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Dernière modification : 6-02-2020

Muc(o)-      Du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  morve. Le mot "mucus" qualifie toute humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes.


Mucine - Mucinoïde - Mucinose - Mucinose folliculaire - Mucinurie - MucolipidoseMucolyse - Mucolysine - Mucolytique - Mucopérichondre - Mucoviscidose - Mucus - Muqueuse - Muqueuse (glande) - Muqueuse (membrane) - Muqueux -

Mucine   Mucinoïde   Mucinurie
Biochimie, histologie cytologie
  -  [Angl. : Mucin, Mucinoid, Mucinuria]    N. f.  * muco :
du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    La mucine est le principal constituant du mucus et lui confère ses propriétés de viscosité et d'élasticité. C'est une glycoprotéine qui assure une fonction structurale de protection dans les voies aériennes et digestives. Des chercheurs ont montré que la mucine est capable de se lier par adhésion à certains virus et bactéries, diminuant ainsi leur pouvoir de pénétration dans les cellules (virus) et facilitant leur attaque par le système immunitaire (bactéries).
    On trouve de la mucine dans la salive, toutes les sécrétions muqueuses, la bile, la synovie, mais aussi dans certaines tumeurs et liquides pathologiques.
    Adj. : mucinoïde :
(du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence) : qui ressemble à la mucine, qui en a l'apparence.
    La mucinurie
(du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine) est la présence de mucine dans l'urine.     Haut de page

Mucinose   Mucinose folliculaire
Biochimie, histologie cytologie  -  [Angl. : Mucinosis, Follicular mucinosis]    N. f.  * mucine : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La mucinose est une affection dans laquelle on note des dépôts anormaux et souvent abondants de mucine dans la peau qui prend un aspect boursouflé. Dans certains cas, la mucinose est associée à une hyperthyroïdie (fonctionnement anormalement important de la thyroïde).
    Une forme particulière : la mucinose folliculaire, concerne les follicules pilosébacés de la peau. C'est une dégénérescence mucineuse des poils ou/et des cheveux. Les pores folliculaires sont saillants, car la mucine remplit les glandes sébacées et les follicules pileux. Il en résulte généralement une disparition progressive des poils par plaques et une alopécie du cuir chevelu (apparition d'une calvitie). On ne connaît pas actuellement de traitement efficace contre cette affection.
    La mucinurie est la présence (anormale) de mucine dans l'urine.
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Mucolipidose
Génétique, histologie cytologie
  -  [Angl. : Mucolipidosis]    N. f.  * muco :
du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * lipido : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Syn. : lipomucopolysaccharidose. C'est une maladie de surcharge lysosomiale provoquée par une déficience génétique touchant une ou plusieurs hydrolases lysosomiales. Les lysosomes se saturent de substances non digérées. La cause est vraisemblablement une mutation d'un gène de structure qui code pour une enzyme lysosomiale.
    Il existe plusieurs maladies de ce type, l'une des plus redoutées étant la mucolipidose de type II. Dans cette forme, la quasi-totalité des enzymes lysosomiales sont absentes et les lysosomes présentent de grandes inclusions. C'est une maladie génétique récessive (les deux parents doivent être atteints pour que leurs enfants le soient).      Haut de page

Mucolyse   Mucolysine   Mucolytique
Physiologie, pharmacologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Mucolysis, Mucolysin, Mucolytic]    N. f.  * muco :
du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution. 
    La mucolyse est la destruction d'un mucus (substance protectrice qui recouvre les muqueuses). La mucolysine est une lysine, anticorps ou autre substance capable de provoquer la lyse d'un mucus.
    Adj. : mucolytique : qui a une action de lyse sur les mucus.      Haut de page

Mucopérichondre
Anatomie, otorhinolaryngologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Mucoperichondrium]    N. m.  * muco : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * chondre : du grec khondros, [chondr(o) , condr(o)-, -condrie], cartilage. 
    Le périchondre est une membrane fibreuse et résistante qui recouvre les cartilages, sauf au niveau de leur surface articulaire. Contrairement au cartilage lui-même, le périchondre est un tissu conjonctif vascularisé. Les cartilages sont nourris par diffusion à partir de ce périchondre, qui participe aussi à l'élaboration des chondroblastes, futures cellules cartilagineuses ou chondrocytes.
    Les cavités nasales s'étendent du vestibule, en avant, au rhinopharynx (cavum) en arrière. Elles sont séparées sur le plan médian par un septum nasal ostéocartilagineux, lui aussi recouvert de mucopérichondre, membrane muqueuse (*), sur ses parties cartilagineuses (cartilage septal) et de mucopérioste sur ses parties osseuses.
    (*) Une membrane muqueuse est une membrane constituée d'un épithélium et d'un chorion, mais aussi de glandes sécrétant un mucus.       Haut de page

Mucoviscidose
Génétique, pneumologie, kinésiologie kinésithérapie
  -  [Angl. : Mucoviscidosis]    N. f.  * muco : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * viscido : du bas latin viscosus [visc(o)-, -visqueux], glu, gélatineux, mou, poisseux ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Les chiffres : 5000 malades actuellement en France, 2 millions de porteurs du gène muté, espérance de vie aujourd'hui supérieure à 30 ans, pas de guérison. La transmission est autosomique récessive, c'est-à-dire que les enfants doivent recevoir un gène muté de chacun des parents pour développer la maladie.  Un exemple de transmission de la mucoviscidose 
    Ce gène CF (Cystic Fibrosis), situé sur le chromosome 7, code une protéine appelée CFTR (Cystic Fibrosis Transmembrane conductance Regulator), qui devient anormale si le gène est muté. À l'heure actuelle, on connaît plus de 800 mutations de ce gène, dont certaines semblent provoquer des pathologies plus graves que d'autres. Il s'agit d'une exocrinopathie généralisée, frappant les glandes séreuses et les glandes à sécrétion muqueuse.
    Sont touchés principalement : l'appareil respiratoire, le tube digestif et ses annexes (pancréas, foie et voies biliaires), mais également les glandes sudoripares et le tractus génital. Le mucus qui en résulte est anormal : trop épais et déshydraté, visqueux. L'ascenseur bronchique et le pancréas ne fonctionnent plus correctement. Les infections récidivantes des voies respiratoires finissent par les obstruer, provoquant une dégénérescence progressive des poumons ; le pancréas et le foie sont progressivement atteints (fibrose kystique) par obstruction des canaux sécréteurs. 

    Il existe un test simple pour dépister la mucoviscidose : le test de la sueur (élévation anormale des taux de chlore et de sodium). Les traitements sont contraignants et sont basés essentiellement sur la kinésithérapie pour dégager les voies respiratoires, mais aussi des aérosols, des médicaments et des enzymes pancréatiques. Le traitement consisterait en une transplantation pulmonaire, mais les organes disponibles sont bien insuffisants.
    Les chercheurs ont mis au point des antibiotiques de plus en plus efficaces et variés afin de lutter contre l’infection pulmonaire. L’utilisation par voie orale d’enzymes pancréatiques permet de diminuer fortement les troubles digestifs des patients. Ce traitement des symptômes de la maladie a augmenté l’espérance et la qualité de vie des patients.
    Mais il reste à guérir la maladie. Afin de concentrer ses efforts sur des projets ciblés, Vaincre la Mucoviscidose a défini trois axes de recherche prioritaires : la lutte contre l’infection et l’inflammation, la pharmacologie de CFTR et la thérapie génique. Il existe de très nombreux sites Internet sur la mucoviscidose. Ex. : AFLM : Association Française pour La lutte contre la Mucoviscidose.   Haut de page

Mucus
Histologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Mucus]    N. m.  * mucus : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes. 
    Le mucus est une substance sécrétée par les glandes muqueuses. Il est essentiellement constitué de mucine, une glycoprotéine qui lui donne un aspect filant, de l'eau, des sels minéraux, des cellules mortes et des leucocytes (globules blancs). Le mucus assure une protection physique et chimique du tissu qu'il recouvre.   Haut de page

Muqueuse   Muqueux
Anatomie, histologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Mucous]    Adj.  * muc(o)- : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * -euse, eux suffixes qui transforment un substantif en adjectif ou en un autre substantif. 
    Les adjectifs muqueuse, muqueux, caractéérisent ce qui se rapporte au mucus (substance visqueuse sécrétée par les glandes muqueuses) et aux mucosités.   Haut de page

Muqueuse (membrane)   Muqueuse (glande)
Anatomie, histologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Mucous membrane]    N. m.  * muc(o)- : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine],  humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * -euse, eux suffixes qui transforment un substantif en adjectif ou en un autre substantif ; * membrane : du latin membrana, peau qui recouvre les membres ; en anatomie, une membrane est un tissu mince et souple qui enveloppe (protection) ou tapisse (muqueuse) les organes ; * glande : du latin glandula, de glans, glandis, gland ; en médecine, une glande est un organe destiné à élaborer certaines substances à l’extérieur du corps ou dans le milieu intérieur. 
    Il y a de très nombreuses membranes muqueuses dans notre organismes. Leur rôle essentiel est de tapisser les cavités naturelles (utérus, fosses nasales, cavité buccale, entre autres) dans un double but de protection et de sécrétion. Ces sécrétions sont assurées par de très nombreuses glandes muqueuses qui fabriquent et expulsent dans le milieu extérieur (donc dans la cavité de l'organe) un mucus.