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Dernière modification : 21-02-2021

Micti(o)-     Du bas latin mictio, de mingere [micti(o)-], uriner. "Mictio" est une variante de "minctio", lui-même dérivé du latin "minctum", supin de "mingere", "pisser", mot à la fois technique et populaire.


Mictiométrie - Mictiographie - Miction - Miction difficile - Miction impérieuse - Miction impossible - Mictionnel - Miction normale - Miction par regorgement

Miction   Miction difficile   Miction impérieuse   Miction impossible   Mictionnel   Miction normale   Miction par regorgement
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Micturition, urination, miction, Difficult micturition, Urgent urination, Impossible urination, Mictionnal, Normal urination, Involuntary micturation]    N. f.  * miction : du bas latin mictio, de mingere [micti(o)-], uriner. 
    La miction désigne l'émission de l'urine. Les urologues utilisent plusieurs adjectifs pour qualifier les troubles mictionnels, en comparaison de la miction normale qui est l'émission d'urine au moment voulu, en vidant complètement sa vessie avec un jet évident (et non un goutte-à-goutte), sans urine résiduelle.
    "La miction normale doit être volontaire, confortable et efficace".

    * La miction difficile, connue aussi sous le nom de dysurie, est une pathologie que l'on rencontre essentiellement chez les hommes. Plusieurs symptômes peuvent caractériser la miction difficile :
      - le premier concerne la durée d'apparition du jet qui n'est plus immédiat, mais nécessite parfois jusqu'à 30 secondes avant que l'urine ne s'écoule ;
      - autre symptôme : la qualité du jet qui peut être réduit à un écoulement vertical, sans courbe ;
      - enfin il peut subsister, en fin de miction, de l'urine dans la vessie, qui peut provoquer plusieurs petits jets successifs, voire un goutte-à-goutte. Les causes peuvent être très variées : mauvaise qualité du muscle qui contracte la vessie, atteinte de la vessie elle-même, présence d'une tumeur qui gêne la vessie ou l'urètre, problèmes au niveau des centres nerveux qui contrôlent la diurèse, entre autres.
    * La miction impossible est le fait que le malade n'arrive plus à uriner, ce qui peut provoquer des douleurs majeures. Le traitement consiste d'abord à vidanger la vessie par sonde, en surveillant puis en rétablissant l'équilibre hydroélectrolytique (de l'eau et des ions dissous), puis à rechercher et à traiter la cause.
    * Dans la miction impérieuse, le malade éprouve une envie irrépressible d'uriner, et ce de nombreuses fois dans la journée. C'est le plus souvent le détrusor (ensemble des fibres musculaires longitudinales de la vessie qui agissent comme un muscle unique pour contracter la vessie) qui se contracte indépendamment de la volonté. Cette forme d'incontinence se rencontre plus souvent chez les femmes, les enfants et les personnes très âgées.
    * La miction par regorgement, quant à elle, n'est pas vraiment une pathologie. Elle est généralement due à un remplissage excessif de la vessie (qui peut contenir 500 à 600 mL d'urine), suivi d'un relâchement du sphincter vésical.
    Adj. : mictionnel, elle : qui se rapporte à la miction, à la fonction d'évacuation de l'urine. Schéma de l'appareil urinaire    Schéma de la vessie   Haut de page

Mictiographie    Mictiométrie
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Mictiography]    N. f.  * mictio : du bas latin mictio, de mingere [micti(o)-], uriner ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * métrie : du grec metron, [-métre, métr(ie)], mesure. 
    La mictiographie est aussi connue sous le nom de débitmétrie urinaire ou mictiométrie. C'est l'un des test urodynamiques qui permet d'évaluer la qualité mictionnelle. Il faudra ensuite rechercher la cause de la dysurie (voir ci-dessus miction anormale), en affinant éventuellement le diagnostic avec des tests plus spécifiques. La débitmétrie urinaire, effectuée à l'aide d'un débitmètre spécialement conçu pour cet usage, consiste à mesurer la puissance du jet urinaire, afin de détecter certaines pathologies de la vessie ou de l'urètre. L'appareil mesure en réalité le rapport de la quantité d'urine sur la vitesse d'émission.
     Il mesure en effet la distance du jet d'urine et en déduit la vitesse. Le résultat dépend de la qualité de la contraction de la vessie, mais aussi des éventuelles résistances que l'urine pourrait rencontrer au passage du col vésical et de l'urètre. C'est un bon test pour déceler un syndrome obstructif.
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