pas se déplacer. Portes et fenêtres seront fermées. 
* Prélever 1 feuille de Saintpaulia (on peut faire la culture in vitro avec un fragment de feuille d'endive, un morceau de germe de pomme de terre par ex.) avec pince et scalpel stérilisés et la déposer sur le papier aluminium, face interne. Séparer le limbe et le pétiole. Pour les autres végétaux, voir les consignes données en TP.
* Placer les 2 parties dans l'alcool pendant 20 secondes (attention, liquide très inflammable) dans une boîte de Pétri, puis dans la solution de Javel pendant 10 minutes.
* Faire ensuite 3 rinçages d'une minute chacun dans 3 bains d'eau stérile. 
* Dans le dernier bain, couper un fragment de limbe et partager le pétiole en deux.

Mise en culture
* Déposer 1 fragment de limbe et 1 de pétiole dans le pot de culture, ouverture vers le bas (le limbe à plat, le pétiole légèrement enfoncé).  Mise en culture du fragment végétal   
* Étiqueter (sur le couvercle) avec nom, date. 
* Placer le flacon de culture dans l'armoire à culture in vitro (25° C, 16 h sur 24 d'éclairage adapté) ou près d'une source de lumière, même durée.   Mise à l'étuve   
* Les résultats seront visibles après 4 à 8 semaines. Le fragment de feuille doit donner naissance à une touffe de microfeuilles qui pourra être à nouveau divisée par microbouturage. 
* De très nombreuses plantes sont aujourd'hui multipliées par cette technique. Exemple : en un an, un bourgeon de rosier  donne 400 000 descendants ; un bourgeon de pêcher amandier  fournit 10 millions de plants porte-greffe.    Résultat avec pétiole et feuilles de Sainpaulia   

Microcéphalie   Microcéphale
Anatomie, neurologie  -  [Angl. : Microcephalia, Microcephalous]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * céphalie : du grec kephalê [-céphale, céphal(o)-, -céphalie], tête. 
    Anomalie qui consiste en une taille exagérément petite de la tête. Cette pathologie est généralement associée, du fait de la petitesse de l'encéphale, à un retard mental plus ou moins marqué. Adj. et nom : microcéphale.      Haut de page

Microcorie   Micropupille
Ophtalmologie  -  [Angl. : Microcoria, Micropupil]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * corie : du grec korê [-cori(o), -corie], pupille.
    La microcorie, connue aussi sous le nom de micropupille, est le fait qu'un œil présente une pupille de taille plus ou moins réduite. Sa forme et son contour restent en général parfaitement circulaires et réguliers et cette anomalie n'empêche pas une vision normale.      Haut de page

Microcytaire   Microcyte   Microcytémie   Microcytose
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Microcytic, Microcyte, Microcythaemia, microcythemia, Microcytosis]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * cytaire : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule.  
    La microcytose correspond à une taille anormalement petite des cellules, mais ce terme ne s'utilise en fait que pour les globules rouges (ou hématies ou érythrocytes). Lorsque ces cellules ont un diamètre compris entre 4 et 6 microns (au lieu d'une moyenne de 6,7 à 7,7 pour les hématies normales ou normocytes), on les appelle des microcytes.
    La microcytémie(du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est donc la présence dans le sang de microcytes. La microcytose se rencontre dans certaines affections comme les anémies hémolytiques, la thalassémie mineure, la drépanocytose ... À noter que dans de nombreux cas de microcytose sans anémie, le nombre des hématies est augmenté de façon que le VGM (volume globulaire moyen) et l'hématocrite soient normaux. Il s'agit en fait d'une fausse polyglobulie.
Adj. : microcytaire : qui concerne les microcytes ou qui en contient.      Haut de page

Microdélétion
Génétique, biologie moléculaire  -  [Angl. : Microdeletion]   N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * délétion : du latin deletio, destruction. 
    Une délétion est la perte d'un fragment de matériel génétique pouvant aller d'une simple paire de bases (microdélétion) à un fragment plus ou moins important de chromosome. Les conséquences sont généralement proportionnelles à la quantité de matériel perdu et si cette délétion est importante, les chances de survies sont de plus en plus faibles.       Haut de page

Microglie
Histologie, cytologie, neurologie  -  [Angl. : Microglia]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * glie : du latin scientifique glioma ou du grec gloios [gli(o)-, -glie], substance gluante ; relatif au tissu de soutien des éléments nerveux.  
    La microglie est un élément du tissu nerveux composé de cellules interstitielles aux formes très variables, et qui doit son nom au fait que ces cellules sont de très petite taille. Elles ne possèdent ni gliosome (ce sont des granulations présentes dans le cytoplasme d'autres cellules gliales), ni appareil réticulaire, sont capables d'effectuer des migrations et interviennent dans les défenses de l'organisme grâce à leur pouvoir de phagocytose.       Haut de page

Micromastie
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Micromastia]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * mastie : du grec mastos [mast(o)-, -mastie], mamelle, relatif au sein. 
    La micromastie est le développement insuffisant des glandes mammaires. Syn. : hypomastie, aplasie des glandes mammaires. Cette anomalie peut résulter de la présence d'une tumeur au sein, mais aussi et plus fréquemment d'un dérèglement hormonal. L'implantation de prothèses en silicone peut être une solution si l'hypomastie est importante ou unilatérale.       Haut de page

Micrométastase
Cancérologie oncologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Micrometastasis]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * méta : du grec meta exprimant la succession, le changement, signifiant également plus loin, à côté de, entre, avec ; * stase : du grec statos,  stasis [stat(o)-, -stat,  -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable ; ou du grec metastasis : déplacement. 
    En cancérologie, les métastases sont des tumeurs secondaires qui se sont formées par essaimage de cellules d'une tumeur primitive. On parle de micrométastases lorsque ces tumeurs secondaires, déjà bien implantées dans les tissus, sont dues à une dissémination d'un nombre réduit de cellules, provoquant des tumeurs d'une taille ne dépassant pas 2 mm. Le grand problème actuel des cancérologues est le dépistage de ces micrométastases.      Haut de page

Micronodulaire   Micronodule   Micronodulation 
Hépatologie, cancérologie oncologie, pneumologie  -  [Angl. : Micronodular, Micronodule, Micronodulation]    Adj.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * nodule : du latin nodus [nod(o)-, nœud], enlacement d’un fil, d’une corde ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine. 
    L'adjectif micronodulaire se rapporte à ce qui est composé ou qui présente des petits nodules ou micronodules. On l'utilise notamment pour interpréter certains clichés radiographiques du sein lorsqu'il y a présence de petites opacités arrondies, de l'ordre du millimètre, souvent bénignes, parfois cancéreuses (l'aspect macronodulaire est évoqué pour des taches de plus d'un centimètre).
    Entre 30 et 50 ans, l'aspect micronodulaire ou macronodulaire du sein est souvent tout à fait normal.

    Autre exemple : des patients atteints de pneumoconiose (voir ce terme) et plus particulièrement de silicose ou d'anthracose, présentent aussi une image radiographique micronodulaire des poumons. Cette micronodulation est souvent accompagnée de calcifications et de fibrose (présence anormale de tissu fibreux non fonctionnel). Enfin, pour le foie, on parle également de cirrhose micronodulaire (avec des micronodules appelés "corps de Mallory") qui peut résulter de la prise de certains médicaments.      Haut de page

Microprotéinurie
Médecine biologique, urologie néphrologie, diabétologie  -  [Angl. : Microproteinuria]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * proto : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urique], urine.
    La microprotéinurie ou son synonyme microalbuminurie est une albuminurie pathologique de faible quantité, débutante et que l'on ne peut pas mettre en évidence avec les bandelettes colorimétriques, mais uniquement par des méthodes immunochimiques. Elle peut traduire un diabète débutant ou une néphropathie qui se met en place. Pour être plus précis, la microaprotéinurie se situe entre 20 et 200 μg/mL d'urine (microgrammes par millilitre).  Haut de page

Microscope   Microscopie   Microscopique   Microscope monoculaire   Microscope binoculaire   Microscope à immersion   Microscope électronique   Microscope à balayage   Microscope à contraste de phase   Microscope à fluorescence   Microscope à rayons X   Microscope à ultraviolets
Médecine biologique, histologie cytologie, chirurgie  -  [Angl. : Microscope, Microscopy, Microscopic, Monocular microscope, Binocular microscope, Immersion microscope, Electron microscope, Scanning (tunnelling) microscope, Phase-contrast microscope, Fluorescence microscope, X-ray microscope, Ultraviolet microscope]    N. m.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * scope : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder. 
    Le microscope est un instrument d'optique qui permet d'observer, selon les modèles, des cellules, des bactéries, des virus, voire des macromolécules.
* Le microscope monoculaire ne possède qu'un oculaire et l'observation se fait avec un seul œil.
* S'il est muni de 2 oculaires, c'est un microscope binoculaire.
* Le plus connu est le microscope optique qui permet, avec un objectif x 100 ou un système à immersion, d'observer les bactéries. Un microscope optique 
* Pour l'observation avec un microscope à immersion, il faut un objectif spécial (étanche) ; une goutte d'huile est déposée sur la lame et l'objectif vient au contact de cette huile. 
* Autre microscope optique : le microscope à contraste de phase, qui est utilisé pour l'observation d'objets très peu contrastés. Le principe est l'utilisation de la variation de phase des ondes lumineuses qui traversent l'objet.

    Il existe d'autres microscopes spécialement adaptés à des examens très spécifiques, notamment en immunologie.
* Par exemple : le microscope à fluorescence qui fait apparaître des molécules rendues fluorescentes sous RX,
* les microscopes à rayons X, à UV (ultraviolets etc.)
* Un progrès spectaculaire a été accompli avec la mise au point du microscope électronique dans lequel la lumière est remplacée par un faisceau d'électrons et les lentilles optiques par des lentilles électroniques. Les grossissements obtenus ont permis d'explorer (entre autres) les organites cellulaires avec une grande précision.
* Version encore améliorée : le microscope à balayage, dans lequel le faisceau d'électrons ne traverse pas l'objet à observer mais balaye la surface, ce qui donne de remarquables images en relief.       Haut de page

Microsome   Microsomes (fraction)
Cytologie  -  [Angl. : Microsome, Microsomal fraction]    N. m.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Dans une cellule, le cytoplasme, espace compris entre le noyau et la membrane externe, contient de nombreux organites. Parmi ceux-ci, certains sont plus ou moins recouverts de ribosomes (*), comme le réticulum endoplasmique rugueux (RER), anciennement appelé ergastoplasme, qui se fragmentent en petites vésicules elles aussi couvertes de ribosomes : les microsomes. Les microsomes peuvent être obtenus purifiés par centrifugation différentielle (à environ 20 000 g) de cellules. Le culot obtenu est appelé fraction microsomes.

(*) Ribosome : n. m.  * ribo : du mot ribose, de arabinose, lui-même dérivé de la gomme arabique ;  * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Autrefois appelé grain de Palade, le ribosome est une structure intracellulaire, organite du cytoplasme, essentiellement constitué d'ARNr (ribosomial) entouré d'une cinquantaine de protéines différentes, qui forme le site d'assemblage des acides aminés en chaînes polypeptidiques, selon un ordre défini par la séquence des nucléotides de l'ARNm (messager).  Sur un ribosome, on distingue un site A sur lequel se fixe l'ARNt (de transfert) portant l'acide aminé qui vient allonger la chaîne polypeptidique et un site P dans lequel se trouve cette dernière. Rôle du ribosome dans la synthèse d'un peptide 
    Au cours de la traduction, les ribosomes se déplacent de trois bases le long de l'ARNm (translocation du ribosome) qui est en cours de traduction. Chez les Procaryotes, les ribosomes se fixent directement sur l'ARNm en train d'être transcrit. Les ribosomes sont soit libres dans le cytoplasme, soit attachés à la surface du réticulum endoplasmique et formant alors le RER (réticulum endoplasmique rugueux), soit sous forme de transporteurs d'énergie.  Du gène à la protéine        Haut de page

Microsphérocytose   Microsphérocyte
Hématologie, histologie cytologie, génétique  -  [Angl. : Microspherocytosis, Microspherocyte]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * sphéro : du latin sphaera [sphér(o)-], sphère, globe, boule ; * cyto : du grec kutos [-cyte, cyto], cellule ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    La microsphérocytose ou maladie de MINKOWSKI CHAUFFARD est une maladie génétique autosomale dominante qui affecte la membrane des érythrocytes. Celle-ci perd sa souplesse et sa déformabilité et se lyse facilement. Ces cellules étant très rapidement détruites par la rate, il en résulte une anémie hémolytique chronique, un ictère et une splénomégalie, entre autres. Seul traitement envisageable : la splénectomie après l'âge de 6 ans. 
    Dans la microsphérocytose, il y a accumulation dans le sang de microsphérocytes : ce sont des globules rouges ou hématies de petite taille, qui ont la particularité d'être très fragiles. Le microsphérocyte est caractéristique de la maladie de MINKOWSKI - CHAUFFARD.     Haut de page.

Microsphygmie
Angiologie, cardiologie  -  [Angl. : Microsphygmia]    N. f.   * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * sphygmie : du grec sphugmos, sphyxia [-sphygmie, sphygmo-, -sphyxie], pouls. 
    On parle de microsphygmie lorsque l'amplitude du pouls diminue au point de devenir peu perceptible.          Haut de page

Microspora   Microsporidiose   Microsporie   Microsporide   Microsporidie   Microsporon   Microsporon audouinii   Microsporon canis   Microsporon furfur   Microsporon gypseum   Microsporum   Microsporique
Parasitologie, médecine biologique, histologie cytologie  -  [Angl. : Microspora, Microsporidiosis, Microsporia, Microsporidan eruption, Microsporidia, Microsporon, Microsporon audouinii, Microsporon canis, Microsporon furfur, Microsporon gypseum, Microsporum, Microsporic]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * sporo : du grec spora [spor(o)-, -sporose], semence ; * ose : et du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Les microsporidioses sont dues à des microsporidies, c'est-à-dire des protozoaires (animaux formés d'une seule cellule) intracellulaires appartenant à l'embranchement des Microspora et dont l'espèce la plus fréquemment rencontrée est Enterocytozoon bieneusi. Ces parasites sont responsables d'infections opportunistes au cours du SIDA.
    En plus de diarrhées chroniques les patients présentent un amaigrissement très important susceptible d'évoluer vers la cachexie (atteinte très sévère de l'organisme). Ces parasites sont également responsables d'inflammation des voies biliaires, de bronchite, de sinusite et de conjonctivite. Les entérocytes, cellules qui tapissent la paroi interne de l'intestin sont progressivement détruits.

    Quant à la microsporide, c'est une éruption cutanée secondaire à une allergie dont le responsable est un champignon du genre Microsporum. Cette affection est connue sous le nom de microsporie ou teigne tondante microsporique. Microsporon désigne un genre de champignons dermatophytes de l'ordre des Moniliales, dont les espèces parasitent la peau et les cheveux, mais pas les ongles.
* Microsporon audouinii
ne parasite que l'homme et est responsable de la teigne tondante.
* Microsporon canis
est connu pour infecter les chiens, mais aussi les chats, les chevaux et l'homme.
* Microsporon furfur
est responsable du pityriasis versicolor et
* Microsporon gypseum
se trouve à l'état saprophyte dans le sol et est l'agent des teignes de la peau glabre et plus rarement du cuir chevelu.     Haut de page

Microtie
Anatomopathologie, otologie  -  [Angl. : Microtia]    N. f.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * otie : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille>. 
    La microtie est le fait de l'extrême petitesse de l'un ou des deux pavillons auriculaires, résultant d'une aplasie ou d'une hypoplasie sévère. Dans les cas extrêmes, le pavillon de l'oreille est inexistant et le méat acoustique peut être aveugle (plus ou moins fermé) ou absent.     Haut de page

Microtome   Microtomie   Microtomisation
Anatomopathologie, médecine biologique, histologie, cytologie  -  [Angl. : Microtome, Microtomy, Microtomisation]    N. m.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * tome, tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * isation : du latin atio, ationis [-isation], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom. 
    Le microtome est un appareil couramment utilisé dans les laboratoires d'anatomopathologie et de médecine biologique, qui permet de faire des coupes de 2 à 20 microns d'épaisseur selon les modèles, dans des échantillons de tissus biologiques.
* Les microtomes de type Ranvier : ce sont des appareils de taille réduite, qui permettent, avec un peu d'habitude, de pratiquer des coupes avec un rasoir, d'une vingtaine de microns d'épaisseur. Le fragment à étudier ne doit pas dépasser 1 à 2 mm et sera inclus entre 2 demi-moelles de sureau ou dans de la paraffine, ou dans des résines plus spécialisées.
* Les microtomes rotatifs : les modèles vont des plus simples, le mouvement du couteau étant animé par une manivelle à main, aux plus sophistiqués, assistés par ordinateur, permettant de faire des coupes d'une épaisseur inférieure à 5 microns. La microtomie ou microtomisation est le fait de réaliser des coupes fines d'un tissu ou d'un organe avec un microtome.       Un microtome de Ranvier     Un microtome rotatif       Haut de page

Microtubule    Microtubule astral    Microtubule kinétochorien    Microtubule polaire ou interpolaire
Biochimie, cytologie  -  [Angl. : Microtubule ; Astral microtubule ; Kinetochoran microtubule ; Polar microtubule]   N. m.  * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * tubule : du latin tubulus [tubul(o)-, tubule], petit tuyau cylindrique ; * astral : du latin astrum [astr(o)-], astre, en forme d’étoile ; * kinétochorien : du grec kinêsis [kin-, kinési-, kinési(o)-, -kinésie], mouvement et du grec chora, espace. 
    La tubuline est la protéine qui constitue les microtubules. Ceux-ci jouent un rôle important dans la duplication et la division cellulaire. Les nombreux microtubules cytoplasmiques qui constituent le cytosquelette dans la cellule en interphase (c'est-à-dire qui ne se divise pas) se dépolymérisent en molécules de tubuline, permettant la formation progressive de l'un des éléments fondamentaux de la mitose : le fuseau mitotique (que l'on appelle aussi le fuseau achromatique). 
    Ce fuseau commence à se former à l'extérieur du noyau, en associant les microtubules cytoplasmiques et des protéines spécifiques. On distingue les microtubules astraux, polaires ou interpolaires, kinétochoriens. Pour plus de détails sur ces différents microtubules, voir la mitose.    Les 3 types de microtubules du fuseau    Haut de page