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Dernière modification : 6-02-2020

Môle, môl(e)-, môlaire      Du latin moles, masse ou mola, meule, faux germe. En biochimie, la mole est l'abréviation de molécule gramme.
Molécule, molécul(o)-       Du latin moderne molecula, diminutif du latin moles, masse. Molécule, dont le sens primitif est celui de très petite masse, a reçu une définition très précise en chimie comme la limite à la divisibilité de la matière.


Molalité - Molarité - Molaire (dent) - Molaire - Môlaire - Mole - Môle - Môle hydatiforme - Môle partielle - Môle totale - Moléculaire - Moléculaire (masse) - Moléculaire (poids) - Molécule - Molécule-gramme -  

Molaire
Odontostomatologie, anatomie  -  [Angl. : Molar]   N. f.  * molaire : du latin (dens) molaris, (dent) en forme de meule, de mola, meule. 
    La dent est un organe dur et minéralisé, dont la partie visible ou couronne émerge du maxillaire. La racine est implantée dans l'alvéole, cavité du maxillaire et y est fixée par un ligament. Les premières dents ou dents temporaires ou dents de lait, apparaissent généralement entre 6 et 30 mois et sont au nombre de 20. Une mauvaise hygiène de ces dents de lait peut compromettre sérieusement la qualité des dents définitives.
    Elles tombent progressivement à partir de 6 ans, lors de la sortie des dents définitives qui sont au nombre de 32 : sur chaque maxillaire il y a
* 4 incisives à bord tranchant, puis
* 2 canines plus ou moins pointues,
* 4 prémolaires à couronne bicuspide et
* 6 molaires à couronne multicuspide.
   
Formule dentaire : Depuis plusieurs années, on a attribué aux dents une numérotation internationale. Les maxillaires sont divisés en quatre cadrans, 1 désigne le cadran supérieur droit, 2 le cadran supérieur gauche, 3 pour le cadran inférieur gauche, 4 pour le cadran inférieur droit. Dans chaque cadran, les dents sont numérotées de 1 à 8 en partant du milieu  jusqu'au fond. La numérotation se fait à deux chiffres : le premier chiffre indique le cadran, le deuxième la dent elle-même. C'est ainsi que la dent 13 est la canine supérieure droite, et la dent 36 la première molaire inférieure gauche.   Emplacement et nomenclature des dents        Haut de page

Molalité
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Molality]    N. f.  * mol(e) : du latin moles, masse ou mola, meule, faux germe ; * -alité : du suffixe -ité,  servant à transformer des racines ou des verbes en substantifs.
    La molalité est définie comme la concentration d'un corps dissous dans un solvant, ou plus exactement le nombre de moles de ce produit dissous dans un kilogramme d'eau. La molarité est synonyme de molarité si la solution est très diluée.        Haut de page

Molarité
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Molarity]    N. f.  * mola(i)r- : du latin moles, masse ou mola, meule, faux germe ; * -ité : du suffixe -ité,  servant à transformer des racines ou des verbes en substantifs. 
    La molarité est définie comme la concentration d'un corps dissous dans un solvant, ou plus exactement le nombre de moles de ce produit dissous dans un litre de solvant. La molarité est synonyme de concentration molaire.       Haut de page

Môle    Môle hydatiforme    Môle partielle    Môle totale    Môlaire    
Gynécologie obstétrique, médecine biologique, anatomopathologie, génétique  -  [Angl. : Mole, Hydatid mole, hydatidiform mole, Partial mole, Total mole, Molar]    N. f.  * môle : du latin moles, masse ou mola, meule, faux germe. 
    Syn. : môle hydatiforme, maladie trophoblastique, grossesse môlaire. La môle hydatiforme (* hydatido :
du grec hudatis [hydatid(o)-], petite tumeur contenant du liquide aqueux, ou relatif à la larve du ténia échinocoque qui se développe dans le foie de plusieurs mammifères et de l’homme ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect) doit son nom au fait qu'elle ressemble à une hydatide. Il s'agit en fait d'une dégénérescence kystique des villosités choriales (celles qui entourent l'embryon dès sa nidation) en une ou plusieurs masses plus ou moins importantes et en forme de vésicules isolées ou en grappes, reliées entre elles par des filaments.
    La môle peut être totale (tout le contenu de l'utérus est constitué de tissu pathologique) ou partielle, avec structure fœtale ou amniotique reconnaissable. Parmi les signes les plus fréquents : saignements, douleurs, vomissements, hypertrophie (augmentation anormale de la taille) de l'utérus.
    À l'échographie, l'intérieur de l'utérus présente un aspect en "flocons de neige" : ce sont les vésicules remplies de liquide. Le diagnostic est confirmé par le dosage des bêta HCG ou βHCG. Ce sont des Hormones Chorioniques Gonadotropes qui sont sécrétées par le chorion de l'embryon dès sa nidation dans l'endomètre de l'utérus, puis par le placenta et dont le taux augmente de façon importante dans la grossesse môlaire (pouvant dépasser 1 million d'UI/L - unités internationales par litre - alors que les valeurs normales pour une grossesse ne dépassent pas 250 000 UI/L).

    Le traitement consiste essentiellement en l'extraction de la môle (ou des môles) par aspiration, avec éventuellement un curetage (pas obligatoirement). Dès l'aspiration, le taux de βHCG commence à diminuer et doit revenir près de zéro après quelques semaines. C'est ce retour à une valeur proche de zéro que l'on appelle la négativation des βHCG. Si le traitement ne réussit pas, c'est-à-dire si les taux de βHCG augmentent de nouveau, une chimiothérapie pourra être proposée car les môles, au départ bénignes, peuvent évoluer vers un choriocarcinome malin.
    En février 2006, une équipe de chercheurs de Montréal (Canada) qui travaille sur ce problème depuis 6 ans, a identifié un gène responsable de la grossesse môlaire : le gène NALP7 (qui produit donc la protéine NALP7) et ont mis en évidence 5 mutations de ce gène. À terme, cette découverte devrait permettre la mise au point de tests de dépistage et de diagnostic.
    En ce qui concerne la βHCG, les laboratoires d'analyses médicales et biologiques peuvent la doser dès le 10e jour qui suit l'ovulation, quelques jours après dans l'urine. C'est sur la présence de cette hormone dans l'urine que sont basés les tests de grossesse. Quelques valeurs normales :
* femme non enceinte avant la ménopause : < 8 UI/L ;
* femme après la ménopause : < 20 UI/L ;
* femme enceinte : 200 à 8 000 UI/L en 2e SA (semaine d'aménorrhée) puis augmentation jusqu'à un maximum de 250 000 UI/L vers la 12e SA (fin du 1er trimestre de grossesse).
    Par la suite et jusqu'à la fin de la grossesse, le taux de βHCG diminue légèrement puis reste stable. Ces taux peuvent être particulièrement élevés en cas de GEU (grossesse extra-utérine), de grossesse molaire (dépassant parfois 1 000 000 UI/L) mais aussi de tumeurs non trophoblastiques (testicules, ovaires). Valeur normale des βHCG chez l'homme : < 7 UI/L. 
    Adj. : môlaire : qui se rapporte à une môle ou qui en a la forme.  
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Molécule    Moléculaire   Moléculaire (masse)   Moléculaire (poids)
Médecine biologique, biochimie, génétique  -  [Angl. : Molecule ; Molecular ; Molecular weight]    N. f.  * molécule : du latin moderne molecula, diminutif du latin moles, masse. 
    Une molécule est la plus petite partie d'un corps susceptible d'exister à l'état isolé en gardant les caractères de ce corps. C'est un ensemble d'atomes (au moins deux) identiques ou non, unis les uns aux autres par le biais de liaisons chimiques. Ces dernières sont le résultats de la mise en commun d'un certain nombre d'électrons gravitant sur la couche externe des atomes. Quand le nombre d'atomes est très important (plusieurs millions), on parle de macromolécules.
    L'adjectif moléculaire caractérise ce qui se rapporte à une ou plusieurs molécules.
    Le poids moléculaire ou la masse moléculaire sont synonymes de molécule-gramme. C'est une grandeur exprimée en gramme. Exemple pour la molécule de glucose C6H12O6 sachant que la masse moléculaire du carbone C est égale à 12, celle de l'hydrogène H égale à 1 et celle de l'oxygène O égale à 16.
    6 x 12 + 12 x 1 + 6 x 16 = 72 + 12 + 96 = 180g.
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Molécule-gramme    Mole    Molaire
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. : Molecule-gram ; Mole - Molar]    N. f.  * molécule : du latin moderne molecula, diminutif du latin moles, masse ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], petit poids, millième partie du kilogramme ; * mole : du latin moles, masse ou mola, meule, faux germe ; * -aire : du suffixe -aire d'origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d'une racine. 
    Une molécule-gramme ou mole, est la masse moléculaire d'un corps, exprimée en gramme. Exemple pour la molécule de glucose C6H12O6 sachant que la masse moléculaire du carbone C est égale à 12, celle de l'hydrogène H égale à 1 et celle de l'oxygène O égale à 16.
6 x 12 + 12 x 1 + 6 x 16 = 72 + 12 + 96 = 180g.
    L'adjectif molaire caractérise ce qui se rapporte à une mole ou une molécule-gramme.      Haut de page