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Dernière modification : 6-02-2020

Myél(o)-     Du grec muelos [myél(o)-, myélie], relatif à la moelle épinière ou à la moelle osseuse. L'élément "myél(o)-" est synonyme de "médull(o)-", du latin medulla [médull(o)-, -médullaire], substance molle (dans les os), et est aujourd'hui relatif à la moelle osseuse, à la moelle épinière.


Myélémie - Myélencéphale - Myéline - Myélinisation - Myélinisé - Myélinogenèse - Myélinolyse - Myélite - Myélite aigüe ascendante - Myélite antérieure aigüe - Myélite ascendante - Myélite diffuse - Myéloablation - Myéloblaste - Myéloblastémie - Myélocèle - Myélodysplasie - Myélodysplasique - Myélofibrose - Myélogenèse - Myélogramme - Myélographie - Myéloméningocèle - Myéloprolifératif - Myéloradiculographie - Myélosuppression - Myélotome - Myélotomie - Myélotoxique  

Myélémie
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Myelaemia, myelemia]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang. 
    La myélémie est la présence dans le sang, de myéloblastes (* blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire), cellules géantes, présentes normalement dans la moelle osseuse, mononucléées et sans granulations. La présence de ces cellules n'est pas normale dans le sang et elles possèdent 1 ou 2 nucléoles et un cytoplasme basophile. Elles vont donner naissance à une d'autres cellules appelées promyélocytes, elles-mêmes à l'origine de la lignée granulocytaire.
    Syn. myéloblastémie. La myélémie peut aussi se traduire par la présence anormale dans le sang d'autres cellules immatures, notamment des hématies (globules rouges ou érythrocytes) nucléées.     Haut de page

Myélencéphale
Neurologie, anatomie
  -  [Angl. : Myelencephalon]    N. m.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * encéphalie : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale. 
    Le myélencéphale est la partie la plus postérieure et la plus inférieure de l'encéphale. Il est constitué de la partie inférieure du quatrième ventricule et de la moelle allongée. Syn. : bulbe rachidien. C'est l'intermédiaire entre l'encéphale proprement dit et la moelle épinière. Le terme myélencéphale sert aussi parfois à désigner l'axe cérébrospinal, c'est-à-dire l'encéphale et la moelle épinière.   Haut de page

Myéline   Myélinisé   Myélinisation   Myélinogenèse   Myélogenèse
Neurologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Myelin, Myelinated, Myelinization, Myelinogenesis, Myelogenesis]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    La myéline est une substance formée de glycérophospholipides et de protéines, constituée par enroulements successifs des cellules de Schwann autour des axones de certains neurones. Formation de la myéline  Elle est interrompue par les nœuds de Ranvier et augmente la vitesse de conduction des potentiels d'action dans les fibres myélinisées. Elle est détruite dans certaines neuropathies dégénératives, comme la sclérose en plaques (SEP). 
    Adj. : myélinisé : qui possède ou qui est entouré de myéline ; axone myélinisé. Le processus d'enroulement des cellules de Schwann autour de certains axones pour former la myéline est la myélinisation. Syn. : myélinogenèse ou myélogenèse (du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre).    Haut de page

Myélinolyse
Neurologie, histologie cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : Myelinolysis]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution. 
    La myélinolyse ou démyélinisation est la destruction progressive de la myéline qui entoure les axones de certains neurones dits myélinisés. Cette pathologie se rencontre dans certaines affections comme la sclérose en plaques (SEP) ou l'alcoolisme chronique (myélinolyse centropontique). Dans ce dernier cas, l'alcoolisme chronique provoque une démyélinisation aigüe de la protubérance et, par conséquence, une tétraplégie.     Haut de page

Myélite  Myélite antérieure aigüe   Myélite ascendante   Myélite aigüe ascendante   Myélite diffuse
Neurologie  -  [Angl. : Myelitis, Acute anterior myelitis, Ascending myelitis, Acute ascending myelitis, Diffuse myelitis]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La myélite est l'inflammation de la moelle épinière (ancien nom qui n'est plus utilisé aujourd'hui : spinitis), qui peut affecter la substance blanche et/ou la substance grise.

    La myélite antérieure aigüe est plus connue sous le nom de poliomyélite, dont il existe plusieurs formes : * polio : du grec polios [polio-], gris, en rapport avec la substance grise du tissu nerveux.  La poliomyélite est une maladie à virus Vue du poliovirus qui endommage les cellules nerveuses de la moelle épinière, responsables de l'innervation des muscles striés. Ce poliovirus est mis en évidence dans le corps d'une personne infectée par le dosage des anticorps.
    Il en résulte une inflammation de la substance grise de la moelle épinière. Il existe plusieurs formes de poliomyélites qui ne diffèrent que par les lésions qu'elles occasionnent au tissu nerveux et par la vitesse à laquelle se fait cette destruction. Ce sont les formes dites antérieures, aigües, subaigües ou chroniques.

    La poliomyélite débute par de la fièvre et d'autres symptômes infectieux comme des vomissements, des céphalées. La paralysie est fréquente, par destruction des neurones correspondants. Elle débute fréquemment par les jambes, mais peut aussi affecter tous les muscles du corps.
    Le vaccin antipoliomyélitique a été introduit en France dans les années 60 et a permis sa régression. Aujourd'hui, on a pratiquement éradiqué cette maladie. La propagation du virus se fait par contact entre individus, ou par l'eau, les aliments. Il existe deux types de vaccins :
* inactivé (Salk, Lépine) administré par voie sous-cutanée, ou
* vivant atténué (Sabin) administré par voie orale, généralement sur un sucre, contenant les trois types de virus responsables de la poliomyélite.
    Sur le plan immunologique, le vaccin atténué oral a l'avantage de faire apparaître les anticorps neutralisants plus rapidement, 10 jours après la première prise, et surtout de faire apparaître des IgA sécrétoires, qui permettent d'éviter le portage virus polio sauvage dans l'intestin. Mais, si aucune complication n'est attribuée au vaccin inactivé, le vaccin oral a été rendu responsable d'authentiques poliomyélites paralysantes, non seulement chez des immunodéprimés, mais aussi chez des enfants sains, heureusement exceptionnellement (1 cas pour 8,7 millions de doses distribuées). Aujourd'hui, on a pratiquement éradiqué cette maladie. La propagation du virus se fait par contact entre individus, ou par l'eau, les aliments.

    La myélite ascendante : syn. : myélite aigüe ascendante, myélite diffuse, syndrome de Landry ou maladie de Landry, leucomyélite ascendante, paralysie ascendante aigüe. Ce syndrome est caractérisé par une paralysie dite flasque et qui débute au niveau des membres inférieurs, puis envahit rapidement le tronc, les membres supérieurs, le cou et la tête, entraînant une mort rapide par insuffisance cardiaque et respiratoire.
    Ce syndrome peut être déclenché par plusieurs pathologies qui ont en commun la dégénérescence du neurone périphérique, qu'il s'agisse du cylindraxe (prolongement filiforme : axone et myéline) ou du corps cellulaire du neurone. Parmi ces pathologies : la poliomyélite antérieure aigüe (voir paragraphe précédent), toutes les formes de polynévrite, les maladies infectieuses multiples, entre autres. Le syndrome de Landry est considéré par les médecins comme une forme aigüe de polyradiculonévrite de Guillain-Barré, dans laquelle il n'y a pas d'atteinte médullaire     Haut de page

Myéloblaste   Myéloblastémie
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique -  N. m.  [Angl. : Myeloblast, myeloblastemia* myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * blaste : du grec blastos [-blaste, blast(o)-], germe, qui a un rapport avec le développement embryonnaire. 
    Le myéloblaste est une cellule géante d'environ 30 microns, avec un gros noyau régulier avec 1 ou 2 nucléoles et un cytoplasme basophile peu abondant. Cette cellule est aussi souvent appelée hémocytoblaste, hématoblaste, hématogonie, lymphoïdocyte. En réalité, le myéloblaste serait proche de la cellule souche.
    Elle est normalement présente dans la moelle osseuse et va donner naissance à une autre cellule appelée promyélocyte, elle-même à l'origine de la lignée granulocytaire. La myéloblastémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est la présence de myéloblastes dans le sang.     Haut de page

Myélodysplasie    Myélodysplasique
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : Myelodysplasia]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * -plasie : du grec plasis, plassein [-plasie, -plasique], action de façonner, modeler. 
    La myélodysplasie est une anomalie congénitale du développement de la moelle épinière, souvent discrète, qui peut être associée à des malformations périphériques des membres ou des organes et à des troubles fonctionnels variés, en particulier urinaires.
    La myélodysplasie désigne aussi un ensemble de maladies de la moelle osseuse dont la production est insuffisante et anormale. Il en résulte des anomalies plus ou moins sévères au niveau de l'hémpatopoïèse - voir cette définition. 
L'adjectif myélodysplasique caractérise ce qui se rapporte à une myélodysplasie ou une personne qui en est atteinte.    Haut de page

Myélofibrose
Imagerie médicale et interventionnelle, angiologie, chirurgie  -  [Angl. : Myelofibrosis]   N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * fibro : du latin fibra, ae : filament - voir en haut de page ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La fibrose médullaire ou myélofibrose est l'apparition d'un réseau fibreux anormal, avec fibres de réticuline et de collagène, qui désorganise complètement la structure de la moelle osseuse. Celle-ci se sclérose progressivement. Toutes les cellules de la moelle osseuse sont modifiées, y compris les cellules hématopoïétiques qui n'assurent plus leur rôle de renouvellement des cellules sanguines. Le foie et la rate, qui prennent en charge l'hématopoïèse, s'hypertrophient (splénomégalie et hépatomégalie).      Haut de page

Myélogramme
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : Myelogram]    N. m.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * gramme : du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit. 
    Examen au microscope et formule cytologique de la moelle osseuse. Pour réaliser un myélogramme, il est nécessaire de faire une ponction de moelle osseuse, généralement au niveau du sternum, parfois dans l'os du bassin. Elle est réalisée sous anesthésie locale, après désinfection rigoureuse, avec un trocart et une fine aiguille.
    Le myélogramme permet d'apprécier de façon quantitative et qualitative, les cellules souches des différentes lignées. Le test est pratiqué pour évaluer certaines leucémies, pour rechercher la présence de métastases entre autres.     Haut de page

Myélographie
Neurologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Myelography]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie], écrire.
    Examen radiographique dans lequel un produit de contraste est injecté dans les méninges rachidiennes pour visualiser la moelle épinière ou les racines rachidiennes. Certains examens utilisent un produit gazeux : c'est la pneumomyélographie ou myélographie gazeuse.      Haut de page

Myéloméningocèle   Myélocèle
Neurologie, neurochirurgie  -  [Angl. : Myeloméningocele, Myelocele]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * méningo : du latin meninga [méning(o)-, -méningé(e)], méninges, membranes du système nerveux central, qui contiennent du liquide céphalorachidien ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. 
    La myéloméningocèle est une hernie survenant dans le canal neural. L'une des formes les plus connues est la spina bifida, qui correspond à une fermeture incomplète du tube neural : les arcs vertébraux postérieurs de la colonne lombosacrée ne se soudent pas et une hernie se forme, avec méninges et liquide céphalorachidien. Cette myéloméningocèle est une forme sévère de syringocèle, faisant intervenir la neurochirurgie. Syn. : myélocèle.      Haut de page

Myéloprolifératif
Cancérologie, histologie cytologie  -  [Angl. : Myeloproliferative (syndrome)]    Adj.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * prolifératif : dérivé du latin proles [-prolifératif], progéniture, descendance, postérité.
    Le syndrome myéloprolifératif est une forme de leucémie dans laquelle on observe une multiplication excessive des cellules souches d'une ou plusieurs lignées de cellules sanguines, présentes dans la moelle osseuse. Les maladies résultantes dépendent de la lignée concernée :
* granulocytes (variété de globules blancs) => leucémie myéloïde,
* hématies (globules rouges) => polyglobulie,
* thrombocytes (plaquettes) => thrombocytémie,
* cellules du tissu conjonctif => splénomégalie.
    Le passage de l'une à l'autre de ces pathologies est possible. Après plusieurs années, l'espérance de vie est limitée.      Haut de page

Myéloradiculographie
Imagerie médicale et interventionnelle, neurologie  -  [Angl. : Myeloradiculography]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * radiculo : du latin radix, radicis, racine et radicula, petite racine ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire.    
    Syn. : radiculomyélographie (du latin saccus, du grec sakkos [sac, sacc(o)-], relatif, en anatomie, à une petite cavité). La myéloradiculographie est un examen radiologique qui a aujourd'hui tendance à disparaître du fait du scanner et de l'IRM, bien que certaines équipes de neurochirurgiens lui trouvent toujours un grand intérêt diagnostique. Le but est d'opacifier le canal rachidien, afin de visualiser la moelle épinière et les départs des nerfs rachidiens.
    On peut localiser ainsi une éventuelle compression de la moelle ou d'une racine nerveuse (tumeur, hernie discale ...) L'examen se déroule en plusieurs temps : rachianesthésie, prélèvement de liquide céphalorachidien (dans l'espace arachnoïdien) pour analyse, injection du produit de contraste (généralement iodé), clichés radiographiques. Un repos en position presque assise de douze heures au moins est ensuite indispensable.       Haut de page

Myélosuppression   Myéloablation
Immunologie, hématologie  -  [Angl. : Myelosuppression, Myeloablation]    N. f.   myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * suppression : du latin suppressio, de suppressum [-suppresseur, -suppression], ôter, mettre fin à ; * ablation : du latin ablatio [-ablation], enlèvement, excision.  
    La myélosuppression correspond à une aplasie médullaire, c'est-à-dire à une diminution plus ou moins sévère des éléments figurés du sang : globules rouges ou hématies ou érythrocytes, globules blancs ou leucocytes, plaquettes ou thrombocytes. En réalité, ce sont les cellules souches de ces lignées cellulaires sanguines, responsables de l'hématopoïèse, qui sont touchées.
    Parmi les nombreuses causes possibles : certains traitements contre les cancers, notamment la radiothérapie et la chimiothérapie, une irradiation par des rayonnements radioactifs, la tuberculose osseuse, les leucémies lymphoïde et myéloïde, entre autres.
    À noter que la myéloablation est la destruction totale des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse, provoquée en atmosphère parfaitement stérile, pour le traitement de certains cancers affectant les cellules sanguines. Cette myéloablation est suivie d'une greffe de moelle osseuse et peut être éventuellement suivie d'un changement de groupe sanguin chez le patient ainsi traité.       Haut de page

Myélotomie   Myélotome   Myélotoxique
Neurochirurgie  -  [Angl. : Myelotomy, Myelotome, Myelotoxic]    N. f.  * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    La myélotomie est la section de la moelle épinière, à l'aide d'un instrument particulier : le myélotome. L'un des buts recherchés par la myélotomie est de faire cesser des douleurs chroniques par section des voies de la sensibilité (c'est la chordotomie - ou cordotomie).
    La myélotomie est aussi utilisée pour l'ablation d'une tumeur ou d'un kyste dans la moelle épinière. Actuellement, elle est de plus remplacée par l'utilisation de produits neurolytiques ou myélotoxiques (un myélotoxique est injecté pour détruire la moelle épinière).       Haut de page